Charte des droits des Harkis, des femmes de Harkis et des enfants de Harkis du 23 novembre 2006
dimanche 26 novembre 2006
CHARTE DES DROITS DES HARKIS, DES FEMMES DE HARKIS ET DES ENFANTS DE HARKIS
 
élaborée le 23 novembre 2006
par Le Comité National de Liaison des Harkis
Réuni en Etats Généraux

au Foyer International d’Accueil de Paris (FIAP)
30, rue Cabanis – 75014 Paris :

I - LA RECONNAISSANCE
  •  La reconnaissance par l’Etat français de sa responsabilité dans l’abandon et le massacre des Harkis, des femmes de Harkis et des enfants de Harkis, qui ont eu lieu après la signature des accords d’Evian le 19 mars 1962.
  •  La reconnaissance par l’Etat français de sa responsabilité quant aux souffrances, aux traumatismes, aux isolements et aux exclusions des enfants de Harkis, dus à l’enfermement dans les « Camps de la Honte ».
  •  Octroyer les pleins droits aux Harkis, aux femmes de Harkis et aux enfants de Harkis, quant à la libre circulation entre l’Algérie et la France, comme tout citoyen français.
  •  Reconnaître le statut de « Victime de Guerre » aux enfants de Harkis mineurs (ou dans le ventre de leur mère) au moment du rapatriement.
    II - LES REPARATIONS FINANCIERES
  •  Solder le reliquat de « l’allocation forfaitaire » revendiqué depuis 1987 : « un toit en Algérie, un toit en France », qui s’élève à 20308,18 €, pour les Harkis.
  •  Dans un sens d’équité, attribuer aux orphelins de père et de mère le montant intégral de « l’allocation de reconnaissance ».
  •  Allouer une réparation financière aux femmes de Harkis et aux enfants de Harkis mineurs au moment de leur rapatriement, ou nés dans les camps jusqu’en 1975.
    III - LES MESURES SPECIFIQUES
  •  La création d’une Fondation reconnue d’utilité publique dédiée à la mémoire des Harkis et à la promotion de l’égalité des chances de leurs enfants. Elle doit être placée sous la Haute Autorité du Président de la République.
  •  La mise en place d’emplois réservés dans la fonction publique, les collectivités locales et territoriales.
  •  Le rétablissement des mesures dites spécifiques de 1987-1988 (loi André SANTINI) concernant l’emploi, la formation, la création d’entreprise, la mobilité, l’aide au logement : accession à la propriété et amélioration de l’habitat.
  •  Le rachat des points de retraite pour les enfants de Harkis rapatriés.
  •  La juste place qui nous revient dans le Mémorial de la France d’Outre-Mer.

    « S’il y a une VERITE qui doit être dite,
    Et une JUSTICE qui doit être rendue,
    C’est bien celle de la Communauté Harkie.

    Vive la France ! »

    Boaza GASMI

    Source : http://www.blogg.org/blog-54218-billet-charte_des_droits_des_harkis__des_femmes_de_harkis_et_des_enfants_de_harkis-483366.html