Nous reproduisons ici l’article tel qu’il est paru dans le journal « l’union » du lundi 4 septembre 2006.
Mme le Maire de Mondement remercie les participants.
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La fanfare de Broyes-Férebrianges a joué les hymnes nationaux et les sonneries britanniques, allemandes et françaises. La musique a résonné autour du Monument national de la bataille de la Marne à Mondement. Comme chaque année, il s’agit de rendre hommage aux nombreux soldats morts lors de la Première Guerre mondiale. « C’est un devoir de mémoire », relève un spectateur.
A cette occasion, les honneurs ont été rendus par l’Association Mondement 1914, présidé par le lieutenant-colonel Claude Domenichini, le 1er RMAT de Woippy en Moselle, le détachement de Connantray et de l’ESMU d’Allemant ainsi que les vétérans du Royal Fusiliers de Londres et les officiers de la 37e JãgerBrigade de Saxe.
L’appel aux morts au cimetière de Mondement avec le dépôt de gerbes.
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« Mon père avait 16 ans quand il est parti à la guerre de 14-18. Il avait menti sur son âge pour participer au conflit, car il croyait que cela ne durerait que 6 mois. Malheureusement, c’était parti pour 4 ans. », raconte un des vétérans du Royal Fusiliers de Londres. « Il s’est battu contre les Allemands dans la Somme puis il est parti à Mons en Belgique pour repousser les Allemands et les Autrichiens. Il a survécu à la guerre. Mais il est revenu traumatisé. Il refusait toujours de parler de son vécu car c’était triste. », raconte l’anglais avec nostalgie.
« J’avais 19 ans quand je suis parti à la guerre de 1939-1945. J’étais un gamin à l’époque. Mon dieu ! J’ai perdu de nombreux amis. J’ai été blessé au bras et à la main », montre ce vétéran anglais, anéanti par ces souvenirs tragiques. Ses yeux brillants traduisent une douleur profonde, irréparable. « Aujourd’hui, je me sens meilleur, plus fort. »
Récompensé par la Légion d’honneur, cet ancien combattant était un résistant dans le sézannais lors de guerre de 1940. Il n’a rien oublié. Il raconte son histoire. « On réparait les armes qu’on trouvait à terre, délaissées par les soldats allemands, puis on les stockait. Je ne me suis jamais fait prendre car j’avais de grandes jambes pour courir », sourit le combattant. « On sabotait les lignes de chemin de fer qui menaient à Paris. On avait traqué un train allemand à Connantre. A la Libération, on ratissait les routes pour ramasser les Allemands et les livrer aux Américains. »
« La mémoire partagée avec les pays ayant vécu les mêmes conflits qu’ils soient alliés ou adversaires, a pour but de renforcer la paix » Claude Domenichini, président de l’association Mondement 1914. ; Les pavillons ont été montés dans l’ordre des nationalités appelées. Un cortège formé des porte-drapeaux, des personalités et de la population se dirige vers la plaque du Général Humbert.
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A la fin de la cérémonie, un appel aux morts a eu lieu au cimetière de Mondement. Des jeunes de l’école primaire ont apporté les gerbes de fleurs aux officiels. Un cortège formé de porte-drapeaux, de personnalités et de la population s’est dirigé vers la plaque du général Humbert, commandant la division marocaine qui verrouilla les Marais de Saint-Gond. La cérémonie s’est achevée sur un vin d’honneur dans la cour du château.
Hélène Huet
« Je faisais partie de l’armée de l’air durant la guerre d’Algérie et du Maroc en 1955-1956. Je m’occupais de la radiogoniométrie. Je recherchais la position des avions », évoque Christian âgé de 72 ans.
Les nombreux combattants des guerres coloniales en Algérie, Maroc, Indochine, Vietnam étaient aussi présents durant la cérémonie.
Erell-Isis et Régis ont dégagé une grande émotion à travers l’histoire du capitaine Cuttoli.
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En 1951, Armand est parti pour la guerre d’Indochine dans le 3e bataillon commandants coloniaux parachutistes. « A la fin de la guerre d’Indochine, je me suis retrouvé prisonnier à Diên Biên Phu pendant 3 mois et demi. » Une épreuve très difficile pour Armand. En effet, la bataille de Diên Biên Phù est sans doute la plus furieuse et la plus longue bataille du corps expéditionnaire français en extrême—Orient.
H.H
Place à la jeunesse. Quelques enfants de l’école primaire d’Anglure ont assisté à la cérémonie. « C’est important qu’ils soient là, la première guerre mondiale fait partie du programme scolaire » annonce Marie-France Leblanc, directrice de l’école.
Au cours de la cérémonie, deux jeune étudiants, Erell-Isis et Régis issus de la classe préparatoire de mathématiques et physiques, ont récité un texte rappelant l’histoire tragique du capitaine Cuttoli lors de la première guerre mondiale. Erell- Isis est entrée aujourd’hui à l’école polytechnique de Paris. Parallèlement, Erell-Isis entre à l’armée pour 8 mois de stage. Régis âgé de 18 ans, entame sa deuxième année de préparation à Lille. Ses ambitions : entrer à l’Ecole Nationale de Paris.
H.H