Nous avons reçu, de notre Bureau National, une lettre nous informant du projet d’une association OAS de raviver la flamme du Soldat Inconnu à l’arc de triomphe le 5 juillet 2006. Nous reproduisons ici cette lettre puis celle qui a été adressée, en protestation, au Président de la République.
L’ARAC de la Marne est solidaire de cette protestation.
Il faut, en effet, que soient mis hors d’état de nuire tous les membres de l’ex OAS qui ont bénéficié d’une grâce injustifiée alors qu’ils étaient responsables, avec la complicité des hommes politiques, de tant de crimes contre le peuple Algérien et de tant de morts Algériens et Français.
Ils représentent le colonialisme, le racisme et la xénophobie que nous combattons fermement car responsables de la plupart des guerres.
Il faut d’autant plus les stigmatiser qu’il faut les différencier des anciens Français d’Algérie, souvent des simples salariés, qui cohabitaient honnêtement, souvent amicalement, avec les Algériens en les considérant comme leurs égaux .
Ils ont toujours condanné les brutalités de l’OAS et de l’armée française ; plus, souvent, que la plupart des Français de France.br/>
Ceux-là étaient souvent pour l’Algérie Française mais avec une sincérité desintéressée et avec une compassion pour le peuple Algérien.
Nous ne les blamons pas car ils font partie des victimes de cette guerre au même titre que les nombreux algériens qui, surtout avant la guerre, ne réclamaient que des lois et des actions pour l’égalité des droits.
Voici les 2 lettres que nous venons de citer :
Villejuif le 23 juin 2006
Objet : Manifestations des Criminels de l’OAS et de leurs affidés.
Cher(e)s Camarades,
Dès que nous avons appris que l’ADIMAD - qui se qualifie elle-même de « Vitrine du juste combat de l’Algérie française » - appelait à un ravivage de , sous le couvert de « l’Association des Anciens du Lycée la Morissière à Oran » (ALLO) le 5 juillet prochain, au nom de notre Secrétariat National, le Président Raphaël VAHÉ, a adressé une lettre à Monsieur Jacques CHIRAC, Président de la République et à Monsieur Dominique de Villepin, Premier Ministre. Nous leur avons fait part de notre vive indignation et de notre protestation la plus affirmée devant les informations dont nous venions de prendre connaissance sur le site Internet de « l’Association Défense Intérêts Moraux Anciens Détenus » (ADIMAD.
Après la cérémonie d’hommage aux criminels de l’OAS à Perpignan le 7 juin dernier, l’ADIMAD entend aussi rendre un nouvel hommage à Roger Degueldre sur sa tombe le 1er juillet et une autre cérémonie est prévue le 5 juillet au cimetière de Hyères.
Il est inadmissible pour notre association que cette organisation dont 600 membres sur 750 ont été condamnés pour leurs participations aux actions de l’OAS et qui s’affirme à la fois « apolitique et en lutte de toutes ses forces contre les gaullistes, les communistes, les porteurs de valises, les gens de SAC et de Corde » ne soit pas interdite de manifestation. C’est pourquoi nous avons tenu à préciser au chef de l’état et à son premier Ministre que notre association entend voir la loi s’appliquer avec la plus grande rigueur à son encontre. En conséquence, nous avons demandé l’interdiction de toutes les cérémonies d’hommage aux criminels de l’OAS dont elle a pris ou prendra l’initiative.
Nous avons par ailleurs écrit au Ministre délégué aux Anciens Combattants et Victimes de guerre, au Ministre de la Défense, au Ministre de l’Intérieur et au Ministre de l’Éducation nationale pour leur exposer cet état de faits et solliciter leurs appuis auprès du Président de la République et du Premier Ministre.
Il est évident que ces événements méritent la plus grande attention de la part des responsables de I’ARAC à tous les niveaux afin que la rapidité de nos réactions permettent une efficacité certaine lorsque celles-ci s’avèrent nécessaire.
Comme preuve de cette affirmation, l’intervention du Président de l’UFAC, sollicitée par la Commission unanime du Civisme et de la Mémoire de l’UFAC, elle-même informée par nos soins, a conduit aussitôt le général commandant la place de l’Arc de Triomphe à interdire à « l’Association des Anciens du lycée la Morissière à Oran » de venir se présenter à l’Arc de Triomphe le 5 juillet pour y déposer une gerbe et raviver la Flamme.
Villejuif le 20 juin 2006
Monsieur Jacques CHIRAC Président de la République
Palais de l’Élysée
55 rue du Fbg St Honoré 75800 PARIS
Monsieur le Président,
Nous tenons à vous faire part de notre vive indignation et de notre protestation la plus affirmée devant les informations dont nous venons de prendre connaissance sur le site Internet de « l’Association Défense Intérêts Moraux Anciens Détenus », ADIMAD ; qui se qualifie elle-même de « Vitrine du juste combat de l’Algérie française ».
Après la cérémonie d’hommage aux criminels de l’OAS à Perpignan le 7 juin dernier, l’ADIMAD entend rendre un nouvel hommage à Roger Degueldre sur sa tombe le 11er juillet et une autre cérémonie est organisée le 5 juillet au cimetière de Hyères.
Mais I’ADIMAD ne s’en tient pas à ces seules cérémonies, elle appelle à un ravivage de la flamme à l’Arc de Triomphe de Paris, sous le couvert de « L’Association des Anciens du lycée La Morissière à Oran » , ALLO, ce même 5 juillet 2006 à 18h30.
Il est inadmissible pour notre association que cette organisation dont 600 membres sur 750 ont été condamnés pour leurs participations aux actions de l’OAS et qui s’affirme à la fois « apolitique et en lutte de toutes ses forces contre les gaullistes, les communistes, les porteurs de valises, les gens de SAC et de Corde » ne soit pas interdite de manifestation.
C’est pourquoi notre association estime que la loi doit s’appliquer avec la plus grande rigueur à son encontre.
En conséquence, nous vous demandons, Monsieur le Président, de faire interdire toutes les cérémonies d’hommage aux criminels de l’OAS dont elle a pris ou prendra l’initiative.
Certains que vous comprendrez notre démarche, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre haute considération et de nos sentiments patriotiques et républicains.
Pour le Secrétariat National de l’ARAC,
le Président,
Raphaël VAHÉ