L’Association Républicaine des Anciens Combattants, des Victimes de Guerre, des Combattants pour l’Amitié, la Solidarité, la Mémoire, l’Antifascisme et la Paix, après avoir pris connaissance du projet de budget 2008 pour les ACVG,
– RAPPELLE les engagements formulés envers les ACVG par le Président de la République durant sa campagne électorale.
– ATTEND du gouvernement et des parlementaires que ces promesses soient respectées et concrétisées très rapidement.
AUSSI, c’est avec SURPRISE et INDIGNATION qu’elle CONSTATE qu’aucun de ces engagements n’est tenu ni amorcé dans le projet de budget 2008 des ACVG.
En recul de 1,69 % sur le budget 2007 (moins 57.881.827 euros) ce budget ne prend en compte aucune des revendications présentées par l’ensemble du Mouvement AC.
C’est un simple budget de fonctionnement dont les crédits sont seulement destinés à mettre en oeuvre en année pleine des mesures déjà votées les années précédentes, même si – au plan de la mémoire – un effort est à noter, alors que l’implication (dans le périmètre du budget) du Lien Armée-Nation et de la politique des réserves (plus de 310 millions d’euros) ajoute vraisemblablement un recul réel supplémentaire de ce budget sur le précédent.
De plus, cette absence de toute mesure nouvelle est assortie d’un renvoi aux calendes grecques, M. Alain Marleix – Secrétaire d’Etat – repoussant aux prochaines années un souhait qui doit être compatible avec les strictes exigences de l’évolution budgétaire de l’Etat.
– Ce BUDGET est INACCEPTABLE et son « idée force » (selon le Secrétaire d’Etat) remet en cause le caractère intangible et inaliénable de la dette et de la reconnaissance de la Nation auxquelles sont substitués des impératifs budgétaires contestables.
Le Conseil d’Etat — dans l’avis rendu au Secrétaire Général du gouvernement et transmis au Ministère des Anciens Combattants — ayant nettement affirmé la nécessité d’appliquer cette campagne double, et clairement indiqué la marche à suivre, il importe maintenant d’en finir avec toute tergiversation et d’appliquer cette mesure en attribuant au budget 2008 les crédits nécessaires à sa mise en oeuvre.
Les pensions de veuves d’AC comme la retraite du Combattant doivent être réindexées au même nombre de points d’indice que celle de leurs homologues métropolitains, et ce automatiquement, c’est à dire sans exiger que les intéressés en fassent la demande.
Le retard actuel approchant les 45 %, il importe en effet :
• que le rattrapage soit effectué d’urgence
• que le système d’indexation soit revu sur des bases garantissant la justesse de son fonctionnement à l’avenir
Le Président de la République s’étant engagé à mettre à l’étude, avec le concours du Mouvement AC, une mesure de solidarité identique à celle des veuves, en faveur des Anciens Combattants les plus démunis, cette proposition doit faire immédiatement l’objet de la concertation annoncée, avec la volonté politique de la faire aboutir rapidement et positivement.
Il importe également d’examiner et d’améliorer significativement la situation des conjoints survivants au titre des veuves de guerres, dont certaines se trouvent souvent – à peu de chose près – dans le même cas que les veuves d’AC.
C’est à ces prises en compte que sera réellement mesurée la valeur du « message fort de reconnaissance et d’estime au monde des Anciens Combattants et des victimes de guerre » que prétend apporter – à travers ce projet de budget 2008 – le Secrétaire d’Etat au nom du gouvernement et du Président de la République.
« L’attachement pour ces femmes et ces hommes qui ont tant donné pour défendre les valeurs de notre pays » (présentation du budget par M. Alain Marrleix) doit se concrétiser par autre chose que des promesses et des renvois à plus tard.
C’est le premier devoir civique du gouvernement et de l’Etat, de donner satisfaction et de rendre justice aux droits à réparation des ACVG.