Sommaire :
– Communiqué : Afghanistan : émotion et solidarité profondes
– Budget, éclatement de la DSPRS
– Revalorisation du minimum vieillesse : Promesse tenue ou non tenue ?
– Somalie et Tchad : Unités de la Marine ayant participé aux opérations
– Nouvel appel à toutes les veuves de guerre
– Une proposition de loi pour l’indemnisation des RAD-KHD
– Campagne double : pétition nationale
– 2008 : année clef pour le Bleuet de France
– Institution nationale des Invalides
– Orphelins de guerre 1939-1945 et droit à réparation
– Campagne double : Rencontre ARAC-ANCAC
– Conjoints survivants : Relèvement de l’Allocation différentielle
– L’ONAC et les petits artistes de la mémoire
– 1914-1918 : Actions de l’ARAC
– Les faits et agissements du FN ne restent pas toujours impunis
– Action Mémoire dans les collèges et lycées du 93
– École de réinsertion professionnelle de l’ONAC : Force noire et indigène
– Combattants pour la vie : Une première à Entraigues (Vaucluse)
– Le 1er groupe armé de la résistance 1940-1944 de Menton : Mémoire de Jean Sciandra
– 19 octobre 2008 : Hommage aux martyrs de Châteaubriant
– ARAC Cuba Solidarité : « Gustav et Ike » frappent Cuba
– Relations Europe-Cuba : Un nouveau départ ?
– L’ARAC solidaire des Cubains sinistrés
– Union pour la Méditerranée : Une belle idée, mais...
– Eté : manifestations Mémoire
N° 745-746 - août-septembre 2008 a
Le président de l’ARAC, Raphaël Vahé, et Eric Blanchard, responsables du collectif Opex, ont déclaré : « Tout d’abord nos pensées émues et notre solidarité profonde vont vers les familles des dix soldats français tués en Afghanistan et des vingt-six soldats blessés gravement.
Cette situation tragique résulte du cheminement prévisible issu de la décision des autorités françaises d’amplifier leur participation militaire, non pas au titre de force de paix, mais dans le cadre de l’OTAN. Cela consacre l’alignement de la politique française sur les intérêts américains.
L’ARAC a toujours manifesté sa réprobation à la réintégration totale de la France dans l’OTAN et indiqué les risques encourus par ce retour dans cette organisation militaire liée à l’administration américaine de Bush. Il y a urgence et nécessité que l’ONU retrouve les raisons premières de sa création pour trouver, dans l’intérêt mutuel des peuples, les solutions aux causes et aux conflits actuels, à l’échelle de la planète.
L’ARAC maintient que le rôle de la France n’est pas de cautionner cette politique de l’administration Bush lourde de tous les dangers... et réitère sa demande de retrait des forces françaises.
Villejuif le 19 08 2008
L’ARAC avec son collectif OPEX (Opérations extérieures) est à la disposition des familles pour répondre à toutes leurs interrogations et les aider dans cette période douloureuse.
N° 745-746 - août-septembre 2008 b
L’ARAC agit pour les droits et des parlementaires réagissent
Depuis janvier dernier l’ARAC est engagée nationalement, départementalement, localement, dans l’action pour un budget 2009 conforme à l’attente des ACVG et contre l’éclatement des services du secrétaire d’État aux Anciens Combattants. Les parlementaires sollicités à tous les niveaux répondent. Nos lecteurs trouveront ci-dessous un éventail de ces réponses.
• Pyrénées-Orientales
A l’initiative de la Mutuelle de l’ARAC, un stand a été tenu en juin à la fête du Travailleur Catalan. Près de 300 signatures ont été recueillies sur la lettre revendicative adressée au Président de la République, M. Sarkozy.
• Vaucluse
Saisie par l’ARAC locale, le conseil municipal de la commune de Lagnes a délibéré et adopté à l’unanimité un vœu « apportant son soutien à l’ARAC et approuvant sa motion ».
• Alpes-Maritimes
Outre les courriers adressés à tous les parlementaires, au préfet, etc., nos camarades ont fait signer, au Mémorial ATM de Vallebonne, 280 cartes pétitions.
• Haut-Rhin
Le comité ARAC est intervenu auprès du Président de la République, des présidents de l’Assemblée nationale et du Sénat, du Premier Ministre et du secrétaire d’État aux Anciens Combattants, du préfet et des 14 parlementaires, des 6 sous-préfets, avec information au directeur du service départemental de l’ONAC, du président de l’UDAC, de la FNACA et communiqués aux deux journaux locaux.
• Aube
Notre camarade Clivot s’est adressé, au nom de l’ARAC, aux 5 parlementaires du département. Les 3 députés UMP sont restés muets. Le sénateur Yann a alerté le SEAC et attend sa réponse. Le sénateur Philippe Adnot, pour sa part, semble se retrancher derrière « la situation budgétaire très préoccupante de notre pays (qui) implique un certain nombre de restrictions ». Pour qui, M. le Sénateur ? Pas pour les grosses fortunes semble-t-il... Et vous, êtes-vous au côté des plus humbles ?
• Charente
Le député Jean-Claude Viol-let, saisi à deux reprises par l’ARAC départementale, déclare son « total engagement, au sein du groupe socialiste, pour faire aboutir les revendications légitimes du monde Anciens Combattants ».
• Au Sénat
Guy Fischer (PCF, vice-président du Sénat) soutient les revendications de l’ARAC.
Christiane Demontles (Rhône) et Eliane Assassi (Seine-Saint-Denis), ainsi que Yves Renas (Nord) soutiennent l’action de l’ARAC pour le budget et la DSPRS.
Claire-Lise Campion (PS, Essonne) a interpellé le secrétaire d’État aux Anciens Combattants.
Jean-Yves Jégou (Val-de-Marne) ne manquera pas d’intervenir lors des prochains débats au Sénat. Dans quel sens ? Il ne le dit pas.
François Antun (Loire-Atlantique) s’adresse au secrétaire d’État aux Anciens Combattants, auquel il écrit : « Ne pouvant fournir à l’ARAC des éléments de réponse à ses multiples sujets de préoccupation, je souhaiterai bénéficier de vos éclaircissements en la matière ». Voila un sénateur bien mal informé, que nos camarades auront à cœur de renseigner !
Henri de Raincourt (président du groupe UMP) a fait part de nos préoccupations à ses collègues.
• A l’Assemblée nationale
– Des députés qui déclarent soutenir l’action de l’ARAC : Didier Migaud, François Lamy, Alain Néri, Jean-Pierre Kucheida, Albert Facon, François Pupponi (PS), Gérard Charasse (président du groupe des radicaux), Alain Bocquet, Jacques Desallangre, André Chassaigne et Marie-George Buffet (PCF), Marie-Louise Fort (UMP),
– Des députés qui ne font qu’accuser réception sans se prononcer pour ou contre ; ils vont suivre les problèmes : Guy Delcourt (PS), Antoine Herth (UMP), Patrice Debray (UMP), Catherine Quéré (PS), Gaétan Gorce (PS), Marietta Karamaili (PS), Dominique Rainbourg (PS), François de Rugg (Gauche démocrate et républicaine)
– Des députés qui interrogent le secrétaire d’État aux AC : Georges Colombier (UMP),
Francis Hillmayer (UMP ex UDF), Jean-Jacques Candelier (PCF), Bérengère Poletti et Nicolas Dupont-Aigan (UMP)
– Des députés « contre » : Jacques Pelissard (député UMP du Jura, Président de l’Association des Maires de France) nous écrit que nous passons sous silence les mesures déjà mises en œuvre, lesquelles ne pourront se poursuivre que dans le cadre budgétaire contraint actuel. En clair, pas d’euros en caisse, pas de mesures pour les ACVG. Quant à la RGPP et l’éclatement de la DSPRS, il porte grand intérêt... à leur mise en œuvre.
– Yves Albarello (député UMP de Seine-et-Marne), déclare n’avoir aucune connaissance de modifications internes des structures du secrétariat d’État aux AC, et affirme qu’il n’appartient pas aux parlementaires de s’immiscer dans l’organisation interne des services. C’est clair, la RGPP, la DSPRS... il s’en lave les mains, et aligne son appréciation sur un gouvernement qu’il soutient globalement. Voilà au moins qui est clair et net.
L’ARAC va pourtant tenter de les rencontrer pour éclairer leur lanterne. A suivre...
N° 745-746 - août-septembre 2008 c
La revalorisation du minimum vieillesse promise par le candidat Nicolas Sarkozy pendant sa campagne électorale devrait être de l’ordre de 4 à 5 % cette année. Ce minimum est actuellement de 628 E par mois et près de 600 000 personnes seraient concernées.
Le Premier Ministre, François Fillon, a soutenu que « les promesses du Président de la République seraient intégralement tenues »... mais sans donner de date ni de montant.
Les engagements présidentiels prévoyaient une revalorisation du minimum vieillesse de 25 % en cinq ans avec commencement dès 2008. Cela signifierait que, d’ici la fin du quinquennat, les pensions de réversion seraient portées à 60 % alors qu’elles sont à 54 % actuellement.
Acceptons-en l’augure... mais restons très vigilants, car pour le moment il ne s’agit encore que de promesses...
A quand le passage à l’acte ?
N° 745-746 - août-septembre 2008 d
Le service historique du ministère de la Défense a publié, le 11 février 2008, deux nouvelles listes d’unités de la Marine nationale ayant participé aux opérations menées en Somalie entre le 3 décembre 1992 et le 2 décembre 1995, et au Tchad entre le 15 mars 1969 et le 31 décembre 2005.
Pour le Tchad, il s’agit de la Flottille 22 F de l’Aéronavale, dont les détachements ont participé aux opérations Tacaud (1978-1980), Manta (1983-1986), et Épervier (1987-1990).
Pour la Somalie, est concernée la Frégate Floréal, en mission Oryx (1993).
Les combattants concernés par ses opérations extérieures obtiendront toutes précisions auprès du service juridique national de l’ARAC, 2 place du Méridien, 94800 Villejuif. Tel. 01 42 11 11 13.
Fax. 01 42 11 11 10.
Mail : arac@arac-et-mutuelle.com
N° 745-746 - août-septembre 2008 e
Vous faites partie des 102 691 conjoints survivants des grands invalides de guerre dénombrées au 31 décembre 2006 : cet article vous concerne.
En effet, dans la législation actuelle, la réversion des conjoints survivants des grands invalides de guerre représente 50 % de la pension militaire d’invalidité que percevait l’auteur du droit à la veille de son décès dans le cas où son indice était inférieur ou égal à 1 000 points : on estime cette population de conjoints survivants à 94 600 personnes.
Un taux de réversion pouvant chuter jusqu’à 3 %
Pour les autres conjoints survivants, estimés à 8 091 personnes, le pourcentage de réversion chute à 30 % de la pension militaire d’invalidité de l’auteur du droit jusqu’à ne représenter que 3 % pour celles dont le conjoint était très gravement atteint et qui ont pourtant déployé des efforts très importants pour maintenir leur conjoint à domicile.
Ce décalage brutal que j’ai subi, il y a à peine deux ans, ne représente malheureusement pas un cas isolé puisqu’on estime à 464 personnes les conjoints survivants de très grands invalides de guerre dont l’indice était supérieur ou égal à 5 000 points au moment de leur décès. Cette situation génère des problèmes graves, aussi bien sur le plan matériel que sur le plan moral, que nous avons exposé aux autorités qui se sont montrées attentives mais qui, malheureusement, ne laissent entrevoir aucune solution à court ou moyen terme, invoquant les contraintes budgétaires.
II suffirait de mesures simples...
Pourtant nous savons que tout droit à réparation n’a jamais et n’est toujours pas affecté par les fluctuations du budget de l’État et qu’il suffirait de quelques mesures simples (estimées à 7,4 millions d’euros au maximum par an, soit à peine 0,4 % du budget annuel consacré au paiement des pensions militaires d’invalidité, pensions de veuves et d’orphelins de guerre comprises) pour soulager et rendre la dignité à celles et ceux qui ont accompagné dans la souffrance les plus grands invalides de guerre jusqu’à leur dernier souffle.
En dix ans, la population des pensionnés (invalides, veuves, orphelins et ascendants) est passée de 551 848 à 380 034 personnes, soit une baisse de 30 % des effectifs et il faut savoir que la moyenne d’âge des conjoints survivants au 31 décembre 2006 était de 82 ans. Ces chiffres, obtenus à partir des statistiques officielles du service des pensions, montrent qu’il y a urgence pour agir afin d’apporter à ces conjoints survivants la réelle reconnaissance de la Nation qu’ils et qu’elles méritent.
Nous appelons donc toutes celles et ceux qui sont concernés ou qui souhaitent réagir à cet appel à se faire connaître rapidement auprès du Réveil des Combattants.
Veuve de déporté politique,
ancien combattant,
grand invalide de guerre
N° 745-746 - août-septembre 2008 f
Si le problème de l’indemnisation des Malgré-nous d’Alsace-Moselle, incorporés de force dans les armées nazies (durant la 2e guerre mondiale) a été grosso modo réglé, il n’en est pas de même pour les jeunes de ces deux départements que les nazis en retraite ont incorporé de force dans les formations paramilitaires allemandes.
Ces jeunes, 45 000 environ dont une majorité de jeunes filles, réclament en vain, depuis des décennies, une indemnisation jusqu’ici refusée. Pour remédier à cette situation et la sortir de l’impasse, le député UMP de Saint-Avold (Moselle), André Wojciechowski, a déposé (le 15 janvier 2008) une proposition de loi cosignée par une trentaine de députés.
Cette proposition stipule que :
1/ - Une indemnisation de 695 euros sera attribuée aux anciens enrôlés de force dans les
RAD-KHD qui n’ont pas participé à des combats et seront encore vivants au moment de l’entrée en vigueur de la présente loi. Les ayants droit des anciens des RAD-KHD décédés mais ayant été recensés entre juin 1998 et le 31 mars 1999, toucheraient une indemnisation de 348 euros.
2/ - Le financement de ces indemnités serait assuré par moitié par l’État, par moitié par la Fondation d’entente franco-allemande qui existe déjà et détient des fonds pour ce faire.
L’incidence de ces mesures budgétaires serait de l’ordre de 3 191 140 euros... Reste à savoir si le nouveau Secrétaire d’État à la Défense chargé des Anciens Combattants, Jean-Marie Bockel, élu de ces départements d’Alsace-Moselle, donc a priori favorable, saura emporter l’adhésion du ministère du Budget.
N° 745-746 - août-septembre 2008 g
Attribution des bonifications aux fonctionnaires et assimilés anciens combattants en Afrique du Nord (Lois du 14 avril 1924 et du 7 décembre 1974).
Le Comité d’entente de la fonction publique, l’UFAC, l’ARAC, la FNACA réaffirment leur volonté de voir aboutir ce droit à réparation dans les plus brefs délais. Depuis trois ans, tous les députés de toutes les tendances politiques sont intervenus à l’Assemblée nationale dans un esprit positif. Le rapport GAL, soumis à l’approbation du Conseil d’État, a donné une réponse favorable.
C’est pourquoi, Monsieur le Président de la République, nous vous demandons d’engager sans plus tarder un début d’application de ces lois comme vous l’aviez déclaré lors de votre élection présidentielle : « Je veillerai à ce que l’on aboutisse à un résultat satisfaisant. »
Nom – Prénom
Signature
Département
Signez et faites signer cette pétition, et retournez-la sans tarder à l’ARAC, 2 place du Méridien, 94807 Villejuif cedex.
N° 745-746 - août-septembre 2008 h
A l’heure où le dernier poilu français vient de disparaître, le Bleuet de France poursuit un effort de communication pour renouveler son image et s’inscrire dans l’actualité...
A Paris, en octobre prochain dans le 7e arrondissement, l’objectif principal est de mener des actions culturelles, sportives, citoyennes et mémorielles au profit du Bleuet de France. Un concert « Combojazz » assuré par une formation militaire de l’Armée de Terre sera organisé le 11 octobre 2008 dans le salon d’honneur des Invalides. Comparaison n’est pas raison mais pourquoi ne pas, avec les organisations locales ou départementales, là où c’est possible, avec les associations d’ACVG, organiser des activités de collecte en coopération avec les municipalités, les unions de commerçants, les écoles, collèges, lycées, les personnels de santé, les sportifs.
Pleins feux sur le Bleuet de France !
Faisons souffler sur l’œuvre nationale du Bleuet de France un esprit de renouveau.
N° 745-746 - août-septembre 2008 i
La Fédération nationale des plus grands invalides de guerre en appelle au secrétaire d’État aux Anciens Combattants et au Président de la République.
L’Association des grands mutilés, qui compte un très grand nombre de blessés médullaires, a adressé au secrétaire d’État aux Anciens Combattants une motion soulignant combien la fermeture du bloc opératoire de l’INI posait tin grave problème. Dans une très longue motion, assortie d’attestations de professeurs de haute renommée professionnelle, les grands mutilés s’inquiètent de la déliquescence de ce pôle d’excellence qu’était l’INI et se déclarent convaincus que la condamnation du service de chirurgie procède d’intérêts autres que ceux des ayants droit.
– que l’option de délocalisation vers un hôpital des armées soit écartée, - qu’un audit exclusif de l’état réel du bloc opératoire soit mené par des médecins proposés par les fédérations de grands mutilés et que soient consultés les grands chirurgiens qui ont mis en place avec succès ce service de haute asepsie,
– que soient recherchés les moyens d’un partenariat avec l’Assistance publique pour le plein emploi du chirurgien et la rentabilité des installations,
– que le maintien d’un service de chirurgie et d’un service de rééducation complets donne toute garantie aux futurs pensionnaires d’une vieillesse confiante en la qualité des soins médicaux qui leur sont dus,
– que le Conseil d’administration soit seulement l’organe exécutif d’un cadre législatif clairement fixé et intouchable.
Qu’il fasse une large place aux représentants du monde combattant proposés par les associations pour que tous ses membres soient choisis non seulement pour leur haute technicité, mais aussi pour leur conception forte de la dignité des grands blessés et de leur volonté de les défendre farouchement.
Cette motion demande au secrétaire d’État aux Anciens Combattants d’intervenir de toute urgence et de tout son poids, pour obtenir du Président de la République, protecteur titulaire de l’institution, qu’il reçoive une délégation représentative des plus grands invalides de guerre. M. Sarkozy entendra-t-il enfin la requête de ces hommes et de ces femmes qui ont offert leur cœur, leur corps et leur âme à la Patrie ?
N° 745-746 - août-septembre 2008 j
Une proposition de loi n° 932 a été déposée le 11 juin 2008 par le groupe socialiste à l’Assemblée nationale. Ce texte vise à l’instauration de mesures de réparation en faveur des orphelins de la guerre 1939-1945, pupilles de la Nation.
Cette proposition de loi traite du cas des orphelins de guerre pupilles de la Nation du fait de la seconde guerre mondiale, dont les parents sont morts pour faits de guerre, et sont reconnus tels par la mention marginale portée sur les registres d’état-civil : « Mort pour la France ».
Cette proposition de loi en 5 articles tend à permettre que ces pupilles de la Nation deviennent bénéficiaires de réparation équivalente à celle définie par les décrets n° 2000-657 du 13 juillet 2000 et n° 2004-751 du 27 juillet 2004.
Rappelons que le décret du 13 juillet 2000 a reconnu le droit à l’indemnisation des orphelins dont les parents ont été victimes de persécutions antisémites et antiracistes pendant la 2e guerre mondiale.
Quant au décret du 27 juillet 2004, il a permis que soient indemnisés les orphelins de parents victimes de la barbarie nazie, morts en déportation, fusillés ou massacrés pour actes de résistance ou pour des faits politiques.
Rappelons également que les orphelins de Résistants tombés les armes à la main dans le combat antinazi, achevés ou massacrés sur place sont toujours exclus de toute mesure de réparation.
L’ARAC dénonce cette scandaleuse injustice et continue d’exiger avec force la reconnaissance de la Nation pour cette catégorie de victime de l’occupant nazi.
N° 745-746 - août-septembre 2008 k
Une rencontre de travail entre une délégation de l’ARAC composée de Raphaël Vahé et André Filière et celle de I’ANCAC avec Jean Fournier et son secrétaire général de l’Association a eu lieu à Villejuif en juillet dernier.
L’échange a porté notamment sur l’état du dossier de la campagne double et sur la relance, après le vigoureux rassemblement unitaire du 29 avril dernier, rue de Bellechasse à proximité du Ministère, d’une nouvelle action dès la rentrée.
La prochaine réunion du Comité d’entente est prévue pour la première semaine de septembre.
N° 745-746 - août-septembre 2008 l
Le bilan du dispositif permettant le bénéfice d’une allocation différentielle servie aux conjointes survivantes d’un ressortissant de l’ONAC a été réalisé au terme du 1er semestre 2008.
A ce stade de l’exercice en cours, il apparaît que 3 626 dossiers ont été adressés aux services départementaux de l’ONAC, lesquels en ont rejeté 1 447 et ont attribué 2,362 millions d’euros aux 2 179 retends (soit 60 % des demandes).
Compte-tenu de ces résultats, le plafond de ressources permettant l’attribution de cette allocation différentielle a été porté à 750 euros (au lieu de 681 précédemment) et l’allocation personnalisée au logement (APL) ne sera plus prise en compte dans le calcul des ressources mensuelles.
Cette mesure est rétroactive et prend effet à compter du 1er janvier 2008, ce qui doit amener les services départementaux à réexaminer tous les dossiers rejetés depuis cette date à la lumière de ces nouveaux critères.
Il faut saluer cette nouvelle avancée due à l’action unie du Mouvement Anciens Combattants (dont l’ARAC) et continuer de réclamer la non prise en compte du montant des loyers dans le calcul des ressources mensuelles.
N° 745-746 - août-septembre 2008 m
Pour la 2ème année consécutive, l’Office national des Anciens Combattants et des victimes de guerre (ONAC) a remis les prix du concours qu’il organise sur le thème de « La Grande Guerre vue par les enfants ».
Le premier prix national a été attribué aux écoliers du cours élémentaire de Harthouse, commune de Haguenau, dans le Bas-Rhin. André Filière, vice-président national honoraire, administrateur national de l’ONAC, et Claude Delevacq, secrétaire général de l’ARAC, y représentaient l’association.
Le 26 juin à l’ONAC, en l’Hôtel des Invalides à Paris, Michel Del Grande, représentant le secrétaire d’État aux Anciens Combattants, et Rémy Enfrun, préfet directeur général de l’ONAC, ont salué et félicité ces écoliers du Bas-Rhin venus recevoir leurs prix.
Le carnet de classe qu’ils ont réalisé retrace le destin de deux frères alsaciens, Jean et Antoine Arbogast, appelés à combattre sous l’uniforme allemand, raconté par le troisième frère, le cadet Joseph, dont les arrières-arrières petits-enfants figuraient d’ailleurs parmi les écoliers récompensés.
Accompagnés par une descendante de la famille Arbogast, par leur institutrice, Mme Wirth, et par la directrice du secrétariat départemental de l’ONAC du Bas-Rhin, les écoliers ont également visité le tombeau de Napoléon aux Invalides, se sont promenés en bateaux-mouches sur la Seine, avant leur goûter à la Tour Eiffel et de repartir pour leur commune de Haguenau.
Le thème du 3e concours national proposé aux « petits artistes de la mémoire », lancé dès la rentrée de septembre, sera le 90e anniversaire du 11 novembre 1918.
N° 745-746 - août-septembre 2008 n
Durant l’été 1914, cet instituteur s’attend d’un jour à l’autre à être mobilisé. Il est anxieux. Evidemment le jour de sa mobilisation arriva rapidement.
Il passera alors quatre ans dans l’enfer de la guerre en voyant mourir ses compagnons d’infortune. Quatre longues années durant lesquelles cette guerre infâme finira par le voir lentement s’engager dans la dépression et chercher réconfort dans l’alcool. Contrairement à l’ami Georges, son corps ne porte pas les traces de blessures. Lui, tout se passe dans sa tête, il est psychotrau¬matisé.
Ni sa femme Lucie, ni son fils Jean, ni les enfants de sa famille, ne pourront lui faire oublier ses camarades tués à ses côtés : So¬treau, Milcent, Bersad, Minard, André, François et d’autres.
Éric Viot, Les blessures de l’âme, éditions de la Société des Ecrivains, 17 €.
N° 745-746 - août-septembre 2008 o
Après l’incontestable réussite du Rassemblement de Craonne pour la réhabilitation des « fusillés pour l’exemple » le 17 juin dernier, organisé par l’ARAC, la Fédération nationale de la libre pensée, la Ligue des droits de l’homme et l’Union pacifiste, les dirigeants de ces quatre organisations ont été reçus par Jean-Marie Bockel, secrétaire d’État à la Défense et aux Anciens Combattants.
Après avoir entendu les propos revendicatifs des membres de la délégation, le ministre a exprimé son intérêt pour la demande argumentée qui lui a été formulée de différentes manières et a indiqué qu’il informerait le Président de la République à qui il revient de prendre une décision.
Les dirigeants des associations ont tenu à affirmer, en quittant le ministre, qu’ils ne resteraient pas sans agir en attendant la décision du Président de la République et qu’ils continueraient l’action pour la réhabilitation des « fusillés pour l’exemple » jusqu’à l’obtention de cette revendication.
Paul MARKIDÈS
N° 745-746 - août-septembre 2008 p
Les abonnés au Bulletin d’Information, de Communication et de Dialogue ont eu le plaisir de découvrir le numéro 72 de juillet-août 2008 qui consiste en une brochure de 36 pages présentant « livres et films sur la guerre 1914-1918 » réalisée par la commission nationale de l’ARAC, Civisme et mémoire. Les listes des livres et des films sont complétées par des fiches sur chaque livre et chaque film.
Cette brochure est donc un outil de première importance pour les sections et comités départementaux de l’ARAC dans la préparation et la réalisation de leurs animations mémoire sur la guerre 1914-1918, dans le cadre de la commémoration du 90e anniversaire de la fin de ce conflit en novembre prochain.
Déjà plusieurs comités départementaux ont souhaité disposer du film Fusillés pour l’exemple pour organiser des projections-débats.
Autre initiative, le premier « Cahier-Mémoire » du Réveil des Combattants qui sera consacré à la guerre 1914-1918 et sortira en avant-première de la nouvelle formule du Réveil, sous la forme d’un dossier à l’usage des professeurs et de leurs élèves dans les établissements scolaires mais aussi de tous les adhérents de l’ARAC et des amis qui veulent être informés sans esprit partisan.
D’autre part, nos camarades de la Seine-Saint-Denis sont actuellement en négociations avec les directions de grandes salles de cinéma, en vue de préparer des projections-débats sur les grands thèmes de mémoire au long de l’année d’activités 2008-2009 : guerre de 1914-1918, guerre d’Algérie, Déportation, Résistance et Libération. Il est souhaitable qu’ils soient imités dans d’autres départements.
Enfin, la commission nationale Civisme et Mémoire se prépare à engager dès la rentrée un « programme mémoire concernant la guerre d’Algérie » semblable à celui réalisé pour la guerre 1914- 1918 : une brochure « Livres et films » et « Cahier mémoire » notamment.
Paul MARKIDÈS
N° 745-746 - août-septembre 2008 q
La présentation de la nouvelle carte militaire dans le cadre de la réforme des armées suscite l’inquiétude des militaires. Le problème de fond est celui de la mission à laquelle l’armée française doit s’attacher par la volonté des autorités françaises d’intégrer l’OTAN.
Roger Tirlicien, vice-président de la région Lorraine, souligne : « C’est une véritable rupture avec la politique intérieure de la France qui avait sa grandeur jusqu’ici. Il y a un risque d’alignement atlantiste. Sur le plan national et local, l’armée s’est structurée sur le territoire pour la défense nationale, elle participait au maintien de la paix et à l’équilibre territorial.
A travers, cette réforme, on assiste à une agression envers la région Lorraine qui continue à payer un lourd tribut industriel après les fermetures des usines de charbon et de textile...
Le Président de la République crie au scandale contre l’unité d’élite après l’incident dramatique de Carcassonne, mais il accélère dans le même temps la destruction des services qui ont fait la preuve de leur efficacité... La suppression du site militaire de Bitche en Moselle entraîne une perte d’emploi pour environ 3 000 personnes dont 1 138 militaires... Cette décision crée un cruel manque de reconnaissance pour les habitants de Lorraine... »
Christophe Monty, secrétaire général de la Fédération des officiers républicains (FOR) et Jean-Charles Schmidt, président de la Fédération des sous-officiers de la marine républicains, venus ’animer une audition au Bureau national de l’ARAC le 12 juin dernier, sur le thème « le lien armée-nation », quel service national ? » (1), nous ont demandé la publication du communiqué commun’ suivant. C’est bien volontiers que nous le portons à la connaissance des lecteurs du Réveil.
(1) Le sujet de l’audition sera disponible fin septembre dans le Bulletin d’information de l’ARAC.
N° 745-746 - août-septembre 2008 r
Le Front national vient d’être condamné à verser 15 000 € à la fille du photographe cubain Alberto Diaz Gut¬tierrez, dit « Korda » pour avoir utilisé sans autorisation et en la détournant la célèbre photo du « Che au béret et à l’étoile ».
Dans un jugement prononcé le 13 mai 2008, le tribunal de grande instance de Paris a jugé que le Front national « avait utilisé sans autorisation » la photographie en question en la modifiant, en la détournant et en la publiant sur un site Internet. Sans complexe ni réserve, le Front national avait remplacé le visage du Che par celui de Jean-Marie Le Pen !
Le tribunal a, avec justesse, rappelé que la photographie du Che « était protégée pendant 80 ans après le décès de Korda et n’était donc pas tombée dans le domaine public », contrairement à ce qu’affirmait le FN. Au surplus les juges ont donné raison à Mme Diaz-Lopez qui avait souligné que son père, resté toute sa vie fidèle à Cuba, était absolument « opposé aux positions politiques du FN », et que « l’utilisation de cette photographie pour en faire du matériel de propagande politique constituait un dénigrement et aggravait l’atteinte à son droit moral ».
Ces mêmes juges ont donc condamné le Front national à verser 10000 € de dommages et intérêts à Mme Diaz-Lopez au titre de son préjudice moral, et 5 000 € de frais de justice irrepétibles.
Une telle condamnation, tout à fait légitime, démontre une nouvelle fois, si besoin en était, que racistes, xénophobes et fascistes n’en ont pas fini de vouloir faire revivre « la bête immonde ».
N° 745-746 - août-septembre 2008 s
La prochaine rentrée scolaire a été préparée dès le mois de juin dernier auprès de deux collèges et deux lycées de la Seine-Saint-Denis.
Nos camarades ont rencontré les chefs d’établissements et des professeurs pour leur présenter les nouvelles actions de l’ARAC en matière de mémoire à l’intention des professeurs et des élèves.
Tout d’abord, les possibilités de visites de l’exposition Jeunes en Résistance présentée par le musée de la Résistance nationale à Champigny, commentée par des historiens ou historiennes et des animateurs ou animatrices de l’association. Ensuite, la sortie du premier « Cahier Mémoire » du Réveil des Combattants en avant-première du Réveil nouvelle formule, cahier qui sera consacré à la guerre 1914-1918 et sera présenté sous la forme d’un dossier à disposition des professeurs qui pourront en faire usage avec leurs élèves.
Enfin, la mise à leur disposition d’une brochure présentant les livres et films sur la guerre 1914-1918 » fichés par livre et par film. Et à partir de ces films, la possibilité d’assurer des débats au terme de leur projection par le concours d’historiens et d’historiennes et d’animateurs et animatrices de l’ARAC.
Paul MARKIDÈS
N° 745-746 - août-septembre 2008 o
Fédération des officiers de réserve républicains Fédération des officiers mariniers et sous-officiers de réserve républicains.
A la veille de notre fête nationale, moment privilégié du lien entre l’Armée et la Nation, nous saluons les militaires des différentes armées et services qui vont une fois de plus assurer le succès de cette manifestation patriotique et nous avons une pensée fraternelle pour tous ceux qui se trouvent engagés sur les théâtres d’opérations extérieures.
Ce 14 juillet est marqué par le Livre blanc qui contient dans ses propositions des éléments en opposition avec nos traditions républicaines. Il réintroduit la notion d’« ennemi de l’intérieur » sous de nouveaux vocables dans la pensée stratégique. Il confond sécurité intérieure, mission de police et mission de défense militaire du territoire.
L’utilisation de facto de l’armée dans des conflits sociaux dits « majeurs » est envisageable. Sous prétexte de revenir au cœur de métier des armées, les fonctions de soutien dont certaines à caractère opérationnel, seraient confiées à des entreprises de droit privé. C’est à terme, la porte ouverte à toute utilisation et création de sociétés militaires privées malgré la loi de 2003. C’est un retour de deux siècles en arrière. En 1807, sur le champ de bataille d’Eylau, l’arme du train fut créée pour pallier à l’incompétence des entreprises privées et à leur cupidité.
La Révision générale des politiques publiques défense, établie sans concertations préalables, va entraîner la suppression de 55 000 emplois civils statutaires et militaires, sans que soient connues à ce jour les conditions de la reconversion de ces personnels.
Deux décisions stratégiques majeures nous préoccupent. Premièrement, la réintégration sans contrepartie du commandement militaire intégré de l’OTAN. Deuxièmement, l’utilisation tactique de l’arme nucléaire contre des pays ne la possédant pas et qui mettrait en doute notre capacité à l’utiliser.
La diminution numérique, qualitative et la concentration géographique du stationnement de nos forces armées entraîneront mécaniquement la disparition d’unités de réserve opérationnelle. Le Livre blanc marque l’acte de décès de la réserve citoyenne, élément incontournable du lien Armée Nation dans le cadre d’une armée professionnalisée.
Nos fédérations se voient aujourd’hui confortées dans leurs analyses de 1997 qui étaient en désaccord quand la décision fut prise de suspendre l’appel sous les drapeaux. Preuve est faite que les enjeux économiques invoqués étaient fallacieux mais que c’est bien la marche vers une privatisation de notre outil de défense qui est en train de se faire jour. La paupérisation des armées tant morale que matérielle, le refus persistant de donner un droit d’expression au citoyen soldat, l’absence d’un véritable débat et contrôle parlementaire doit alerter tous ceux attachés à une certaine idée de la place que doit avoir notre sécurité dans le débat national.
La phrase de Jean Jaurès : « La défense est l’affaire de tous les citoyens ! » est plus que jamais d’actualité. Nous réaffirmons que « Les armées de la République doivent rester un bien inaliénable de la Nation ! »
Contacts :
– Blog : http://fo2r.unblog.fr
– Site : http://republique.armee. free.f
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Les 18 et 19 juin 2008, à l’initiative de l’ARAC de l’Essonne et de son président André Filière (administrateur national de l’ONAC), l’exposition, prêtée par le service départemental de l’ONAC Essonne, a été présentée aux stagiaires, aux enseignants et aux personnels de l’école de réinsertion professionnelle de l’ONAC Georges Malleterre à Soisy-sur-Seine.
Présentée et commentée par André Filière, tout au long du mercredi 18 juin, ce qui permit d’évoquer l’appel de 1940 lancé par le général de Gaulle, l’exposition sur la « Force noire » consacrée notamment aux tirailleurs sénégalais fut suivie, le jeudi 19 juin, par la projection du film Indigènes centré, pour sa part, sur le rôle des tirailleurs algériens, des goumiers et tabors dans les combats pour la Libération de la France de 1943 à 1945.
La cristallisation des pensions et retraites du combattant en 1960 fut naturellement au cœur d’un débat qui en montra les injustices demeurant, malgré la décristallisation partielle.
Le débat qui suivit le film, animé par André Filière, fut enrichi par les témoignages de Gilbert Brunet (de Savigny-sur-Orge), résistant, engagé volontaire qui participa à la campagne des Vosges et d’Alsace (évoquée par le film) avec le 3e Tabor marocain, et par Raphaël Vahé (président national de l’ARAC), dont le frère, sous-lieutenant de tirailleurs algériens, fut tué en février 1962 en Algérie, qui exposa avec émotion le drame familial et les terribles séquelles qu’engendre sur les familles le décès d’un fils tombé à la guerre.
Une émotion partagée par l’assistance qui posa de très nombreuses questions quant à l’histoire de ces combattants de « l’Union française », leur rôle, leurs espoirs, leurs aspirations et aussi... leurs déceptions souvent amères quant à la reconnaissance de la « Mère Patrie ».
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Jean-Marc Bonillo a ouvert la 26e Semaine théâtrale par un spectacle peu commun : lui-même et ses comédiens-chanteurs ont lu des textes du livre Combattants pour la vie (Éditions Le Temps des Cerises) de Georges Doussin, président d’honneur de l’ARAC, et interprété des chansons de Brel, Vian, Arnulf, dont le thème est l’appel à la paix.
Voilà une initiative d’anciens combattants qui, en la forme et au fond, sort des sentiers battus. Ceci ne nous surprend pas quand on découvre, à la lecture du livre, l’histoire de l’ARAC créée en 1917, en pleine guerre, par Raymond Lefebvre, Paul Vaillant-Couturier, Henri Barbusse et Georges Bruyère. Depuis, sans faiblir, l’ARAC mène son combat pour les valeurs républicaines que sont l’humanisme, le pacifisme, la liberté, l’égalité, la fraternité. En condensé, selon l’expression forte de ses fondateurs, elle fait « la guerre à la guerre ».
Son journal le Réveil des Combattants sera interdit en 1939 mais repartira rapidement pour défendre sans relâche les valeurs chères à ses fondateurs. Si bien que l’histoire de l’ARAC colle littéralement à l’histoire de la France qui a connu tant de conflits subis ou provoqués comme les guerres coloniales. Comme le dit Raphaël Vahé, son président national qui avait tenu à assister à la première de la pièce : « Nous sommes des passeurs de mémoire », démontrant immédiatement la chose en répondant à des lycéens l’interrogeant sur l’aide apportée par l’ARAC à un village vietnamien où l’on soigne des victimes de la guerre chimique américaine.
Il reste beaucoup de travail à cette association qui, on le voit, est éloigné de tout corporatisme égoïste tout en revendiquant le droit à réparation imprescriptible pour les anciens combattants et en s’élevant contre la mise en cause de l’Office national des anciens combattants.
C’est pour cela que, à l’image de son président national, elle commence à compter de plus en plus d’adhérents qui n’ont pas personnellement connu les guerres.
L’accueil chaleureux du public à la pièce de Jean-Marc Bonillo ont conduit Raphaël Vahé et le président départemental, Lucien Lar¬guiez, à demander aux artistes de réfléchir à une tournée en France qui suscitera beaucoup d’intérêts.
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Cent pages lourdes d’émotion et d’histoire pour évoquer la constitution, les luttes et la mémoire de ces jeunes de 14 ans créant, dès 1940 à Menton, le 1" groupe de résistance à l’annexion italienne, puis à l’occupation allemande et pétainiste.
Édité à titre d’auteur, ce document n’est pas en vente, il est gratuit, à la charge de Jean, 82 ans, président départemental de l’ANACR du Val-de-Marne. Ce devoir de mémoire, Jean l’a dédié à son frère Louis, créateur du groupe et son dirigeant jusqu’à leur arrestation.
Louis Sciandra, une grande figure de l’ARAC à laquelle il adhéra dès la Libération, et fut le secrétaire général de l’ARAC des Alpes-Maritimes, dirigeant départemental de l’Aude et surtout membre de son bureau national durant des décennies.
Louis, Jean et leur camarade Ponfili, arrêtés le 6 janvier 1944 par la police française, furent emprisonnés à Menton, Nice, Aix-en-Provence (où ils furent condamner par le tribunal spécial créé par Pétain), Riom (en centrale force)... Et la pire des injustices : bien que la France soit libérée, leur emprisonnement se poursuivra jusqu’au 31 mai 1946 - 2 ans après la Libération ! - où leur sera accordée une liberté conditionnelle. Et ce n’est que le 13 juin 1946 qu’ils seront enfin réhabilités !
Les collabos, de retour aux commandes, n’ont jamais pardonné à ces communistes leurs luttes au service de la France, à ces jeunes de 14 ans, Résistants pris dans la nasse italienne à Menton annexée par l’Italie, puis par les forces italiennes occupant la zone des Alpes jusqu’à septembre 1943, prolongées ensuite par les fascistes italiens (les Chemises noires), et les forces nazies, sous l’administration de Pétain (délégation spéciale police, GMR, gendarmerie, etc.) au service de l’occupant.
Des jeunes armés, mais sans contact avec la Résistance FTPF avant juin-juillet 1943 à Nice, ville enfin accessible depuis fin 1942. Des jeunes emprisonnés deux ans et demi, dont deux années dans les geôles de la France libérée !
Merci, Jean, de nous avoir transmis leur mémoire à travers ces pages d’une histoire noble, mais tellement méconnue.
André FILLÈRE
Pour se procurer cette plaquette : Jean Sciandra, 30 rue du Hameau, 94380 Bonneuil-sur-Marne. Elle est gratuite. Si vous faites un don, il sera transmis aux associations de Résistance ou aux musées de la Résistance française.
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La cérémonie annuelle d’hommage aux martyrs de Châteaubriant aura lieu cette année le dimanche 19 octobre.
Elle prendra un caractère exceptionnel car de nombreuses organisations ont fait connaître leur participation. Il est donc absolument nécessaire de prendre des dispositions durant les deux premières semaines de septembre pour assurer une bonne participation des sections et comités départementaux de l’ARAC.
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Les ouragans Gustav et Ike ont frappé Cuba, notamment la petite île de la Jeunesse et la province de Pinard el Rio, qui ont été touchées de plein fouet...
Quelque 250 000 personnes, dont des milliers de touristes étrangers, ont été évacuées. La télévision cubaine parle de paysage de désolation, de nombreux blessés...
L’Association ARAC-Cuba Solidarité qui organise tous les ans des initiatives de solidarité (lotos...) a décidé l’envoi d’un don de 5 000 €
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La levée des sanctions européennes sur Cuba est une évolution encourageante, mais qui n’efface pas l’ambivalence des dirigeants de l’UE vis-à-vis de l’île.*
La levée des sanctions diplomatiques infligées à La Havane par l’Union européenne va-t-elle apporter un bol d’air aux Cubains ? En juin dernier, l’Union européenne a en effet décidé, à l’unanimité, de lever définitivement les sanctions infligées depuis 2003, sous Pie pulsion de l’ultra-droite espagnole d’Aznar, fidèle allié de Washington, pour punir les autorités cubaines pour l’arrestation d’activistes antigouvernementaux (dont trois preneurs d’otages condamnés à mort). Outre les restrictions des visites, le plan européen comprenait aussi un appui actif à l’opposition au régime. Suspendues une première fois en 2005, ces mesures de rétorsion ont été cette fois abandonnées, non sans d’âpres négociations avec les États les plus hostiles à une normalisation des relations avec Cuba, parmi lesquels les Pays-Bas, la Suisse et la République tchèque.
Le gouvernement cubain a salué un « pas dans la bonne direction », sous réserve d’« étudier la question » plus à fond. Les motivations de cette décision ne sont en effet pas exemptes d’ambivalence, s’agissant de récompenser, selon l’UE, des « changements » dans la politique de Raoul Castro en matière de droits de l’homme. Or, si l’UE n’hésite pas à s’ériger en juge en matière de respect des droits humains à Cuba, ses propres membres ne sont pas exempts de graves violations dans ce domaine, pointées par le rapport 2008 d’Amnesty International. L’ancien chef de l’État cubain, Fidel Castro, a ainsi dénoncé « l’énorme hypocrisie » qu’il y a, selon lui, à se féliciter des progrès de Cuba quand, dans le même temps, l’UE ne s’applique pas à elle-même ses recommandations en matière de droits des migrants. La récente « directive de la honte », dénoncée par les présidents de gauche de la Bolivie, du Venezuela et de l’Équateur, et adoptée au moment même où l’UE « congratulait » Cuba, en a encore donné une triste mais éclatante illustration... Une hypocrisie qui se double, aux yeux des Cubains, par l’humiliation que constitue la clause de révision annuelle de la levée des sanctions, arrachée par les pays hostiles à leur élimination.
Sur le plan économique, enfin, la décision de l’UE ne devrait avoir qu’un impact faible pour desserrer l’étau qui étreint Cuba. Le principal obstacle au redressement économique de l’île et à la normalisation de ses rapports avec ses voisins demeure en effet l’embargo américain, véritable politique de guerre imposée au peuple cubain depuis 1963 en violation de toutes les règles internationales.
Il n’en reste pas moins que la décision de l’UE constitue un signe d’indépendance intéressant et inédit vis-à-vis de la politique étrangère américaine, et l’influence grandissante de la gauche solidaire de Cuba en Amérique latine ne doit pas y être étrangère. Une preuve que la mobilisation des peuples pour la levée de l’embargo est plus que jamais déterminante, au moment où les Etats-Unis sont en campagne pour élire leur nouveau président.
Sébastien CRÉPEL
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Le Secrétariat national de l’ARAC adresse aux populations cubaines sinistrées par les ouragans Gustav et Ike l’expression de la solidarité active de toute l’association.
Il a décidé l’envoi d’urgence d’un don de 5 000 € à l’Association des combattants de la Révolution cubaine (ACRC).
Un groupe d’adhérents de l’ARAC, qui part en novembre dans le cadre d’un voyage de tourisme solidaire à Cuba à l’initiative de l’ARAC, va exprimer la poursuite de notre solidarité concrète.
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A l’initiative de Nicolas Sarkozy, les dirigeants de l’Union européenne et de dix pays du sud de la Méditerranée, sans la Bosnie, l’Albanie et la Croatie, se sont réunis à Paris le 13 juillet pour créer un espace géopolitique commun autour de la Méditerranée. De zone de tensions, depuis la nuit des temps, l’idée est de faire de la Méditerranée un espace de paix et de coopération sous la forme d’un projet de partenariat, un peu à l’instar de ce qui s’est fait en Asie du Sud-est entre le Japon et une partie des pays de cette région asiatique et qui s’est traduit par l’émergence d’un des plus grands pôles de développement économique et technologique de la planète.
A l’origine et dans un premier temps, selon Paris, l’Union pour la Méditerranée (UPM) ne devait inclure côté européen que les pays de l’Europe du Sud et côté sud-méditerranée, que les pays du Maghreb, et ce, en raison des tensions existant au Proche-Orient. En effet, le conflit israélo-palestinien, avec en toile de fond le refus par Israël de se retirer de la Cisjordanie et de démanteler ses colonies, risque de constituer un sérieux frein à l’émergence du partenariat euro-méditerranéen. Mais, suspectant la France de vouloir jouer sa propre carte ; la chancelière allemande Angela Merkel, appuyée par les pays de l’Europe du Nord, a contraint Nicolas Sarkozy à revoir sa copie. De sorte que l’Union pour la Méditerranée, née le 13 juillet, est un ensemble regroupant les 27 pays de l’UE et les 10 pays du sud de la Méditerranée (la Libye a boycotté la rencontre) dont l’Autorité palestinienne, et ce, bien que cette dernière ne soit pas encore un État, avec des objectifs limités.
De fait, le document adopté à l’issue du sommet de Paris indique que l’UPM sera une « union de projets », c’est-à-dire qu’elle sera construite autour de projets concrets : dépollution de la Méditerranée, autoroutes maritimes, plan de soutien aux PME-PMI. En somme, rien d’original. Pourtant, lors de ce sommet de Paris, chacun a convenu que le fossé entre les deux rives de la Méditerranée ne cesse de se creuser et que le creusement des inégalités de développement est source d’insécurité et de poursuite des tentatives désespérées d’immigration vers l’Europe. En fait, à l’instigation de l’Allemagne et de certains pays d’Europe de l’Est, l’UE rechigne à prôner une politique de coopération en mesure d’assurer le décollage des pays du sud méditerranéen, seule solution viable à terme du problème de l’immigration. Par exemple, l’idée d’une Banque de la Méditerranée, pour financer les projets de développement, évoquée par la France, a été abandonnée. Pire, aucun projet de co-développement d’ampleur n’a été retenu. Seules nouveautés, par rapport au processus de Barcelone, l’UPM sera dotée d’une coprésidence assurée par des dirigeants des deux rives de la Méditerranée et un secrétariat général chargé d’assurer le suivi des projets. Autrement, ce projet d’UPM, d’inspiration néolibérale, n’est pas en mesure d’assurer le décollage des pays du Sud ni de se traduire par conséquent par un partenariat profitable à tous.
H.Z
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Mémoire et soleil étaient présents le samedi 28 juin lors du challenge de pétanque organisé par l’ARAC de Vau¬hallan (Essonne) en hommage à Lucien Le Béguec, l’un de ses dirigeants actifs trop tôt disparu, il y a deux ans, alors qu’il était secrétaire général adjoint de la Mutuelle nationale et secrétaire départemental de l’ARAC 91.
Après le traditionnel repas champêtre (côtes de porc, merguez et frites cuisinées sur place), la plate-forme des concours de boules se peuple des « doublettes constituées « à la mêlée », réunissant des partenaires chevronnés et débutants pour les quatre tours de rencontres magistralement organisées par l’équipe de l’ARAC locale présente sur tous les fronts : barbecue, friteuses, buvette, tenue des scores et des résultats.
Ce concours richement doté, signe de son importance reconnue, n’a fait que des heureux, à commencer par les cinq lauréats des coupes offertes, à savoir : Bruno Galassi (coupe Rolande Le Béguec), Gérard Masselot (coupe de l’ARAC Essonne), Alain Martail (coupe de la Mutuelle de l’ARAC), Michel Posenato (coupe du Conseil général 91), Jacky De Loeuwre (coupe du Crédit mutuel).
Tous les joueurs reçurent un prix, en présence d’André Fillère (vice-président honoraire, président de l’ARAC Essonne et président national de la Mutuelle de l’ARAC) et Daniel Tanneveau (trésorier général de la Mutuelle) qui ont accompagné toute la journée Robert Meunier (président d’honneur de l’ARAC 91) et le président de l’ARAC de Vauhallan, José Deleuz, entourés de Rolande Le Béguec, Claudette Susse et de toute leur équipe émérite qu’il faut grandement féliciter pour cette initiative festive à la mémoire de Lucien.
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L’ARAC a participé avec des dirigeants nationaux et ses drapeaux :
• le 10 août, à la Flamme de I’ANCAC, à l’Étoile (Michel Bassot, membre du BN),
• le 23 août, à la Flamme de I’ANACR (Gabriel Guiche, membre du BN),
• le 23 août, à la cérémonie de commémoration des fusillés de la cascade du Bois de Boulogne (Michel Bassot, membre du BN)
• le 21 août, à la cérémonie officielle aux Invalides pour les dix soldats français tués en Afghanistan (Raphaël Vahé, président),
• le 21 août, à la préfecture de police, commémoration du 64e anniversaire de la libération de Paris en présence de Jean-Marie Bockel, secrétaire d’État et Madame Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur (Raphaël Vahé, président),
• le 21 août, au fort de Vincennes : commémoration du 64e anniversaire et des fusillés par la RATP (Gabriel Guiche, membre du BN),
• lundi 25 août, 6e anniversaire de la libération de Paris, majestueuse cérémonie sur le parvis de l’Hôtel de Ville en présence de Jean-Marie Bockel, secrétaire d’État à la Défense et aux ACVG, accueilli par Bertrand Delanoë, maire de Paris. L’ARAC était représentée notamment par Raphaël Vahé, président national, et des animateurs du Comité de Paris.
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Notre camarade Jean Machet, membre d’honneur du Comité national, président d’honneur du Comité départemental de la Seine-Saint-Denis de l’ARAÇ nous a quittés en août dernier.
Combattant du 62e régiment d’artillerie de l’Armée d’Afrique, il participe à la campagne de Tunisie puis au débarquement en Provence.
La reconnaissance par la République de tout ce que fut sa vie de combattant se concrétisera par l’attribution des plus prestigieuses médailles Chevalier de la Légion d’honneur, Médaille militaire, Croix de guerre 39/45 avec trois citations, Croix du combattant, Médaille de la libération, Médaille du débarquement...
Jean fut président de l’ARAC 93 et vice-président de l’UFAC 93 de 1978 à 2005. Il fut aussi un maire adjoint communiste apprécié à Noisy-le-Grand.
C’est Raphaël Vahé, président national, qui a prononcé l’hommage de l’ARAC à notre camarade Jean qui a participé jusqu’au bout aux combats pour plus d’égalité, de liberté, de fraternité, aux combats pour la paix.
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L’ARAC adresse aux familles et aux amis de nos camarades décédés ses sincères condoléances.
Militant actif de l’ARAC, membre d’honneur du Conseil national et président d’honneur de l’ANACR de l’Hérault vient de décéder à 91 ans.
Né en 1917 dans l’Hérault, Antoine Beille fut incorporé à sa demande en décembre 1939 dans le 21e Régiment de marche de Volontaires Etrangers, dont il fut jusqu’à sa récente disparition président national de l’Amicale des anciens.
Grièvement blessé en mai 1940 dans les Ardennes, il intègre, de retour dans l’Hérault, l’AS (Armée secrète) en 1941, puis rejoint le Front national en octobre 1942 à Saint-Pons, participant à la création du maquis FTPF Jean Grandel.
Dès 1941, il avait adressé des amis juifs à ses parents, son village de Nissan accueillant au total une trentaine de Juifs auxquels furent fournis des faux papiers.
Antoine Beille, ses parents et son épouse reçurent la Médaille des Justes.
Antoine Beille était officier de la Légion d’honneur, officier du Mérite national, titulaire de la Croix de guerre avec palme, de la médaille militaire...
C’est avec beaucoup de tristesse que l’ARAC a appris la disparition de notre camarade Guy Ducoloné.
Son engagement le fit entrer en résistance contre l’occupant nazi et le vit affronter l’horreur des camps.
Un engagement au service de la paix qui lui valut de retourner dans une prison française à la suite d’un procès inique, dans les années 50.
Un engagement qu’il déploya sans cesse en qualité de député communiste, vice-président de l’Assemblée nationale, respecté.
Un engagement qui avec son association Buchenwald-Dora lui fit parcourir les écoles pour dire aux jeunes l’horreur du nazisme et l’honneur de la Résistance.
Notre frère Guy Ducoloné a aussi beaucoup œuvré pour la reconnaissance officielle du génocide arménien.
Doyet : Léon BLANCHET, 95 ans, AC 39-45.
Vichy : Melle Amélie BRANCHER, 85 ans
Vallauris : Mme Lucette THOMAS, 93 ans, veuve.
Arles : Jean CHAIX, AC ATM.
La Ciotat : Robert BLEUVAIS, 97 ans, AC 39-45, Indochine. Rousset : Francis CLAVEL, 70 ans.
Venarey-les-Laumes : Guy PEZAU, 67 ans, ami.
Corgnac : René LAMARGOT. Jean-Pierre MOULINIER. M. PIQUET, 75 ans. Jean SIREYJOL. Bernard VALADE.
Jumilhac : Mme Gisèle LANGEVIN.
La Coquille : Albert DUPUY Miallet : Paul FORGENEUF Montrem : André RANOUX _ Nantheuil : André THENANT. Perigueux : André LAGRANGE Thiviers : Pierre CARBONEL. _ Verteillac : Jean MAUGET
Minimes : Jean DOMERGUE, AC 39-45.
Le Bouscat : André MAJERUS, 97 ans, AC 39-45. Christian SAINTOUT, 72 ans, AC ATM. Jean SERA, 97 ans, AC 39-45.
Mérignac : Claude BOUSSIN, 72 ans, AC ATM.
Pessac : Claude BENASSY, 87 ans, ami.
Saint-Étienne : Philibert AIMARD, AC ATM. Georges DRAGOUL, 61 ans. Henri FERNANDEZ, AC Interné, Résistant. Mohamed Reggali, porte-drapeau depuis 1986
Orvault : Gérard DIZET, 71 ans, AC ATM, trésorier et porte-drapeau de la section.
Cherbourg : Guy PLANQUE, 72 ans.
Hagondange : Jean MEHNEN, 90 ans, AC 39-45.
Clamecy : Mme Marguerite BIZOT.
Somain : Henri FOURMENT, 95 ans, AC 39-45. Jean-Claude MORIAMEZ, 69 ans, AC ATM. Fernand VILETTE, 72 ans, AC ATM. Jean ZIMMY, 75 ans, AC ATM.
Soues : François CAPBER, 87 ans.
Isolés : Jean-Louis SAINT-MARTIN, AC 39-45.
Rivesaltes : Robert CANALS, 81 ans, président de la section.
Chavanay : Marcel BOURRET, 71 ans, AC ATM.
La Mulatière : Louis FLAMENT, 85 ans, AC 39-45, président d’honneur du comité, ex-président de la section.
Venissieux : Antoine NAVARRO, 84 ans, FFI.
Allonnes : Marcel CIMIER, 92 ans, AC 39-45. Mme Blanche SOYER, amie.
La Suze : Abel GIRARDEAU, 92 ans, AC 39-45. Mme Raymonde LABELLE, 79 ans, amie. Camille MERVILLE, 94 ans, AC 39-45. Jules NADREAU, 96 ans, AC 39-45.
Sainte-Marie-de-Cuines : Raymond Camille GIRARD, AC 39-45, Résistant, chef de groupe FTP.
Saint-Fargeau-Ponthierry Roger Victor LAURENT, 85 ans.
Trappes : Maurice MEJANE, AC Indochine.
Montauban : Roger FAURE, 83 ans, Résistant, Croix CVR, Président départemental.
La Ferté-Alais : Claude FALCIONI, 73 ans, AC ATM.
Montreuil : Mme Raymonde RICHARD, veuve. Noisy-le-Grand : Robert JARDIN, 87 ans, AC 39-45. André RABUT, 72 ans, AC ATM, porte-drapeau de la section.
Noisy-le-Sec : Mme Andrée VILLETTE, veuve.