Nous reproduisons ici l’article tel qu’il est paru dans le journal « l’union » du jeudi 01 février 2007.
Revivre les principaux événements de la Grande Guerre de 1917 et 1918 au cours de quarante journées commémoratives sur le terrain est le défi relevé par le commandant Maurel et ses équipiers.
G. Desothez résume dans ce dessin la découverte par un grand-père et sa petite-fille des combats des soldats alliés et allemands. |
Après les drames de Verdun et de la Somme en 1916, la guerre de position est toujours aussi meurtrière. Malheureusement le remplacement de Joffre par le général Robert Nivelle ne change pas la donne puisque le nouveau commandant en chef conduit ses troupes à la tragédie du Chemin de Dames.
L’état-major s’accroche au plan établi au grand quartier général de Chantilly à la fin de 1916 et ne tient pas assez compte de la décision des Allemands de réduire leur ligne de front de soixante-dix kilomètres et de se retirer au cours de l’opération Alberich derrière la ligne Hindenbourg.
1917 est aussi l’année de l’entrée en guerre des Etats-Unis mais les combats du printemps ne sont pas sans conséquences sur la situation défavorable enregistrée par les alliés au cours du premier semestre 1918.
Pour appuyer ces marches commémoratives une exposition itinérante centrée sur les rebondissements des vingt derniers mois de la Grande Guerre sera visible en Picardie et en Champagne-Ardenne. « Nous l’inaugurons le mardi 6 fé¬vrier à l’Historial de Péronne. Elle est disponible sous la forme de panneaux ou de documents téléchargeables pour les établissements scolaires », explique Robert Clément, l’un des animateurs de ces promenades intelligentes.
Les journées prévues le sont pour des personnes de tous les âges. Il ne s’agit pas de parcours épuisants mais sur un circuit limité et à l’aide de cartes et d’exposés pédagogiques assurés par des historiens, d’avoir une idée
« Notre premier rendez-vous concerne la ligne Hindenburg et aura lieu à Saint-Quentin le sa¬medi 3 mars. Nous expliquerons comment les Allemands ont raccourci leur front à partir de la fin février en utilisant au mieux le terrain et en fortifiant leurs li¬gnes », relève le commandant Maurel.
Après d’autres journées à Coucy-le-Château, Neuville-Saint-Vaast et Vailly-sur-Aisne temps sur le sacrifice des Russes sur le secteur de Courcy près de Reims où ils perdent soixante-dix officiers et près de quatre mille cinq cents soldats.
Bien sûr les passionnés qui s’activent pour réussir ces temps d’histoire ont également prévu de retracer la première intervention de chars français à Berry-au-Bac d’évoquer la reprise du Moulin de Laffaux et les arrières du Chemin des Dames du côté de Saint-Gilles et Fismes.
Toutes ses initiatives sont encouragées par les collectivités locales, l’armée et le monde combattant. De quoi occuper autrement son temps libre ou ses vacances.
Hervé Chabaud
Renseignements :
sur internet http://20072008.free.fr
auprès des offices de tourisme de l’Aisne, de la Marne et du Pas-de-Calais.