Mutisme et "silence radio" sur la campagne double
mardi 21 novembre 2006
Mutisme et "silence radio"

Après le grand tumulte engendré par le mensonge ministériel quant à la date réelle du dépôt du rapport Gal sur la « campagne double » au Conseil d’État, les vacances sont passées et débouchent aujourd’hui sur un silence persistant.

La patience des anciens combattants et des syndicats de la Fonction publique a des limites que le gouvernement serait bien avisé de ne pas franchir.

Suite à nos révélations, suivies depuis par d’autres, chacun sait désormais que le rapport Gal, prétendument remis par le ministre des Anciens Combattants au Conseil d’État en Juillet 2005, ne l’a été réellement que le… 30 mai 2006 !

Les parlementaires, alertés et scandalisés, ont alors « bombardé » le ministère de lettres et de questions écrites. Et un lecteur concerné n’en a pas compté moins de cent treize, déposées depuis le 4 juillet dernier par des députés et des sénateurs. Relancé par nos soins, et ceux d’autres associations, le Conseil d’État a rédigé la même réponse à chacun, dès juin dernier : « compte tenu des circonstances, le Conseil d’État rendra son avis au gouvernement dans les meilleurs délais ».

Quant au ministère, sa réponse type mouline toujours la même chose : « Le Conseil d’État a été saisi le 30 mai 2006 par le secrétaire général du gouvernement », sans même songer un instant qu’il pourrait au moins s’excuser auprès des ACVG pour les avoir trompés et lanternés durant un an, de 2005 à 2006.

Poursuivre une action unie

Depuis la puissante manifestation unitaire du 8 juin dernier devant le ministère des ACVG, le Comité d’entente de la Fonction publique s’est réuni le 6 juillet, et le secrétariat national élargi de l’ANCAC, le 19 juillet. Face au mutisme du Conseil d’État et aux radotages du ministère, les parlementaires, quant à eux, ne sont guère enthousiasmés d’avoir à débattre du projet de budget 2007 avec une telle « casserole » aux basques du gouvernement.

Alors gageons que le mouvement AC n’est pas disposé à demeurer ainsi « l’arme au pied », et que cet automne pourrait bien s’animer fortement, pour peu que l’action unie se combine avec celle de la Fonction publique, ce que l’ARAC appelle de ses vœux : elle agit en conséquence en ce sens et se déclare prête à y prendre sa part.