Professionnalisation des armées : Réserve opérationnelle et réserve citoyenne
mardi 21 novembre 2006
Professionnalisation des armées
Réserve opérationnelle et réserve citoyenne

L’abandon de la conscription et la professionnalisation des armées, mise en application par la loi n° 97-1019 du 28 octobre 1997 portant réforme du Service national, ont profondément modifié l’organisation de la défense de la France.

Défense nationale ou défense européenne, quel type de défense et pour quels objectifs ? Le débat reste ouvert. D’autant que la loi n° 99-894 du 22 octobre 1999 a décidé de l’organisation de la réserve militaire et du service de défense, en posant le principe de deux types de réserve.

La réserve opérationnelle

Elle est composée de volontaires (aux aptitudes reconnues) et d’anciens militaires, volontaires ou non. Ces volontaires signent un engagement à servir d’un à cinq ans dans la réserve. Leur affectation dépend de leurs aptitudes et des besoins de l’Armée. Militaires à temps partiel, ils sont intégrés aux unités d’active pour de courtes périodes (30 jours par an).

Les anciens militaires (volontaires ou non) étant soumis à une obligation de disponibilité durant cinq ans après leur service, ceux qui ont reçu une affectation (en fonction de leur spécialité) se retrouvent donc dans la réserve opérationnelle, même s’ils n’ont pas signé d’engagement à y servir.

La réserve citoyenne

Elle rassemble les réservistes qui ne sont pas affectés dans la réserve opérationnelle, mais sont susceptibles de fournir des effectifs pour cette réserve. Son objectif principal est le renforcement de liens entre l’Armée et la Nation. Y réussit-elle ? C’est un autre débat…