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Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne 2007/2
Publié le jeudi 26 avril 2007, mis à jour le vendredi 6 juillet 2007
 

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Reims : Union nationale des combattants : les présidents se réunissent
 
Suite à leurs congrès et bilans, les présidents des sections UNC (Union nationale des combattants) du groupe Marne se sont réunis à Châlons-en-Champagne où ils ont adressé leurs félicitations « à toutes les personnes qui ont œuvré à leurs diverses actions ».

Ils ont déclaré « avoir bon espoir de voir la date du 11 Novembre retenue comme journée nationale du souvenir et de la mémoire, tout en maintenant les autres commémorations spécifiques ». Ils espèrent également voir, selon les critères, « l’attribution de la carte du combattant aux militaires ayant effectué un séjour en Algérie de juillet 1962 à juillet 1964, du fait même qu’il y eut 488 tués dans leurs unités ».

Les participants ont constaté que « la pérennité de l’UNC est assurée par les nouvelles générations de soldats de France, à savoir toutes les personnes ayant accompli leur service national et plus ainsi que les OPEC (opérations extérieures) qui ont participé ou participent aux nouveaux conflits et actions humani- taires ».

Enfin, ils se sont réjouis de la présence active des veuves d’anciens combattants au sein des sections actuelles. Une présidente départementale sera élue lors du prochain congrès en 2008.

Pour tout renseignement, téléphoner au 03.26.60.42.50.

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Souain-Perthes-lès-Hurlus ; Navarin : « En souvenir des sacrifices des unités de l’armée d’Afrique »
 
De gauche à droite : la musique du 1er régiment de Tirailleurs (en tenue de Zouaves), l’école interarmes de Coëtquidan, promotion colonel Delcourt et sa garde au drapeau.
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Zoom sur les combats des monts de Champagne en 1917, au cours desquels les régiments nord-africains se sont particulièrement distingués.

Après la Légion étrangère honorée lors de la cérémonie de 2002, c’est la mémoire des Zouaves, des Tirailleurs, du bataillon d’infanterie légère d’Afrique, des spahis et des chasseurs d’Afrique qui a été évoquée.

L’honneur rendu à ces hommes tombés nombreux dans cette attaque a été commenté par Jacques Brissart, membre de l’ASMAC (association du souvenir aux morts des armées de Champagne) et organisateur de la cérémonie.

Organisée lundi au pied du monument de Navarin à Souain-Perthes-les-Hurlus, elle a réuni une assistance nombreuse : les autorités civiles et militaires, plus de soixante porte-drapeaux, des représentants d’amicales d’anciens zouaves et tirailleurs…

La marche des Zouaves

Le 1er Régiment de Tirailleurs (le seul restant) stationné à Épinal était présent. Sans unité de Zouaves à ses côtés puisqu’il n’en existe plus, mais avec sa « Nouba », c’est-à-dire sa musique en tenue de tradition : gilet bleu foncé, pantalon bouffant à la turque, ceinture de toile et chéchia rouge.

La tradition des Zouaves était respectée grâce à la promotion du colonel Delcourt de l’école militaire interarmes de Coëtquidan.
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L’historique des Zouaves (du nom de la tribu kabyle des Zaouaoua composée d’indigènes et de Français qui participèrent à toutes les campagnes des XIXe et XXe siècles et aux guerres de 14-18 et de 39-45), puis celui des Tirailleurs (trois bataillons créés en 1841 à partir des troupes supplétives, et en 1913 avec le lieutenant Juin) a été suivi de l’allocution du général Xavier Gouraud, président de l’ASMAC, qui a insisté sur le sens du devoir.

Le dépôt de gerbe et « La marche des Zouaves » interprétée par l’Union musicale ont clôturé la première partie de la cérémonie.

Puis la messe devant le monument a été célébrée par l’aumônier du 40e RA de Suippes. Le pèlerinage habituel vers l’une des nécropoles nationales du secteur a conduit au cimetière du Bois du Puits situé sur la route de Reims, près d’Aubérive. Lors de la prochaine cérémonie de Navarin fixée au dimanche 14 septembre 2008, l’accent sera mis sur l’offensive du 26 septembre 1918 menée par la IVe armée française et la 1re armée américaine.

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Michel Céotto n’est plus
 
Michel Céotto laissera l’image d’un homme d’une grande gentillesse.
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Nous venons d’apprendre avec tristesse le décès de l’ancien résistant Michel Céotto à son domicile de Vitry-le-François ce lundi 25 juin, au lendemain de la journée du Maquis des Chênes de Margerie-Hancourt.

Né le 1er mai 1924 à Jonchery-sur-Vesle, c’est à l’âge de 20 ans que Michel Céotto, alors ouvrier agricole dans une ferme d’Arzillières, s’engage dans le Maquis des Chênes, pour échapper au Service du travail obligatoire.

À la fin de la guerre, Michel Céotto s’engage jusqu’en 1952 au côté de son chef, le commandant François de La Hamayde comme beaucoup de ses camarades du Maquis, et finira sa carrière militaire à Berlin.

En 1949, Michel Céotto épouse Ghislaine Diot, qu’il avait rencontrée lors d’un mariage à Arzillières, « où il a eu un coup de foudre… » comme il aimait à le dire. De cette union sont nés sept enfants : Marie-Christine, Yannick, Jean-Éric, Francis, Martine, Brigitte et Thierry. Onze petits-enfants et cinq arrière petits-enfants sont venus agrandir la famille.

En quittant l’armée, il travaille avec son beau-père tailleur de pierre René Diot et crée en 1952, ce qui deviendra Céotto Marbrerie, dont il était encore administrateur.

Il prendra une retraite bien méritée en 1985 en laissant la place à trois de ses enfants. Décoré de la Médaille commémorative 39/45 avec barrette « Libération » le 28 août 1974, Michel Céotto portera pendant plus de trente ans le drapeau du Maquis des Chênes sur toutes les cérémonies commémoratives de l’arrondissement.

D’une grande bonté, Michel Céotto aimait la nature, les chevaux et les voyages. Ceux qui ont bénéficié de sa grande générosité viennent de perdre un ami, lui qui savait « donner sans rien attendre en retour »…

Fidèle à sa simplicité, il a demandé à être incinéré dans l’intimité familiale ce jeudi au centre funéraire de Châlons-en-Champagne. À l’ensemble de sa famille et de ses amis, l’union présente ses sincères condoléances.

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Mutins du Chemin des Dames : les familles sur les lieux
 
Une dizaine de familles de soldats mutins « fusillés pour l’exemple », en 1917 pendant la Première Guerre mondiale, reviennent aujourd’hui et demain sur les traces de leurs ancêtres au Chemin des Dames.
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Une dizaine de familles de soldats mutins « fusillés pour l’exemple » en 1917 pendant la Première Guerre mondiale reviennent vendredi et samedi sur les traces de leurs ancêtres dans l’Aisne, pour les 90 ans de la bataille du Chemin des Dames.

« On va leur faire visiter les lieux des mutineries de 1917, les lieux des combats et les lieux d’exécution », résume l’organisateur des deux journées, l’historien Denis Rolland, auteur de « La grève des tranchées ».

« Je suis très émue », affirme Martine Lacout-Loustalet, la petite-nièce de Jean-Louis Lasplacettes, l’un des 27 mutins fusillés pour avoir refusé de retourner au front lors de l’offensive Nivelle, un sanglant échec de l’armée française. A 55 ans, Mme Lacout-Loustalet a découvert par petites touches l’histoire de son grand-oncle, à son retour en 1989 dans les Pyrénées-Atlantiques.

Depuis cette révélation en 1992, elle se bat pour que le nom de son grand-oncle, membre du 18e Régiment d’infanterie, figure sur le monument aux morts du village. « C’est encore difficile. Il y a des gens dont les grands-parents ont été combattants et sont morts… honorablement on va dire. Le maire m’a dit qu’on allait y aller doucement », raconte-t-elle.

Organisateur du voyage, Denis Rolland préfère parler de réintégration dans la mémoire collective, comme Lionel Jospin alors Premier ministre en 1998, plutôt que de réhabilitation. « A mon avis la réhabilitation n’a pas beaucoup de sens 90 ans après. Comment se replacer dans le contexte ? », s’interroge-t-il.

En 1998, les propos de Lionel Jospin, pourtant mesurés, avaient provoqué une belle polémique, sur fond de cohabitation avec Jacques Chirac.

Neuf ans plus tard, les organisateurs sont prudents.

« Le conseil général a lancé un appel à projet. La Société historique de Soissons que je préside y a répondu.

Le vendredi à 18H00, il y a une petite réception au conseil général de l’Aisne. Mais ce n’est pas un voyage officiel. C’est privé », prévient M. Rolland.

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Maurupt-le-Montois : Journée conviviale pour les anciens combattants
 
Le méchoui se prépare.
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Les anciens combattants, anciens prisonniers, anciens combattants d’Algérie ont l’habitude de se retrouver chaque année pour une journée d’amitié.

Le terrain de sport de Maurupt-le-Montois semble avoir pour eux une faveur certaine pour y préparer un méchoui et réunir familles et amis.

Ils étaient ainsi 65, samedi dernier, à partager un moment très convivial.

 

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Reims : Quand les nazis lorgnaient sur trois Cranach du Musée
 
Goering voulait mettre ses Cranach dans son château de Neuschwanstein.
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NON contents d’occuper la France, les nazis, sous la houlette d’Hermann Goering, avaient mis en place tout une filière pour piller le maximum d’œuvres d’arts en spoliant des Juifs ou en prélevant dans le patrimoine des collectivités.

Ainsi, quelques jours après la découverte, dans un coffre d’une banque à Zurich, d’œuvres volées de Monet, Renoir, Dürer, c’est Marc Rayssac, ancien directeur de l’école Turenne qui raconte dans un ouvrage intitulé : « L’exode des musées » comment la ville de Reims a empêché en 1943 le départ de trois dessins de Cranach que voulaient absolument posséder les Allemands. Histoire.

L’affaire des Cranach
Sitôt la déclaration de guerre, le 26 août 1939, des œuvres majeures du Musée Saint-Denis (aujourd’hui Musée des Beaux Arts) avaient été stockées au château d’Echuilly à Les Verchers-sur-Layon (Maine-et-Loire). L’artiste Guillaume Ernest Pellus, l’oncle du journaliste-écrivain Daniel Pellus, avait été nommé conservateur du site.

On y croyait les œuvres bien à l’abri jusqu’au jour ou en en février 1943, le maire de Reims, Joseph Bouvier reçoit une singulière proposition émanant d’Abel Bonnard, ministre de l’Education du régime de Vichy surnommé « Gestapette » se faisant l’interprète des Allemands. Il était proposé à la ville de Reims de lui échanger trois dessins, (des portraits) réalisés au pinceau par Cranach l’ancien intitulés : « Johann Friedrich », « Sibylle de Clèves » et « prince de Saxe » contre deux Cranach appartenant au Deutsches museum de Berlin « susceptible d’enrichir les collections rémoises ».

En liaison avec la commission administrative du musée et du comité consultatif des Beaux Arts de la ville, le maire se souvenant qu’en 1927-1937 les Allemands avaient déjà fait une campagne de presse en disant que les Cranach leur avaient été volés, prit le dossier à bras le corps pour mieux… le faire traîner. Dans une ville hantée par l’incendie de la cathédrale, pas question de laisser partir des éléments d’une collection unique au monde.

Organisation de la Résistance

Les commissions sont unanimes : « Il est interdit à la ville de procéder à un tel échange pour trois raisons : la ville doit respecter la volonté d’un donateur (Antoine Ferrand de Monthelon) même si celui-ci est décédé depuis près de deux siècles ; les conditions d’un legs sont toujours considérées comme définitives. Il est possible de modifier leur caractère impératif que si une entente était possible avec les héritiers d’un testateur. Or il n’existe plus d’héritiers à M. de Monthelon. La ville de Reims est responsable de son patrimoine à l’égard de ses administrés présents ou futurs, et ne peut courir le risque de voir s’ouvrir actuellement ou plus tard une discussion sur la qualité de l’échange. »

La commission nationale appuyée par Jacques Jaujard, directeur des musées nationaux demanda au gouvernement français « protecteur né du patrimoine national » qu’aucune suite ne soit donnée à cette demande, « une opération inopportune qui rencontrerait la réprobation unanime, non seulement des innombrables amis du musée de Reims, mais du monde artistique français. »

Finalement les œuvres que certains se proposaient même de cacher dans des caves ou de rapatrier au Musée « proche de la caserne des pompiers » furent rapatriées du Maine et Loire à Reims le 1er décembre 1945.

 

Un trésor unique au monde

 

Le portrait intitulé Johan Friedrich par les nazis
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Le portrait intitulé Sibylle de Clèves par les nazis
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Le portrait intitulé Prince de Saxe par les nazis
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Si pour les nazis, les trois tableaux réalisés par Cranach l’ancien (1472-1553), peintre attitré de Jean Frédéric Le Magnanime, électeur de Saxe, symbolisaient à coup sûr avec la Poméranie, l’Allemagne profonde aux visages bien typés, pour le musée Saint-Denis les œuvres n’en étaient pas moins importantes.

Ils constituent les éléments d’une série de treize Cranach (père et fils) légués par Antoine Ferrand de Montheon qui les utilisaient comme modèles pour les élèves de l’école de dessin de Reims. Des portraits d’environ 39 x 25 cm qu’on avait même au départ attribué à Dürer. C’est en 1881 que Loriquet pu prouver qu’il s’agissait bien de Cranach, treize Crananch considérés comme « les joyaux, les trésors, la véritable richesse artistique, l’honneur du musée des Beaux Arts » n’hésite pas à dire Marie Hélène Montout, attachée de conservation au musée rémois qui nous révèle bien d’autres surprises sur ces trois œuvres.

Des portraits rebaptisés

En réclamant sans doute pour des raisons hautement symboliques ces trois tableaux, les nazis étaient en fait très approximatifs car il s’avère, après vérification par des spécialistes que les identités des trois personnes portraitisées par Cranach ne seraient pas les bonnes.

Johan Friedrich : I l ne s’agit pas de Jean-Frédéric le Magnagnime mais de Wolfgang, prince d’Anhalt (1492-1566) à la tête de la maison célèbre d’Ascanie. Il est connu pour avoir défendu et protégé Luther et sa Réforme. Courageux, vigoureux chevalier « ils faisaient partie » écrit Marie Hélène Montout « des 400 princes qui par leur territoire dessinent un ensemble purement géographique du Saint empire romain germanique et par leurs pouvoirs sont quasiment indépendants de l’autorité impériale. »

Sibylle de Clèves : Il s’agit en fait de Catherine, princesse de Brunswick-Grubenhagen, femme de Jean Eernest de Saxe. (1524-1581) qui avait sur sa coiffe la devise de la Saxe : « La vertu avant tout. »

Prince de Saxe : Il n’y a aucune certitude sur l’identité de ce prince de Saxe. Par ailleurs il en existe deux au musée des beaux Arts, deux princes qui pourraient être deux frères. Les treize Cranach du Musée des Beaux Arts ne sont pas tous présentés ensemble pour des raisons de conservation.

A.M.

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CHALONS : Rallye de la Liberté : 427 élèves ont participé
 
Les élèves ont reçu de nombreuses récompenses…
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… des mains des anciens combattants.
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Cette année, 427 élèves de classes de CM1 et CM2 ont participé au rallye de la Liberté. L’école Clovis-Jacquiert a remporté la 7e édition de ce rallye organisé par la Ville de Châlons-en-Champagne, l’office national des anciens combattants et le comité d’entente des anciens combattants.

Le deuxième prix a été décerné à l’école Ferdinand-Buisson et le troisième à l’école de Saint-Memmie.

Les écoles de la Croix Jean-Robert et Lavoisier ont été recompensées pour leur forte participation avec trois classes chacune.

Au final, toutes les autres écoles participantes (La Fontaine, Branly, Pierre-Curie et Jules-Ferry) ont aussi gagné un prix, en l’occurrence une coupe et un livre biographique sur le résistant Jean Moulin.

La cérémonie de remise des prix s’est déroulée à l’hôtel de ville de Châlons où le groupe a été accueilli par le maire, Bruno Bourg-Broc.

Les membres des anciens combattants et leur président, Jacques Adnot, ont assisté aussi à l’événement. Pour la première fois, ils ont été remerciés d’une médaille pour leur collaboration au rallye. Jacques Adnot a souligné le travail des enseignantes, au regard du nombre de bonnes réponses aux questions sur la Seconde Guerre mondiale dans les six tentes de campagne qui ont été installées sur la Butte des fusillés.

 

 

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ESTERNAY : Un souvenir de jeunesse
 
De gauche à droite :Daniel Vandier, Jacques Remy et Lucien Brochot.
Comme chaque année, Daniel Vandier d’Esternay et Lucien Brochot de Joiselle, tous deux âgés de 85 ans, ne manqueraient pour rien au monde la cérémonie de commémoration de l’appel du 18 juin 1940.

Ces deux vétérans aiment livrer leur souvenir : « C’était le 13 juin 1940, le garde champêtre est passé avec son tambour dans les rues d’Es¬ternay et dans les villages en donnant l’ordre à la population de partir. Où on ne savait pas, mais une chose était sûre c’est que tout le monde partait avec ses bêtes, le matériel, les voitures. » Pour la famille Vandier, ce fut la Nièvre à Bondieuse exactement et pour la famille Brochot elle s’est arrêtée dans l’Aube à La Grange aux Bocages.

« Nous avions 18 ans à l’époque lorsque nous avons entendu à la radio le général De Gaulle lancer son appel. »

Et Jacques Remy, président des anciens combattants, d’ajouter : Ce fut pour nous une vraie lueur d’espoir… »

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BOULT-SUR-SUIPPE : Les anciens combattants en Normandie
 
Trois jours de voyages pour les anciens combattants de l’UNC de Boult-sur-Suippe et les sympathisants. Ainsi 50 personnes ont embarqué dans un bus, pour un départ matinal.

Premier arrêt de courte durée à la basilique de Lisieux, puis déjeuner et découverte du mémorial de Caen, musée relatif à la Seconde Guerre mondiale.

Deuxième journée, consacrée à Cherbourg, avec visite guidée de la cité de la mer, visite audioguidée du sous-marin « le redoutable », et balade en mer dans la rade de Cherbourg.

Sur le chemin du retour, arrêt à Sainte-mer-l’église, dont le clocher porte encore le parachute qui l’a rendue célèbre.

Le 3e jour, une visite impressionnante, celle du cimetière américain de Colleville, qui regroupe 9.387 tombes, son monument situé en haut de la falaise en surplomb de la plage d’Omaha Beach. Une visite du musée de Saint-Laurent-sur-Mer et un arrêt déjeuner dans le petit port de Port-en-Bessin.

Le retour fut très tardif, mais malgré tout, l’ensemble des participants était enchanté à la fois par le programme et par la météo qui s’est montrée très clémente.

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BAZANCOURT : Les collégiens au musée de la reddition
 
Les élèves germanistes de 6e et de 5e, de la section européenne allemand du collège Pré-Bréart de Bazancourt, accompagnés de Colette Pallesen, professeur d’allemand, se sont rendus à Reims, pour visiter le musée de la reddition.

Afin de tirer un meilleur bénéfice de toutes les informations dont recèle ce lieu historique, les élèves ont rempli pendant leur visite un questionnaire enquête après avoir visionné un film sur les origines du musée.

Ensuite ils se sont rendus sur le parvis de la cathédrale pour y découvrir la plaque commémorative de la rencontre à Reims, en juillet 1962 du Général De Gaulle et du chancelier Adenauer.

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TINQUEUX : La Croix d’officier pour Paul Caillet
 
Paul Caillet a reçu la Croix d’officier de l’ordre national du Mérite.
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La commémoration de l’appel du 18 juin s’est déroulée à la stèle du Général de Gaulle à Tinqueux, en présence de Jean-Pierre Fortuné, conseiller général, maire de Tinqueux, de Renaud Dutreil, député, dont ce fut la première sortie officielle, de Fiona Desseaux, maire-enfant, de Serge Billa, président des ACVG, des porte-drapeaux, des sapeurs-pompiers, de la fanfare les Dauphins et de nombreuses personnalités civiles et militaires et d’Aquatintiens.

Après la lecture de l’appel historique par Elise Malet, élève à l’école du Pont de Muire, en classe de CM1/CM2, a eu lieu le dépôt de gerbes, suivi de l’hymne national et d’un moment de recueillement.

Lors de cette cérémonie, Paul Caillet, titulaire de la médaille militaire ainsi que de nombreuses Croix de guerre, a été décoré, par Gilbert Laplace, commandeur dans l’ordre de la Légion d’honneur, de la Croix d’officier de l’ordre national du Mérite.

Cette cérémonie s’est clôturée en l’hôtel de ville par le verre de l’amitié.

 

 

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ESTERNAY : Une page d’histoire
 
Patrice Valentin, maire d’Esternay donne lecture de l’Appel du Général de Gaulle du 18 juin 1940.
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« Quoiqu’il arrive la flamme de la résistance française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra jamais », extrait de l’appel du Général de Gaulle dans son discours prononcé sur la BBC radio Londres le 18 juin 1940.

Lundi, en fin d’après-midi, place du Général de Gaulle à Esternay, en présence des personnalités, des élus, des porte-drapeaux et du public, Jacques Rémy président des anciens combattants a relaté une page d’histoire, puis ce fut au tour de Patrice Valentin, maire, de lire le discours prononcé par le Général de Gaulle il y a 67 ans.

 

 

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Épernay : Concours de la Résistance : neuf lauréats à l’honneur
 
Les lauréats entourés des personnalités.
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C’est dans les salons de l’hôtel de ville que la municipalité d’Epernay vient de mettre à l’honneur les lauréats du concours de la Résistance et de la Déportation : quatre élèves du lycée Léon-Bourgeois, quatre élèves du lycée Godart Roger, un élève du collège Côte-Legris.

Une manifestation qui rassemblait d’anciens Résistants et Déportés comme Yvette Lundy, vice-présidente de l’Union départementale des combattants volontaires de la Résistance, René Guillepain, président départemental de la FNDIR, Maurice Lesanne, président départemental des médaillés de la Résistance, Denis Niclet, ancien résistant, mais encore des représentants d’associations patriotiques, des parents, les principaux, proviseurs et enseignants des établissements scolaires.

Dans son allocution d’accueil, le maire Franck Leroy a félicité les lauréats pour la qualité de leurs devoirs mais aussi les anciens Résistants-Déportés qui apportent leur témoignage dans les collèges et les lycées pour que perdure le devoir de mémoire.

Les personnalités remettaient alors leurs prix aux lauréats, un diplôme et plusieurs ouvrages littéraires.

Les lauréats :
  •  Lycée Léon-Bourgeois : Margot Perez, Marie Proix, Sébastien Viaux, Amélie Van Puyenbrock.
  •  Lycée Godart Roger : Éliane Boulonnais, Damien Gadret, Carole Robert, Cyrielle Woimant.
  •  Collège Côte-Legris : Frédérique Houchard.

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    union070621aca- Département - Marne

    Sainte-Menehould : La fête au moulin de Valmy dimanche
     
    Les ailes du moulin de Valmy devraient tourner dimanche si le vent souffle au moins à 25 km/h.
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    Le vent fera-t-il tourner les ailes du moulin de Valmy, telle est la question que se posent les organisateurs de cette première « fête au moulin ».
    Un professionnel se chargera de l’opération mais il faut , une fois les toiles mises, que le vent souffle au moins à 25 km/h.

    Car c’est bien le moulin, entièrement reconstruit sur le modèle d’un moulin champenois et inauguré en septembre 2005, qui sera la vedette de cette manifestation ; des visites guidées ( 20 mn ) seront organisées pour retracer l’histoire du moulin depuis la bataille du 20 septembre 1792 et comprendre comment il fonctionne.

    D’autres stands et animations complèteront cette fête avec en particulier des baptêmes en hélicoptère qui permettront de découvrir le site de Valmy, moulin et statue du général Kellermann, d’en haut ; de quoi faire des photos originales…

    On pourra aussi se restaurer sur place. Cette journée s’inscrit dans la fête nationale des moulins de France.

    Fête au moulin de Valmy dimanche 24 juin de 10 à 19 heures ; entrée gratuite.

    Pour se rendre à Valmy, quitter l’autoroute A4 à Sainte-Ménehould et prendre la direction de Reims.

     

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    union070619aca- Département - Marne

    Dormans : aujourd’hui la famille Lemke sait !
     
    John Lemke, neveu de Henry : A l’époque il était important de se battre ».
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    Sur la route libératrice qui portait les troupes alliées, la mort pouvait frapper à chaque instant, au détour d’un virage, d’un bois, d’un village.

    Par une belle journée d’août 1944, le 28 de ce mois, le soldat Américain Henry Lemke est tombé, lui qui avec ses camarades de la 40e compagnie de bataillon de chars d’assauts venait d’être applaudi, aimé par les habitants de Dormans.

    Un obus Allemand venait de toucher son blindé, sort que trois autres véhicules de sa colonne devaient aussi connaître.

    Dans le Minessota, ce drame touchait une famille qui ne devait connaître que peu de chose de la mort d’Henry, sinon qu’il avait donné sa vie sur le territoire de Dormans en France.

    Mais c’était sans compter sur l’opiniâtreté de John, un neveu d’une quarantaine d’années, qui désirait lever le voile sur ce drame humain et familial. Plus de 60 ans après, John a donc fait le voyage en terre dormaniste, accueilli par les bénévoles du mémorial des victoires de la Marne, par des historiens locaux, par des témoins qui ont vécu cette libération de Dormans, tous tentant d’expliquer, de renseigner leur hôte visiblement très heureux d’un accueil qui pourtant n’avait rien d’officiel.

    « Toute la famille est extrêmement reconnaissante. Nous ne savions pas grand-chose, mais aujourd’hui nous savons et en sommes extrêmement heureux », devait faire savoir John par l’intermédiaire de son traducteur.

    Et à la question d’actualité : « John que pensez-vous des jeunes hommes qui actuellement et tout comme votre oncle il y a 63 ans, perdent leur vie mais en Irak ? » John de répondre : « Mon oncle dans la famille n’est pas considéré comme un héros. On ne savait pas et nous voulions avoir des informations. L’Irak, c’est tout à fait différent. Nous soutenons notre armée, l’opinion de chacun doit se faire. Au cours de la seconde guerre mondiale, il était très important de se battre, mais on ne voyait pas les morts revenir comme c’est actuellement le cas ».

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    union070615ace- Locales - Reims

    Appel
     
    Les cérémonies commémoratives de l’appel du 18 juin lancé par le Général De Gaulle débuteront à Reims à 18 heures au monument au Morts de la place de la République.

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    union070615acd- Locales - Vitry

    En hommage aux soldats tués en Indochine
     
    Lors du dépôt de gerbes.
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    Vendredi dernier, en fin d’après-midi, une dizaine de porte-drapeaux a rendu hommage aux combattants d’Indochine, dans le cadre de la Journée nationale d’hommage aux morts en Indochine.

    Dee présidents d’associations d’anciens combattants, des élus et de nombreux anciens combattants d’Indochine étaient présents à la cérémonie.

    Dans son allocution, le sous-préfet Julien Le Gars, a rappelé le rôle de cette journée nationale, « où la France rend hommage à la mémoire de ses enfants tombés au champ d’honneur en Indochine ». « Pour la troisième année, sur tout le territoire national, la République salue officiellement l’action, le courage et le sacrifice des soldats ayant combattu sur ces terres lointaines. Trop longtemps et injustement oubliés, ils méritent notre respect et notre reconnaissance », a-t-il ajouté.

    Trois vitryats sont morts au champ d’honneur en Indochine : Marcel Coppin, Raymond Heck et Fernand Godbillot.

    La cérémonie s’est terminée par des dépôts de gerbes de la part du sous-préfet, du conseil municipal, de l’établissement central de ravitaillement militaire de Marolles, du comité d’entente des anciens combattants et des anciens d’Indochine de moins de 20 ans devant le monument aux morts.

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    union070615acc- Locales - Epernay

    Appel du 18 Juin
     
    Comme chaque année, la capitale du champagne commémorera l’appel du général de Gaulle le lundi 18 juin.

    A 18 h 45, rassemblement place de la République des porte-drapeaux, de l’Avenir Musique, de la garde des sapeurs-pompiers, des personnalités, invités, délégations d’anciens combattants, FFI, Déportés et associations d’anciens militaires.

    A 19 heures, cérémonie au monument aux martyrs de la Résistance, dépôt de gerbes.

    Départ en cortège au monument aux morts de l’Hôtel de ville pour un second dépôt de gerbes.

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    union070615acb- Département - Marne

    Anciens combattants
     
    La Fédération nationale des anciens combattants d’Indochine, des Toe-ME, d’Afrique du Nord et des rapatriés d’Algérie tient son assemblée générale se son groupement de la Marne le samedi 23 juin à 14 h 30 à Châlons-en-Champagne.

    Une réunion d’information est par ailleurs prévue le samedi 23 juin de 10 à 12 heures à Reims, salle 105 sur la maison des associations, rue du Barbâtre.

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    union070615aca- Locales - Reims

    FISMES : Témoignages de déportés au collège
     
    Des témoignages bouleversant.
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    Les classes de 3e du collège Thibaud-de-Champagne de Fismes ont assisté aux témoignages poignants et émouvants de Mme Paté et de M. Gourlin, deux déportés de la Seconde Guerre mondiale.

    Alors qu’ils étaient engagés dans la résistance, respectivement à 20 et 14 ans, ils ont été dénoncés, arrêtés et torturés par la Gestapo, ils ont été ensuite emmenés dans le camp de concentration de Ravensbrûck.

    M. Gourlin ne pesait que 27kg à son retour de déportation.

    Des témoignages bouleversants et nécessaires pour les adolescents afin qu’ils œuvrent pour que de telles atrocités ne se renouvellent pas.

     

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    union070614acb- Locales - Epernay

    DORMANS : Une cérémonie samedi en souvenir d’un soldat américain mort à Dormans
     
    Un char américain comme celui dans lequel se trouvait Henry Lemke, mort à Dormans le 28 août 1944.
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    « Je vous écris en espérant que vous pourrez me donner des informations concernant la mort de mon oncle, à Dormans, pendant la seconde guerre mondiale. Henry Lemke est mort dans un char de l’armée US, frappé par l’artillerie Allemande, le 28 août 1944. Il avait débarqué en Normandie, seulement 14 jours avant, il était scout de la reconnaissance du peloton du quartier général de la 40 ème compagnie de bataillon de char d’assaut dans la septième division d’armurerie. Ma famille possède peu d’informations, mais grâce à des documents militaires, j’ai su qu’il était mort à Dormans »

    Son neveu sera présent

    Cette lettre est parvenue en début d’année au secrétariat de l’association du mémorial des victoires de la Marne à Dormans. Elle a rapidement renseigné son expéditeur, John Lemke.

    En retour de courrier, une nouvelle lettre des Etats-Unis devait arriver. Elle expliquait : « je visiterai Dormans le 16 juin. Je serai content de rencontrer les membres de l’association du mémorial et les personnes qui ont pu être témoins des événements du 28 août 1944. J’aimerai également voir l’endroit ou mon oncle a donné sa vie ».

    C’est la raison pour laquelle samedi, à 14 heures, une cérémonie du souvenir aura lieu au mémorial de Dormans en hommage au soldat Lemke.

    Son neveu, John, venu des Etats-Unis, sera présent et pourra selon son vœu, visiter le site où est tombé son oncle.

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    union070614aca- Département - Marne

    Avec les anciens du 9e RCP
     
    Des anciens du 9e RCP (régiment de chasseurs parachutistes).
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    René Beaujoin, président régional de l’amicale du 9e Régiment de Chasseurs Parachutistes Lorraine-Champagne-Ardenne, a organisé une cérémonie du souvenir à Saint-Masmes en mémoire des soldats du 9e régiment d’infanterie, qui, en juin 1940, sont morts pour défendre le sol Français.

    La fanfare de Saint-Masmes « Les fanfarons » a ouvert le défilé vers le cimetière et le monument aux morts du village.

    René Beaujoin a offert à Pierre Gérardin une plaque avec les insignes du 9e RCP.

     

     

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    union070613acd- Locales - Chalons

    Les amis de Jean Talon commémorent le débarquement des Alliés
     
    Amis de Jean Talon et anciens combattants étaient nombreux à assister à la diffusion du film.
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    Le président des amis de Jean Talon, ainsi que celui de la maison des combattants avaient, mercredi dernier, convié près d’une quarantaine de personnes à la diffusion d’un film sur les Canadiens et la libération de l’Europe entre 1939-1945.

    Il s’agissait de montrer aux participants l’épopée des Canadiens qui ont participé à tous les combats au cours de la Seconde Guerre mondiale et en particulier le débarquement de Dieppe en 1942 qui hélas a échoué.

    Cette diffusion fait partie d’un cycle animé par l’association des amis de Jean Talon (conférences, débats, films.) et ce depuis plusieurs années.

    Ce type de manifestation est aussi une façon de montrer le rapprochement entre la France et le Québec et de mieux faire connaître les deux pendants de l’Atlantique.

    Des actions sur du plus long terme comme la consolidation du jumelage entre Châlons et Mirabel sont également au cœur des préoccupations de l’association des amis de Jean Talon.

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    union070613acc- Locales - Chalons

    Hommage aux combattants d’Indochine
     
    Les autorités ont déposé des gerbes au même moment partout en France. ; Parmi le public, des anciens d’Indochine qui se souviennent
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    Comme Roger Léger, 77 ans, ancien combattant du bataillon français de l’ONU en Corée, de 1952 à 1953, et d’Indochine jusqu’en 1954, ou Roger Prieux qui fut à 17 ans engagé au 1er RCP en Indochine, ou encore Pierrot Basville, ils sont très peu, mais toujours fidèles, à venir rendre hommage au monument aux morts à leurs frères d’armes disparus lors de cette guerre qui fit quelque 123.000 morts.

    C’est ce vendredi 8 juin, sous la présidence du secrétaire général Carton représentant du préfet de Région, du député-maire Bruno Bourg-Broc, du général Servera, commandant la 1re brigade mécanisée et de nombreuses autorités civiles et militaires, associations d’anciens combattants, porte-drapeaux, de militaires du 402e RA et de l’Harmonie municipale, que s’est déroulée cette journée nationale d’hommage, au monument aux morts de la ville.

    Comme l’a souligné Gaëtan Charlot, président de l’UFAC Marne, en rappelant le sacrifice des combattants : « C’étaient des preux qui ont mené un combat au nom de la France, combat mené avec foi mais perdu avec honneur. » Et d’ajouter : « C’est le peuple de France, uni depuis le fond des âges, qui rend hommage et se souvient au-dessus des à-coups qui ne sont que vibration. Ici, nous sommes avec l’âme de la France. »

    Après un dépôt de gerbes simultané et la musique de l’Harmonie municipale, Jean-Daniel Courot, directeur de l’ONAC Marne, a inauguré à la maison du combattant une exposition sur la guerre d’Indochine.

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    union070613acb - Locales - Reims

    Hommage aux morts d’Indochine
     

    La ville de Reims a organisé vendredi pour la journée nationale d’hommage aux morts pour la France en Indochine, une cérémonie de recueillement au monument aux morts de la Ville.

    De nombreuses personnalités locales, civiles et militaires ont assisté au dépôt de gerbe souvenir et à la lecture par le sous-préfet de Reims du message du ministre des Anciens combattants. « Ils laissèrent, par dizaine de milliers, leur vie en Indochine, le plus souvent au cours d’un assaut ou dans une embuscade. Après que les armes se furent tues, plus des trois quarts des prisonniers ne revinrent jamais des camps de sinistre mémoire ».

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    union070613aca - Locales - Reims

    J. Tourtaux défend l’honneur des cheminots
     
    Jacques Tourtaux et son livre : « Le chemin de l’honneur d’un travailleur du rail » Alain Moyat
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    Après avoir raconté ses étonnants souvenirs de la guerre d’Algérie, Jacques Tourtaux, natif des Ardennes et résidant à Reims, prend la plume pour décrire son parcours professionnel de Rethel à Revin, de Reims à Amagne-Lucquy.

    Il raconte les conditions de vie très dure des manœuvriers de la SNCF entre les années soixante et les années quatre-vingt-dix.

    Dans son ouvrage intitulé « Le chemin de l’honneur d’un travailleur du rail » aux éditions Scipta, le préposé au calage des wagons au triage de Bétheny raconte la dangerosité de son travail.

    Homme de conviction, Jacques Tourtaux, explique pourquoi et comment il a lutté dans son environnement professionnel.

    A.M.

    Pour tous contacts Tél. 03.26.40.62.15 ou jacques.tourtaux@orange.fr

     

     

     

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    union070612aca- Locales - Chalons

    Appel du 18 juin 1940
     
    Les cérémonies commémoratives de l’Appel du 18 juin 1940 lancé à Londres par le Général de Gaulle se dérouleront ce lundi 18 juin, à partir de 18 heures, au monument de la Résistance, boulevard Anatole-France, en présence du préfet et du général Servera, commandant la 1re brigade mécanisée et commandant d’armes de la place de Châlons.

    18 heures :

  •  accueil des autorités par le maire Bruno Bourg-Broc.
  •  Sonnerie par l’Harmonie municipale.
  •  Lecture de l’Appel du 18 juin 1940 par Jacques Songy, président du comité d’entente des anciens combattants et victimes de guerre.
  •  Lecture du message du ministre de la Défense.
  •  Dépôt de gerbes simultané par les autorités au pied du monument de la Résistance et par une veuve de déporté à la plaque des déportés.
  •  Sonnerie aux morts.
  •  Minute de silence.
  •  Hymne national.

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    union070610acb- Département - Marne

    Quand Mondement veille sur ses soldats de 1914
     
    Sur la face Sud du monument, on peut lire l’inscription suivante : « A tous ceux qui, sur notre terre, du plus lointain des âges, dressèrent la borne contre l’envahisseur ».
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    A Mondement, le site et le musée dédiés à la première bataille de la Marne accueillent chaque année près de 13.000 visiteurs. Plus qu’un lieu de mémoire, un élément incontournable du tourisme local

    LES Allemands étant sur la rive Sud des Marais de Saint-Gond, le verrou de Soizy-aux-Bois ayant tenu, les combats emblématiques vont se dérouler à Mondement. Le 8 septembre 1914, le général von Emmich, de son PC au château de Baye, ordonne au 164e Hannovrien de « prendre Mondement quelles que soient les pertes ». La reprise du château de Mondement, le 9 septembre, marque la limite sud de l’invasion. Les pertes de la division marocaine du général Humbert avec ses régiments mixtes de Zouaves et Tirailleurs algériens, sénégalais et tunisiens sont colossales. « J’ai perdu 4.500 fusils en 4 jours dans les Marais de Saint-Gond », dira-t-il. Les combats du 5 au 12 septembre de Senlis à Verdun sont une victoire française que Joffre nommera « La Marne ». De son côté, le maréchal Foch qui commande la 9e armée sur place, affirme : « Les peuples ne perdent la vie que lorsqu’ils perdent la mémoire ».

    Pas 33 mètres mais 35 m 50

    Depuis 1938, une borne de 35 m 50 dominant les Marais de Saint-Gond rappelle aux visiteurs que ce monument élevé par la Nation est là pour perpétuer la mémoire des soldats de la première bataille de la Marne.

    « Pensé en juillet 1930, le monument sera complètement achevé en juin 1938. Prévue le 19 septembre 1939, l’inauguration officielle sera repoussée. pour cause de guerre », explique Claude Domenichini, ancien président de l’association Mondement 1914 qui gère le site appartenant au conseil général de la Marne. Finalement, le monument national sera inauguré en septembre 1951 et inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1991.

    Il a entièrement été restauré en 1994. « C’est à ce moment-là que l’on s’est aperçu que la borne ne mesurait pas 33 mètres mais 35 m 50 », confie cet ancien enseignant à la retraite.

    Mémoire vivante, Claude Domenichini s’affirme aujourd’hui comme le gardien de ce site. En toute modestie ! « Nous sommes des bénévoles qui estiment que le devoir de mémoire passe par un tel site ». Et la disparition des derniers poilus ne semble pas vraiment être synonyme d’oubli pour celui qui a effectué la totalité de sa carrière dans la Marne.

    Corinne Lange

    Du musée à l’Historial

    « Ici, les combats ont été terribles. Ils ont marqué la population. Les habitants affichent une vraie volonté de maintenir indemne cette mémoire ».

    En 1997, l’ouverture d’un musée dans les locaux de l’ancienne école de Mondement semble conforter les propos de Claude Domenichini.

    « Pour établir un lien entre le savoir, la conscience et la réflexion, nous avons créé le musée d’Histoire de Mondement », se souvient l’enseignant. « J’ai d’ailleurs voulu que les gens s’approprient ce lieu. Ils ont déposé des objets qui ont tous une histoire personnelle ». Médailles, photos, lettres de soldats, armes ou cartes données par des familles de soldats. « Il s’agissait de retracer l’histoire de la bataille de la Marne de façon générale et locale. » Un lieu où toute idée de revanche a été définitivement bannie.

    « La cérémonie organisée annuellement sur ce site est la preuve vivante d’une réelle volonté de réconciliation à l’époque et de mémoire aujourd’hui. » Un musée devenu aujourd’hui trop exigu. « Aussi, la création de l’Historial de la Bataille de la Marne dans le cadre du Pays de Brie et Champagne, répondra aux mêmes critères que le musée actuel. Il reliera les communes du Sud-Ouest marnais par leur histoire partagée ».

    Le musée est ouvert au public les dimanches d’été de juin à septembre de 15 à 18 heures.
    Pour les visites guidées des groupes : 03.26.81.84.38. www.mondement1914.asso.fr

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    union070610aca- Département - Marne

    Fête au moulin : survolez Valmy en hélico
     
    Voir en vrai le Moulin de Valmy à cette hauteur, cela vous tente ?
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    La Fête au Moulin se déroulera le dimanche 24 juin à Valmy. Une journée pleine d’animations avec la possibilité de visiter l’intérieur du fameux monument et même de le survoler en hélicoptère !

    ON peut déjà prédire qu’il s’agira sans conteste de l’attraction du jour. Songez : des baptêmes en hélicoptère, histoire de voir d’en haut le moulin et de faire des photos que jamais on ne peut faire.

    Six minutes de pur bonheur pour survoler le moulin et découvrir dans son ensemble le champ de bataille de la victoire du 20 septembre 1792. Les billets seront en vente sur place mais on peut déjà se les procurer à l’office du tourisme.

    Signalons que cette première « fête au moulin » s’inscrit dans le cadre d’une journée nationale dédiée à tous les moulins de France.

    Voir enfin le moulin tourner

    « Avant la mise en place du « centre d’interprétation », explique Daniel Royer, vice-président de la communauté de communes, nous proposerons trois fêtes au moulin, et cette première édition aura comme thème le vent. ».

    Mais le vent fera-t-il tourner les ailes ? Telle est la question qui se posera au meunier présent ce jour-là et prêt à mettre la machine en route.

    « C’est d’ailleurs ce que demandent toujours les touristes que nous guidons sur le site, explique John Jussy, président de l’office de tourisme, et certains visiteurs des semaines passées ont pris note pour venir voir les ailes tourner. ».

    Tourner et pivoter : car si les ailes tournent, le moulin, lui, pivote sur son axe central quand le meunier met les ailes au vent. Ce moulin de type champenois est conçu pour cela et les habituels visiteurs sont toujours intrigués quand on leur explique la façon de faire pivoter l’ensemble, moulin et escalier.

    Et que dire quand on voit le meunier grimper dans les ailes pour mettre les toiles ? C’est du spectacle, simple et beau à la fois. Des visites guidées seront déjà organisées pour faire connaître l’Histoire, les monuments du site, et pour faire visiter l’intérieur du moulin. Mais attention, les places seront limitées pour des raisons de sécurité.

    Dégustations et souvenirs

    Un comité s’est créé et réunit les habitants de Valmy (comité des fêtes et association les Amis du Moulin), la communauté de communes, l’association pour la reconstruction du moulin et l’animation du site, et l’office de tourisme. Pas moins d’une cinquantaine de bénévoles qui proposeront des stands variés et des animations pour les enfants. On pourra se restaurer sur place et déguster les pains spéciaux du boulanger local ou la célèbre bière Valmy. On notera aussi la présence de la FNSEA et d’EDF qui présentera les énergies nouvelles, dont les éoliennes, petit clin d’œil aux moulins d’une nouvelle génération.

    Côté souvenirs, deux nouveautés viendront compléter les cartes postales, le poster et la maquette déjà en vente : des verres avec le nouveau logo du moulin et des (petits) sacs de blé. « L’association a fait fabriquer 1000 sacs au logo du moulin, explique Patrick Brouillard, le maire de Valmy. Ils seront fermés par un ruban tricolore, tout un symbole. ».

    Fête au moulin, dimanche 24 juin de 11 à 18 heures ;
    entrée gratuite.
    Renseignements et vente des billets hélicoptère (27 euros sur réservation) : office de tourisme 03.26.60.85.83.

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    union070609acc- Locales - Epernay

    VENTEUIL : Souvenir français : un bel exemple de fidélité
     
    Véronique Rouillère.
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    Véronique Rouillère d’Arty, hameau de Venteuil, est adhérente au comité d’Epernay du Souvenir français depuis les années 1990.

    Marraine de guerre des soldats du 13e Régiment du Génie basé à Epernay, elle reçut la Médaille d’honneur du Régiment des mains du Colonel Estrate alors commandant du régiment. Elle fut également marraine de guerre des soldats du camp de Mourmelon-le-Grand.

    Depuis 1992, c’est elle qui entretient et fleurit la sépulture du Soldat Paul Clouet, mort pour la France, dans le cimetière d’Arty, ainsi que celle du soldat Jules dans le cimetière de Vauciennes et le Mémorial de Châtillon-sur-Marne.

    Le comité d’Epernay est fier d’avoir dans ses rangs une adhérente qui porte aussi haut la flamme du souvenir.

     

     

     

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    union070609acb- Locales - Chalons

    Plus de 400 élèves au 7e rallye de la liberté
     
    Les élèves de l’école Pierre Curie avec des membres des anciens combattants dans une tente du rallye.
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    En quelle année Hitler arrive-t-il au pouvoir ? Qui est Jean Moulin ?

    Des questions, parmi d’autres, auxquelles plus de 400 élèves des classes de CM1 et CM2 des écoles élémentaires ont répondu jeudi lors du rallye de la liberté.

    La manifestation organisée par la Ville de Châlons, l’Office National des Anciens Combattants et le Comité d’entente des Anciens Combattants, prétend récupérer la mémoire historique et éviter que des situations comme la Seconde Guerre mondiale ne se répètent.

    Le rallye s’est déroulé à la Butte des Fusillés
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    S’y trouvaient 6 tentes de campagne, chacune consacré à un thème : départ de la guerre, combats et résistance, spécificités de la Marne, deuxième division DB, libération de la Marne et souffrance. Les enfants avaient déjà travaillé sur ces sujets en classe et ils ont rempli un questionnaire.

    Ils ont eu la chance aussi de poser des questions aux anciens combattants.

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    union070609aca- Locales - Reims

    REIMS - Les Epinettes : Harkis et croyants à l’étroit
     
    Les anciens combattants du quartier n’en peuvent plus de leur local installé dans une ancienne cave ; « Le vendredi, il n’est pas rare que certains fidèles doivent installer leur tapis de prière dehors. On aurait besoin de s’agrandir », explique Djilali le gestionnaire de la mosquée
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    Les membres de l’union régionale des anciens combattants français musulmans de Champagne-Ardenne en ont marre d’être installés dans une cave. Une cave avec des fenêtres mais une cave tout de même. Marre du provisoire. « On avait un beau local jusqu’en 1981. On nous a dit que c’était provisoire », lance Yaya Halimi, qui dirige l’association. Un provisoire qui dure vingt-six ans c’est tout de même long.

    C’est vrai que les Harkis ou descendants d’Harkis qui fréquentent le local de l’association ont pris un coup de vieux mais les parties de dominos ou de cartes s’enchaînent toujours avec le même enthousiasme malgré l’absence de chauffage en hiver. « Jusque-là on était installé près de Sainte-Thérèse on y était bien. On a été déplacé pour construire des pavillons.

    Aujourd’hui, on demande un vrai local qui ne soit pas enterré. On trouve honteux d’être accueilli dans une cave. » Un fait qu’ils prennent pour un manque de considération. Dur, pour des gens qui ont quitté l’Algérie par attachement à leur patrie : la France.

    Pas de place à la mosquée

    « Samedi, on ira tous à la fête si on est vivants. » Inch’allah. Justement la mosquée qui se trouve à deux pas de l’église Sainte-Thérèse est devenue trop petite pour accueillir tous les fidèles.

    « Le vendredi, il n’est pas rare que certains fidèles doivent installer leur tapis dehors. On aurait besoin de s’agrandir », explique Djilali, le gestionnaire de la mosquée, « mais pour l’instant on n’a eu aucune réponse des autorités. » Il y a urgence, entre 300 et 400 personnes s’entassent le vendredi soir dans un lieu qui ne peut normalement en accueillir que 100.

    A.R.

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    union070606acc- Locales - Chalons

    Rallye de la liberté : c’est jeudi
     
    405 élèves de CM1, CM2 des écoles Branly, Lavoisier, Jules-Ferry, Croix-Jean-Robert, La Fontaine, Pierre-Curie, Clovis-Jacquiert et Saint-Memmie participeront jeudi, au rallye de la liberté organisé par les anciens déportés résistants et le comité d’entente des anciens combattants de Châlons.

    A l’aide de petites brochures rappelant les étapes de la Seconde Guerre mondiale, distribuées pour l’occasion dans les écoles, les élèves devront répondre à des questions posées au cours d’un « parcours orientation ».

    Lors de cette initiative, ils croiseront la Butte des Fusillés où des résistants marnais sont tombés durant l’Occupation.

    Cette manifestation est destinée à sensibiliser les écoliers à la notion de mémoire de la Résistance et de la déportation.

    La ville de Châlons, l’office départemental des anciens combattants, le 402e Régiment d’Artillerie pour la logistique sur le site, sont partenaires de cette journée pédagogique.

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    union070606acb- Locales - Vitry

    GLANNES : Hommage aux aviateurs : une exposition en préparation
     
    Inauguration du monument en hommage aux aviateurs le 11 mai 1947.
    Une réunion vient de se tenir à la mairie de Glannes en vue du soixantième anniversaire de la commémoration de l’érection le 11 mai 1947 du monument en hommage à l’équipage de l’Halifax qui tomba sur la plaine de Glannes et à bord duquel se trouvait neuf aviateurs, deux Néo-zélandais, quatre Anglais et trois Français.

    Des ambassadeurs invités

    Assistaient à cette réunion, les municipalités de Glannes et Huiron, les représentants du comité cantonal du Souvenir Français de Vitry-le-François et de la chorale « La Clé des Chants » de Vitry-en-Perthois.

    Pour rendre hommage aux aviateurs tombés pour la défense du pays dans la nuit du 4 au 5 août 1944, une grande exposition de photographies sera présentée dans la salle socio-culturelle de Glannes le samedi 4 août, de 14 à 17 heures. Celles-ci représenteront l’inauguration du monument de Glannes des aviateurs morts pour la France ou des avions qui sont tombés sur le territoire de l’arrondissement de Vitry-le-François, au cours des différents conflits ou en temps de paix.

    Une messe sera célébrée à 17 h 30, dans l’ancienne église abbatiale de Huiron, par le père Didier Ménétrat, aumônier de la Base Aérienne 113 Commandant Antoine-de-Saint-Exupéry de Saint-Dizier.
    La chorale « La Clé des Chants » de Vitry-en-Perthois assurera la partie chantée de la messe.

    Les traditionnelles cérémonies sur la tombe des aviateurs à Huiron auront lieu à 18 h 30 et au monument des aviateurs à Glannes à 18 h 45. Les ambassadeurs de Grande-Bretagne et de Nouvelle-Zélande ont été invités à cette cérémonie ainsi que les familles des aviateurs disparus.

    Si des personnes possèdent des photographies qu’ils souhaitent faire partager lors de cette exposition, ils peuvent prendre contact auprès de l’un des organisateurs.

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    union070606aca- Locales - Epernay

    BETHON : Les enfants à l’écoute des Anciens combattants
     
    Les élèves attentifs.
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    C’est par devoir de mémoire que trois membres de l’association FNACA (anciens d’Algérie) sont venus à l’école de Bethon, dans la classe de CM1/CM de Mme Richomme donner une mini-conférence sur la guerre d’Algérie.

    Devant une assistance très curieuse et attentive, ces interlocuteurs ont répondu aux questions très pertinentes des élèves.

     

     

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    union070530aca- Locales - Reims

    BLIGNY : Aux anciens combattants italiens et francais tombés au champ d’honneur
     
    Un hommage a été rendu à la nécropole nationale de la Croix-Ferlin à Bligny.
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    Le consul général d’Italie, Salvatore Mallimaci, entouré du sous-préfet de Reims Jean Louis Wiart, du maire de Chambrecy, du maire de Bligny, de Roger Soly représentant le maire de Reims, des porte-drapeaux de la région de Reims et de l’attaché militaire de l’ambassade d’Italie à Paris, assistaient au rendez-vous du souvenir qui a lieu chaque année à Bligny à la mémoire des anciens combattants italiens et français tombés au champ d’honneur lors de la Grande Guerre.

    Une cérémonie du souvenir qui s’est déroulée en trois temps forts. Par un dépôt de gerbe à la section française de la nécropole Croix Ferlin à Chambrecy, un dépôt de gerbe à la section italienne de la nécropole de Bligny et une cérémonie religieuse en l’église de Chambrecy.

    De nombreuses personnalités civiles et du monde combattant ont assisté à cette journée consacrée aux anciens combattants morts pour la France et reposant à Bligny.

    Les participants à ces cérémonies du souvenir se sont retrouvés à l’hôtel de ville de Chambrecy pour la visite de l’exposition sur le corps expéditionnaire italien sur le front de la Marne.

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    union070529acb- Locales - Reims

    Le méchoui de la Fnaca
     
    Une journée très conviviale.
    Les chapiteaux installés dans le parc de la MJEP à Cormontreuil vont être mis régulièrement à contribution pendant un mois par les diverses associations souhaitant y célébrer leurs festivités.

    Premiers à les utiliser, les membres du comité local de la Fnaca et leurs amis, étaient réunis dimanche après-midi pour leur traditionnel méchoui.

    Autour de leur président Jean Bo, mais aussi Bernard et Georges au barbecue, ainsi que Jacky entre autres, ils sont 120 à avoir passé une agréable après-midi dans la convivialité.

    Après le repas, ils ont pu jouer aux boules ou aux cartes.

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    union070529aca- Locales - Epernay

    Journée nationale de la Résistance
     
    Lors du dépôt de gerbe au monument aux Martyrs de la Résistance. ; Le défilé emmené par la musique municipale de Magenta et les porte-drapeaux
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    Anniversaire de portée historique, la journée de la Résistance se commémore le 27 mai en hommage à ceux qui, de plus en plus nombreux, se sont regroupés pour combattre l’occupation et la collaboration.

    Cette date, c’est aussi l’anniversaire de la création du Conseil National de la Résistance (CNR) qui représentait une force armée reconnue de l’intérieure de la France.

    Aussi, ce dimanche à Epernay, l’Association nationale des anciens combattants de la Résistance (ANACR) et les Amis de la Résistance d’Epernay, ont commémoré cet anniversaire par des dépôts de gerbes au monument aux martyrs de la Résistance et à la plaque Jean-Moulin.

    Une commémoration rehaussée par la participation de la musique municipale de Magenta, une importante délégation de porte-drapeaux, de nombreux représentants d’associations patriotiques et d’élus.

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    union070526acc- Locales - Epernay

    Cité scolaire : l’hommage des élèves à deux résistants
     
    Christophe Vaillant et ses élèves ont reçu, pour l’école, la médaille la Confédération nationale des combattants volontaires de la Résistance des mains du président Jean Chabaud. Yvette Lundy témoigne de son expérience depuis 40 ans : « Je suis très sensible à la pensée de sympathie et de respect qu’ils ont eu pour moi. » ; Le colonel Louis Carrière qui a avoué : «  ;En témoignant, je me suis demandé est-ce que je vais pouvoir les intéresser ? » Réponse : oui
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    Jeudi matin, deux salles de la Cité scolaire ont été officiellement dédiées à Yvette Lundy et au colonel Carrière. Ces deux résistants étaient présents, très émus par l’hommage des élèves.

    RECHERCHER ce qui motive les jeunes pour s’engager. C’est autour de cette réflexion que l’idée de rendre hommage à deux résistants s’est forgée, dans l’esprit de Christophe Vaillant et de ses élèves.

    Professeur de lettres et histoire au lycée professionnel de Sézanne, Christophe Vaillant explique : « Il y a eu beaucoup de personnes qui sont venus témoigner devant les élèves de leur expérience de résistants, du passé. Et avec les élèves, nous avons eu cette idée de rendre hommage à des résistants toujours vivants. »

    Le choix s’est porté sur Yvette Lundy, 91 ans. Institutrice à Gionges lorsque la guerre éclate, Yvette Lundy entre immédiatement dans la Résistance et effectue entre autres des faux papiers avant d’être arrêtée et déportée. Une fois libérée elle ne cessera de témoigner du passé encore aujourd’hui.

    L’autre choix a été celui du colonel Carrière, 86 ans, aviateur, qui a participé aux bombardements sur l’Allemagne, lui aussi a été résistant, dénoncé arrêté et déporté. Il sera délivré en 1945 par les Russes.

    Les élèves ont donc écrit un courrier à chacun de ces deux « héros ordinaires » comme les appellent les jeunes, leur demandant s’ils acceptaient qu’une salle leur soit dédiée à chacun. Yvette Lundy et Louis Carrière ont accepté, très émus.

    Aurélie Guille

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    union070526acb- Locales - Chalons

    L’armée au service de la Haute Chevauchée
     
    Les militaires du 13e régiment du génie dans le ravin du même nom devant la citerne endommagée par la tempête.
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    Un détachement du 13e régiment du génie cantonné à Valdahon a récemment participé à des travaux de réhabilitation du ravin « dit du génie » suite à l’appel de Colette Blanchet qui s’investit sans compter dans la restauration des sites de la grande guerre.

    Composé de 21 militaires, ce détachement était arrivé en bus et a travaillé en deux groupes sur deux chantiers sous les ordres d’un officier et avec la participation de deux civils bénévoles.

    A l’air libre, c’est une citerne extérieure, déjà malmenée par la chute d’un arbre lors de la tempête de 1999, qui a été dégagée. Un peu plus loin, c’est une véritable opération spéléologique qui a été entreprise avec l’exploration d’un orifice apparent. Son accès très pentu est prolongé par une salle avec une cheminée et un prolongement prometteur à plus de 10 mètres sous terre. L’émotion était visible sur le visage des militaires au moment de cette découverte.

    A l’occasion de leur séjour en Argonne, les membres dynamiques de cette expédition ont pu visiter Douaumont, Verdun et le Kaysertunnel.

    Cette opération a plus que jamais satisfait Colette Blanchet qui est toujours en quête de bénévoles pour restaurer ces sites.

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    union070526aca- Département - Marne

    Les anciens combattants réunis à Tours-sur-Marne
     
    Une très nombreuse assistance a participé aux débats. ; Le secrétaire général, Claude Desplanques a présenté le rapport d’activité
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    C’est l’association départementale des Combattants PG - CATM - TOE qui avait la charge d’organiser ce 58e congrès en présence, notamment d’Eugen Kern, président allemand du land Bade-Wûrtemberg, et de Pierre Dûrr, secrétaire général de la FNCPG-CATM, délégué officiel au congrès.

    Après un hommage aux disparus, le secrétaire général, Claude Desplanques, a présenté le rapport d’activité.
    « L’association revendique actuellement 2 705 adhérents. Son activité est rythmée tout au long de l’année par un travail permanent d’intensité variable et assurée par une équipe de bénévoles qui assurent, permanences, suivi téléphonique et réunions de travail ».
    L’accent a également été mis sur la communication avec le journal « Des barbelés au bled » réalisé par Marc Rousseau.

    Le secrétaire général a évoqué ensuite les relations avec les autres associations, telles les Déportés du travail, les relations toujours empreintes de la plus franche cordialité avec les anciens combattants allemands du Bade-Wûrtemberg, au travers de la charte signée en 1970, et le service de l’ONAC de Châlons, une proximité propice aux rapports privilégiés.

    Et de conclure son propos avec quelques rappels historiques :

  •  « Le 8 mai n’est pas et n’a jamais été un armistice, mais la capitulation sans condition de l’Allemagne nazie. par ailleurs,
  •  le 5 décembre, date ô combien contestée, est, par décret, la journée officielle d’hommage aux morts d’AFN. En, conséquence, les cérémonies doivent se dérouler le 5 et non pas le 4 ou le 6 ».

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    union070525aca- Département - Marne

    La tragédie du Mont Cornillet
     
    En avril 1917, le front à l’Est de Reims subi de violents assauts ennemis dans le massif de Moronvilliers. Il n’y a pas de bouleversement des positions mais l’intensité des tirs d’artillerie rend la défense du secteur difficile.

    Les Français décident une puissante attaque le 20 mai 1917 du Mont Cornillet jusqu’au Téton. Il s’agit de lancer des assauts coordonnés avec les régiments des divisions des généraux Joba, Ferradini et Aldebert.
    Le Cornillet est confié aux 1er Zouaves.
    Les soldats attendent l’heure H dans des tranchées profondes et étroites qui sont ainsi mieux protégées des obus de l’adversaire.
    Vers 16 h 30, l’attaque se déclenche mais le barrage d’artillerie et les tirs rageurs des mitrailleuses ennemies rendent la progression difficile. Pour atteindre la crête, les soldats sont contraints de gravir une pente de deux cents mètres où ils sont exposés aux munitions ennemies.
    A force de ténacité, ils y parviennent après avoir réduit au silence plusieurs positions embusquées sur les contreforts. Les gars du génie qui accompagnent les fantassins nettoient les abris et les tunnels.
    Les zouaves recherchent les entrées de l’ouvrage principal qui semblent murées par les puissants tirs d’artillerie. A la nuit tombée, les soldats relient les trous d’obus pour fixer leurs nouvelles positions alors qu’on signale des replis de soldats ennemis vers Nauroy.

    Une horreur sans nom

    Lorsque les zouaves pénètrent dans le tunnel principal, ils tombent sur un impressionnant amoncellement de cadavres. Un obus de 400 a détruit la cheminée d’aération de la galerie Est. La garnison a péri asphyxiée et on estime alors à environ six cents le nombre de tués. Tous les soldats ennemis qui sont morts étaient équipés et armés, prêts à s’engager dans une contre-attaque. Pour les officiers et les médecins qui poursuivent les reconnaissances, c’est selon leur expression : « une horreur sans nom ».

    Malgré ce drame l’ennemi ne se décourage pas puisque les 21, 22 et 23 mai il mène trois intenses campagnes de bombardements. Les Français résistent ce qui fait écrire cet ordre du jour au général Joba : « Le Cornillet conquis, tous ont déployé une farouche ténacité à en assurer la possession, malgré la violence inouïe des bombardements. La discipline et la persistance dans l’effort sont les deux qualités primordiales qui assurent le succès. Ces qualités la division les possède. Le général exprime à tous sa reconnaissance pour la collaboration sans limite qui lui a été offerte et, en même temps, sa fierté d’être à la tête d’une aussi brillante unité ».

    Au cours des étés 1974 et 1975 des fouilles ont été opérées sous le Mt Cornillet. Elles faisaient suite à la découverte d’un accès aux galeries en juin 1973 qui avait permis la découverte de nombreux ossements.
    Plus de trois cents corps ont été extraits puis inhumés au cimetière militaire de Warmeriville. Pour beaucoup, il s’agissait de soldats du 476e RI Wurtenburgeois âgés de moins de 20 ans et qui découvraient le front.

    Hervé Chabaud

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    union070524acb- Département - Marne

    Expo sur la 1ère Guerre mondiale à Chambrecy
     
    L’église de Chambrecy après la retraite des Allemands en août 1918.

     

    Dans le cadre des cérémonies du souvenir à la nécropole militaire italienne du Mont Bligny à Chambrecy, une exposition sera présentée les samedi 26 et dimanche 27 mai à la mairie de Chambrecy.

    Avec la collaboration de Jean Greten, elle aura pour thème les événements survenus dans la région lors des batailles de la Marne de la Première Guerre mondiale.

    A voir le samedi 26 mai de 14 à 18 heures et le dimanche 27 mai de 9 à 17 heures à la mairie de Chambrecy.

     

     

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    union070524aca- Locales - Reims

    TINQUEUX : Journée du souvenir pour les lycéens
     
    Les lycéens ont déposé une gerbe à la nécropole du Vauquois.
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    Des élèves de Terminale du lycée Croix-Cordier ont participé, lundi 21 mai, à une sortie en Argonne sur les traces des soldats de la Première Guerre mondiale.

    Le matin, ils ont visité le camp allemand de la vallée Moreau, restauré par une équipe de bénévoles, puis ils ont découvert les abris du « Kronprinz » où se trouvait l’état-major allemand.
    L’après-midi a été consacré à la visite des parties supérieures et souterraines de la butte de Vauquois, haut lieu de la guerre des mines.

    La journée s’est terminée par une cérémonie à la nécropole nationale de Vauquois avec dépôt d’une gerbe offerte par les lycéens, en présence de représentants du Souvenir Français.

    Une façon de rendre hommage aux soldats morts pour la France.

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    union070522acc- Locales - Epernay

    Thérèse Pierre : une héroïne de la Résistance oubliée
     
    Thérèse Pierre a été inhumée à Epernay en 1945. ; Son histoire a inspiré le film « Thérèse et Emma »
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    Arrêtée, torturée et tuée par la Gestapo en 1943, la Sparnacienne Thérèse Pierre fait partie de ces résistants oubliés par l’histoire. Alain Galataud, président de l’Anacr, entend réparer cette erreur dimanche, à l’occasion de la Journée de la Résistance.

    A Fougères et à Rennes, un lycée et une rue portent son nom. A Epernay, la tombe de cette héroïne de la Résistance, titulaire de la Légion d’Honneur, de la Croix de Guerre et Rosette de la Résistance, jouxte celle d’un apprenti SNCF, James Lecomte, fusillé lui aussi par les nazis.

    Son histoire a récemment inspiré un documentaire de France 3 « Où sont nos amoureuses ? », de même que le film « Thérèse et Emma ».

    Pourtant « à Epernay, elle semble avoir été oubliée, » constate Alain Galataud, président de l’Anacr et Amis de la Résistance. « Epernay devrait se souvenir et réparer l’oubli ».

    Née au 50 de la rue Thiercelin, en 1908, Thérèse Pierre appartient à une famille d’enseignants.
    Sa jeune sœur était également institutrice pendant toute la période de la guerre. « J’ai bien connu sa sœur, Mme Fierfort », confie Alain Galataud, « elle était mon institutrice à l’école Bachelin. Elle a appris à lire et à compter à des milliers de petits sparnaciens ». Thérèse Pierre a elle-même débuté comme institutrice dans son département d’origine avant de devenir professeur de sciences naturelles.

    Torturée à mort

    C’est en cette qualité qu’elle a enseigné à Vitré, Redon et Carhaix préalablement à sa nomination à l’école primaire supérieure de jeunes filles de Fougères, où elle s’est installée à l’automne 1942. Militante communiste - Elle était allée en URSS- le gouvernement de Vichy l’avait déplacé de Champagne en Bretagne pendant l’Occupation.

    A Carhaix, au début de l’année 1942, Thérèse Pierre fait la connaissance d’un responsable finistérien de la Résistance, le futur Lieutenant-colonel Pascal.

    Mutée à Fougères, elle devient rapidement responsable du Front National pour l’arrondissement et participe activement à l’organisation de groupes FTP et à leur armement. Responsable technique de la propagande, elle travaille à la rédaction de la presse clandestine, dont elle assure la diffusion.

    Elle délivre de faux papiers d’identité à un certain nombre de patriotes réfractaires recherchés et les héberge occasionnellement à son domicile.

    Elle effectue des missions de liaison, des transports de documents et de matériel de guerre et participe à la préparation de plusieurs opérations contre l’occupant (incendies de camions, attaque de la Feldkommandantur à Fougères.).

    Arrêtée par la Gestapo le 21 octobre 1943, à Fougères, elle est conduite à Rennes et incarcérée à la prison Jacques Cartier. Elle fut, dès son arrestation et jusqu’à sa mort, torturée heure par heure, battue et flagellée.

    Le 26 octobre 1943, on la retrouve pendue aux barreaux de sa geôle. De toute évidence, c’était là une mise en scène allemande pour faire croire à un suicide. En dépit de toutes ces tortures, Thérèse Pierre n’a jamais parlé.

    Thérèse Pierre réside aujourd’hui au cimetière d’Epernay.

    En déposant une gerbe le 27 mai prochain, à l’occasion de la Journée de la Résistance, à 11 heures au Monument des Martyrs de la Résistance et à 11 h 30 à la plaque Jean Moulin, Alain Galataud espère réparer cet oubli de l’histoire. « Nous aurons une pensée pour Thérèse et James et pour tous ceux qui se sont sacrifiés pour que vive et demeure la France ».

    Caroline Garnier

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    union070522acb- Département - Marne

    René Dorme : un as tombé à La Pompelle
     
    Il y a 90 ans, le jeune aviateur tombait sur le front rémois. René Dorme avait 23 ans et autant de victoires confirmées à son tableau de chasse.

    Histoire

    QUI aurait pu imaginer au début de la guerre que ce Meusien, maréchal des logis dans l’artillerie, deviendrait l’un des plus grands pilotes de chasse de son temps ?

    A Bizerte en Tunisie où la guerre le surprend, René Dorme s’ennuie ; aussi dès qu’il apprend que l’aviation recherche des ¬volontaires, il pose sa candidature qui est acceptée.

    Le voici de retour en métropole à Lyon-Bron où il suit d’abord un stage d’observateur avant d’intégrer une école de pilotage et d’obtenir son brevet le 5 juin 1915. Il est alors nommé adjudant et intègre la C94, une unité qui participe à la défense aérienne de Paris. Très vite, il se lie d’amitié avec le sous-lieutenant Raty et l’adjudant Guiguet.

    Un trio efficace est ainsi constitué. René Dorme fait ses premières armes en survolant les lignes ennemies pour mieux maîtriser les techniques de combat. Il a hâte de devenir un pilote redoutable et redouté.

    Le 3 avril 1916, il décolle à bord d’un Caudron depuis Le Bourget et bientôt surprend près de la forêt de l’Aigle, six LVG. Il fonce seul sur la patrouille allemande et en abat un dans le ciel picard au nord de Compiègne :
    « Je l’ai pris par surprise et canardé. Il est tombé tout de suite verticalement et en vrille dans les lignes allemandes ».
    Cette victoire ne sera reconnue que plusieurs mois après et jamais portée à son palmarès.

    Chez les Cigognes

    Lorsqu’il rejoint les Cigognes le 6 juillet, il fait la connaissance de Guynemer qui l’a précédé de trois semaines.

    Le commandant Brocard discerne chez ce jeune Lorrain discret de l’audace, du courage et une formidable volonté de gagner. Il obtient d’excellents résultats : deux en juillet, six en août, quatre en septembre, trois en octobre.

    Le voici déjà avec quinze victoires officielles. En réalité, depuis le 3 avril, il a mis vingt-six appareils hors de combat.

    Selon ses mots : « il dépouille, bigorne, assassine, pige, découpe » les Fokker et autres Aviatik. Il n’hésite pas à s’infiltrer jusqu’à trente ou quarante kilomètres derrière les lignes ennemies. C’est pourquoi toutes ses victoires ne sont pas dénombrées.

    Pourtant le verdict de Guynemer est sans appel : « Dorme, il en descend un par jour ». Le pilote, qui a fait peindre sur le fuselage de son Nieuport 17 la croix de Lorraine de couleur verte, gagne ses galons d’as. Il semble invulnérable aussi le surnomme-t-on « L’increvable ».

    Le 1er février 1917, alors qu’il se remet d’une blessure au bras, il reçoit ses galons de sous-lieutenant. Il reçoit un Spad VII, un avion plus puissant et plus rapide.

    Le voici engagé dans la bataille du Chemin des Dames. Il réussit sept combats et six victoires en trois jours. A son tableau, on lui accorde désormais vingt-trois victoires certaines.

    Lorsqu’il est abattu alors qu’il vole presque à la verticale du fort de la Pompelle ce 25 mai 1917, on murmure que pendant les 120 combats qu’il a menés, on doit lui reconnaître cinquante victoires probables, quarante-trois certaines dont vingt-trois sont homologuées.

    Avec René Fonck et Georges Madon, il est le pilote de la Grande Guerre à qui on a refusé le plus de victoires. Il demeure un grand nom de la chasse française.

    Hervé Chabaud

    Temps de mémoire
     
    Peut-être y aura-t-il une courte cérémonie du souvenir qui sera organisée pour rappeler le sacrifice de René Dorme ce héros de la Première Guerre mondiale.

    Ce pourrait être une occasion pour le nouveau ministre de la Défense de saluer ainsi ces hommes d’honneur que sont les as de la chasse française qui font la fierté de l’armée de l’air et sont pour les jeunes aviateurs des exemples de probité et d’engagement au service de la France.

    Ils sont un peu de notre histoire, c’est pourquoi ils doivent tenir une place dans notre mémoire.

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    union070522aca- Locales - Reims

    Le professeur de Lettres écrit l’Histoire avec une caméra
     
    Bruno Bailly et le DVD de son premier long métrage.
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    « Son expérience pose la question de l’Homme et de sa définition. » L’expérience dont il est question est celle de Roger Boulanger, un ancien déporté dont l’union a évoqué les souvenirs dans son édition du 13 mai.

    Ce même M. Boulanger est aussi le témoin que suit Bruno Bailly depuis quelques années. Le lien entre les deux hommes s’est créé à l’occasion d’une émission de radio animée par M. Bailly. Il a donné naissance à deux films de « mémoire », dont le plus récent - un long métrage - vient de sortir.

    Originaire de Château-Thierry, Bruno Bailly est professeur de Lettres au collège Jeanne-d’Arc. Il est aussi un autodidacte de la vidéo.

    Grande rencontre

    Au hasard de ses rencontres, il a croisé le chemin de l’association pour « la mémoire de la déportation », à laquelle adhère M. Boulanger.

    La complicité entre ces hommes de deux générations différentes a été immédiate : « Une grande rencontre », estime M. Bailly. Elle a débouché sur deux films du témoignage de Roger Boulanger sur les épreuves subies en déportation, notamment au Struthof en Alsace.

    Pourquoi ce thème ? Parce que tout ce qui concerne l’humain touche Bruno Bailly. Dans le cas particulier de M. Boulanger, « la déportation pousse l’homme jusqu’à ses limites. Si on est humaniste, on parle de renaissance ; si on est chrétien, on parle de foi. On peut aussi parler de « résilience », la capacité de se redresser après une grosse épreuve. Au final, il y a l’Homme ».

    En emmenant l’ancien déporté sur le lieu de sa détention en 1943-1944, « Nous avons remonté le temps dans un lieu vide car fermé aux visiteurs, couvert d’une neige qui efface les traces contemporaines. Ainsi, nous nous sommes rapprochés de ce qu’ont vécu les déportés ».

    Le film « Le Struthof » a aussi été une expérience pour Bruno Bailly, dont c’est le premier long métrage. Les images ont été tournées avant l’interview du témoin, pour éviter la simple « illustration ».

    Chemin de croix

    Le film a aussi été imaginé comme « un chemin de croix à cause des similitudes entre la fin du Christ et celle des déportés : le dépouillement des vêtements, l’absurdité de la condamnation, l’homme qui tombe, et pour finir, la renaissance ».

    Les deux premières présentations du film ont fait salle comble. La prochaine diffusion est prévue le mercredi 20 juin à 18 h 30 à la médiathèque Jean-Falala.

    De son côté, l’auteur du film a l’impression d’avoir mené sa démarche jusqu’au bout et d’avoir « bouclé quelque chose ».

    Une démarche soutenue par la Ville, le Crous et une banque à hauteur de 1.500 euros pour le tournage

    J.F. Scherpereel

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    union070521aca - Départementales - Marne

    Une visite au Struthof
     
    Une trentaine de Marnais ont participé le samedi 12 mai à un voyage émouvant au camp du Struthof (Bas Rhin) à l’initiative de l’association des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.

    Quelques jeunes faisaient partie du voyage en particulier Ludovic Boudry, élève de 3e au collège François-Legros de Reims qui avait lu un poème lors de la dernière Veillée de la Déportation à reims.

    Participait également Thomas Blampain, élève de terminale au lycée Charles-Péguy de Châlons-en-Champagne ayant concouru à titre individuel au concours de la Résistance et de la Déportation et ayant été primé dans la Marne lors de la remise des prix le 8 mai dernier.

    La présence active de ces jeunes fortifie l’association dans sa détermination à continuer sans relâche à témoigner dans les collèges et lycées.

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    union070519aca - Locales - Epernay

    HAUTVILLERS : Mots d’amour, maux de guerre : salle comble
     
    Pendant le spectacle.
    Dans le cadre des spectacles de la communauté de communes de la Grande vallée de la Marne, en partenariat avec les associations des communes et de la MJC, la compagnie La Strada avec Catherine Toussaint, François Cancelli et J.Jacques Boulet à l’accordéon accompagné par le chœur Toboggan ont ravi un public venu très nombreux samedi 12.

    C’est à partir de textes littéraires, de lettres de Poilus mais aussi de chansons (Froufroun nini peau d’chien) que la compagnie La Strada restitue l’atmosphère de cette période.

    Les trois interprètes de ce cabaret ont su doser subtilement la nostalgie de la douceur de vivre et l’aspect poignant des lettres de ceux qui ne sont jamais revenus. Ils alternent textes durs et chansons légères. Le comique succède où se juxtapose sans cesse au tragique.

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    union070518acc - Locales - Vitry

    Le Souvenir français au Mont-Valérien
     
    Les participants au voyage de mémoire.
    Vendredi dernier, le comité cantonal du Souvenir français de Vitry-le-François organisait un voyage de mémoire à Paris, afin d’aller visiter le Mont-Valérien et le musée de l’ordre de la Libération.

    L’occasion de se rappeler qu’un Vitryat, Pierre Aubertin, né le 22 mars 1915 et décédé le 7 mars 1949 à Lyon, était compagnon de la Libération par décret du 28 mars 1945. Le colonel Pierre Aubertin était aviateur, il dirigea le groupe de chasse Ile-de-France. Il était officier de la légion d’honneur, croix de guerre 1939-1945 avec six citations, médaille de la Résistance et Distinguished Flying Cross.

    Outre les membres du comité et les anciens combattants du secteur, s’étaient joints trois jeunes Vitryats. L’ensemble des participants a particulièrement apprécié ce voyage émouvant.

    Pour l’an prochain, c’est la région militaire de Suippes qui est au programme du voyage de mémoire du comité cantonal du Souvenir français de Vitry-le-François.

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    union070518acb - Départementales - Marne

    Anciens d’Algérie, Tunisie et Maroc
     
    L’association des combattants prisonniers de guerre, combattants d’Algérie, Tunisie, Maroc, TOE, VG et veuves de la Marne organise son congrès départemental dimanche matin 20 mai, au « Champ Chapon », carrefour de Bouzy, à Tours-sur-Marne.

    Il sera présidé par Pierre Dûrr, secrétaire de la fédération nationale.

    Un dépôt de gerbe ainsi qu’une remise de décorations aura lieu au monument aux morts de Bouzy à la fin des travaux de l’assemblée.

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    union070518aca - Locales - Reims

    TINQUEUX : Théâtre au collège
     
    L’association AFMD 51 présente une soirée théâtre en partenariat avec les élèves de l’atelier du lycée Roosevelt dirigés par Patrice Chaumeille.

    La pièce intitulée : « Qui rapportera ces paroles ? » de Charlotte Delbo sera interprétée ce mardi 22 mai à 20 h 30 dans la salle du spectacle du collège Paulette-Billa, 1, rue Général Kléber à Tinqueux.

    Entrée gratuite.

    « Deux amies revenues de Ravensbrûck s’interrogent et nous interrogent à propos de l’horreur concentrationnaire et de la difficulté à trouver les mots pour en parler. »

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    union070517acb - France-Monde

    L’hommage à la Résistance
     
    La portée du symbole est considérable en direction de la jeunesse et des valeurs que la nation doit lui transmettre. Le premier acte du Président Sarkozy a été d’annoncer que la lettre du jeune résistant communiste de 17 ans, Guy Mocquet, fusillé à Chateaubriand, sera désormais lu dans chaque classe en début d’année scolaire.

    Ce texte chargé d’émotion et dense de l’esprit de famille est une ode au don de soi pour les plus nobles valeurs humanistes. Et puis en rendant hommage aux 35 jeunes fusillés du 16 août 1944 au bois de Boulogne, c’est la force du propos tenu qui a interpellé. Pas simplement sur l’appel à défendre la paix et la liberté mais sur l’appel à être soi-même : « Enfants de France, aimer la France comme ils l’ont aimée sans haïr les autres. Enfants de France, aimer votre pays parce que vous n’en avez pas d’autre ».

    Le chef de l’Etat a réveillé l’idée d’une patrie assumée par des citoyens éclairés et fiers d’être ce qu’ils sont. Cette envie de replacer l’histoire au cœur de la formation de chaque jeune élève traduit une certaine idée de la France et l’indispensable besoin de savoir pour comprendre. L’association des jeunes lauréats du concours national scolaire de la Résistance et de la Déportation des Hauts-de-Seine à cette manifestation a aussi été un chaleureux encouragement à cette épreuve scolaire où le volontariat est la règle, le travail, la réflexion et le courage, les clés de la réussite.

    D’hier à aujourd’hui

    Le lien que le président Sarkozy a fait avec la réconciliation franco-allemande est intéressant à plus d’un titre. Il l’a qualifié de « miracle » mais il l’a inscrite dans la ligne de ce qui a été construit par Jean Monnet, Robert Schumann et transformé par le général de Gaulle avec la réconciliation de Reims le 8 juillet 1962, temps fort qui a précédé la signature en janvier 1963 du traité de l’Elysée.

    Bref, le chef de l’Etat a justifié la force de l’axe franco-allemand comme une leçon tirée de la guerre.

    En Picardie et en Champagne-Ardenne, on s’est aussi souvenu des martyrs d’Amiens, du fort de Saint-Quentin, de ceux des Ayvelles et du plateau de Berthaucourt dans les Ardennes, de ceux du terrain de la Folie près de Châlons-en-Champagne et de tous les autres qui sont dans le cœur des gens d’ici.

    Hervé Chabaud

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    union070517aca - Locales - Chalons

    IUFM : l’hommage à deux enseignantes résistantes
     
    Claudine et Annick (6e et 7e à partir de la droite) fille et petite-fille de Jeanne Barillon, étaient aussi présentes lors de l’hommage. ; La plaque qui a été dévoilée ce lundi 14 mai
    En mémoire des enseignants et anciens élèves morts pour la France, l’IUFM (Institut universitaire de formation des maîtres) se souvient et chaque année, c’est un rendez-vous solennel pour rendre hommage à tous ceux qui se sont sacrifiés pour leur pays.

    Le rendez-vous des différentes personnalités et anciens élèves et des familles était encore plus marquant ce lundi 14 mai. C’était en effet lors d’une magnifique exposition sur la Résistance, mise en place par l’ONAC, en partenariat avec Fismes et le CIDC, que fut dévoilée une plaque qui porte le nom de deux enseignantes résistantes marnaises, Jeanne Barillon morte en déportation à Ravensbrûck le 6 juillet 1945, quelques jours seulement après la libération, Thérèse Pierre, décédée à la prison de Rennes victime des sévices de ses tortionnaires le 26 octobre 1943.

    Claudine, fille de Jeanne Barillon et Annick sa petite fille étaient présentes pour cet hommage comme l’étaient les neveux de Thérèse Pierre. La plaque, qui rend hommage aux deux valeureuses enseignantes résistantes, qui avait été descellée en 1979 et en attente d’être remise en place est désormais visible dans un couloir de l’IUFM. 

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    union070516aca - Locales - Reims

    Fismes : Les 3e du collège à l’exposition sur le 8 mai
     
    Les élèves attentifs devant les panneaux de l’exposition.
    Organisé par le comité de Fismes du Souvenir français présidé par M. Galentin, les élèves de 3e de Mme Perez se sont rendus à la salle des fêtes pour se rendre compte de la réalité des atrocités de la deuxième Guerre mondiale.

    L’exposition qui comporte une centaine de documents a été le support des élèves pour un cours d’histoire.

    Le devoir de mémoire étant indispensable afin que cela ne recommence pas, les jeunes ont été surpris de découvrir la souffrance des hommes pendant cette période de l’Histoire.

    Pour tout renseignement, M. Galentin au 03.26.48.13.63.

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    union070515acc - Locales - Epernay

    CRAMANT : De nouveaux médaillés
     

     

    Bruno Vazart, président départemental des ACPG-CATM, a remis la croix du combattant d’Algérie à cinq membres de la section locale :

  •  Pierre Demière,
  •  Jacques Wannet,
  •  Claude Collet,
  •  René Roulot,
  •  Michel Duval.

     

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    union070515acb - Locales - Epernay

    La Seconde Guerre mondiale sur écran géant
     
    La liesse avec les libérateurs
    C’est un spectacle de deux heures sans entracte qui sera diffusé le vendredi 18 mai à 9 h 15 et 14 h 15 à l’espace culturel.

    Ce documentaire exceptionnel constitué uniquement d’images d’archives s’adresse tout particulièrement aux collégiens et lycéens.

    Les survivants de 14-18 avaient juré que la grande guerre serait « la der des ders ». 20 ans plus tard, le 1er septembre 1939, Hitler déclenche un nouveau conflit européen puis mondial qui s’achèvera le 8 mai 1945 à Reims où l’Allemagne capitule sans condition, puis le 2 septembre 1945, à bord du Missouri où le Japon capitule à son tour.

    Les puissances totalitaires sont d’abord victorieuses jusqu’en 1942.
    A partir de 1943, l’Allemagne nazie et ses alliés se trouvent acculés à la défensive jusqu’à la défaite finale.

    Ce fut la guerre la plus terrible de l’histoire de l’homme. Des nations entières furent dévastées. Plus de 50 millions de militaires et de civils furent anéantis, sans compter les millions de personnes déplacées.

    La Seconde Guerre mondiale sur écran géant à l’espace culturel Pierre-Godbillon le vendredi 18 mai à 9 h 15 et 14 h 15.

    Entrée : 3 euros. Réservations le mardi matin et le jeudi toute la journée au 03.26.55.74.76.

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    union070515aca - Locales - Chalons

    suippes « Marne 14-18 » et Navarin actifs dans la nuit des musées
     
    De gauche à droite, Nicolas Knaff, directeur du centre d’interprétation et Anne-Laure Collet, agent d’accueil.
    Initiée en 2004 par le ministère de la culture et de la communication, « la Nuit des musées » est une soirée européenne qui accueille, d’année en année, un public croissant, et à laquelle participent de plus en plus de musées.

    L’édition 2007 aura lieu ce samedi 19 mai.

    Ouvert depuis pratiquement six mois, « Marne 14-18 », qui n’est autre que le centre d’interprétation de Suippes, a tenu de suite à se joindre à ces manifestations tout public, qu’elles soient françaises ou européennes ; aussi, figure-t-il déjà sur le site : www.nuitdesmusees.culture.fr pour proposer son action.

    Dans une tranchée

    Pour le directeur Nicolas Knaff : « l’objectif est de proposer une soirée conviviale, originale et gratuite pour tous, destinée notamment au public de proximité ».

    Ainsi, après sa journée d’accueil habituel (de 10 à 13 heures et de 14 à 19 heures), « Marne 14-18 » ouvrira à nouveau ses portes de 20 à 21 h 30, en entrée gratuite et visite libre.
    Accès à partir du parking place de l’hôtel de ville de Suippes.

    Dès 21 h 30, rendez-vous est donné au monument de Navarin (entre Souain et Sommepy-Tahure, RD 977) où une animation sera proposée.

    A 22 heures (jusqu’à environ 23 h 45), un cheminement dans une tranchée conduira les participants au travers d’une dizaine de tableaux parmi lesquels des lectures de lettres de la Grande Guerre (lettre d’un enfant à son père qui est au front, lettre d’un engagé volontaire américain dans la légion étrangère.), un parcours déambulatoire réservant d’autres surprises, avec, à mi-chemin, un café servi par les membres, en uniformes d’époque, de l’association « le poilu de la Marne » d’Epernay (à préciser qu’il n’y aura pas d’autre restauration).

  •  Samedi 19 mai à partir de 20 heures. Inscriptions et réservations à : « Marne 14-18 » Tél.03.26.68.24.09 - courriel : contact www.marne14-18.fr
  •  Il est conseillé, pour la seconde partie de la soirée à Navarin, de se munir d’une lampe de poche.

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    union070514acc- Locales - Vitry

    Nécrologie : Renée Germemont résistante et déportée
     
    Renée Germemont avait reçu la légion d’Honneur en 1964.
    Ancienne résistante et déportée, ancien sous-lieutenant des Forces Françaises Combattantes, Renée Germemont, âgée de 96 ans, est décédée vendredi dernier à Loisy-sur-Marne.

    Née le 15 décembre 1910 à Courmelois, elle a vécu une dizaine d’années de mariage lorsque décède son époux Roger le 6 mai 1941. Elle devient veuve avec deux garçons âgés de 6 et 10 ans.

    Entrée dans le réseau de résistance Robin-Buckmaster de Loisy-sur-Marne en 1943, elle est chargée des liaisons et de ravitailler le maquis.
    Ce réseau avait pour mission de récupérer des armes et des munitions avant de les distribuer aux résistants de la région.

    Renée Germemont est arrêtée par la Gestapo le 23 octobre 1943, à 5 heures du matin, à son domicile de Loisy-sur-Marne.
    Emmenée à la prison de Châlons-sur-Marne, elle est internée jusqu’au 28 janvier 1944. Elle est ensuite conduite à Compiègne. Elle est déportée dans un train à bestiaux au camp de concentration de Ravensbrûck, sous le matricule 27.124.
    Elle y rencontre la nièce du général de Gaulle, Geneviève, ainsi que Gisèle Probst, autre résistante bien connue à Vitry-le-François.

    Elle y vit l’enfer concentrationnaire pendant dix-neuf mois. En décembre 1944, elle est transférée au camp de Holleischen en Tchécoslovaquie jusqu’au 23 mai 1945 sous le matricule 50.324. Quelques jours après la libération du camp par les Américains, elle revient à Loisy-sur-Marne avec son habit de déportée sur le dos.

    Citée à l’Ordre de l’armée, Renée Germemont a reçu la médaille de la Résistance, la médaille des déportés et la Croix de Guerre 39/45 avec 2 Palmes le 14 janvier 1948. Elle a été nommée au grade de Chevalier dans l’ordre de la légion d’Honneur le 17 janvier 1962 et promue Officier de la légion d’Honneur le 7 janvier 1964. Elle était également commandeur de la médaille Franco-Britannique.

    Ses obsèques seront célébrées le mercredi 16 mai, à 15 heures, en l’église Saint-Juvin de Loisy-sur-Marne.

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    union070514acb- Locales - Vitry

    Pierre Goujard ancien résistant
     
    Pierre Goujard a joué au moto-ball de 1938 à 1969.
    L’ancien résistant Pierre Goujard est décédé le 2 mai dans sa 88e année, dans sa maison de Menton (Alpes-Maritimes).

    Pierre Goujard, né le 14 décembre 1919 à Jessains (Aube), était le fils du boucher Maurice Goujard, mort en déportation au printemps 1945 à Flossenbourg, et de Marcelle Pouchenot.

    Dès 1938, il joue au moto-ball de Vitry-le-François. Il est reconnu comme le plus jeune joueur de France. Il sera même champion de France. Il jouera jusqu’en 1969.

    Après l’incendie de Vitry-le-François en 1940, la famille Goujard a rallié le Puy-de-Dôme et plus spécialement Clermont-Ferrand.

    Comme toute la famille, Pierre Goujard sera résistant dans le réseau « Mithridate » en qualité d’agent de renseignements. Dans l’épicerie, puis la boucherie que ses parents ouvrent dans leur ville d’adoption, on ne fait pas que du commerce : « C’est comme cela que nous sommes entrés dans la Résistance en 1941. Mon père avait une autorisation du ravitaillement général pour transporter des bestiaux. Le camion servait aussi pour acheminer le matériel parachuté. La boucherie était une boite aux lettres et notre domicile un lieu d’émission vers Londres. », confie sa sœur Gisèle Probst.

    Marié le 15 décembre 1941 à Clermont-Ferrand avec Marie Maire, il était le père de cinq enfants.

    De retour à Vitry-le-François en septembre 1945, il reprendra la boucherie de son père, située petite rue de Frignicourt. Il avait eu la douleur de perdre son épouse il y a deux mois.

    Souffrant du cœur depuis de nombreuses années, Pierre Goujard s’est éteint le mercredi 2 mai à l’hôpital de Menton.

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    union070514aca- Locales - Reims

    Concours de la Résistance : deux collégiennes primées
     
    Eloïse et Charline : un vrai travail d’équipe !
    Parmi les 8 Marnais sélectionnés sur le plan national lors du « Concours de la Résistance et de la Déportation » (l’union du 10/05) figurent deux élèves du collège Pierre-de-Coubertin, Charline Loth et Eloïse Treche.

    « Un exemple qui va à l’opposé de l’idée toute faite du manque de valeurs chez les jeunes ! », lance Florent Danelutti, principal adjoint. « Nous avons toujours sensibilisé nos élèves sur le devoir de mémoire et sur cette époque de l’histoire. C’est la première année que nous avons deux lauréats nationaux.

    Le collège est fier de ses élèves et ce résultat nous encourage à persévérer », se félicite Gérard Lantoine, principal.

    Les deux lauréates nous ont confié leurs impressions :

  •  l’union : Quelle a été votre démarche ?
      • Eloïse : Nous avons essayé de recueillir le maximum de témoignages de déportés.
      • Charline : Nous avons gardé les phrases qui nous ont le plus marquées.
    Les participants de Pierre-de-Coubertin (au centre, les deux lauréates)
  •  l’union : Vos impressions sur le plan personnel ?
      • Charline : J’ai été émue par les témoignages entendus.
      • Eloise : Je me suis rendue compte que beaucoup ignoraient ce qui s’était réellement passé. J’ai même découvert que, dans mon entourage familial, certains étaient partis au STO.
  •  l’union : Quels conseils donneriez-vous aux candidats ?
      • Eloise : Commencer tôt et s’y tenir ! Ne pas se décourager. Etre complémentaires : Chacune travaillait sa partie et nous nous rencontrions pour synthétiser. Nous y avons consacré pas mal de notre temps libre !
      • Charline : Nous avons monté notre mémoire sur CD-ROM. A la fin, nous passions 14 heures par jour sur l’ordinateur.

    « Nous avions déjà gagné rien qu’en participant : Nous avons appris plein de choses », déclare Eloïse.

    « C’est notre façon de rendre hommage aux déportés » conclut Charline.

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    union070513acb- Départementales - Marne

    Monts de Champagne : la balade du souvernir
     
    La famille et leurs invités autour du guide de l’association « 1901 Le Miroir. »
    90 ans jour pour jour, Lucienne Lasfargeas ; le docteur Jean Stoessel ainsi que Julien, sans oublier la petite fille, le petit-fils et l’arrière petit fil ont marché sur les pas du valeureux Sous-lieutenant Regnier des Monts de Champagne de Moronvilliers, avec la complicité du docteur Jean-Paul Lamoureux, passionné d’histoire de la Grande Guerre.

    « 1901 Le Miroir »

    Explication : en avril 1917, sous la pluie et la neige fondue, le sous-lieutenant Lucien Regnier, chef de section au 3e Bataillon d’Infanterie Léger d’Afrique, de la 45e division d’Infanterie du général Naudin, a pour mission avec ses hommes, la conquête du fuseau allant du Mont-Haut-au-Casque dans le secteur des massifs de Moronvilliers (Marne).

    Après trois jours de combats intensifs, le sous-lieutenant Regnier sera blessé d’une balle, entre le Mont-Perthois et le Casque. Il trouvera la mort après avoir été transféré sur l’hôpital temporaire n° 18 de Châlons-sur-Marne.

    Aujourd’hui, le secteur des combats est sur le domaine militaire du camp de Moronvillers.

    Avec l’autorisation des autorités militaires, Jean-Paul a confié le programme de cette journée à l’association « 1901 Le Miroir », dont le président Philippe Pierrejean connaît bien le secteur.
    Un parcours sous le signe de la mémoire tout en gardant un côté pédagogie est proposé aux descendants qui possèdent la carte traversée par la balle allemande.
    Chacun a découvert sur les 10 kilomètres de la marche de mémoire, les différentes lignes de tranchée et boyaux sillonnant encore le terrain.

    90 ans après

    Sur le lieu du drame, la famille et ses invités se sont recueillis un instant et le guide Philippe Pierrejean a rappelé que :
    « 90 ans après cette tragédie, notre terre de Champagne garde encore les cicatrices de cette offensive de 1917, considérée comme un succès par rapport aux combats du Chemin des Dames par les chefs militaires du moment. Les Allemands parleront eux de la Bataille des Géants : 6000 prisonniers, 120 officiers et 52 canons capturés à l’adversaire. Nous devons garder en mémoire qu’après 33 mois de guerre, la France a perdu 32.700 hommes avec 63.200 blessés en 15 jours sur cette offensive commandée par le Général Nivelle, héros de Douaumont l’année précédente. »

    Cette journée restera pour le groupe un immense moment spirituel en mémoire de leur grand-père et des combattants de toutes nationalités.

    Le dimanche 19 août 2007, la Communauté de Communes de la Région de Suippes organisera un circuit de mémoire sur les Monts de Champagne avec la visite des villages disparus.
    L’association Le Miroir sera présente et exposera un tableau vivant des armées en 1917.

    Pour tous renseignements : 03.26.70.08.60.

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    union070510aca- Départementales - Marne

    Déportation : le « Malgré nous » se livre soixante ans après
     
    Roger Boulanger pense n’avoir été qu’un « fétu de paille dans les bourrasques de l’histoire ».
    Roger Boulanger est un ancien déporté, qui avait refusé de se soumettre au « travail obligatoire » imposé aux Alsaciens et aux Mosellans pendant la Seconde Guerre mondiale. Il publie le récit des deux années noires de sa vie.

    Les faits se sont déroulés il y a plus de soixante ans. Mais comme nombre de ceux qui ont vécu des atrocités dans leur jeunesse, Roger Boulanger a dû faire un long, très long travail de deuil avant de pouvoir exprimer ses souvenirs des deux années les plus noires de sa vie. Celles qu’il a passées en déportation entre 1943 et 1945, parce qu’il refusait de se soumettre à l’incorporation imposée aux Alsaciens et aux Mosellans - les « Malgré nous » - par les Allemands qui avaient annexé cette partie de la France.

    Le livre de Roger Boulanger est donc le récit de ce refus. Adolescent au moment de la déclaration de guerre, il vivra ce qu’il appelle la « germanisation », puis la « nazification » de la région de Forbach où il vivait avec ses parents et son frère à peine plus âgé que lui.

    Dilemme

    Au début de la guerre, la famille participe à un exode vers la Charente, où le jeune homme vit dans l’insouciance malgré la tension qui monte dans l’Hexagone. Neuf mois plus tard, les Boulanger reviennent à la maison sur incitation des autorités. Une maison pillée et saccagée par des vandales.

    Mais la vie reprend son cours. Jusqu’au jour où se confirme l’obligation pour les hommes de la région d’endosser l’uniforme allemand.

    Dilemme pour Roger Boulanger, qui du haut de ses 17 ans et malgré la crainte de représailles envers ses proches, décide de fuir vers la Suisse et de gagner la Grande-Bretagne.

    Roger Boulanger parvient sans encombre sur le territoire helvétique.

    Malheureusement, les douaniers suisses le livrent aux Allemands. Prison, isolement, faim, peur, puis retour vers Forbach accompagné par un policier charmant.

    Déshumanisation

    Roger Boulanger se croit tiré d’affaire. Mais le destin en décide autrement. Le jeune homme est d’abord interné dans la prison de Sarreguemines, avant d’être envoyé au camp du Struthof, dans les montagnes vosgiennes.

    Trois mois d’enfer pendant lesquels le jeune homme est confronté à une violence inouïe, qui n’a d’autre but que de conduire les prisonniers vers ce qu’il appelle leur « déshumanisation ».

    Au bout de ce trimestre éprouvant, M.Boulanger et ses semblables sont déportés vers l’Allemagne, et un camp de concentration où la barbarie de ses geôliers ne parvient pas à réduire sa « rage de vivre ».

    Malgré la faim, les coups, les humiliations, les conditions de vie épuisantes, la crainte de voir la mort frapper à tout moment, Roger Boulanger tient.

    Il explique cette survie par sa petite taille qui lui épargne les coups qui s’abattent sur les plus grands ; son jeune âge ; sa connaissance de la langue allemande qui lui permet de comprendre par anticipation les intentions de ses bourreaux.

    Le temps passe, au travail, dans l’horreur. Mais l’heure de la délivrance approche. Dans la débâcle, les Allemands évacuent les camps et jettent les prisonniers sur les routes, dans les « marches de la mort ». Roger Boulanger en profite pour fuir.

    Au retour, il retrouve son frère qui avait « joué le jeu ». Lui aussi a vécu l’enfer.

    J.F.Scherpereel

    * « Un fétu de paille dans les bourrasques de l’Histoire » ou « les tribulations d’un jeune Lorrain pendant la Seconde Guerre mondiale », par Roger Boulanger
    Éditions « Serpenoise ».
    ** Le professeur de Lettres et cinéaste Bruno Bailly a réalisé un film sur le « Struthof », avec le témoignage de Roger Boulanger. A voir le 20 juin à la Médiathèque Falala.

    Roger Boulanger : « J’avais besoin de me taire ».
     

    Pourquoi un livre si longtemps après ?

  •  Comme beaucoup - notamment Jorge Semprun qui parlait « d’amnésie volontaire » - j’ai eu besoin de me taire pendant environ 40 ans. Après la guerre, on n’avait pas de psychothérapeute pour intégrer le passé. On refoulait. C’était une erreur énorme : la « cocotte » doit sauter. C’est l’écriture pour la vie. Je me suis aperçu au bout de 40 ans qu’aucun de mes proches ne savait ce que j’avais vécu.

    Quel a été l’effet de l’écriture sur vous ?

  •  Je me suis libéré en transmettant le passé. J’ai éprouvé le devoir de mémoire de l’intérieur. Ce que d’autres déportés avaient fait avant moi.

    Quel enseignement tirez-vous de votre expérience ?

  •  Tout ce qui ne fait pas mourir rend fort, comme disait Nietzsche. J’ai appris à ne jamais abandonner.

    Après la guerre, Roger Boulanger est devenu professeur d’Allemand, notamment à l’ESC de Reims.

    Il utilise désormais tout son temps pour faire vivre « le devoir de mémoire ».

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    union070511acf - Locales - Vitry

    Saint-Remy-en-Bouzemont 8 Mai : plus de monde
     
    Chaque année, le 8 Mai est aussi célébré à Saint-Rémy-en-Bouzemont. Une foule plus importante que d’habitude a participé à ce moment de recueillement pour toutes les victimes des différents conflits.

    En présence des autorités civiles et militaires, après l’appel aux morts, la minute de silence, la Marseillaise était reprise par l’ensemble des participants avant que ne soit lu le message du ministre des Anciens combattants.

    Avant de se rendre au cimetière de Saint-Rémy-en-Bouzemont une gerbe était déposée par Gérard Girardin, maire de Saint-Remy-Bouzemont.

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    union070511ace - Locales - Epernay

    MONTMIRAIL : Cérémonie du souvenir
     
    C’est sous un temps pluvieux que s’est déroulée la commémoration du 8 Mai.

    Une importante participation d’enfants a rehaussé la cérémonie au monument aux morts en présence de Bernard Doucet maire et de Bernard Lefèvre 1er adjoint et président des anciens combattants, de l’Union Musicale et des sapeurs pompiers locaux ainsi que des élus et des fonctionnaires de l’Etat.

    Après le dépôt de gerbe, les enfants de l’école primaire ont chanté la Marseille et ont été applaudis, puis ils se sont rendus en car, aux monuments de l’Echelle le Franc et de Courbeteaux afin d’y remettre une gerbe commémorative.

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    union070511acd - Locales - Epernay

    HAUTVILLERS : Des anciens combattants à l’honneur
     
    Dernièrement s’est tenu à Hautvillers le congrès annuel sous la présidence de Paul Lalu.

    Avant de passer à l’ordre du jour une minute de silence fut observée à la mémoire des camarades décédés durant l’année.

    Bernard Joffre, secrétaire donna lecture des activités de l’année écoulée et la composition de l’association qui regroupe 184 membres dont 15 PG, 150 CATM et 19 veuves.

    Renouvellement du bureau :

  •  M. Lalu, président,
  •  Henri Huet, vice-président et
  •  Bernard Joffre, secrétaire
    sont reconduits dans leurs fonctions.

    A l’issue des travaux de l’assemblée les participants se rendirent d’abord aux monuments aux morts où furent remises les décorations, puis à la stelle Henri-Martin sous la conduite de la batterie fanfare Dom Pérignon.

    Distinctions :

  •  croix du combattant anciens d’Algérie : Michel Walraet, Jean Cordelette, Jean-Claude Desmoulins, Bernard Joffre.
  •  Porte-drapeaux : 30 ans de service à Pierre Fauvette, Claude Gabrel, Jean Michaut ; 20 ans à Jean Dessaint ; 10 ans à Christian Tribaut, Georges Lalouelle et Bernard Bouvier.
  •  Fut également remise à Nicole Parred la médaille de reconnaissance de la nation.

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    union070511acc - Locales - Epernay

    Aÿ : perpétuer le souvenir
     
    Le 62e anniversaire de la victoire sur le nazisme, a été célébré, sous la pluie.

    Le défilé, emmené par les sapeurs pompiers et la batterie fanfare « La Champenoise » s’est arrêté à la stèle des victimes civiles du bombardement, aux tombes militaires (où reposent, pour l’essentiel des soldats, blessés dans les combats autour du fort de la Pompelle, et décédés à l’hôpital d’Aÿ) et au monument aux morts, avant de se disloquer à la salle des fêtes, où le maire, Dominique Lévèque, et le président des anciens combattants, Bernard Pitois, ont pris la parole pour inciter, entre autres, les jeunes à perpétuer les cérémonies du souvenir.

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    union070511acb- Locales - Chalons

    La photo du jour Le moulin ouvert aux habitants… de Valmy
     
    « J’habite si près et je n’y étais jamais entré » déclarait une personne…

    C’est pour ça que les habitants de Valmy étaient conviés à venir voir l’intérieur du moulin, du moins pour ceux qui n’avaient pu faire la visite pendant les journées du patrimoine 2006.

    Une soixantaine de personnes, adultes et enfants, ont donc pu admirer le mécanisme du moulin , en faisant souvent le même commentaire :« merveilleux » .

    Et pour conclure, une personne a déclaré après la visite : « La première fois j’ai vu le moulin, la deuxième fois j’y suis entré, la troisième fois je veux le voir tourner… »
    Ce sera le jour de la fête au moulin, prévue dimanche 24 juin.

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    union070510acbb - Départementales - Marne

    Remise des prix du concours de la résistance et de la déportation
     
    Les 47 lauréats marnais ont honoré la mémoire des héros de la résistance.
    Mardi, le 8 mai, s’est tenue au collège Jean-Moulin de Saint-Memmie, la remise des prix pour le concours de la résistance et de la déportation.

    Cette année, plus de 400 collégiens et lycéens marnais ont participé volontairement à ce concours national dont le sujet portait sur le « Travail dans l’univers concentrationnaire nazi ».

    Guidés par leurs professeurs d’Histoire, les élèves ont présenté leurs travaux de recherche sous forme de mémoires ou de rédactions.

    48 d’entre eux ont retenu l’attention du jury et ont ainsi été primés sur le plan départemental comme national.

    Comme l’a rappelé Jean-Daniel Courot, directeur départemental de l’office national des anciens combattants, lors de la cérémonie : « Il est réconfortant pour ceux qui ont connu les affres de cette période 39-45, de voir que leurs sacrifices, leurs souffrances, ne sont pas tombés dans l’oubli ».

    Les lauréats

    Sur le plan national :

  •  Asceline Chabaud ; Clémence Michaut, Delphine De Almeida, Charline Loth, Eloïse Treche, Margot Perez, Marie Proix et Sébastien Viaux.

    Sur le plan départemental :

  •  Thibault Lepage, Thibault Chatte, Clémence Paille, Paul Adam, Frédéric Mielle, Emeline Vitry, Frédérique Houchard, Laura Noël, Noémie Lecerf, Pauline Lebrun, Céline Lerenard, Thomas Blampain, Amélie Van Puyenbrock, Nicolas Lerenart, Alex Rinaldi, Eliane Boulonnais, Damien Gadret, Carole Robert, Cyrielle Woimant, Naomy Rivo Andriamaholim, Ariane Thibon, Aurore Bojczuk, Evelina Modrzeyewska, Marine Pinto, Amélie Bescont, Marie Crublet, Charline Jacquin, Céline Toussaint, Thibault Vecten, Aliénor Yverneau, Aurore Yverneau, Gabriel Eckly, Bertrand Lapie, Arthur Pointeau, Côme Thévenin, Clément Fontugue, Solène Gainvors, Delphine Jouaud et Angélique Molle.

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    union070510acq - Locales - Vitry

    L’Armistice de 1945 fêté dignement
     
    Le 8 Mai fêté dans la tradition par les autorités civiles et militaires.
    A Vitry-le-François le 8 Mai, date de la fin des hostilités qui ont marqué le second conflit mondial, a été célébré dans la plus grande dévotion.

    C’est à 10 h 30 que les autorités civiles et militaires se sont retrouvées à la nécropole nationale du cimetière militaire, rue du Souvenir français.

    Elles s’y sont recueillies et ont déposé quatre gerbes de fleurs.

    Précédé par la fanfare du Cercle des XVII, le cortège s’est ensuite dirigé vers le monument aux morts de la place Joffre, pour un nouvel hommage rendu à l’adresse des combattants morts pour la France.

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    union070510aco - Locales - Epernay

    TOURS-SUR-MARNE Anniversaire de l’Armistice : un week-end du souvenir
     
    Au campement de base. . du pont de Marne. Le campement.
    A l’occasion du 62e anniversaire de la fin de la Seconde guerre mondiale, la commune de Tours-sur-Marne, avec l’association SHAEF, a organisé un week-end du souvenir les 5, 6, 7 et 8 mai.

    Au programme : près du terrain de football, reconstitution d’un campement américain période 1944/1945 avec des tentes de différents modèles, une cuisine, des matériels de campement, des véhicules, des figurants en tenue d’époque.

    Convois de véhicules militaires US (jeeps, doodges, GMC, duck, blindé léger M8, half-track, command-car, etc…) et bien sûr, manœuvres diverses avec un point fort le dimanche 6 mai : la prise militaire du pont de Marne devant près de 600 personnes…

    Mardi 8 mai à 11 heures, c’était une cérémonie avec dépôt de gerbe suivie d’un défilé.

    L’association SHAEF regroupe des collectionneurs de matériels et véhicules militaires de la seconde guerre mondiale.

    Pourquoi ce nom ?

    Dès le mois de septembre 1944, la plaque rémoise devient une importante base logistique pour le corps expéditionnaire américain « l’Oise Base Section », puis « Oise Intermediate Section ».

    Vers la fin de l’été 1944 le général Eisenhower et son état major SHAEF comme Suprême Headquater of Allied Expeditionnary Forces » quitte Granville pour s’installer à Versailles.

    Désireux de trouver une nouvelle résidence plus à l’est de Paris, il installe aux alentours du 19 septembre 1944 un poste de commandement avancé au château de Gueux à la sortie de Reims direction Paris.

    Puis à partir du 17 février 1945, le SHAEF quitte définitivement Versailles et s’établit à Reims. Le général Eisenhower occupe un hôtel particulier boulevard Lundy, et son état major s’installe dans les locaux du collège moderne et technique (actuel lycée Roosevelt et musée de la reddition) ou il restera jusqu’au 10 mai 1945 date de son départ pour Francfort.

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    union070510acn - Locales - Chalons

    La Cheppe : un hommage particulier
     
    Une fleur a été déposée sur la tombe de Marcel Létaudin, en présence de sa famille et des habitants du village.
    Lors de la commémoration du 8 mai 1945, après la cérémonie au Monument aux morts, un hommage particulier a été rendu à Marcel Létaudin, décédé il y a quelques semaines.

    Marcel Létaudin était un fervent patriote et voulait perpétuer le devoir de mémoire. A l’automne dernier, il avait tenu à ce que soit inséré dans le bulletin municipal « un relevé des victimes de guerre de La Cheppe de 1939 à 1945, surtout pour les jeunes qui ne savent pas que cela a existé et pour ceux qui ne se souviennent plus », disait-il.

    Il avait relevé la liste des prisonniers de 1940, ceux qui avaient été requis pour le Service du travail obligatoire (STO), les résistants, ceux qui sont morts.

    « Cette rétrospective, rappelle par Marcel Bonnet, maire de La Cheppe, nous montre le désarroi que vit un village lorsque la guerre sévit. Il règne un état d’esprit de peur, d’angoisse. Pour ne pas oublier ceux qui se sont battus pour la liberté, reçois, Marcel, toute notre reconnaissance. »

    Une fleur a été déposée sur sa tombe en présence de sa famille et des habitants du village.

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    Le Fresne-sur-Moivre : des médailles
     
    Au monument aux morts.
    C’est dans la commune du Fresne qu’a eu lieu cette année le 62e Anniversaire de la victoire de 1945, anniversaire organisé par les ACPG-CATM et le comité d’entente du canton de Marson.

    Aussi, une gerbe a été déposée au monument aux morts après la cérémonie religieuse, avec la participation de la musique « Les enfants de la Marne ».

    Une remise de médailles, un vin d’honneur offert par la municipalité ont suivi

    Ceux qui le souhaitaient pouvaient également se retrouver lors d’un déjeuner amical à la salle des fêtes de Coupéville.

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    Suippes : deux dates célébrées
     
    Une cérémonie et deux dates : un même hommage.
    8 Mai 1945 et 10 mai 1940.
    Deux dates dont le souvenir est commémoré en même temps, deux dates associées dans la mémoire des Suippas, celle de la fin des conflits et celle d’un bombardement aérien local qui a frappé durement la population civile.

    Prise d’armes, remise de décorations (médaille d’or de la défense nationale à l’adjudant Modesse, aux maréchaux des logis-chef Czarnecki et Vasseur par leur chef de corps, le lieutenant-colonel Devesa du 40e RA) et lecture du message du ministre délégué aux Anciens Combattants ont été suivies de dépôts de gerbes au monument aux morts puis au cimetière civil.

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    Les cérémonies du 8 Mai
     
     
    Les enfants ont chanté la Marseillaise.

     

     

    C’est en présence d’une nombreuse assemblée qu’a eu lieu la cérémonie du 8 Mai à Saint-Memmie.

    Les enfants de l’école primaire Saint-Exupéry ont été associés à l’événement en déposant des fleurs en hommage aux victimes militaires et civiles de tous les conflits aux côtés d’Henri Grégoire, président de l’amicale des anciens combattants de Saint-Memmie, du maire Pierre Faynot et de Régis Fermier, premier adjoint.

     

     

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    union070510acj - Locales - Reims

    Bétheny : émotion avec les enfants des écoles Farman et Equiernolles
     
    De nombreux enfants s’étaient joints à la cérémonie.
    De plus en plus de monde à Bétheny pour la commémoration du 8 Mai.

    Un premier temps de recueillement a eu lieu au Petit-Bétheny avec dépôt d’une gerbe.

    Puis, le cortège composé d’une large délégation de la BA112, de la section des pompiers, d’un certain nombre de médaillés fidèles s’est déplacé de la mairie au monument aux morts de Bétheny.

    A leurs côtés, beaucoup d’enfants ! Suite au clairon de Jean-Marc, les écoles Farman et Equiernolles ont lu des extraits du journal d’Anne Franck et des témoignages de déportés au camp d’Auschwitz.

    Le chant, appris en commun, « Nuit et Brouillard » de Jean Ferrat fut choisi pour sa tristesse et son émotion.
    L’adjoint aux festivités, Jean-Michel Pinot, a rappelé la situation inimaginable, qui s’est terminée dans un espoir de liberté reconquise.

    Enfin, les Béthenyats se sont retrouvés à la salle polyvalente la Comète.

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    A Fismes.
     
    Une cérémonie de recueillement.

     

     

    Les associations d’anciens combattants, les élus, pompiers, habitants de Fismes et divers représentants de corps constitués se sont retrouvés mardi pour la traditionnelle cérémonie du 8 Mai à Fismes.

    Le cortège s’est notamment arrêter devant le monument aux morts où la fanfare reformer à entamé une vibrante marseillaise.

     

     

     

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    Et à Witry-lès-Reims
     
    Médaille et promotion chez les pompiers.

     

    Deux événements particuliers ont émaillé cette année la cérémonie commémorative du 8 Mai 1945, à Witry-lès-Reims :

  •  une participation encore plus active des élus du conseil municipal des jeunes qui ont chanté l’hymne national devant le monument aux morts
  •  et la remise de distinctions dans le corps des sapeurs pompiers :
    • Yves Schloesser, lieutenant honoraire, a reçu la médaille d’argent avec rosette,
    • les sapeurs Nicolas Bracq, Damien Choquet, Renaud Patrigeon et Alexandre Tricaud, ont été promus sapeur pompier de 1re classe.

     

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    union070510acg- Locales - Reims

    Bazancourt : remise de décoration
     
    Les récipiendaires.

     

    A l’issue de la cérémonie de commémoration du 8 Mai 1945 au monument aux morts de Bazancourt, Yannick Kerharo maire du village et Roger Bonvalet, président de la section UNC, ont remis

  •  la médaille de reconnaissance de la nation à Henri Andriollo, Michel Bak, André Cochet, Jean Denis, Hervé Mangelinck et Stanislas (de gauche à droite sur la photo).
  •  Roger Bonvalet a reçu la médaille d’argent du Djebel pour services rendus.

     

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    Roger Maquin aussi à Bétheniville
     
    Jean Fortier et Roger Maquin.

     

     

     

     

    Le président de l’association des anciens combattants, jean Fortier, a profité du défilé du 8 Mai pour décorer Roger Maquin de la croix du combattant, ancien combattant de la guerre d’Algérie.

     

     

     

     

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    union070510ace- Locales - Reims

    Taissy : Michel Villemin à l’honneur
     
    Michel Villemin.

     

     

     

    Après un défilé dans les rues de la commune, le cortège emmené par la fanfare « La Printanelle » de Prunay est arrivé au monument aux morts où a eu lieu un dépôt de gerbe par MM. Feneuil, député, Lenglet et Robert Marguet, président des Anciens combattants.

    Ce dernier a alors remis la croix du combattant à Michel Villemin, ancien combattant en Algérie, dans le Constantinois, principalement dans les Aurès ; dans le Train et au QG 71.

    M. Marguet a également tenu à rendre hommage aux huit militaires en mission extérieure, morts ces derniers jours dans un accident d’avion.

     

     

     

     

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    Les quatre médaillés de Muizon
     
    De gauche à droite : Lucien Marais, Henri Lainé, Bernard Roger, Michel Caquot.

     

    A Muizon, ce sont exclusivement des médailles civiles, et non militaires, qui ont été décernées par l’Union nationale des combattants.

  •  Michel Caquot, maire de Muizon, a reçu la médaille du mémorial d’Afrique du Nord.

    Puis, trois médailles du Djebel ont été remises :

  •  Bernard Roger a reçu la médaille de bronze,
  •  Henri Lainé et Lucien Marais ont reçu chacun la médaille d’argent.

     

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    Cormontreuil : Claude Millet décoré
     
    Claude Millet.

     

     

    Une assistance nombreuse a participé aux cérémonies célébrant le 62e anniversaire de la capitulation allemande de la guerre 39/45.

    Après que la fanfare « L’Espérance » de Cormontreuil a emmené le cortège composé d’une forte délégation de sapeurs-pompiers, d’élus et d’anciens combattants entre autres, trois gerbes ont été déposées aux monuments aux morts.

    Après quoi, Michel Voisin, assisté de Claude Viéville, qui vient d’être promu chevalier de l’ordre national du mérite, a épinglé la croix du combattant au 1re classe Claude Millet, du 60/1C au 10e régiment du Train, qui a opéré son service dans l’Algérois.

    Avant d’offrir le verre de l’amitié, Michel Voisin a tenu à rendre hommage aux huit militaires décédés dans un accident d’avion lors de leur mission.

     

     

     

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    union070510acb- Locales - Reims

    Médailles et diplôme à Tinqueux
     
    La médaille de la reconnaissance, agrafe Afrique du Nord à Ernest Weirauch… La médaille commémorative d’Afrique du Nord à Roger Barbe. ; . et à Jean Wlodarczyk. Le diplôme de porte-drapeaux à Gérard Zanivan

     

     

    Avec une dimension toute particulière, le 62e anniversaire de la capitulation allemande du 8 Mai 1945 a été commémoré en présence de nombreuses personnalités civiles et militaires, parmi lesquelles on notait la présence de Jean-Pierre Fortuné, conseiller général, maire de Tinqueux, Fiona Desseaux, maire-enfant, des membres du conseil municipal, Serge Billa, président des anciens combattants et victimes de guerre, de représentants de la BA 112, de la police nationale et des membres du conseil municipal enfants.

    Ces cérémonies ont débuté par un dépôt de gerbes à la plaque des Frères Glorieux, réfractaires du STO, morts à quelques heures à peine de la libération, exécutés par les nazis.

    Puis en cortège les participants se sont dirigés vers le monument aux morts sur le parvis Sainte-Bernadette, en présence des porte-drapeaux, des sapeurs-pompiers et de la fanfare « les Dauphins ».

    Ces cérémonies furent aussi l’occasion d’une remise de décorations à d’anciens combattants.

  •  La médaille de la reconnaissance, agrafe Afrique du Nord à Ernest Weirauch,
  •  à Jean Wlodarczyk, la médaille commémorative d’Afrique du Nord à Roger Barbe
  •  et le diplôme d’honneur à Gérard Zanivan pour 21 années de porte-drapeaux.

     

     

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    union070510aca- Locales - Reims

    Le Souvenir français : la mémoire de tous
     
    Les membres de l’association ont pu écouter une conférence sur les avions de la dernière guerre
    L’association « Le souvenir français » que préside Jean Cienki, vient de tenir son assemblée générale dimanche 6 mai au cœur du lycée professionnel Gustave-Eiffel de Reims.

    Le rapport moral du président Cienki a mis en exergue la nécessité de pérenniser le devoir de mémoire auprès de chaque Français. « Il faut se souvenir des jours sombres de notre histoire et de rappeler à notre jeunesse ce que furent, dans le même temps, les actes héroïques de nos anciens, des résistants et de tous ceux qui ont participé de près ou de loin à la libération du territoire ».

    Aviation

    Une salle comble pour cette journée consacrée au souvenir et où de nombreuses personnalités locales civiles ou militaires avaient tenu à être présentes, notamment Christophe Favre, commandant à la BA 112 et Roger Soly représentant le maire de Reims.

    Après lecture des différents rapports sur la vie de l’association, la parole a été donnée à Henry Wenisch, ancien mécano de Marin la Meslée qui a présenté en détail l’aviation militaire de son origine à nos jours. Une conférence d’un spécialiste de l’aviation militaire très appréciée.

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    union070510acaa- Locales - Chalons

    Les marins à Sommepy-Tahure
     
    Jean Bonnet à la gauche de Marie-Josèphe Guyot, à droite : le commissaire en chef première classe Geiss et le colonel Bois Gonthier. ; les onze porte drapeau représentant leur délégation
    Le 30 avril 1997, à l’instigation de Jean-René Tréhart (ancien enseigne de vaisseau à bord de l’Aviso Tahure), une stèle était érigée place Francart à Sommepy en mémoire des marins disparus lors du naufrage de l’Aviso-Tahure.

    Samedi 5 mai, Marie-Josèphe Guyot, maire, accueillait une manifestation organisée pour célébrer les dix ans de ce monument, et de nombreuses personnalités civiles et militaires. La participation de la préparation militaire marine, de onze porte-drapeaux et de la clique de Sommepy a donné un lustre particulier à la cérémonie.

    Jean Bonnet, président des anciens marins, a retracé l’historique de l’Aviso-Tahure : ce bâtiment de la marine française fut coulé par méprise par les américains le 29 avril 1944 alors qu’il partait ravitailler la population du Tonkin qui subissait une forte période de disette.

    Les corps des marins n’ayant jamais été retrouvés, c’est autour de la stèle que chacun peut venir les honorer.

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    union070509aca- Locales - Reims

    Reims se souvient du 8 Mai 45
     
    Après avoir été au monument des déportés de la communauté juive, puis au monument des infirmières et au musée de la Reddition, les personnalités dont le maire, le sous-préfet et le commandant Lonnoy, se sont toutes retrouvées vers 10 h 30 au monument aux morts.
    Chaque année, les célébrations de la Reddition des Allemands en 1945 ont une teneur particulière à Reims. Il est vrai, comme l’a rappelé hier le maire lors des cérémonies du 62e anniversaire de la Victoire, que c’est dans la cité des sacres, le 7 mai 1945 à 2 h 41, que les Allemands capitulaient mettant un terme au conflit en Europe.

    Hier, de nombreuses personnes ont assisté aux différentes manifestations.

    Le matin tout d’abord au monument des déportés de la communauté juive, à celui des infirmières, au musée de la Reddition, au monument aux morts et à celui des martyrs de la Résistance.

    En fin d’après-midi, rendez-vous était fixé devant le monument aux morts de la Neuvillette et celui de l’aviateur Mackensie (en référence au lieutenant Ian Mackenzie, pilote de la Royal Australian Air Force, originaire de Brisbane dans le Queensland en Australie, abattu au-dessus de la région rémoise en 1943).

    Comme c’est le cas à chaque fois, les jeunes étaient associés à la cérémonie, avec la présence cette fois d’élèves d’une classe de CM2 de l’école du Jard.

    A noter également, en marge de ces cérémonies, la venue dans l’après-midi d’une trentaine de vétérans américains et canadiens de la Seconde Guerre mondiale. Parmi eux, des vétérans des célèbres 82e et 101e divisions aéroportées dont l’état-major pour cette dernière était installé dans l’actuel musée de la Reddition.

    G. A.-T.

    Cérémonie du 8 Mai à Reims. Neuf personnes ont été décorées hier (ici le major Garbay).
    Maurice Garitan de l’Ufac et Pierre Bigorgne de l’Anacr (à gauche) ont déposé une gerbe au monument aux martyrs de la résistance.
    A La Neuvilette, un hommage a notamment été rendu à lan Mackenzie, pilote de la Royal Australian Air Force abattu de Reims en 1943.
    Maurice Paroche, président de l’association Rhin et Danube, ravive la flamme au monument aux morts.
    Les élèves d’une classe de CM2 de l’école du Jard ont participé aux cérémonies.
    Le maire, le sous préfet des élus en compagnie du conservateur Marc Bouxin (au centre), dans la salle où les Allemands ont capitulé, le 7 mai 1945 à 2 h 41.

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    union070508aca- Locales - Vitry

    Un hommage aux 38 résistants à la Butte des Fusillés
     
    Aux côtés des autorités, Jean-Marie Tritant et Antoine, petit-fils et arrière-petit-fils de Robert Tritant, le chef du groupe de résistants fusillés le 6 mai 1944.
    L’hommage solennel et incontournable des autorités aux résistants fusillés le 6 mai 1944 par les Allemands sur le terrain de La Folie, entre Châlons et L’Épine, a été rendu dimanche 6 mai à 7 heures précises.

    La Butte des Fusillés est ainsi nommée depuis que 38 résistants y passèrent par les armes. C’est là que où Robert Tritant, chef du groupe du même nom, fut exécuté comme ses camarades en mai 1944.

    Organisée chaque année par l’amicale de la Résistance et son président départemental Jean Chabaud, en présence des autorités civiles et militaires, des membres des familles de disparus, des associations d’anciens combattants et résistants, etc, la manifestation rend hommage aux résistants de ce tragique 6 mai 1944.

    Jacques Songy, président du comité d’entente des anciens combattants, déportés et internés et familles de disparus, était aussi présent, comme le sont régulièrement Jean-Marie et Pierre-Marie, les petit-fils de Robert Tritant, lesquels avaient pour une première fois avec eux, Antoine, 4 ans et demi, arrière-petit-fils de Robert Tritant.

    Malheureusement, à cause d’un ciel trop bas, l’avion de l’aéroclub Farman-Clément, très souvent présent pour un largage de gerbe en souvenir de Robert Clément, pilote du club fusillé comme ses camarades ce jour fatidique, n’a pu survoler le site.

    C’est Gilbert Poirot, en sa qualité de président qui a représenté l’aéro-club et déposé une gerbe aux côtés de Bruno Bourg-Broc.

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    union070505acg- Locales - Vitry

    Un voyage de mémoire bientôt à Paris
     
    Le Vitryat Pierre Aubertin était compagnon de la Libération
     
    Le voyage de mémoire du Souvenir Français aura lieu cette année le vendredi 11 mai à Paris.

    Le Comité de Vitry-le-François du Souvenir Français a prévu le matin la visite du Mémorial de la France Combattante au Mont-Valérien à Suresnes (92) et l’après-midi le Musée de l’Ordre de la Libération à Paris.

    Un Vitryat, le colonel Pierre Aubertin, a été fait compagnon de l’Ordre de la Libération par décret du 28 mars 1945.

    Le départ aura lieu à 7 heures de la salle du Manège et le retour est prévu pour 20 heures.

    Tarifs : 25 euros par adulte et 10 euros pour les jeunes.

    Renseignements et inscriptions auprès du trésorier, Yvan Broussard, au 03.26.74.68.51.  
     

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    union070505acf- Locales - Vitry

    Commémorations du 8 Mai : tous les rendez-vous
     

    Vitry-le-François

    La célébration du 62e anniversaire de l’Armistice de 1945 se déroulera le mardi 8 mai selon le programme suivant :

  •  rassemblement à la nécropole nationale à 10 h 30 des anciens combattants accompagnés des autorités, des élèves des divers établissements d’enseignement, des sociétés ou groupement, de la population ;
  •  dépôt de gerbes à 10 h 45 par les anciens combattants, le Comité du souvenir français et les autorités ;
  •  défilé de la nécropole nationale à la place Joffre suivant l’itinéraire rue des Cyprès, avenue Moll, boulevard François 1er ;
  •  lecture du message du ministre à 11 heures au monument aux morts place Joffre et dépôt de gerbes ;
  •  défilé à 11 h 15 vers l’Hôtel de Ville suivant l’avenue du 106e RI ;
  •  réception à 11 h 30 par le maire à l’Hôtel de Ville.

    Couvrot

    Mardi 8 mai,

  •  rassemblement à 11 h 45 place de la mairie ;
  •  12 h 15, dépôt de gerbes et allocution au monument aux Morts ;
  •  12 h 25, vin d’honneur à la salle polyvalente.

    Frignicourt

    Pour la cérémonie commémorative de la Victoire de 1945,

  •  un rassemblement aura lieu le mardi 8 mai à 11 h 45 place de la Mairie.
  •  Le défilé se rendra au monument aux Morts devant lequel une gerbe sera déposée.
  •  Cette cérémonie du souvenir sera suivie d’un vin d’honneur servi à la mairie.

    Marolles

    La cérémonie du 8 mai débutera mardi à 11 heures au monument aux Morts, en présence des enfants de l’école.

    Un vin d’honneur sera offert par la municipalité à l’issue de la commémoration.

    Pargny-sur-Saulx

    La population est invitée à participer aux cérémonies organisées pour célébrer le 62e anniversaire de la Victoire de 1945.

    Mardi 8 mai, dépôt d’une gerbe au monument aux Morts face à la mairie à 11 heures avec le concours de la Musique Municipale des Jeunes suivi d’un vin d’honneur offert par la ville.

    Sermaize-les-Bains

    La municipalité de Sermaize-les-Bains organise une cérémonie pour célébrer le 62e anniversaire de la Victoire de 1945 le mardi 8 mai.

    Le programme est le suivant :

  •  11 h 30 rassemblement avec les sociétés et leurs drapeaux devant le Monument aux Morts ;
  •  11 h 45 lecture du message du ministre des Anciens combattants, appel des Morts pour la France, dépôt d’une gerbe.

    Un vin d’honneur sera ensuite servi à l’Hôtel de Ville.

    Revigny-sur-Ornain

    Le 62e anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945 sera commémoré à Revigny-sur-Ornain le mardi 8 mai, selon le programme suivant :

  •  10 heures, office religieux en l’église Saint-Joseph ;
  •  11 heures, cérémonie au monument aux Morts, place Louis-Chenut et des résistants Revinéens.

    Huiron

    La cérémonie commémorative de la Victoire de 1945 aura lieu le 8 mai à 9 h 30 devant le monument aux Morts.

    Courdemanges

    La cérémonie commémorative de la Victoire de 1945 aura lieu le 8 mai à 10 h 15 devant le monument aux Morts.

    Châtelraould-Saint-Louvent

    La cérémonie commémorative de la Victoire de 1945 aura lieu le 8 mai à 11 heures devant le monument aux Morts de Châtelraould-Saint-Louvent.

    Glannes

    La cérémonie commémorative de la Victoire de 1945 aura lieu le 8 mai à 11 h 45 devant le monument aux Morts.

    Les anciens combattants, les sapeurs-pompiers, les conseillers municipaux et les habitants des quatre communes de la Communauté du Mont-Morêt y sont attendus.

    Margerie-Hancourt

    A l’occasion du 62e anniversaire de la victoire du 8 mai 1945, une cérémonie aura lieu à Margerie-Hancourt le mardi 8 mai.

  •  Rassemblement à 11 h 15 face à la mairie, puis dépôt de gerbe au monument aux Morts.

    Gigny-Bussy

    Le nouveau monument aux morts sera inauguré le mardi 8 mai, à Gigny-Bussy.

  •  Rassemblement des anciens combattants, des porte-drapeaux et des participants à 15 heures au niveau du garage Bailly, dans la rue Marcel Bailly ;
  •  départ en cortège à 15 h 15 vers le monument aux morts ;
  •  début de la cérémonie à 15 h 20.
  •  Un vin d’honneur offert par la commune de Gigny-Bussy.

    Sainte-Marie-du-Lac-Nuisement

    Mardi 8 mai,

  •  à 11 h 10, une gerbe sera déposée sur la plaque commémorative de Blaise-sous-Hauteville ;
  •  à 11 h 20, une gerbe sera déposée au monument aux morts de Nuisement aux Bois,
  •  puis à 11 h 30 au monument aux morts des Grandes Cotes.

    Un vin d’honneur sera servi.

    Toute la population est invitée.

    Saint-Rémy-en-Bouzemont

    Rendez-vous mardi 8 mai

  •  à 11 h 30 place de la mairie ;
  •  11 h 45, dépôt de gerbes au monument aux Morts et cimetière.

    La cérémonie sera suivie du verre de l’amitié.

    Montier-en-Der

    A l’occasion de la journée de la Victoire 1945, une cérémonie du souvenir aura lieu le mardi 8 mai à 11 h 30 au monument aux Morts, avec l’Harmonie en formation complète.

    Saint-Dizier

    Les cérémonies de la Victoire de 1945 auront lieu le mardi 8 mai selon le programme suivant :

  •  9 h 45, Église Notre-Dame, office religieux ;
  •  10 h 30, départ devant l’église Notre-Dame pour Marnaval ;
  •  10 h 45, dépôt de gerbes au monument aux Morts de Marnaval ;
  •  11 heures, retour à Saint-Dizier au monument aux Morts de la Ville et dépôt de gerbes ;
  •  11 h 45, prise d’armes place Aristide-Briand, remise de décorations et défilé devant l’Hôtel de Ville et rue Gambetta.

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    union070505ace- Locales - Epernay

    Les commémorations du 8 Mai 1945
     
    Bannes
  •  10 h 45, rassemblement des habitants, enfants des écoles et sociétés locales, place de la mairie, avec bannières et drapeaux.
  •  11 heures devant les monuments aux morts pour le dépôt de gerbe.

    Saint-Just-Sauvage
  •  9 h 45 rassemblement place de la mairie suivi d’un défilé pour un dépôt de gerbe au monument aux morts.

    Anglure
  •  11 h 30, rassemblement devant la mairie et défilé jusqu’au monument aux morts pour le dépôt de gerbe.
    Lachy
  •  11 h 45, rassemblement devant la mairie. 12 heures dépôt de gerbe au monument aux morts. 12 h 15, vin d’honneur au Foyer des sources.

    Broyes
  •  11 h 45, rassemblement devant la mairie.

    Esternay
  •  11 heures, office religieux en souvenir des victimes de guerre.
  •  11 h 45, défilé et cérémonie au monument aux morts.

    Rassemblement place des Droits de l’Homme suivi d’un vin d’honneur.

    Bethon
  •  10 heures, rassemblement devant la mairie pour le dépôt de gerbe au monument aux morts suivi d’un vin d’honneur à la salle polyvalente.

    Pleurs
  •  12 heures, rassemblement au monument aux morts suivi d’un dépôt de gerbe.

    Le Gault-Soigny
  •  11 heures, rassemblement devant la mairie suivi d’un dépôt de gerbe et du vin d’honneur.

    Neuvy
  •  11 heures, rassemblement devant la mairie. Le verre de l’amitié sera offert à l’issue de la cérémonie.

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    union070505acd- Locales - Chalons

    Les cérémonies du 8 Mai en Argonne
     
    Givry-en-Argonne.

    Comme chaque année, la Commune et les Anciens Combattants du Canton s’associent pour organiser la cérémonie commémorative dont le programme sera le suivant.

  •  11 h 45 : rassemblement devant la mairie.
  •  12 h 00 : dépôt de gerbe au Monuments aux Morts.
  •  12 h 15 : vin d’honneur servi à la mairie.

    Dommartin-Dampierre.

    Les cérémonies commémoratives du 8 mai communes à Hans, Braux Sainte-Cohières, Dommartin-Dampierre et Valmy se dérouleront cette année à Dommartin-Dampierre à 10 heures à l’église.

    La Neuville-au-Pont.
  •  Rassemblement place de la mairie à 9 h 30.
  •  Dépôt de gerbe à 9 h 45, suivi d’un vin d’honneur.
    Sainte-Ménehould.

    Les cérémonies du mardi 8 mai se dérouleront de la façon suivante.

  •  9 h 30 : départ de la marche athlétique « Prix de la Voie de la Liberté », place du Général Leclerc.
  •  10 h 30 : dépôt de gerbe au monument aux morts de la Grange aux Bois.
  •  11 heures : dépôt de gerbe au monument aux morts de Sainte-Ménehould.
  •  A l’issue des dépôts de gerbes, un vin d’honneur sera servi dans les salons de l’Hôtel de ville.

    Vienne le Château
    .
  •  10 h 30 : rassemblement place de la mairie.
  •  10 h 45 : dépôt de gerbes au Monument aux Morts. Dépôt de gerbe au Monument de « Ceux de la Résistance Argonne ». Dépôt de gerbe au Monument de Louis-Lemaire.
  •  12 heures : vin d’honneur sera offert à la salle bleue de la mairie.

    Avec la participation des autorités locales, des anciens combattants de Dien-Bien-Phu, du Corps des sapeurs-pompiers, des élèves des écoles.

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    union070505acc- Locales - Chalons

    Canton de Marson : 8 Mai
     
    Dans un souci de rendre moins confidentielle la célébration du 62e anniversaire de la Victoire, les anciens combattants du canton de Marson se réunissent cette année au Fresne-sur-Moire.

    Chaque année une des 16 communes du canton est choisie pour cette journée.

    Une manifestation au monument aux morts aura lieu à 12 heures avec la participation des musiciens des « Enfants de la Marne ».

    Elle sera suivie par un vin d’honneur offert par la municipalité puis par un déjeuner à la salle des fêtes de Coupéville.

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    union070505acb- Locales - Chalons

    Mourmelon-le-Grand : Une journée pour le souvenir
     
    Une bien émouvante cérémonie
    Dimanche, la cérémonie commémorative de la libération des camps et du souvenir des déportés s’est déroulée devant le monument aux morts du cimetière civil de Mourmelon-Le-Grand en présence du maire M. Fabrice Loncol, de la conseillère générale Mme Agnès Person et du Lieutenant-Colonel Raguet.

    Il y eut d’abord la lecture du message des déportés, très fort : « Les survivants constatent avec amertume que le monde dont ils avaient rêvé à la libération des camps n’est pas devenu réalité. »

    Pour autant, de génération en génération, l’enseignement de l’histoire et l’entretien de la mémoire ont contribué à l’éveil des consciences.

    La cérémonie s’est terminée par un appel à « rester vigilants » et s’est clôturée par un dépôt de gerbes.

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    union070505aca- Départementales - Chalons

    Les scouts d’Europe sur les traces de la Grande Guerre
     
    Les scouts en compagnie des Poilus
    Les scouts d’Europe d’Epernay se sont retrouvés durant trois jours à Dormans pour un camp sur le thème « Dormans durant la Grande Guerre ».

    Ils ont pu mettre en application les techniques d’orientation lors d’une randonnée et d’expression pour la préparation d’une veillée.

    Accueillis au mémorial des batailles de la Marne, ils ont proposé leur service et leur aide pour différents travaux d’entretien.

    Les membres de l’association « Les Poilus de la Marne » sont intervenus également pour un exposé sur l’équipement et la vie du soldat avant que les scouts ne partent à la découverte des lieux de mémoire dans Dormans.

    Une veillée d’hommage aux combattants de la Grande Guerre et aux premiers scouts disparus dans ce conflit a clôturé ce séjour.

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    union070504aca- Locales - Chalons

    GIVRY-EN-ARGONNE : Un porte-drapeau honoré
     
    Bernard Roger porte-drapeau : 52 années de fidélité.
     
    Bernard Roger s’est vu remettre par Roger Rouvroy, membre du bureau départemental, le diplôme d’honneur de porte-drapeau signé du ministre délégué aux Anciens combattants.

    Bernard Roger est né en 1916. Il faisait partie du 6e régiment d’Infanterie Coloniale qui a été décimé à Neuf Bellay le 13 juin 1940.

    Il est durant 5 années prisonnier à Luckenwald entre Berlin et Hanovre puis de retour le 13 juin 1945.

    Il a la responsabilité du drapeau des anciens combattants depuis le premier congrès cantonal à Somme-Yèvre en 1955.  
     

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    union070503aca- Locales - Reims

    Nouvelles vitrines et gratuité au musée de la Reddition
     
    L’entrée au musée de la rédition est désormais gratuite les 7 et 8 mai de chaque année
    Du 6 au 8 mai, l’entrée au musée de la Reddition sera gratuite.
    L’occasion de découvrir trois nouvelles vitrines consacrées à la Royal Air Force, la Luftwaffe et à la 101e Division aéroportée américaine.

    « Permettre au public de participer au devoir de mémoire à l’occasion de ces dates qui marquent la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe ».
    C’est l’objectif affiché par le conseil municipal qui a voté la gratuité de l’entrée au musée de la Reddition les 7 et 8 mai de chaque année.

    De plus, cette année, la date du premier dimanche du mois de mai correspondant au 6 mai avec ouverture gratuite des musées municipaux, le musée de la Reddition est donc ouvert gratuitement pendant trois jours :

  •  dimanche 6 mai de 10 à 12 heures et de 14 à 18 heures,
  •  lundi 7 mai de 10 à 12 heures et de 14 à 18 heures
  •  et mardi 8 mai de 10 h 30 à 12 heures et de 14 à 18 heures.

    A cette occasion, les visiteurs pourront découvrir trois nouvelles vitrines permanentes du musée :

  •  Une vitrine sur la résistance à Reims avec notamment les missions secrètes de la Royal Air Force ;
  •  Une vitrine sur la Luftwaffe ou armée de l’air allemande qui était implantée lors de la Seconde Guerre mondiale à Reims et dans les environs ;
  •  Une vitrine consacrée à la 101e Division aéroportée américaine dont l’état-major était installé à partir de novembre 1944 sur le site du musée de la Reddition (Collège technique de Reims, à l’époque).

    A noter également que dans le cadre du dimanche culturel organisé par la Ville de Reims, une visite commentée gratuite du musée par un guide de l’office de tourisme est organisée le dimanche 6 mai, à 15 heures.

    Musée de la Reddition : 12, rue Franklin Roosevelt (03.26.47.84.19). Ouvert tous les jours sauf le mardi, de 10 à 12 heures et de 14 à 18 heures.

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    union070502acg- Locales - Epernay

    Une cérémonie à la mémoire des déportés
     
    Dépôt de gerbe au mausolée du Déporté inconnu par Yvette Lundy, Francine Fouju-Didier et René Guillepain. Yvette Lundy a donné lecture du message des déportés. ; Une importante délégation de porte-drapeaux. Dépôt de gerbes au monument aux martyrs de la Résistance par les personnalités : Yvette Lundy, Martial Saint-Jeveint, René Guillepain, Jacky Héry, Philippe Martin, Vianney Sevestre et Benoît Moittié

     

    Manifestations de recueillement dimanche 29 pour la journée nationale de la Déportation.

    Les anciens déportés d’Epernay et de la région se sont rendus au mausolée du Déporté inconnu, accompagné d’une délégation de porte-drapeaux, pour un dépôt de gerbe effectué par Yvette Lundy et René Guillepain, anciens résistants-déportés, accompagnés de Francine Foujou-Didier, fille de déporté.

    La commémoration s’est poursuivie au monument aux Martyrs de la Résistance en présence de nombreuses personnalités.

    Le défilé était animé par l’Avenir Musique et les porte-drapeaux.

    Yvette Lundy, donnait lecture du message des déportés : « . Il faut rester vigilant ».

    Plusieurs gerbes ont été déposées au pied du monument par les personnalités.

     

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    union070502acf- Locales - Chalons

    Journée de la Déportation : peu de monde à la commémoration
     
    Les récipiendaires, de gauche à droite : Marcel Martinet, Maurice Gouvernal et Jean Houdinet. Les officiels fleurissant la plaque commémorative de la famille Finkelstein ; Les autorités civiles et militaires au monument aux morts
    Etait-ce le fait des vacances ou le devoir de mémoire oublié que peu de participants assistaient au dépôt de gerbes du monument aux morts ce dimanche à Sainte-Ménehould. Ils étaient une bonne vingtaine dont la majeure partie était des anciens combattants.

    Les gerbes furent déposées par Bruno Baumann, sous-préfet, Bertrand Courot, conseiller général et maire de Sainte-Ménehould et par Michel Glasko, président des ACPG. Les sonneries réglementaires furent exécutées par une délégation d’Argonn’Notes.

    Puis Jeannine Gardet, déléguée de l’association départementale de l’office nationale des anciens combattants et victimes de guerre a remis l’insigne de porte-drapeaux avec étoile dorée à Marcel Martinet pour 28 années de service, avec étoile argentée à Maurice Gouvernal et Jean Houdinet pour 14 années de service. Enfin les autorités civiles et militaires se sont rendues dans le hall de l’hôtel de ville où un bouquet fut déposé au pied de la plaque commémorative en la mémoire de la famille Finkelstein qui fût déportée.

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    union070502ace- Locales - Chalons

    Les anciens combattants attendent les jeunes pour la relève
     
    Face à une vingtaine d’adhérents… ; … Jeannine Gardet, Michel Glasko, Bertrand Courot et Henri Golebiewski
    Lors de l’assemblée générale des ACPG-CATM, il a été question du problème crucial de la relève. Mais aussi de la cérémonie du 5 décembre à repenser ainsi que des crédits en baisse.

    « J ’AI été surpris d’apprendre par la presse que des jeunes du lycée professionnel se sont rendus dernièrement à Auschwitz (NDLR : le 8 février). En tant qu’association de prisonniers de guerre, nous aurions pu être associés à cette démarche ».

    Et Henri Golebiewski trésorier de l’association des ACPG (Anciens Combattants, Prisonniers de Guerre) de poursuivre : « De plus je regrette vivement la non implication des jeunes à l’occasion des cérémonies patriotiques. Les membres de nos associations vieillissent et dans quelques années il n’y aura plus personnes pour porter les drapeaux ousdéposer des gerbes. Il est temps que des jeunes prennent le relais pour assurer le devoir de mémoire ».

    Bertrand Courot, maire et conseiller général de Sainte-Ménehould n’a pu que reconnaître cet état de fait. Aussi l’élu a-t-il proposé au bureau de l’association « de se mettre autour d’une table pour sensibiliser les jeunes à cette démarche avec le concours de Jean-Marc Verdelet, adjoint en charge du conseil municipal des jeunes et de Sylvain Druet, professeur d’histoire qui est favorable à cette idée ». On se souvient que lors du dernier conseil, le même Sylvain Druet évoquait le projet des jeunes « de préparer quelque chose pour le 8 mai ».

    Une date à repenser

    Auparavant, Michel Glasko, président de l’association des ACPG et CATM de Sainte-Ménehould et Ville-sur-Tourbe a dressé un bilan des diverses activités de l’année 2006.
    L’association a assisté à toutes les cérémonies patriotiques.
    Il a remercié les porte-drapeaux pour leur assiduité lors de ces manifestations.

    Moins réjouissant : la célébration du 5 décembre, qui ne fut vraiment pas une réussite. Pratiquement personne et surtout l’heure tardive. « Nous avions demandé à notre député de présenter un projet de loi pour que cette commémoration se fasse à date fixe. Par exemple, toujours le premier ou deuxième dimanche de décembre. Nous n’avons pas eu de réponse. De plus nous pourrions, si c’était un dimanche, l’organiser en plein jour, nous aurions plus de monde ».

    Henri Golebiewski, le trésorier, a rappelé que l’association comptait 130 membres.

    Des crédits en baisse

    L’année 2006 a également vu l’organisation de 2 voyages à Colmar et à Paris avec la visite des illuminations de fin d’année suivi d’un spectacle cabaret. La journée méchoui a été un réel succès. Une sortie pourrait être organisée fin août ou début septembre 2007. Les environs étant bien connus, elle pourrait se dérouler sur 2 jours ce qui permettrait d’aller plus loin.

    Puis ce fut l’élection des membres sortants du bureau qui ont été réélus à l’unanimité. Le président reste donc Michel Glasko, trésorier Henri Golebiewski et secrétaire France Glasko.

    Avant que les membres ne se rendent à l’office religieux, Jeannine Gardet, déléguée de l’association départementale de l’office national des anciens combattants et victimes de guerre a rappelé la vie de cette association, ses revendications concernant les revalorisations des retraites promises par les plus hautes instances nationales et qui n’ont pas vu le jour. Tout en soulignant que les crédits des anciens combattants avaient diminué de 12 % en 5 ans.

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    union070502acd- Départementales - Marne

    Cérémonie à la Butte des Fusillés
     
    Comme ils le font depuis 62 ans en souvenir des patriotes tombés en cet endroit sous les balles allemandes, les survivants de la résistance et de la déportation marnaises, ainsi que les familles, iront se recueillir le dimanche 6 mai à la Butte des Fusillés entre Châlons-en-Champagne et l’Epine (accès par la route de Melette).

    Cette cérémonie organisée par l’amicale de la Résistance châlonnaise se déroulera à 7 heures précises.

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    union070502acc- Départementales - Marne

    Rassemblement des médaillés de la Résistance
     
    Lors du dépôt de gerbe au monument aux martyrs de la Résistance.
    La section de la Marne des Médaillés de la résistance s’est réunie en assemblée générale à Epernay le jeudi 26 avril. Des médaillés fidèles à l’engagement du 18 juin 1940 avec le général de Gaulle, l’association ayant été créée à Londres en 1943 par le général.

    Le président Maurice Lesanne et la secrétaire Yvette Lundy ont rappelé le souvenir de Fernande Servagnat disparue fin décembre 2006 : « Une noble figure de la résistance ». Et de souligner l’engagement des médaillés : « Veiller sur l’avenir, penser à la jeunesse à laquelle doit-être inculquée la bonne voie pour entretenir cette liberté si chèrement acquise ».

    Et Yvette Lundy de préciser : « A mon avis, nous avons un avantage remarquable avec le concours de la résistance et de la déportation, nous sommes proches des collégiens et des lycéens en leur parlant de ce que nous avons vécu et subi dans l’action ».

    Yvette Lundy a fait un résumé du congrès national réuni à Paris les 5, 6 et 7 octobre dernier, à l’issue duquel les participants sont allés se recueillir à Compiègne et à la clairière de Rethondes avant de déjeuner à Pierrefonds et de visiter le château.

    A l’issue de l’assemblée, les médaillés de la résistance ont déposé une gerbe au monument aux martyrs de la résistance.

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    union070502acb- Départementales - Marne

    Camerone à Souain : la Légion étrangère se souvient
     
    L’anniversaire du combat de Camerone a été commémoré samedi.
    Samedi 28 avril, l’anniversaire du combat de Camerone s’est déroulé, comme le veut la tradition de l’amicale des anciens de la Légion étrangère de la Marne, par une cérémonie au monument Henry-Farnsworth à Souain, monument édifié par la famille d’un jeune Américain, Henry Weston Farnsworth (né le 7 août 1890) qui s’enrôla le 5 janvier 1915 et qui fut tué dans le secteur le 28 septembre de la même année.

    Après une messe célébrée à Souain, par l’aumônier militaire de Mourmelon, les anciens légionnaires et les personnalités civiles, dont le président des Anciens combattants de Suippes et du secteur Jean Collart, le président des Combattants Volontaires de la Marne Lucien Butin, se sont rendus sur le site situé sur la zone militaire du camp de Suippes.

    L’adjudant à la retraite Giovanni Guenzy, président des Anciens de Dien Bien Phu, a accueilli le maire Michel Godin, et le général à la retraite Jean, de la Légion étrangère tandis que le président départemental de l’amicale des anciens de la Légion, Michel Vercoren, faisait lecture du récit du combat de Camerone et des combats héroïques du capitaine Danjou et de ses hommes. C’est au Mexique que la Légion étrangère a su conquérir un de ses plus beaux titres de gloire. Le 30 avril 1863, dans l’hacienda de Camerone, trois officiers et 62 légionnaires ont résisté pendant toute une journée à 2.000 soldats mexicains. Au soir d’une lutte héroïque, les cinq derniers survivants chargèrent à la baïonnette.

    Après le dépôt de gerbe par les autorités et aux sons des trompettes de cavalerie d’Avize, « l’Avenir avizois », la quarantaine de porte-drapeaux et l’assistance se sont recueillis au pied de ce monument américain du souvenir.

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    union070502aca- Locales - Reims

    TAISSY : Les anciens combattants se souviennent
     
    Au cours de la cérémonie. ; La médaille du combattant à Patrick Blot
    En cette journée du souvenir, les anciens combattants de Taissy, Saint-Léonard, Sillery et Puisieulx se sont réunis dimanche pour rendre hommage aux morts des militaires des théâtres des missions extérieures (O.P.E.X.).

    Après la messe dite en l’église de Taissy, ils se sont rendus en cortège au monument aux morts, emmenés par la fanfare de Saint-Brice-Courcelles et accompagnés par cinq drapeaux, les sapeurs-pompiers et des élus des communes concernées.

    Après le dépôt de gerbe et les allocutions du premier adjoint au maire, M. Sigaut et du président de la section des Anciens combattants, Robert Marguet, ce dernier a remis la médaille du combattant à Patrick Blot, brigadier-chef au 3e régiment d’hélicoptères de combat à Etain (Meuse).

    Patrick Blot a participé à diverses opérations en République centrafricaine, en ex-Yougoslavie, au Tchad ainsi qu’à l’opération Daguet, dans le Golfe. Il est titulaire du titre de reconnaissance de la Nation et des médailles Outremer, Défense nationale, OTAN et commémorative.

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    union070430ace- Locales -Vitry

    SAINT-AMAND-SUR-FION Hommage à Rose Probs
     
    Les personnes présentes devant le monument aux morts.
    A l’initiative du comité mémorial de la déportation de Vitry-le-François (regroupant l’UNADIF et la FNDIRP), une cérémonie s’est déroulée ce samedi 28 avril, en début de soirée, à Saint-Amand-sur-Fion, en hommage à Rose-Probst, déportée à Ravenbrûck.

    En cette année du 62e anniversaire de la Libération des camps de concentration, une cérémonie solennelle s’est tenue devant le monument aux morts de la commune en présence d’une nombreuse assistance composée d’une dizaine de porte-drapeaux, de la municipalité conduite par son maire Jean-Daniel Dommange, ainsi que des familles de déportés.
    Les musiques ont été jouées par les musiciens du Cercle des XVII.

    Plusieurs messages ont été lus, dont celui des associations de déportés, par Maurice Bourgeois, fils de Louis Bourgeois de Loisy-sur-Marne (mort pour la France en déportation le 22 décembre 1944).

    Plusieurs gerbes ont été déposées par la mairie et l’association des déportés, ainsi que par Charlotte, arrière-arrière petite-fille de Rose Probst.

    Une cérémonie plus intime a ensuite eu lieu devant la plaque rappelant le sacrifice de Rose-Probst, apposée sur son ancienne maison du 18 rue des Bas-près, où une gerbe fut également déposée par son arrière petit-fils David.

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    union070430acd- Locales -Vitry

    Une exposition pour ne pas oublier l’Histoire
     
    « Il faut faire parler un peu d’histoire ! » aime à dire Jean-Pierre Mathieu, président de la section locale de la FNACA (Fédération nationale des Anciens combattants d’Algérie).

    Avec les cinq associations du Comité d’Entente des Anciens combattants, il a donc souhaité créer un événement en dehors de toute cérémonie officielle.

    Samedi prochain, une quarantaine de grands panneaux fleurira donc sur la place d’Armes, évoquant les combats menés de 1860 à nos jours. Une exposition tout simplement appelée « Devoir de mémoire », visible de 10 à 18 heures.

    Exposition « Devoir de mémoire », samedi 5 mai toute la journée sur la place d’Armes.

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    union070430acc- locales - Chalons

    Hommage aux victimes
     
    La cérémonie commémorant le drame du quartier Madagascar reste plus que jamais émouvante.
    « C’est toujours avec le cœur rempli d’émotion que nous rendons hommage à toutes ces victimes ! » Le député-maire Bruno Bourg-Broc, présent au pied de la stèle élevée en mémoire des victimes du bombardement du 27 avril 1944 dans le quartier Madagascar, avait cette pensée pour les 90 victimes de ce jour vécu comme un enfer.

    Entouré de Serge Pierrejean, toujours fidèle et ému chaque année depuis 63 ans, lequel a perdu en ce jour fatidique sa mère et son petit frère de 2 ans, accompagné aussi de nombreuses autorités civiles et militaires, d’associations d’anciens combattants et porte-drapeaux, ainsi que des habitants du quartier, il a évoqué ce que fut l’enfer des habitants ce 27 avril.

    Et de citer un écrit de Jean Giono en 1938 : « Ce qui me frappe dans la guerre, ce n’est pas son horreur : c’est son inutilité. »

    Les centaines de bombes larguées par les avions américains ce jour-là ont laissé des traces indélébiles parmi les populations touchées et des souvenirs noirs qui resteront longtemps gravés dans les mémoires des survivants.

    Une gerbe déposée au pied de la stèle par le député-maire, accompagné de Serge Pierrejean et de Jacques Songy, président du comité d’entente des anciens combattants, une sonnerie aux morts, les drapeaux qui s’abaissent, une cérémonie incontournable.

    Pour les anciens de ce quartier, il est impossible de ne pas se souvenir.

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    union070430acb- Locales - Reims

    BéTHENIVILLE : A la mémoire des aviateurs anglais
     
    LDépôt de fleurs au monument. Tous les acteurs de cette manifestation ; Francis Renard et Rob William
    La commune de Bétheniville avait érigé un monument à la mémoire des aviateurs de la Royal air force qui sont tombés au champ d’honneur en France lors de la bataille en mai-juin 1940.

    Vendredi dernier, Arnaud Gillet, historien de Bétheniville et ses environs, et qui garde des liens avec le 501 d’escadron de Gloucester et avec le passé de son village, a reçu quelques Anglais venus se souvenir au monument.

    Une cérémonie avec dépôt de fleurs a eu lieu dans la matinée. A cette occasion, le squadron leader Rob Williams, officer commanding 501 squadron (chef d’escadron, officier commandant l’escadron 501) a remercié Francis Renard, maire de Bétheniville, pour l’entretien du site et lui a offert l’insigne de son escadron représentant un sanglier.

    Arnaud Gillet n’a pas été oublié et a reçu quelques cadeaux également.

    Tous se sont retrouvés chez celui-ci pour un apéritif et un repas franco-anglais en toute cordialité.

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    union070430aca- Locales - Reims

    La flamme du souvenir est bien entretenue
     
    Émouvante célébration devant le monument des Martyrs de la Résistance.
    « N’oubliez pas de dire ce qu’ils ont fait de nous et pourquoi. » Tel est le message répété d’année en année depuis 62 ans, en souvenir de tous ceux qui ont payé de leur vie le « racisme dément et criminel » de quelques-uns dans les années 1940. Un message redit au cours de la veillée au flambeau organisée par la Ville de Reims autour du monument dédié aux « Martyrs de la Résistance » dans les Hautes-Promenades.

    Les porteurs de flambeau sont descendus du monument aux morts de la place de la République au son du tambour. Un roulement déchirant le silence de la nuit tombante, qui donnait un ton solennel à cette cérémonie présidée par le maire, Jean-Louis Schneiter, le sous-préfet Jean-Louis Wiart, et le colonel Francis Lonnoy, entourés de nombreuses personnalités.

    Pour les jeunes générations
     
    Des enfants ont lu des textes d’Éluard, Duguy et Primo Lévy. Benjamin Ségur
    Une fois la vasque allumée devant le monument encadré par les porte-drapeaux, les soldats de la BA112 ont présenté les armes, avant qu’un ancien déporté, M. Gourlin, ne rappelle que « c’est aux jeunes générations que nous dédions ce témoignage ».

    Sa fille a lu le message des déportés.

    Puis, des collégiens du collège « François-Legros » ont lu trois textes : « Avis », de Paul Éluard par Ludovic Broudy ; « Le rescapé » de Michel Duguy par Kenza Hajjaj et « Si un homme » de Primo Lévy par Jessica Boutchada.

    Entrecoupée de quelques morceaux musicaux comme « le chant des partisans », interprétés par la batterie-fanfare de Reims, la cérémonie a été suivie par un public un peu plus étoffé que l’an dernier, essentiellement composé d’adultes.

    Quelques jeunes sont bien passés par là, mais ils s’en sont allés, même si le « témoignage leur était dédié ».

    J.-F. Scherpereel

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    union070428aca- Locales - Reims

    En souvenir du mémorial AFN
     
    Le maire et son adjoint ont reçu un coffret.

     

    Serge Gourlin, président de l’UNC (Union Nationale des Combattants) de Reims assisté de Lionel Malle, Yves Bossard et de Jean Paul Royer, tous membres du bureau de l’UNC, vient d’offrir au maire de Reims, Jean-Louis Schneiter, ainsi qu’à Roger Vache, adjoint, un coffret en souvenir de l’inauguration à Châlons-en-Champagne du mémorial érigé à la mémoire des Marnais (dont 60 Rémois) morts pour la France en Algérie-Tunisie-Maroc.

    Ce mémorial a été inauguré le 16 février dernier avec un concours financier de la ville de Reims.

     

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    union070426acc- Locales -Vitry

    Souvenir de la déportation à Châlons
     
    « Loin vers l’infini s’étendent
    Des grands près marécageux.
    Pas un seul oiseau ne chante
    Sur les arbres secs et creux.

    REFRAIN
    O, terre de détresse
    Où nous devons sans cesse
    Piocher.
    Dans le camp morne et sauvage
    Entouré de murs de fer
    Il nous semble vivre en cage
    Au millieu d’un grand désert. »

    Ce chant créé par des détenus allemands au camp de Bögermoor après l’avènement du nazisme a été adopté par les déportés de toutes nationalités. C’est le chant des Marais.

    Il illustrera la veillée du Souvenir « Survivre dans les camps » créée par les associations de déportés, résistants et familles, ce samedi 28 avril de 21 h 15 à 21 h 45 au monument de la résistance, face à la prison à Châlons-en-Champagne.

    Cette veillée précédera, au même endroit, la cérémonie d’hommage à la mémoire des déportés disparus, le dimanche 29 avril à 11 heures, en présence des autorités.

    Participeront à ces cérémonies les associations d’anciens combattants, l’armée, les enfants de l’école Jules-Ferry, l’Harmonie municipale, les chorales châlonnaises, les représentants du culte, ainsi que les lauréats du concours de la Résistance et de la Déportation.

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    union070426acb- Locales -Vitry

    Moncetz-l’Abbaye : L’union des combattants en assemblée
     
    Les anciens combattants de Thièblemont-Farémont réunis à Moncetz.
    La 77e assemblée générale de l’Union nationale des combattants de Thièblemont- Farémont vient de se dérouler à Moncetz-l’Abbaye.

    Après les remerciements d’usage et surtout au conseil municipal de Moncetz et à son maire M. Laprun pour l’accueil, une minute de silence a été observée pour honorer la mémoire des disparus de l’année.

    M. Thiebaux, président, a ensuite dressé le bilan des activités de l’année 2006 et M. Marcel, secrétaire-trésorier, a présenté les comptes de l’exercice. Les deux rapports ont été adoptés à l’unanimité.

    Est venue ensuite la description des activités de l’année 2007 mettant en exergue la diminution des adhérents.

    Après la messe célébrée par le Père Béal, ancien combattant d’Algérie, membre de l’association, et une remise de gerbe au monument aux morts du village, un vin d’honneur a réuni tous ces anciens combattants de la patrie.

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    union070426aca- Locales - Reims

    TAISSY : Hommage aux anciens combattants
     
    Les anciens combattants de Taissy, Saint-Léonard, Sillery et Puisieulx iront rendre hommage aux morts des militaires des théâtres des missions extérieures (Opex) à Taissy le dimanche 29 avril. A 9 h 30, messe en l’église de Taissy. 10 h 45, rendez-vous place de la Mairie avec la fanfare de Saint-Brice, les porte-drapeaux et les sapeurs-pompiers.

    Dépôt de gerbe, allocution, remise de la croix du combattant à un ancien combattant des missions extérieures.

    La présence de ces militaires qui ont participé à ces missions est souhaitée.

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    union070425aca- Locales - Epernay

    GAYE : Les anciens combattants en agapes
     
    C’est une bonne vingtaine d’anciens combattants, anciens d’Algérie et prisonniers de guerre, qui se sont donné rendez-vous ce dimanche 22 avril pour le dépôt d’une gerbe de fleurs au monument aux morts avant de se rendre au restaurant pour le traditionnel repas annuel.

    Rejoints par leurs proches, ce fut l’occasion d’échanger des souvenirs et de les faire partager aux plus jeunes.

    Un temps d’échange privilégié par tous.

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    union070424acb- Locales - Chalons

    « Les cheminots dans la Résistance » : une exposition à ne pas manquer
     
    Anciens combattants, cheminots..étaient au rendez-vous du vernissage de l’exposition.
    Vendredi soir, le maire Bruno Bourg-Broc inaugurait l’exposition « Les cheminots dans la Résistance » qui se tient au premier étage de l’hôtel de ville jusqu’au vendredi 11 mai.

    Elle a été réalisée par la fondation de la Résistance avec la participation et le soutien de la SNCF et en coopération avec l’association pour l’histoire des chemins de fer en France.

    Cette exposition retrace l’histoire de l’engagement des cheminots dans la Résistance, et en restitue les contextes professionnel et social à partir de documents inédits et de décennies de travaux d’historiens.

    Elle met en œuvre les dernières conclusions de la recherche, des témoignages, de très nombreux documents d’archives et des photographies.

    Parallèlement à l’exposition, deux films sont présentés, « Ceux du rail » de René Clément et « L’inacceptable » de Claude Binsse.

    Exposition « Les cheminots dans la Résistance », jusqu’au 11 mai
    du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30 au 1er étage de l’hôtel de ville.

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    union070424aca- Locales - Reims

    La France et la Russie alliées à Courcy
     
    Une cérémonie au monument aux morts a réuni les participants.
    Près de 200 personnes se sont retrouvées samedi matin pour rendre hommage au courage des troupes russes venues prêter main forte à la France et à ses soldats pendant les terribles combats qui ravagèrent le pays et l’Europe de 1914 à 1918.

    Après une marche vers le bastion du cantonnier, 1ère ligne française le 16 avril 1917, tenue par les Russes, les participants, les habitants du village ainsi que les représentants politiques locaux ont assisté à une cérémonie au monument aux morts de la commune en présence d’une délégation russe, M. Sheverev, attaché de l’ambassade de Russie et M. Kopiloff dont le père s’est battu à Courcy.

    Pour tout discours M. Desgrippes, maire de Courcy, a lu avec beaucoup d’émotion un article paru le 22 avril 1917 dans le journal du Petit Parisien et relatant les combats meurtriers qui eurent lieu sur la commune et aux alentours.

    Reste à souligner que la paix durable ne peut se faire sans la réconciliation des peuples. La présence du Colonel Duhr, attaché militaire allemand a montré que l’Allemagne et la France sont devenues des partenaires au sein de l’Europe.

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    union070422acb- Locales - Vitry

    Anciens combattants
     
    L’assemblée générale des anciens combattants AC-PG et CATM des cantons de Sainte-Menehould et Ville-sur-Tourbe aura lieu le dimanche 29 avril à l’hôtel de Ville.
  •  9 heures : début des travaux.
  •  10 h 30 : office religieux en l’église Saint-Charles.
  •  11 h 45 : dépôt de gerbe au monument aux morts avec la participation d’Argonn’Notes.
  •  Vin d’honneur offert par la municipalité.
  •  13 heures : repas en commun au restaurant « Le Tulipier » de Vienne-le-Château.

    Pour le repas, s’inscrire d’urgence auprès des responsables habituels avant le 23 avril.

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    union070422aca- Locales - Vitry

    Gilbert : un centenaire vraiment peu ordinaire
     
    Gilbert Bourgeois a adhéré aux anciens combattants ACPG dés 1945, lors de la première réunion. Il est membre du bureau depuis 1955.
    C’est clairement en l’honneur de leur doyen que les anciens combattants, prisonniers de guerre ACPG-CATM (combattants Algérie, Tunisie, Maroc) du canton de Givry-en-Argonne et du secteur de Vanault-les-Dames avaient décidé de tenir leur assemblée générale annuelle, dimanche dernier au coeur de la commune de Le Vieil Dampierre (voir l’union de mercredi).

    Une décision qui s’imposait. Le doyen en question, Gilbert Bourgeois, étant né en 1907, fêtait en effet son 100e printemps ! « Célébrer un tel anniversaire à l’un de nos adhérents n’est pas chose courante ! » a souligné le président de la structure François Lefort.

    Il va sans dire que Gilbert Bourgeois est également le doyen de son village. Comme tous ceux de sa génération, ila hélas connu la guerre de 1914-1918.

    Souvenirs de 14-18

    Dés lors, comment s’étonner si l’un de ses tous premiers souvenirs est l’arrivée des troupes allemandes à Le Vieil-Dampierre en 1914.

    Une petite anecdote étonnante à ce propos. A l’époque, un officier germanique se retrouve assez gravement blessé pas balle alors qu’il se trouve presqu’en face de la maison des parents de Gilbert. Mme Bourgeois (mère), aidée d’un autre habitante de la commune (Mme Maucourant) décident de transporter le soldat au moyen d’une brouette jusqu’à une remise voisine où elles le soigneront durant plusieurs jours.

    Ainsi, quand les Allemands viennent rechercher leur blessé, leur commandant signe et remet à la mère de Gilbert un papier attestant de cette belle action, lui recommandant de toujours la conserver sur elle. Gilbert assure que le document en question a sauvé plus d’une fois la mise à sa maman. Les soldats allemands venaient-ils demander du grain, désiraient-ils emporter quelques canards ou poulets ? Mme Bourgeois présentait le fameux papier et tout le monde repartait !

    Cinq ans captif en Allemagne

    Autre souvenir étonnant évoqué par Gilbert : « Les soldats allemands venaient en repos dans la pâture, derrière la ferme, sous de petites tentes deux places ». Les deux galopins qu’étaient alors Gilbert et son frère allaient très souvent les voir. Ce qui, bien évidemment ne plaisait guère à maman Bourgeois.

    Pour tenter de se faire entendre de sa progéniture, l’Argonnaise leur expliquait qu’il ne fallait pas manger les bonbons offerts par ces soldats, prétendant qu’il y avait dedans des verres pointus qui allaient leur percer l’estomac ! Peine perdue… La solution radicale qu’elle finira par trouver : attacher les deux frères au pied de la table de la cuisine quand cela s’avérait nécessaire ! Autre époque, autres méthodes… Les années passent. Arrive la Seconde Guerre mondiale. Gilbert est fait prisonnier à Charmes dans les Vosges le 20 juin 1940. Il restera cinq ans captif en Allemagne de l’Est. Il sera libéré par les Russes et rapatrié le 7 mai 1945.

    François Lefort raconte : « Ils étaient 13 du stalag XI à être restés en contact après la guerre. Et c’est surtout avec Léon Maresches que Gilbert était grand copain. Or, plus tard, Christophe le petit fils de Gilbert a épousé Camille, la petite fille de Léon… »

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    union070421acd- Locales - Reims

    COURCY : Aujourd’hui anniversaire des combats de 1917 et 1918
     
    Des troupes russes ont aussi défendu le fameux fort de la Pompelle. Photo d’archives
    Le 16 avril 1917, à Courcy, deux brigades russe participent aux combats au Nord-ouest de Reims. La révolution russe les influence-t-elle alors ? Dans le cadre de la Ve armée, la 1re brigade spéciale prend Courcy, la 3e brigade attaque et occupe le mont Spin.

    Les pertes pour les deux brigades russes sont de 70 officiers et 472 soldats russes tués, blessés ou disparus.

    Afin de célébrer ces moments importants de la Première Guerre mondiale dans la région, une journée commémorative est organisée en coordination avec l’association « La cavalerie dans la Marne » aujourd’hui samedi 21 avril à Courcy.

    Le programme

    Rendez-vous à Courcy, place de l’Église. Départ de la marche à 9 heures vers le bastion du cantonnier, 1re ligne française le 16 avril 1917, tenue par les Russes. Exposé avec Robert Clément sur la situation générale des adversaires dans le secteur. Étape à la salle des fêtes à midi précédée par une cérémonie au monument aux morts de la commune en présence d’une délégation russe.

    A 13 heures pique-nique à la salle des fêtes. A 15 heures départ en direction de Loivre.

    Toute la journée et dimanche après-midi une exposition se tiendra à la salle des fêtes sur le thème suivant : « Les rebondissements des vingt derniers mois de la Grande Guerre ».

    Pour tous renseignements :

  •  Tél. 03.26.77.45.00 et 03.23.20.28.62.
  •  Site : http://20072008.free.fr

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    union070421acc- Locales - Reims

    Cérémonies du souvenir
     
    Libération des camps de concentration

    A l’occasion du 62e anniversaire de la libération des camps de concentration et de la journée nationale de la déportation, une veillée solennelle aura lieu le samedi 28 avril à 21 h 15, au Monument aux Martyrs de la Résistance, place Colonel-Bouchez à Reims.

    Les Rémois sont invités à prendre part à cette manifestation du souvenir.

    A 21 heures : rassemblement au Monument aux Morts des Deux Guerres. A 21 h 15 - Rassemblement des Personnalités au Monument aux Martyrs de la Résistance, esplanade Colonel-Bouchez.

    Allumage de la Vasque placée devant l’urne contenant les cendres des déportés, sonnerie « Aux Morts », allocution par un ancien déporté, M. Gourlin, chant des partisans par l’Harmonie batterie fanfare, lecture d’un poème par des élèves du collège François-Legros, lecture du message des déportés.

    8 Mai

    Voici le programme des cérémonies du 62e anniversaire de la Victoire de 1945 organisé le mardi 8 mai.

  •  A 9 h 45 au Monument des Déportés de la Communauté Juive (synagogue, 49 rue Clovis)
  •  A 10 heures au Monument aux Infirmières (place Aristide Briand)
  •  A 10 h 15 visite du Musée de la Reddition (rue Franklin Roosevelt)
  •  A 10 h 35 au Monument aux Morts (place de la République)

    Suite de la manifestation au Monument aux Martyrs de la Résistance (esplanade Colonel Bouchez). Puis à l’Hôtel de Ville discours de M. Marchandeau, président de l’UFAC, le Maire, Mme la ministre ou le sous-préfet.

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    union070421acb- Locales - Reims

    VAL-DE-VESLE 90e anniversaire des monts de champagne
     
    Le maire retrace l’Histoire ; un instant de recueillement
     
    L’anniversaire de la bataille des Monts de Champagne a été commémoré ce 17 avril, 90 ans jour pour jour après ce terrible combat qui a coûté la vie à des milliers de soldats des deux côtés de cette ligne imaginaire.

    La cérémonie au monument situé au carrefour de la route de Suippes sur le terroir de Val-de-Vesle (RN 31 et CD 34) a rassemblé, comme à chaque anniversaire, le public à l’invitation de Jean-Claude Collinet, maire de Val-de-Vesle.

    Le devoir de mémoire est toujours très présent en ces lieux bouleversés par l’Histoire.

     

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    union070419acc- locales - Chalons

    Le drapeau de Rhin et Danube à la maison du combattant
     
    Une délégation d’anciens de Rhin et Danube entourant le drapeau qui rejoint la maison du combattant. ; Vilfrid Maack a remis le drapeau à Pol Cher
    Le drapeau de la section dissoute depuis quelques années « Rhin et Danube » de Vitry-le-François ne sortira plus lors de cérémonies patriotiques. Vilfrid Maack, président départemental, représentant l’association Rhin et Danube (anciens de la 1re armée française), entouré d’une délégation de compagnons d’armes, l’a remis mardi 17 avril entre les mains de Pol Cher, président des anciens combattants et victimes de guerre et président de la maison du combattant.

    L’emblème rejoint ainsi d’autres drapeaux dont les sections se sont éteintes naturellement. Quel que soit le prestige de Rhin et Danube, le souci des derniers dirigeants de la section est de déposer ses emblèmes en des lieux de mémoire dignes de ce qu’ils représentent.

    C’est lors d’une petite cérémonie intime réunissant de nombreux anciens de l’association que Vilfrid Maack a rappelé qu’« il est rassurant de savoir nos emblèmes en des mains conscientes de l’attachement que nous leur vouons ». Et de souligner que « Rhin et Danube ne disparaît pas pour autant de la scène marnaise ».

    La création d’une association départementale autonome permet de disposer encore de quatre drapeaux en service dans la Marne.

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    union070419acb- Locales - Reims

    Veillée solennelle
     
    Le 29 avril sera la journée officielle pour l’anniversaire de la libération de tous les camps de concentration. En partenariat avec le conseil municipal et les associations de déportés et de mouvements de la résistance, les amis de la fondation pour la mémoire de la déportation (AFMD 51) invite à participer nombreux à la veillée solennelle qui se déroulera le samedi 28 avril à 21 h 15 au monument aux martyrs de la Résistance, esplanade Colonel Bouchez.

    Une marche silencieuse, aux flambeaux, accompagnée de roulements de tambours partira du monument aux morts, place de la République pour rejoindre en procession le monument de la Résistance.

    Pour clore une année riche en événements, AFMD 51 organise son traditionnel voyage de la mémoire au camp du Struthof pour mieux connaître ce que fut le système concentrationnaire nazi.

    Ce voyage aura lieu le samedi 12 mai et est ouvert à tous. Renseignements auprès de Mme Batteux au 03.26.85.84.71 et Mme Lebrec au 03.26.61.52.16.

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    union070418acd- locales - Chalons

    Mémorial AFN devoir de mémoire : avant-dernier rendez-vous
     
    Gaëtan Charlot, président départemental de l’UFAC, Bruno Bourg-Broc, Alexandre Zentner, Jean Hendziak, vérificateur aux comptes, Guy Léonnard, trésorier. ; . devant une trentaine de participants
    Vendredi a eu lieu l’avant dernière assemblée générale de l’association mémorial AFN, devoir de mémoire, présidée par Alexandre Zentner, à l’hôtel de ville de Sainte-Menehould.

    Cette réunion a également vu la participation de Bruno Bourg-Broc, député maire de Châlons-en-Champagne et président d’honneur de l’association, et de Benoist Apparu, son adjoint. « Avant dernière assemblée, car le but de cette structure était l’édification d’un monument à la mémoire des morts pour la France en Afrique du Nord. Cette construction ayant été réalisée et implantée dans l’espace du souvenir à Châlons, l’association n’a plus de raison d’être. Elle sera dissoute le 31 décembre prochain » a déclaré le président. « Si des fonds sont encore disponibles, ils seront versés à la ville de Châlons qui devrait récupérer ce monument, une étude sur sa rétrocession est actuellement en cours. Ces fonds pourront servir à graver des noms de militaires morts pour la France et qui ne sont pas encore connus. En effet, la direction de l’Onac (office national des anciens combattants) et moi-même recevons encore des demandes de certaines familles ».

    Alexandre Zentner s’est aussi félicité de l’inauguration du monument par le secrétaire d’état aux Anciens combattants. Une cérémonie digne qui a vu la participation d’un nombre exceptionnel de porte-drapeaux. Il a tenu à remercier à nouveau Marcel Bestel qui a conçu les plans, ce qui a évité des frais d’études. Guy Léonard, le trésorier, a présenté un budget équilibré, adopté à l’unanimité.

    Prenant la parole, le président d’honneur, Bruno Bourg-Broc a jugé que « cette opération avait été très bien réussie. Entre le projet et la réalisation, il s’est écoulé trois années comme cela était prévu au départ. Les délais ont été respectés par les entreprises, ce qui est rare. Tous les membres de l’association ont été d’accord sur le style de monument et le lieu d’implantation judicieusement choisi, Châlons étant le chef lieu du département et situé au cœur de celui-ci ».

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    union070418acc- locales - Chalons

    LE VIEIL-DAMPIERRE Les anciens combattants en assemblée
     
    Les ACPG (anciens combattants et prisonniers de guerre) ainsi que les CATM (combattants, Algérie, Tunisie, Maroc) du canton de Givry-en-Argonne et du secteur de Vanault-les-Dames ont tenu leur assemblée générale dimanche dernier à l’hôtel de ville de Le Vieil-Dampierre en présence de Jean-Pierre Chaumelle, maire de la commune, et d’une trentaine d’adhérents.

    Participait également Roger Rouvroy, délégué départemental. Le maire a souhaité la bienvenue aux participants et a remercié le bureau - en son nom et celui de son conseil municipal - d’avoir choisi sa commune pour cette assemblée.

    Le président François Lefort a demandé une minute de silence en la mémoire des camarades disparus. Le compte rendu de l’assemblée générale de l’an dernier, a ensuite été approuvé à l’unanimité. M. Lefort souhaite également le rapprochement des associations pour que, unies, celles-ci soient plus fortes. Dans son rapport d’activités, il a surtout remercié les porte-drapeaux pour leur fidélité et leur participation à toutes les cérémonies locales, cantonales, ou bien encore lors de l’inauguration du mémorial d’AFN à Châlons-en-Champagne où ils étaient plus de 160. Il a indiqué que l’association comptait 117 adhérents dont 10 femmes. Pour cette année 2007, un voyage pourrait être envisagé.

    Ce fut ensuite au tour de Serge Kempnich, trésorier, de présenter son budget qui est équilibré. Ces finances saines ont été adoptées à l’unanimité. Roger Rouvroy, délégué départemental, a fait part de la vie de la fédération départementale et a présenté les derniers textes officiels en faveur des anciens combattants.

    Pour clore cette matinée, les participants ont assisté à un office religieux célébré par l’abbé Mirautl, suivi d’un dépôt de gerbes au monument aux morts et du verre de l’amitié offert par la commune. S’en est suivi un repas dans la salle des fêtes de Givry-en-Argonne.

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    union070418acb- Département - Marne

    Châlons : à propos du rallye de la Liberté
     
    Jacques Songy, son bureau et les partenaires. ; Les présidents et anciens combattants impliqués dans le rallye
    Le rallye de la Liberté a été au centre des débats lors de l’assemblée générale du Comité d’entente des anciens combattants vendredi 13 avril à la maison du combattant de Châlons-en-Champagne.

    Une très grande majorité de présidents d’associations et de bénévoles était présente à l’appel de Jacques Songy le président. Le rallye aura lieu le jeudi 7 juin. Céline Biava, responsable mémoire de l’Office départemental des anciens combattants, « a rendu hommage aux anciens combattants » impliqués chaque année pour l’organisation de ce rallye qui rassemble de nombreux écoliers sur le site.

    En collaboration avec Jacques Songy, elle a mis un vaste programme au point, afin de recevoir les écoliers qui seront dirigés vers les tentes où les anciens combattants leur poseront les questions en rapport avec la dernière guerre.

    Les primaires de Châlons seront 316, issus des 6 établissements suivants : Branly (2 classes), Lavoisier (2 classes), Jules-Ferry (2 classes), Croix Jean-Robert (3 classes), Lafontaine (2 classes), Pierre-Curie (2 classes), auxquelles classes viendront aussi des élèves de la communauté d’agglomération.

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    union070417aca- France - Monde

    50.000 personnes à l’assaut du Chemin des Dames
     
    Les Poilus de 2007 ont rendu hommage à ceux qui ont vécu ce qui devait être la dernière bataille. Des projections d’images sur le Plateau de Californie. ; A Cerny-en-Laonnois, au coucher du soleil, la foule a pu assister au lancement des événements
    Les organisateurs du conseil général eux-mêmes ont été surpris par la foule : 50.000 personnes ont convergé dans la nuit de dimanche à lundi vers le Chemin des Dames pour voir le plateau s’embraser comme il y a 90 ans.

    Un chiffre rarement atteint pour une manifestation dans le département. Qui plus est pour un anniversaire lié à la Grande Guerre. Résultat, de gigantesques embouteillages se sont formés sur toutes les routes alentour, jusque sur la RN2.

    Il est vrai que personne ne pouvait prévoir une aussi belle soirée estivale, propice à la promenade. Il est certain aussi que le département n’a pas lésiné sur la promotion de cet événement. Mais une telle affluence est sans doute également le signe d’un intérêt des Axonais pour cet épisode douloureux de l’histoire et le désir de rendre hommage à tous ceux qui sont tombés ici.

    Eclairé par. les phares

    Toujours est-il que la veillée spectacle « La dernière nuit » a suscité un élan inespéré. A Cerny-en-Laonnois, point de lancement de la soirée, et après un petit flottement dû à la défaillance d’un groupe électrogène, les spectateurs en ont pris plein les yeux.

    Projecteurs, feux d’artifice, cerf-volants lumineux. Et là où la route n’était pas illuminée par la mise en scène, elle était éclairée par une file ininterrompue de phares de voitures.

    Au plus fort de la manifestation, il fallait plusieurs heures pour relier Cerny à Craonne. L’idée du réalisateur Damien Fontaine était d’embraser le Chemin des Dames comme il y a 90 ans, de plonger le public dans la bataille à coups de lumières, de sons, de textes. Il était cependant difficile d’imaginer dans un contexte aussi joyeux ce qu’a pu être le calvaire des soldats le 15 avril 1917.

    Ce jour-là, l’hiver était de retour sur le Chemin des Dames. Des bourrasques de neige, et une pluie glacée, rendaient plus cruelle encore cette dernière nuit avant l’offensive.
    Une nuit qui pour beaucoup fut réellement la dernière.

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    union070417acf - France - Monde

    Une marche du souvenir comme en 17…
     

     

    Près de deux mille personnes ont participé lundi à l’aube à la marche du souvenir organisée sur les traces des Poilus, de Craonne au Plateau de Californie.

    Un effort collectif en hommage à ceux qui ont souffert sur ces deux kilomètres transformés en linceul de terre.

    Et pour faire sortir le Chemin des Dames de l’obscurité.

     

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    union070417acb - France - Monde

    « La mémoire existe il faut juste la raviver »
     
    Le ministre s’est incliné devant des tombes allemandes, françaises et au monument britannique, à Cerny-en-Laonnois. Jean-Marie Champagne. ; Les années ont passé le souvenir demeure. Jean-Marie Champagne
    Au bout de la nuit féerique, le ministre délégué aux anciens combattants est venu marquer cet anniversaire de sa présence à Cerny-en-Laonnois, mais il n’a pas fait de discours.

    DES milliers de personnes de la nuit, ils étaient encore 2000 environ à l’heure où les soldats sont sortis des tranchées hier vers 6 heures pour une belle marche du souvenir du côté de Craonne. Et si les corps étaient fatigués, les âmes étaient heureuses de ce succès, ragaillardis par les premières lueurs du soleil.

    Dire qu’il neigeait il y a quatre-vingt-dix ans

    Cette fois, c’est plutôt une canicule printanière qui a accueilli Hamlaoui Mekachera, ministre délégué aux anciens combattants, au mémorial de Cerny-en-Laonnois. Une chapelle érigée en 1951 qui avait connu les honneurs en 1962 d’une visite privée de de Gaulle et d’Adenauer.

    Là encore, pas de grands discours, mais des symboles. Le fleurissement du monument britannique, des cimetières allemand et français, par le ministre ainsi que les attachés militaires allemand et anglais.

    Au préalable, les aumôniers militaires catholiques, musulmans et juifs, avaient offert chacun une prière.

    « Ici, la terre a été arrosée du sang des soldats de toute nationalité, toute race, toute religion », a rappelé Yvon de la Maisonneuve.

    Pas de polémique

    Même volonté pour Hamlaoui Mekachera. « Ceux qui sont morts sont morts. Ce n’est ni l’endroit, ni l’heure, de se payer le luxe de polémiquer », dira-t-il en répondant à une question sur les mutineries et l’éventuelle nécessité d’une réhabilitation.

    A quelques jours d’élections importantes, beaucoup ont brandi le devoir de réserve, au grand dam du président du conseil général, Yves Daudigny, qui aurait souhaité qu’une prise de parole gouvernementale rehausse encore cet anniversaire.

    Peu importe, les milliers de spectateurs dans la nuit de dimanche à lundi ont apporté leur réponse à ceux qui s’interrogent.

    « La mémoire existe, il faut la raviver. Nous sommes les relais d’une mémoire fragile, il faut susciter la curiosité », a encore exprimé le ministre.

    Il a aussi glissé qu’il fallait se souvenir des morts qui ont permis qu’on soit libre ou non de polémiquer. « Les Français décideront si ce 16 avril restera dans l’histoire, mais c’est surtout l’hommage qui est important pas les dates. »

    Le ministre a encore répondu au sujet de la notion d’identité nationale que « ce que cassent aujourd’hui certains, leurs parents ou leurs grands-parents se sont battus pour les défendre ».

    Pour finir, hier après-midi, 90 tombes ont été fleuries par 90 classes à 14 h 30, tandis qu’un concert devait ponctuer la journée dans la soirée à Laon.

    Yann Le Blévec

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    union070417acc - France - Monde

    Chemin des Dames : l’hommage d’un ministre et d’enfants
     
    90 écoliers de l’Aisne ont fleuri les tombes de 90 soldats, tombes le 16 avril 1917.
    La commémoration du 90e anniversaire du début de l’offensive Nivelle a eu lieu dimanche et hier au mémorial de Cerny-en-Laonnois (Aisne).

    Sous un soleil de plomb, sans rapport avec le temps de neige et pluie glaçante du 16 avril 1917, le ministre délégué Hamlaoui Mekachera a rendu hommage aux combattants. Il n’y a pas eu de référence à la polémique sur les mutins.

    Dans l’après-midi, 90 écoliers de l’Aisne ont fleuri les tombes de 90 soldats, tombés le 16 avril 1917, dans plusieurs cimetières militaires.

    Au petit matin, une marche du souvenir avait eu lieu entre Craonne et le plateau de Californie, théâtre de combats sanglants et vains entre avril et mai 1917. Dimanche à la tombée de la nuit, une veillée-spectacle avait été donnée pour lancer la commémoration.

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    union070417ace - Départementales - Marne

    Présidentielle : la motion des anciens combattants
     
    Les délégués de l’UFAC (Union française des associations de combattants) départementale de la Marne, représentant 13 associations pour 8899 adhérents, ont adopté à l’unanimité la motion suivante lors de leur assemblée à Châlons-en-Champagne.

    Ils demandent que les candidats à l’élection présidentielle s’engagent

  •  à maintenir un interlocuteur gouvernemental politique ;
  •  à garder un budget autonome des anciens combattants et victimes de guerre ;
  •  à pérenniser l’office national des anciens combattants (ONAC) dans toutes ses fonctions actuelles de guichet d’accueil des anciens combattants et victimes de guerre.

    Sans réponse de leur part, il sera considéré que les trois points ci-dessus sont rejetés.

    Par ailleurs, L’UFAC de la Marne soutient l’ensemble des résolutions prises par l’UFAC nationale.
    Les membres demandent depuis 2004

  •  qu’une allocation différentielle soit attribuée aux conjoints survivants,
  •  que l’aide spécifique prise dans le cadre de la loi de finances 2007 soit mise en œuvre tout de suite avant la mort des personnes concernées ;
  •  que la retraite du combattant soit réévaluée comme du reste le plafond de la RMC (Retraite mutualiste du combattant).
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    Union 070416acb - France - Monde

    Des milliers de visiteurs
     
    Des milliers de personnes se sont réunies pour assister à la veillée-spectacle hier à la tombée de la nuit.

    Le Chemin des dames a été illuminé par des projecteurs du plateau de Californie jusqu’au fort de la Malmaison.

    A 21 heures, une très longue file de voitures •se trouvait sur les 20 km du lieu historique, actuellement une route départementale.

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    union070415aca - France - Monde

    Parcours de mémoire : sur les pas des poilus
     
    Des animations sont proposées à la caverne du Dragon.
    Photo Christian LANTENOIS
    Pour le 90e anniversaire des combats du Chemin des Dames, le conseil général de l’Aisne organise dans la nuit du dimanche 15 au lundi 16 avril, plusieurs temps du souvenir auxquels sont conviées les populations de la région.

    Intitulé « La Dernière nuit » cet événement se déroulera sur les 22 kilomètres de la RD 18 Chemin des Dames (entre le haut de Chavignon sur la RN2 et le plateau de Californie à Craonne).

    Il s’agit par la mise en lumière de la crête et des pentes menant au Chemin des Dames de restituer l’intensité des bombardements qui ont précédé pendant plusieurs jours l’assaut ordonné par le général Nivelle le 16 avril 1917 à 6 heures.

    Pour cela, 1.200.000 hommes avaient été massés sur un front d’une quarantaine de kilomètres et les forces françaises comprenaient la VIIe armée du général Mangin forte de 17 divisions d’infanterie réparties en cinq corps, d’une division de cavalerie et d’une division territoriale ; de la Ve armée du général Mazel comprenant 16 divisions assemblées en cinq corps, une division de cavalerie, deux brigades russes et cinq groupes de chars lourds et la Xe armée du général Duchêne mise en réserve pour exploiter la percée du front ennemi.

    Un ruban de lumière sera constitué par 60 projecteurs qui formeront une ligne du front visible à 20 km. Seront éclairés, le fort de la Malmaison, la tranchée de la Royère, le mémorial de Cerny, la ferme de Malval, le plateau de Californie. Des projections monumentales rappelleront la violence des combats.

    Randonnées

    Au mémorial de Cerny, à la caverne du Dragon et au plateau de Californie auront lieu toutes les heures des scénographies et des animations entre ce dimanche 20 heures et lundi 6 heures. Des randos pédestres d’une heure trente depuis ces trois points partiront à 21 h 30 et 22 h 30. Une marche du souvenir aura lieu lundi à 5 h 45 depuis la mairie de Craonne jusqu’au plateau de Californie.

    L’accès se fera à sens unique depuis la RD 18 Chemin des Dames, accès par le Haut de Chavignon sur la RN 2 jusqu’à Craonne. Entre le mémorial de Cerny et Craonne se situeront trois aires de stationnement. La circulation sera limitée à 30 km/h en raison de la présence de piétons sur la droite de la chaussée. D’autres aires de stationnement sont prévues en amont et en aval de ces trois sites.

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    union070415aca - Départementales - Marne

    Saint-Hilaire, Jonchery, Souain : Les écoliers découvrent le quotidien des Poilus
     
    Intérêt manifeste pour ces écoliers sur les traces des poilus de 14.
    Qui ignore, en cette année anniversaire de la contre-offensive de 1917, que la région suippase a payé un lourd tribut à ce premier conflit mondial ? Certainement pas (en tout cas plus) les 38 élèves de cours élémentaires et de cours moyen du groupement pédagogique de Saint-Hilaire-Jonchery-Souain accompagnés de leurs institutrices (Mmes Fournier, Hamada et Adnot) et de Myriam (emploi vie scolaire) qui ont visité, mardi dernier, le Centre d’interprétation Marne 14-18 de Suippes.

    Cette démarche s’inscrit dans le cadre des programmes du 3e cycle scolaire. Les enfants ont ainsi pu appréhender de façon plus concrète et interactive une partie de leur histoire locale.

    Les dépenses liées à cette sortie ont été prises en charge par la coopérative scolaire.

     

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    union070412acc - Locales - Epernay

    Un ouvrage à découvrir
     
    Un roman historique disponible auprès de l’association « Avize recherche et collections ».
    JFS

     

     
    Ce livre raconte jour après jour les événements qui ont marqué Avize pendant la Première Guerre mondiale à travers le regard de Jules Lucotte, maire de la commune de l’époque.

    Au départ, il y a l’initiative de Georges Devouge, son premier adjoint et puis successeur dès 1919, qui veut retracer l’histoire de cette période tourmentée d’Avize dans deux cahiers.

    M. Desautels a réuni ces notes de Georges Devouge et des témoignages indirects. MM. Tailleur, Leclaire et l’abbé Petit, ont apporté leur contribution par des témoignages indirects et des documents.

    Dominique Hannequin et Hervé Jacq ont écrit le texte de ce « roman historique ». Leur travail a été soumis à « Avize recherche et collections ». L’association a apporté les illustrations et recherché l’éditeur. Elle souhaite aussi par ce biais se faire mieux connaître, que des documents lui soient transmis et que de nouveaux membres viennent la rejoindre.

    Ainsi après presque deux ans de préparation, le livre est enfin disponible. Il est possible de l’acquérir auprès des membres du club ou à la mairie.

     

     

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    union070412acb Départementales - Marne

    Les « poilus de la Marne » de retour sur le Chemin des Dames
     
    L’association va commémorer la bataille sanglante du Chemin des Dames à Braye en Laonnois le 15avril. Plusieurs membres vont défiler en tenue bleue comme les soldats de l’époque.
    JFS
    C’est le branle-bas de combat parmi les membres de l’association du poilu de la Marne, en effet, l’association va commémorer la bataille sanglante du Chemin des Dames à Braye en Laonnois le 15 avril, plusieurs membres vont défiler tout au long du chemin en tenue Bleu comme les braves soldats de l’époque étaient habillés.

    Il y aura des présentations d’uniformes, des maniements d’armes ainsi qu’un camp présenté au public, plus de vingt participants feront revivre la désastreuse bataille qui fit de ses soldats de la chair à canon. « Nous revenons de Vimy ou nous avons été commémorer la bataille de la Somme en présence des autorités Anglaises » commente le président Didier Blanchard, « et le 14 avril, nous serons a Blanzy les Fismes pour une exposition sur la grande guerre » plusieurs anniversaires sont prévu tout au long de l’année avant la grande reconstitution a Dormans les 8 et 9 septembre avec une bourse aux militaria à la salle des fêtes.

    Renseignements au 03.26.53.14.18 ou sur le site de l’association :
    http://lepoiludelamarne.free.fr

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    Union 070410acc- Locales - Reims

    Blanzy-Lès-Fismes : Le tourisme de mémoire défendu par deux étudiantes rémoises
     
    Ophélie de Coster et Fanny Schnekenburger.
    JFS
    Les attaches familiales peuvent aider à s’intéresser à un « petit pays ». Comme en témoigne le projet d’exposition conduit par Ophélie de Coster, dont une partie de la famille vit à Blanzy-lès-Fismes. La jeune fille devant monter un projet dans le cadre de ses études de tourisme au lycée Saint-Michel (Reims) avec sa camarade Fanny Schnekenburger, le « tourisme de mémoire » s’est imposé, ce secteur à cheval sur l’Aisne et la Marne ayant été fortement marqué par la première guerre mondiale.

    La vie retrouvée

    Les deux étudiantes ont donc eu l’idée de monter une exposition retraçant la « Der des Der » vécue dans les villages situés le long de la Vesle. Leur exposition se divisera en trois parties. La première montrera en photos les destructions subies par ces villages ; la seconde, l’arrivée des Américains en 1918, traduite par de nombreux objets essentiellement militaires ; enfin, la troisième, « la vie retrouvée », de 1919 à 21.

    Pour compléter cette exposition statique, l’association « Bleu Horizon » et ses « Poilus » effectueront des démonstrations tout au long de la durée de la manifestation.

    Pour nourrir leur projet, les deux conceptrices ont travaillé depuis septembre dernier avec plusieurs intervenants, parmi lesquels l’office de tourisme de Fismes, le conseiller en recherches historiques Sylvain Régnier, des collectionneurs, le comité des fêtes et la mairie de Blanzy-les-Fismes, etc.

    Le lieu de l’exposition sera l’église de Blanzy, « un édifice des XIIe/XIIIe siècles, qui a énormément souffert de la première guerre », précise Ophélie de Coster.

    Retour d’expérience

    Cette expérience a été bénéfique pour les deux jeunes filles. « On a appris énormément de choses sur la première guerre. Mais aussi les difficultés de monter une exposition, d’autant que notre projet s’appuie sur deux territoires distants seulement de trois kilomètres », résument-elles.

    Il a aussi fallu contenir les collectionneurs qui auraient aimé une exposition « plus pointue », et obtenir les autorisations du diocèse pour occuper l’église. En revanche, côté financement, ça a été plus facile, le projet n’appelant pas de dépense particulière.

    Pour l’inauguration, des entreprises privées ont accepté de fournir les boissons et les petits gâteaux, tandis qu’une autre prenait à sa charge les affiches.

    Il ne reste plus au public qu’à faire un succès de cette exposition.

    J.F.Scherpereel

    Exposition à l’église de Blanzy-lès-Fismes (à 3 km de Fismes en direction de Laon) :
    « Souvenirs du premier conflit mondial autour de la Vesle »,
    le samedi 14 avril de 14 heures à 17 h 30 et
    le dimanche 15 de 10 à 12 heures et de 14 heures à 17 h 30.
    Renseignements : 06.61.04.44.29.

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    Union 070410acb - Département - Marne

    Pèlerinage sur le terrain
     
    Pour le général Nivelle, la percée au nord-ouest de Reims doit permettre aux troupes françaises de passer entre les positions Hunding et Brunehilde et de rejoindre les armées britanniques à proximité de Maubeuge. C’est donc dans un goulot situé entre Sissonne et les alentours de ¬Rethel qu’il faut passer.

    Pour mieux comprendre les combats qui ont eu lieu près de Reims et marcher dans les pas des poilus, l’association « La cavalerie dans la bataille de la Marne » organise le samedi 21 avril une journée destinée sur le terrain à mieux évaluer aussi l’implication des brigades russes dans la bataille enclenchée le 16 avril 1917.

    Ce jour-là, la première brigade spéciale prend Courcy tandis que la 3e brigade attaque et occupe le mont Spin. Les pertes pour ces deux grandes unités sont de 70 officiers et 4.472 soldats tués.

    Le rendez-vous est fixé à 8 h 30 place de l’Eglise. A 9 heures, on se dirigera vers le bastion du cantonnier, première ligne française le 16 avril tenue par les Russes et un exposé sur la situation générale des adversaires dans le secteur ainsi que l’évolution des combats depuis 1914 sera fait.

    A midi, retour à Courcy pour une cérémonie au monument aux morts puis après l’accueil de la municipalité et le pique-nique à la salle des fêtes, à 15 heures départ pour Loivre au point de jonction des Russes et de la 14e division d’infanterie.
    Exposé des combats dans ce secteur.

    Renseignements : http://20072008.free.fr

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    Union 070409acb - Département - Marne

    Il y a 90 ans, le front rémois du Chemin des Dames (1)
     
    Les tranchées ennemies sont aux portes de Reims et le plan du général Nivelle fait peser de lourdes incertitudes sur la capacité à conserver la ville dans le camp français.

    DÈS le début avril 1917, l’intensification des mouvements de troupes à Reims témoigne de la préparation d’une grande offensive.

    C’est d’abord un sujet de conversation chez les habitants qui n’ont par déserté leur quartier. Ils ne sont guère rassurés par l’intensification des bombardements et craignent que les Allemands soient au courant des intentions de l’Etat-major. Les coups de 150 et de 210 qui s’écrasent avec fracas sur les façades des immeubles laissent présager de bien mauvais jours.

    Les fantassins du 403e régiment d’artillerie se préparent à rejoindre les tranchées du secteur des Cavaliers de Courcy et du saillant de Neufchâtel-sur-Aisne. L’un des bataillons de cette unité de la 151e division d’infanterie doit attaquer le jour J. C’est celui du capitaine Adam qui y commande la 9e Cie. Le 1er bataillon à sa droite a comme mission de garder le front de Bétheny et le second placé en réserve dans les caves de chez Mumm.

    Premier départ

    Le 4 avril à 20 heures, la compagnie d’Adam doit gagner ses tranchées. La situation est tendue. Reims a reçu la veille 2.800 obus. A 21 h 15, la troupe fait mouvement depuis la porte de Mars accompagnée de ses guides. Le dîner a été avancé à 16 heures et pris du côté de la rue du Barbâtre.

    Au pont de Laon, le capitaine Adam croise son ami Maury patron de la compagnie des mitrailleuses du bataillon. Il revient du front et ne cache pas la pression de l’ennemie. Les hommes gagnent par la rue Lesage la route de Vervins sous une pluie battante. Bientôt surgit le PC du bataillon qui est creusé dans le talus de la ligne de Chemin de fer Reims-Laon. commandant ne prête pas à l’optimisme. On craint des coups de main de l’ennemi pendant la nuit. Le temps est venu de passer les consignes. Les tranchées sont bouleversées en plusieurs endroits et l’urgence est à déblayer les parties les plus éboulées avant le lever du jour.

    Le 6 avril en fin d’après-midi, l’artillerie allemande déclenche un feu nourri sur Reims. Pendant près de trois heures les obus tombent et plusieurs incendies sont visibles des campagnes environnantes. Les poilus sont furieux et manifestent leur réprobation envoyant une bordée d’injures aux « boches ».

    Le 7, ce sont les tranchées françaises qui sont arrosées de projectiles aussi les travaux de reconstitution de la position sont à reprendre tandis que la section de soutien est employée à transporter du PC du bataillon en première ligne, les munitions indispensables à la prochaine attaque.

    Vers 21 heures, un feu d’enfer s’abat sur les fantassins. Le scénario est bien celui d’un coup de main ennemi aussi, ordre est donné aux 75 Français d’effectuer un tir de barrage.

    Les frappes sont si intenses que le capitaine Adam insiste : « Je me crois revenu aux plus mauvais jours de Verdun ». Comme l’ennemi n’allonge pas ses tirs, les gars du 403e RI sont convaincus que les Allemands ne vont pas progresser jusqu’à eux. Et pour cause, les combats à la baïonnette les ont fait renoncer.

    Hervé Chabaud

    Trois armées au rendez-vous
     

    Pour réussir une percée décisive, le général Nivelle, polytechnicien et artilleur, a concentré environ 1.200.000 hommes qui sont disposés sur une quarantaine de kilomètres de front.

    Les troupes sont réparties en trois armées : la VIe aux ordres du général Mangin est composée de dix-sept divisions d’infanterie réparties en cinq corps auxquelles s’ajoutent une division de cavalerie et une territoriale ; la Ve armée du général Mazel forte de seize divisions d’infanterie repartie en cinq corps auxquelles sont adjoints une division de cavalerie, deux brigades russes et cinq groupes de chars lourds ; la Xe armée commandée par le général Duchène.

    Elle est tenue en réserve et chargée d’élargir la percée attendue. L’artillerie réservée pour l’attaque comprend 5.360 canons de tous les calibres. Nivelle se fonde pour réussir sur ce principe : « L’artillerie conquiert le terrain puis les fantassins l’occupent ».

    Le généralissime très optimiste est convaincu que les positions ennemies même fortifiées seront pulvérisées et que les troupes allemandes seront clouées sur place dans leurs abris et piégées avant d’en sortir.

    Le plan français ne tient pas compte du repli allemand derrière la ligne Hindenburg qui a réduit le front de 70 kilomètres et mis à disposition du Kaïser une quinzaine de divisions à même de renforcer les lignes puisque ses généraux sont vite au courant de l’attaque française grâce aux documents confisqués sur des prisonniers.

    Union 070410aca -Départementales - Marne

    Il y a 90 ans, le front rémois du Chemin des Dames (2) : tenir bon
     
    L’inquiétude grandit à mesure que l’attaque est finalisée. L’artillerie semble insuffisante, ses frappes imprécises et les lignes ennemies solidement fortifiées.

    L’enfer reprend ce 8 avril 1917. Une pluie d’obus de 150 s’abat sur les tranchées au nord-ouest de Reims. La première ligne est méconnaissable à hauteur du saillant de Privas et les réseaux de fils de fer sont très endommagés. On craint l’attaque de l’ennemi aussi les sergents de quart sont dotés d’un pistolet et de fusées signal destinées à demander le barrage immédiat des 75 en cas d’assaut.

    Vers 21 heures c’est un déluge de feu qui tombe sur les lignes françaises. Le coup de main des « Boches » est proche. Les poilus du 403e RI ne cèdent en rien et les Allemands se replient. Le capitaine Adam note : « Un Alsacien de ma compagnie a vu les Boches charger sur leurs épaules quatre ou cinq de leurs camarades blessés ou tués ».

    Le 9, le colonel vient se rendre compte de l’attaque ennemie. Une réunion est prévue au PC du bataillon pour préparer le plan d’attaque du 16 avril. La 9e Cie attaquera sur la droite, la 2e à gauche, celle des mitrailleuses au centre. La 10e restera dans les tranchées de départ pour maintenir l’intégrité du front.

    Selon les renseignements donnés, l’attaque se fera sur un large front allant du Chemin des Dames jusqu’aux Monts de Champagne. Le but est de faire tomber tous les forts de Reims par encerclement. C’est à cette date que les officiers apprennent que les frappes préparatoires d’artillerie vont commencer.

    La règle des rapports

    Deux fois par jour à 11 heures et 18 heures, le capitaine Adam doit adresser un compte rendu des destructions constatées dans les lignes ennemies. Pour donner de bonnes informations, il ne dispose alors que d’une photo des tranchées à attaquer datant de huit mois. Or des abris qui communiquent tous entre eux ont été creusés par les Allemands.

    En milieu d’après-midi, les 155 Français pilonnent les boyaux d’en face mais les dégâts sont minimes. Toute la nuit les 75 crachent coup par coup pour dissuader les soldats ennemis de réparer leurs positions défensives.

    Le 11, tous les poilus sont impatients d’assister aux frappes massives promises de l’artillerie. Tandis que les capitaines répètent les gestes du jour J et fixent les cinq cents mètres sur lesquels ils devront monter à l’assaut, les canons allemands envoient des projectiles par intermittence.

    Tout le monde est d’accord pour regretter l’insuffisance de l’artillerie. L’état-major ne réagit pas mais ordonne de préparer pour le lendemain une fausse attaque à 8 heures. Il faut montrer des baïonnettes, pousser des cris effrayants, donner des coups de sifflet, tirer des coups de fusils et lancer des grenades ! Gare au marmitage en retour !

    Le 12, l’inquiétude grandit et il faut rassurer les poilus. On économiserait les obus. Les lignes ennemies résistent. C’est tout juste trois petites brèches qui sont identifiées sur la portion qui devra être conquise par la 9e compagnie.

    Le ciel est dominé par les avions allemands et l’artillerie ennemie tire plus d’obus sur les lignes françaises des bords de Reims que les canons de Nivelle ! Les officiers sont de mauvaise humeur et vont le faire savoir.

    Hervé Chabaud

    Union 070411aca -Départementales - Marne

    Il y a 90 ans, le front rémois du Chemin des Dames (3) : L’inquiétude grandit
     
    Le 13 avril, un avion ennemi survole les lignes au lever du jour, lance une fusée rouge et disparaît. L’artillerie allemande s’interrompt.

    LE 13 AVRIL, les poilus sont agacés par ces avions « boches » qui les survolent à basse altitude et semblent être maîtres du ciel. Au 403, on réclame que la chasse française vienne leur régler leur compte. Sans quoi, le jour de l’attaque, ils sauront tout immédiatement et faucheront les fantassins à l’assaut avec leurs mitrailleuses.

    Le temps s’améliore mais en début d’après-midi, une nouvelle réunion est convoquée au PC du bataillon pour préparer les ordres d’attaques à J + 1 ! Peu après le capitaine Adam réunit dans son abri les chefs de section et leur détaille le plan d’attaque qui n’est pas des plus aisés.

    Sa compagnie doit progresser en quatre vagues successives sur un front de 250 mètres. La première vague doit pousser jusqu’à la troisième ligne ennemie baptisée tranchée Stendhal et l’occuper. La deuxième vague doit s’emparer de la deuxième ligne et la tenir, les troisième et quatrième s’arrêteront dans la première ligne de l’ennemi. Les nettoyeurs reçoivent l’ordre de neutraliser au plus vite tous les abris.

    Les ordres sont copiés pendant la nuit en quatre exemplaires. Le 14, à 3 heures, l’artillerie allemande se réveille.

    Une sévère mise en garde

    A 9 heures, Adam est de retour au PC du bataillon pour recevoir communication du plan d’artillerie. Il signale une fois encore au commandant que les réseaux allemands qui sont devant les tranchées à conquérir sont intacts. Il lui fait part de ses craintes au sujet de la réussite de l’attaque.
    Le capitaine Adam s’emporte et se justifie : « Je ne veux pas faire aller ma compagnie à une mort certaine sans chance de succès. Si, le jour de l’attaque, les réseaux boches ne sont pas détruits, je vous préviens que par mon ordre, pas un seul des hommes de ma compagnie ne sortira des tranchées. Je sortirai seul avec mes quatre chefs de section pour qu’on ne dise pas que j’ai eu peur d’aller à l’assaut et nous irons nous faire tuer tous les cinq devant les lignes allemandes ».

    Interloqué, le commandant réplique : « Vous ne ferez tout de même pas cela ». Tout de go Adam reprend : « Mon commandant, je le ferai ». Les artilleurs ne comprennent pas et l’un d’entre eux signifie en début d’après-midi au capitaine courroucé : « Nous sommes pourtant satisfaits de notre travail ».

    L’échange est vif et argumenté et l’artilleur promet alors de faire son possible. Enfin les canons de 220 se mettent à tirer sur les tranchées allemandes. En soirée, le 403 apprend que vingt-cinq pièces supplémentaires de 155 sont mises à disposition pour appuyer ses hommes. Comme quoi, il n’est pas inutile de se fâcher.

    Le 15 avril l’impatience gagne les poilus. L’attaque est pour le lendemain. Les Allemands poursuivent un tir soutenu tandis que l’artillerie française est presque muette.
    Vers 21 heures le mot « barbelés » signifie qu’il faut ouvrir des brèches dans les réseaux de fils de fer pour permettre aux troupes de monter à l’assaut sans encombre.
    Alors que les ordres sont donnés, un agent de liaison indique que les Allemands envoient des gaz. Erreur, ce sont les canons français qui envoient des obus asphyxiants.

    Hervé Chabaud

    Prochain article : le jour J

    Les renforts montent
     
    Dès le mardi 10 avril, des troupes qui sont au repos à Pierry reçoivent l’ordre de traverser à 3 heures Epernay pour progresser vers Damery avant de s’établir à Reuil où la commune peut accueillir quatre compagnies.

    Le lendemain, ce groupe de Bordelais regarde passer un torrent humain qui monte vers le nord : « C’est le flot de l’armée de la délivrance qui défile en cadence, entraînée par le son des clairons guerriers » relève le capitaine Bonetti.

    Le jeudi 12, ces poilus suivent les gars du 77e RI qui appartient au 9e corps. Suivent les soldats du 66e RI. C’est une colonne ininterrompue de 15 à 20 kilomètres composée d’hommes de troupes.

    Cette marée humaine se dirige vers les lignes du front et regarde en passant la statue immense du pape Urbain II qui domine la vallée de la Marne. Bientôt les voilà à Villers-Agron. Les soldats entendent au loin le bombardement. Ils sont pourtant à une trentaine de kilomètres du front.

    Le dimanche 15, les tirs redoublent, preuve que quelque chose d’important se prépare. A chaque rapport des officiers on lit des ordres du jour martiaux : « Nous vous demandons de faire tout votre devoir et d’accepter avec courage tous les sacrifices qui seront exigés ». Le capitaine Bonetti et le lieutenant Bailly ajoutent : « Je crois que le courage ne manquera chez aucun de nous ».

    Tous pensent que l’heure de la percée est venue et que l’ennemi va être désorganisé.

    Union 070412aca - France - Monde

    Il y a 90 ans, le front rémois du Chemin des Dames (4) : Le jour J
     
    16 avril à 3 heures, l’ordre du jour de Nivelle parvient au 403e RI :
    « L’heure est venue : courage, confiance, en avant et vive la France ».
    Dehors, la neige tombe mais les poilus se préparent à l’assaut.

    LE Capitaine Adam fait distribuer de l’eau de vie à ses hommes et avertit les chefs de section de rejoindre pour 4 heures leurs emplacements. L’artillerie allemande reprend son bombardement mais les tirs sont plutôt dirigés sur les boyaux que sur les tranchées.
    C’est tant mieux sans quoi l’attaque serait bien compromise.

    L’officier quitte son abri vers 5 heures portant son havresac avec sa couverture, quatre jours de vivres dans une musette, les plans de mouvement et quatre grenades. L’heure H, 6 heures est donnée aux hommes qui se serrent dans les trous de départ. Tous craignent l’arrivée de l’avion allemand dont le pilote ne manquera pas de constater la concentration de troupes prêtes à gagner les lignes ennemies.

    Deux minutes avant le départ l’angoisse est à son comble. Adam s’interroge :
    « Allons-nous pouvoir sortir de la tranchée avant que le tir de barrage allemand soit déclenché ? »
    Le capitaine a prescrit à ses hommes de sortir par vague à quinze mètres l’une de l’autre.

    Le feu de l’artillerie

    A 6 heures précises, les 75 Français ouvrent le feu sur les tranchées d’en face. Les poilus qui constituent la première et la deuxième vague escaladent les gradins de franchissement et s’engagent en colonne par un dans les brèches pour mieux se déployer ensuite à la sortie des réseaux. Les Allemands ne répliquent pas. Les quatre vagues bien alignées au pas de charge la baïonnette haute. Le terrain est lourd.

    Soudain une mitrailleuse crache la mort. Les hommes ont progressé de deux cents mètres mais cette fois les balles sifflent et les premiers soldats tombent. Adam franchit les réseaux allemands et parvient avec ses hommes dans la première ligne ennemie bouleversée. Les première et deuxième vagues les ont dépassées. Déjà les troisième et quatrième vagues commencent leur travail de nettoyage.

    Survient une mauvaise nouvelle. Les hommes ne peuvent pas approcher la tranchée Stendhal parce que les réseaux qui la protègent sont intacts. Les Allemands en profitent pour lancer une contre-attaque. Malheureusement les fantassins manquent de grenades et doivent tenir malgré le manque de munitions appropriées. Impossible de lutter à coups de fusils dans des boyaux contre un adversaire qui est à l’abri et envoie une pluie de grenades ! Les plus audacieux craignent d’avoir progressé et ont des difficultés à se repérer. Les plans semblent inexacts.

    Contraints à reculer

    Les avions « boches » font des repérages et l’artillerie ennemie se règle sur leurs indications. Le seul moyen de répliquer pour les fantassins et d’utiliser les grenades allemandes restées dans les abris ! L’état des tranchées conquises est bon et témoigne d’un travail de fortification.

    Vers 8 heures, une nouvelle contre attaque contraint les Français à reculer mais des hommes de la 6e Cie viennent alors renforcer la 9e et la situation est rétablie. Il est temps de faire allonger le tir des 75. La limite maximum pour les soldats est la tranchée Stendhal. Vers 10 heures se produit une accalmie et les Allemands n’entreprennent pas d’assaut. Adam s’offre une pause : un morceau de pain et un quart de café froid.

    Hervé Chabaud

    Prochain article : Ne pas céder de terrain.

    La fougue les emmène trop loin
     
    Les combattants déterminés à en finir ont été entraînés trop à droite du front aussi leur position n’est pas tenable. Il y a un vide d’environ 150 m par lequel l’ennemi peut s’infiltrer et menacer les positions conquises par les Français. Le secteur est bouleversé et sous le feu d’une mitrailleuse si bien qu’il n’est pas facile de réussir la soudure entre deux sections même en passant par une tranchée de soutien à demi éventrée.

    Adam relate :
    « Je saute de trou en trou pour ne pas être tiré comme un lapin au fusil ».
    Il y parvient et revient à son PC pour obtenir auprès de chaque section un état estimatif des pertes. Martin son compagnon d’infortune depuis un an et demi a été grièvement blessé à un poumon. Le jeune capitaine est ému par l’homme devenu tout pâle et qui murmure : « Ah ! La journée avait si bien commencé ».

    Il n’y a pas un instant à perdre pour consolider l’espace conquis, 800 m en avant des lignes de départ. Seule inquiétude, le soutien en munitions n’est pas au rendez-vous.

    Adam entend un caporal de la Cie, blessé qui gémit et laisse échapper d’une voix très affaiblie : « Au revoir. au revoir ».

    Les poilus s’attendent à une réplique allemande et ils estiment à juste titre qu’elle aura lieu en début d’après midi. Peu avant 14 h 30, les premiers tirs de grenades dans ce secteur de Courcy laissent augurer le pire et les Français improvisent leur défense au moyen de fusils mitrailleurs et d’un tromblon permettant d’envoyer des grenades à fusil jusqu’à 180 m.

    Union 070413aca - Départementales - Marne

    Il y a 90 ans, le front rémois du Chemin des Dames (5) : Ne pas céder de terrain
     
    Les fantassins sont décidés à tenir les positions conquises aussi profitent-ils de la mi-journée pour organiser leur défense et résister aux contre-attaques.

    IL est plus de midi et les poilus n’ont pas vu le temps passer et les ordres fusent pour disposer les sections dans la tranchée Stendhal conquise.

    Soudain des grenades éclatent. Tout ressemble au début d’une contre-attaque allemande. Le capitaine Adam bondit de son abri et avec ses agents de liaison rejoint le boyau Mackensen. Cette fois pas de doute l’ennemi progresse et les fantassins par manque de grenades entreprennent un repli stratégique. L’officier discerne le danger et envoie son clairon porter le renseignement suivant : « Je suis attaqué, faute de grenades, ma section de droite vient de perdre une centaine de mètres ». Sur la tranchée Stendhal quelques tirs sont enregistrés mais l’attaque semble moins violente.

    Décidé à résister à tout prix sur la ligne qu’il occupe avec un fusil mitrailleur et un fusil lance grenades, le capitaine tient bon et cause des pertes chez les soldats ennemis dès qu’ils sont à découvert.

    S’accrocher à tout prix

    Le lieutenant Boisnard lui adresse ce message : « Les Allemands sont arrêtés à hauteur et un peu en arrière de la ligne de soutien. Si je pouvais avoir des grenades on pourrait repousser l’ennemi et reprendre le terrain perdu ».

    La situation est rétablie mais il y a des morts et des blessés graves. La première ligne ennemie devenue française est consolidée mais l’angoisse demeure.

    Il n’y a guère que le lieutenant Bouteiller commandant une section de mitrailleuses qui plaisante : « Croyez-vous mon capitaine, à la contre-attaque de tout à l’heure, j’ai dû abandonner aux Allemands une bonne boite de poulet à la gelée. Cela m’a fait plus mal au cœur que de perdre le bout de ma tranchée ».

    Adam sait qu’il est encore vulnérable. Si l’attaque -ennemie avait réussi des deux côtés, sa compagnie aurait été prise entre les deux mâchoires d’une tenaille.

    Encore un bombardement

    Les effectifs sont -insuffisants et les tirs adverses réduisent le nombre d’hommes valides. Trois quarts des sergents et caporaux du capitaine sont morts ou blessés ! Les Allemands reprennent leur bombardement vers 17 heures. Une heure après, trois sections de la 5e Cie sont mises à sa disposition.

    Ce sont des renforts nécessaires qui arrivent à point pour relever les hommes exténués par une dure journée de combats.

    A la nuit tombée partout l’ennemi attaque. C’est une pluie de grenades et d’obus. « Les boches » profitent de l’obscurité pour essayer de reprendre leurs positions du matin.
    Adam s’interroge : « Est-ce en vain que tant d’héroïsme aura été déployé et que tant de sang aura été versé ? Nos gains vont-ils nous échapper à la fin de cette journée de lutte ? ».
    Depuis le boyau Mackensen, il essaie de se faire une idée de la situation alors que le ciel est embrasé par les tirs d’artillerie. Pour interdire la progression aux « boches », les 75 envoient des obus qui explosent avec -fracas en face des fantassins projetant de grosses boules de feu qui se mêlent avec les éclatements de grenades.
    Adam est fier de ses grenadiers qui ne renoncent pas : « Les braves soldats, ils font mon admiration ».

    Hervé Chabaud

    Prochain article : la pression allemande

    Une belle avancée
     
    Le capitaine Julart du 23e RI est engagé dans l’offensive sur Loivre et Berméricourt.

    Le 16 à 6 heures, ses hommes sont sortis en silence de la tranchée et sont partis baïonnette haute vers la tranchée ennemie. L’effet de surprise ne dure pas longtemps. Déjà les mitrailleuses crépitent et les balles miaulent. Les poilus progressent et contournent les îlots de fil de fer qui ont échappé au marmitage.

    A 6 h 30, les sections ont franchi les 300 mètres qui les séparaient de la première ligne adverse.

    La canonnade augmente et la plaine est zébrée d’éclairs. Déjà les 2e et 3e compagnies s’infiltrent dans la tranchée ennemie du bois de Séchamp tandis que la 1" nettoie chaque tranchée franchie et renvoie vers l’arrière un groupe d’une cinquantaine de prisonniers. A 7 heures, le bois du Champ du Seigneur est en vue et par une manœuvre audacieuse le terrain est conquis. Des mitrailleuses, des minenwerfer et sept pièces de 77 constituent le butin des fantassins !

    Bientôt la deuxième ligne intermédiaire « boche » est enlevée, et ce sont cinquante prisonniers dont vingt officiers qui sont rapatriés vers les lignes françaises. Les gars du 23e RI continuent d’avancer et s’emparent cette fois d’une batterie de 130 et de deux batteries de 77.

    Les Allemands s’enfuient par les boyaux menant à leur deuxième ligne. A 7 h 20, le bataillon s’installe à la lisière est du bois du Seigneur pour conquérir la deuxième ligne ennemie qui emprunte la voie ferrée Reims-Laon.

    Un glacis de six cents mètres est à franchir. Les artilleurs du 4e frappent la zone à coups de 75. A 8 h 20, la voie ferrée et son talus de plus de deux mètres sont franchis. Les Allemands cloués dans leurs abris n’ont rien pu faire si bien que toute la ligne est gagnée jusqu’à hauteur de Loivre. On aperçoit même les murs de Berméricourt éclairés par le soleil levant.

    C’est le 35e RI qui s’y rend. A 9 h 15, l’ennemi ouvre le feu mais les poilus sont prêts à interdire toute contre-attaque. Julart ajoute : « nous tiendrons ce qui a été conquis ».

    Union 070415acb - France - Monde

    Il y a 90 ans, le front rémois du Chemin des Dames (6) : La pression allemande
     
    Harassés de fatigue, les poilus doutent dans la nuit du 16 au 17 avril du succès de l’attaque ordonnée par le général Nivelle. Les pertes sont importantes et il n’y a pas de relève.

    « Il ne me reste plus qu’une trentaine d’hommes à la compagnie et plus des trois-quarts de mes gradés sont tombés » note le capitaine Adam.

    La 9e Cie du 403e RI comme dans les autres unités de fantassins a beaucoup souffert. Une nuit d’insomnie ne les prépare pas à reprendre l’assaut à l’aube. Le commandement n’en démord pas, il faut avancer. Réaliste, l’officier ne pense pas que le plan opérationnel à J + 1 puisse être appliqué.

    Le 410e qui a attaqué sur sa gauche et devait se souder au 403 n’y est pas parvenu et il existe peut-être un vide de huit cents mètres. Ereinté, Adam ajoute : « Nous son étendons sur des bas flancs et nous nous enveloppons dans des couvertures laissées par les Allemands dont la propreté est douteuse. Peu importe, nous dormirions n’importe où, sur n’importe quoi, même sur un tas de fumier tellement nous sommes fatigués ».

    Méprise dans la nuit

    Vers 2 heures, le 17, Brière, s’adresse à son capitaine. Alors qu’il voulait passer d’une tranchée à une autre, des coups de revolver ont été tirés dans sa direction et le poilu qui l’accompagnait a été tué. Une heure plus tard, l’explication est donnée. Il s’agit d’une tragique méprise. Les deux hommes ont été pris pour des soldats ennemis essayant de s’infiltrer et avec la nuit noire le drame s’est produit. Alors que le jour commence à poindre, l’artillerie ennemie reprend du service.

    Le guetteur de garde ne tarde pas à signaler des jets de grenades. C’est la contre-attaque tant redoutée qui démarre. Les hommes qui ont passé la nuit à peine abritée alors que la neige fondue n’a cessé de tomber parent au plus pressé.

    Adam surgit de son abri, place les hommes disponibles dans le boyau Mackensen. Ainsi les soldats sont prêts à faire face à l’attaque si elle vient de la droite ou à soutenir leurs camarades qui occupent la tranchée Stendhal.

    La 9e Cie ne dispose plus que de quelques fusées éclairantes mais surtout, le capitaine constate que pendant la nuit, une seule caisse de grenades a été livrée ! Bref, les munitions ne suivent pas.

    Maudits 75

    Les 75 déclenchent un tir de barrage mais il est trop court et les obus tombent sur les tranchées occupées par les Français ! Adam a beau envoyer la fusée signal pour faire allonger le tir mais rien n’y fait, aucune correction n’est apportée.

    Tout à coup, Le commandant de la 9e Cie voit toute une colonne par un refluer dans le boyau Mackensen. Comme la veille, il stoppe le repli revolver au poing et renvoie les hommes en avant. Comme les 75 arrosent toujours la tranchée Stendhal, les Français ne peuvent pas s’y maintenir. Le faire aboutirait à de nouvelles pertes inutiles.

    « Faut-il donc que nos artilleurs fassent involontairement le jeu de l’ennemi » enrage Adam. Et d’ajouter : « Il n’y a rien de plus démoralisant pour une troupe de recevoir ses propres projectiles ». La situation est angoissante. Partout l’heure est au repli et même la 2e Cie reflue mais avec le lever du jour, le calme revient provisoirement. Le capitaine fait réoccuper les tranchées évacuées.

    Hervé Chabaud

    Prochain article : enfin la relève

    Du côté de Berry-au-Bac
     
    La situation n’est pas aussi favorable en amont de Berry-au-Bac. La 40e DI composée des 150e, 161e et 251 régiments d’infanterie, qui avance vers le Mt Sapigneul est clouée sur place et ses hommes se font tuer. Les survivants doivent regagner les tranchées de départ et craignent une contre-attaque immédiate qui creuserait une brèche dans le dispositif français.

    En revanche la 42e DI du général Deville comprenant les 94e, 332e RI et les 8e et 16e bataillons de chasseurs réussit une belle percée. Depuis Berry-au-Bac, elle doit marcher sur Condé-sur-Suippe et Guignicourt.

    Vers 10 heures, les poilus se trouvent brutalement sous le feu croisé des mitrailleuses, ce qui stoppe leur progression. Comme l’artillerie ne dispose pas d’assez de munitions pour réduire au silence ces nids de mitrailleuses et réserve ses obus pour d’éventuelles contre-attaques, le 94e est contraint d’opérer un repli d’environ douze cents mètres. C’est d’autant plus regrettable que des poilus ont atteint le camp de César dont les fortifications ennemies sont très endommagées par les tirs de 280. Il semble que quelques hommes soient parvenus jusqu’à l’entrée de Condé-sur-Suippe mais aucun n’est revenu.

    A droite entre l’Aisne et le canal latéral, les hommes accèdent au sommet de la côte 108 mais ne peuvent pas basculer de l’autre côté puisque les Allemands disposent d’un réseau de sapes très organisées dont toutes les entrées sont défendues par des mitrailleuses dont certaines crachent la mort par un réseau de meurtrières inaccessibles.

    Bref, le 16 au soir comme le dit un fantassin : « Les carottes sont cuites ».

    Union 070418aca -Département - Marne

    Il y a 90 ans, le front rémois du Chemin des Dames (7) : Enfin la relève
     
    Le 17 avril vers 6 heures, la 9e Cie du 403e RI apprend qu’elle va être relevée par la 7e. La section Jarry arrive en éclaireur pour annoncer la bonne nouvelle.

    LE capitaine Adam fait alors rassembler ce qui reste de la 9e, soit une quarantaine d’hommes seulement. Il leur donne l’ordre de gagner par petits groupes les anciennes tranchées françaises d’où les poilus avaient surgi la veille à 6 heures. L’officier reste quelque temps pour veiller au regroupement des hommes avec le souci de toujours faire face à une attaque soudaine.

    Adam explique au capitaine Heuzé, patron de la 7e Cie que la situation est rétablie mais qu’il n’est pas à l’abri de nouvelles offensives adverses. Vers 8 heures, les deux officiers font le tour du secteur qui est fort calme. La violence des combats de la veille est visible. Les sacs de terre sont bouleversés et les fusils des blessés et des tués sont épars dans la tranchée. Les morts sont encore présents, la plupart étendus sur le dos. Au-dessus des tranchées gisent des cadavres d’Allemands. C’est une maigre consolation.

    Les larmes du cœur

    Vers 9 heures, Adam est de retour à son ancien PC. Il y rencontre le commandant Alboussières, le capitaine Sandrier et le lieutenant de Villedieu qui le félicitent de l’excellente tenue de sa compagnie et pour la position conquise. Emu, le jeune officier fond en larmes et s’écrie : « mais ma pauvre compagnie est presque anéantie ! »
    Il n’a pas tort puisqu’il a perdu ses trois officiers blessés au feu c’est-à-dire, trois chefs de section sur quatre. Il lui manque sept sergents dont quatre sont morts et cela sur un total de neuf. Sur dix-sept caporaux, neuf ont été tués pendant les assauts et cinq sont blessés. Et les hommes du rang. Bref, cela explique que sur cent cinquante hommes au départ, il n’y en a plus qu’une quarantaine !

    Le bilan est très lourd pour vingt-sept heures de combat. Si pour arriver en vue de la troisième ligne de tranchée ennemie, elle n’avait pas perdu dix hommes, la 9e a payé le prix fort pour conserver le terrain conquis. La lutte a été âpre et meurtrière.

    Comme des lions

    Conscient que ses parents ont dû apprendre par le journal l’engagement de la grande offensive, il leur rédige rapidement une carte : « Les nouvelles sont bonnes. Je suis sorti indemne de la fournaise après avoir enlevé trois lignes de tranchées allemandes. Je vous donnerai de plus amples détails plus tard. Le temps est bien mauvais pour nos opérations ».

    Le 18, il entreprend un récit détaillé de ce qu’il a vécu. Il y mentionne : « La lutte a été extrêmement dure. Mes poilus se sont battus comme des lions. Huit fois dans l’après-midi, les « boches » ont essayé de nous arracher nos gains. Huit fois, ils ont été repoussés avec de grosses pertes ». Malgré ce bilan, le capitaine Adam conserve un peu d’optimisme. Il est vrai qu’il ne dispose pas des informations en provenance du reste du front et notamment de l’Aisne. Dans son ancien PC, il se sent de trop. C’est une garnison qui s’y déplace si bien que les agents de liaison s’entassent dans l’escalier d’accès. Adam doit partager l’espace avec le commandant Alboussières, le capitaine Beaupuis, les lieutenants de Villedieu et Gallice. L’occasion d’échanger sur la bataille.

    Hervé Chabaud

    Prochain article : le tunnel du métro.

    A trente kilomètres du front
     
    Pour les troupes qui stationnent dans la vallée de la Marne, le peu d’informations qui leur parviennent n’est pas bon signe. Si le 16 enfin de journée, le capitaine Bonetti et lieutenant Bailly ont entendu que les Français auraient fait 12.000 prisonniers, personne n’a officialisé l’information. Le 17, le bombardement leur paraît tout aussi intense que la veille mais cela leur pose des questions.

    S’il en est ainsi c’est bien parce que la percée prévue le premier jour n’a pas eu lieu et qu’il faut insister. Des bruits circulent dans les unités et plus ils sont répétés, plus ils sont déformés.

    Il y a ceux qui parient sur la victoire, ceux qui sont certains que l’échec est déjà consommé. Tout le monde est d’accord pour penser que les pertes sont énormes. « Nos vagues d’assauts se seraient brisées sur une défense avertie et puissamment armée ». Le 18 avril, comme aucun ordre de mouvement n’est donné, les officiers savent cette fois que rien ne va plus. D’autant que des unités du 3e corps d’armée reviennent sur Epernay sans avoir attaqué. L’offensive a été stoppée ou au mieux on défend quelques positions conquises.

    Le découragement gagne dans les sections. A l’enthousiasme des jours précédents succède le blues d’une guerre sans fin. Les pessimistes triomphent.

    Par moment l’artillerie tonne au loin. Impossible de savoir ce qui s’est produit par les poilus de retour. On ne leur a rien dit. On parle maintenant de 17.000 prisonniers mais pas un mot des résultats de l’attaque.

    Seul point positif, le soleil est de retour.

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    Union 070419aca - France - Monde

    Il y a 90 ans, le front rémois du Chemin des Dames (8) : Le tunnel du métro
     
    Les hommes du 403e RI sont de retour à Reims mais ils ignorent pour combien de temps. Aux alentours, les tirs de l’artillerie allemande sont toujours aussi fréquents.

    RELEVÉ par les troupes du 293e RI, les soldats sont de retour à Reims et dirigés pour leur cantonnement dans la maison de champagne Roederer.

    Les hommes sont impressionnés par le réseau de caves où reposent les précieuses bouteilles. Les poilus discutent et s’interrogent pour savoir comment les ramifications qui courent sous la ville n’ont pas provoqué de sérieux éboulements en raison du nombre d’obus qui sont tombés sur les quartiers rémois. Ils comparent les caves au tunnel du métro et c’est de cette manière qu’ils décrivent leur lieu de repos à leurs familles auxquelles ils adressent une carte, sans trop entrer dans les détails de ce qu’ils viennent de vivre. Le capitaine Adam plaisante aussi sur le sujet et mentionne sur son carnet : « La cave qui nous abrite a été vidée préalablement de ses bouteilles de précieux vin qui auraient trop tenté les poilus ! ».

    Le commandant de la 9e Cie a l’honneur d’être félicité et cité à l’ordre de l’armée par le général Mazel. Le commandant de la 5e armée reconnaît d’abord les mérites de trois compagnies d’abord citées : « Sous le commandement du capitaine adjudant-major Beaupuis, les 9e, 11e et 3e compagnies de mitrailleuses ont enlevé le 16 avril 1917 tous les objectifs fixés avec un élan remarquable, faisant prisonnière toute la garnison présente, capturant mitrailleuses et minenwerfers. Malgré les bombardements les plus violents, dix-sept contre-attaques ennemies, de lourdes pertes, ont su conserver le terrain conquis, donnant ainsi l’exemple de la plus grande bravoure et d’une ténacité sans égal ».

    Adam reçoit une palme à sa croix de guerre avec la citation suivante : « Excellent officier, particulièrement brave et énergique. Le 16 avril 1917 s’est élancé à la tête de sa compagnie à l’assaut des tranchées allemandes ; a conquis d’un seul élan les trois lignes de tranchées faisant quatre-vingts prisonniers. A été dans les jours qui ont suivi l’organisateur d’une résistance héroïque contre laquelle l’ennemi a dû renoncer ». L’humidité des caves et le manque de lumière pose des problèmes de vie au quotidien. Certains ont l’impression de ne pas respirer. Les hommes s’entassent et s’éclairent à l’aide de briquets et de quelques bougies.

    A la lumière des briquets

    L’atmosphère est jugée malsaine et l’air confiné est chargé de vapeurs désagréables. Certains ont l’impression d’être au cachot parce qu’ils sont un peu claustrophobes. Le même sentiment est relevé au 1er bataillon logé chez Heidsieck et au 2e installé chez Mumm. Les hommes se remémorent le temps où après une heure de marche ils trouvaient un bon lit dans une maison. Adam note : « J’ai du mal à me figurer que c’est dans le même Reims que nous vivons ». Le 23 avril, les officiers partent en quête de la cave d’une maison particulière où ils pourraient s’installer à l’écart des hommes et réfléchir sur l’avenir. Dans l’après midi, ils s’installent à cent mètres de chez Roederer dans un hôtel particulier dont les propriétaires ont fui en laissant leur mobilier. Le salon s’ouvre sur une superbe véranda donnant sur un petit jardin.

    Hervé Chabaud

    L’envie d’écrire
     
    Le capitaine Adam a envie d’écrire à sa famille mais il souhaite d’abord rendre visite à certains de ses hommes grièvement blessés lors des combats des 16 et 17 avril. Il profite d’être éloigné des premières lignes pour se rendre à Sacy où est dressé un hôpital de campagne. Y est soigné son ami Martin. Sa blessure ne permet pas encore qu’il soit transporté vers un hôpital de l’arrière. Il est heureux d’avoir une visite et d’après les médecins, s’il ne fait pas d’infection, il doit en réchapper.

    L’officier précise à ses parents son installation dans cet hôtel particulier rémois. Il aurait bien aimé profiter des belles chambres dont il dispose mais en bon officier il sait que ce serait imprudent et préfère se réfugier dans la cave. Les hommes ont déplacé les matelas au sous-sol aussi précise-t-il : « Ce n’est pas l’idéal de vivre toujours à la lumière d’une bougie alors qu’il ferait si bon respirer le bon air printanier et se laisser caresser le visage par les chauds rayons de soleil ».

    L’officier prend le temps d’observer la nature et d’admirer les plantes qui changent avec le printemps.

    Ce n’est pas en première ligne qu’on peut vivre cela : « Dans le petit jardin de l’hôtel, tout bourgeonne, l’herbe verdoie et la nature semble nous inviter à aller voir sa parure. Aussi nous regrettons davantage notre vie de troglodyte. Mais il est n’est réellement pas prudent de rester dehors ».

    Il justifie le danger en citant l’exemple de l’explosion d’un obus ennemi dans la cour du champagne Roederer où les hommes avaient choisi de prendre un peu l’air et qui a fait vingt-trois blessés.

    Union 070420aca - France - Monde

    Il y a 90 ans, le front rémois du Chemin des Dames (9) : Le marteau pilon
     
    Le 26 avril, le capitaine Adam apprend qu’à la 151e DI on ne comptait pas sur la réussite de son régiment et que ses hommes étaient sacrifiés pour faciliter l’attaque du régiment immédiatement placé à sa gauche. L’officier dit comprendre pourquoi la préparation d’artillerie avait été aussi homéopathique devant les lignes où il était monté à l’assaut.

    A Reims qui est une ville toujours bombardée, les gradés de son unité sont impressionnés par les dégâts infligés aux habitations. Il mentionne : « Autour de la cathédrale Notre-Dame, il y a de nombreux trous de 380 et la pauvre basilique Saint-Rémi est mutilée presque tous les jours ». Il y a tout de même quelques accalmies mais il est interdit de faire le tour de la cité parce qu’il faut être prêt à tout instant à repartir pour le front.

    Le commandant de la 9e garde le moral d’autant qu’il a de bonnes nouvelles de ses officiers blessés. Martin va mieux, Boisnard a été envoyé à Amiens et d’Aubry est dans un hôpital à Sens. Il précise : « Je vais avoir deux nouveaux officiers. Gallice mon ancien adjudant passé sous-lieutenant au 2e bataillon en août revient à ma demande. Le deuxième est Thiébaux qui vient d’être nommé sous-lieutenant ».

    Incivisme

    Les poilus s’ennuient dans les caves. Ils ont mauvaise mine. « Ils sont pâles comme des navets » remarque le capitaine. Et d’ajouter : « Ils ont beau faire des parties interminables de manille, le séjour dans ce cachot n’a rien d’agréable et dure trop longtemps ». Quelques hommes dérogent au règlement et vont faire provision de bonnes bouteilles dans des caves voisines. Il s’agit de vols.

    Adam n’excuse pas ces pillages qui l’indignent mais il constate le changement de mentalité des hommes. S’il s’interpose et arrête plusieurs de ces poilus, il entend leurs explications : « Plusieurs m’ont déclaré qu’ils estimaient avoir bien mérité la satisfaction de boire une bonne bouteille après les souffrances qu’ils ont endurées ». Quelques-uns font preuve d’humour et assurent qu’il faut mieux profiter de ces breuvages avant que les caves soient pulvérisés par les obus lourds de l’ennemi. Adam atténue leur faute et est formel : « Pour rien au monde, je n’aurais fait passer un soldat en conseil de guerre pour avoir pris une bouteille dans une cave particulière ». L’officier s’en prend à l’attitude de certains Rémois qui cherchent à faire de l’argent sur le dos des poilus : « Ce qui me révoltait c’était de voir des habitants venir vendre à nos soldats trois et quatre francs des bouteilles qu’ils avaient certainement volées aussi ! ».

    Le nombre d’obus incendiaires envoyés dans le quartier de l’hôtel de ville et de la gare inquiète les officiers du 403. Adam fait son commentaire : « On dirait que les boches trouvent que le bombardement n’anéantit pas assez vite la malheureuse ville. Ils ont décidé d’y mettre le feu ». Le temps est propice au développement des incendies. Le vent souffle en tempête si bien que ce sont de vrais feux d’îlots qui se développent et recouvrent la ville d’un épais nuage noir.

    Hervé Chabaud

    Prochain article : le retour en ligne

    De Germigny à Bouleuse
     
    Les soldats dressent des tentes à flanc de coteaux et creusent des fossés pour se protéger de l’eau qui ravine facilement dans ce secteur.

    Les garçons sont vaillants. N’écrivent-ils pas : « Pour la première fois nous sommes dans la zone de feu. Il nous tarde d’y entrer à fond pour faire notre devoir comme les anciens ».

    Le 25 avril, ils apprennent qu’un train blindé s’est arrêté derrière la crête de Muizon. La vibration des départs d’artillerie a fait s’écrouler une vieille maison de Germigny. Le village est traversé par des prisonniers qui sont ainsi décrits : « Ce sont des hommes complètement épuisés, hâves et terreux ; ils avancent silencieusement comme des brutes sans âmes ».

    Le 26 avril, ils notent que Reims brûle et s’alarment des incendies qui s’y développent. Le même jour le camp d’aviation de Bouleuse est bombardé ce qui provoque : « un véritable feu d’artifice d’étoiles filantes ».

    Le lendemain la canonnade est intense et les officiers ordonnent une marche de douze kilomètres pour que les soldats ne restent pas inactifs.

    Le 29 avril plusieurs ont la chance d’assister à l’atterrissage de Spad à Bouleuse. Précision du témoin : « Les pilotes sont de jeunes officiers de toutes les armes ».

    Union 070420aca - France - Monde

    Il y a 90 ans le front rémois du Chemin des Dames (10) : Le retour en ligne
     
    Le 11 mai dans l’après-midi, le capitaine Adam va faire une reconnaissance aux Cavaliers de Courcy. Sa compagnie repart dans les tranchées.

    LE COMMANDANT de la 9e ne trouve pas le secteur trop changé. Le coin est agité et subit toujours des bombardements et des lancers de grenades. Comme si les Allemands voulaient fêter son retour, le chemin qu’il emprunte est arrosé d’obus pendant son déplacement.

    Le lendemain à 21 heures, le bataillon doit quitter les caves et les compagnies doivent progresser vers Courcy à dix minutes d’intervalles. Soudain le bombardement reprend : « C’est à croire que les Allemands ont été prévenus par des espions. La cour des caves où nous cantonnons reçoit de violentes rafales d’obus dont les premières tombes sur des voiturettes de mitrailleuses, tuent et blessent des mulets et des conducteurs » observe Adam.

    L’officier note aussi que le parcours est soumis à des tirs précis qui ne peuvent pas être le fait du hasard. Il s’interroge : les « boches » ont-ils des agents infiltrés ? Son ordonnance lui suggère que le gardien des caves est peut-être un traître. L’homme qui porte un tablier blanc a déjà été traité d’espion par plusieurs soldats de la compagnie. Certains lui ont montré le poing mais cela peut relever simplement d’une difficile cohabitation. D’autres officiers ont remarqué qu’il discutait avec les militaires les moins recommandables du régiment.

    Les soldats rejoignent leurs nouvelles positions.

    Défendre au mieux

    Dans une lettre qu’il adresse aux siens le 14 mai, Adam explique que ses hommes ont beaucoup de travail à accomplir pour remettre le secteur qui leur est dévolu en état : « Tout est bouleversé. Il est impossible de circuler de jour sinon les artilleurs boches très vigilants se chargent de nous rappeler à l’ordre. Aussi sommes-nous debout toute la nuit soit pour travailler, soit pour veiller. Enfin, tout cela va s’améliorer petit à petit et nous aurons encore organisé un secteur de plus. Nous en avions perdu l’habitude depuis Verdun ! »

    Les poilus qui sont dans les anciennes lignes allemandes bénéficient d’anciens abris ennemis qui ont résisté à tous les bombardements et sont en bon état. A sa famille le capitaine écrit : « J’occupe un ancien abri de commandant de compagnie qui est immense et comprend un long couloir desservant plusieurs chambres. On trouve partout de nombreuses pancartes boches indiquant les noms des tranchées et des boyaux ». Le ravitaillement laisse un peu à désirer puisque la soupe n’est apportée qu’une fois par jour et toujours de nuit.

    De bonnes nouvelles arrivent tout de même puisque des permissions vont être autorisées. Le temps est au beau. Il fait même très chaud et dans la craie c’est encore plus inconfortable. Le même soir vers 19 heures, les Allemands montent un coup de main contre une compagnie du 293e RI qui occupait le secteur conquis par la 9e sur le saillant de Neufchâtel. Ils font prisonniers deux officiers et quarante-sept hommes.

    Le 18 mai, l’ennemi tente un deuxième coup de main mais échoue. Il faut encore manier la pelle et la pioche pour colmater et réparer les dégâts provoqués par les obus. Le 21 mai l’heure est venue de passer en première ligne près de la voie ferrée Reims-Laon.

    Hervé Chabaud

    Drôle de coin
     
    Le secteur occupé en première ligne n’est fait que de petits éléments de tranchées sans liaison les uns avec les autres, ce qui interdit de faire un tour de la position de jour.

    A gauche, sur le canal, un petit réduit qui est situé dans un coude du bras d’eau est très disputé. Des combats s’y livrent plusieurs fois et le fortin est pris, puis repris. Le capitaine Adam décrit son nouveau PC : « je dispose d’un abri aussi étroit que l’autre était vaste sur les bords même du canal qui est à peu près vidé. Beaucoup d’arbres qui le bordaient ont été abattus par les obus si bien que le coin est très exposé ».

    Les hommes sont en permanence sur le qui-vive parce que si les Allemands réussissent à progresser dans le lit du canal, ils peuvent prendre à revers la 9e compagnie ! Fort heureusement, le 24 mai vers minuit, le capitaine Adam et ses hommes sont relevés pour aller au repos à Tinqueux. Le transfert s’effectue sans incident. Les soldats longent le canal et passent d’abord par le PC du bataillon.

    C’est là qu’il apprend qu’il va bientôt partir en permission. Le 26 mai, une voiture le conduit jusqu’à Pargny-lès-Reims.

    Il prend le petit train qui rejoint la grande ligne à Dormans. Adam arrive à Paris dans la soirée et surprend sa famille qui ne comptait pas le revoir de sitôt.

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    Union 070415acb - France - Monde

    Il y a 90 ans : la tragédie du Chemin des Dames
     
    Les Français ne fractureront pas le front allemand.
    Le 16 avril 1917, les fantassins français se lancent à l’assaut des lignes allemandes pour rompre le front. Les mitrailleuses ennemies déciment les assaillants. C’est un nouveau drame.

    PASSER de la guerre d’usure à la guerre de rupture, telle est l’ambition du généralissime Robert Nivelle qui choisit le Chemin des Dames pour concrétiser son plan.

    Sûr de son fait, il considère que la pression des 180 divisions alliées aura raison des 152 divisions allemandes. Il ne prend pas garde au repli stratégique opéré en mars par les Allemands, derrière la ligne Hindenburg lors de l’opération Alberich, qui infléchit de 70 kilomètres la ligne de front. Il compte sur les 5e et 6e armées commandées par les généraux Mazel et Mangin, confortées par deux groupements d’artillerie d’assaut (les chars) et une concentration d’artillerie de longue portée, pour pulvériser les lignes allemandes. Une fois le front enfoncé, la 10e armée du général Duchêne lancera une puissante offensive à même d’emporter la décision.

    Nivelle ne fait pourtant pas l’unanimité. Lyautey s’oppose à son plan, Pétain n’y croit pas, Castelnau et Debeney l’estiment vulnérable et des politiques comme Paul Painlevé sont dubitatifs tandis que Clemenceau enrage. Pourtant, le conseil de guerre de Compiègne qui se tient le 6 avril 1917 à Compiègne rejette toutes les critiques.

    Pourtant, le général Micheler à qui Poincaré demande la faisabilité de l’opération pour enlever les trois lignes allemandes répond : « La première oui, la deuxième peut-être, la troisième je n’en sais rien ». Pétain résume ainsi sa pensée : « Avons-nous des forces suffisantes pour une offensive destinée à l’enlèvement des premières lignes ennemies ? Oui. Avons-nous des forces suffisantes pour pousser plus loin l’opération ? Non ».

    Le sang des braves

    La préparation d’artillerie mobilise 5.286 canons qui disposent de 23 millions d’obus de 75 et de 9 millions d’obus lourds. Le 9 les Britanniques attaquent sur Arras et les Canadiens s’emparent de la crête de Vimy. Le 16 à 6 heures, les fantassins français partent à l’assaut du Chemin des Dames.

    Bien renseignés sur l’attaque française par des documents qu’ils ont saisis sur des prisonniers, les Allemands qui sont solidement établis sur le plateau ont une vue imprenable sur la vallée de l’Aisne d’où partent les poilus. Ils disposent aussi d’un impressionnant réseau souterrain équipé ce qui conforte la puissance de leurs tranchées fortifiées.

    Nivelle apprend que les premières lignes cèdent mais qu’à Craonne, les Allemands ont repoussé les assaillants vers leurs boyaux de départ. De nombreux nids de mitrailleuses empêchent les fantassins d’avancer. Les combats sont très meurtriers et les soldats s’épuisent. La mauvaise coordination entre l’artillerie et l’infanterie, provoquée par l’impossibilité de parcourir cent mètres toutes les trois minutes, aggrave la situation. Mangin qui doit atteindre en fin de journée les hauteurs nord de la vallée de l’Ailette se heurte à des positions bétonnées et dotées d’une telle puissance de feu qu’elles sont infranchissables.

    Mazel qui est passé entre Craonne et Miette a fait 7.000 prisonniers mais a perdu trois divisions tandis que deux autres sont squelettiques. Nivelle qui voulait fêter la victoire à Laon à l’heure du dîner est loin du compte.

    Hervé Chabaud

    Un bilan effroyable
     
    Les pertes enregistrées par les Français sont considérables : 102.043 hommes. Chaque vallon, chaque creute, chaque tranchée sont défendus avec détermination par les Allemands. 766 officiers et 16.130 soldats sont tués, 1.848 officiers et 63.284 poilus sont blessés ; 215 officiers et 19.800 hommes sont portés disparus ou faits prisonniers entre le 16 et le 30 avril.

    Le nouveau bilan du 10 mai fait état de pertes de 139.589 hommes dont 24.179 morts, 89.819 blessés et 25.591 disparus. Le 11 mai, Nivelle qui reproche au ministre de la Guerre Painlevé de s’être immiscé dans la conduite des opérations est destitué.

    Un coup au moral
     
    Le premier emploi français des chars à Berry-au-Bac fut un échec.
    « Activer inlassablement les préparatifs des opérations prescrites », tel reste l’ordre prioritaire délivré par Nivelle. Pourtant dès l’après-midi du 16 avril, on murmure au gouvernement que l’offensive est un échec.

    En réitérant l’assaut le 17 avril, en élargissant le champ de bataille pour mieux engager la IVe armée qui à l’est de Reims conquiert le mont Cornillet et le mont Sans-Nom sans déboucher au-delà, le général Nivelle pense toujours faire craquer le front allemand.

    Pourtant l’échec du premier emploi français des chars à Berry-au-Bac où les groupements Chaubès et Bossut ont été décapités n’encourage pas à l’optimisme. Le généralissime s’entête et tient un discours que contredit la réalité du terrain. Alors que le 18, Mazel et Duchêne ont insisté sur l’état de fatigue des soldats, que le 20 le général Micheler assure que l’état des troupes et du terrain ne permet pas de consolider les positions conquises, Nivelle ose affirmer devant le président du conseil Alexandre Ribot qu’il a remporté : « la plus importante de toutes les victoires stratégiques ».

    Pendant ce temps les poilus continuent à être tués sur tous les points du Chemin des Dames puisque l’ennemi y conserve une puissance de feu redoutable. Le limogeage des généraux qui commence avec le remplacement de Blondlat puis de Mazel ne règle rien. L’armée française a besoin d’un autre chef. Lorsque Pétain est nommé le 15 mai, il entend à plusieurs reprises des capitaines et des commandants dire : « On a fait massacrer trop de monde sans résultat ».

    H. Ch.

    Union 070416aca - France - Monde

    Chemin des Dames : une terre sacrée se souvient
     
    « C’était un mauvais coin, ça bagarrait tout le temps. J’ai vu des centaines de tués. Moi, je n’ai rien eu du tout », se souvient Louis de Cazenave.
    Sous la neige fondante et un vent glacial, les soldats français sont montés à l’assaut des tranchées ennemies. C’était au Chemin des Dames, il y a 90 ans aujourd’hui.

    LOUIS DE CAZENAVE, 109 ans, est le dernier survivant de la bataille du Chemin des Dames. Il n’est pas venu la nuit dernière participer à l’évocation des terribles combats qui ont débuté il y a 90 ans ce matin à 6 heures.

    Cet ancien du 5e bataillon de tirailleurs sénégalais a fait souvent ce commentaire : « C’était un mauvais coin, ça bagarrait tout le temps. J’ai vu des centaines de tués. Moi, je n’ai rien eu du tout ».

    Pas question pour lui de commémorer un fiasco militaire même s’il n’a jamais oublié ceux avec qui il s’est battu. Craonne, le plateau de Californie, la caverne du Dragon, les crêtes défendues et ces pentes à gravir sous les tirs meurtriers des mitrailleuses, l’explosion des obus de tous les calibres ont constitué l’enfer au milieu duquel les poilus ont essayé de briser les lignes allemandes de défense.

    Au lever du jour le général Nivelle conservait le même optimisme qu’il avait exprimé aux politiques depuis des mois. N’avait-il pas mis sa démission dans la balance, si on ne suivait pas son plan pour briser une fois pour toutes la résistance de l’ennemi ? N’était-il pas parvenu à convaincre le président de la République de l’impératif d’une guerre de mouvement, seule clé de la victoire ?

    Conscience aveugle

    Obéissant, les poilus s’exécutent et se heurtent aux soldats de la VIIe armée allemande du général Von Boehm à l’ouest et à l’armée du kronprinz à l’est.

    Louis de Cazenave en 1918. Il faisait partie du 5e bataillon de tirailleurs sénégalais.
    Bien installé, l’ennemi dispose des meilleurs points d’observation sur toute la vallée de l’Aisne d’où montent les déferlantes de la conquête.

    Mieux, la supériorité de leur aviation et un meilleur réseau de communications leur permettent d’ajuster au mieux les tirs et de provoquer ainsi le découplage entre l’infanterie et le barrage roulant qui la précède.

    Les fantassins sont ainsi des cibles idéales et très vite les mauvaises nouvelles s’accumulent sur le front axonais même si elles sont pour l’instant moins mauvaises sur le front rémois.

    Le Chemin des Dames est devenu un sanctuaire et toutes les manifestations du souvenir, évocations de lumière, marches dans les pas des guerriers au courage inouï qui ont eu lieu ce week-end et se déroulent aujourd’hui témoignent d’une volonté de ne pas oublier, tous les sacrifiés de la Première Guerre mondiale et tous ceux qui y ont participé.

    On voit par le travail de mémoire accompli qu’il n’est pas un haut lieu de la Grande Guerre qui n’incline au recueillement et à la réflexion sur la destinée de l’homme.

    Hervé Chabaud

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    Union 070409acc - France - Monde

    Il y a 90 ans, le sacrifice des Canadiens à Vimy
     
    Ce temps du souvenir marqué par inauguration de la stèle géante restaurée, commémorant cet important épisode de la Première Guerre mondiale.
    Elisabeth Il et les Premiers ministres français et canadien célèbrent aujourd’hui près d’Arras le 90e anniversaire de la bataille de Vimy qui a anticipé l’offensive du Chemin des Dames.

    LES combats de la crête de Vimy demeurent pour les Canadiens un événement considérable. Certains historiens assurent que le Canada moderne s’est affirmé grâce à cette bataille.

    C’est la raison pour laquelle la commémoration organisée aujourd’hui est l’une des plus grandes que ce pays ait préparée hors de ses frontières. 7.000 Canadiens dont 5.000 jeunes sont venus spécialement en France pour rendre hommage à leurs aînés.

    Du 9 au 12 avril 1917, 3.598 sont morts et près de 7.000 ont été blessés mais les Allemands ont été chassés de leurs positions. Tous ces garçons qui ont participé à cet assaut victorieux s’étaient enrôlés volontairement dans l’armée. Ils ont payé un lourd tribut à cette guerre.

    Déjà en première ligne lors de la bataille d’Ypres en 1915, ils ont perdu alors le tiers de leurs effectifs. Au cours de la bataille de la Somme en 1916, 30 % des soldats de leurs qua¬tre divisions sont morts au champ d’honneur ou ont été sérieusement blessés.

    Le sursaut de Vimy témoigne de leur courage et de leur détermination à provoquer une guerre de mouvement.

    Se souvenir
     
    « Ce lieu représente une victoire éclatante », a indiqué le Premier ministre canadien Stephen Harper.
    L’augmentation des pertes décidera le gouvernement du conservateur Robert Borden à suggérer le 18 mai 1917 l’instauration de la conscription qui sera effective au début de l’année suivante. Après plusieurs semaines de préparation, l’attaque déclenchée le 9 avril à l’aube a permis à quatre divisions canadiennes d’infanterie de conquérir la crête de Vimy.

    « Ce lieu représente une victoire éclatante remportée avec l’assaut de ces soldats venus d’un pays lointain que d’aucuns percevaient comme une colonie sans histoire. Cette commémoration est une évidence, un devoir auquel je ne peux faillir », a indique le Premier ministre canadien Stephen Harper.

    Ce temps du souvenir est aussi marqué par l’inauguration du monument commémoratif restauré de cet important épisode de la Première Guerre mondiale.

    Il a fallu deux années de travaux pour que cette stèle géante reposant sur 11.000 tonnes de béton et se dressant avec ses 5.500 tonnes de pierre taillée retrouve sa fraîcheur et domine le site où elle est implantée à une dizaine de kilomètres d’Arras.

    Ce moment choisi est aussi l’occasion de rappeler que les Canadiens sont passés, là où les Britanniques et les Français avaient jusqu’alors échoué.

    Pendant la Grande Guerre, 600.000 Canadiens ont combattu en France, 66.000 ont été tués et autant sont revenus au pays handicapés à vie. Deux vétérans sont encore du monde.

    Hervé Chabaud

    Paysage de la grande guerre

    Alors qu’on célèbre le 90e anniversaire des combats d’Artois, Anne, Roze et le photographe John Foley éditent un fascicule « Artois : paysages de la Grande Guerre » qui associe des textes et des images, légendées en français et en anglais.

    Aux images d’aujourd’hui sont associés des textes courts et puissants d’écrivains qui ont raconté la Première Guerre mondiale. Cette, édition a été possible grâce à l’association des Gueules cassées. L’album s’ouvre sur le parc mémorial canadien de Vimy, là même où ont lieu aujourd’hui les cérémonies commémoratives.

    Cette emprise a été donnée au Canada en 1922 et on y a planté 11.285 arbres, autant que de soldats de la Grande Guerre dont on n’avait pas retrouvé le corps.

    On regardera avec émotion le mémorial de Vimy où plusieurs statues représentent avec une intensité émouvante la douleur. Alors on pourra méditer cette remarque du poète Laurence Binyon pour ceux qui sont tombés : « Ils ne vieilliront pas comme nous qui restons. Ils ne seront pas accablés par l’âge, ni condamnés par les années. Mais chaque matin, comme à chaque coucher de soleil, nous nous souviendrons d’eux ».

    Anne Roze, John Foley « Artois : paysages de la Grande Guerre », les Champs de la mémoire, 64 p., 14 euros.

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    Union 070409aca -Locales - Epernay

    Les médaillés de l’Union des combattants
     
    L’ensemble des médaillés. ; Mary-James Marchand, Georges Maucourt et Maurice Marteau
    Derrière la musique de Magenta et la double haie des porte-drapeaux, les participants à l’assemblée générale de l’UNC se sont rendus en cortège au monument aux morts de Magenta pour un dépôt de gerbe.

    Après quoi, trois anciens ont été appelés à sortir des rangs pour recevoir une décoration :

  •  Mary-James Marchand (Le Breuil) a été décoré de la croix du combattant (AFN),
  •  Georges Maucourt (Saint-Martin-d’Ablois) a reçu la médaille des blessés de guerre, et
  •  Maurice Marteau (Épernay RD) la médaille commémorative « maintien de l’ordre » (Algérie).

    Le cortège s’est ensuite dirigé vers le square des anciens combattants. Les membres du bureau ont franchi le portail du cimetière pour se rendre, en compagnie de sa veuve Andrée, sur la tombe de l’ancien président Jean-Claude Remion.

    De retour à l’espace culturel, des médailles « internes » ont été décernées :

  •  La croix du djebel bronze a été remise à : Hervé Franquet (Vinay), Pierre Legay (Chouilly) et Lionel Balbrick (Dizy) ; tandis que
  •  la médaille d’argent des porte-drapeaux allait à Mary-James Marchand (Le Breuil).
  •  La croix du mérite UNC bronze a été décernée à André Nowak (AØ) et au président Serge Lépine (Nancy)

    Pour leur aide active, les maires de Saint-Martin-d’Ablois et de Magenta, Jacky Barrois et Laurent Madeline, ont reçu la médaille du mémorial.

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    Union 070407acb -Locales - Epernay

    Le nouvel élan de la Fnaca
     
    L’assemblée générale de la FNACA Epernay - Oiry s’est déroulée en présence du président départemental Claude Fauvet, Daniel Lamaire, conseiller général, Anne-Marie Legras, maire-adjointe, René Guillepain, président honoraire du comité d’entente, Roger Gérenton, président de l’amicale des porte-drapeaux, Jean-Claude Sywalsky, vérificateur aux comptes.

    Après la partie réglementaire de l’assemblée, le bureau était reconduit dans ses fonctions.

    Accompagnés d’une importante délégation de porte-drapeaux et emmené par la société de musique « La Champenoise d’AŸ », les adhérents et personnalités sont allés déposer une gerbe à la stèle édifiée en mémoire des anciens combattants d’Algérie sur le square Clevedon.
    Après la sonnerie aux morts, une vibrante Marseillaise était chantée par la chorale de Livry-Gargan et la chorale Interlude de Magenta.

    Lors de la réception à l’Hôtel de ville, M. Huillery recevait la médaille commémorative d’Algérie

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    Union 070407aca -Locales - Epernay

    MAGENTA : L’UNC pour « l’honneur d’une génération »
     
    Les participants Espace Culturel.
    Les anciens combattants de l’UNC Magenta, AØ, Saint-Martin et environs, ont tenu leur assemblée générale le 1er avril à Magenta.

    Espace culturel, le président Serge Lépine ouvrait les travaux, laissant au secrétaire Raymond Picquot, le soin de présenter le rapport d’activité.

    Le resserrement des liens avec la section des CATM se poursuit. Avec 84 adhérents les effectifs sont stables. Une délégation a été présente à l’inauguration du mémorial et à l’assemblée départementale à Sainte-Ménehould.

    Des voyages ont été organisés en 2006. Le 8 avril en Baie de Somme et du 3 au 10 juin au Tyrol.

    L’assemblée 2008 se tiendra à Chouilly.

    Il fut question ensuite de l’action sociale, d’autant plus d’actualité qu’il y a et aura de plus en plus de cas sociaux.

    Il faisait aussi le point sur les actions menées pour le recrutement de nouveaux adhérents.

    Le délégué général adjoint Marne du Souvenir Français, Daniel Lips, affirmait : « nous serons les derniers à entretenir le souvenir »

    L’intervention ferme du lieutenant colonel Claude Metzger, président du comité d’entente des associations d’anciens combattants a été longuement applaudie.

    « J’ai souhaité défendre l’honneur de notre génération, souvent mis à mal ces derniers temps dans certaines émissions. Pendant plus de huit ans, près de trois millions d’entre nous ont sacrifié une partie de leur jeunesse en Algérie »

    Union 070404aca -Locales - Epernay

    BROUSSY-LE-GRAND : Les anciens combattants font le point
     
    Toutes les sections locales étaient représentées. Les personnalités. Les amicalistes étaient attentifs
    Sous la présidence de Gilles Jacquet, s’est tenue, ce dimanche 1er avril à la salle des fêtes, l’assemblée générale des ACPG-CATM (anciens combattants, prisonniers de guerre, combattants d’Algérie, Tunisie, Maroc) du canton de Fère-Champenoise.

    Forte de 110 membres, cette association fait entendre sa voix, en particulier concernant la date de la célébration de la fin de la guerre d’Algérie le 19 mars ; soutenue en cela par les propos de Charles de Courson, député de la circonscription, présent à cette réunion.

    « C’est une date porteuse de divisions que je n’ai pas voulu voter, une date qui a été le commencement de la fin, en particulier pour les Pieds Noirs et les Harkis » ; pour les relations avec l’Algérie, « il est temps de tourner la page et de se porter vers l’avenir, mais pour cela, il faudra certainement attendre une nouvelle génération, car la paix entre les peuples, c’est le respect de l’autre ».

    Gilles Jacquet et Jean-Pierre Mathellier, maire de Broussy-le-Grand insistaient sur la nécessité « d’assurer la continuité du devoir de mémoire, car une part croissante des jeunes générations perd le sens des valeurs en ne cherchant pas à savoir d’où elle vient » et de souligner l’importance d’aller dans les écoles « pour apporter un témoignage de ce qui a été vécu ».

    Malheureusement, les témoins des guerres sont de moins en moins nombreux, c’est donc à leurs enfants et petits enfants de prendre le relais et de souhaiter l’instauration d’une date unique du Souvenir.

    C’est par un dépôt de gerbe au monument aux morts que s’est terminée cette assemblée.

    Les amicalistes se retrouveront le 24 juin à Courcelles pour un méchoui.

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    Union 070403acd -Locales - Epernay

    DORMANS : Un lieu pour la mémoire
     
    Nelly et Xavier de Îuilly : « Nous venons souvent et profitons par la même occasion du magnifique parc. » Denise-Sandrine et Tatiana, trois générations réunies venues d’Epernay : « C’est trés intéressant même pour les jeunes, ça permet de ne pas perdre la mémoire « ; Angélique et Fabrice de Reims : « Nous venons pour les expositions et le livre qui ce jour est dédicacé

     

     

    L’an dernier, le mémorial des victoires de la Marne 1914-1918 a accueilli plus de 17.000 visiteurs de toutes nationalités.

    Depuis dimanche dernier 1er avril, ce mémorial érigé à Dormans après la grande guerre, en mémoire des combattants du premier conflit mondial, a rouvert ses portes après sa fermeture hivernale. Dès le premier jour, nombreux furent les visiteurs à être guidés par les bénévoles, ou l’animatrice du site, trouvant ainsi de nombreuses explications sur la symbolique des lieux qui est aussi un ossuaire.

    Le mémorial de Dormans qui est situé au sommet du parc du château, est ouvert jusqu’au 11 novembre, tous les jours de la semaine de 14 heures à 18 h 30 et le dimanche de 10 à 12 heures et de 14 heures à 18 h 30.

     

     

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    Union 070403acc -Locales - Epernay

    AÙ : Les anciens combattants se retrouvent
     
    Le bureau, présidé par Bernard Pitois.
    La société des anciens combattants et victimes de guerre d’AØ vient de tenir son assemblée générale dans les locaux du foyer des anciens Emile-Stocker, rue du docteur Grangé.

    Le bureau était composé de Bernard Pitois, président, Paul Renault, récemment nommé président d’honneur, Pierre Bernasconi, vice-président, Christian Mondet, trésorier, Sauveur Mazella, adjoint au trésorier et porte-drapeau, Frédéric Zimmerlin, porte-drapeau adjoint, Robert Deguay, membre du comité, et Michel Dumange, commissaire aux comptes.

    Etaient également présents : Jacques Gentilhomme, adjoint au maire d’Aÿ et Gaëtan Charlot de l’Union fédérale marnaise.

    Après avoir respecté une minute de silence à la mémoire des membres décédés en 2006 et notamment de Jean Ragouillot et de Bernard Leclère, l’ancien président parti trop rapidement, l’assemblée a aussi eu une pensée affective pour son président honoraire, Jean Beaumont, malade et hospitalisé.

    Les débats ont ensuite porté sur le fonctionnement de l’association, sur la revalorisation du point de retraite, sur la prise en compte des frères d’armes des anciens territoires d’outre mer, sur la nouvelle fiscalité et sur bien d’autres préoccupations des anciens combattants.

    La réunion s’est terminée autour du traditionnel verre de l’amitié.

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    Union 070403acb -Département - Marne

    Républicains déportés
     
    La délégation marnaise de la fondation pour la Mémoire de la déportation organise une conférence sur la déportation des républicains espagnols dans les camps nazis, le mercredi 4 avril à 17 h 30, à la salle Goulin de la rue de la Neuvillette.
    Entrée libre.

    Les Amis de cette même fondation organisent en outre un déplacement au camp nazi du Struthof, en Alsace, le samedi 12 mai.
    Renseignements auprès de Mme Lebrec au 03.26.51.62.16 ou de Mme Batteux au 03.26.85.84.71.

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    Union 070403aca -Département - Marne

    Rhin et Danube : réunion à Tours-sur-Marne
     
    De gauche à droite : Claude Collin, Maurice Paroche, Vilfrid Maack et Eugène Villain.
    L’association « Rhin et Danube » qui regroupe les anciens de la 1re armée française a tenu son assemblée générale au Champ-Chapon à Tours-sur-Marne.

    Le président Vilfrid Maack a félicité les porte-drapeaux et fait observer un instant de recueillement à la mémoire des disparus.

    Le comité départemental a été réélu à l’unanimité :

  •  Vilfrid Maack, président, Pierre Jules,
  •  vice-président délégué pour Châlons,
  •  Maurice Paroche, vice-président délégué pour Reims et trésorier,
  •  Marcel Weber, trésorier-adjoint,
  •  Eugène Vilain, secrétaire,
  •  Marcelle Ancel,
  •  Roberte Scolari et René Martina, assesseurs,
  •  Jean Lebrun, porte-drapeau,
  •  Hubert Blanchet et Robert Herlequin, vérificateurs aux comptes.

    A Châlons aussi

    Après avoir invité l’assistance à participer le mardi 17 avril à 11 heures à la dévolution du drapeau de la section dissoute de Vitry-le-François, à la Maison du combattant de Châlons-en-Champagne, Vilfrid Maack a manifesté la satisfaction des anciens de la 1re armée française d’avoir appris la revalorisation des pensions d’anciens combattants citoyens de pays ayant accédé à l’indépendance.

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    union070402aca Départementales - Marne

    Une visite dans les sites de mémoire de la Grande Guerre
     
    La visite du Fort de la Pompelle a été très appréciée.
    L’Association internationale des Sites et Musées de la Guerre 1914-1918, regroupe 51 lieux.

    Présidée par Helen McPhail, de la Western Front association, elle met en avant des lieux aussi divers que le Fort de la Pompelle, le Chemin des Dames, la Caverne du Dragon, le Monument-Ossuaire de Navarin et Mondement1914-Les soldats de la Marne.

    De passage à Reims, la présidente a été séduite par l’ensemble du site de la Pompelle : « Je suis très impressionnée par la présentation et la richesse des collections ».

    L’endroit est très visité puisque 5.507 personnes ont été comptabilisées en deux mois.



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      24 décembre 2006

    9. Des mesures au profit des anciens combattants
      23 janvier 2007

    10. Assemblée Générale de l’AFMD de la Marne le 28 janvier 2007
      23 janvier 2007

    11. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne 2007/1
      28 janvier 2007

    12. Le film vidéo de la cérémonie commémorative du cessez le feu de la guerre d’Algérie au Monument Aux Morts de Reims, le 19 mars 2006.
      4 février 2007

    13. Cérémonie commémorative du cessez-le-feu en Algérie, le 19 mars 2007 à Reims.
      20 mars 2007

    14. Cérémonie commémorative du cessez-le-feu en Algérie, le 19 mars 2007 à Reims.
      20 mars 2007

    15. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne 2007/2
      26 avril 2007

    16. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne 2007/3
      1er juillet 2007

    17. La galère d’un anticolonialiste durant la guerre d’Algérie
      13 juillet 2007

    18. La Marne en fête pour le 14 juillet 2007
      16 juillet 2007

    19. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne 2007/4
      29 septembre 2007

    20. Marnais morts pour la France pendant la guerre d’Algérie
      16 octobre 2007

    21. Déclarations de personnalités marnaises à propos de l’inauguration du Mémorial AFN de la Marne le 16 février 2007
      17 octobre 2007

    22. L’hommage à Guy Môquet dans la Marne à l’occasion du 22 octobre 2007
      23 octobre 2007

    23. Journal de l’AFMD51, N°1
      30 décembre 2007

    24. Actualités des Anciens Combattants de la Marne - 2008 - 1er semestre
      1er janvier 2008

    25. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2008 - 1/4
      1er janvier 2008

    26. Notre Camarade Fernand Eliet est mort.
      21 janvier 2008

    27. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2008 - 2/4
      9 avril 2008

    28. Les derniers combats décisifs de la guerre 1914-1918
      7 juin 2008

    29. Journal de l’AFMD51, N°2
      12 juin 2008

    30. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2008 - Troisième trimestre.
      2 juillet 2008

    31. Actualités des Anciens Combattants de la Marne - 2008 - 2ème semestre
      2 juillet 2008

    32. Les cérémonies et festivités de la Fête Nationale du 14 juillet 2008 dans la Marne.
      17 juillet 2008

    33. Hommage aux Poilus marnais de 1914-1918 à partir des documents conservés par les familles.
      4 août 2008

    34. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2008 - Quatrième trimestre.
      1er octobre 2008

    35. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2009 - Premier trimestre.
      2 janvier 2009

    36. Actualités des Anciens Combattants de la Marne - 2009 - 1er semestre.
      2 janvier 2009

    37. Les cérémonies et festivités dans la Marne, le 8 mai 2011, pour le 66e anniversaire de la victoire sur l’Allemagne nazi.
      11 mai 2011

    38. Rapports des travaux de février 2009 des commissions de l’UDAC de la Marne.
      28 février 2009

    39. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2009 - deuxième trimestre.
      2 avril 2009

    40. Les cérémonies et festivités du 64e anniversaire de la victoire sur le nazisme, le 8 mai 2009, dans la Marne.
      17 mai 2009

    41. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2009 - troisième trimestre.
      1er juillet 2009

    42. Actualités des Anciens Combattants de la Marne - 2009 - 2ème semestre.
      1er juillet 2009

    43. Les cérémonies et festivités de la Fête Nationale du 14 juillet 2009 dans la Marne.
      30 juillet 2009

    44. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2009 -quatrième trimestre.
      6 octobre 2009

    45. Cérémonies du 11 novembre 2009 dans la Marne pour la célébration du 91ème anniversaire de la victoire de 1918.
      14 novembre 2009

    46. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - premier trimestre.
      31 décembre 2009

    47. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - premier semestre.
      31 décembre 2009

    48. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - deuxième trimestre.
      2 avril 2010

    49. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - troisième trimestre.
      1er juillet 2010

    50. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - deuxième semestre.
      1er juillet 2010

    51. Les cérémonies et festivités de la Fête Nationale du 14 juillet 2010 dans la Marne pour la commémoration de la Révolution.
      23 août 2010

    52. Marche, le 30 octobre 2010 à Paris, pour la reconnaissance des soldats morts ou blessés en Afghanistan.
      13 septembre 2010

    53. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - quatrième trimestre.
      2 octobre 2010

    54. Les cérémonies et festivités dans la Marne, le 11 novembre 2010, pour le 92ème anniversaire de la victoire de 1918.
      13 novembre 2010

    55. Les cérémonies et festivités dans la Marne, le 11 novembre 2010, pour le 92e anniversaire de la victoire de 1918.
      16 novembre 2010

    56. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 1er trimestre
      2 janvier 2011

    57. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 1er semestre.
      2 janvier 2011

    58. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 2ème trimestre
      3 avril 2011

    59. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 2ème semestre.
      1er juillet 2011

    60. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 3ème trimestre
      1er juillet 2011

    61. Les cérémonies et festivités de la Fête Nationale dans la Marne, les 13 et 14 juillet 2011, pour la commémoration de la Révolution.
      17 juillet 2011

    62. essai
      10 août 2011

    63. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 4ème trimestre
      30 septembre 2011

    64. Les cérémonies dans la Marne, le 11 novembre 2011, pour le 93ème anniversaire de la victoire de 1918.
      14 novembre 2011

    65. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2012 - 1er trimestre
      2 janvier 2012

    66. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2012 - 1er semestre.
      2 janvier 2012

    67. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2012 - 2ème trimestre
      1er avril 2012

    68. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2012 - 3ème trimestre
      24 juillet 2012

    69. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2012 - 2ème semestre.
      24 juillet 2012

    70. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2013 - 1er trimestre
      1er janvier 2013

    71. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2013 - 1er semestre.
      1er janvier 2013

    72. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2013 - 2ème trimestre
      18 avril 2013

    73. 70 ème anniversaire de l’appel du 18 juin 1940 dans le supplément du journal « l’union » du 18 juin 2010.
      18 juin 2010