Guantanamo : A propos des emprisonnés
jeudi 6 juillet 2006

Une lectrice, avocate de profession, nous a fait parvenir son sentiment :

« J’ai lu avec intérêt, dans le dernier Réveil, l’article sur Cuba et l’émission de télévision que je n’ai d’ailleurs pas vue. Cependant, concernant Cuba, ou plutôt « l’annexe américaine » de Cuba et le camp de Guantanamo, des experts de l’ONU viennent de demander la fermeture de ce centre.

La déclaration conjointe de ces experts précise que « les personnes détenues à Guantanamo Bay ont le droit de contester la légalité de leur détention devant un organe judiciaire et d’obtenir leur libération si leur détention s’avère manquer de base légale ».

« Leur maintien en détention équivaut à une détention arbitraire », affirment les experts.

« Les techniques d’interrogations utilisées par le Département de la Défense des USA, en particulier si elles sont utilisées de façon simultanée, constituent des traitements dégradants. De plus, les conditions générales de détention, en particulier l’incertitude relative à la durée de la détention et la mise au secret solitaire, représentent des traitements inhumains et dégradants et constituent une violation du droit à la santé et du droit des détenus à bénéficier d’un traitement humain et respectueux de la dignité inhérente à la personne humaine », font-ils remarquer.

Malheureusement, les experts n’ont pu qu’exprimer le regret que le gouvernement des États-Unis ne leur ait pas accordé un libre accès aux détenus à Guantanamo Bay et ne leur ait pas permis de mener des entretiens privés.

La conclusion des experts est la suivante :

  •  soit traduire rapidement en justice les détenus de Guantanamo Bay,
  •  soit les relâcher aussi rapidement.

    Les experts précisent enfin que le centre de détention de Guantanamo Bay devrait être vite fermé, que le gouvernement des États-Unis devrait s’abstenir d’actes de torture et de traitements dégradants, de discriminations fondées sur la religion et de violations des droits à la santé et à la liberté de religion.

    Il est à espérer que ce rapport des experts onusiens ait de l’effet sur le gouvernement des États-Unis et que celui-ci suive à la lettre les recommandations de la Commission des Droits de l’Homme des Nations Unies ».