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Algérie, 1960, quelque part dans le sud-est du pays. À la tête d’un poste isolé d’une trentaine d’hommes, le lieutenant Roque a pour mission d’assurer la sécurité d’un village et de ses environs. Parmi les soldats, se trouvent quatre appelés FSNA (Français de souche nord-africaine), dont le caporal Taïeb qui sert d’interprète à Roque. Ni guerre, ni paix, la situation consiste en une attente active, longue, éprouvante pour les nerfs des militaires et de la population locale.
Un jour pourtant, Roque apprend par sa hiérarchie que les quatre jeunes Algériens, passés secrètement du côté du FLN (Front de libération nationale) selon certaines sources, fomenteraient un attentat contre la garnison française. Dès lors, commence entre Roque et lesdits suspects un étrange rapport de méfiance et de doute… jusqu’au moment où l’armée décide d’agir et apprend que Taïeb et ses trois camarades devaient bel et bien supprimer la troupe française.
Avec un regard froid, servi par des dominantes ternes communes au torchis des bâtiments, à la poussière de la campagne et à la teinte des uniformes, Philippe Faucon déploie toute la minutie nécessaire pour nous faire partager le destin de ces personnes prises dans les contradictions de leur condition.
Le lieutenant Roque est confronté à la possible trahison de quatre jeunes appelés algériens |
On saluera d'abord le sujet, cet aspect de la guerre d'Algérie étant demeuré jusqu'à présent largement ignoré de nos écrans. Ensuite l'uniformité d'une distribution où chacun tient sa partition. Enfin, la qualité générale de l'oeuvre, toujours à distance juste de ses personnages, qu'il s'agisse de la caméra ou du traitement sonore.
Recommandation du CNDP : à voir au collège (3e) et au lycée (terminale) en histoire pour la page sur la guerre d’Algérie et sa représentation filmique et en éducation civique pour la question de l’intégration et du racisme.
