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Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - deuxième trimestre.
Publié le vendredi 2 avril 2010, mis à jour le mercredi 30 juin 2010
 

Pour consulter les articles du journal « l’Union » d’une autre période, cliquez sur un de ces liens :
1er trimestre 3007 ; 2ème trimestre 2007 ; 3ème trimestre 2007 ; 4ème trimestre 2007 ; 1er trimestre 2008 ; 2ème trimestre 2008 ; 3ème trimestre 2008 ; 4ème trimestre 2008 ; 1er trimestre 2009 ; 2ème trimestre 2009 ; 3ème trimestre 2009 ; 4ème trimestre 2009 ; 1er trimestre 2010.

 

 

 


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Union100630d - Marne
WARMERIVILLE : Diplôme d’honneur

 

Le maire de Warmeriville, Patrice Mousel, a organisé, en mairie, une réception, pour une remise particulière.

En effet, deux habitants de Warmeriville se sont vus décerner un diplôme d’honneur d’ancien combattant.

Les récipiendaires :

  •  Roger Sohet, né en 1911 et légèrement souffrant, n’a pu se déplacer ;
  •  Pierre Gaidoz, né en 1912, est quant à lui en maison de retraite à Reims.

    Aussi, le maire, a remis officiellement ces deux diplômes à Alain Leduc, président de l’association des anciens combattants du village, qui a en charge la remise aux destinataires.

     


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    Union100630c - Marne
    SEZANNE : Voyage à travers l’Europe Les anciens combattants en balade

    Avec le fleuve en toile de fond.
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    Si les artistes et les amoureux ont vu le beau Danube, d’une belle couleur bleue, Bernard Obara, responsable cantonal, et les 65 participants au voyage annuel, organisé par les ACPG-CATM, l’ont trouvé particulièrement sombre et chargé de limon.

    De Budapest, leur ville de départ en Hongrie, jusqu’à Passau, en Allemagne, ce fut une succession de villes étapes plus belles les unes que les autres.

    Le convoi est ainsi passé par Bratislava, capitale de la Slovaquie, en pleine rénovation, puis, Vienne, la superbe capitale de l’Autriche, avec ses palais plus somptueux les uns que les autres, ensuite, de Krems à Melk, la Wachau et les plus beaux rivages du fleuve, avec ses vignes et ses abricotiers plantés en terrasses, ses châteaux et ses petites villes verdoyantes nichées dans les courbes.

    De monuments en palais, de cloîtres en monastères, un voyage tranquille et romantique sur 600 km au fil de l’eau qui laissera pour chaque participant des souvenirs impérissables.

     


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    Union100630b - Marne
    SAINTE-MENEHOULD : Projet de développement touristique : En visite aux vestiges de la guerre 14-18

    Une sortie constructive.
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    Bertrand Courot, qui était accompagné de quelques membres du conseil municipal, a visité samedi matin les vestiges de la guerre 14-18 de la Main de Massiges et de la Vallée Moreau.

    « Dans le cadre de notre projet de développement touristique local, nous avons accepté l’invitation des responsables des différentes associations, afin de nous imprégner de ce qui se fait autour de Sainte-Ménehould », explique le président de la communauté de communes.

    « Le but ultime est de rassembler autour d’une même table tous les prestataires touristiques afin de créer ensemble un produit global basé sur l’histoire, le sport et la nature. En partenariat avec l’hôtellerie, ce packaging nous permettrait d’attirer les touristes et de les garder plus longtemps sur le secteur. »

     


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    Union100630a - Marne
    DOMMARTIN-DAMPIERRE : Les anciens combattants font la fête !

    Une joyeuse ambiance.
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    Le barbecue annuel organisé par Michel Glasko président des anciens combattants de la section de Sainte-Menéhould, le trésorier André Golbieski et quelques bénévoles, a rassemblé les membres de l’association et quelques sympathisants dans une ambiance fort conviviale.

    Comme chaque année, il a eu lieu à Dommartin-Dampierre dans une grange mise généreusement à disposition par M. et Mme Boivin.

    La journée était à la fête, jeux et danses musette ont diverti les joyeux lurons

    Comme a su le dire Georget, l’un des convives : « Merci aux organisateurs, à la famille accueillante et à toutes les personnes qui se sont investies pour que cette simple rencontre soit une réussite sous le signe de l’amitié ».

     

     


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    Union100629b - Marne
    CORMICY : La médaille militaire à Rolland Boulard

    Rolland Boulard entouré du maire Dominique Décaudin et du Général Max Berthier
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  • C’est le jour de son 74e anniversaire que le caporal-chef Rolland Boulard reçut la médaille militaire de son ancien sous-lieutenant Max Berthier aujourd’hui général, devant une foule de familles et d’amis.

    Dominique Décaudin, maire de Cormicy, commença par rappeler la carrière de Rolland Boulard incorporé en novembre 1956 à Verdun où il fit ses classes avant de rejoindre en février 1957, les commandos du 15.1 RI situé dans le Constantinois en Algérie où il resta vingt-sept mois et où il fut titulaire de deux citations militaires.

    Rentré à la maison, il se maria. Malheureusement son épouse disparut en mettant au monde sa fille Corine. Qu’il éleva seul jusqu’en 1970 avant son second mariage. Deux autres filles naquirent de cette union.

    C’est à cette époque qu’il acheta ses premières vignes et c’est une exploitation prospère qu’il a su transmettre à l’un de ses gendres.

    Parmi les nombreuses personnes présentes à cette cérémonie, ses anciens camarades militaires qu’il a retrouvés il y a une dizaine d’années une fois la retraite sonnée, dont le président des anciens combattants du 15.1 de Metz M. Sangerma.


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    Union100629a - Marne
    JONCHERY : Avec l’UNC : Journée champêtre

     

     

     

    Comme chaque année les anciens combattants de Jonchery et leurs amis se sont retrouvés dans le parc municipal, pour la journée champêtre du club avec au programme un repas de midi en plein air (sous la tente mise à disposition par la commune), suivi de différentes animations, jeux de cartes et concours de boules, le tout dans une ambiance conviviale.

     

     

     


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    Union100627b - Marne
    BOUQUINS : Abdelkader Djemaï, le réconciliateur des deux rives FRANCE-ALGÉRIE.

    Abdelkader Djemaï donne à voir les couleurs mais aussi les goûts, les sentiments…
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  • Parce qu’il a fait sienne la langue française et les héros de cette langue dès son plus jeune âge, Abdelkader Djemaï a décidé de rajouter sa pierre à l’édifice que l’on nomme littérature française, mais sans jamais oublier ses origines.

    Il suffit d’ouvrir ses livres, tous ses livres depuis Un été de cendres, pour s’en apercevoir. Que l’on soit dans un camping d’Oran ou à proximité de la Gare du Nord à Paris, du côté de Lourdes ou sur les traces de Matisse son dernier livre, on est toujours en Algérie et en France. On est toujours dans un espace double, un espace tissé par l’Histoire, la mémoire, l’imaginaire enfin.

    NÉ À ORAN

    Abdelkader Djemaï est né en 1948 à Oran, dans une famille analphabète, ce qui n’est pas anodin. Car, comme aime à le répéter l’auteur, en 132 ans de colonisation française, il est le premier Djemaï à être scolarisé. Il naît, et là encore la date est importante, à une époque charnière où l’Algérie fait encore partie de l’Empire français, mais où cet empire craquèle. Son enfance se passe donc dans un entre-deux du temps où l’indépendance se profile, la guerre ou les événements, selon la rhétorique du camp que l’on adopte. Que cette période de l’entre-deux ne soit pas que d’infamie mais aussi de mélange, et pourquoi pas de bonheur, Abdelkader Djemaï l’illustre parfaitement dans Sable rouge. C’est tout le monde de la Méditerranée qui grouille dans la cour d’une grande maison partagée entre plusieurs locataires. Des Espagnols, des Italiens, des Français, des bons et des salauds.

    Ce double regard qui mêle les deux rives, on le retrouve avec l’enfant-narrateur de Camping. Dans ce livre, on a en raccourci tout ce qui fait l’art d’Abdelkader Djemaï : une faculté d’accumuler les petits détails, de donner à voir non seulement les couleurs mais aussi les goûts, les sentiments, de célébrer de manière sensuelle l’intime. L’Histoire est là, en toile de fond, parmi les odeurs de cuisine. Les évènements (l’indépendance, les émeutes du pain, l’avènement du FIS) sont consignés par petites touches discrètes pour ne pas crever la toile. Quant à la France, cette autre rive, elle est représentée par les familles d’immigrés de retour au pays pour les vacances et qui représentent l’Occident et la société de consommation symbolisée par des kinder bueno (la friandise) et les maillots de bain à l’effigie de Mickey.

    DES VIES MINUSCULES

    Gare du Nord se penche sur les travailleurs algériens des années 50 et 60 et met en scène trois « chibanis », Bonbon, Zalamite et Bartolo, qui passent leur retraite paisible au Foyer de l’Espérance à Paris. Le roman retrace trois vies minuscules ballottées dans l’Hexagone au gré de la recherche d’un emploi. Les villes ont pour nom Nœux-les-Mines, Villeurbanne, Marseille. Et si cette France-là est décrite de façon impressionniste, on retrouve en creux un portrait de l’Algérie dans les rêves de chacun des protagonistes. Une fois encore, l’Histoire est présente mais traitée à hauteur d’homme. Ainsi les fameuses manifestations de Charonne, férocement réprimées par la police de l’époque sous les ordres d’un certain Papon. Elles ne sont pas décrites sur le registre de l’indignation, mais vues par les yeux étonnés de Bonbon. Un Bonbon qui n’échappe à la féroce répression que parce qu’il a mis ce jour-là des chaussures neuves et que, faute de pouvoir marcher plus longtemps, il est sorti du cortège.

    Voilà une façon très djemaïenne de traiter les grands événements sans pathos inutile, sur la pointe des pieds.

    Dans Le Nez sur la vitre, nous sommes cette fois dans le sud de la France. Abdelkader Djemaï nous décrit le voyage d’un père qui prend le car, un pullman Setra Kassborher, pour aller voir son fils en prison. Mais vite le car va se dédoubler. Et le lecteur assistera à un second voyage, dans le passé, dans un autre car, un antique Saviem cette fois, quand le père était lui-même enfant en Algérie. Et ce qui est vrai dans ses romans est aussi vrai dans son livre de chroniques sur La Bigorre intitulé Adour, pain et fantaisie, fruits d’une résidence organisée par l’Atelier Imaginaire. Djemaï s’offre le luxe de mêler sainte Bernadette Soubi-rou et l’Emir Abdel Kader, sa grand-mère paternelle et Amandine la tante de l’écrivain Paul Guth, toutes deux unies par leur amour pour le pain traditionnel et les fours à l’ancienne.

    UN TAPIS MÉTIS D’AUJOURD’HUI

    Il nous parle aussi de l’école où il fit ses premières classes et qui portait le nom Abadie, un patronyme courant dans les Hautes-Pyrénées d’où sept cent Bigourdans partirent pour venir s’installer, à la fin du XIXe siècle, en Oranie. Tel un archéologue, l’écrivain découvre ainsi des petits fragments d’histoire algérienne dans le terrain du Bigorre comme il découvre des fragments du Bigorre dans l’histoire algérienne. Comme on le voit, impossible de séparer la France et l’Algérie dans les livres d’Abdelkader Djemaï, tant il a su mêler ensemble ces deux rives de la Méditerranée, abolir les distances, tisser à partir des fils de l’Histoire un tapis métis (chaque règle ayant son exception, l’avant-dernier roman de Djemaï Un instant d’oubli a pour protagoniste un SDF français). Impossible, car la revanche de l’artiste est là. De montrer (sans démontrer) que de même que l’Algérie a été française un jour, par un retournement ironique de l’Histoire, la France ne peut qu’être un peu algérienne aujourd’hui. C’est pourquoi on pourrait dire, sans forcer les mots, qu’Abdelkader Djemaï est le plus français des écrivains algériens et le plus algérien des écrivains français.

    BRUNO TESTA btesta@journal-lunion.fr


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    Sur les traces de Matisse…

    Dans son dernier livre Zorah sur la terrasse du nom d’un tableau de Matisse, Abdelkader Djemaï nous narre le séjour du peintre de l’autre côté de la Méditerranée, à Tanger. Une façon de découvrir tout à la fois Matisse, le Maroc et l’écrivain Djemaï.

    En janvier 1912, date de l’arrivée de Matisse, Tanger n’est pas encore cette ville devenue mythique, grâce à l’écrivain Paul Bowles l’auteur d’un Thé au Sahara, grâce aussi aux représentants de la Beat génération : Kerouac, Burroughs, Ginsberg. Elle est un territoire inconnu pour le peintre. Tanger n’est-elle pas, selon la légende, la première terre trouvée par Noé après le Déluge ?

    Abdelkader Djemaï a eu la très bonne idée d’écrire son livre sous forme de lettre, ce qui donne d’emblée une familiarité et même une intimité avec le peintre. L’occasion pour l’écrivain de planter doucement le décor, de peindre à son tour, par petites touches. Tout se mêle comme dans un bouquet : l’histoire de la ville de Tanger, l’histoire de Matisse, l’enfance de l’auteur qui ne résiste pas à la tentation de parler de sa ville natale, Oran. La silhouette de son grand-père Miloud vient se confondre avec celle de Matisse. En utilisant habilement quelques phrases de la correspondance du peintre, en imaginant parfois la ville avec ses yeux, Abdelkader Djemaï réussit un véritable tableau. Rien d’abstrait dans ce récit, d’ailleurs ce récit n’est pas l’oeuvre d’un spécialiste, souligne Djemaï, mais de quelqu’un qui est tombé amoureux des toiles du maître.

    ZORAH, LE TABLEAU

    Le peintre a besoin d’un modèle. Chose difficile en pays d’islam où la représentation du visage est en principe interdite sans parler évidemment des poses un peu osées voire dénudées. Renoir s’était confronté au même problème à Alger, nous rappelle Djemaï. Quant à Delacroix, « pour composer son célèbre Femmes d’Alger dans leur appartement, il avait dû prendre, en 1834, pour modèles des prostituées de confession juive ». Après bien des atermoiements, Zorah, jeune prostituée qui ressemble « à une petite sainte » dixit Matisse, accepte de poser. Ce sera sur la terrasse d’une maison close. Ce qui donne ceci : « A dimension humaine, votre Zorah sur la terrasse, une huile de 116 cm sur 100, dont vous aviez signé une ébauche dessinée à l’encre noire, est accrochée à Moscou, au Musée Pouchkine. Sous un ciel tranquille et derrière le muret touché par le soleil, Zorah la femme du Sud à la peau mate, est entourée de vert, de jaune, et de violet. Sa tunique en soie bleue ornée de croisillons dorés et serrée par une ceinture marron couve ses minces épaules. »

    B.T.

    Zorah sur la terrasse, Seuil.


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    Union100627a - Marne
    HISTOIRE : 1940.

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    Direction Vichy

    Un portrait de Laval.
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  • Le maréchal Pétain n’est guère perturbé par la décision prise d’un nouveau déménagement du gouvernement. Après Bordeaux, c’est cette fois la préfecture de l’Allier, célèbre ville de curistes, Vichy, qui est retenue. Il est prévu que l’installation des ministres et de leurs conseillers soit effective pour le 1er juillet. S’il faut réunir les parlementaires, on considère que le Petit Casino fera l’affaire. Le Maréchal doit prendre ses quartiers à l’hôtel du Parc mais avant qu’on ne finisse de lui installer toutes les commodités indispensables à ses responsabilités au troisième étage de l’établissement, il travaille à l’hôtel de Sévigné. En revanche, il vient prendre ses repas à l’hôtel du Parc. Un homme intrigue particulièrement pendant tout ce temps. Il se nomme Pierre Laval. Il entre au gouvernement le 23 juin, est nommé vice-président du Conseil le 27. Il est bien décidé à poser ses valises au deuxième étage de la résidence du Maréchal de manière à disposer d’un réel pouvoir d’influence sur ce vieillard qui aime être flatté. Pourquoi Laval ne cesse-t-il pas de faire des allers et retours entre l’hôtel et le Petit Casino ? Parce qu’il cherche à convaincre les parlementaires de la pertinence des options déjà prises et de celles qu’il prépare dans le secret de ses ambitions. Il a un atout sur le Maréchal. Pétain ne connaît pas grand-chose au droit parlementaire. Lui y est rompu.

    Dès le 25 juin, Pierre Laval s’entretient avec le secrétaire d’Etat à la présidence du Conseil, Alibert ; de manière à ce que tous les pouvoirs soient attribués au Maréchal et que cela fasse l’objet d’une nouvelle constitution. Alibert se laisse courtiser : « Je promis à Laval de saisir le Maréchal, étant bien entendu que celui-ci resterait passif et ne prendrait dans l’affaire aucune responsabilité de nature à exposer son crédit ». C’est tout ce qu’attend un Laval impatient de devenir le grand marionnettiste de Pétain. Le vieil homme laisse faire les professionnels de la politique et ne tient à s’impliquer que dans la présentation officielle du projet de loi constitutionnelle. Bref, dans une France marquée par la défaite et en subissant les lourdes conséquences ainsi que celles de l’exode, peu de gens savent que le grand meneur de jeu est cet homme de l’ombre, ancien président du Conseil sous la IIIe République qu’est Pierre Laval. Il est d’abord ambitieux pour lui-même.

    Alors que la radio demande aux députés et aux sénateurs : « de rejoindre d’urgence Vichy en vue de l’Assemblée nationale qui doit voter au gouvernement du maréchal Pétain un texte lui permettant de donner à la France la constitution nouvelle qu’imposent les circonstances », dans les couloirs des hôtels vichyssois, on complote en fait contre la République. L’activisme du vice-président du Conseil est prodigieux. Il prend petit à petit le contrôle de l’échiquier politique et est alors certain que Pétain lui laissera tous les bénéfices du coup de Jarnac qu’il fomente. Gonflé, prêt à tout, Laval ignore encore que l’intransigeance de Churchill va le servir après les événements de Mers-el-Kébir.

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    Les palabres de Wiesbaden

    Vue aérienne de la base de Mers el-Kébir.
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  • ALLEMAGNE. Alors que les Britanniques ne sont pas prêts à un compromis qui serait forcément favorable à l’Allemagne, les Français cherchent à renégocier certaines des contraintes imposées par l’armistice.

    A Wiesbaden, conscient que l’intransigeance de Londres peut aboutir à des actes irréparables, le général Huntziger rencontre le maréchal Keitel pour obtenir une nouvelle rédaction de l’article 8 de la convention d’armistice qui indispose particulièrement Winston Churchill et le cabinet de guerre. L’idée est alors de démobiliser les navires français dans des ports métropolitains sous un contrôle allemand ou italien puis de les autoriser avec des équipages réduits et sans munitions à rejoindre les bases et rades d’Afrique du Nord. Le Grand quartier général du Reich n’est pas prêt à la moindre concession et donne la tonalité : « Le führer est courroucé que la France n’ait pas compris l’offre extraordinairement généreuse de l’Allemagne et qu’elle ait douté de ses intentions ». Keitel raide dans ses bottes refuse toute discussion pour corriger le moindre aspect du célèbre article 8. L’Allemand considère que la Commission d’armistice, dispose d’assez de liberté pour trouver par elle-même une solution : « qui n’irrite pas le vainqueur ». Le général Huntziger ne renonce pas à un débat sur le sens qu’il faut donner aux mots. Il oppose les notions d’obligation absolue et d’obligation morale et demande qu’elle signification l’Allemagne a-t-elle voulu donner au texte. C’est un peu tard ! Keitel s’agace du comportement de son interlocuteur, besogneux et chipoteur : « Seul le texte allemand fait foi. L’interprétation qui a été donnée engage personnellement le führer aussi n’est-elle pas discutable parle représentant d’un pays qui a déclaré la guerre à l’Allemagne, pays qui, pour garantir sa souveraineté et sa sécurité, a dû intervenir et mettre au pas un dangereux belligérant ».

    Bref, il y a la parole d’honneur d’Hitler et Keitel s’aligne sur ce principe absolu. Quoi qu’il en soit, à Wiesbaden, le général Huntziger n’a pas d’autre choix que de concrétiser les assurances données par l’officier allemand et de rechercher la meilleure posture pour obtenir l’autorisation de stationner le plus grand nombre de bâtiments de guerre sans munitions en Afrique du Nord. Pendant ce temps le gouvernement reste prisonnier des exigences de l’occupant et de l’ultimatum lancé par la Grande-Bretagne qui ne manifeste guère de confiance envers Pétain.

    C’est pourtant le moment qui est choisi par le maréchal pour faire entrer au gouvernement Pierre Laval au poste de vice-président du Conseil et le député-maire de Bordeaux, Adrien Marquet, à l’Intérieur. Ces deux politiques sont favorables à une France du profil bas et de justes dispositions à l’égard de l’occupant. Le choix de Pétain indispose le président de la République Albert Lebrun qui lui signifie son désarroi. D’autres ministres sont choqués et le plus direct pour le lui signifier est le général Maxime Weygand. Pétain un instant déstabilisé se justifie : « Les intrigues de Laval seront moins dangereuses si je le fais entrer au gouvernement que s’il créait une opposition à l’extérieur ».

    NOUVELLE CRISE

    Cette analyse du maréchal ne résiste ni aux faits, ni à l’urgence et à la complexité des dispositions à prendre. Une nouvelle crise gagne le gouvernement avec d’un côté un Laval prétentieux et sûr de lui et de l’autre un tandem rétif et scandalisé par les manœuvres déjà entreprises par leur collègue. Il s’agit du duo Weygand-Baudouin. Laval est favorable à une rupture immédiate avec Londres et à une vigoureuse adresse à l’encontre de Churchill accusé de s’ingérer dans les affaires intérieures de la France. En revanche, Le général Weygand considère cette option comme irraisonnée. Le ton monte et Laval se fait menaçant. Pétain doit jouer les modérateurs : « M. Laval, je vous demande de vous calmer ». Pendant combien de temps le vieil homme peut-il arbitrer pour une politique moins radicale que celle recommandée par son vice-président ? Certains le murmurent déjà mais l’entrée de Laval au gouvernement est la première erreur politique majeure du maréchal depuis la signature de l’armistice. Même s’il est expérimenté et sait manipuler la gente politique, Pierre Laval s’affiche colérique, impatient, et peu enclin à supporter des critiques pourtant présentées poliment par ses collègues.

    Churchill qui est informé des remous au sein du gouvernement français et d’autant plus libre pour confirmer devant le cabinet de guerre que sa politique sans concession est la seule option prompte à préserver les intérêts de Londres. « Laval est un curieux personnage, quoique sa seule ambition est probablement de renverser les alliances de manière à tirer le maximum de profit. Je ne doute pas un instant qu’il vise la place du vieux maréchal à la voix chevrotante. C’est un provocateur intéressé. » Les 24 et 25 juin, l’amiral Darlan qui se veut obéissant ordonne aux différentes escadres de débarquer les officiers de liaison britanniques qui sont accueillis sur les navires français. La raison invoquée est humiliante puisqu’on les soupçonne de préparer des actions de sabotage. Pourtant dans son message secret adressé à ses amiraux le 24 juin à 12h43, Darlan qui signe de son code « Xavier 377 » insiste pour que les bâtiments de guerre démobilisés restent français avec un pavillon français, dans un port métropolitain ou colonial. Il réclame des précautions d’autosabo¬tage au cas où l’ennemi chercherait à s’en emparer par la force. Si la Commission d’armistice ne va pas dans ce sens, Darlan est favorable à un déplacement des navires vers les Etats-Unis ou à leur sabordage, ni plus, ni moins. Il n’est pas question qu’ils soient livrés, barre en main à l’Allemagne ou à l’Italie.

    Ces ordres secrets ne seront jamais annulés aussi dispose-t-on ici des raisons qui vont conduire au dramatique sabordage de la flotte de Toulon en novembre 1942 ! Pour Darlan tous les manquements qui seront provoqués par les représentants de l’Axe où par les Britanniques doivent aboutir au sabordage des bateaux, hypothèse qu’il envisage aussi au cas où les bâtiments ralliant les Etats-Unis seraient confisqués au profit des Anglais.

    Un peu plus d’une heure après la transmission de ce message secret, l’amiral anglais Oden’hal télégraphie à Londres : « La flotte française reste française, sous pavillon français, dans un port français, à équipage réduit français et cela définitivement ». Il est clair que le fil est cassé entre le gouvernement en passe de s’établir à Vichy et celui de Londres.

    HERVÉ CHABAUD

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    La diplomatie à poigne

    Le secrétaire d’Etat Cordell Hull.
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  • Après la confiance entre les marines française et anglaise vient le temps de la suspicion.
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  • Aux intrigues françaises pour apaiser la colère britannique répondent le déterminisme anglais et le soutien à Londres de Washington qui fait plus confiance à Churchill qu’à Pétain.

    Le gouvernement du maréchal Pétain qui souhaite conserver des relations normales avec Washington mandate l’ambassadeur de France M. de Saint-Quentin pour qu’il consacre trois journées d’explication de l’armistice auprès des plus hautes autorités américaines. Le diplomate s’acquitte de sa mission en noircissant son agenda aux dates des 28, 29 et 30 juin. Il visite de la sorte le sous-secrétaire d’Etat Sum¬mer Welles, puis le secrétaire d’Etat Cordell Hull en se faisant le pédagogue des conditions fixées par les Allemands dans la convention d’armistice. Il insiste plus particulièrement sur les questions relatives à la marine qui chagrinent on le sait le Premier ministre britannique. Saint-Quentin assure que les garanties consenties font que les puissances de l’axe ne peuvent pas utiliser les bâtiments français au service de leur politique impérialiste.

    Les deux ministres américains sont successivement très attentifs mais leurs critiques convergent. S’ils acceptent la décision du gouvernement français de cesser le combat en raison d’une situation générale très dégradée, ils s’étonnent de la frilosité manifestée à l’égard de Londres.

    Ils regrettent que la flotte française n’ait pas rallié la Royal Navy : « Vous disposiez d’une opportunité remarquable, celle de concentrer par ce fait la première marine de surface au monde et de disposer d’une redoutable puissance sous-marine. Ce geste qui vous n’avez pas fait s’inscrivait pourtant dans la normalité des choix stratégiques que d’authentiques alliés doivent effectuer ».

    Le commentaire poli est en vérité cinglant. Saint-Quentin est convaincu que les Américains ne se feront pas les avocats des Français au 10, Downing Street pas plus qu’ils n’interviendront à Bordeaux où il n’y a plus de diplomates anglais depuis le retrait de Ronald Campbell et de ses services. Cela ne signifie pas que les Etats-Unis se désintéressent de la situation dans une Europe où le pouvoir nazi est en passe d’imposer partout sa loi. Le 1er juillet, l’ambassadeur des Etats-Unis en France, William Bullitt s’entretient avec le maréchal Pétain et l’amiral Darlan. Il constate que les arguments utilisés par le chef du gouvernement et le patron de la flotte correspondent en tous points avec ceux utilisés par M. de Saint-Quentin.

    Bullitt choisit de télégraphier une note très détaillée au secrétaire d’Etat Cordell Hull. Il y mentionne que Pétain assure que : « La flotte ne se rendra jamais à l’Allemagne et que des ordres ont été donnés à tous les commandants de navires de saboter leurs bateaux si l’ennemi veut en prendre possession ». L’ambassadeur insiste sur le ton ferme employé par ses deux interlocuteurs. Il précise : « L’amiral a donné des ordres absolus aux officiers de la flotte pour couler purement et simplement les navires si les Allemands cherchent à s’en emparer ». Et de suggérer que : « les préparatifs de sabotage ont déjà été entrepris ». Bullitt qui n’est pas qu’un porte-plume. Il pose de nombreuses questions au maréchal. L’une porte sur la situation si jamais les navires étaient placés dans un port allemand et surveillés par les soldats du vainqueur. Darlan estime que ce n’est pas un problème et que ces bateaux seront envoyés par le fond comme les autres ! Quelles sont les raisons qui décident Cordell Hull et Summer Welles à ne pas tenir compte des assurances qui leur sont données ? Il semble que dans le même temps, l’ambassadeur de Grande-Bretagne à Washington, lord Lo¬thian soit mandaté par Churchill pour résumer en direct au président Franklin Roosevelt, l’opération « Catapult » en préparation contre la flotte française de Méditerranée. Le président américain se dit en phase avec le Premier ministre anglais aussi ses propres ministres n’ont pas à déroger à l’accord tacite entre Londres et Washington.

    « IL EXISTE UN VRAI DANGER À DÉSARMER »

    Comme la survie de la Grande-Bretagne dépend du bon vouloir des Etats-Unis, l’axe Churchill-Roosevelt est renforcé par ce partage de point de vue. Le plus pessimiste est alors l’amiral Darlan. Il s’en ouvre dans une lettre adressée au général Maxime Weygand, dès le 26 juin : « Il existe un vrai danger à désarmer totalement des bases comme Toulon et Oran qui, dans les jours que nous vivons, pourraient être attaquées à l’improviste par d’autres que par les Allemands ou les Italiens, à cause de l’enjeu capital que représente notre flotte ». Bref, si l’amiral ne parle pas des Anglais, tout le monde comprend qu’ils sont directement visés. Darlan sait aussi qu’il ne peut pas imposer des mesures et prendre désormais des décisions sans avoir l’aval des Allemands ou des Italiens. Ce qui entrave sa liberté de manœuvre.

    Le 29 juin, un télégramme signé de l’ambassadeur Saint-Quentin mentionne un article publié dans le « Sun » de Baltimore et signé de Londres d’un grand reporter qu’on dit toujours bien informé. Dans son papier, André Géraud laisse entendre que les Britanniques sont prêts à : « employer des méthodes brutales pour s’emparer de la flotte française et souhaitent que le gouvernement US fasse le nécessaire pour contenir les réactions de la France ». Churchill est plus décidé que jamais, même s’il sait que la Kriegsmarine ne dispose pas d’assez de personnels qualifiés en surnombre pour servir des bâtiments français qui seraient abandonnés par leurs équipages habituels. Le Premier ministre anglais tient à apporter la solution musclée à un problème majeur : comment faire admettre à la Grande-Bretagne et au monde, aux amis comme aux ennemis, sa détermination à combattre Hitler jusqu’à la défaite totale de l’Allemagne ? Etre implacable pour convaincre les Américains qu’il y a tout intérêt à le soutenir, le conduit à prendre des mesures dures. Il fait réquisitionner des destroyers suédois à peine sortis des chantiers navals britanniques.

    Ils sont affectés à la Royal Navy déficitaire dans cette catégorie de vaisseaux. Il ne se préoccupe plus des contrats et des règles du droit international. Il lui faut des moyens pour résister à l’Axe et faire plier à terme Hitler. C’est une obsession, une bonne obsession. Churchill n’a-t-il pas déclaré aux Communes : « Le gouvernement se battra jusqu’à la mort ». Contrairement aux affirmations de Butler sous-secrétaire d’Etat britannique aux Affaires étrangères, son pays ne prépare pas la paix.

    Churchill prépare un coup politique à double détente. Il veut mettre un terme aux supputations sur le fait que la Grande-Bretagne prépare la négociation secrète d’une paix séparée avec l’Allemagne. Il veut contraindre par l’éclat de ses choix, les partisans d’un armistice à se faire tout petit aux Communes. Il tient à ce que les industriels de son pays donnent la priorité aux productions de guerre. Ce n’est pas simplement le discours qui doit être martial mais ce sont les actes. L’opportunité lui est donnée par cet article 8 de la convention d’armistice franco-allemande qui lui offre une fenêtre de tir. Churchill qui sait aussi que l’amiral Darlan se dit : « absolument certain de la conquête du Royaume-Uni par Hitler en cinq semaines à moins que celle-ci ne se rende plus tôt » n’a aucun intention de plaire à l’amiral. Le scénario noir français passe par une conquête de l’Irlande qui obligerait Londres à fermer les ports de Glasgow, Liverpool, Cardiff et Bristol ce qui serait synonyme d’asphyxie : « sans invasion allemande ».

    L’amiral est catégorique : « Je ne pense pas que le gouvernement et le peuple britanniques aient le courage de résister à de sérieux bombardements de la Luftwaffe ». Autant dire que Darlan laisse supposer que les Anglais vont capituler dès que leurs villes seront bombardées.

    H.C.


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    Union100626d - Marne
    EPERNAY : Notre-Dame Saint-Victor : Sur les pas de De Gaulle

    L’incontournable visite de la Boisserie.
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    Au cœur des cérémonies de commémoration de l’Appel du 18 juin 1940, les élèves de 3e B et E du collège Notre-Dame Saint-Victor, en visite à Colombey-les-deux-Eglises, ont découvert le parcours familial, militaire et politique de Charles de Gaulle, son action dans la Résistance avec les FFL.

    Les deux classes ont visité le Mémorial en parcours guidé et ont ainsi étudié le rôle du général dans la IVe République, ainsi que la reconstruction de la France après la Seconde Guerre mondiale.

    Ils ont également participé à un atelier pédagogique sur « Les hommes et les femmes de la Résistance ».

    Après le Mémorial et la Croix de Lorraine, ils ont visité la Boisserie, havre de paix du général de Gaulle.

    Une journée très productive et enrichissante à la veille des épreuves du brevet.

     


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    Union100626c - Marne
    SAINTE-MENEHOULD : Le 4O2e RA de retour au ravin du Génie

    L’équipe sur le terrain lors d’une pause photographique.
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  • C’est un détachement de 40 hommes et de leurs cadres du 402e de Chalons qui est venu apporter sa contribution à cette remise en état entreprise par Colette Martin Blanchet.

    On retient que cette unité en est à sa dix-septième intervention sur ces chantiers. Les adjudants Deschamps et Feron ont participé à ces journées.

    Un nouvel accès bétonné est désormais en place à coté de l’accès à la poudrière. Les murs de l’infirmerie récemment identifiée sont en place. Nouveauté remarquable : les cuisines sont rendues à leur utilisation primaire.

    Les repas de midi ont été confectionnés à l’emplacement et avec les installations datant de 14 et bien réadaptées. Le repas de la mi-journée a été pris dans l’abri des matériels remis également en état.

    Même si le soleil n’a pas toujours été de la partie, ces jeunes gens ont gardé un tonus constructif et ont semblé en harmonie parfaite avec le décor forestier. La bonne humeur n’a pas fait faute.

    Jean Laigle, son complice Michel, le populaire conducteur du tracteur, conseillers et directeurs des travaux, ont su les en remercier au dernier déjeuner.


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    Union100626b - Marne
    BOULT-SUR-SUIPPE : Pour le souvenir

    Claude Scrabalat lit le texte intégral de l’Appel.
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    Le 18 juin 1940, le général de Gaulle lançait depuis les studios de la BBC, un appel à tous les Français, afin de libérer notre patrie du joug de l’ennemi.

    En ce 18 juin 2010, 70e anniversaire de cet événement, Claude Scrabalat, maire de la commune de Boult-sur-Suippe, avait convié la population à participer à cette commémoration.

    La cérémonie s’est déroulée au monument aux morts de la commune, où le maire a lu le texte intégral de cet appel. Moment émouvant s’il en est.

     

     


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    Union100626a - Marne
    A Saint-Brice-Courcelles : Un obus déterré à côté de l’hypermarché

    Jeudi vers 17 heures, un obus de 1914-18 a été déterré sur le chantier d’extension de l’hypermarché Leclerc de Saint-Brice-Courcelles, lors du creusement d’une tranchée. La plus proche entrée du magasin se trouvait à 50 mètres.

    Cependant, au vu de la description de l’obus donnée par téléphone, le service de déminage de Châlons-en-Champagne a considéré qu’il n’y avait pas de danger immédiat nécessitant l’évacuation de l’hypermarché.

    Dans l’attente des démineurs partis pour Saint-Brice-Courcelles dès la réception de l’appel, il a été demandé aux responsables du chantier d’isoler le lieu de la découverte avec l’assistance de la police. L’obus récupéré par les démineurs faisait 40 cm de long sur 10.


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    Union100623b - Marne
    SUIPPES :Mémoire de la Grande Guerre : Des plaques pour les villages détruits

    Les ruines ne tomberont pas dans l’oubli.
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  • CINQ villages détruits au cours de la Première Guerre mondiale, au fin fond du camp militaire de Suippes, sont depuis trois ans accessibles aux visiteurs le 12 septembre. Depuis lundi, des panneaux indicatifs se trouvent devant ces villages, pour témoigner de ce qu’ils étaient avant que les bombardements français et allemands ne transforment les maisons en ruines.

    L’idée venait de l’armée, qui a ensuite proposé à l’union et EDF de s’associer à l’entreprise. « C’est grâce à leur aide financière et à notre propre travail de recherche que nous avons pu mener ce projet à son aboutissement, explique l’adjudant-chef Hosmann. Le sous-officier et M. Marchal, du personnel civil de la Défense, ont rassemblé pendant sept mois des photos d’archives de l’armée, mais aussi de collections privées et des communes environnantes. « Nous montrons que l’armée s’investit pour le devoir de mémoire. »

    Destruction

    Finis les panneaux éphémères installés le temps d’une journée à l’automne, l’information, désormais plus complète, sera inamovible et servira lors d’occasionnelles visites privées. Comme celle de lundi, à laquelle étaient invitées les mécènes du projet : Philippe Germain, directeur régional d’EDF, Jacques Tillier, PDG de l’union, Catheirne Vautrin, députée rémoise, des élus de Suippes et de Mourmelon, et bien sûr le commandant du camp, le lieutenant-colonel Philippe Antropius.

    Ils ont pu voir les vestiges de Mesnil-lès-Hurlus, Hurlus, Perthes-lès-Hurlus, Tahure et Ripont. En août 14, les communes ont été évacuées, dès septembre leur destruction commençait. Situés à la frontière où la guerre de mouvements a pris fin et la guerre de tranchées s’est pérennisée, les villages ont subi les assauts pendant trois ans jusqu’à disparaître.

    D’autant plus que sur ce sol crayeux peu propice à la creusée de tranchées, il n’était pas rare que des soldats arrachent des morceaux de murs pour se procurer une protection. Ne restent aujourd’hui que des ruines, à visiter le 12 septembre prochain.

    Caroline BOZEC


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    Union100623a - Marne
    REIMS : Cérémonie : Des Rémois au Mont Valérien

    Anciens marins, ils représentaient l’amicale de Reims.
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    A l’occasion du 70 e anniversaire de l’Appel du 18 Juin, quatre anciens marins de l’amicale de Reims étaient au rendez-vous du Mont Valérien.

    Une cérémonie présidée par le président de la République.

    Etaient présents à cette cérémonie : Yves Perreau, le président, François Bourdaud’hui, le vice-président, François Mayoly, le porte-drapeau et Philippe Louges le capitaine de vaisseau, assistant départemental de la Marine à Paris.

    A noter la présence de M. Claude Brière, frère du matelot Georges Brière (Rémois), qui représente les marins tués lors de la deuxième guerre mondiale et qui attend toujours qu’une rue de Reims porte son nom.

     


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    Union100622d - Marne
    VITRY-LE-FRANCOIS : Fusillés par les Allemands en 1944 : Un hommage aux maquisards lituaniens

    Après la cérémonie, les participants se sont rendus à Margerie-Hancourt.
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  • Le comité cantonal du Souvenir français de Vitry-le-François a rendu hommage ce dimanche 20 juin, à deux soldats lituaniens, du Maquis des Chênes, au cimetière du Midi de Vitry-le-François, en présence notamment du lieutenant-colonel Jurgis Zutautas, attaché de défense près le ministère de la Défense de la République de Lituanie, à Vilnius.

    Zigmantas Gudelis (1908-1944), de Kovno (Lituanie) marié et père de deux enfants, est sergent de l’armée lituanienne (classe 1928) et Vitalis Gotautas (1920-1944), de Kelme (Lituanie), est engagé volontaire de l’armée lituanienne (classe 1940), lorsqu’ils sont faits prisonniers de guerre par les Allemands.

    Lors du bombardement du camp de Mailly (Aube), dans la nuit du 3 au 4 mai 1944, ils réussissent à s’évader et à rejoindre Margerie-Hancourt.

    Lors de la constitution du groupe FFI du commandant de La Hamayde, ils adhèrent au Maquis des Chênes de Margerie-Hancourt.

    Ils seront faits prisonniers à Matignicourt-Goncourt et fusillés par les Allemands à Naives-devant-Bar (Meuse) le 29 août 1944.

    Leurs corps seront rapatriés dans le cimetière du midi, après la guerre.

    La médaille commémorative 39/45 avec barrette Libération leur sera attribuée, à titre posthume, le 1er août 1974.


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    Union100622c - Marne
    LARZICOURT : Marc Jacquot : la Patrie reconnaissante

    Régis Bourgoin, Marc Jacquot et sa famille.
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  • Régis Bourgoin, maire de Larzicourt, remettait vendredi 18 juin le diplôme d’honneur aux combattants de l’armée française 1939-1945 en reconnaissance de services pour la France à Marc Jacquot, en présence des membres du conseil municipal, de Jean Lelièvre, président des anciens combattants de Saint-Rémy-en-Bouzemont et de sa famille.

    Cette distinction est remise à la demande du secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens Combattants pour le 70e anniversaire des combats de 1940.

    Marc Jacquot est né le 9 août 1912, il est de doyen des ACPG-CATM du canton de Saint-Remy-en-Bouzemont. Mobilisé en 1939, il a été fait prisonnier en juin 1940 et envoyé en Allemagne pour travailler dans une ferme d’où il s’est évadé. Il sera libéré par les Américains en juin 1945.

    De retour en France, il se marie en septembre 1945 et aura la joie d’avoir deux fils, Yves et Guy, qui ont travaillé avec lui à l’exploitation familiale.

    Intéréssé à la vie de Larzicourt, il intègre le conseil municipal. Il est élu maire en 1978 pour terminer en 1995 à l’âge de 83 ans.

    Un vin d’honneur a clôturé cette sympathique cérémonie.


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    Union100622b - Marne
    BEAUNAY : Pour les anciens d’Algérie : Nouveau rendez-vous marnais

    Un groupe de 60 personnes était présent dans la commune.
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  • Tous les deux ans, un groupe d’anciens combattants d’Algérie se retrouve à différents endroits de France.

    Ces anciens combattants d’Algérie appartenaient à la Compagnie de la Circulation Routière (CCR) basé à Oran de 1958 à 1962.

    A leur rentrée en France, ces jeunes militaires ont donc décidé de se revoir tous les deux ans et les rencontres se déroulent aux quatre coins de la France « chez l’un et chez l’autre ».

    Cette rencontre a déjà eu lieu dans la marne à Pleurs en 1986 et cette année, c’est à Beaunay que cet événement a été organisé cette fois par Claude Pigerol. Une soixantaine de personnes étaient présentes en cette grande occasion et des visites seront organisées tout au long de cette semaine. Les visites du château de Montmort-Lucy, de caves de champagne, de la basilique de l’Epine, de la ville de Troyes et bien d’autres seront au programme de ces retraités. Les participants sont logés dans des hôtels et des gîtes de la région, ils sont très heureux de se revoir, c’est une occasion de ressortir les albums de photographies et de se retracer les souvenirs en mémoire.


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    Union100622a - Marne
    EPERNAY : Concours national de la Résistance et de la Déportation : Les lauréats sparnaciens

    Les lauréats et les anciens combattants.
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    Le vendredi 18 juin, les lauréats au Concours national de la Résistance et de la Déportation ont reçu des prix par la mairie. Les jeunes ont étudié cette année « L’Appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle et son impact jusqu’en 1945 ».

    Le sujet était d’autant plus d’actualité que 2010 est l’année commémorative des 70 ans de l’Appel.

    Pour cette année, les récipiendaires à Epernay étaient cinq terminales des lycées Léon-Bourgeois et Godart-Roger.

    Les candidats étaient conseillés et soutenus par leurs professeurs d’histoire-géographie. « Récompenser les gagnants de ce concours permet de créer un lien entre les jeunes et ceux qui ont participé aux combats », a expliqué Franck Leroy.

     


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    Union100621h - Marne
    DIZY : Appel du 18 Juin : Honneur aux combattants

    Jeudi matin, la commune de Dizy commémorait le 70e anniversaire de l’Appel du général de Gaulle.
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  • Une cérémonie présidée par Barbara Naveau, premier magistrat entourée de ses quatre adjoints, de Martial Piot, porte-drapeau de la FNCV, du lieutenant Patrice Podvin, commandant la communauté de brigades de gendarmerie Dizy-Aÿ, de l’école primaire du village et des habitants.

    Avant le dépôt de gerbes au monument aux morts, Barbara Naveau a évoqué le « Grand moment » que constituait l’Appel du général de Gaulle, et a fait l’historique de la seconde guerre mondiale à Dizy.

    Les enfants ont chanté la Marseillaise.

    Mme le maire a alors remis le diplôme d’honneur décerné par Hubert Falco, secrétaire d’Etat et de la défense, à Jean-Louis Mérat, ancien combattant de la Guerre des nerfs et résidant à Dizy (ils sont encore 250 000). Une initiative qui vise à dire la reconnaissance de notre pays à l’ensemble des anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale.

    Retenus par ailleurs, Fernand Thomas et Henri Blinot, recevront leur diplôme ultérieurement.

    Un second dépôt de gerbe avait lieu au calvaire « Dizy pour sa libération 29 août 1944 » érigé en bordure de la RD 951


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    Union100621g - Marne
    WITRY-LES-REIMS : Il y a 70 ans… l’Appel

    De gauche à droite : M. Détraigne, Mme Lhermine, M. Courtois et M. Haingue.
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  • A l’occasion de la cérémonie officielle du 70e anniversaire de l’appel du Général de Gaulle, M. Yves Détraigne, sénateur-maire de Witry-lès-Reims, après avoir donné lecture du texte de ce jour historique et du message du Président de la république, a remis à trois anciens combattants ou résistants de la Seconde Guerre mondiale, un diplôme d’honneur.

    Mme Renée Lhermine qui travaillait alors dans une maison de champagne rémoise cachait chez elle des juifs.

    Dénoncée et arrêtée en 1942 par les forces françaises, elle fut emprisonnée, jugée et condamnée à un an de prison à la centrale de Rennes.

    Elle n’a pas été libérée à l’issue de cette peine mais transférée au camp de Neubrandenburg jusqu’en 1945. M. Pierre Courtois, né en 1916 a été appelé pour faire son service militaire en 1937. Avec la déclaration de guerre il est resté dans l’armée. Fait prisonnier, il passera deux ans dans la région de Coblance. Enfin, M. Charles Haingue, né en 1923, réfractaire au STO, a rejoint clandestinement des résistants en forêt de Traconne et agit avec eux.

    Puis il s’est engagé pour trois ans au 4e régiment de Cuirassiers de Reims. En avril 1945, il a participé à la libération d’Orléans avec les Anglais ; le 8 mai 1945 il libère ainsi La Rochelle avec les Américains.

    Il partira ensuite avec les troupes d’occupations en Allemagne. En 1948, il s’engage à nouveau pour dix ans dans la coloniale.

    Il est médaillé militaire le 30 juin 1962 et prend sa retraite comme adjudant, spécialiste des blindés, en août 1967


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    Union100621f - Marne
    TINQUEUX : 70e anniversaire de l’Appel du 18 juin : Souvenirs et recueillements

    Des instants non sans émotion devant la stèle du Général de Gaulle près de la mairie.
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  • Vendredi 18 juin en soirée, Jean Pierre Fortuné, maire de Tinqueux et conseiller général de la Marne a présidé la cérémonie de commémoration du 70e anniversaire de l’appel lancé le 18 juin 1940 par le Général de Gaulle.

    Le conseil municipal, les porte-drapeaux, sapeurs-pompiers, les représentants de la police nationale et de la Base 112, les responsables d’associations et les Aquatintiens parmi lesquels de nombreux enfants des écoles, étaient également présents. Après la lecture de l’appel du 18 juin par Mathieu Brandao, le maire, accompagné d’Henri Wenisch, président d’honneur des Anciens combattants, ancien mécano vétéran du commandant Marin la Meslée, un des as de l’aviation française pendant la campagne de France et de Gilles Richard, président des Anciens combattants de Tinqueux ont déposé une gerbe.

    Un moment de souvenirs et de recueillement, non sans émotion, suivi de l’hymne national.

    A l’issue de la cérémonie, un vin d’honneur a été offert à tous les participants en mairie.


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    Union100621e - Marne
    MAGENTA : Commémoration de l’Appel du 18 juin : Devoir de lecture

    Un devoir de mémoire pour tous, un devoir de lecture pour les élèves.
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    Encadrés par une haie formée par les porte-drapeaux, de la Musique municipale de Magenta et de l’ensemble vocal Inter-Lude, Laurent Madeline, maire de la commune et Joël Wimann, président de l’amicale des porte-drapeaux d’Epernay ont déposé une gerbe au pied du monument aux morts lors de la cérémonie commémorant l’Appel historique du Général De Gaulle.

    Mais ce sont les élèves de l’école primaire qui se sont relayés pour lire le texte prononcé sur les ondes de la BBC par l’homme de Londres. Lecture ponctuée par la Marseillaise exécutée par Inter-Lude sous la baguette de Jocelyne Evrard et par les sonneries réglementaires exécutées par la Musique municipale dirigée par Pascale Herr.

     


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    Union100621d - Marne
    MONTMIRAIL : En souvenir de l’Appel

    Au monument aux morts.
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    Une petite cérémonie s’est déroulée au monument aux morts cantonal de Montmirail commémorant l’Appel historique du Général de Gaulle lancé à la radio de Londres, il y a 70 ans, en présence de Bernard Doucet maire de Montmirail, Bernard Lefèvre premier adjoint et président des anciens combattants, des élus de la commune, des porte-drapeaux, des sapeurs pompiers et de l’Union musicale.

    Après avoir déposé une gerbe, et écouté l’hymne national et les sonneries, le maire a lu le texte rappelant que « c’est un message enregistré puis diffusé de la BBC, radio de Londres, qui a permis de soulever des centaines et bientôt des milliers de volontaires pour rallier Londres et la cause de la France Libre… »

     


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    Union100621c - Marne
    LA CHAUSSEE-SUR-MARNE : Commémoration : L’appel qui a tout changé

    De nombreux enfants ont participé à la cérémonie.
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  • La commémoration du 70e anniversaire de l’appel du 18 juin 1940 a été célébrée, à la Chaussée-sur-Marne, devant le monument aux morts de la mairie en présence des anciens combattants, des sapeurs pompiers, des présidents des associations, des enseignants, des écoliers, des membres du conseil municipal, des employés communaux et des habitants.

    Après un petit mot du maire, Christian Grandjean, Marie Amélie, élève du CM1 a lu l’appel du Général.

    Ont suivi une minute de silence et l’appel aux morts.

    La cérémonie s’est poursuivie par la Marseillaise entonnée par tous les enfants.

    Christian Grandjean a conclu par ces mots : « Il y a 70 ans, les compagnons du général de Gaulle nous ont transmis ce qu’ils avaient de plus cher : un avenir. Nous devons le chérir et surtout le transmettre à notre tour ».

    Un goûter convivial dans la cour de l’école a conclu cet après-midi.


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    Union100621b - Marne
    VALMY : Fête au moulin de Valmy : Des centaines de visiteurs ont bravé le froid

    Bouquet final de la fête : une centaine de ballons ont été lâchés devant le moulin.
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  • « COMME le vent fait tourner les ailes, il a suffi d’un souffle fort pour que s’écroule notre merveille. Les hommes se sont mobilisés. Le devoir de mémoire a joué. La reconstruction a débuté. Et demain sur la colline, sans rien autour, au pied de notre beau moulin, un bâtiment va voir le jour. Nous allons rendre un hommage mérité au berceau de la République. Et ensemble, demain, nous pourrons dire : Valmy, j’y étais ! »

    Ces quelques lignes, rédigées hier matin par Emmanuelle Bissieux, la directrice de la communauté de communes de Sainte-Ménehould, ont été inscrites sur un parchemin et glissées dans une brique qui trouvera sa place dans les fondations du futur centre d’interprétation historique de la bataille de Valmy.

    Apparu fait le ciment

    La fête du moulin a débuté par un acte symbolique : la pose de la première pierre de ce futur musée. Pour l’occasion c’est Benoist Apparu qui a été commis à la fabrication du ciment. Une manière de mettre très concrètement à contribution ses compétences en qualité de secrétaire d’Etat au Logement.

    Puis la fête a été officiellement lancée en musique, danses et animations en tout genre. Avec, clou du spectacle, un moulin en parfait état de marche aux ailes en mouvement. De quoi réjouir et impressionner petits et grands. Les visites guidées se sont enchaînées à un rythme soutenu, tandis que les musiciens d’Argon’notes faisaient fi du vent frisquet pour égrener leurs notes. La journée s’est terminée par un lâcher de ballons bleus, blancs et rouges au pied du moulin.

    S.V.


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    Union100621a - Marne
    SERMAIZE-LES-BAINS : Devoir de mémoire : des élèves récompensés

    Les jeunes lauréats du concours.
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  • 200 personnes étaient réunies vendredi 18 juin dans le salon d’honneur de l’hôtel de ville de Sermaize à l’occasion de la remise des prix aux collégiens ayant participé au concours « Le devoir de mémoire » organisé par le Souvenir français. Cette manifestation avait déplacé de nombreuses personnalités dont le sous-préfet Raymond Floc’h, l’inspectrice d’académie Anne-Marie Filho, le colonel Courot du service départemental de l’Onac… « C’est un grand honneur pour moi d’être avec vous ce 18 juin puisque le 1er prix du département est ici et qu’il représentera la Marne à l’échelon national. L’école de la République transmet les valeurs qui sont les nôtres. Nous avons un effort à faire pour ne pas nous enfermer dans des idéologies », a déclaré l’inspectrice d’académie. Le principal Frédéric Schwalm, rappelant que les collégiens étaient allés à Verdun avec le Souvenir français, a noté : « Il n’y a qu’un pas entre la Bataille de la Marne et le 18 juin 40. Le travail de l’enseignant doit inviter à réfléchir et cette réflexion est essentielle à notre avenir à tous ».

    Ont été récompensés : 1er prix Mathieu Betton de Sermaize, 2e prix Evandre Aubert de Vanault-les-Dames, 3e prix Cécilia Fischer de Pargny, Bastien Wathier de Maurupt-le-Montois, Deborah Da Silva d’Heiltz-le-Maurupt.

    L’assistance s’est ensuite rendue au monument aux morts où deux gerbes, l’une au nom de la commune, l’autre au nom du Souvenir français, ont été déposées par les autorités et les lauréats du concours.


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    Union100620e - Marne
    BOUQUINS : L’hiver du nazisme dans deux albums

    IDEOLOGIE. Johanna, originaire de Taiwan, plonge dans une des périodes les plus tragiques de notre histoire, en évoquant la montée du nazisme en 1937 en Allemagne.

    Cet auteur ne craint pas les obstacles. Johanna raconte dans un récit en deux tomes parus chez Futuropolis « Le printemps refleurira » la montée du nazisme avant la Seconde Guerre mondiale. L’entreprise est hasardeuse. Les plaies ne sont pas refermées et le risque de se livrer à une analyse simpliste n’est pas à négliger. Mais Johanna a su contourner ces obstacles.

    Méticuleuse, elle ne se contente pas de dépeindre cette période marquée par l’extrême violence. Elle détaille les mécanismes de la haine en racontant le destin d’un jeune Polonais. Principius quitte son pays pour trouver du travail en Allemagne et décidant finalement de retourner dans son pays dix-huit ans après pour y rechercher son fils.

    DES TENSIONS PALPABLES

    L’essentiel de l’action se déroule dans un train immobilisé vers la Pologne. Principus est soupçonné du meurtre d’un jeune homme. Les tensions sont palpables. Les passagers symbolisent finalement l’échiquier de la société de l’époque. Des sections SS, accompagnées de chiens menaçants, pratiquent la brutalité sans aucun frein. Des dénonciations, la recherche de Juifs, le mépris affiché pour les Tziganes, forment la toile de fond de cette intrigue très colorée.

    Johanna, née à Taiwan, vivant à Bordeaux, sait prendre de la distance pour aller à l’essentiel, décrire une idéologie qui ne s’exerçait pas uniquement sur les champs de bataille, à la conquête du monde. Elle régentait également la vie quotidienne, décrétait le beau, désignait le laid en interdisant à des artistes d’exprimer leur talent. Elle nous entraîne dans les terres enneigées dominées par le vent de peur.

    Le printemps refleurira, tome 1 et tome 2, édition Futuropolis, 56 pages, 15 euros l’album.


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    Union100620d - Marne
    SAINTE-MENEHOULD : Dans son livre, il perce le mystère de l’arrestation de Louis XVI : Charles Aimond, l’enfant de Varennes

    Au séminaire de Glorieux, près de Verdun.
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  • Charles Aimond a financé l’achat du terrain de la Maison Sauce de Varennes où est installée la stèle commémorant l’arrestation du roi.
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  • CHARLES AIMOND est né en 1894 à Varennes. Ses parents y sont de modestes cultivateurs. Sa famille sera marquée par le malheur. Ses deux petites sœurs, Elisa et Marie-Louise, sont mortes en bas âge. Son frère, sous-lieutenant, meurt en 1889, alors qu’il a 15 ans. Sa dernière sœur meurt à 23 ans en donnant naissance à sa fille. C’est cette dernière, Jeanne, qui l’accompagnera toute sa vie et jusqu’à son décès à Bar-le-Duc en 1968.

    Tout jeune, il se distingue par son goût pour les études et la lecture. Le Doyen de Varennes le fait entrer au séminaire de Glorieux (à côté de Verdun), puis au grand séminaire de Verdun en 1893. Il sera ordonné prêtre en 1898, poursuivra des études et obtiendra sa licence d’histoire en 1901.

    Sa carrière dans la prêtrise le conduira aux honneurs les plus élevés. Successivement chanoine de la cathédrale de Verdun, prélat romain, honoré du titre de monseigneur, vicaire honoraire de Verdun, il fêtera les 60 années qui auront suivi son ordination le 5 juin 1958.

    Sa carrière d’enseignant, surtout en histoire, sa matière de prédilection, le conduira dans l’enseignement libre en premier au séminaire de Glorieux, celui de son enfance. En 1906, il rejoint celui de Verdun.

    Il sera parmi les fondateurs de l’école Saint-Louis à Bar-le -Duc et y restera jusqu’en 1923, enseignant l’histoire et la géographie. Pour en devenir le supérieur à cette date, une fonction et des charges administratives qui lui conviendront moins. En 1931, il s’installera à Bar-le-Duc avec sa nièce au premier étage d’un appartement rue Werly.

    Prix de l’Académie française

    En 1940, il abandonne l’enseignement. Il se consacre alors à plein temps à l’écriture et à sa passion : l’histoire.

    Travailleur acharné, il puise aux sources : à la Bibliothèque nationale, à la bibliothèque de Bar-le-Duc, dans toute la région Lorraine, aux archives de Varennes avant leur destruction en 1914, à celles de Bruxelles, de Vienne, au musée de Chantilly pour ses études sur Condé. Tous les domaines l’intéressent, le religieux, la littérature, l’économie, le tourisme, et bien sûr la géographie. Ses cartes du Verdunois ont fait autorité.

    Pour ne citer qu’un exemple démontrant son sérieux dans cette masse d’ouvrages et de publications, les Ménéhildiens ont pu compulser son « Enigme de Varennes ». Cet ouvrage, clair, concis mais complet reprend tout le déroulement du drame de l’arrestation.

    Mais avant de suivre l’équipée, il examine tous les acteurs, expose les mentalités des populations environnantes, celle des villes que le tracé se propose de traverser ou d’éviter, celle des différentes unités militaires qui fournissent les relais prévus. Il souligne les erreurs autant dans l’équipement des fuyards que dans la mauvaise exécution des ordres primitifs. Il éclaire notamment le lecteur sur la non mise en place aux Islettes du détachement qui aurait pu arrêter les poursuivants éventuels après le passage de la berline.

    Pour le déroulement, on s’attarde avec plaisir aux deux planches qui reproduisent le tracé du parcours, les 19 relais prévus, les heures portées du passage à ces relais, autant pour la berline royale que pour les poursuivants. Le texte est particulièrement enrichi d’indications géographiques sur les lieux traversés. Né sur les terrains du drame il en a la connaissance. Pour ceux qu’ont empruntés Drouet et Guillaume, les trajets sont donnés avec une précision indiscutable.

    Evitant toute polémique avec d’autres auteurs, il prend en compte les affirmations des écrits précédents sur le sujet, en analyse les sources, en réfute ou en conforte quelques-unes avec objectivité et courtoisie.

    Charles Aimond donnera des conférences qui passionneront ses auditeurs. On retiendra son palmarès impressionnant qui couronne ses publications diverses. « L’énigme de Varennes » obtiendra un prix de l’Académie française en 1937. Louis Madelin lui écrira : « Nul plus que vous n’avait jamais montré d’une façon plus précise, et je dirais plus mathématique, à quel point la fatalité s’est acharnée à perdre les malheureux souverains, aidée, par de bien grandes maladresses… Je vous félicite du livre qui vous fait grand honneur ». On ne saurait passer sous silence ses dons nombreux et conséquents, profits des ventes de ses ouvrages. Avec une grande discrétion, il finance, entre autres, une école en Kabylie, une église à Bar-le-Duc. Sans négliger l’achat du terrain de la Maison Sauce de Varennes pour y faire édifier la stèle commémorant l’arrestation de Louis XVI et aussi le don à la paroisse d’une statue de la vierge du XIIe siècle


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    Union100620c - Marne
    VITRY-LE-FRANCOIS : Appel du 18 juin : Une lecture et des gerbes

    Les officiels devant le monument aux morts
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    En ce vendredi 18 juin, journée nationale commémorative de l’Appel historique du général de Gaulle à refuser la défaite et à poursuivre le combat contre l’ennemi, une cérémonie s’est déroulée au monument aux morts, en présence d’une vingtaine de porte-drapeaux, des corps constitués, d’une section des jeunes sapeurs-pompiers…

    Après la lecture de l’appel du Général de Gaulle à la radio BBC de Londres le 18 juin 1940, par Philippe Lepage, au nom de l’association des déportés et de leurs familles, et du message du secrétaire d’État à la Défense et aux Anciens Combattants lu par Raymond Floc’h, des gerbes ont été déposées par le sous-préfet, par Jean-Pierre Bouquet, pour la municipalité et Gisèle Probst, présidente locale de l’association des déportés et de leurs familles.

     


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    Union100620b - Marne
    EPERNAY : 70 ans après le message sur les ondes du général de Gaulle : Le souvenir répond à l’appel

    Lors du dépôt de gerbes au monument aux Martyrs de la Résistance par Philippe Martin, Gilles Giuliani, et Franck Leroy, de gauche à droite.
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  • Vendredi, lors de la cérémonie du 70e anniversaire de l’appel historique du général de Gaulle, les Sparnaciens ont accompagné les autorités et les associations patriotiques.

    La manifestation était rehaussée par la participation d’une importante délégation de porte-drapeaux, la garde des sapeurs-pompiers, l’Avenir Musique, qui se sont rendus en défilé jusqu’au monument aux Martyrs de la Résistance.

    Le lieutenant-colonel Claude Metzger, président du Comité d’entente des associations d’anciens combattants, a donné lecture de l’appel du général de Gaulle avant de communiquer le message d’Hubert Falco, secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens Combattants.

    Des gerbes étaient déposées au pied du monument par le sous-préfet, Gilles Giuliani, le député Philippe Martin et la maire Franck Leroy.

    Avant la dislocation du cortège, un second dépôt de gerbes avait lieu au monument aux morts de l’hôtel de ville


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    Union100620a - Marne
    HISTOIRE : 1940

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    Direction l’Angleterre

    Pétain incarne le renoncement
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  • « Français, à l’appel de M. le président de la République, j’assume à partir d’aujourd’hui la direction du gouvernement de la France. Sûr de l’affection de notre admirable armée, qui lutte avec un héroïsme digne de ses longues traditions militaires contre un ennemi supérieur en nombre et en armes… Je me suis adressé cette nuit à l’adversaire pour lui demander s’il est prêt à rechercher avec nous, entre soldats, après la lutte et dans l’honneur, les moyens de mettre un terme aux hostilités. » Cette phrase du maréchal Pétain empourpre le visage du lieutenant Jean Simon. Pierre Messmer le regarde au même moment. Les deux officiers se lèvent d’un mouvement. Ils prennent chacun leur képi et se retrouvent sur le trottoir. Ils n’ont pas échangé un mot. Ensemble, ils décident alors de continuer le combat. « Nous étions prêts à une telle éventualité. A aucun moment nous n’avons eu d’état d’âme. » Chez certains jeunes officiers au patriotisme flamboyant, l’image de Philippe Pétain est déjà définitivement écornée. Pierre Messmer a repéré une moto chez une femme dont le mari est mobilisé. Il décide de l’emprunter pendant que Simon trouve quelques litres d’essence. Imperméables aux menaces et à l’obligation qui leur est faite : « de se racheter des erreurs passées et du laxisme en obéissant au Maréchal », les deux jeunes officiers ont fait leur choix définitif en ce 17 juin. Vingt quatre heures avant l’appel du 18-Juin posant les fondements d’une alternative qui passe par le courage et l’abnégation de tous ceux croyant en la pertinence de ne pas renoncer, ils ne déposeront pas les armes. Simon raconte : « Messmer pilotait l’engin. J’étais assis en tansad derrière lui, tenant fermement une petite valise qui contenait toute notre fortune ». Les deux officiers foncent vers Marseille pour trouver le moyen d’embarquer sans tarder.

    Le 18 juin, la moto rend l’âme. Ils sont récupérés par le conducteur d’une Citroën. Il les laisse à Avignon. Avec la complicité d’un gendarme, ils trouvent une place dans un véhicule direction Tarascon. Là munis d’un faux ordre de mission pour rejoindre le dépôt marseillais des isolés coloniaux, ils obtiennent deux bons de réquisition de transport d’un officier de réserve faisant fonction de chef de gare. Au matin du 19, Messmer découvre dans le « Petit Provençal » l’appel du général de Gaulle. Ils sont d’autant plus décidés à gagner l’Angleterre. Commence un chemin de croix pour trouver le bon navire allant dans la bonne direction. « Le Capo Olmo » va être leur moyen de salut. Avec la complicité du commandant Vuillemin qui simule une panne pour s’écarter du convoi dans lequel il avait pris place, le navire italien, prise de guerre française, se présente à Gibraltar. Simon et Messmer n’acceptent pas la proposition du viceamiral Muselier d’être nommés sur le champ lieutenant de vaisseau pour commander des fusiliers marins. Ils continuent à bord du même bâtiment en direction la Grande-Bretagne dans un autre convoi.

    Au lendemain de leur arrivée à Liverpool, Messmer et Simon prennent le train pour Londres et le dépôt des Forces françaises libres à Kensington : « Nous fûmes partout l’objet d’un accueil chaleureux de la part de la population britannique et sa gentillesse à notre égard ne devait jamais se démentir ». Bientôt les deux officiers sont reçus par le général de Gaulle dans son bureau de Saint Stephen’s House au bord de la Tamise. Une brève discussion s’en suit et, Simon et Messmer vont se retrouver dans la Légion pour commencer une nouvelle aventure. Jean Simon conclut ainsi cette première rencontre : « Dès ce jour, je décidai de suivre le général dans tout ce qu’il entreprendrait pour libérer notre pays et il devait demander beaucoup pendant ces longues années de guerre ».

    Le général Jean Simon puis Pierre Messmer seront, longtemps après, chancelier de l’ordre de la Libération.


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    Main basse sur la production auto

    Les Allemands sont présents dans les entreprises de la capitale mais cela se voit aussi dans les rues.
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  • OCCUPATION. A peine l’armistice signé, l’occupant commence sa mainmise sur l’économie française et fixant des priorités aux industriels et en confisquant préventivement une partie des récoltes qui vont être engrangés au cours de la moisson.

    Quelle n’est pas la surprise de Pierre Boulanger PDG de Citroën, de voir une délégation allemande pénétrer dans son bureau du quai de Javel pour exiger un redémarrage rapide des chaînes de montage et fixer la priorité à l’assemblage de camions dont la priorité d’affectation sera la Wehrmacht ! Le PDG est d’autant plus en colère que, lorsqu’il a voulu entrer dans son usine, il en a été interdit par des soldats en armes qui ont exigé qu’il se munisse d’un laissez-passer. Il s’aperçoit qu’un dirigeant d’Auto-Union, von Baumbach avec lequel il s’est entretenu à l’occasion de plusieurs salons européens, a placé Citroën sous sa tutelle. Goering le reconnaît comme le seul et vrai patron du constructeur automobile !

    Von Baumbach est courtois mais intransigeant. Il occupe sans complexe le fauteuil de PDG ce qui est aussi le signe de la suffisance du vainqueur. Lorsque Boulanger l’interroge et lui demande comment Citroën sera payé, l’Allemand réplique : « Je compte sur votre collaboration, celle de la direction et de votre personnel. Si tel n’est pas le cas, on s’en passera ». Le temps d’informer les propriétaires, la famille Michelin à Clermont-Ferrand et les cadres de la société repliés à Niort (Deux-Sèvres), il règne une certaine confusion. D’autant qu’un déplacement dans le Puy-de-Dôme doit bénéficier d’une autorisation express du gouverneur militaire de Paris et que le voyage à Niort n’est pas une partie de plaisir dans la France de l’exode.

    Dès qu’il a terminé cette entrevue humiliante avec von Baumbach, Pierre Boulanger écrit le 30 juin au général Weygand, ministre de la Défense nationale, chargé de l’application de la convention d’armistice. Il ne se fait guère d’illusion aussi confie-t-il à plusieurs de ses proches qu’il craint d’être appréhendé à son domicile de l’avenue Henri-Martin. Ce qui se passe chez Citroën est tout aussi vrai à Billancourt. Dès le 24 juin, une ordonnance signée du gouverneur militaire de Paris prononce : « La saisie des ateliers et des bureaux de Renault » et ajoute : « Les stocks s’y trouvant sont réservés aux autorités militaires ». Pour entrer dans les ateliers, prélever de l’outillage ou vaquer à une quelconque occupation, il faut un permis de circuler délivré par l’autorité allemande.

    Le 26 juin, le docteur Karl Schippert qui a présidé de 1936 à 1938 le Bureau permanent international des constructeurs automobiles, le prince von Urach et Alfred Vischer s’installent chez Renault en terrain conquis. Ces cadres supérieurs de Mercedes-Benz sont mandatés par leur président le docteur Kissel pour+ relancer la production du constructeur français qui doit être adaptée aux besoins du Reich. Les consignes sont claires : l’efficacité industrielle qui passe par une fabrication continue de qualité.

    Kissel précise : « Je tiens à ce qu’une attitude extrêmement correcte à l’endroit des Français soit la règle et qu’à aucun moment nous ne donnions l’impression de nuire aux intérêts de Renault ». Bref, en l’espace de quelques jours, l’industrie automobile française est sous la tutelle d’experts allemands. Ils bénéficient d’un bureau de soutien qui est installé sous l’autorité du colonel Thoenissen au 55, avenue des Champs-Elysées. Un ingénieur parisien s’autorise cette confidence : « Ces hommes connaissent parfaitement l’organisation française de production automobile et ont étudié dans le détail les organigrammes des sociétés ». Cette situation n’est pas faite pour plaire à Louis Renault dont la famille est installée en Dordogne et qui se trouvait aux Etats-Unis pour un voyage d’affaires lorsque tout a basculé.

    Même s’il a été écarté de la direction effective de son entreprise à l’automne 1939 par Raoul Dautry, ministre de l’Armement du gouvernement Daladier, le vieil homme au mauvais caractère a toujours de l’influence. Si à Bordeaux, François Lehideux, administrateur délégué de Renault et neveu du constructeur s’est vu signifier par le gouvernement son retour à Billancourt pour rouvrir l’usine, il a été précédé dans la capitale par le directeur général de l’entreprise René de Peyrecave. Ce dernier a été nommé à la délégation française auprès de la Commission allemande d’armistice, dont les travaux doivent débuter incessamment à Wiesbaden. Peyrecave n’a pas d’autre solution que de rencontrer Schippert, Urach et Vischer. Les trois Allemands exigent la remise en route des ateliers et n’acceptent aucune des remarques formulées par leur interlocuteur sur le besoin du temps pour redémarrer. Ils menacent : « Si vous ne disposez pas des qualités exigibles de votre fonction, sachez que nous passerons outre au refus de la direction française d’adopter une position raisonnable ».

    Pour montrer qu’ils sont déterminés, les Allemands envoient plusieurs recruteurs, embaucher des ouvriers spécialisés aussi bien à Suresnes qu’à Billancourt. Certains ouvriers apprenant cette démarche et craignant pour leur emploi se présentent sans tarder aux portes de leur usine. Pendant ce temps Thoenissen qui a pris le titre de chef du Groupement de l’industrie allemande automobile prépare une réunion avec les industriels français de l’automobile au Palais Bourbon. Son objectif est d’imposer sur tous les sites de production, une présence de militaires en armes pour assurer la protection des infrastructures, interdire les pillages et surveiller le personnel pour le dissuader de toute attitude antiallemande. L’officier considère que si tout se passe bien les constructeurs : « pourront reprendre leurs fabrications de temps de paix ».

    François Lehideux qui participe début juillet à cette réunion entend les propos apaisant de Thoenissen mais n’est pas dupe. Les patrons sont partagés sur l’attitude à suivre. Cette fragilité nourrit un climat de crise qui déstabilise les directions opérationnelles des grands de l’automobile en France. Le gouvernement Pétain joue un drôle de jeu. Ce qui n’encourage pas les patrons à se mouiller. François Lehideux, bientôt ministre du maréchal va corriger sa trajectoire personnelle et passer d’un profil de rebelle naissant à celui d’un complice vexant.

    HERVÉ CHABAUD


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    L’intransigence de Churchill

    Sur l’un des bâtiments, on prépare des gilets de sauvetage : sage précaution.
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  • Pour la flotte de Mers el-Kébir, les marins assurent l’entretien au quotidien des bâtiments et effectuent les manoeuvres indispensables à une bonne condition opérationnelle.
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  • COLÈRE. Excédé mais fataliste après la signature de l’armistice par la France le 22 juin 1940, le Premier ministre britannique est heurté par plusieurs clauses acceptées par Pétain.

    Alors qu’il achève sa sieste, Winston Churchill frissonne de colère lorsqu’il prend connaissance de la convention d’armistice signée par la France. Il butte sur l’article 8 qui lui fait monter la moutarde au nez. Le destin de la flotte française le préoccupe au plus haut point malgré les engagements de Darlan. Il convoque en urgence le cabinet de guerre et rentre précipitamment à Londres. Ce qui dérange Churchill tient en cette formulation : « La flotte de guerre française sera rassemblée dans les ports d’attache des navires en temps de paix où les bâtiments seront démobilisés et désarmés sous le contrôle soit de l’Allemagne, soit de l’Italie ». Pourtant le même article dispose que l’Allemagne : « n’a pas l’intention d’utiliser pendant la guerre à ses propres fins la flotte de guerre française stationnée dans les ports sous contrôle allemand » à l’exception et ce n’est pas négligeable des navires nécessaires à la surveillance des côtes et au dragage de mines. C’est le terme « contrôle » qui pour l’amirauté à Londres a un caractère inacceptable puisque cela signifie selon la tradition anglaise que les navires concernés sont à la libre disposition de l’ennemi. Le sens français est différent puisqu’il s’agit dans le jargon hexagonal d’une vérification administrative ! En outre, les Britanniques font une lecture ouverte du texte et estiment, mais ont-ils tort, que les deux cuirassés de 35 000 tonne en cours de finition qui sont parvenus à rejoindre Casablanca pour le « Jean-Bart » et Dakar pour le « Richelieu », peuvent être contraints à revenir au mouillage à Brest et être placés sous la surveillance permanente des troupes d’occupation de la Wehrmacht qui y sont déjà installées. Au Royaume-Uni, on craint que le même sort soit réservé aux deux croiseurs de bataille que sont le « Dunkerque » et le « Strasbourg », au sous-marin le « Surcouf » passant pour le submersible le plus rapide en service, et à de nombreux croiseurs, torpilleurs et contre-torpilleurs. Churchill estime que de tels navires ne conservant à leur bord qu’un personnel minimum pour leur entretien, peuvent être à tout moment confisqués par la Kriegsmarine et, confiés à des équipages allemands pour venir renforcer la marine de guerre de l’adversaire. « On ne peut accorder aucun crédit aux engagements d’Hitler qui attendra le bon moment pour revenir sur sa parole. Cet armistice contient une bombe à retardement pour l’Angleterre », estime le Premier ministre. Et de poser une autre question : « Qu’adviendra-t-il des bâtiments rassemblés à Toulon qui intéressent forcément Berlin comme Rome ? » Le chef du gouvernement considère que l’armée d’armistice n’aura pas les moyens de contrer une opération combinée italo-allemande destinée à s’approprier la rade toulonnaise et tous ses navires.

    Le pessimisme actif de Winston Churchill rassure les ministres. Il envisage tous les scénarios les plus noirs, comme une complicité entre les nazis et l’Ira, pour utiliser l’Irlande comme plateforme d’attaque de la Grande-Bretagne. Il ouvre un dossier sur l’éventualité d’un ralliement de l’Espagne aux puissances de l’axe ce qui aggraverait les risques de circulation maritime en Méditerranée et rendrait Gibraltar très vulnérable. Il réclame une étude rapide de débarquement et d’occupation des îles Canaries si Franco entre en guerre. Il demande aussi une vérification des rumeurs attestant la possession par la Luftwaffe de viseurs de haute précision. Churchill veut enfin une petite cellule d’experts pour lui faire des propositions sur l’avenir immédiat de l’Afrique du Nord, et l’éventualité d’une intervention armée pour prendre les contrôles en priorité de Casablanca et Oran.

    L’autre sujet d’inquiétude est l’avenir de Malte que les bombardiers italiens prennent pour cible. Ils s’acharnent sur le dock flottant qui ne dispose pas de défense antiaérienne.

    Cette base reste indispensable pour que les navires marchands puissent y faire étape et que les bâtiments de la Royal Navy y réparent leurs avaries et s’y ravitaillent en carburant, munitions et autres denrées indispensables. En métropole britannique les soucis s’accumulent aussi. L’état-major indique l’insuffisance des moyens antichars en raison des nombreux matériels qui ont été abandonnés sur la plage de Dunkerque. Churchill s’en rend vite compte. Au cours d’une tournée d’inspection à Douvres il constate la présence sur cinq kilomètres de front de mer de trois pauvres canons antichars ! Il s’aperçoit qu’il manque également des moyens de transport pour déplacer éventuellement les fantassins vers les points de débarquement pour lesquels opteraient les Allemands. Il est aussi urgent de reconstituer les stocks d’armes individuelles hors 50.000 fusils achetés aux Etats-Unis n’ont toujours pas été livrés et, comme la mer est de moins en moins sûre, l’inquiétude est au rendez-vous.

    La France restitue les pilotes allemands

    Le jour même de la signature de l’armistice, les équipes de décrypteurs qui ont percé le code de la machine allemande « Enigma », décodent un message de la Luftwaffe qui est une commande de huit cents cartes de la Grande-Bretagne et de l’Irlande. Goering fixe les premières mesures de concentration des bombardiers et de leurs escortes de chasse sur les terrains français disponibles et opérationnels. La France restitue les pilotes allemands qui ont été faits prisonniers. Ils vont venir en renfort des escadrilles d’assaut. Churchill sait ce que cela veut dire alors qu’il manque de pilotes expérimentés pour garantir la maîtrise du ciel au-dessus de l’Angleterre.

    Le gouvernement britannique anticipe une bataille sur son sol c’est la raison pour laquelle le plan « Back Move » est finalisé en secret. Il contient des clauses politiques et militaires. Le repli du cabinet de guerre et du Premier ministre dans la banlieue de Worcester est retenu comme la meilleure solution tandis que le Parlement est appelé à siéger soit à Stradford, ou à Avon. Bref, on se prépare à une répétition de la guerre éclair qui doit être contrée, dans chaque ville et village, avec tous les moyens prompts à causer des pertes chez l’adversaire.

    C’est fort de toutes ces considérations que Churchill ouvre, fébrile, la réunion du cabinet de guerre en cette soirée du 22 juin. « Nous n’avons pas les moyens de nous fier à la parole de l’amiral Darlan ou d’un ministre d’un gouvernement soumis aussi je propose l’envoi d’une importante force navale pour convaincre les commandants des principaux bâtiments français de nous rejoindre et de reprendre la lutte. En cas de refus les Français doivent être traités comme des traîtres à la cause alliée. Les navires seront alors bombardés par les avions de l’Ark Royal et des mines posées dans les ports de Casablanca et de Dakar. » En somme la Royal Navy doit empêcher le « Jean-Bart » et le « Richelieu » de quitter leurs bases africaines.

    De même le « Strasbourg » et le « Dunkerque » ne doivent pas bouger de Mers-el-Kébir. Plusieurs amiraux exigent le transfert des meilleurs navires français dans les ports britanniques pour : « avoir la certitude qu’ils ne tomberont pas dans les mains de l’ennemi ». La méfiance s’aggrave et l’autorisation qui a été donnée aux bâtiments français en Grande-Bretagne de rejoindre l’Afrique du Nord est annulée dans la nuit du 22 au 23.

    L’heure n’est plus à l’entente cordiale et le gouvernement anglais envisage de bloquer tous les bateaux qui battent pavillon français au mouillage dans ses ports. Le 23 l’amiral Burges-Watson qui a dit au gouvernement de Bordeaux les inquiétudes et les exigences de Londres n’obtient aucune réponse et aucun engagement de Pétain. Churchill maintient son intransigeance et est prêt à signifier à la France qu’il ne rigole pas avec l’exigence de maîtrise des couloirs maritimes de circulation. Et pour cela, seules les marines alliées unies peuvent imposer leur ordre à la surface et dans la profondeur des mers et des océans.

    H.C.


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    Union100619c - Marne
    REIMS : Exode et poésie Le 18 juin 1940 de Cécile Dorigny

    Cécile Dorigny a mis en vers les événements heureux ou malheureux de son existence.
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  • Ardennaise de naissance et fille de gendarme, Cécile Dorigny, 88 ans, a vécu une partie de son enfance à la caserne de gendarmerie du boulevard Robespierre. Dès qu’elle a eu l’âge de tenir une plume, elle s’est attachée à écrire en vers des poèmes sur tous les événements de l’actualité, mais aussi sur ceux de son existence. Cette mère de quatre enfants à la mémoire exceptionnelle, qui a fait sa carrière aux établissements Mignot, taquine volontiers la muse encore aujourd’hui, dans son appartement de l’avenue d’Epernay.

    Vision de guerre

    Cécile avait 18 ans lors de l’Appel du 18 Juin 1940, et depuis, elle voue au général de Gaulle une respectueuse vénération. Si comme beaucoup de Français, elle n’a pas entendu l’appel de Londres en direct, elle et les siens se sont retrouvés sur les routes de l’exode, direction l’Yonne. C’est au milieu de cette tragique débandade qu’elle a écrit un long poème intitulé « Vision de guerre ».

    En voici quelques extraits.

    « Juin 40, partout en France c’est la débâcle
    De tous, qui hier encore espéraient un miracle
    Un triste va-et-vient est partout sur les routes
    Là, ce sont des familles, là des replis de troupes
    Tous sont partis, fuyant, toujours droit devant eux
    Ô familles éprouvées, orphelins malheureux
    Combien ont vu leur mère expirer sous leurs yeux.

    Et plus loin :

    Car le peuple de France, las d’être asservi
    Vengera ses enfants, tombés pour la Patrie
    Et vous femmes françaises, enfin vous jeunes gens
    Qui avez espéré l’heure du dénouement
    Un seul cri doit jaillir et traduire vos souffrances
    De tout cœur aujourd’hui, nous crions Vive la France. »


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    Union100619b - Marne
    REIMS : Hervé et Jean Chabaud

    Chabaud fils et père. Hervé est rédacteur en chef de l’union, Jean est un ancien résistant. À 84 ans, il est toujours vice-président du conseil départemental des anciens combattants de la Marne et président des combattants volontaires de la résistance de la Marne.

    En quoi ressemblez-vous à votre père ?

    « Par mon besoin d’être toujours occupé et impliqué dans la transmission de l’histoire et des valeurs humanistes et républicaines qui sont l’une des richesses de la France. Par la curiosité et le besoin de connaître les autres, par mon envie d’apprendre tous les jours quelque chose de nouveau et par le fait que, comme lui, je n’ai plus beaucoup de cheveux ! »

    Que préférez-vous chez lui ?

    « Sa droiture, son humilité, sa franchise, sa proximité et sa disponibilité. Même si sa santé n’est plus celle d’un jeune homme, il se fait violence pour être présent et trouve toujours le mot juste pour soutenir les siens. C’est un homme formidable ! »

    Que vous a-t-il apporté de plus important ?

    « Le sens des valeurs, de la famille vraie et unie, l’estime et le respect de l’autre, l’écoute de celui qui souffre, un certain esprit de résistance et une capacité à dire non même si cela déplaît et est inconfortable, la capacité à rester soi-même dans un quotidien serein comme en pleine tempête, l’art du débat contradictoire sans jamais mépriser celui qui est face à soi. »

    Avez-vous été en conflit avec lui, notamment à l’adolescence ?

    « Je n’ai pas souvenir de conflits mais de quelques différends qui n’ont jamais porté à conséquence parce qu’il a toujours eu cette capacité à dialoguer sans pour autant céder sur l’essentiel. Son souci était de faire comprendre pourquoi il prenait une décision pour mieux la faire accepter. »

    Quel cadeau lui ferez-vous ?

    « Un livre parce qu’il est toujours passionné de lecture et une surprise pour satisfaire sa gourmandise de chocolat. »


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    Union100619a - Marne
    REIMS : Commémoration du 18 Juin : Le souvenir répond à l’appel

    Comme le veut la tradition, la maire a déposé une gerbe au pied du monument aux morts.
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  • A l’heure près. Il y a soixante-dix années, le jeune général de Gaulle, personnage inconnu, lançait un appel, d’ailleurs très peu entendu, à la résistance et à ne pas perdre l’espoir face à la situation dans l’Hexagone. Il était 18 heures à l’horloge de la BBC. Ainsi, à la même heure, hier, autour des monuments dédiés aux morts et aux martyrs de la Résistance, ils étaient près de 200 à s’être rassemblés pour une poignée de minutes remplie d’émotion. Date anniversaire oblige. Et puis, il est vrai que chaque année qui s’écoule depuis cet appel de 1940, de moins en moins de témoins sont encore de ce monde. Malgré cela, et dans une région particulièrement soumise à l’épreuve des conflits, les commémorations ont encore un avenir.

    La preuve en est : la présence de jeunes lors de ces deux cérémonies. En particulier d’une jeune fille, marnaise et lauréate nationale du concours de la Résistance et de la Déportation 2010.

    Témoigner

    Asceline Chabaud a lu, avec émotion, le texte intégral lu par De Gaulle devant les micros anglais. Un exercice imposé qui était nécessaire pour cette jeune fille et pour les anciens combattants présents en nombre.

    Même s’il n’était encore qu’adolescent lors de l’appel du général, Michel, un Rémois de 79 ans n’aurait manqué cette cérémonie pour rien au monde. « C’est une forme de civisme. Une façon de se souvenir de l’histoire sans tomber dans la nostalgie. Je n’étais pas gaulliste, loin de là.

    Mais il me semble important de rendre hommage à tant de jeunes, un peu plus vieux que moi à l’époque, qui ont versé leur sang contre l’occupant allemand. » Plus loin, c’est Victor que son père a « contraint » à venir aux cérémonies commémoratives depuis plusieurs années. Et visiblement, le garçonnet commence à trouver de l’intérêt à ce type de manifestation. « Au début, je ne voyais que des vieux, et puis un jour, un déporté est venu témoigner dans ma classe. Depuis, c’est avec de l’émotion que j’entends retentir la sonnerie aux morts ou encore le chant des partisans. Au moins, je sais aujourd’hui à quoi correspondent ces airs. »

    On n’en saura pas plus car après une minute de recueillement au monument aux morts, il se rend devant le monument des martyrs de la Résistance. Une façon de suivre jusqu’au bout la cérémonie commémorative et ayant à l’esprit qu’un jour prochain, il n’y aura plus aucun témoin de cette année 40, cette « Anné Noire » comme l’avait surnommé l’historien contemporain Jean-Pierre Azéma.

    Th.D.


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    Union100617a - Marne
    AUBERIVE : Commémoration franco-polonaise

    Maintenir la fraternité d’armes qui unit les anciens combattants polonais et français.
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  • La mairie d’Aubérive, l’association des anciens combattants polonais à Troyes et l’amicale régionale franco polonaise invitent la population à la cérémonie annuelle qui se déroulera le dimanche 4 juillet au cimetière franco polonais d’Aubérive, sur la route de Suippes, à 25 km de Reims, pour commémorer les morts français, polonais, résistants et parachutistes, tombés en 1914-1918 et 1939-1945. Présence des drapeaux et port de décoration souhaité.

    À 10 heures : accueil du consul de Pologne à Lille et de l’attaché militaire de l’ambassade de Pologne à Paris ; à 10 h 30, messe en plein air au cimetière célébrée en deux langues, par le père Gronowicz, aumônier polonais de Troyes ; à 12 heures, dépôt de gerbes, remise de décorations et diplômes ; à 12 h 30, vin d’honneur en mairie pour les officiels, les présidents d’associations et les porte-drapeaux. Possibilité de participer au repas au restaurant de la place (21 euros le menu complet avec boissons) ou possibilité de tirer son « repas du sac » dans la salle des fêtes face au restaurant.

    Renseignements auprès de l’Amicale régionale franco polonaise au 03.26.08.57.87. site : arfp-reims.com. E-mail : arfp@free.fr. Permanence le samedi après-midi de 14 à 17 heures au bureau n° 8 de la Maison des associations de Tinqueux, rue Croix-Cordier.


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    Union100616b - Marne
    REIMS : Collège Georges-Braque : Les élèves de 3e en visite au mémorial Charles-de Gaulle

    Les collégiens dans l’espace scénarisé du mémorial Charles-de Gaulle à Colombey-les-Deux-Églises.
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    Tous les élèves de 3e du collège Georges-Braque se sont rendus vendredi 11 juin au mémorial Charles-de Gaulle, sous la coordination d’Éric Morell, professeur d’histoire-géographie.

    « A quelques jours de la commémoration de l’Appel du 18 juin, et dans la continuité du témoignage apporté par des résistants et déportés au sein même du collège, les élèves ont pu travailler la biographie du général dans son contexte historique, économique et social (1914-1939 et 1939-1969), dans l’espace scénarisé du mémorial de Colombey-les-Deux-Églises », explique le professeur.

    « Ils ont également travaillé le programme d’éducation civique avec la constitution de la Ve République de 1958. »

     

     


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    Union100616a - Marne
    SERMAIZE-LES-BAINS : Avec le Souvenir français : La guerre racontée aux collégiens

    Les visiteurs sont venus nombreux à l’exposition.
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    A l’occasion de la journée portes ouvertes, une salle du collège présentait une exposition mise en place par le ministère de la Défense dont c’était la première sortie dans la Marne.

    En 27 tableaux, on retrouvait un condensé de la dernière guerre depuis « la drôle de guerre » jusqu’à la Résistance intérieure en passant par l’offensive, la capitulation, l’appel du 18 juin…

    Par ailleurs, 20 élèves du collège ont participé au concours du devoir de mémoire organisé en partenariat avec le Souvenir français. Vendredi 18 juin à 16 heures dans le salon d’honneur de la mairie, ils recevront un des prix en présence du sous-préfet, de l’inspectrice d’académie, du principal du collège, du maire de la commune et des élus…

     

     


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    Union100615d - Marne
    SEZANNE – REVEILLON – REUVES : Soixante-dix ans après : Les jeunes honorent ceux de 1940

    A Réveillon samedi, on a remarqué la présence des anciens des 58e RA et 458e Gaal venus de Douai.
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  • A Reuves hier après-midi,
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  • LA célébration du 70e anniversaire des combats du 13 juin 1940 à Réveillon a eu lieu samedi en présence de Viviane Arnoux, maire de la commune, Patrice Valentin conseiller général du canton d’Esternay, des anciens des 58e RA et 458e groupe d’artillerie antiaérienne légère (Gaal) et le président de l’amicale Louis Halluin, venus de Douai dans le Nord, mais également de nombreux portes drapeaux, personnalités et habitants de la commune.

    Devant le monument érigé en l’honneur des victimes de juin 1940, Sylvain Louchard, François Houcke et Jean-Paul Labry ont reçu l’insigne de porte-drapeau avant que le général Richard prenne la parole pour raconter dans les détails les terribles combats de cette période de la Seconde Guerre mondiale.

    Un cortège s’est ensuite rendu devant le monument aux morts de Réveillon pour un second hommage.

    Une cinquantaine à chanter La Marseillaise

    Une cérémonie à la mémoire de toutes les victimes, à laquelle participait la fanfare « La Starnacienne » d’Esternay.

    Hier après-midi, à Reuves, militaires et autorités ont commémoré les combats de rue qui se sont déroulés il y a 70 ans dans cette petite ville des marais de Saint-Gond. Deux rafales ont effectué deux passages au-dessus de la commune.

    A noter la présence d’une cinquantaine d’enfants venus des écoles de Broussy) le-Grand, Anglure et Le Gault-Soigny.

    Les écoliers ont chanté La Marseillaise. Six militaires ont également été décorés au cours de cette cérémonie.


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    Union100615c - Marne
    CHALONS-EN-CHAMPAGNE : Carré militaire du cimetière de l’Est : Un hommage au lieutenant Pierre Loyer

    L’hommage à la sépulture du lieutenant Loyer au carré du cimetière de l’Est.
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  • Héros du Mau, le lieutenant Pierre Loyer a reçu les honneurs comme chaque année au carré militaire du cimetière de l’Est ce samedi 12 juin, date anniversaire de son sacrifice face à l’ennemi.

    En présence du député-maire Bruno Bourg-Broc, du secrétaire général Carton représentant le préfet de région, de Christian Michel, président du Souvenir Français, de Jacques Loyer fils du jeune officier tué par l’ennemi le 12 juin 1940 à l’une des fenêtres de l’hôtel de ville, ainsi que de David, 11 ans, arrière-petit-fils du disparu, des représentants d’associations d’anciens combattants, d’élus ainsi que des porte-drapeaux, deux gerbes furent déposées simultanément au pied de la sépulture de ce jeune officier de 32 ans du 485e régiment de pionniers coloniaux de Marmande.

    Un second rendez-vous a eu lieu également, avec dépôt d’une gerbe, sous la fenêtre place Godard, à l’endroit même où le jeune officier tombait sous les balles allemandes.

    Le fait d’armes était lu par Christian Michel du Souvenir Français.

    Une plaque érigée le 24 juin 1945, apposée sous cette même fenêtre rappelle ce moment tragique.

    Ce jeune héros du 12 juin 1940 fut cité à l’ordre de l’armée et la Légion d’honneur lui fut attribuée à titre posthume le 4 novembre 1942


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    Union100615b - Marne
    FISMES : Les anciens combattants fin prêts

    La troupe musicale règle les derniers détails.
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    La fête de la musique aura lieu, non pas le 21, mais le samedi 19 tout au long de la journée dans les promenades à Fismes.

    Pour préparer l’événement, la troupe musicale des anciens combattants de la section fismoises de l’Union Nationale des Combattants (UNC 51) s’est rassemblée autour d’un bon repas. Ils ont réglé les derniers détails de leur spectacle « Les prénoms sur une note de musique ».

    Ils se produiront également le samedi 27 novembre à la salle des fêtes.

    Pour tout renseignement, contacter Maurice Browarnyj au 03.26.50.16.20.

     

     


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    Union100615a- Marne
    APPEL DU 18 JUIN : 70e anniversaire de l’appel du 18 Juin : Le Général vaut bien une pièce

    Frappée à 20 millions d’exemplaires.
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    La Monnaie de Paris a entamé hier la fabrication d’une pièce de 2 euros à l’effigie du général de Gaulle qui sera mise en circulation le jour de la commémoration du 70e anniversaire de l’appel du 18 Juin.

    La pièce, qui sera frappée à 20 millions d’exemplaires, a été dessinée, gravée et fabriquée à Pessac (Gironde).

    Elle porte sur sa face nationale un dessin inspiré d’une photo du général prise dans les studios de Radio Londres lisant son appel à la résistance contre l’Allemagne devant un micro.

    « C’est la première fois que la France lance une pièce en euro à l’effigie d’une personnalité », a indiqué le PDG de la Monnaie de Paris, Christophe Beaux, lors de la frappe inaugurale.

     


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    Union100612a- Marne
    SEZANNE – REUVES : Commémoration, lundi, du 70e anniversaire des combats de 1940 à Reuves : Les écoliers y seront aussi

    LE 14 juin 1940, 44 soldats du 4e régiment de tirailleurs marocains perdaient la vie dans un violent combat de rue contre l’assaillant allemand à Reuves.

    70 ans plus tard, l’heure est à la commémoration. L’association Mondement 14 et la commune, qui avaient déjà organisé une cérémonie pour le 60e anniversaire, ne pouvaient manquer le 70e. La cérémonie, prévue lundi 14 juin à 15 heures, à la stèle implantée à l’entrée de Reuves, s’annonce « simple, mais émouvante », souligne Michel Tellier, président de Mondement 14.

    Trois classes de CM1-CM2 (90 élèves en tout) des écoles d’Anglure, Le Gault-Soigny et Reuves (regroupement pédagogique de Bannes - Broussy-le-Grand) seront présentes. Et pour cause : ces communes, qui soutiennent Mondement 14, travaillent fréquemment avec l’association, qui monte des actions avec les scolaires pour le devoir de mémoire et pour que tous s’intéressent à l’Histoire, à leur histoire.

    Un Rafale si le temps le permet

    Ainsi, les élèves d’Anglure ont réalisé un livret sur le 4e RTM en 2008. Pendant que ceux du Gault mettaient sur pied eux aussi un fascicule consacré aux tirailleurs marocains mais en 1914. Ce premier livret des écoliers angluriots sera d’ailleurs présenté lors de la cérémonie par la directrice de l’école, Marie-France Leblanc.

    Participeront également à cette cérémonie une délégation du 1er Rmat de Connantray, le colonel Dupré de la BA 113 de Saint-Dizier, les porte-drapeaux d’Epernay et de la région de Sézanne et la Musique de Broyes. Sans oublier les personnalités locales et départementales.

    Marie-Claude Dupont, maire de Reuves, assurera le mot d’accueil avant que trois enfants des écoles précitées ne déposent un coussin. Après une minute de silence, les enfants entonneront La Marseillaise.

    Six militaires recevront ensuite des décorations et le colonel Serge Finck, vice-président de l’association Mondement 14, livrera le récit des combats de rue de Reuves.

    La cérémonie s’achèvera avec l’allocution du sous-préfet. Et « si le temps le permet », précise M. Tellier, des Rafales survoleront au même moment les sites de Mondement et Reuves.

    M.D.

    A noter que Michel Tellier et l’association Mondement 14 qu’il préside, préparent déjà activement les cérémonies annuelles de commémoration de la première Bataille de la Marne qui se dérouleront le samedi 4 septembre pour Montmirail, Fère et Sézanne et le dimanche 5 pour Mondement, Soizy-aux-Bois et Connantre.


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    Union100611a- Marne
    MUIZON : Anciens combattants : Une cérémonie pour le souvenir

    Les anciens combattants ont perpétué le souvenir des soldats tombés en Indochine.
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    Mardi matin, la section muizonnaise de l’UNC (Union Nationale des Combattants) a organisé une cérémonie en souvenir des soldats tombés au cours des combats en Indochine.

    Le maire Germain Renard et le président de l’UNC, Jean-Michel Chevalier, ont déposé une gerbe de fleurs au pied du monument du souvenir, et ont invité la population présente à se recueillir au son des différentes sonneries et de l’hymne national.

    Puis, tous se sont retrouvés à la Maison du Combattant pour le verre de l’amitié.

     

     


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    Union100610d- Marne
    SAINTE-MENEHOULD : Commémoration du 8 juin : l’ancien combattant pousse un coup de gueule : « On ne respecte pas nos morts ! »

    Denis Daquin a ressorti son porte-voix pour crier haut et fort au scandale car aucune commémoration n’a été organisée, mardi à Sainte-Ménehould, en hommage aux morts d’Indochine.
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  • DENIS DAQUIN en a les larmes aux yeux. Lui dont le revers de veste est alourdi de médailles, lui qui a survécu à la RC4 en Indochine et se souvient encore de cette effroyable bataille de l’autre côté du Rhin où son unité a été réduite de plus de la moitié durant la Seconde Guerre mondiale, lui ne peut accepter qu’on passe sous silence la mort de 40 000 soldats français en Indochine.

    « Qu’on respecte les gens qui sont morts !, réclame ce natif de la Grange-aux-Bois. Je n’admets pas qu’on supprime cette commémoration ! » En 2008, cet officier de la Légion d’honneur et décoré de la Croix de guerre, s’était déjà mis dans une colère noire parce que le 11 novembre avait été célébré le 12. Cette fois, il estime que les anciens combattants doivent se réveiller. « J’ai prévenu le président des anciens combattants de Sainte-Ménehould. Je lui ai dit : s’il n’y a rien le 8 juin, il ne me verra pas le 5 décembre. » Cela fera un porte-drapeau de moins pour l’hommage aux morts en Algérie, Tunisie et Maroc. Denis Daquin est d’autant plus furibard qu’il a découvert qu’à Châlons, le préfet et le député-maire ont marqué la date par un dépôt de gerbe. « Quand j’étais sur la RC4, j’ai ramassé les boyaux d’un copain avec mes mains nues pour qu’il arrive complet à l’hôpital ! », se souvient-il avec émotion. « On oublie trop facilement ! »

    Côté mairie, on a une autre vision du devoir de mémoire. Pour l’adjoint au maire chargé des commémorations, Jean-Marc Verdelet, « ce n’est pas en multipliant ce genre de cérémonies qui ne rassemblent plus grand monde et dont les enfants se détournent » qu’on y veille.

    L’élu explique que certaines dates clés ont été retenues pour organiser autrement certaines commémorations. « Nous avons retenu le 18 juin et nous allons y associer des élèves de 3e du collège qui liront l’appel du Général de Gaulle et chanteront la Marseillaise. Nous avons voulu faire coïncider cette date avec le début d’une expo sur la guerre d’Algérie dont le thème est le souci de la vérité. »

    Regrouper les commémorations

    Cette année, pour la première fois, un calendrier des commémorations a été établi après discussion avec l’association des anciens combattants. « Les dates ont été arrêtées d’un commun accord et nous allons continuer pour qu’on décide ensemble comment mieux rendre hommage à ceux qui sont morts pour la France », indique Jean-Marc Verdelet. Le maire, quant à lui, est favorable à un regroupement, à terme, de toutes les commémorations dans une seule et unique « journée du souvenir ». Encore une idée qui ne plaira pas à Denis Daquin.

    Stéphanie VERGER


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    Union100610c- Marne
    1940 : Exode / La tragédie des Marnais à Charny-le-Bachot

    Mme Glorieux et ses deux filles tuées dans le bombardement.
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  • MARNE. Le 13 juin 1940, une bombe lâchée par un Stuka tue 43 Marnais réfugiés dans une grange de Charny-le-Bachot (Aube). Un hommage sera rendu dimanche aux victimes.

    IL s’agit de l’un des épisodes tragiques trop nombreux de l’exode, à la charnière des départements de la Marne et de l’Aube qui a semé la mort et la désolation. À Charny-le-Bachot, ce petit village proche de Plancy-l’Abbaye, on a choisi de ne pas oublier c’est pourquoi, dimanche à 15 heures, soixante-dix ans jour pour jour après le drame, une plaque commémorative sera posée dans le village et un hommage rendu aux victimes en présence de familles marnaises.

    Le 13 juin 1940 vers 18 heures, un groupe de bombardiers en piqué Stuka surgit dans le ciel de Charny-le-Bachot. La formation se scinde en deux groupes. Des appareils se dirigent vers Le Bachot, les autres Plancy. Pendant une dizaine de minutes, c’est l’enfer, des bombes explosent puis les appareils reviennent mitrailler à basse altitude. Bientôt, les habitants qui se préparent à évacuer découvrent la tragédie. Une bombe est tombée sur une grange où s’étaient réfugiés principalement des Marnais en exode mais parmi lesquels se trouvaient aussi un habitant de Bourg-Fidèle et un habitant du Thour dans les Ardennes.

    Les sauveteurs découvrent quarante-cinq morts et de nombreux blessés dont certains grièvement touchés. Quatorze habitants de Tours-sur-Marne ont péri, six d’Ambonnay, trois de Sept-Saulx, deux de Livry-Louvercy dont un soldat, deux de Beaumont-sur-Vesle, sept de Mailly-Champagne, six de Thibie, un de Châlons, un de Pocancy, un de Saint-Hilaire-le-Grand. Le lendemain, les Stuka reviennent vers 11 heures et s’acharnent sur Charny. Trois fermes flambent et on recense au moins deux morts supplémentaires. Les habitants ont pris à leur tour la route de l’exode. Lorsqu’ils sont de retour environ quatre à cinq jours plus tard, ils inhument alors les victimes en prenant soin de permettre leur identification en plaçant une bouteille renversée entre le corps et un bras des malheureux. Les cadavres d’animaux sont versés dans les trous de bombes. Aux victimes civiles, il faut ajouter plusieurs militaires. Quatre aviateurs de la Luftwaffe sont venus sur place pour se rendre compte « des dégâts » mais ils n’ont pas manifesté de regrets estimant que ce drame était « la résultante de la guerre déclarée par la France ». Il s’avère que ce bombardement n’a jamais visé le pont menant vers Plancy mais bien les abords. Était-ce vraiment pour empêcher l’installation d’une ligne de défense ?

    Le 31 juillet 1941, une cérémonie est organisée dans le village en présence des enfants des écoles, des anciens combattants et des sapeurs-pompiers. Un service religieux est dit par l’abbé Clauzier, curé de Boulages. Les familles font alors rapatrier les corps de leurs proches dans les tombeaux de leurs villages. Les deux victimes de Beaumont-sur-Vesle sont restées dans le cimetière local.

    Dans la Marne, Patrick Paillard, un habitant de Tours-sur-Marne en liaison avec un historien aubois, M. le Nours, a souhaité rappeler cet épisode oublié qui, pour les familles endeuillées a laissé à jamais une blessure dans leur cœur.

    Hervé CHABAUD

    Cérémonies à Charny-le-Bachot, dimanche 13 juin à 15 heures.

    La liste des victimes marnaises

    Gustave Poinsenet, Henri Mariatte de Louvercy ; Marie-Adèle Schweicher, Jacqueline-Marguerite Jolly, Mathilde Barthelmels de Sept-Saulx, Lucien Villenet, Catherine Graaff tous deux de Beaumont-sur-Vesle, Pauline Brun, Georges Maizières, Madeleine Maizières, Emile Thieron, Chantal Wiltgen, Jean Wiltgen d’Ambonnay. Henri Gremillet, Madeleine Gremillet, Marie-Marguerite Gremillet, Maurice Gremillet, Berthe Dardoise, Yvette Lassausse-Glorieux, Marie-Antoinette Glorieux, Jacqueline Glorieux, Jean Turin, Julie Guillaume-Turin, Roger Turin, Mireille Turin, Germaine Turin-Gremillet, Jean-Marc Gremillet, tous de Tours-sur-Marne ; Georgette Librez de Châlons-sur-Marne, Lucien Hurfrez, Gisèle Lebonvallet, Paulette Matrat-Lebonvallet, Claude Lebonvallet, Gérard Lebonvallet, Emile Lametz domiciliés à Thibie ; Joseph Garodelle de Pocancy ; Constant Demars, Julienne Demars, Julien Demars, Fernande Braconnier, Germain Mary, Etienne Mary, Joséphine Poittevin de Mailly-Champagne, Eugène Hermant de Saint-Hilaire-le-Grand.


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    Union100610b- Marne
    VITRY-LE-FRANCOIS : Journée nationale d’hommage : Trois Vitryats sont morts en Indochine

    Lors du dépôt de gerbes.
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    Mardi 8 juin, en fin de journée et entre deux averses, seize porte-drapeaux ont rendu hommage aux combattants d’Indochine, dans le cadre de la journée nationale d’hommage aux morts en Indochine, en présence des présidents d’associations d’anciens combattants, des élus locaux, sous la présidence du maire Jean-Pierre Bouquet, et de nombreux anciens combattants d’Indochine.

    Le sous-préfet, Raymond Floc’h, dans l’allocution du secrétaire d’état à la Défense et aux Anciens Combattants Hubert Falco, a rappelé que la France rend hommage à la mémoire de ses enfants tombés au champ d’honneur.

    Pour Vitry-le-François, trois Vitryats sont en Indochine : Marcel Coppin, Raymond Heck et Fernand Godbillot.

    La cérémonie s’est terminée par des dépôts de gerbes.

     


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    Union100610a- Marne
    EPERNAY : 56 ans après la guerre d’Indochine A la mémoire des combattants

    Dépôt de gerbe par Gilles Giuliani entouré d’Hélène Plaquin et de Désiré Gillet.
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  • Cérémonie de recueillement mardi soir à la stèle des anciens du Corps expéditionnaire français en Extrême-Orient (Cefeo), place des maréchaux.

    La cérémonie présidée par Gilles Giuliani, sous-préfet de l’arrondissement d’Epernay, en présence d’Hélène Plaquin, conseillère municipale déléguée aux associations patriotiques, Désiré Gillet, ex-président de l’Amicale du Cefeo, Claude Metzger, président du Comité d’entente des associations d’anciens combattants, des représentants des associations patriotiques et d’une importante délégation de porte-drapeaux.

    Une manifestation rehaussée par la société de musique « La Champenoise d’Aÿ ».

    Après le dépôt de gerbe, Désiré Gillet rappelait qu’il y a 56 ans, la bataille de Dien-Bien-Phu mettait fin à la guerre d’Indochine après 56 jours de siège : « Nous perdrons dans ce conflit plus de 100 800 soldats. Trop souvent ignorés, les survivants restent vigilants au devoir de mémoire, pour que l’indifférence et l’oubli ne fassent pas mourir une seconde fois, nos héros, disparus dans ce lointain pays ».


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    Union100609a- Marne
    CHALONS-EN-CHAMPAGNE : Journée du souvenir Aux morts en Indochine

    L’hommage des autorités au monument aux morts.
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  • C’est sous la présidence du préfet de la région Champagne-Ardenne et préfet de la Marne Michel Guillot, du député-maire Bruno Bourg-Broc et des autorités civiles et militaires, en présence aussi de nombreux porte-drapeaux, des présidents d’associations d’anciens combattants et du public rassemblé face au monument aux morts, que s’est tenue la journée nationale d’hommage aux « morts pour la France » en Indochine.

    Ce jour, ainsi que l’a rappelé le préfet de région, lors de la lecture du message du secrétaire d’Etat à la Défense et anciens combattants Hubert Falco, est l’occasion de se souvenir du sacrifice de tous les soldats qui sont tombés en Indochine, lors d’un conflit sans merci.

    Issus de métropole, d’Europe, d’Afrique du Nord et d’Afrique Noire, ces soldats français ont combattu aux côtés de leurs frères d’armes indochinois contre le Vietminh et face à un ennemi insaisissable, parfaitement armé, dans des conditions extrêmes.

    Près de 40 000 ont laissé leur vie sur le sol indochinois, 72 000 furent blessés, 9 000 portés disparus et 30 000 prisonniers ne sont jamais revenus d’un long calvaire subi dans les camps de rééducation politique. Comme l’a souligné le secrétaire d’Etat « Les soldats qui ont servi en Indochine jusqu’à consentir au sacrifice suprême restent pour nous des exemples et des modèles. Ils nous apprennent le devoir, la fraternité et le courage. Honneurs aux combattants d’Indochine ! »

    Quatre gerbes furent déposées au pied de la stèle des anciens d’Indochine par les autorités.


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    Union100608c- Marne
    PUISIEULX : Inauguration : Le monument aux morts rénové

    C’est à Mme Vautrin qu’est revenu l’honneur de couper le ruban tricolore.
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  • Après plusieurs mois de travaux particulièrement surveillés par Robert Marguet, président de l’association des anciens combattants de Sillery, Taissy, Puisieulx et Saint-Léonard, une cérémonie vient d’être organisée pour inaugurer officiellement la nouvelle stèle.

    C’est en présence de la députée Catherine Vautrin, de nombreux porte-drapeaux, des maires de Puisieulx et de Taissy que le ruban tricolore a été coupé.

    Robert Marguet a d’abord fait l’historique du site en rappelant que c’est grâce au curé de Sillery, l’abbé Fendler, que ce monument du souvenir existe. « Il a acheté ce terrain sur ses deniers personnels et, avec l’aide des paroissiens, il a pu faire ériger ce monument inauguré le 30 septembre 1923. Notre Société des anciens combattants l’a racheté en 1972 quand il a failli être détruit en raison de problèmes administratifs. Forcément, le temps a fait son œuvre et il était temps de le faire rénover. Cela a pu se faire grâce à l’aide financière de nos quatre communes et la subvention offerte par Mme Vautrin sur sa réserve parlementaire. »

    Celle-ci a rappelé ses racines familiales proches et son attachement à cette terre où tant d’hommes ont souffert. « Nous sommes ici grâce à la volonté et à la vision de ces hommes qui se sont battus et ont perdu la vie pour nous et nos valeurs républicaines. Il est donc plus que normal de leur rendre hommage et d’organiser le souvenir de leur rôle essentiel. »


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    Union100608b- Marne
    CHALONS-EN-CHAMPAGNE : Rallye de la liberté : L’heure des récompenses

    Les écoliers ont été reçus à l’hôtel de ville.
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  • Ce ne sont pas moins de 337 élèves des primaires de Châlons et de la communauté d’agglomération qui ont été récompensés lundi pour leur participation active au traditionnel Rallye de la liberté qui se déroule chaque année sur le terrain de La Folie, route de Melette via L’Epine.

    En présence de l’Inspectrice d’académie, de l’Onac Marne, du Comité d’entente des anciens combattants, ACVG, déportés et nombreux anciens combattants d’associations patriotiques châlonnaises, le député-maire Bruno Bourg-Broc a accueilli les classes participantes accompagnées de leurs professeurs pour la remise des coupes, ultime récompense du travail accompli sur l’histoire de la Seconde Guerre mondiale.

    Anne-Marie Filho Inspectrice d’académie en a profité pour féliciter les jeunes élèves en les incitant « à se battre pour que la Liberté reste tout en continuant à réfléchir sur l’histoire ».

    L’école Prilly Sainte-Thérèse fut particulièrement brillante avec aucune faute à toutes les questions qui leur furent posées lors de ce rallye, tout comme l’école Saint-Exupery de Saint-Memmie et Paul Lapie.

    Ce qui ne défavorise aucunement les autres classes qui ont démontré leur capacité à enregistrer l’histoire de la Seconde Guerre mondiale.

    Arrivent en seconde place : Clovis Jacquier, une seconde classe de Saint-Exupery, Croix Jean-Robert, La Fontaine, Paul Lapie, Sarry et Branly.

    La 3e place revient à l’école du Mont Saint-Michel, Ferdinand Buisson, Jules-Ferry et une seconde classe de la Croix Jean-Rober.

    Jean Chabaud, président des Combattants volontaires de la Résistance et ceux de la Libération a profité de ce rendez-vous pour remettre à Mme Richard de Prilly Sainte-Thérèse, pour la brillante participation de sa classe, la médaille de la Confédération nationale des Combattants volontaires de la Résistance.


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    Union100608a- Marne
    WITRY-LES-REIMS : Deux élèves primées : L’histoire avec passion

    Marine Bizet et Camille Lemaire entourées de leurs professeurs.
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  • Attachées au devoir de mémoire depuis de nombreuses années, Mme Malezet et Melle Ganthier, professeurs, encadrent des d’élèves de 3e volontaires et motivés qui participent au concours de la résistance et de la déportation.

    Cette année, le sujet portait sur l’appel du général de Gaulle et son impact jusqu’en 1945. Deux élèves du collège : Marine Bizet et Camille Lemaire ont été primées et récompensées dans les salons de l’hôtel de la préfecture à Châlons-en-Champagne en présence de nombreuses personnalités notamment Yvette Lundy, déportée à Ravensbrück, une grande figure de la résistance marnaise.

    Absentes de la cérémonie parce qu’elles étaient en sortie pédagogique au mémorial de Caen et sur les plages du débarquement, ces brillantes élèves étaient représentées par leurs parents à la préfecture en présence de leurs professeurs et de M. Danjean, principal du collège. Elles ont reçu un diplôme, divers ouvrages et sont invitées à passer une journée au mémorial Charles de Gaulle à Colombey-les-Deux-Eglises, en récompense de leur travail sérieux et de qualité


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    Union100607b- Marne
    SAINT-MARTIN-D’ABLOIS : Hommage à la Butte des fusillés : A la mémoire des trois jeunes Ablutiens fusillés en 1944

    Une cérémonie émouvante sur le site même où de nombreux résistants ont été assassinés.
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  • Ils s’appelaient Michel Destrez, Julien Ducos et Marcel Soyeux.

    En 1944, ils ont été victimes de la barbarie nazie. Arrêtés puis emprisonnés à la prison de la préfecture de la Marne, ils ont été conduits au lieu-dit « La Folie » situé entre Châlons et l’Epine. Au pied d’une butte dénommée « Butte des fusillés », ces trois patriotes sont tombés sous les balles ennemies.

    Trente-quatre autres résistants ont également été fusillés au pied de cette butte où quatre poteaux fichés en terre rappellent cette tragédie. La butte des fusillés vient de faire l’objet d’une réhabilitation pour devenir un lieu de mémoire pour le souvenir des fusillés marnais. Désormais délimités par un grillage, les différents aménagements honorent ces disparus. Une stèle a été érigée, où sont inscrits leurs noms, date d’exécution et âge. Un panneau retrace les événements de ces jours de 1944 et à proximité, un parking a été créé.

    Une délégation ablutienne emmenée par Bernard Joffre, président de l’Amicale des anciens combattants de Saint-Martin-d’Ablois a tenu à rendre un hommage particulier aux trois victimes de la commune. Le dépôt d’une gerbe au pied de la stèle a été effectué par le maire de la commune, Jackie Barrois, entouré de quatre porte-drapeaux.

    Rappelons que chaque année, le 6 mai à 7 heures, des personnalités civiles et militaires, anciens résistants, déportés, veuves, associations d’anciens combattants se réunissent à la Butte des fusillés pour rendre hommage à ces martyrs. Ce lieu de mémoire est ouvert toute l’année au public sauf lors de manœuvres militaires.


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    Union100607a- Marne
    EPERNAY : Un aviateur britannique sauvé en 1943 de retour 60 ans après

    Un moment de mémoire important pour Clifford Farmer, entouré de Maurice Lesanne et d’Yvette Lundy.
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  • ÉPERNAY (Marne). Il était arrivé à pied à Epernay avant d’être secouru par des résistants sparnaciens. Plus de 60 ans après, Clifford Farmer est venu les retrouver. IL lui suffisait de traverser la Manche. Un tout petit pas pour de grands souvenirs. Mais Clifford Farmer a repoussé ce moment, encore et encore. Soixante-sept ans séparent les deux voyages de cet ancien officier de l’armée de l’air britannique à Epernay.

    Ce week-end pourtant, il a franchi le pas, pour retrouver ceux qui lui ont sauvé la vie, pour rendre hommage à ceux qu’il a perdus.

    C’était en 1943. Le 5 septembre, Clifford et son avion s’écrasent à Sorbon, un village des Ardennes lors d’une mission de bombardement sur Mannheim, en Allemagne. Deux membres de son équipage meurent pendant le crash. « Je ne savais pas du tout où j’étais », raconte Clifford, aujourd’hui âgé de 90 ans. Pourtant l’aviateur prend la route, et marche jusqu’à Epernay où il rencontre, à bout de forces, un membre de la Résistance, un policier sparnacien.

    C’est lui qui va prévenir Maurice Lesanne, également policier et familier des exfiltrations d’aviateurs alliés notamment. « Finalement, il est comme moi, il a pris un peu d’âge », s’amuse celui qui se présente comme « un vieux flic ». A 91 ans aujourd’hui, Maurice Lesanne restera celui qui a présenté Clifford Farmer à sa « famille » d’Epernay, Fernande et Pierre Servagnat, commandant des FFI de l’arrondissement. Il ne restera qu’une semaine dans leur maison de l’avenue de Champagne, suffisamment toutefois pour graver cette rencontre dans sa mémoire.

    « Ce sont les gens les plus courageux que j’ai pu rencontrer dans ma vie, témoigne-t-il. Nous étions totalement étrangers, pourtant ils ont pris de grands risques pour moi. Le fait d’avoir reçu l’aide de la Résistance est une dette que je ne pourrai jamais payer… »

    Si près de la liberté

    Entouré de ses enfants, Clifford a pu revivre ces instants et les partager avec deux fils et un petit-fils du couple Servagnat ce week-end. « Mes parents recevaient souvent des aviateurs, ou bien les envoyaient ici ou là, témoigne l’un d’eux. Une fois, un aviateur a même été opéré à la maison ! »

    Clifford Farmer a finalement quitté le foyer des Servagnat pour gagner l’Espagne. Il sera pourtant arrêté « à quelques kilomètres de la liberté ». Du camp de prisonniers où il a été envoyé, il préfère ne pas parler. « Il n’y a pas grand-chose à dire », à l’exception sans doute des vieux postes de radio que lui et d’autres bricolaient pour échapper à la « propagande allemande ».

    Samedi, l’aviateur britannique est d’abord allé se recueillir sur les tombes de ses équipiers, à Sorbon. Avant de revenir pour la première fois à Epernay pour une cérémonie de retrouvailles organisée par des membres de l’Association nationale des officiers de réserve de l’armée de l’air, Hervé Chabaud et le concours actif de Maurice Lesanne. Clifford Farmer ne sera resté qu’une courte journée, assez pour rappeler une fois encore tout son « respect ».

    J.G.-A.


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    Union100606b- Marne
    HISTOIRE : La décolonisation,

    Albert Bourgy : « Dire que l’indépendance a été octroyée aux pays africains par la France, c’est de la foutaise. Ils ont dû se battre pour ça. »
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  • Où en est la démocratie dans les anciennes colonies françaises d’Afrique noire ?

    Incontestablement, on ne peut pas nier des avancées en matière de démocratie depuis le début des années 90. La fin de la Guerre froide a sonné le glas des partis uniques. C’est l’époque où se mettent un peu partout en place des régimes de transition vers la démocratie fondée sur le respect des libertés individuelles et collectives. En Côte d’Ivoire, au Gabon, d’impressionnantes manifestations populaires ouvrent la voie au pluralisme. Ça a été une traînée de poudre dans la quinzaine de pays qui constituaient l’empire colonial français en Afrique.

    Mais entre 1960, époque de la décolonisation, et 1990, que s’était-il passé ?

    Tout simplement, les régimes de partis uniques. Certes, dès 1960, les nouvelles constitutions africaines calquées sur la Constitution française proclamaient les libertés, mais dans les faits, les militaires arrivent rapidement au pouvoir. Ça commence par un coup d’État au Togo en 1963. Partout, les militaires imposent des régimes marxistes-léninistes qui n’avaient du reste de marxistes que le nom.

    Et la France laisse faire…

    Non seulement, elle laisse faire mais elle pousse parfois les militaires à prendre le pouvoir. En Centrafrique, Bokassa en offre l’exemple fin 1966, puis Eyadéma en 1967 au Togo, lequel restera en place pendant près de 40 ans. Partout, les élections ne sont que de simples formalités administratives. Il est donc vrai que ce système a été largement adoubé, protégé même, par la France, parfois sous la forme d’interventions militaires.

    En fermant les yeux, entend-elle protéger ses intérêts économiques ?

    Pas seulement. Lorsqu’elle instaure en 1960 le dispositif de coopération, il est clair que la France met en place une forme de contrepartie de la reconnaissance de l’indépendance. À gauche comme à droite, l’idée coloniale est alors fortement ancrée dans la classe politique française, de De Gaulle à Mitterrand. Tout est fait pour encadrer la revendication d’indépendance et faire en sorte qu’elle ne remette pas en cause l’influence française dans ses anciennes possessions africaines.

    La coopération est donc une colonisation bis ?

    Elle en est en tout cas le prolongement. Michel Debré, alors Premier ministre, avait été clair : « Indépendance et coopération ne vont pas l’un sans l’autre », avait-il écrit au premier président gabonais.

    Cette coopération a tout de même permis d’éviter des drames, comme en Algérie ou en Indochine…

    Détrompez-vous. Les luttes anti-coloniales ont donné lieu en Afrique à des répressions terribles. Madagascar, en 1947, c’est plusieurs dizaines de milliers de morts. Personne n’en sait plus rien. Il faudra bien un jour que la France revisite cette histoire-là. Au Cameroun, la répression a été farouche. Dire que l’indépendance a été octroyée, c’est de la foutaise. La France n’aurait jamais cédé en Afrique s’il n’y avait pas eu l’Algérie, la conférence de Bandoung, le poids des Nations unies…

    Malgré tout, la démocratie africaine se porte-t-elle mieux aujourd’hui ?

    Oui et non. Si on voit apparaître, dès 1990, des phénomènes politiques nouveaux (l’alternance, le multipartisme, l’encadrement de la fonction présidentielle, la limitation du nombre et de la durée des mandats, la transparence des processus électoraux), depuis dix ans, ces acquis sont de plus en plus rognés. Peu à peu, on revient à la pérennisation du pouvoir, aux scrutins opaques, aux dérives présidentialistes. Cela dit, l’exercice des libertés est beaucoup plus important qu’auparavant. Je pense notamment à la liberté de la presse. Il y a 20 quotidiens à Dakar, huit à Bamako… Pour résumer, le rideau institutionnel est baissé mais les acquis démocratiques en Afrique sont aujourd’hui réels et irréversibles.

    Comment va la France-Afrique ?

    Pas si mal, même si un nouvel élément de taille est intervenu : la mondialisation. En Afrique, la France n’est plus seule. La Chine, l’Inde, le Brésil, les monarchies pétrolières sont arrivées et notre pays n’a plus les moyens de ses ambitions. La concession du port de Dakar, par exemple, vient d’échapper à Bolloré au profit de Dubaï. L’Afrique est engagée dans des espaces de solidarité qui mettent à mal la France-Afrique.

    Propos recueillis par Gilles GRANDPIERRE


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    France-Algérie : ça se décrispe…

    Les relations entre Paris et Alger ne sont pas encore au beau fixe mais le sommet de Nice a permis de renouer le dialogue.
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  • Le sommet de Nice a permis à la France et à l’Algérie de renouer le dialogue après un an de brouille. Pour autant, les motifs de discorde avec, en filigrane, une guerre et 1,5 million de morts, ne manquent pas.

    Makhlouf Chalal, 28 ans, président des étudiants algérien de Reims, est en France depuis deux ans, étudiant en master de management à Reims. Ses parents vivent à Selloum, en Kabylie. Pour lui, « les deux pays sont condamnés géographiquement, économiquement, politiquement, à s’entendre ». « J’appartiens à une génération qui n’a pas connu la guerre. Mais toutes les familles en ont souffert.. L’un de mes grands-pères a été tué. Les jeunes Algériens d’aujourd’hui veulent aller de l’avant. Ils partent facilement à l’étranger pour leurs études mais n’excluent pas de revenir travailler en Algérie. Tout dépend des opportunités. En revanche, les plus anciens restent très marqués par la colonisation et la guerre. »

    Les Algériens attendent des excuses de la France. Ce qu’a clairement refusé Nicolas Sarkozy, qui souhaite se débarrasser du fardeau de l’histoire. « Ceux qui ont vécu la tragédie pardonnent mais n’oublient pas », souligne Makhlouf Chalal, qui choisit ses mots pour ne heurter personne. « Ils ne comprennent pas que la France demande à la Turquie de reconnaître le génocide arménien, alors qu’elle ne veut pas s’excuser pour les 132 ans de colonisation et les victimes de la décolonisation. »

    Patriote mais aussi admiratif de la France, le jeune homme pense que des excuses officielles permettraient de relancer les partenariats économiques, éviterait que le moindre film, la moindre définition de dictionnaire sur la colonisation, lla moindre déclaration demeurent des sources de polémiques sans fin.

    Pendant ce temps, d’autres pays, notamment la Chine, investissent en Algérie, dans une période où l’intégrisme et le terrorisme sont à peu près maîtrisés.

    Quant aux harkis, ces Algériens qui, en 1958, ont choisi de rester Français et de combattre sous le drapeau tricolore, ils sont aussi en droit de demander des excuses, tant ils ont été les oubliés de l’après 1962, date de l’Indépendance.


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    La France, eldorado de Vutha le Cambodgien

    Vutha a récupéré une photo de son père grâce à une de ses tantes,
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  • Vutha So coule aujourd’hui des jours heureux en France même si, comme tous les Français, ce restaurateur installé place d’Erlon à Reims, à l’enseigne du « Grain de riz », endure la crise. Né en 1955 à Phnom Penh, il n’a pas vécu la période de la colonisation française en Indochine mais son père, inspecteur des douanes, l’a pratiquement élevé dans la culture occidentale. Il a même appris notre langue.

    « À la maison, on mangeait comme les Français. Enfant, je connaissais déjà le camembert », s’écrie-t-il avec un sourire radieux sur son visage poupin. Il se souvient encore des vêtements kaki que son géniteur recevait, en cadeau, chaque année à Noël.

    Ce dernier lui a toujours parlé en termes élogieux de ces colons, même longtemps après leur départ : « On avait des droits sociaux à l’époque dans notre pays. »

    La fuite des khmers rouges

    Aussi, après le massacre d’une grande partie de sa famille, ses parents, ses deux frères et quatre de ses sœurs, en 1975 par les khmers rouges, le jeune homme a immédiatement songé à gagner le territoire mythique tant vanté dans la cellule familiale. Il s’est enfui à pied quatre années plus tard avec son épouse, Kim, qui aujourd’hui encore trotte d’un bon pas en allant d’une table à l’autre. Le fuyard mettra un an pour aller au bout de son périple. Après avoir franchi la frontière thaïlandaise grâce à des passeurs qui se faisaient payer en cigarettes, il a séjourné pendant neuf mois dans un camp de réfugiés. La première de ses deux filles (qui se mariera le 9 juillet prochain dans la cité des Sacres) est née là-bas, grâce à une équipe de Médecins sans frontières. À son arrivée dans l’Hexagone, il est vite embauché dans une coopérative à Châlons-en-Champagne avant de fonder en 1987 son premier restaurant dans cette ville.

    « Mon père était grand comme les Français »

    Ce Cambodgien sera aussi rapidement naturalisé mais il a dû se marier de nouveau devant un maire français, en 1983. Le métier qu’il exerce aujourd’hui ne vient pas spécialement d’un goût pour la cuisine : il se considère avant tout comme « un fonctionnaire » en marchant sur les traces paternelles.

    L’intéressé ne compte pourtant pas ses heures. La vie a changé depuis son arrivée sur le sol de ses rêves : « Les affaires sont dures. Mais j’ai beaucoup voyagé et les droits de l’homme sont mieux respectés ici qu’ailleurs. » Son « eldorado » ne brille peut-être plus des mêmes feux qui l’éblouissaient naguère : « À l’époque, je n’ai pas hésité car j’avais à choisir entre le paradis et l’enfer. Mais s’il n’y avait pas eu la guerre, je serais resté là-bas car on a la mer, la montagne et le soleil. On n’est pas stressé comme ici. »

    Philosophe après avoir enduré tant d’épreuves dans son existence, il se contente de sa situation actuelle en envisageant sa retraite avec des allers et retours entre son pays d’adoption et sa terre natale : « J’en ai beaucoup de nostalgie. » Mais sa dernière remarque concerne à nouveau la personne, si chère dans son cœur, qui lui a tracé la route de son destin : « Mon père était grand comme les Français. Il mesurait 1,80 mètre. »

    Fabrice LITTAMÉ


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    Le crépuscule rémois d’un indépendantiste malgache

    Raymond Rabemanjara, le plus Rémois des Malgaches, a joué un rôle prépondérant dans l’indépendance de son île natale.
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  • Les Rémois ne croisent plus son élégante silhouette rehaussée d’un panama. À 93 ans, Raymond William Rabemananjara, fondateur du Mouvement national malgache de libération, n’est plus en mesure de répondre à une interview. Il reste cloîtré dans son appartement du centre-ville.

    Écrivain, professeur de français pendant quatorze ans à Reims et à Saint-Quentin, cet intellectuel s’est battu toute sa vie pour la démocratie dans son pays natal. Profondément humaniste, homme de dialogue, Raymond William Rabemananjara a toujours prôné la non-violence et cru que son île s’en sortirait. Pour l’instant, l’histoire lui donne tort. Le pays est toujours aussi déchiré, ingouvernable au point d’être absent du dernier sommet France-Afrique.

    Inculpé puis expulsé

    Venu en 1930 en France pour y poursuivre des études, notamment en sciences économiques à Paris, Raymond Rabemananjara, fils d’un roi de la vanille, crée à Paris en décembre 1945 le Mouvement national malgache de libération, qui devient en février 1946 le Mouvement démocratique de la rénovation malgache (MDRM). Il en est, avec son homonyme Jacques Rabemananjara, l’un des deux secrétaires généraux. Le président de ce jeune parti est le député Joseph Raseta. Aussitôt le MDRM s’impose comme le principal mouvement politique de la colonie.

    Pour contrer cette inquiétante montée en puissance, la France favorise l’émergence d’un parti anti-indépendantiste, fomente une rébellion et mate l’insurrection en 1947 par une violente répression. Les historiens s’accordent aujourd’hui sur 5 000 à 12 000 morts, très loin des 100 000 victimes, bilan souvent avancé par certains Malgaches. Le MDRM est dissout et ses leaders emprisonnés.

    C’est après la défaite en Indochine que la France envisage l’indépendance pour les autres colonies. Grâce à un transfert de pouvoir en 1956, une République émerge à Tananarive, la capitale de l’île, et conduit à un État indépendant le 26 juin 1960.

    En août 76, alors qu’il dénonce le régime communiste au pouvoir, Raymond William Rabemananjara est arrêté, inculpé de « complot », « d’atteinte à la sûreté intérieure et extérieure » de l’État puis expulsé.

    Depuis Reims, où il s’est installé dès 1962, le doyen des Malgaches de France a assisté, souvent impuissant, aux soubresauts d’un jeune État indépendant.

    Si Madagascar s’est ouverte aux investisseurs européens, américains et asiatiques, Raymond Rabemananjara reste persuadé que la France a encore un rôle à jouer dans un pays qui dispose de ressources naturelles. Il le rappelait dans une interview parue dans l’Union-l’Ardennais en 2005, lors de la visite officielle de Jacques Chirac. « De Gaulle au su mener avec dignité la décolonisation de l’île la plus importante de l’océan Indien. J’aimerais que le président Chirac ait un mot de fraternité pour le peuple malgache qui a tant souffert des événements dramatiques de 1947. »

    « On peut mutiler un homme mais on ne peut jamais fusiller ses idées, elles résistent au temps, au mépris et à toutes les oppressions », souligne, dans l’un de ses nombreux ouvrages, Raymond Ramananjara.

    Christophe PERRIN


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    Union100606a- Marne
    HISTOIRE : 1940

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    Les héros du Rethélois

    Après une belle résistance française, les motocyclistes s’infiltrent dans le dispositif.
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  • Si le front craque, il est des endroits où les Français tiennent encore la dragée haute à l’ennemi. C’est une évidence sur Rethel où le général de Lattre de Tassigny concourt à un front défensif qui s’étend de Château- Porcien jusqu’à Stenay en Meuse. La Wehrmacht concentre sur ce secteur dix-neuf divisions d’infanterie et quatre panzers ce qui équivaut à près de 400.000 hommes et plus de 950 chars. Les Français ne peuvent alors opposer que huit divisions d’infanterie et cinq bataillons de chars soit 152.000 hommes et 353 chars. Le 1er juin, la 14e DI du général de Lattre s’écarte de Rethel pour défendre une ligne d’une quinzaine de kilomètres allant de Thugny-Trugny jusqu’à Attigny et laisse sa place à la 2e DI arrivant de Lorraine. Avec ses 18.000 hommes, de Lattre n’hésite pas à s’opposer aux 54.000 soldats des 73e, 82e et 86e DI du 23e corps d’armée du général Schubert.

    Le 9 juin, après un pilonnage d’artillerie d’une rare intensité pendant trente-cinq minutes, les Allemands progressent vers l’Aisne. Peu après 4 heures, l’ennemi met à l’eau ses canots pour rejoindre la rive opposée de la rivière. La 86e essaye de placer une tête de pont entre Ambly-Fleury et Givry-sur-Aisne tandis que la 73e fait de même de Seuil à Thugny-Trugny. La 82e est placée en réserve. Le brouillard est épais ce qui désoriente l’envahisseur. De Lattre engage le 35e RI soutenu par trois chars du 3e BCC dans une contre-attaque.

    Les Allemands sont alors repoussés au nord du canal et les Français réussissent à faire de nombreux prisonniers. En fin de matinée, le 31e bataillon de chasseurs portés (BCP) est malmené par le 170e RI ennemi. 850 Français tentent de stopper 3.000 Allemands bien équipés. Une nouvelle contre-attaque est menée par le 25e GRDI, le 2e BCP et 9 chars du 3e BCC. Les poches ennemies sont neutralisées les unes après les autres si bien qu’en fin d’après-midi, le 31e BCP est dégagé. Dans le même temps à Seuil, le 213e RI allemand est défait par le 21e BCP. A Ambly- Fleury, on ne passe pas. Les hommes du 35e RI veillent.

    Bref, le 9 au soir, les soldats du général de Lattre ont bien rempli leur mission. L’adversaire enregistre de lourdes pertes : 1.800 tués et 1.200 prisonniers. Malgré ce bilan, le 23e corps ennemi reprend l’assaut. Le 10 juin à 5h20, l’artillerie allemande reprend son tir fou. Malgré des pertes sévères, les fantassins allemands s’accrochent à la rive sud de l’Aisne mais sont bloqués devant Thugny-Trugny. A 10h30, l’assaut allemand est rompu. Sur Givry, le 35e tient toujours bon. Les Allemands sont toujours en échec dans la soirée du 10. Le général Schubert reconnaît alors : « Les ardentes contre-attaques françaises menées d’une main de maître, ont obligé nos troupes à une retraite précipitée. La 14e DI française s’est battue les 9 et 10 juin d’une manière identique aux meilleures unités de 14-18 devant Verdun ». Du côté de Voncq, le 36e DI du général Aublet livre un rude combat qui contrarie autant l’ennemi sur l’axe Attigny-Le Chesne.


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    De Briare à Tours : l’horizon du renoncement

    Le maréchal Pétain s’oppose à Paul Reynaud et constitue une opposition interne au gouvernement.
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  • LA CARTE DE LA NÉGOCIATION. De plus en plus isolé, Reynaud refuse de demander l’armistice à Hitler tandis que Weygand et Pétain l’y poussent. Il tient à rester fidèle à l’union avec la Grande-Bretagne de Churchill.

    Pendant le vol qui le conduit vers l’aérodrome de Briare, Churchill qui est accompagné d’Eden, des généraux Spears, Dill, Ismay et du capitaine interprète Berkeley, disserte sur l’exigence de cohérence dans les dispositions à tenir. Il tient à convaincre ses interlocuteurs français qui l’attendent au château du Muguet qu’il faut poursuivre le combat. Comme l’espace aérien est de moins en moins sûr, « Le Flamingo » du Premier ministre britannique est escorté par une escadrille de douze Hurricane. Dès le début de la conversation à laquelle participent Paul Reynaud, le général Maxime Weygand et le maréchal Pétain, Churchill réaffirme la décision britannique de poursuivre le combat « quoi qu’il arrive » et rappelle que de nouvelles divisions sont en formation.

    Son discours optimiste et très structuré n’émeut pas le généralissime qui, dès le commencement de sa synthèse sur la situation générale du front français, se lamente : « Je ne peux plus arrêter la marche des Allemands vers Paris. Je ne peux plus intervenir parce que je n’ai plus de réserves ». Dans la grande salle à manger où se déroule la conversation, il règne un silence lourd de sens. Soupçonnant Weygand d’un pessimisme outrancier, le Premier ministre anglais souhaite entendre l’avis de : « son ami Georges ».

    Le commandant des armées du Nord-est n’a que de mauvaises nouvelles parce que le tiers des forces franco-britanniques est hors combat et parmi les unités fracassées, il y a quelques-unes des meilleures unités. Et le général d’ajouter : « La bataille de la Somme a usé au 11 juin, de vingt à vingt-cinq divisions qui n’ont plus que des débris de régiments, de moins en moins d’armements collectifs, une artillerie insuffisante. Ce sont une soixantaine d’unités supplémentaires qui sont hors jeu ». Churchill réitère sa question : « En sommes-nous réellement là ? » Georges est clair et net : « Je le confirme ».

    A l’heure du dîner où la tension est extrême entre de Gaulle et Weygand, le jeune sous-secrétaire d’Etat affirmant avoir reçu ordre de se placer à côté de Churchill, la conversation est convenue mais aucune décision nouvelle n’est initiée. Avant d’aller dormir, le Premier ministre britannique prend un cognac avec Paul Reynaud. Le chef du gouvernement français lui confie alors que Pétain a préparé une note favorable à un armistice mais qu’il ne l’a pas sorti de sa poche. Cela démontre bien dans quel état d’esprit le maréchal se trouve.

    Le 12 dès 8 heures, s’ouvre la deuxième séance du quinzième Conseil suprême allié. Pétain est absent tout comme de Gaulle envoyé à Rennes pour superviser la mise en place du verrou breton. Weygand redouble de pessimisme et exprime sa certitude qu’il n’y a aucun moyen opérationnel au sud de la Seine pour interdire l’avancée de l’ennemi. Le généralissime développe des situations hallucinantes. N’affirme-t- il pas que quatre divisions françaises n’ont aucun canon : « ce qui témoigne de manques préoccupants dans l’artillerie ». Pour lui, toutes les formes de résistance qui vont désormais se manifester seront l’œuvre de groupes et de colonnes isolés. Winston Churchill ne se laisse pas décontenancer et interroge sur la Bretagne. On feint de ne pas l’avoir entendu !

    QUATRE PROBLÈMES

    Le Premier ministre pose alors quatre problèmes. Il interroge pour savoir si Paris et sa banlieue ne sont pas un obstacle naturel susceptible de ralentir réellement la progression de l’ennemi comme cela a été le cas au début de la Première Guerre mondiale. Il continue son raisonnement et interpelle les officiers pour comprendre pourquoi il n’est pas possible de concevoir une contre-attaque franco-britannique sur la basse Seine. Il demande ensuite si une guerre de colonnes contre les communications allemandes est inenvisageable. Il souhaite une évaluation des forces déjà réparties dans les zones conquises et une estimation sur celles en capacité de poursuivre l’invasion de l’Hexagone. Il évoque enfin une résistance longue de manière à laisser le temps aux Etats- Unis de s’engager dans le conflit. Il ne dispose d’aucune information de la Maison Blanche en prise à un Parlement qui ne veut pas entendre parler de guerre ! Weygand évacue les pistes tracées par Churchill et explique que si les défenses de Paris sont fracturées, la ville sera déclarée ouverte pour éviter des destructions trop importantes et limiter aussi le nombre de tués et de blessés. Le généralissime demande où en sont les dix divisions promises en renfort avec leur appui aérien. Reynaud dit son espoir dans un engagement de Washington. Weygand pense que tout va trop vite pour compter sur l’Amérique et prévoit qu’Hitler dispose des ressources humaines et matérielles suffisantes pour envisager une conquête totale de la France.

    Churchill craint plus que jamais un changement de la position politique française aussi demande- t-il à en être avisé prioritairement de manière à revenir si nécessaire discuter avec le gouvernement français. Avant de remonter à bord de son avion, Churchill échange quelques propos avec l’amiral Darlan : « J’espère que vous ne rendrez jamais la flotte ». « Il n’en est pas question, ce serait contraire à notre tradition navale et à l’honneur » répond l’amiral.

    Pendant le vol vers Londres, le Premier ministre fait le point : « J’ai échoué dans cette lutte pied à pied que j’ai conduite pour empêcher les Français d’arrêter les combats. Mes arguments techniques n’ont pas résisté à l’épreuve d’une réalité tragique et plus dramatique qu’imaginée ». Puis, se tournant vers ses interlocuteurs il résume : « D’ici peu, la Grande-Bretagne se battra seule mais elle se battra ».

    Le général Ismay lui confie sa colère devant ce qu’il nomme : « la traîtrise française ». Le Premier ministre anglais est moins sévère et il reconnaît que son pays ne peut pas apporter tous les renforts qui seraient nécessaires : « Les Français ont supporté 90 % des pertes et 98 % des souffrances. Demain qu’en sera-t-il pour nous ? »

    Alors qu’il dresse ce constat, le nombre de prisonniers que fait l’ennemi chaque jour ne cesse pas d’augmenter.

    HERVÉ CHABAUD


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    L’Italie rejoint le IIIe Reich

    Mussolini botté et casqué avec le maréchal Badoglio avant l’entrée en guerre de l’Italie.
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  • Un peloton de « carri armati » M 13 avant son départ pour le front français en juin 1940. Ces engins seront tenus en échec dans les vallées alpines.
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  • ROME. Un nouveau front s’ouvre en France métropolitaine avec l’entrée dans le conflit des troupes de Benito Mussolini dont l’opportunisme est une évidence.

    « C’est un coup de poignard à un homme déjà à terre » hurle André François-Poncet, ambassadeur de France à Rome lorsqu’il s’entretient avec le ministre des Affaires étrangères et gendre du Duce, le comte Galeazzo Ciano. L’entrée en guerre de Rome contre Paris et Londres est un tournant dans un conflit qui met à mal la France. Alors qu’on s’attend à une puissante attaque au sud, il ne se passe rien dans les premiers jours. Ce qui ne signifie pas que des liens opérationnels n’aient pas été anticipés entre les Allemands et les Italiens. Le général Carl-Heinrich Von Stülpnagel est chargé de l’animation et de la coordination d’un état-major mixte destinées à planifier une opération conjointe déterminante sur le Rhin supérieur. Quand les officiers d’état-major du Reich étalent leurs cartes, les Italiens sont d’emblée frileux et pour ne pas énumérer les moyens qu’ils vont engager dans l’action, ils récitent la même strophe : « Nos chefs n’attendent rien d’une attaque sur le front des Alpes ».

    HITLER FOU DE RAGE

    Lorsque cette remarque est retranscrite au Grand quartier général allemand, Hitler éructe de colère contre l’inconséquence stratégique de ses nouveaux alliés. Il s’agit pour Mussolini de gagner du temps. Est-il si sûr de son potentiel militaire ? Ne craint-il pas d’être stoppé par des troupes françaises qui ont mis en place des lignes défensives avec des troupes de montagne sur les cols alpins ? Ne cherche-t-il pas à profiter de l’imminence de la chute de la France pour exprimer quelques revendications territoriales sans engager plus avant son armée ? De fait lorsque le 13 juin dans la soirée, le général Marras, attaché militaire italien à Berlin précise au général Halder la position de son gouvernement, il indique : « L’Italie n’attaquera sur les Alpes que lorsque les Allemands lui en auront ouvert la possibilité par une action musclée sur les arrières des Français ». L’officier allemand manque de s’en étrangler mais il fait passer le message à l’état-major qui ne tarde pas à qualifier les Italiens de : « rigolos suffisants ». La décision des Italiens ne bouleverse personne à Paris. Rome paraît bien loin des préoccupations pour la simple raison que l’avance des panzers en direction de la Seine est telle que l’urgence est à se replier pour éviter la capture. Les nouvelles en provenance de l’offensive ennemie déclenchée en Champagne le 9 juin sont alarmantes. L’heure n’est pas à tergiverser. Le général Weygand n’est pas au mieux et, lorsqu’il remet une nouvelle note de synthèse sur l’état général des troupes, il précise que les soldats sont éreintés mais dit-il : « ils se battent héroïquement ». Toutefois, il ne cache pas au président du Conseil que les pertes enregistrées affaiblissent les lignes de défense et que le ravitaillement en munitions se complique. Il résume : « Les attaques allemandes nous contraignent à des replis de plus en plus en profondeur et il s’avère que la rupture de nos lignes de défense peut désormais se produire à tout moment ». Bref, Reynaud sait ainsi que tout va de mal en pis. Les perspectives sont noires ! Le 9 juin, le président du Conseil a dépêché son sous-secrétaire d’Etat, le général de Gaulle chez Winston Churchill à Londres pour décider son homologue britannique à envoyer sans tarder des renforts d’aviation dans l’Hexagone. Une situation dont ne veut plus entendre parler le chef du gouvernement anglais. Devant le Cabinet de guerre, il a fixé la priorité à la garantie de la souveraineté britannique par le respect de l’indépendance de son territoire et l’interdiction de l’espace aérien à des appareils ennemis. Churchill penche pour une poursuite de la guerre en Afrique mais il ne se substitue pas au gouvernement français. En réalité, de Gaulle est en phase avec Winston ce qui complique les choses. Le général se place en visionnaire et en analyste pragmatique de la situation alors qu’il devrait être seulement le porte-parole de Paul Reynaud. Il privilégie sa hauteur de vue et une certaine complicité avec le Premier ministre du Royaume-Uni.

    De Gaulle s’entretient également avec Antony Eden, le secrétaire d’Etat à la Guerre et essaie d’obtenir des régiments supplémentaires et une coopération renforcée sur le plan des équipements.

    Même si Churchill ne pense pas que la chute de la France est imminente, il prend les devants et fixe dans un mémorandum trois priorités. Il tient d’abord à ce que ses services s’assurent que l’or de la Banque de France sera bien envoyé aux Etats- Unis. En outre, il se préoccupe de l’avenir de la flotte française dont il connaît la puissance. Il voit d’un très mauvais œil sa confiscation par le Reich allemand. Il n’hésite pas à envisager l’hypothèse de sa destruction avant son retour dans des ports d’assignation. L’amiral Dudley Pound est même briefé pour s’entretenir avec l’amiral Darlan. L’objectif est de le convaincre de la pertinence du sabotage de ses navires ! Il y a déjà en germe, le schéma britannique qui va conduire au drame de Mers el- Kébir début juillet. En ce qui concerne l’aviation, Churchill veut que les avions livrés par les Etats-Unis ou montés à Casablanca rejoignent des terrains anglais. Il suggère aussi que la France détruise ses réserves de carburant pour qu’elles ne puissent pas être confisquées par l’ennemi.

    « IL FAUT CONTINUER À SE BATTRE »

    Churchill prépare par l’alignement de ces mesures, une base de discussion qu’il tient à avoir personnellement avec Paul Reynaud. Le président du Conseil quitte Paris le 10 juin vers 22 heures pour se rendre à la préfecture d’Orléans. Il passe une courte nuit dans la chambre du préfet tandis que depuis Briare ou le Grand quartier général français s’installe, on annonce l’arrivée le lendemain du Premier ministre britannique.

    De Gaulle pense que le généralissime Maxime Weygand tient à expliquer en tête à tête la gravité de la situation endurée par les armées françaises. Or il semble que ce soit Reynaud qui télégraphie à son homologue et lui propose cet entretien en extrême urgence à Briare. En réalité, de Gaulle aimerait bien que Reynaud change le généralissime et le remplace par l’ancien commandant de la IIe armée désormais à la tête du groupe d’armées n°4 le général Huntziger. Ce dernier a désormais installé son PC à Arcis-sur-Aube. Entre le sous-secrétaire d’Etat et Weygand, le courant ne passe plus. Huntziger qui s’est entretenu avec de Gaulle est prêt à continuer le combat en Afrique et à prendre le relais à la tête des armées françaises si le chef du gouvernement en décide ainsi. De Gaulle confie à Reynaud lorsqu’ils se rencontrent à Briare l’accord de principe d’Huntziger mais entre-temps, le Premier ministre a décidé de maintenir Weygand. « Il faut continuer à se battre » ordonne- t-il en attendant de converser avec Churchill.

    Avant de décoller, Churchill affirme devant le Cabinet de guerre sa détermination au choix d’un grand plan stratégique sur la future conduite de la guerre, en particulier si les Français se retirent de Paris. Opposé à toute paix séparée, le chef du gouvernement britannique s’illusionne sur les capacités de résistance des armées françaises. Le front de la Somme est une passoire et malgré les combats héroïques menés dans les Ardennes et la courageuse opposition à Rethel de la 14e division d’infanterie du général Jean de Lattre de Tassigny, la dislocation de l’armée tricolore est écrite. Le général Georges qui refait ses calculs ne martèle-t-il pas à nouveau que la bataille du Nord a fait perdre trente cinq grandes unités ? Ce qui manque à la France pour redresser une situation qui ressemble à celle de mars 1918, ce sont des réserves. Churchill est horrifié mais il sait à quoi s’en tenir tout en maugréant contre les Italiens.

    H.C.


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    Union100604b- Marne
    SOMPUIS : Cérémonie commémorative : Une plaque pour l’ancien gendarme André Bourgeois

    André Bourgeois a servi comme gendarme à Sompuis de 1932 à 1939.
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  • ANDRÉ Bourgeois est né à Deville, dans le département des Ardennes, le 7 décembre 1902. Douanier à Givet de 1922 à 1932, marié et père de deux enfants, Daniel et Robert, il est arrivé comme gendarme à Sompuis, en 1932. Il y restera 7 ans, puis, il sera mobilisé en septembre 1939 à l’entrée en guerre de la France contre l’Allemagne nazi.

    Six gendarmes morts pour la France

    André Bourgeois est mort pour la France au Fort des Dunes, à Leffrinckoucke (département du Nord), le 3 juin 1940, avec six autres gendarmes, durant l’opération Dynamo, du 24 mai au 4 juin 1940. Cette opération militaire sauvera la vie de 350 000 hommes, dont 240 000 Britanniques et 110 000 Français.

    André Bourgeois reçu la médaille Militaire à titre posthume le 17 avril 1942. Puis, il recevra la Croix de Guerre 1939-1945 à titre posthume avec citation à l’ordre de la division : « Sous-officier brave et courageux. André Bourgeois a été tué glorieusement le 3 juin 1940, à son poste de combat, au Fort des Dunes, près de Dunkerque, au cours d’un violent bombardement de l’aviation ennemie. »

    70 ans plus tard, le dimanche 30 mai 2010, au Fort des Dunes, a été inaugurée une plaque à la mémoire des six gendarmes de la prévôté, qui y sont morts. La mairie de Leffrinckoucke a organisé, en partenariat avec le collectif France 40, le collectif British Expeditionnary Force et l’association le Chardon, des manifestations autour du 70e anniversaire de la Bataille de Dunquerke. Le maréchal de logis Chef Carpentier a recherché durant 3 ans l’ensemble des familles, en vue de l’inauguration de la plaque commémorative pour la célébration de cet événement historique.

    Simone Bourgeois, veuve de Robert Bourgeois, et belle fille d’Andrée, habitante de Sompuis, avec ses trois enfants et quatre petits enfants sont allés à cérémonie de commémoration militaire. Durant cette journée des scènes de reconstitutions de la bataille, de la vie des troupes avec le matériel d’époque, des expositions de documents et d’objets de cette période ont permis aux visiteurs de mieux appréhender la vie de leur aïeul.

    La caserne de gendarmerie de Sommesous, autrefois implantée à Sompuis, porte le nom de caserne André Bourgeois.


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    Union100604a- Marne
    SUIPPES : Exposition à Suippes : Souvenirs du 10 mai 40

    L’occasion de découvrir ou de revivre des moments inoubliables.
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    L’exposition « Souvenirs du 10 mai 1940 » qui s’est tenue à la Maison des associations a reçu de nombreux visiteurs venus découvrir ou revivre des instants inoubliables.

    Le président de l’association « Les amis du vieux Suippes », Jean-Noël Oudin, remercie les personnes qui ont prêté des documents et informe que le classeur de l’exposition est toujours consultable sur simple demande.

     

     


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    Union100603b- Marne
    REIMS-FRASNE : Aviation : l’hommage à Jean-Mary Accart

    La stèle inaugurée le 1er juin à Frasne en présence de sa famille et d’une délégation de la BA 112.
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  • Une stèle a été inaugurée 70 ans jour pour jour à Frasne où le capitaine Accart, un as rémois du printemps 1940, avait dû sauter en parachute.

    Mardi, soixante-dix ans jour pour jour après les faits, une stèle a été inaugurée dans les bois de la commune de Frasne dans le Doubs, un village situé à une vingtaine de kilomètres de Pontarlier à la mémoire du général de division aérienne Jean-Mary Accart qui, capitaine en 1940, en pleine campagne de France, alors qu’il était à la tête de l’escadrille SPA 67 du Groupe de chasse 1/5 de Reims, a été grièvement blessé en service aérien commandé. Le 1er juin 1940, Accart est atteint par une balle tirée depuis un Heinkel 11 qui vient se ficher entre ses deux yeux. Le capitaine parvient par miracle à s’extraire de son cockpit et saute en parachute malgré sa très grave blessure. Le bras gauche retourné, il se brise une jambe en touchant le sol et est retrouvé inconscient. Il est dirigé en urgence vers un hôpital lyonnais. Les médecins parviennent à le sauver. Il choisit d’occuper sa convalescence pour rédiger un ouvrage : « Chasseurs du ciel » qui est un témoignage poignant sur l’action des pilotes de chasse pendant la campagne de France.

    Autour du maire de Frasne, Philippe Alpy, d’une forte délégation d’anciens combattants en présence de la famille du général en particulier de son fils Bernard et de sa fille Laurence, une cérémonie émouvante a eu lieu. La BA 112 « commandant Marin-la-Meslée » qu’il a commandée du 12 septembre 1952 au 20 août 1955 avait dépêché une délégation composée du lieutenant de réserve Armel Péron et de Frédéric Lafarge, administrateur du musée de la base et chargé des relations publiques.

    « Les Allemands ne l’auront pas »

    La stèle signée Marcel Dichamp, un ferblantier retraité et passionné d’histoire a été érigée à l’endroit même où le capitaine Accart a été découvert évanoui. Elle reproduit le profil caractéristique d’une aile de Curtiss H 75, son avion comme celui de ses compagnons de combat Edmond Marin-la-Meslée, Michel Dorance, les Tchécoslovaques Aloïs Vasatko et François Périna, Maurice Tallent, Georges Lefol et François Morel pour ne citer que les as du 1/5 ayant remporté au moins dix victoires homologuées.

    « Ces pilotes ont fait du 1/5 le groupe de chasse le plus titré de l’Armée de l’air à la fin de la campagne de France avec cent onze victoires, d’où ce surnom de groupe des 111 », rappelle Frédéric Lafarge qui vient de publier un ouvrage passionnant sur la BA 112 de Reims. Deux plaques de laiton sont fixées sur la stèle pour rappeler les circonstances du saut d’Accart. « Mon fidèle Curtiss a lui aussi terminé la guerre. Il est arrivé au sol à mille kilomètres à l’heure et s’est enfoui désespéré. Les Allemands ne l’auront pas », indique la seconde plaque. Avec cet appareil, Accart avait remporté la totalité de ses victoires, douze sûres et quatre probables. « Les restes du moteur, un Wright Cyclone à quatorze cylindres développant 1.200 chevaux est présenté depuis 2003 dans une des salles du musée de la BA 112. Ce Curtiss H 75, chasseur d’exception, a permis à douze pilotes de Reims de se classer parmi les quinze meilleurs as de la campagne de France, le meilleur étant Marin la Meslée avec seize victoires sûres et quatre probables », conclut Frédéric Lafarge. Accart a terminé sa carrière comme général de division, commandant la Force aérienne tactique.

    Il était Grand-croix de la Légion d’honneur et titulaire de la croix de guerre avec onze citations. Il est décédé le 19 août 1992. L’un de ses fils disparu prématurément vivait à Bazancourt et était un ami du Musée et de la BA 112.

    H. Ch.


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    Union100603a- Marne
    EPERNAY : Anciens résistants, une nouvelle plaque pour Robert Die

    De gauche à droite : Dominique Aubry, Marianne Pernet, Alain Galataud et Hélène Plaquin.
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  • C’est en présence d’Hélène Plaquin, conseillère municipale déléguée aux associations patriotiques, que l’association nationale des anciens combattants de la Résistance (ANACR) s’est réunie en assemblée générale le dimanche 30 mai.

    Le président Alain Galataud évoquait le transfert de la plaque commémorative Robert-Die, rue de Reims. Le nouveau propriétaire de l’immeuble où était accrochée la plaque n’acceptant pas qu’elle reste à cet emplacement, c’est en accord avec la mairie qu’il a été décidé de sceller cette plaque sur l’immeuble de l’ex MJC, au droit de l’entrée du parking.

    Le libellé « à la solde des Boches » sera remplacé par « à la solde des nazis ».

    Pour Geneviève Philizot, ancienne résistante : « La plaque aurait dû rester à son emplacement initial, le président de la Fédération des associations d’anciens résistants m’a affirmé que c’était une disposition légale ! ».

    L’association a aussi demandé à la mairie de nommer le parking « parking Robert-Die ». Demande qui sera étudiée en conseil municipal à la rentrée de septembre.

    Alain Galataud a également évoqué le souvenir du sparnacien Fernand Zenher, cheminot maquisard ayant activement participé à la libération de Château-Thierry avec les FTP. La section ANACR de Château-Thierry a invité la section d’Epernay au dépôt d’une plaque souvenir, le vendredi 18 juin.


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    Union100602a- Marne
    THIEBLEMONT : Trois anciens distingués

     

    A la maison de retraite de Thiéblemont, devant des membres de leurs familles, des amis et en présence de MM. Christian Zapior, conseiller général et Michel Journet, maire de Cheminon, le diplôme d’honneur des combattants de l’armée française 1939-1945 a été remis à trois Cheminoniers :

  •  Serge Collaine (1916),
  •  René Grégoire (1918)
  •  et René Cabrillon (1913).

    Ce dernier, doyen du village de Cheminon (96,5 ans), bien que n’étant pas pensionnaire à la maison de retraite, a tenu à venir rencontrer ses amis Cheminoniers et participer avec eux au verre de l’amitié qui a suivi la remise des diplômes.

     


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    Union100601a- Marne
    REIMS : Le musée du fort de la Pompelle déficitaire La Ville à la rescousse

    Vadelaincourt, aujourd’hui, a retrouvé son calme.
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  • En fin d’année, le contrat d’affermage liant l’association de gestion à la municipalité arrive à terme. Une convention sera signée dans la foulée.

    APRÈS la présentation des résultats de fréquentation en nette baisse par rapport aux années précédentes, le musée du fort de la Pompelle était dans la plus totale des incertitudes. L’association en charge de la gestion de ce site mémorial se retrouvait en effet déficitaire de plusieurs dizaines de milliers d’euros.

    Laissant planer au-dessus de la structure un doute quant à sa pérennité et à son entretien à court terme, le conseil municipal de la ville aura, en plus des règlements de comptes habituels, permis de trouver une piste éventuelle pour l’avenir de ce site.

    « Cela ne pouvait plus durer »

    En effet, devant l’abysse financier dans lequel l’association de gestion du musée se retrouve plongée, la Ville a demandé la mise en place d’une convention pour soutenir un peu plus les acteurs de la gestion. À savoir que la Ville de Reims soutient à hauteur de 180.000 euros l’association qui gère le musée du fort.

    « C’est un effort qu’il faut reconnaître. La situation des finances de l’association s’est fortement dégradée depuis plusieurs années. Cela ne pouvait plus durer ainsi. C’est pour cela que nous avons proposé une convention entre la Ville et une association pour gérer le site. Il faut sauver ce site qui est d’une importance capitale pour le travail de mémoire », explique Jacques Cohen, adjoint au tourisme.

    Les « oursins » du département

    Le contrat d’affermage du fort de la Pompelle arrivant à terme à la fin de l’année, il était en effet grand temps de prendre des décisions.

    Reims continuera donc de donner les subventions prévues initialement, à peu près 180.000 euros, et devrait en plus, via une convention allonger sur la table quelque 60.000 euros. De quoi assainir les finances de l’association qui gère le fort et qui est prise à la gorge depuis la suppression, il y a trois ans de cela, des aides émanant du conseil général.

    « Depuis 2004, les subsides du conseil général ont diminué jusqu’au moment où plus aucune aide ne venait nous soulager », constate Alain Chauveau, le président de l’association en charge du fort.

    50.000 euros en 2004, 30.000 en 2005, 15.000 en 2006. Et depuis plus rien. Un désengagement qui ne plaît ni à la Ville, ni à l’association.

    « Nous avons besoin de subventions pour le fonctionnement. Ce que le conseil général ne comprend pas. Il se dit prêt à soutenir des projets mais pour l’instant, l’essentiel est de ramener à l’équilibre nos finances. On n’est pas à l’heure des projets mais bien de la pérennisation », poursuit Alain Chauveau.

    Par la convention, la Ville de Reims propose donc de se substituer au conseil général et à ses deniers.

    Montant de l’aide proposée : 58.000 euros supplémentaires. Ce qui fait une enveloppe globale de 238.000 euros pour l’association en gestion du fort.

    De quoi sortir la tête de l’eau. Ou du moins, éviter de boire la tasse.

    Thomas DUPRAT


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    La fréquentation en forte baisse

    Vadelaincourt, aujourd’hui, a retrouvé son calme.
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  • Depuis 1998 et le 90e anniversaire de la fin de la Grande Guerre, la fréquentation du musée du fort de la Pompelle est en chute libre.

    Pour les responsables du musée, et surtout les comptables, 2008 a été la meilleure année en terme de fréquentation depuis que l’association a repris la direction du site en 1993.

    90e anniversaire de la fin officielle des hostilités entre les Allemands et les Français oblige, de nombreuses cérémonies s’étaient tenues au fort de la Pompelle. Cette année-anniversaire attira plus de 15.000 visiteurs. Depuis, la chute ne fait que s’accentuer. 12.000 puis 11.000 visiteurs. Et les chiffres de fréquentation ne sont guère encourageants pour 2010.

    Il s’agit donc bien de tenter de stopper l’hémorragie et combler le trou plutôt que de se lancer dans des projets de grande ampleur. Des travaux de réhabilitation sont d’ailleurs en cours sur le site. Et encore une fois grâce aux aides de la mairie rémoise.


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    La réponse de Savary

    Le président du conseil général a tenu à faire la lumière sur l’extinction progressive des aides du département au musée-fort de la Pompelle.

    « Pour être très précis, le conseil général a pour principe de ne pas intervenir sur la direction et l’administration de sites dirigés par des structures associatives. Au titre de l’équité, nous avons décidé dès 2007 de nous dégager progressivement du soutien au fort de la Pompelle.

    Mais il est primordial de souligner que le département est prêt à soutenir des projets d’une certaine envergure et surtout qui entre dans le schéma et dans un programme cohérent avec les autres sites de mémoire. S’il y a du lien dans les projets, nous soutiendrons, sinon la politique du conseil général est claire et nette. »


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    Union100531a- Marne
    CHALONS-EN-CHAMPAGNE : Nouveau rallye de la Liberté au terrain de la Folie : Un rapprochement important

    Les élèves de l’école du Mont-Saint-Michel qui ont participé au Rallye de la Liberté
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  • Le traditionnel Rallye de la Liberté qui se déroule chaque année sur le terrain de La Folie a pris cette année une autre dimension avec un site réaménagé prés de la Butte des Fusillés et désormais accessible au public.

    Cette année encore et malgré un temps pluvieux le jeudi 27 mai suivi d’une matinée fraîche et brumeuse le matin du vendredi 28 mai, le soleil a pointé son nez tout l’après-midi pour accueillir les scolaires concernés par ce Rallye qui regroupe les CM1 et CM2 de Châlons et de la communauté d’agglomération.

    Ce ne sont pas moins de 390 jeunes sur deux jours qui furent accueillis sur le site pour rencontrer les anciens combattants qui leur ont posé des questions sur la période 39/45 du début de la guerre jusqu’à la victoire finale.

    Cette rencontre des élèves avec leurs professeurs sur le site fut une nouvelle fois réussie, ce qui permet chaque année de rapprocher les jeunes générations avec le monde combattant.


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    Union100530b- Marne
    SAINTE-MENEHOULD : A Vadelaincourt (Meuse) pendant la Première Guerre mondiale : Un hôpital d’évacuation très actif

    Vadelaincourt, aujourd’hui, a retrouvé son calme.
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  • A Vadelaincourt, fut installé cet hôpital d’évacuation. C’était pendant la Première Guerre mondiale.
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  • AU sud de Verdun, chaque village d’importance modeste verra s’implanter un HOE, à Clermont-en-Argonne, Froidos, Lavoye, Waly, Fleury-sur-Aire, Vadelaincourt. Souvent à proximité d’un château ou d’une grosse maison, comme à Froidos, à Dugny, à Vadelaincourt, aux Petits Monthairons. Depuis ces maisons comme point de départ, on développera l’extension par les baraques Adrian. Ces installations ne seront pas toujours à l’abri des coups de l’ennemi, Vadelaincourt en est un douloureux exemple.

    À Vadelaincourt, la situation de l’HOE n°12 devait être abritée du canon ennemi et bénéficiait de la présence d’une liaison routière et ferrée. Le Château Génin abandonné favorise aussi l’installation de cet hôpital. On occupe les maisons voisines vides, les granges, les greniers, les écuries. Le bureau des entrées s’installe dans la première maison en venant de Verdun, la pharmacie en face de la mairie, la chefferie de l’hôpital dans le château.

    Installation du pavillon opératoire

    À l’automne 1915, le bas du village va voir la construction de pavillons, entre la maison Génin et la route d’Ippécourt. Dans une de ces baraques, on installe deux salles d’opération, nanties d’un groupe électrogène et d’une pièce de stérilisation. On dote la formation d’un camion radiologique. À l’été 1916, c’est une trentaine de pavillons qui compléteront l’équipement.

    En prévision d’une attaque possible, le médecin chef, en plus des installations des salles d’opération, améliore les voies d’accès. Le 21 février, avec le début de l’offensive, son hôpital est prêt pour recevoir les blessés triés à Baleycourt.

    Du 23 février au 5 mars, il faudra renforcer Baleycourt, à l’HOE n° 6. À Vadelaincourt, trois équipes chirurgicales opèrent nuit et jour.

    Dans la nuit du 28 au 29 février, il faut abandonner Baleycourt et c’est un afflux de blessés qui arrive à Vadelaincourt. Pour éviter l’engorgement, on ouvre un poste de triage à Moulin Brûlé sur la route d’accès, poste que l’on complète alors par le transfert et l’implantation de l’HOE n° 6 un peu plus au sud au lieu-dit La Queue-de-Mala où on renforce le triage, sans faire d’hospitalisation.

    En mai 1916, une nouvelle ligne de chemin de fer est mise en place pour le ravitaillement de Verdun. Elle met Vadelaincourt tête de ligne pour le ravitaillement de la ville. Les interventions d’urgence sont alors pratiquées à l’HOE n° 12 qui est alors relié à l’HOE n° 6. Ils pourront recueillir les blessés de l’offensive française, cette fois pour dégager Douaumont.

    Après une nouvelle accalmie, jusqu’au 20 août 1917, une nouvelle offensive française devait apporter à Vadelaincourt son tribut de blessés, pour dégager les crêtes du Mort Homme et de la côte 304.

    De violents bombardements

    Le 20 août 1917, le drame devait frapper l’hôpital. Malgré les nombreuses croix rouges indiquant un ensemble hospitalier sur les toits des baraques et de l’hôpital, des avions ennemis procèdent à un violent bombardement de la formation. Le médecin-major Morin sera tué en salle d’opération.

    À ce jour, les traces de ces deux formations ne sont plus visibles.

    Par contre, le cimetière proche du village accueille les tombes des morts au combat. Parmi ceux-ci, sur la pente qui domine la route des Souhemmes, on ne saurait oublier le nombre et les noms des brancardiers, des infirmiers, et des soignants venus au secours des combattants.


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    Union100530a- Marne
    HISTOIRE : 1940


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    Hauteclocque rejoint Flavy-le-Martel

    Planqué dans un champ de seigle, le capitaine de Hauteclocque, suit l’ennemi qui manœuvre autour de lui. Il a obtenu le feu vert de son chef le général Musse de tenter sa chance pour ne pas être enfermé dans Lille avant d’être fait prisonnier. Il glisse vers le sud et dans la nuit du 28 au 29 mai près d’Enne¬tières, il observe le défilé d’importantes colonnes motorisées allemandes et les évite.

    Il passe la journée du 29 dans un petit bois mais bientôt un groupe d’une dizaine de chars y pénètre. « Le blindé TSF s’installe à cinquante mètres de moi et j’entends de la musique martiale pendant la majeure partie de la journée. » Il attend la nuit pour glisser vers Orchies mais sans boussole et avec un ciel bouché, aussi ne peut-il pas se repérer avec l’étoile polaire. Il se retrouve à Ostricourt où on refuse de lui donner des vêtements civils. On l’invite à déguerpir sur le champ. Même au presbytère, il n’est pas le bienvenu. Un peu plus tard, on menace de le dénoncer à la Kommandantur s’il ne s’évanouit pas dans la nature.

    Le 30, il rejoint un convoi de réfugiés qui fuit l’avancée des troupes allemandes. Il passe la Scarpe au pont de Lallaing. Le génie allemand le répare assisté d’ouvriers français. Le capitaine se rend ensuite à Cambrai en évitant Douai. « Au nord de Cambrai, de part et d’autre de la route, j’assiste au départ et au retour de nombreux avions ennemis de bombardement, trente ou quarante qui utilisent les plaines pour se disperser au sol au maximum. Des pièces de DCA sont en batterie à l’est de la route. » Hauteclocque passe la nuit du 30 au 31 mai dans une des maisons abandonnées d’un faubourg de Cambrai et complète ses vêtements civils.

    Le 31, il traverse la ville et prend la direction de Saint-Quentin. Il croise de nombreux véhicules allemands et constate que des troupes d’occupation sont déjà arrivées. Au carrefour de Wallecourt, il est contrôlé. Comme il ne possède pas de carte de circulation allemande, il est appréhendé. Devant le lieutenant Wengler, il affirme résider à Saint-Quentin où sa femme l’attend. Dans son portefeuille est malheureusement découvert un mandat du trésorier de l’Ecole supérieure de guerre au nom du capitaine Philippe Hauteclocque. L’officier déclare : « Monsieur vous êtes prisonnier de guerre, si vous essayez de fuir, nos sentinelles vous tueront ».

    Enfermé dans une grange, il a tout le temps d’analyser la situation et les mouvements de troupes. « Officiers, gradés et hommes allemands se montrent très corrects nous donnant une abondante soupe au riz améliorée par de la viande abattue surplace. Un lieutenant me déclare : la guerre sera finie dans un mois, nous venons d’apprendre parla radio que les divisions du nord ont capitulé. Les Anglais ont réussi à rembarquer beaucoup des leurs et ont laissé tomber les Français. »

    Le 1er juin, vers 16 heures, transféré à Bohain, il est interrogé par un colonel hautain. Hauteclocque reprend ses arguments, redit qu’il est de Saint-Quentin, réformé, inapte militaire. Il ajoute qu’il est père de six enfants, délié de ce fait de toute obligation de service aux armées. L’officier s’indigne qu’une nation dispense d’obligations militaires des pères de familles nombreuses. Finalement on le libère mais sans lui donner de papier. « Je gagne, avant la nuit, le village de Fresnoy-le-Grand. Un vieux paysan me donne une omelette, un morceau de pain, et surtout un calendrier des PTT avec une carte du département de l’Aisne. »

    Dans la nuit du 1er au 2 juin, il passe une rivière et des marais à Croix-Fonsomme et prend la direction du sud-ouest. Le 2, il aperçoit au loin Saint-Quentin. La nuit suivante, il progresse jusqu’à l’ouest d’Es¬signy-le-Grand mais se trouve coincé près de la voie ferrée par un poste allemand. Dans la nuit du 3 au 4 après un franchissement du canal, il gagne le village de Flavy-le-Martel. Enfin vers 6 heures, il tombe sur une patrouille française et se fait connaître. Il est temps pour lui de livrer toutes les informations qu’il a mémorisées au cours de son repli !


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    Deux étoiles provisoires

    40 000 Français sont faits prisonniers pour que l’opération Dynamo soit un succès à Dunkerque.
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  • ECHEC. Lorsqu’ils font leur entrée dans Dunkerque, les Allemands cherchent les soldats anglais pour les faire prisonniers. Ils ne trouvent que des cadavres et des engins calcinés ou transformés en épaves.

    Mais où sont-ils ? Pour répondre au plus vite au bilan exigé par le maréchal Goering, le général Milch, inspecteur général de Luftwaffe qui a posé son Fieseler-Storch dans la banlieue de Dunkerque, cherche désespérément les prisonniers alliés que les fantassins ont dû faire. Il est bien embarrassé parce qu’il ne trouve personne et sait que son chef a affirmé à Hitler que l’aviation seule est capable d’anéantir l’ennemi ! Dans un cimetière de matériels abandonnés et au milieu des ruines fumantes du port, c’est l’ensemble vide. Les Britanniques sont parvenus à transférer l’essentiel des forces. C’est donc un échec pour l’Allemagne mais, à l’état-major général du Reich, on ne se décourage pas. D’ailleurs Milch a donné la solution : « Il ne faut pas perdre de temps et frapper tout de suite l’Angleterre en associant à la Luftwaffe des troupes aéroportées ».

    MAÎTRISE DU CIEL

    Dès le 5 juin, Goering en est informé mais le führer tient à réfléchir. En Grande-Bretagne, on craint plus que jamais la Luftwaffe parce que les Anglais peuvent tout au mieux aligner cinq cents appareils tandis que Berlin en dispose de deux mille. Ce rapport de forces, la RAF le connaît, aussi ses stratèges s’attendent-ils à des semaines très difficiles. Ce sont 100.000 Français qui ont été sauvés mais trente divisions ont été perdues dans l’affaire. L’ennemi n’a plus qu’à avancer ses pions vers la Somme puis vers Paris d’autant qu’il dispose une authentique maîtrise du ciel. Le scénario n’est pas meilleur en Champagne et le repli apparaît comme l’ultime échappatoire aux incessantes progressions des forces mécanisées allemandes. Bref, les forces du Reich peuvent descendre vers Paris via Amiens ou bien gagner Châlons-sur-Marne et Reims puis rejoindre les routes de Montmirail et de Sézanne via Epernay pour progresser vers la capitale.

    Pendant ce temps, le 4 juin à Washington est conclue une négociation sur la cession de matériels de guerre américains à la Grande-Bretagne et à la France. L’accord porte sur des explosifs, 395 canons de campagne de 75 avec un million d’obus, 535.000 fusils Lee Enfield, 308 mortiers de tranchées Stokes, 25.000 fusils automatiques Browning avec un million de chargeurs, 10.000 mitrailleuses Browning, 100 millions de cartouches, 20.000 armes de poing. Le 7 juin, à Londres, une conférence présidée par Jean Monnet à laquelle participe le lieutenant-colonel René Mayer et le capitaine Jean Bichelonne, directeur de cabinet du ministre de l’Armement Raoul Dautry et futur ministre de la Production industrielle de Vichy, reçoit mission de partager les matériels qui vont quitter incessamment le port de New York. 347 canons sont prévus pour la France et destinés à équiper quatre-vingts batteries dont certaines pourraient être affectées aux divisions anglaises de renfort au moment de leur débarquement. Comment imagine-t-on l’affectation de ces équipements nouveaux alors que le front peut lâcher à tout moment tant les pressions constantes de l’ennemi rendent inefficaces les positions défensives ?

    Pour l’Air Marshal sir Hugh Caswell Tremeheere Dowding, commandant en chef de la chasse de la RAF, toutes ces gesticulations sont inutiles. Devant le cabinet de guerre, il ne dissimule pas son inquiétude : « La bataille de Dunkerque a provoqué une énorme surtension dans les ressources de la chasse. Si les Allemands lancent une puissante attaque aérienne en ce moment, je ne peux plus garantir une supériorité des chasseurs de la RAF au-delà de quarante-huit heures. Si quelque chose peut encore être sauvé, c’est l’indépendance de l’Angleterre et peut-être sera-t-il utile de réorienter vers les ports britanniques, les cargos en provenance des Etats-Unis et chargés de matériels ».

    Faut-il envisager une fortification d’un réduit métropolitain pour conserver un espace libre et garantir d’être ravitaillé par la mer et les airs ? La question peut sembler utopique mais elle est posée à l’état-major général par le président du Conseil Paul Reynaud. Le généralissime est prié de réaliser un périmètre imperméable autour de la Bretagne et du Cotentin. Pourtant le 5 juin, lorsque les ennemis passent à l’attaque sur la Somme, le général Weygand redit au chef du gouvernement que l’idée d’un réduit breton ne présente : « aucune valeur militaire ». Ce que confirme Pétain. Néanmoins aucun ordre contraire n’est adressé au général Colson chef d’état-major de l’armée de Terre pour qu’il stoppe l’aménagement des accès bretons. Ce même 5 juin, le colonel de Gaulle est nommé général de brigade à titre provisoire sur la proposition de Weygand après le succès qu’il a remporté à Abbeville. Il entre au gouvernement comme sous-secrétaire d’Etat à la Guerre. Il imagine d’utiliser la Bretagne pour conserver un contact avec la Grande-Bretagne et les Etats-Unis et suggère de positionner les forces françaises sur la Rance et la Vilaine. Un plan qui déplait au colonel de Villelume qui affirme à Reynaud que pour tenir une ligne de cent cinquante kilomètres, il faut une trentaine de divisions. De Gaulle fulmine mais le temps manque pour faire les travaux indispensables à la cohérence du dispositif. Reynaud confie à de Gaulle le soin d’étudier la poursuite de la guerre en Afrique du Nord. On imagine appeler deux classes sous les drapeaux pour les déplacer sans tarder de l’autre côté de la Méditerranée. Ce que le général Noguès, commandant en chef du théâtre d’opérations d’Afrique du Nord voit d’un mauvais œil en raison du manque de capacités d’accueil, de l’inexistence sur place de matériel moderne et de l’absence de DCA pour se protéger de raids d’aviation.

    LE PLAN ROUGE ENCLENCHÉ

    Les Allemands veulent en finir c’est la raison pour laquelle, ils enclenchent le plan rouge destiné à mettre la France hors combat. Ils isolent le groupe d’armées 2 en charge de la ligne Maginot et du Nord-est, poursuivent sans ménagement les unités en difficulté qui retraitent. Le fait qu’au 5 juin, le front borde plusieurs voies d’eau que ce soit à Saint-Quentin, Tergnier, Noyon, sur le canal de l’Aisne ou sur celui des Ardennes donne envie aux Allemands de multiplier les têtes de pont sur l’autre rive. L’état-major résume ainsi la problématique : « L’attaque s’engagera soit par un débouché depuis les têtes de pont, soit à partir d’une action à base d’infanterie et d’artillerie ».

    C’est un changement puisque dans la première phase de l’invasion, Von Manstein avait placé les chars en avant.

    HERVÉ CHABAUD


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    L’échappatoire de Dunkerque

    Les services de la propagande du Reich filment plus particulièrement le matériel abandonné par les Britanniques à Dunkerque.
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  • Des rescapés français de l’enfer dunkerquois arrivent à Londres.
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  • DÉBUT JUIN. Pour éviter d’être capturés dans la nasse allemande, les alliés sont pris dans une course contre la montre pour rembarquer vers la Grande-Bretagne avant que l’ennemi n’ait pris le contrôle de la poche de Dunkerque.

    En ce début du mois de juin 1940, des officiers britanniques synthétisent des informations négatives qu’ils transmettent à Churchill. Officier de liaison auprès du général Georges, commandant des armées du Nord-est, le général Spears relève le très mauvais moral des troupes françaises et signale des intentions d’abandonner la lutte. L’officier anglais est tout aussi pessimiste après un entretien avec le ministre de l’Intérieur français Georges Mandel qui lui dit : K Depuis huit mois, les officiers et les sous-officiers font la bombe et les états-majors du papier. Dans ces conditions, les hommes veulent en sortir à tout prix ». Et d’ajouter : K Les préfets n’ont qu’une idée : obtenir des autorités militaires des ordres d’évacuation. Je n’ai pas entendu parler d’un seul effort individuel qui ait été fait pour arrêter les Allemands, pas même d’une tentative pour vider les pompes à essence ! »

    A Londres, on n’exclut plus que le chancelier du Reich propose une offre de paix à Paris et c’est la raison pour laquelle le Premier ministre accélère l’application des mesures industrielles et militaires formatées pour que la Grande-Bretagne poursuive seule le combat. Après avoir écouté un exposé précis de Weygand sur la situation générale, le président de la République Albert Lebrun interroge sur la pertinence d’un armistice franco-allemand. Même s’il reconnaît l’engagement pris avec le Royaume-Uni de ne pas accepter de paix privilégiée, le chef de l’Etat recommande qu’une étude soit faite sur cette porte de sortie de crise en prenant soin de définir des conditions avantageuses.

    Si Reynaud ne refuse pas l’hypothèse, il précise qu’il ne fera rien sans transmettre toutes les informations en sa possession aux Anglais pour qu’ils ne soient pas pris au dépourvu. Le chef du gouvernement tient d’ailleurs à s’entretenir en privé de cette question avec son homologue britannique. Dans le même temps, il accepte la solution d’un repli possible du gouvernement à Bordeaux et comprend le souci de Londres. Il ne s’oppose pas au plan envisagé pour faciliter le repli des soldats vers la Grande-Bretagne.

    Lord Halifax qui participe à ces échanges est explicite : K La question n’est pas tant, maintenant d’imposer une défaite totale à l’Allemagne que de sauver l’indépendance de notre pays ». Aussi suggère-t-il une approche de l’ambassadeur d’Italie à Londres Signor Bastianini pour mettre de l’huile dans les rouages diplomatiques et en faire le premier médiateur d’une nouvelle conférence pour la paix. Churchill exprime son refus parce qu’il ne veut pas entendre parler d’une paix et d’une sécurité européenne sous une Allemagne dominante : K Je suis opposé à toutes les négociations qui porteraient atteinte à nos droits et à notre pouvoir ».

    Reynaud est convaincu que la guerre ne peut plus être gagnée sur le continent. Churchill réplique que dès le contrôle du Nord-est de la France, les troupes du Reich se propulseront sur les côtes pour tenter d’envahir l’Angleterre. Reynaud n’est pas d’accord et affirme que les Allemands n’ont qu’une envie : s’emparer de Paris. Il ajoute : K Je ne peux espérer que la France ait assez de capacité de résistance ». Mal à l’aise, Churchill dès sa prise de congé avec le Premier ministre français demande un ordre immédiat de rapatriement du corps expéditionnaire britannique pour prévenir la volte face française. Informé à son tour, Reynaud n’a pas les moyens de s’y opposer aussi télégraphie-t-il au général Weygand pour que l’ordre soit donné au général Blanchard de gagner la côte. Même si l’officier français s’y oppose dans un premier temps, il doit vite se résoudre qu’il n’a pas d’autre choix et que le plan de refoulement de l’ennemi est bel et bien irréalisable. Churchill espère encore que la France se sauve du démembrement que l’Allemagne pourrait lui imposer. A Londres on s’accorde alors pour dire : K Il faut que la France se retire de la guerre avant qu’elle ne soit en perdition et se maintienne en position de forte neutralité de manière à ce que ses usines ne soient pas employées contre la Grande-Bretagne ». Depuis le 28 mai et le retrait à 4 heures des Belges du conflit, rien ne va plus. Cela ne sert à rien que le Premier ministre français éructe contre Léopold III et que Weygand se dise furieux. Les Allemands ont un boulevard devant eux. Le succès du général de Gaulle devant Abbeville passe inaperçu. Le généralissime avertit de son côté : K Dans le cas où la défense française serait finalement disloquée, le gouvernement aurait à prendre des décisions capitales ». Il vaut mieux anticiper, décider des mesures même si elles ne sont jamais appliquées plutôt que de manifester un optimisme aveugle. K La puissance de pénétration et d’exploitation représentée par les panzers et la Luftwaffe peut permettre aux Allemands d’atteindre rapidement les centres vitaux du pays, en particulier la région parisienne où est concentrée une partie de l’industrie de guerre. » Weygand confirme que le retrait des forces armées belges facilite la tâche des divisions blindées ennemies. Et de préciser : K Londres doit savoir que la France peut être dans l’impossibilité de continuer une lutte militaire efficace pour protéger son sol ».

    « Il faut que la France se retire de la guerre »

    Plusieurs généraux s’interrogent sur la conduite à suivre et évoquent un armistice sans employer officiellement le mot.

    Le général Prételat s’interroge : K Faut-il faire tuer toute la jeunesse de France et se résigner à la destruction du pays. D’ores et déjà l’Armée a sauvé l’honneur. Les soldats ont fait leur devoir. Ne serait-il pas sage d’essayer de garder intactes les quelques divisions de l’Est pour maintenir éventuellement l’ordre en France ? »

    Pendant ce temps, l’opération Dynamo est en préparation et confiée au vice-amiral Ramsay. Les Anglais ont entrepris depuis le 26 mai la destruction de leurs moyens de transport avant de monter à bord des bâtiments destinés à les rapatrier en Grande-Bretagne. La priorité est de sauver les hommes ce que le patron de la Luftwaffe a compris. Aussi réclame-t-il des raids incessants et fait pression sur la 2e flotte aérienne du général Kesselring pour qu’un matraquage maximum soit assuré. Dunkerque est une course de vitesse et personne ne sait encore début juin si l’opération sera réussie par les Anglais. Sans le renfort de navires français, la situation peut s’achever en tragédie. C’est pourquoi le capitaine de vaisseau Auphan est chargé par l’amiral Darlan de réquisitionner au moins deux cents navires de pêche normands et bretons pour assurer des norias France-Angleterre.

    Que dire alors des sept divisions françaises qui sont encerclées à Lille et Haubourdin ? Lorsqu’elles tentent de rejoindre la route d’Armentières, elles en sont empêchées par les Allemands qui sont déjà en position. Ce qui signifie que les Français sont assiégés. La 1re armée est coupée en deux. Il y a entre 30.000 et 40.000 hommes bloqués au sein d’une trentaine de bataillons, douze groupes d’artillerie, cinq groupes de reconnaissance ! Le général Musse, commandant la 4e DI qui a établi son PC à la préfecture de Lille est fait prisonnier avec l’essentiel de son état-major. Depuis le 28 mai à 13 heures, les Allemands ont retiré le drapeau tricolore de la mairie. La conquête de la ville a débuté.

    Pour Churchill qui est de retour à Londres en fin de matinée, le 1er juin, le sauvetage du corps expéditionnaire doit réussir et l’appui de la RAF y contribue pour beaucoup. Les Anglais n’excluent pas que les Français continuent la guerre en Afrique du Nord même si tous les généraux français sont loin d’y être favorables. En revanche il est une certitude : les Britanniques sont résolus comme ils ne l’ont jamais été au cours de leur histoire et prêts à se battre pour n’être le vassal ou l’esclave de personne.

    H.C.


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    Union100529f- Marne
    EPERNAY : Journée de la Résistance : Recueillement et souvenir

    Lors du dépôt de gerbe à la plaque Jean Moulin.
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  • Comme chaque année, l’association nationale des anciens combattants de la Résistance (ANACR) d’Epernay et sa région, ainsi que les Amis de la Résistance, ont commémoré la journée de la Résistance le jeudi 27 mai.

    Une manifestation rehaussée par la présence d’une importante délégation de porte-drapeaux et les prestations de la Champenoise d’Aÿ. Après les dépôts de gerbes au monument aux martyrs de la Résistance et à la plaque Jean Moulin, rue Jean-Moulin dans le quartier de La Villa, un vin d’honneur était offert par l’ANACR au foyer Lucienne-Vaxélaire.

    Dans une brève intervention, le président Alain Galataud a rappelé que la journée de la Résistance avait été fixée au 27 mai, en souvenir du 27 mai 1943, date à laquelle le CNR (Conseil national de la Résistance) avait été fondé par Jean Moulin, unifiant tous les mouvements de la Résistance française avec la création des FFI, à la demande du général de Gaulle.

    Plusieurs départements ont déjà demandé que la journée du 27 mai soit déclarée fériée.


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    Union100529e- Marne
    VITRY-LE-FRANCOIS : Le Souvenir français en voyage à Compiègne : En mémoire des déportés

    Les participants devant le mur où sont inscrits les noms des résistants vitryats passés par Compiègne.
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    Le comité du Souvenir français de Vitry a organisé un voyage de mémoire à Compiègne, afin d’honorer les résistants du pays vitryat qui sont passés par Compiègne et dont très peu sont revenus.

    Parmi la quarantaine de voyageurs, vingt-quatre élèves d’établissements vitryats (École Ferdinand-Buisson, École Jules-Verne, Collège de l’Immaculée-Conception, Collège Marcel-Alin, Collège du Vieux-Port, Collège Les Indes et Lycée François-1er).

    Au Mémorial de l’internement et de la déportation, où sont passés de nombreux résistants vitryats, leurs noms sont inscrits sur des plaques que les organisateurs ont fait découvrir : Albert Christoffel de Frignicourt, Georges Delhomelle de Vitry-le-François, Renée Germémont de Loisy-sur-Marne, Maurice Goujard de Vitry-le-François, René Grosyeux de Vitry-le-François, Pierre July de Vitry-le-François, Guy et Jules Lepage de Chantecocq, Jean Musset de Loisy-sur-Marne, Gisèle Probst de Vitry-le-François, Rose Probst de Saint-Amand-sur-Fion, Armand Risse de Sermaize-les-Bains, André Sichel de Vitry-le-François, Denise, Françoise et Juliette Trioulet de Vitry-le-François…

     


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    Union100529d- Marne
    DROITS : Une victoire morale pour les anciens combattants des ex-colonies françaises : Fin du traitement de défaveur

    La Nouvelle République
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  • LES anciens combattants de l’armée française originaires des ex-colonies de la France doivent recevoir les mêmes pensions d’invalidité ou de retraite que ses ressortissants, a décrété le Conseil constitutionnel.

    Saisi pour la première fois par de simples citoyens, des Algériens, grâce à la réforme constitutionnelle de 2008, les « Sages » contraignent le gouvernement à procéder à cette réforme au plus tard en janvier 2011 selon la décision publiée hier, laquelle tranche un litige remontant à l’indépendance des colonies.

    Le Conseil constitutionnel s’appuie sur la Déclaration des droits de l’homme de 1789, qui dit : « La loi doit être la même pour tous, soit qu’elle protège, soit qu’elle punisse. » Actuellement, les anciens combattants africains peuvent toucher dix à quinze fois moins que les Français.

    Il ne conteste pas totalement le fait que les ressortissants de différents pays ne perçoivent pas tous le même montant, en raison des divergences de pouvoir d’achat, mais juge illégale une discrimination fondée sur la seule nationalité. En effet, souligne-t-il, un Français résidant en Algérie est, par exemple, privilégié par rapport aux Algériens.

    La décision du Conseil entrera en vigueur au 1er janvier 2011, et le gouvernement devra donc d’ici là réformer le système.

    Des dizaines de milliers de personnes sont concernées.

    Le dossier est compliqué, puisque le gouvernement a le choix entre instaurer une égalité totale ou un traitement différencié par pays de résidence et non plus par nationalité.

    Le film de Bouchareb

    Les ressortissants des anciennes colonies françaises ont été intégrés en nombre dans les troupes qui ont combattu pour la France durant les deux guerres mondiales mais aussi dans les corps expéditionnaires envoyés dans certains conflits coloniaux, comme celui d’Indochine, de 1945 à 1954.

    Leurs pensions avaient été gelées en 1958 et 1959 et elles étaient donc souvent symboliques dans les années 2000.

    En 1981, sous François Mitterrand, le système avait été rendu moins injuste avec une première augmentation.

    Puis, sur initiative du gouvernement de gauche de Lionel Jospin et de celui de droite de Jean-Pierre Raffarin, une deuxième réforme avait augmenté les pensions des étrangers, maintenant cependant une inégalité avec celles des Français.

    Une troisième réforme avait été menée sous la présidence de Jacques Chirac en 2006, mais elle maintenait toujours une inégalité entre Algériens, ressortissants d’autres anciennes colonies et Français.

    Cette réforme est donc jugée inconstitutionnelle par une formation des « Sages » où siégeait comme membre de droit Jacques Chirac lui-même, en qualité d’ancien chef de l’État.

    Ce dossier était revenu à la surface en raison de la sortie en France, en 2006, du film « Indigènes », dans lequel était abordé le rôle, occulté jusque-là, des soldats maghrébins engagés dans l’armée française durant la Seconde Guerre mondiale.

    Impact limité

    Les conséquences financières de la décision que devra prendre le gouvernement français sont incertaines, dans la mesure où la population concernée n’est pas connue avec précision et parce qu’on ignore si sera instaurée une égalité totale ou relative. Mais elle devrait être relativement faible, du fait de l’ancienneté des conflits concernés, dont il subsiste peu de vétérans. Les procédures judiciaires en cours sur ce problème seront suspendues jusqu’en 2011.

    La décision est le premier résultat de la « question prioritaire de constitutionnalité » entrée en vigueur en mars dernier, qui permet au simple citoyen de contester la conformité d’une loi avec la Constitution. C’est la première fois qu’une loi déjà en vigueur est annulée, les « Sages » censurant jusqu’à présent des projets.


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    Union100529c- Marne
    SAINT-MARTIN-D’ABLOIS : La Belgique n’a plus de secret pour eux : Les anciens combattants en voyage

    Le voyage était organisé en partenariat avec les anciens combattants de Magenta.
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    Encore un voyage réussi pour les anciens combattants de Saint-Martin d’Ablois, un bus archi-complet qui s’est dirigé vers la Belgique avec plusieurs étapes de visites, les jardins d’Annevoie, sans doute l’un des plus originaux du monde puisqu’il est alimenté par quatre sources, cascades, fontaines, étangs et bassins se succèdent sans l’aide de pompes.

    La seconde partie était l’embarquement pour une croisière vers Freyr pour visiter les sites de la Haute Meuse et la citadelle de Dinant qui domine la vallée.

     

     


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    Union100529b- Marne
    FISMES : UNC 51 : Les anciens combattants en Tunisie

    La section fismoise de l’Union nationale des combattants s’est envolée vers Monastir en Tunisie.
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    Toujours aussi conviviale, la section fismoise de l’Union nationale des combattants (UNC 51) s’est envolée vers Monastir en Tunisie où de nombreuses activités et visites étaient prévues.

    Logés à l’extrémité sud du golf de Hammamet, les vacanciers ont pu découvrir les vieilles murailles couvertes de bougainvilliers, d’oliviers, d’hibiscus ou de jasmin.

    Les voyageurs ont bénéficié du climat, de la pureté du ciel et de l’accueil chaleureux. Ils ont également visité un village traditionnel berbère, Tunis, la magie du désert et la Médinat.

    Le voyage a été très apprécié de tous et les adhérents espèrent renouveler l’opération le plus rapidement possible.

    Pour tout renseignement, contacter Maurice Browarnyj au 03.26.50.16.20.

     


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    Union100529a- Marne
    LA VEUVE : Distinction Raymond Guillaume reçoit un diplôme d’honneur de combattant

    M. Guillaume particulièrement ému.
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  • En présence du maire Gérard Galichet et de sa famille, Raymond Guillaume, a reçu à la mairie, le diplôme d’honneur de combattant de l’armée française 39/45 des mains de Jean-Daniel Courot, directeur départemental des anciens combattants et des victimes de guerre.

    Pupille de la nation, Raymond Guillaume qui n’est alors âgé que de 17 ans, demande l’émancipation afin de pouvoir devancer l’appel et s’engager en guerre, ce qu’il fait le 18 octobre 1944 dans les troupes coloniales de la 1ère armée. Le 26 octobre, il est en première ligne à Ponderoide, dans le Doubs. Le 27, quelques-uns de ses camarades engagés en même temps que lui, sont déjà tombés.

    S’ensuivent alors les dures campagnes du Doubs, d’Alsace, d’Allemagne au cours desquelles les affrontements seront si meurtriers que le régiment entier sera reformé quatre fois.

    Après six mois de combats, le 1ère classe Guillaume est blessé au pied, au dos, à la tête, à la paroi thoracique et est amputé sur place de l’annulaire gauche. Il est décoré de la croix de guerre avec citation et est nommé caporal début 1946.

    Il suivra, la guerre finie, une carrière à La Poste.


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    Union100527a- Marne
    REIMS : Commémoration de la réconciliation franco-allemande Photo Christian PARIS

    Le dépôt de gerbes par les officiels.
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    La commémoration de la réconciliation franco-allemande de 1962, avec le général de Gaulle et le chancelier Adenauer, a été célébrée hier sur le parvis de la cathédrale, devant une centaine de personnes, après une première cérémonie à la BA112 le matin.

    Après le dépôt de gerbe et les hymnes chantés par la chorale du conservatoire de Reims, deux Mirage sont passés à la verticale de la cathédrale, comme un coup de tonnerre.

    Malheureusement, du tonnerre, il y en a eu sur la base allemande d’où devaient décoller les Tornado de la Luftwaffe, absents donc de cette cérémonie.

     


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    Union100526b- Marne
    SERMAIZE-LES-BAINS : Les collégiens à Verdun : Ils perpétuent le souvenir

    Les élèves relateront leur journée dans une composition : les trois meilleures seront primées à l’occasion de la commémoration de l’Appel
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  • Trente-quatre élèves de 3e du collège de Sermaize-les-Bains étaient invités dernièrement par le Souvenir français à replacer leurs pas dans ceux des combattants de la Grande Guerre en se rendant à Verdun, accompagnés de trois de leurs professeurs et de membres de l’association.

    Au programme de cette journée de mémoire : les visites de la citadelle, du Mémorial, de l’Ossuaire de Douaumont et du fort de Vaux.

    Pour le repas, les élèves ont été accueillis par le 1er régiment de chasseurs de Thierville : ils ont pu ainsi découvrir quelques fleurons de l’armement de ce régiment de cavalerie.

    Une double mission

    En offrant à ces collégiens, qui avaient étudié la Première Guerre mondiale en classe, la possibilité de rencontrer l’Histoire et leur patrimoine régional, le Souvenir français se montre fidèle à sa mission de perpétuer le souvenir comme à celle de transmettre à de jeunes générations qui ont eu le bonheur de ne pas connaître la guerre et le sens des souffrances qu’elle a engendrées.

    Le partenariat entre cette association de bénévoles, les membres de l’Éducation nationale et l’armée française a ainsi donné de la force à ce principe fondateur des Nations unies : « Les guerres prennent naissance dans l’esprit des hommes, c’est dans l’esprit des hommes que doivent être élevées les défenses de la paix. »

    Cette journée sera relatée par les élèves dans une composition : les trois meilleures seront sélectionnées et récompensées par un prix, remis à la mairie de Sermaize-les-Bains, à l’occasion de la commémoration de l’Appel du 18 juin 1940, cérémonie à laquelle seront conviés les différents partenaires de cette action éducative.


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    Union100526a- Marne
    REIMS : Commémorations : Armée de l’air et Luftwaffe se souviennent

    La célébration du 70e anniversaire de la campagne de France au cours de laquelle d’importants combats terrestres et aériens ont eu lieu dans notre région aura lieu aujourd’hui à Reims qui est aussi la ville symbole de la réconciliation franco-allemande portée par le général de Gaulle et le chancelier Conrad Adenauer.

    Ce matin sur la BA 112 « commandant Marin-la-Meslée », le chef d’état-major de l’armée de l’air, le général d’armée aérienne Jean-Paul Paloméros et son homologue allemand, le général Aarne Kreuziger-Janik se retrouveront d’abord pour une prise d’armes devant la stèle érigée à la mémoire du commandant Edmond Marin-la-Meslée, as de la campagne de 1940, avant de participer à un temps d’évocation historique des combats aériens au cours de cette période.

    La base de Reims était, à la déclaration de guerre, la plus importante de France et disposait de trois cents appareils dont une centaine de Curtiss H 75, de redoutables chasseurs américains.

    Trois cents appareils

    L’après-midi à partir de 14 h 50, sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame de Reims, se déroulera une cérémonie rappelant la force de la réconciliation franco-allemande et sa portée dans l’Europe d’aujourd’hui.

    Dans un premier temps, des extraits des interventions prononcées le 8 juillet 1962 par le général Charles de Gaulle et le chancelier Conrad Adenauer seront lues avant un dépôt de gerbes sur la dalle de la réconciliation.

    Les hymnes allemand, français, européen seront interprétés par une chorale du Conservatoire national de région accompagnée d’un quintet de cuivres.

    Défilé aérien

    Un défilé aérien associant deux Mirage F 1 et deux Tornado de la Luftwaffe dans l’axe Libergier Notre-Dame est également prévu si la météo est au rendez-vous. Le leader de cette patrouille sera le capitaine allemand Michaël Grapper qui sert actuellement à l’escadron 2/33 Savoie de la BA 112 de Reims dans le cadre d’un échange entre les deux armées de l’air. Rappelons aussi que pour le 25e anniversaire de la réconciliation franco-allemande en juillet 1987, le chancelier Helmut Kohl et le Premier ministre français Jacques Chirac accompagnés de l’amiral Philippe de Gaulle avaient participé à un temps du souvenir sur le parvis et au cours d’un office à la cathédrale.

    Hervé CHABAUD

    Le colonel Charles Flamand grand officier de la Légion d’honneur

    Sparnacien d’adoption, le colonel Charles Flamand, 88 ans, ancien des Forces aériennes françaises libres vient d’être élevé à la dignité de grand officier de la Légion d’honneur. Membre du secteur 170 « Champagne-Ardenne » de l’Association nationale des officiers de réserve de l’armée de l’air, Charles Flamand n’est qu’un tout jeune sergent âgé de 19 ans au printemps 1940 alors que la France subit une puissante attaque aéroterrestre qui va la conduire à la défaite. S’il n’entend pas l’appel du général de Gaulle, il n’accepte pas le discours de renoncement du maréchal Pétain pas plus que l’armistice et se décide avec plusieurs camarades à rejoindre la Grande-Bretagne pour poursuivre le combat. Le 20 juin 1940, il s’envole à bord d’un Farman 222, direction l’Angleterre. Le 8 juillet 1940, il est présenté à de Gaulle à Cardiff par le capitaine Gourmin.

    C’est le début d’une incroyable aventure qui va conduire le jeune sous-officier en Afrique où il va participer aux principales opérations aériennes avant d’intégrer sur B 26 Marauder le groupe de bombardement 02/20 Bretagne qui participe à des frappes sur l’Italie puis sur le Rhin. C’est ainsi que le 30 janvier 1941, il fait partie des équipages des huit Blenheim qui sont désignés pour l’attaque de l’oasis de Koufra rendue célèbre par Leclerc. Plus tard, il servira en Indochine et en Algérie. Conteur passionnant, Charles Flamand est titulaire de la Médaille de la Résistance, de la croix de guerre 1939-1945 avec six citations dont trois à l’ordre de l’armée, de la croix des TOE avec cinq citations dont une à l’ordre de l’armée et de la croix de la valeur militaire avec une citation. Il est également titulaire de la croix de combattant volontaire de la Résistance.

    H. Ch.


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    Union100525a- Marne
    CAUROY-LÈS-HERMONVILLE : Commémoration franco-belge

    Le dépôt de gerbes par les officiels.
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  • Comme chaque année depuis plus de 50 ans, les anciens combattants de Cauroy-lès-Hermonville et Couillet se sont retrouvés au monument du 119e RI situé sur la RD 944 afin d’honorer la mémoire des soldats belges et français tombés lors de la Grande Guerre en présence de Guy Lecomte, maire, Eric Kariger, vice-président du conseil général, Maurice Mouny, maire honoraire, Georges Warez et Roger Rosart, présidents des associations d’anciens combattants et de nombreux amis.

    Un vin d’honneur a clôturé ce moment de recueillement. Robert Clément et Xavier Bocé, historiens amateurs, ont su captiver l’attention des participants par leurs récits et documents passionnants.

    A l’issue du déjeuner dans un restaurant de Bétheny, la date du 29 août était retenue pour le pèlerinage des Français au monument de Couillet.


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    Union100524a- Marne
    COURTISOLS : Comité du Souvenir français : Une sortie pédagogique réussie

    Les élèves devant les fortifications.
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  • Pour poursuivre son rôle de sensibilisation et de transmission de la mémoire vers la jeune génération, le comité du Souvenir français de Courtisols a organisé une sortie pédagogique pour les élèves de CM2.

    56 élèves des écoles La Fontaine et Sainte-Marie de Courtisols ainsi que l’école de l’Epine ont participé à ce voyage qui avait pour thème « Les fortifications, les combattants de 1940 et l’exode ».

    Vaste programme qui a tout d’abord emmené les élèves à Villy-la-Ferté pour la visite d’un ouvrage sur la ligne Maginot, avec un dépôt de gerbe au monument aux morts.

    Puis une deuxième étape dans les Ardennes, à Margut avec la visite du musée « Juin 40 » et pour compléter, la visite de la citadelle Vauban et du musée de Montmédy.

    Accompagnés par les adhérents du Souvenir français, les enfants ont apprécié cette journée pédagogique liée à l’histoire. Les élèves ont suivi avec intérêt le programme riche et varié.


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    Union100523b- Marne
    MATOUGUES : Encore un obus dans le jardin ? C’était une fausse alerte…

    « J’ÉTAIS en train de creuser vraiment en surface pour faire un massif, quand je suis tombé d’un seul coup sur un bout de ferraille, et la même odeur que la dernière fois est arrivée à mes narines, ça sentait le gaz. Aussitôt, j’ai prévenu les pompiers. »

    Dimanche dernier déjà, cet habitant installé depuis six ans dans une maison située Grande rue à Matougues (arrondissement de Châlons-en-Champagne), avait découvert un obus allemand, sans doute un vestige de la Première Guerre mondiale (voir l’union du 17 mai). Incommodé à la gorge et souffrant de picotements, notre « jardinier » avait alors été évacué au centre hospitalier de Châlons en raison de l’inhalation de gaz chimique. Un périmètre de sécurité avait été établi, les habitants hébergés quelque temps à la salle des fêtes avant que l’obus retiré par les démineurs ne prenne le chemin du centre de stockage militaire de Suippes. Tout était ensuite rentré dans l’ordre. Premier épisode.

    Entre humour et agacement

    Mais hier vers 16 h 30, suite de la saga des obus de Matougues : rebelote. Le jeune homme jardinait quand une odeur suspecte s’est dégagée de la terre. Aussitôt d’importants moyens humains et matériels étaient déployés dans le centre du village, les habitants d’une dizaine de maisons évacués, et un périmètre de sécurité mis en place par la gendarmerie.

    Pas moins de quatorze sapeurs-pompiers tant de Châlons que de Reims, et pour certains de la CMIC (Cellule mobile d’intervention chimique) étaient dépêchés sur place, sous les ordres du lieutenant Yannick Godec. Les conversations allaient bon train dans le rang des « évacués » : « Une fois, ça va. Mais deux, je vais louper le rugby », lançaient les plus optimistes, ne se rendant pas compte d’un potentiel danger. Soleil aidant, c’est avec humour qu’une autre riveraine confiait avec gouaille : « Il faut qu’il revende, il a dû se faire arnaquer ».

    Pendant ce temps, les pompiers de la CMIC et les démineurs procédaient à toutes les opérations et relevés d’usage.

    Aucun risque…

    Au bout de presque deux heures, un « ouf » de soulagement était perceptible sur les visages quand l’officier des sapeurs-pompiers annonçait : « Vous pouvez regagner vos foyers ! » En clair, les investigations menées dans le jardin en question n’ont pas permis de découvrir d’obus près du trou qui avait été creusé vers 16 h 30. « Aucun matériel de guerre n’a été déterré, il n’a pas été détecté de présence d’ypérite ou de phosgène (gaz utilisés durant la guerre). Peut-être des résidus de charbon ou de carburant, mais quoi qu’il en soit, il n’y a aucun risque », insistait le capitaine Jean-Christophe Rouzade, commandant la compagnie de gendarmerie de Châlons-en-Champagne. Quatorze pompiers, un infirmier, des gendarmes, un fourgon pompe-tonne, une ambulance… ont été mobilisés durant cette intervention qui s’est soldée de manière positive.

    David ZANGA


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    Union100523a- Marne
    HISTOIRE : 1940


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    Giraud prisonnier dans l’Aisne

    Le général Giraud ici avec l’amiral Darlan est fait prisonnier. La propagande nazie en fait des gorges chaudes.
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  • Le commandant de la IXe armée est pris au piège et contraint de cesser le combat pour suivre le vainqueur dans un premier lieu de détention.

    Le général Georges blêmit en ce 19 mai lorsqu’il apprend que fensive alors qu’un grand mouvement de contre-attaque le général Giraud a été fait prisonnier alors qu’il avait maintenu son PC avancé de Wassigny pour être plus près de ses régiments au contact de l’ennemi. Même s’il avait prévu de rejoindre en fin de journée l’état-major de la IXe armée fixée au Catelet, il s’est fait piéger. Il y avait donné rendez-vous au général d’Argenlieu dont il est sans nouvelle et qu’un habitant de Beaurevoir découvre le corps transpercé de trois balles dans un champ. Giraud qui se rend d’un point de défense à un autre ne craint pas d’être au contact mais n’est-il pas imprudent lorsqu’il prend le risque d’être encerclé par les blindés allemands dont la progression s’accélère ?

    Pour éviter d’être pris au piège, il est contraint d’abandonner son véhicule en pleine campagne et de se replier à pied avec trois officiers et son porte-fanion. C’est au moyen d’une boussole que le petit groupe cherche à regagner Le Catelet. Au bout de trois heures d’effort, Giraud tombe nez à nez avec deux soldats allemands appartenant à la 1re Panzers. S’ils sont immédiatement neutralisés par la promptitude de la réaction du lieutenant Tanery, ils sont bientôt libérés à la nuit tombée. Le général ordonne à deux de ses officiers de partir chacun de leur côté en direction de l’ouest pendant qu’avec Tanery, il va essayer de gagner Cambrai. Fatigué par la marche qui réveille une blessure, le général est contraint de s’arrêter et de se mettre à l’abri d’une haie.

    Le 19 mai à l’aube, Giraud, rouge de colère exprime sa colère. Il voit surgir une colonne de camions français précédée par une automitrailleuse (AM) venant du Catelet. Le convoi se dirige vers Cambrai. Giraud s’invite à bord de l’AM et un peu plus loin assiste à l’exécution d’un char léger ennemi de deux coups de canon de 25. Cette victoire redonne le moral mais pour peu de temps. A un kilomètre, trois engins barrent la route et l’AM réussit in extremis à se réfugier dans la cour d’une ferme isolée. Giraud y retrouve de nombreux réfugiés qui y font une pause. C’est alors que la ferme est cernée par trois chars lourds tandis qu’un groupe de fantassins prend position aux alentours. Conscient d’une situation désespérée Giraud renonce : « J’estimai qu’il était inutile de faire tuer les jeunes gens qui étaient là et je leur ordonnai de ne pas tirer. Il était 6 heures, le 19 mai, nous étions prisonniers » La propagande allemande va immédiatement utiliser sa capture pour recommander aux armées françaises de renoncer au plus vite. Si on lui reconnaît du panache et du courage, on ajoute que l’Allemagne est supérieure puisqu’elle parvient à neutraliser des généraux dont le rôle dans le plan français est décisif. Georges accablé par la nouvelle écrit dans son journal : « Cela devait arriver. Même si on l’estimait invulnérable, Giraud était un homme et un soldat exposé comme tous les autres aux aléas de la guerre ».

    Au Catelet, le coup au moral est patent. Le colonel Véron dirigeant ce qui reste de l’état-major de la IXe armée s’installe dans la mairie du bourg. Il fait placer des postes de garde aux différentes entrées de la commune. Sans nouvelle du général depuis le 18, Véron et les siens sont assiégés par des blindés allemands qui intensifient leurs tirs à partir de 16 heures.

    L’hôtel de ville est transformé en fortin et défendu par deux vieilles mitrailleuses Saint-Etienne. Une heure et demie plus tard, les Allemands progressent. C’est alors que le général Angereau, commandant l’aviation de la IXe armée, révolver au poing est tué d’une balle en pleine tête. Peu de temps après, les soldats ennemis donnent l’assaut de la mairie et certifient alors au colonel Véron et à ses soldats qui sont prisonniers que les blessés vont recevoir des soins et que les honneurs militaires seront rendus aux morts.

    Pendant ce temps à Paris, les événements se bousculent. Le général Maxime Weygand rappelé d’urgence du Levant se présente devant Paul Reynaud, président du Conseil et en présence du maréchal Philippe Pétain. Son diagnostic est sombre en ce 19 mai au soir. Weygand ne prend aucun engagement et n’envisage à aucun moment la victoire. En revanche, il accepte de devenir le généralissime et résume ainsi la situation : « La situation est très grave mais il ne faut jamais désespérer ». Reynaud insiste tout de suite auprès du nouveau chef suprême pour que toutes les dispositions utiles soient prises afin que l’Italie n’entre pas en guerre. A Paris, on redoute plus que tout l’ouverture d’un deuxième front.

    Le décret qui officialise le remplacement de Gamelin par Weygand précise que le promu est le chef d’état-major de la Défense nationale et le commandant en chef des forces terrestres, navales et aériennes.

    Autant dire qu’il dispose de pouvoirs et des responsabilités élargis en comparaison avec ceux de son prédécesseur. Le général Georges devient l’adjoint de Weygand qui lui reçoit une lettre sèche de limogeage. Lorsqu’il arrive le 20 mai à 8 h 30 au PC de Vincennes, le généralissime demande à s’entretenir sans tarder avec le général Champon qui est le représentant du haut commandement français auprès du roi des Belges Léopold III. Cela semble impossible alors que Gamelin passe à son successeur les consignes. Dans l’après-midi, Weygand qui peste contre l’insuffisance criante du réseau de communication de son PC apprend qu’il ne dispose même pas d’un émetteur-récepteur radio ! L’accumulation de mauvaises nouvelles continue. Les Allemands sont à Cambrai mais Lille est encore aux mains des Français. Les incursions de panzers au sud de la Somme ne sont plus empêchées. De violents incendies sont signalés en Picardie, en particulier à Amiens. L’ennemi concentre de puissants moyens sur l’axe Cambrai-Arras-Montreuil-sur-Mer et les Britanniques signalent à leur tour leurs difficultés pour les contenir. Les informations qui proviennent des Ardennes sont très pessimistes. Bref l’impression est que les Allemands ont désormais créé un état de panique par l’association des actions de la Luftwaffe et des panzers.

    Bientôt, les communications avec le nord sont interrompues, aussi faut-il passer par Londres ! Weygand s’interroge alors : « Vingt-quatre divisions belges, neuf divisions anglaises, douze divisions françaises pourront-elles échapper à l’étreinte allemande ? Tous mes efforts vont y tendre ». Le généralissime veut faire le point sur place dans le nord, Reynaud dit son inquiétude. Il craint que le généralissime soit à son tour fait prisonnier. La carence des transmissions et l’insuffisance des informations fiables obligent alors à se transporter sur le front.

    Si les journaux s’enthousiasment à la nomination de Weygand et à l’entrée du maréchal Pétain au gouvernement. Il n’empêche que dans un discours devant le Sénat retransmis à la radio, Reynaud déclare : « La patrie est en danger ». Il dénonce les manquements de l’armée Corap, évite d’insister sur les fautes d’Huntziger et de la IIe armée. Ce discours inspiré par Baudoin, le ministre des Affaires étrangères est très politique parce qu’en cas d’empêchement de Weygand, Huntziger est candidat pour lui succéder. Rien ne peut donc lui être reproché. En revanche, on peut charger Corap ! Reynaud qui ne veut pas conclure sur une note trop triste ose : « Je crois au miracle parce que je crois en la France ». Il reste sur la même ligne qui, le 19 à la cathédrale Notre-Dame de Paris lui avait fait dire : « Priez pour que Dieu accorde la victoire à la France ».


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    La dernière carte de Weygand

    Dans le nord des unités mécanisées de l’adversaire progressent avec prudence sur les routes, déployant leur armement.
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  • Le général Weygand sait qu’il ne peut pas redresser la situation et le maréchal Pétain est déjà favorable à une négociation avec l’ennemi.
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  • Le plan imaginé par le général Weygand s’il a le mérite d’exister est inapplicable tant il s’appuie sur des informations erronées ou inventées. Les Britanniques s’en rendent vite compte.

    Le 20 mai, il faut se rendre à l’évidence, les Allemands sont parvenus à couper les quarante divisions du Groupe d’armées n° 1 du reste des forces françaises. Pour déchirer la nasse mise en place par l’ennemi, Weygand considère que les divisions françaises et anglaises du GA 1 doivent se diriger vers le sud et bénéficier de l’appui du Groupe d’armées n° 3 du général Besson qui ne comprend en réalité que cinq divisions incomplètes ! Ce dernier doit lancer une offensive vers le nord pour tendre la main aux armées en repli. Le généralissime mène une opération sur la base d’informations malheureusement fausses. Abbeville est contrôlée par l’ennemi mais Weygand ne le sait pas. Ce manque de sources fiables indispose Winston Churchill. Le Premier ministre britannique enrage contre ce déficit de nouvelles.

    Le généralissime est bouleversé par la situation qu’il rencontre sur le front et jure contre l’improvisation. Lorsqu’enfin à Ypres, Weygand rencontre le Premier ministre belge Pierlot, le ministre des Affaires étrangères Spaak et le général Denis, ministre de la Défense nationale, l’atmosphère est glaciale. Que vont faire les Belges ? On recommande que les divisions de Léopold III se replient plus rapidement vers l’ouest de manière à ne pas rompre leur liaison indispensable avec les Franco-britanniques. Cette idée est encouragée pour contrer les décisions inconséquentes suggérées par le souverain belge. Les choses ne sont pas gagnées pour autant parce qu’Overstraeten, l’éminence stratégique du roi, conteste tout point par point.

    Ironside le Britannique est furieux d’autant que ses relations avec ses homologues français sont complexes. « J’étais impressionné par l’incapacité de Billotte que, de retour à Londres, je téléphonai à Weygand pour l’avertir que je n’avais aucune confiance, que quelque chose devait être fait. Je proposai une retraite du GA 1 jusqu’à la Somme pendant que des forces venues du sud marcheraient à leur rencontre. Weygand me répondit qu’il avait une pleine confiance en Billotte auprès duquel il allait se rendre et qu’il verrait aussi Gort ».

    Billotte est convaincu que : « La 1re armée peut simplement se défendre » mais que le corps expéditionnaire britannique qui n’a pas encore été engagé dans une bataille d’envergure dispose des moyens opérationnels adaptés pour mener une attaque à même de freiner ou de stopper l’ennemi. Reynaud souhaite que la question soit tranchée lors d’un Conseil suprême interallié en présence de Winston Churchill.

    L’un d’eux est fixé à Paris le 22 mai. Convaincu que le bas niveau de l’Escaut n’en fait plus un obstacle, Gort recommande l’abandon du secteur au cours de la nuit du 22 au 23 mai au profit d’une nouvelle ligne de défense qui irait de Maulde jusqu’à Halluin puis de là sur la Lys vers Courtrai et Gand. Il est admis que les Français doivent assurer une partie des nouvelles défenses même si de l’avis unanime les fatigues accumulées par les soldats les rendent moins performants. La conférence d’Ypres se termine dans une atmosphère très sombre. Il apparaît que l’Armée belge est en perdition et que sa dernière résistance n’est plus qu’une question d’heures. De surcroît, les divisions françaises sont dans l’incapacité de passer à l’offensive alors qu’un grand mouvement de contre-attaque est demandé par Weygand. Enfin, les Britanniques qui ont été laissée en attente n’ont désormais plus confiance dans la coordination confiée au haut commandement français du Nord. Billotte n’a-t-il pas inquiété l’amiral Keyes lorsqu’il lui exprime ses doutes de regagner son PC sans encombre, craignant que les Allemands aient conquis les routes y menant ? Billotte avait-il un pressentiment, toujours est-il que moins d’une heure après cette confidence, il est victime d’un très grave accident de la route. On le ramène à Ypres dans le coma et il y meurt sans avoir repris connaissance.

    Commandant la 1re armée française, le général Blanchard succède à Billotte à la tête du GA 1. Il est dans une situation d’autant plus inconfortable que les documents officiels lui donnant le pouvoir de coordination auprès des armées belges et britanniques mettent quatre jours avant d’être signés ! Sans ces pièces authentiques, on lui conteste ses droits. Certaines appréciations sont au vitriol à l’exemple de cette confidence du général Alan Brooke, commandant le 2e corps d’armée à Ironside. Parlant du général Blanchard, il s’autorise ce résumé : « En le rencontrant le 24, j’ai trouvé un homme dont le cerveau avait cessé de fonctionner à peine informé de ce qui se passait autour de lui. J’en fus profondément frappé et sentis que, s’il prenait la barre dans la tempête, on n’attendrait pas longtemps avant d’échouer sur les rochers ».

    Weygand prend quelques risques pour regagner la capitale. La rencontre au sommet de Paris est lourde des préoccupations du moment. Le généralissime tente de réveiller l’ardeur de ses interlocuteurs et propose un plan que Churchill approuve en partie parce qu’il tient à conserver autour de Londres suffisamment d’escadrilles de la RAF pour protéger l’Angleterre d’attaques aériennes massives de l’ennemi. A Vincennes, les généraux britanniques sont loin d’être aussi enthousiastes que les civils. Devant ses ministres auxquels il rend compte dès son retour dans la capitale anglaise, Churchill assure que Weygand lui a fait une bonne impression. En revanche, il ne dit jamais qu’il est en capacité de renverser la situation sur le front.

    Au cours de cette séance du cabinet de guerre, le général Dill tempère l’optimisme du chef du gouvernement. Il affirme que le moral des soldats français n’est pas bon et que celui de leurs chefs n’est guère meilleur. En outre, pour l’état-major du corps expéditionnaire britannique, les politiques à Paris comme à Londres rêvent encore alors que la situation militaire alarmante exige plutôt de réfléchir aux mesures indispensables pour rapatrier en Grande-Bretagne les troupes avant qu’il ne soit trop tard. Churchill ne veut pas entendre parler de cette hypothèse et reste persuader qu’il faut accrocher l’ennemi sur la Somme. Est-il vraiment convaincu de la pertinence d’une contre-offensive alliée ? Il tient à apparaître d’une fidélité exemplaire avec la France ce qui n’exclut pas que d’une manière plus discrète, il encourage l’étude de solutions ultimes, à savoir le retour ordonné du corps expéditionnaire. Rien ne change sur le front. Les Allemands ne sont pas ralentis mais Reynaud estime qu’il faut être patient pour enregistrer les premiers résultats du plan Weygand. Le président du Conseil ose même dire des mensonges à son homologue anglais, allant jusqu’à affirmer que le GA 3 a déjà reconquis Amiens, Albert et Péronne ! Une vue de l’esprit ! Une fois encore la carence des renseignements fait imaginer n’importe quoi. La déconfiture se poursuit. A aucun moment il n’y a comme en 1914, un nouveau miracle de la Marne.

    Lorsque le 24 mai, les Français ont cette fois la certitude que les Anglais se dirigent vers la mer au lieu d’attaquer au sud, Weygand alerte Reynaud qui a reçu un télégramme préoccupé de Churchill affirmant qu’il n’y avait plus de coopération opérationnelle entre les armées alliées. Reynaud n’a que cette réponse : « Les instructions de Weygand doivent être obéies ». Churchill de son côté déclare devant le Comité de défense réuni à l’Amirauté : « Weygand n’a plus aucune chance de réunir au sud de la Somme, des moyens suffisamment puissants pour dégager le GA 1. La seule solution qui reste est désormais de marcher vers la mer et de rembarquer ». L’épisode de la poche de Dunkerque commence.

    TEXTES : HERVÉ CHABAUD

    h.chabaud@journal-lunion.fr


    L’aviateur Scamaroni

    Le 19 mai 1940 n’est pas une bonne journée pour Fred Scamaroni.

    Cet ancien élève de Mathématiques Elémentaires du lycée de Charleville alors que son papa était préfet des Ardennes ne s’est pas soustrait à la mobilisation et a rejoint le 119e RI avant de rejoindre, début décembre 1939, la base aérienne de Tours où il a été appelé à effectuer conformément à sa demande un stage pour devenir observateur en avion. A son grand regret, comme il est déjà officier de réserve, il n’a pas le droit de passer le brevet de pilote !

    L’aviation le fascine. Comme l’a confié sa soeur Marie-Claire : « Elle s’identifie à l’action individuelle, l’éjecte de l’inertie collective qui gagne de proche en proche toutes les couches de la société ». Le jeune haut fonctionnaire est déjà horrifié parce qu’il assimile à un renoncement anticipé : « La gangrène de l’immobilisme a gagné tout le front. Quant à l’arrière n’en parlons pas, il est à son habitude, égal à lui-même ».

    Fred est enthousiaste. Pour lui l’aviation avec sa capacité d’agir de façon autonome est le seul moyen d’appréhender la situation. Et de préciser : « L’aviateur a une situation privilégiée, il décide à son niveau, peut défier presque à visage découvert l’ennemi qui lui ressemble alors dans un combat quasi singulier. Il ne tue pas aveuglément ». C’est pourquoi plus motivé que jamais il obtient son brevet d’observateur le 17 mai, en pleine offensive des colonnes d’invasion du Reich.

    Deux jours après, tout bascule. Il est blessé au cours d’un vol de reconnaissance sur un chasseur ! Transféré à l’hôpital des Ursulines de Tours, il enrage parce qu’il est contraint à un temps d’inactivité et rejoint Caen le 7 juin. Il n’est pas en grande forme. Il boite et souffre d’un déficit brutal de l’acuité visuelle de son oeil gauche. Il s’inquiète parce qu’il craint d’être déclaré inapte en raison de sa blessure ! La dégradation brutale de la situation le stimule et il n’a qu’une envie : rejoindre au plus vite sa formation. Son ambition est compliquée par la suspension du trafic ferroviaire.

    Qu’à cela ne tienne il prend une voiture pour gagner la gare encore en activité la plus proche en direction du sud. Il enrage parce que le gouvernement s’est replié. Pour lui la réalité est plus dure : « En fait il a fui, abandonnant la capitale qui va bientôt être déclarée ville ouverte ». Fred Scamaroni veut éviter d’être fait prisonnier et imagine déjà comment mettre le maximum de chances de son côté pour poursuivre la lutte armée.

    Marie-Claire décrit avec émotion la détermination de ce frère patriote et républicain authentique : « Il conduit comme il peut, avec sa jambe blessée, sa vue diminuée. Il n’a pas voulu que je prenne le volant, je suis assise à ses côtés. Je sors de clinique mal en point. Le bébé, une petite fille est née dans des conditions difficiles ». Et d’ajouter : « Je suis certaine que Fred n’a jamais été aussi humilié de sa vie que ce jour-là. Il convoie, en uniforme d’officier français, des femmes qui s’en vont au hasard avec lui, englué avec elles dans le flot des réfugiés ».

    La Bretagne est une voie d’évasion et c’est finalement pour cette direction que l’aviateur opte. Puis il gagne Saint-Hermine en Vendée où il est recueilli avec les siens par de fidèles amis ardennais, le préfet Edmond Pascal et son épouse, arrivés avec la population réfugiée de leur département. Fred parvient à monter à bord du dernier train avant l’arrivée des Allemands. Il est désormais bien décidé à rejoindre Biarritz ou Saint-Jean-de-Luz. Il mesure alors le déchirement de ces familles qui subissent le déracinement en même temps que les atrocités de la guerre. Sa rencontre avec un ancien de la Grande-Guerre provoque comme un déclic. Il décide de remonter et parvient à retrouver le 16 juin des compagnons de la base de Tours qui font le coup de feu avec des fantassins.

    Mais il sait déjà que la bataille est perdue et partir pour l’Angleterre va de soi. Sa rencontre avec de Gaulle est le début d’une autre histoire. Celle de la première poignée de ceux qui ont également dit non.


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    Union100518a- Marne
    CORROBERT : M. Trifon Himmesoëte à l’honneur

    M. Trifon Himmesoëte, très ému.
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    Anita Jobert, maire de la commune, a remis la médaille d’honneur aux anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale, à M. Trifon Himmesoëte, vendredi lors d’une cérémonie dans la salle communale.

    Dès septembre 1939, M. Himmesoëte rejoint le 4e régiment d’infanterie à Bruges en Belgique. Après les combats contre les forces allemandes, il est fait prisonnier au camp de Neewbrandenbourg. Puis il est transféré au camp de Neurobranden, lieu de rassemblement des Belges, avant sa libération.

    C’est à Gand (Belgique) qu’il retrouve son troisième frère Médard qui, lui aussi, avait été fait prisonnier.

     

     

     


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    Union100517c- Marne
    MARGNY : 196e anniversaire de la campagne de France : La commune envahie par les hussards

    Les habitants de la commune n’ont pas loupé cette bataille.
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  • Les canons ont laissé entendre des détonations impressionnantes.
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  • Près de 200 hussards ont livré une bataille acharnée.
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  • La commune de Margny vient de vivre un événement peu ordinaire avec la venue de 200 hussards sur son territoire. Ces hussards et autres soldats de l’Empereur se sont affrontés contre les forces des coalisés dans la campagne de Margny.

    Les combats ont commencé dans la plaine près de Janvilliers.

    Les habitants de la commune ont fait le déplacement pour attendre tous ces soldats. Une reconstitution s’est déroulée devant leurs yeux entre Margny et Corrobert.

    Très proche du public

    A cheval ou à pied, les figurants se sont livrés à un combat acharné.

    Deux canons aux détonations impressionnantes ont rythmé les combats. Les soldats étaient très près du public et les appareils photos étaient de sortie pour immortaliser cet événement.

    Cette reconstitution intervient dans le cadre de la commémoration du 196e anniversaire de la campagne de France à Montmirail.

    Au bout de prés d’une heure de spectacle, toutes les armées et les habitants se sont retrouvées sur la place du village pour un apéritif offert par la commune.

    Les spectateurs ont pu discuter et échanger avec les hussards. Des hussards venus de différentes régions de France, d’Allemagne et du Canada.


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    Union100517b- Marne
    TINQUEUX : Mémoire des résistants et déportés : Plus jamais ça

    Jocelyne Husson, professeur d’histoire, retraitée, auteur de « La déportation des Juifs de la Marne », Presses Universitaires de Reims, 1999 et 2001.
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  • Avec la prise de conscience de l’horreur concentrationnaire et du génocide commis contre les Juifs et les Tsiganes, le « plus jamais ça » a été une des motivations de la construction européenne, d’où l’idée d’aborder, lors de cette quinzaine, le thème de la déportation. Dernièrement une conférence de Jocelyne Husson, professeur d’histoire retraitée, a ainsi été organisée par la Maison des associations de Tinqueux et la section marnaise des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation AFMD 51, dans le cadre de la Quinzaine de l’Europe.

    Plaques de rue

    La mémoire des résistants et des déportés à Tinqueux se lit sur certaines plaques de rues et sur le monument aux morts. En attribuant leur nom à un espace urbain, la Ville de Tinqueux a tenu à rendre hommage à des figures nationales de la résistance : en 1946, les rues Pierre-Brossolette, Danièle-Casanova, Guy-Môquet, l’avenue Gabriel-Péri ; en 1981, la place Robert-Lynen ; en 1983, l’école Jean-Moulin ; en 1987, l’impasse Félix-Eboué et le rond-point du Général-De-Gaulle. Mais la Ville de Tinqueux a aussi voulu rappeler la mémoire d’Aquatintiens morts pendant la Seconde Guerre mondiale, combattants FFI, déportés résistants et déportés juifs : les rues des Frères-Glorieux, Pierre-Destouches, Maurice-Lahaye, Joseph-Lacroix, René-Surelle, Paul-Campion, la rue de la famille Schwartzmann.

    Le professeur d’histoire a aussi évoqué la mémoire des déportés qui n’ont pas de rue à Tinqueux, mais dont le nom figure sur le monument aux morts : Edouard Boureau, Auguste Denise, David Hirsch, Jean Pasquina et Roger Tasserit. Jocelyne Husson a pensé que ces indications permettraient aux passants de voir dans ces noms de rues de Tinqueux et dans les inscriptions sur le monument aux morts, plus qu’un simple nom, mais des hommes, des femmes et des enfants dont elle a essayé de décrire le terrible parcours.

    Hommage à Paulette Billa

    La conférence s’est terminée par un hommage à Paulette Billa, l’une des premières femmes à accéder à la fonction de maire lors des élections municipales de 1945, les premières élections auxquelles les femmes ont eu le droit de participer comme électrices. Sous ses mandats reconduits de 1945 à 1983, la ville de Tinqueux, qui en 1945 n’était qu’un gros village de 1 600 habitants, s’est profondément transformée.

    Il est possible de retrouver un certain nombre des informations données par Jocelyne Husson sur le site « Histoire et mémoires » du Centre régional de documentation pédagogique de Champagne-Ardenne animé par Jean-Pierre Husson.

    www.crdp-reims.fr/memoire/


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    Union100517a- Marne
    MATOUGUES : Gazé par un obus dans son jardin

    Le centre de stockage militaire de Suippes accueille depuis hier un hôte de plus.
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  • MATOUGUES (Marne). Cauchemar des tranchées, un obus chimique a refait surface hier à Matougues. Le jardinier qui l’a découvert a dû être hospitalisé après avoir inhalé du gaz qui s’en échappait.

    IL pensait innocemment jardiner. Jusqu’à ce que d’un coup de pioche, il déniche hier après-midi un obus allemand, sans doute un vestige de la Première Guerre mondiale. Et lorsqu’il a tapé dans l’engin, du gaz en est sorti.

    La Grande Rue évacuée

    Incommodé, avec la gorge irritée et des picotements, l’homme a dû être évacué et hospitalisé à Châlons-en-Champagne, où il restait hier soir en observation par prudence. « Sa vie n’est pas en danger », explique-t-on à la gendarmerie de la ville-préfecture. « Certes, il a inhalé un gaz chimique, un gaz de guerre, mais pas très dangereux. »

    La bonne vingtaine de pompiers venus de Châlons, Épernay et Reims, ainsi que la gendarmerie, ont pourtant préféré établir un périmètre de sécurité. La Grande Rue, où a été déterré l’obus, a été évacuée, et les habitants hébergés pour quelques heures à la salle des fêtes sous la houlette du maire.

    D’autres Matouguais à l’inverse ont été confinés chez eux. « Le danger était surtout gazeux, mais le risque d’explosion était réel », racontent les pompiers. La commotion a pris fin vers 17 heures, quand l’obus a été retiré par les démineurs qui l’ont emmené au centre de stockage militaire de Suippes. Petite précaution supplémentaire quand même : en rentrant, les pompiers sont tous passés à la douche et ont dû changer toutes leurs affaires…

    Caroline BOZEC


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    Union100516a- Marne
    HISTOIRE : 1940


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    Des musées déménagés

    Le château de Chambord accueille des œuvres d’art.
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  • Où en est-on de La protection des œuvres d’art qui constituent une part du patrimoine national ? Cette question réitérée à la présidence du Conseil à la mi-mai a de quoi surprendre. S’il est un domaine où des précautions ont été prises c’est bien en ce qui concerne la préservation des biens culturels. Dès le 28 août 1939 à l’aube, un convoi de huit camions quitte la Cour carrée du Louvre à destination de Chambord. Ce n’est que l’application d’une décision assumée par Le gouvernement et qui consiste à mettre à l’abri des bombardements et des pillages les tableaux et sculptures les plus représentatifs des riches collections françaises. Comme pour la simulation d’un exode majeur des populations, une décision prise en 1936 fait des châteaux du Val de Loire, Les receveurs des trésors nationaux. Le château de Chambord est désigné comme centre de réception et dépôt principal.

    Par souci de rassurer, la direction des musées rappelle alors : « Il ne s’agit pas du premier déménagement d’envergure. En 1870, 123 caisses contenant des tableaux et des dessins ont été mis à l’abri dans l’arsenal de Brest tandis qu’en 1914, une sélection d’œuvres exposées au Louvre a été transférée par chemin de fer et entreposée dans l’église des Jacobins de Toulouse ». Cette fois, tous les grands musées sont concernés. C’est la raison pour laquelle les déplacements sont échelonnés du 28 août au 28 décembre. La « drôle de guerre » et l’absence de vrais combats font douter bien des élus de la pertinence de ces déménagements programmés.

    Sur les 51 convois, 40 rejoignent Chambord ! Les priorités sont déterminées par des pastilles : trois rouges pour La Joconde, deux pour les œuvres dites d’extrême urgence, une verte pour celles de seconde urgence. « La toile de la Joconde était enfermée sous un capitonnage en velours rouge, puis dans un écrin de bois précieux, lequel était placé dans une caisse en bois très spécifique, avec une double paroi en bois de peuplier fabriquée à son attention » précise l’historienne Alexandra Fleury.

    Il est patent que dès le 1er septembre, tous les objets des listes de première, deuxième et troisième urgences sont évacués. Une deuxième étape prend tout le mois de septembre avant de s’achever le 4 octobre. Après cette date, il n’y a plus que douze voyages jusqu’aux fêtes de fin d’année. Les grandes statues de l’antiquité comme « La Victoire de Samothrace » et « La Vénus de Milo » quittent la capitale avec d’autres sculptures moins célèbres. La même méthode est employée pour le transfert des grands tableaux avec un incident qui fait les gorges chaudes de ceux qui sont opposés à tant de mouvements. « Le Radeau de la Méduse » qui fait près de cinq mètres de haut se coince dans les fils du tramway de Versailles. Ce qui provoque un court-circuit et entraîne une panne de courant dans la ville. Les conservateurs n’ont-ils pas été trop optimistes ? A la présidence du Conseil, on craint que La rupture du front déplace la ligne des combats jusque sur la Loire et mette en danger les trésors répertoriés à Chambord et dans Les châteaux du Val de Loire. Les collections des grands musées de province sont aussi concernées par le repli. Les pièces du musée des Beaux-arts de Reims sont envoyées au château d’Ecully dans la Sarthe.


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    Compte à rebours d’une défaite

    Malmenée en Picardie, l’armée française ne peut plus opposer une vraie résistance, aussi les Allemands progressent avec tous leurs matériels et occupent les zones conquises.
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  • ECHEC. S’il est un point sur lequel le chef du gouvernement et les militaires à Paris comme à Londres sont d’accord, le 17 mai au matin, c’est bien que la campagne de France est perdue ! Gamelin n’est plus qu’en sursis.

    La nuit précédente, La mine sombre, le général Gamelin a fait venir le lieutenant Poncet, chef des transmissions de son PC de Vincennes. Jusqu’alors, il ne lui a jamais adressé La parole mais cette fois il lui confie son désarroi : « Les Allemands sont à Montcornet dans l’Aisne et s’ils décident de foncer sur Paris, nous ne disposons plus d’aucune force sérieuse à leur opposer. Je dois envisager un départ de ce PC dans les prochaines heures. Je veux être à proximité du gouvernement qui doit s’installer près de Tours. Nous devons envisager l’entrée en guerre de l’Italie et donc être en mesure de commander ce nouveau théâtre d’opération ». Et le généralissime de conclure : « Pouvez-vous m’indiquer en fonction de ces données, un futur PC au sud et à proximité de la Loire, disposant de liaisons appropriées à ces besoins ? »

    La mission n’est pas évidente. Le jeune lieutenant doit se procurer une carte à jour des réseaux des Lignes souterraines à grande distance des PU. Le Grand quartier général ne dispose pas de ce document ! Aussi faut-il envoyer en urgence un motocycliste au ministère pour qu’il rapporte le précieux document de l’avenue de Ségur à Vincennes. Le 17 à 2 heures, Poncet rejoint Gamelin et argumente pour positionner le QG à Briare tandis qu’un renforcement de la défense de Paris est réclamé par le général Héring. Dans Le même temps, l’ordre est donné de multiplier Les barrages de contrôle sur toutes les routes permettant d’entrer dans la capitale avec une priorité absolue à celles positionnées au nord et à L’est. On dresse à La hâte un inventaire des moyens de transport dans les départements de la Seine, de la Seine-et-Marne et de la Seine-et-Oise.

    Le 17 mai, alors que les télégrammes de mauvaises nouvelles s’accumulent sur son bureau, le général Georges décide de déplacer des divisions de l’est vers la percée des forces du Reich mais les informations qui lui parviennent trop tardivement à la Ferté-sous-Jouarre font que ses ordres sont toujours en décalage par rapport aux réalités du terrain. La seule petite éclaircie au sein de l’état-major provient de cette heureuse nouvelle. Les Allemands foncent vers la mer du Nord ce qui laisse un répit provisoire sur Paris. On se rassure comme on peut. Que faire ? La question est sur toutes les lèvres. Reynaud est opposé à une demande d’armistice d’autant que la vitalité de Churchill L’encourage à une politique de fermeté. En revanche, dans les ministères, l’option de la composition avec l’ennemi est loin d’être rejetée. On pense qu’un arrangement éviterait l’invasion du pays et des destructions militaires et industrielles massives. Faut-il réaliser un sanctuaire de défense ? Certains imaginent un réduit breton. Reynaud comme de Gaulle n’y sont pas opposés avec dans cette hypothèse l’installation du gouvernement à Quimper. Seul frein à cette solution, beaucoup craignent que les panzers soient à Rennes et à Brest bien avant qu’une puissante ligne de défense ait été établie.

    DES SCÉNARIOS SANS ISSUE

    Aussi reste-t-il une autre porte de sortie, celle d’un repli ordonné vers l’Afrique du Nord afin de poursuivre le combat. Si ce choix est retenu, il ne faut tarder à prendre toutes les dispositions utiles à sa réalisation. Le transfert des troupes et de l’essentiel de l’aviation et de La flotte doit être envisagé dès maintenant. Dans Les ministères on tergiverse et on perd beaucoup de temps à imaginer des scénarios sans issue. La cuisine politicienne prévaut alors qu’à Londres, Churchill fait travailler ses spécialistes sur l’hypothèse d’un affrontement de la Grande-Bretagne seule contre l’Allemagne nazie. Que vient faire le maréchal Philippe Pétain, 84 ans, dans tout cela ? Le 16 mai à midi, l’ambassadeur de France à Madrid reçoit un pli chiffré de Paul Reynaud. Le président lui demande de rentrer immédiatement à Paris pour intégrer le gouvernement à la fonction qu’il voudra. Pourquoi Reynaud juge-t-il sa présence indispensable ? Cela remonterait le moral des troupes ! Seulement le vieil homme peut aussi être le paravent idéal de l’échec. Le même jour, le chef du gouvernement somme le général Maxime Weygand, commandant des forces françaises au Levant de revenir dans l’Hexagone. Il n’a pas renoncé à remplacer Gamelin et comme Georges lui paraît trop hésitant, il ne retient plus que la solution Weygand, 73 ans. Peu importe que la situation soit définitivement plombée, les changements à venir peuvent avoir un impact psychologique. C’est reculer pour mieux sauter !

    Reynaud compte encore retourner La situation. Il pense que les Etats-Unis peuvent déclarer la guerre au Reich. C’est pourquoi, dans l’après-midi du 18 mai, le secrétaire général du Quai d’Orsay, Alexis Léger informe la diplomatie américaine que le président du Conseil va adresser un message personnel au président Roosevelt : « le priant d’obtenir du Congrès une déclaration de guerre contre l’Allemagne » ! L’ambassadeur US Bullitt est stupéfait et estime alors que le chef du gouvernement français : « par son ignorance de la situation politique américaine est indigne de ses responsabilités ».

    Léger tente le tout pour le tout sans succès. N’ose-t-il pas affirmer à Bullitt : « qu’une attaque de chars allemands contre Reims a complètement échoué grâce à l’héroïsme personnel du général Huntziger qui, chargeant l’ennemi a la tête de ses troupes, a ainsi inspiré un tel courage que les engins ont subi des pertes considérables » ! Vers 21 heures, Reynaud reçoit L’ambassadeur des Etats-Unis et met la pression : « La guerre peut se terminer par une défaite absolue de la France et de la Grande-Bretagne en moins de deux mois. Le président Roosevelt doit en être informé ». La description très négative du président du Conseil est appuyée par des remarques très pessimistes envers le Royaume-Uni qu’il voit très vite étranglé par les U boote allemands basés dans les ports français et par La Luftwaffe qui disposera des terrains français pour lancer ses raids.

    Hervé CHABAUD


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    Norvège : le crève-cœur du départ

    Winston Churchill a décidé de se replier de Norvège.
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  • Les troupes ont pourtant marqué des points et conquis des positions stratégiques.
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  • NARVIK. Deux semaines après sa prise de fonction au 10, Downing street, Churchill qui a simplifié le système de décision stratégique concentre entre ses mains un pouvoir de décision inégalé et tranche face à son état-major sur la nécessité d’évacuer la Scandinavie.

    Dans la nuit du 27 au 28 mai, l’assaut final contre Narvik est déclenché. Pourtant l’ordre de quitter la Norvège a bel et bien été pris par Le nouveau Comité de défense héritier du Comité de coordination militaire. Si la nouvelle est tenue secrète avec interdiction d’en informer les Norvégiens et les Français, Lord Cork froissé par la méthode prévient le général Bé¬thouart qui fait savoir : « qu’il pourrait se révéler extrêmement difficile de retirer les troupes britanniques et françaises sans trahir les troupes norvégiennes qui combattent à nos côtés et sont en contact avec l’ennemi ». Néanmoins les soldats sont toujours aussi motivés.

    Ils doivent attaquer dans trois directions. Au nord-est, la 13’ demi-brigade de la Légion étrangère et un bataillon norvégien partant d’Ojord ont mission de traverser le Rombaksfjord sur des chalands pour débarquer en force sur la place d’Or¬neset en contrebas de la voie ferrée par laquelle transitent Les convois de minerai. Un deuxième échelon est chargé de bousculer l’ennemi depuis l’ouest à Taraldsvik. Dans le même temps mais cette fois au sud-ouest de la ville, la brigade polonaise a comme cible Ankenes et doit par Le Beisfjord occuper la rive sud du port de Narvik. Enfin, sur la rive nord du Rombaksfjord, un bataillon de chasseurs alpins, appuyé par des compagnies de skieurs norvégiens, est chargé de forcer à l’est pour déboucher à Hundalen et surprendre les Allemands sur leurs arrières.

    Pour faciliter les opérations, les Anglais concentre l’artillerie lourde de leur escadre sur les points sensibles. Le 27 mai à 23h45, Lord Cork et le général Béthouart se tiennent sur la passerelle de commandement du croiseur « Cairo » prêts à suivre la manœuvre alors que cinq chalands avec à leur bord le 1er bataillon de légionnaires glissent le long de la presqu’île d’Ojord puis traversent l’entrée du Rombaksfjord et filent vers Orneset. Béthouart ordonne alors d’ouvrir le feu. Des centaines d’obus s’abattent sur les positions des chasseurs autrichiens du 139ème régiment de montagne et sur les trois compagnies de marine du groupe Haussels. Très vite la côte d’Orneset à Taraldvik n’est plus qu’un gigantesque nuage de poudre et de poussière parsemé d’éclairs impressionnants. A 0 h 15, les légionnaires prennent pied sur la plage d’Orneset et ne rencontrent pas de vraie résistance. Pourtant sans tarder les Allemands s’emploient à ralentir la progression des alliés, profitant des positions dominantes de leur artillerie. Les Légionnaires sous Le feu meurtrier de l’ennemi ne renoncent à aucun moment et, malgré des pertes importantes, parviennent à contrôler la voie ferrée après avoir escaladé une pente sévère. Armés de courage, ils hissent un canon de montagne pour neutraliser une pièce d’artillerie sur rail que Les Allemands ont mis à l’abri d’un tunnel mais dont le feu est redoutable.

    Les Polonais durement malmenés

    Au sud de Narvik, les Polonais sont durement malmenés par les canons allemands. Les choses se passent donc moins bien que prévu d’autant que vers 4 h 30, une vingtaine de bombardiers de la Luftwaffe surgissent dans Le ciel norvégien et piquent vers Les bâtiments composant l’escadre britannique. Le « Cairo » est une cible parfaite et est bientôt touché par deux bombes qui font de nombreuses victimes. L’ordre est donné à l’escadre de s’éloigner immédiatement de la côte en zigzaguant. A terre, les Allemands profitent de l’effet de surprise de l’aviation pour déclencher une contre-attaque tous azimuts et interdire les franchissements. Il faut attendre 6 heures pour que les Hurricane anglais occupent le ciel de Narvik ce qui permet au 2e bataillon de la Légion de débarquer à Taraldvik. Les légionnaires tombent en nombre mais les Français progressent irrésistiblement. Au PC allemand de Narvik, le major Haussels comprend que les Alliés mènent une puissante manœuvre d’encerclement aussi, ne disposant pas d’assez de moyens, envisage-t-il un repli par la route qui longe Le Beisfjord. A 6h50, il ordonne donc la retraite par échelon. Vers 17 heures, Les éclaireurs du bataillon norvégien s’infiltrent dans les faubourgs de Narvik et obtiennent la certitude qu’il n’y a plus un soldat ennemi dans la cité. La Légion qui contourne Le port par L’ouest est sur le point d’en contrôler tous les points. Ce qui permet à Béthouart d’entrer dans Narvik où il est chaleureusement applaudi par la population lo¬cale heureuse d’être Libérée du joug allemand. Elle ignore que cette situation avantageuse est des plus précaires. Des instructions sont dès lors communiquées aux Polonais, aux Norvégiens et aux chasseurs alpins pour repousser les troupes ennemies du général Dietl vers la frontière suédoise. Si la victoire est patente, cette éclaircie scandinave est à l’opposé de nouvelles alarmantes venues de France. Non seulement l’armée belge vient de capituler mais Londres est intraitable : « Il faut évacuer de Norvège le plus de troupes possibles ». Le piège allemand des Ardennes à La Manche est sur le point de fonctionner. Pour les Britanniques et les Français c’est une dure épreuve. Après six semaines de combats acharnés, évacuer Narvik, une ville décisive et chèrement conquise est un crève-cœur. Pourtant la date butoir du 1" juin s’inscrit comme une évidence. Il faut stopper toutes les opérations pour réussir le rembarquement des 26.000 soldats du corps expéditionnaire. Or le gouvernement norvégien, pas plus que son état-major, ne sont informés des choix de Londres sur lesquels Paris est contraint de s’aligner. On comprend l’embarras parce que si les Norvégiens capitulent dès l’annonce du retrait allié, le rembarquement des forces opérationnelles sera compromis. Comme la Luftwaffe multiplie ses raids sur les petites villes pour créer et entretenir un climat meurtrier et de terreur, le gouvernement norvégien soupçonne que des décisions importantes sont prises sans qu’il soit consulté. Une fois encore Lord Cork décide de rompre le secret alors qu’à Tromso, le gouvernement réuni autour du roi Haakon VII se doute d’un abandon prochain.

    On s’achemine vers l’activation du plan Mowinckel aux termes duquel : « Les Allemands s’engagent à ne pas attaquer la Norvège du Nord si les forces alliées l’évacuent et si les Suédois occupent Narvik ». Churchill est dubitatif parce qu’il ne voit pas pourquoi les Allemands engagés dans une guerre totale feraient cette fleur ! Le roi, Le gouvernement et le président du Storting (le parlement) sont invités à rejoindre la Grande-Bretagne pour continuer le combat. Le prince Olav n’est pas de cet avis et propose de rester : « pour partager le sort du peuple ». IL est mis en minorité. Le général Ruge lui restera tout comme le roi Haakon qui le 5 juin écrit cette lettre alors que le rembarquement des Alliés est accéléré : « Mon devoir est de rester en Norvège ». Il faut toute la puissance de conviction des diplomates pour le faire changer d’avis ! Le 7 juin à 14 heures, se tient un dernier conseil des ministres au cours duquel le roi fait cette communication : « Après avoir bien considéré les choses, j’en suis venu à la ferme conclusion que dans la situation actuelle, mon gouvernement et moi-même ne pouvons rien faire d’autre que quitter le pays, pour poursuivre à l’étranger notre travail au bénéfice de la Norvège ».

    Vers 18 heures, les derniers soldats britanniques et volontaires norvégiens montent à bord du « Devonshire ». Les Polonais et les Français qui mènent des opérations sur la frontière suédoise décrochent et reviennent à Narvik. Ils laissent des mannequins sur leurs positions pour induire en erreur l’ennemi. Le matériel et les munitions sont noyés dans le port tandis que les légionnaires détruisent à la dynamite un large tronçon de la route du fer en amont de la ville. Béthouart peut envoyer ce télégramme : « Les vainqueurs ont réussi leur retraite ».

    H.C.


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    Union100513a- Marne
    GIVRY – VANAULT : Anciens combattants en AG : Le pôle mémoire fait débat

    L’assemblée générale s’est terminée par la remise de la médaille du mémorial AFN de Châlons-en-Champagne à André Boivin, par François Lefort.
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  • Les anciens combattants AGPG et CATM du canton de Givry-en-Argonne et du secteur de Vanault-les-Dames ont tenu leur assemblée Générale dans la commune du doyen André Boivin, à Dampierre-le-Château. André Boivin a été maire de cette commune durant de longues années et conseiller général du canton de Givry-en-Argonne.

    La séance a été présidée par Michel Zarkovic, délégué départemental en présence du maire actuel de Dampierre-le-Château, Jean-Marie Viriot.

    François Lefort, président de la section a présenté le rapport d’activité en insistant sur quelques faits marquants : les cérémonies du 8 Mai et du 11 Novembre organisées en liaison avec l’école et la participation des enseignants et des élèves, le voyage organisé par l’AD sur les plages de Normandie, le colis de Noël offert par la section aux PG AC et veuves de guerre, les 8 jours au Tyrol…

    Hommage aux disparus

    Le trésorier Bernard Francart a présenté un bilan financier avec un solde positif de 258 euros, résultat équilibré grâce aux subventions communales et la vente des calendriers.

    108 adhérents

    Quelques instants de recueillement ont été observés en mémoire des quatre camarades décédés en 2009 : René Richet d’Heilz-le-Maurupt, Michel Blanchet, CATM de Givry, Camille Braux, CATM de Varimont, Joseph Idzick, CATM de Vanault-le-Chatel. S’ajoutent à cette triste liste les décès, début 2010, de Denis Simon CATM de Vanault-les-Dames et Gaétan Charlot, président de l’UDAC.

    Le bureau a été renouvelé. Les cinq membres du tiers sortant ont été réélus à l’unanimité à savoir Michel Igier, Raymond Paindavoine, Claude Lecoq, Henri François et François Lefort.

    Dans le débat, il a été question du pôle mémoire prévu à Châlons-en-Champagne et qui sera déplacé à Charleville, ce qui soulevait un tollé général des anciens combattants et élus. Il serait maintenant envisagé deux pôles mémoire. Une affaire à suivre…


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    Union100512f- Marne
    PLEURS : Hommage aux anciens combattants : Des diplômes d’honneur

    André Boguet, Michel Lheureux et Pierre Tintenier ont été décorés par le maire.
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    Une bonne partie de la population s’était rassemblée au centre du village à l’occasion de la commémoration de l’armistice et rendre hommage aux victimes tombés pour la France.

    Janick Simonnet, maire du village, effectuait trois remises de diplôme d’honneur aux anciens combattants de la Deuxième Guerre mondiale.

    Il s’agissait d’André Boguet, Michel Lheureux et Pierre Tintenier.

     

     


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    Union100512e- Marne
    BRANSCOURT : Pierre Poiret diplômé à 99 ans

    Piere Poiret, bientôt 99 ans, entouré de Pierre Lhotte, maire, et de Michel Ehrhart, l’ancien maire.

    Pierre Poiret était à l’honneur samedi, dans le village de Branscourt.

    Hubert Falco, secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens Combattants, a souhaité qu’un hommage particulier soit rendu aux 250.000 Anciens combattants de la Deuxième Guerre mondiale, par la remise d’un diplôme d’honneur.

    Pierre Lhotte, maire de Branscourt, a donc profité des commémorations du 8 mai pour rendre hommage à Pierre Poiret : doyen du village, à bientôt 99 ans, et dernier ancien combattant de Branscourt. C’est avec émotion qu’il a reçu le diplôme.

    La cérémonie s’est poursuivie autour d’un vin d’honneur.


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    Union100512d- Marne
    MOURMELON-LE-PETIT : Remise de médailles

    Maire, représentants de la gendarmerie, de l’Escat de Mourmelon-le-Petit et des anciens combattants étaient présents.
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    C’est sur la place de la mairie qu’une remise de médaille a ouvert la commémoration du 8 Mai 1945.

    Honorés, Andrée Blondeau et Henry Lucotte ont reçu la médaille du mérite fédéral. C’est en cortège que les autorités civiles et militaires, accompagnées des habitants du village, ont rejoint le monument aux morts, ou les attendait un piquet d’honneur composé de divers éléments des régiments présents sur le camp de Mourmelon.

    M. Maizieres, maire de la commune, fit alors lecture du message du secrétaire d’état aux Anciens combattants.

     

     


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    Union100512c- Marne
    THIBIE : Cérémonie du 8 Mai particulière : Face au nouveau monument

    Le maire a déposé une gerbe au monument, accompagné de deux enfants et a invité la population à observer une minute de recueillement à la mémoire des disparus.
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    La cérémonie du 65e anniversaire de la victoire de 1945 était marquée par une manifestation particulière.

    En effet, en 1921 le conseil municipal sous la mandature d’Albert Songy avait décidé la construction du monument aux morts dans l’emprise du cimetière près de l’église.

    Le nouveau maire Hervé Perrein et les élus municipaux en place depuis 2008 ont pris l’initiative de transférer ce monument sur une parcelle de terrain plus spacieuse, près de la mairie.

    Ce nouvel emplacement a permis d’ériger de chaque côté du monument deux stèles, l’une rappelle le souvenir de la famille Nicolas disparue dans les camps de déportation, la seconde la mémoire de huit prisonniers nord-africains fusillés en août 1944, en représailles d’une attaque de la Royale Air Force sur le terrain d’aviation allemand situé entre Thibie et Germinon.

     


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    Union100512b- Marne
    SEZANNE : Le lotissement fait grise mine

    Barbonne possède dorénavant une rue des Anciens-Combattants.
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    SEZANNE (Marne). Seulement trois terrains sur les 12 aménagés par la commune ont été vendus en l’espace d’un an. La faute à la crise, selon le maire.

    LES réseaux et la voirie sont achevés depuis un an.

    La rue principale, dorénavant baptisée rue des Anciens-Combattants vient d’être inaugurée.

    Mais le lotissement communal de Barbonne-Fayel est toujours une morne plaine.

     

     


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    Union100512a- Marne
    VITRY-LE-FRANCOIS : Expo sur la Seconde Guerre mondiale : Toutes ces images qui parlent

    Une centaine de photographies montrent l’état de la cité rose après les bombardements, dont le premier date du 16 mai 1939.
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  • Les images ont été récupérées chez des particuliers par le président du Souvenir Français, Gérald Gaillet.
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  • TOUT en images. C’est ainsi que le président du Souvenir Français de Vitry-le-François, Gérald Gaillet, a voulu présenter la Seconde Guerre mondiale et le 70e anniversaire du bombardement de Vitry-le-François. Pour donner une représentation réelle de la cité rose en 1939.

    Sur 12 panneaux différents, ce sont une centaine d’images qui sont ainsi exposées et qui montrent la réalité de la ville juste avant le premier bombardement du 16 mai 1939. La première montrant Vitry-le-François avant que la ville ne soit touchée par l’ennemi.

    Récupérées chez des particuliers, puis scannées, ces images restent impressionnantes. Grâce à ces photographies, on apprend que, dès la déclaration de la guerre le 3 septembre 1939, la cité rose devient un grand centre de regroupement pour la Croix-Rouge Française. Pour cela, les malades de l’hôpital, situé rue de l’Arquebuse, sont évacués à Thiéblemont.

    Un seul regret

    Le collège des filles, aujourd’hui entièrement disparu et installé à l’époque dans la rue du Vaux, avait été évacué. Alors que les filles devaient suivre les cours au collège des garçons, installé place Royer-Collard, leur établissement était devenu l’hôpital pour la Croix-Rouge. Au fil des images, ce sont les grands moments de la Seconde Guerre mondiale que le visiteur découvre. Les aviateurs tombés à Vitry-le-François ont aussi leur place.

    Un seul regret pour l’organisateur : n’avoir pu récupérer qu’une seule photo des victimes des bombardements. Elles étaient 105 au total, dont 93 de la cité rose.

    A.-S. C.


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    Union100511i- Marne
    ANGLURE : Pour ne pas oublier

    Six anciens combattants ont été récompensés.

    À Anglure, où les enfants participent toujours aux cérémonies commémoratives, cette année n’a pas échappé à la tradition.

    Les drapeaux du comité local des anciens combattants, de la Fnaca et des représentants des associations présentes dans le secteur, ont participé à cette commémoration.

    Jean-Marc Albaut, maire, a rappelé l’importance de cette année 2010 et sacrifié aux décisions du président de la République en remettant le diplôme d’honneur aux six habitants de la commune qui remplissent encore cette condition.

    Il s’agit de Bernard Seurat, Paul Gay, Gustave Jouare, François Saint Laurens, Jules Cognon et Georges Doviliers.

    Puis le cortège s’est rendu au café de la Poste pour déguster l’apéritif offert par la municipalité


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    Union100511h- Marne
    CORMICY

     

     

    Les habitants ont rendu samedi un bel hommage à René Piquet et Pierre Mroczco, anciens combattants de la guerre 1939-1945.

    Le maire, Dominique Décaudin, leur a remis officiellement le diplôme d’honneur d’ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale.

     

     


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    Union100511g- Marne
    GUEUX : Commémorations du 8 Mai : Ils se souviennent

     

     

     

    C’est une cérémonie particulièrement émouvante qui s’est tenue samedi à Gueux.

    Le maire Jean-Pierre Ronseaux, relayant l’hommage de la Nation aux quatre anciens combattants habitant le village, Marcel Mahout, Paul Ladouce, Lucien Barreau et Marcel Ellul, rappelait la conduite exemplaire de tous ces soldats.

    La municipalité rendit ensuite un hommage particulier aux déportés résistants de Gueux et Vrigny.

     

     

     


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    Union100511f- Marne
    HERMONVILLE : Inauguration de la rue Thérèse-et-Robert-Chapelle : Deux déportés honorés

    La rue Thérèse-et-Robert-Chapelle est un symbole du devoir moral de témoignage et de transmission envers les victimes du passé, pour les générations futures.

    Samedi 8 mai, jour anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, 9 heures ; il fait froid, et cependant, il règne une animation inhabituelle dans une nouvelle rue d’Hermonville. Le maire, Joël Gourmand, est là, entouré du conseil municipal, des anciens combattants du village, et de nombreux habitants.

    Cette rue, dont la commune fête l’inauguration, portera les noms de deux déportés ayant longtemps vécu à Hermonville : Thérèse et Robert Chapelle.

    Quelques déportés sont présents : Andrée Paté, déportée à Ravensbrück, qui va découvrir la plaque de la nouvelle rue ; Mme François, dont le mari a été déporté à Dachau, et Jean Constant, président d’honneur de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.

    Leur fils est là, ainsi que leur petit-fils, leur nièce, et leurs conjoints. Engagés dans la Résistance, Thérèse et Robert ont caché des soldats anglais et américains, et des Français désireux de répondre à l’appel du Général de Gaulle en se rendant à Londres.

    Leur arrestation au début de l’année 1944 les a conduits à Fresnes, puis, ils ont été déportés, en compagnie du père de Robert, Paul Chapelle. Le même train les a envoyés dans les camps de la mort, Robert à Buchenwald, Thérèse à Ravensbrück, et Paul à Dora, où il décédera.

    Thérèse et Robert ont connu pendant un an la faim, le froid, la promiscuité, la vermine et les mauvais traitements, un travail épuisant et les longues attentes debout, pour l’appel.

    Après la Libération de la France par les troupes alliées, et la capitulation du troisième Reich, ils sont revenus à Hermonville.

    Ils ont été décorés de la croix de Guerre avec palme, ce qui est très rare pour une femme, la croix du Combattant volontaire de la Résistance, la médaille Freedom, qui leur a été remise par le général Eisenhower en personne, pour avoir sauvé des Anglais et des Américains, et la Légion d’honneur, Thérèse étant chevalier et Robert officier.


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    Union100511e- Marne
    JOUY-LÈS-REIMS

     

     

     

    Stéphane Dautreville, 1er adjoint au maire, et Nathalie Morin, 2ème adjoint, ont présidé cette année la cérémonie du 65e anniversaire de la victoire du 8 mai 1945.

    Une cérémonie avec beaucoup de sobriété et dignité, ponctuée par l’hymne national, le dépôt des gerbes, la minute de silence.

     

     

     


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    Union100511d- Marne
    MERFY

     

     

     

    À l’issue des cérémonies du 8 Mai, le maire Eric Verdebout remit à M. Vincent, le diplôme d’honneur décerné par la République française aux combattants de l’armée française pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Ce diplôme étant un témoignage de reconnaissance de son action pour la France.

     

     

     


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    Union100511c- Marne
    ORMES

     

     

     

    Samedi, le village a rendu hommage aux morts de sa commune qui se sont battus pour la liberté.

    Après l’appel aux morts, l’hymne national, la minute de silence, le maire Michel Suply a déposé une gerbe.

    Il a ensuite invité tous les participants à partager le verre de l’amitié en mairie.

     

     

     


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    Union100511b- Marne
    SAINT-JUST-SAUVAGE : Une cérémonie empreinte d’émotion

     

    Les anciens combattants ont reçu un diplôme d’honneur à l’occasion de cette cérémonie.

    Une quarantaine de personnes ont suivi avec émotion la cérémonie du 8 mai 45 destinée à commémorer la victoire sur les forces du nazisme.

    James Autréau, maire, a donné lecture du texte officiel avant d’appeler les anciens combattants, encore témoins des faits dramatiques de cette fin de guerre.

    En compagnie de ses adjoints, il a remis le diplôme d’honneur attestant de leur état d’anciens combattants à Roland Fevre, André Naudot, René Roy, Robert Pageot et Pierre Lefevre.

    Un vin d’honneur a ensuite été servi aux participants à l’accueil de la MJC.

     


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    Union100511a- Marne
    SOMPUIS : Marche et conférence sur la Grande Guerre : Une randonnée culturelle

    Une balade de 6 km parmi les orchidées en fleurs.

    Dimanche 9 mai au matin, le Foyer rural de Sompuis a organisé une randonnée conférence.

    Cette dernière a amené une trentaine de personnes (petits et grands) dans les méandres de l’histoire locale, conjuguée avec l’histoire nationale notamment avec la 1re bataille de la Marne durant la Grande Guerre. Un public curieux, accueilli sur les lieux mêmes du déroulement historique illustrés par des documents et des photographies d’époque pour surligner les propos de l’animateur, Philippe Jacquemin, Sompuyot, passionné d’histoire locale et de nature. La balade de 6 km, sous un charmant soleil printanier, parmi les orchidées en fleurs dans ce secteur champenois, s’est déroulée entre les steppes agro-industrielles et les savarts à moutons des temps passés. Un barbecue pique-nique le midi au centre du village a restauré les randonneurs pour clore la matinée sportive et culturelle. La prochaine randonnée pédestre se déroulera à la mi-septembre.


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    Union100510vv- Marne
    BETHENY

     

     

    Cérémonie émouvante au pied du monument aux morts. Les enfants des écoles ont interprété, devant une foule nombreuse, le chant des partisans.

    Puis le maire, Jean-Louis Cayenne, a remis un diplôme d’honneur à Robert Gustin, seul ancien combattant ayant pu se rendre à la cérémonie.

    Trois autres messieurs cités n’ayant pu y assister.

     

     


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    Union100510v- Marne
    BEZANNES

     

    Digne et émouvante, la cérémonie a ravivé bien des souvenirs chez certains aînés de la commune qui ont vécu la guerre et y ont perdu des membres de leur famille.

    Jean Pierre Belfie, maire de la commune, a remercié toutes les personnes présentes, notamment les anciens combattants qui « perpétuent le devoir de mémoire tout en exprimant la volonté commune de tout mettre en œuvre par la paix, la liberté et l’avènement d’un monde libre, juste et d’amitié ».

    Appel aux morts et minute de silence, le maire et toutes les personnes présentes se recueillent devant le monument aux morts.

     


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    Union100510u- Marne
    CHAMPIGNY

     

     

     

    Les Campinois se sont rassemblés samedi devant le monument aux morts, avec les membres du conseil municipal, les représentants d’associations de la commune, la fanfare « les Dauphins », le porte-drapeau et les anciens combattants.

    Après l’appel aux morts, l’hymne national, Daniel Ménard, adjoint au maire, a déposé une gerbe en compagnie des enfants.

     

     

     


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    Union100510t- Marne
    CORMONTREUIL

     

     

     

    Maire du conseil municipal d’enfants, Laure Sacré, accompagnée de quelques camarades, était de nouveau présente, samedi matin, à la cérémonie du 8-Mai, au cours de laquelle le maire, Jean Marx, et Claude Viéville, président de la section locale de l’Union nationale des combattants, ont rappelé l’histoire de cet armistice.

    A l’issue de cette cérémonie, le colonel Bitzberger a remis au caporal Guy Oudin la croix du combattant volontaire avec barrette Indochine.

    M. Oudin a en effet effectué une partie de son service en Indochine, dans le secteur de Saïgon.

     

     

     


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    Union100510s- Marne
    ECLAIRES : 65e anniversaire de la Victoire de 1945 : Hommage aux morts pour la France

    Les enfants ont entonné La Marseillaise.
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    Après avoir célébré la victoire de 1945 au monument aux morts de Givry, la délégation des anciens combattants, les élus et les villageois se sont retrouvés au monument d’Eclaires.

    Françoise Duchein, conseillère générale, et Roger Person, maire du village, ont déposé la traditionnelle gerbe.

    Une minute de silence en l’honneur des soldats d’Eclaires morts pour la France a été observée.

    Quelques enfants de l’école primaire de Givry ont récité un poème de Louis Aragon, puis tous ont chanté la Marseillaise sous la houlette des enseignantes Adeline Collin et Catherine Mathieu.

    La cérémonie a été également relevée par la Clique de Givry.

     


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    Union100510r- Marne
    FERE-CHAMPENOISE – CONNANTRAY – VAUREFROY : Cinq anciens combattants honorés

    Thierry Mathellié, maire de Connantray, a honoré Raoul Bonnet.
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    C’est en présence du beau temps que les communes de Fère-Champenoise et Connantray-Vaurefroy ont cette année commémoré le 65e anniversaire de l’Armistice de 1945 en rendant hommage aux combattants de l’armée française de l’époque.

    C’est ainsi que Thierry Mathellié, maire de Connantray, a honoré Raoul Bonnet du diplôme d’honneur de la République française, tout en rappelant son parcours de jeune militaire et ses années de guerre difficiles.

    Gérard Gorisse, maire de Fère-Champenoise, a quant à lui remis ce même diplôme à Julien Chouart, Pierre Combeau, Maurice Deceroi, et Michel Raguet.

     

     

     


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    Union100510q- Marne
    HAUVILLERS : Anniversaire de la victoire : Un ancien combattant à l’honneur

    Patrick Lopez a remis le diplôme d’honneur à Alphonse Faigre, seul ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale résidant à Hautvillers.
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  • C’est dans le recueillement et en présence de nombreux Altavillois qu’a été célébré le 65e anniversaire de la victoire de la Seconde Guerre mondiale. Cérémonies accompagnées par les anciens combattants, la batterie-fanfare Dom Pérignon et les enfants des écoles.

    Avant les dépôts de gerbes, lecture et défilé, le maire Patrick Lopez a remis le diplôme d’honneur décerné par le Secrétaire d’Etat et de la défense à Alphonse Faigre, seul ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale résidant à Hautvillers (Ils sont encore 250 000).

    Une initiative qui vise à dire la reconnaissance de notre pays à l’ensemble des anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale.

    Habitant Hautvillers depuis cinq ans, Alphonse Faigre est né le 6 décembre 1922 à « Maréchal Foch » à une trentaine de kilomètres d’Alger. Affecté aux camps de jeunesse en Algérie, il est mobilisé à la défense des terrains de l’armée de l’air en 1942, puis affecté à Reichenbach en Forêt Noire jusqu’à sa libération en 1945. Il s’installe à Chartres où il exerce la profession d’instituteur et prend sa retraite près de Cavaillon, dans le Lubéron. Il y a cinq ans, avec son épouse, il s’installe à Hautvillers afin de se rapprocher de sa fille, Mme Moulin.


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    Union100510p- Marne
    LACHY : Pour rassembler petits et grands

    Au monument aux morts …
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    C’est sous un ciel clément et dans le respect de la tradition que la cérémonie du 8-Mai s’est déroulée sous l’autorité de Maximin Charpentier, premier adjoint, accompagné par les sapeurs-pompiers de la commune.

    Après lecture de la lettre du Souvenir suivie d’une minute de silence, l’ensemble des personnes présentes fut convié au verre de l’amitié dans la grande salle du Foyer des Sources.

    Cette manifestation est l’occasion de rassembler petits et grands, et de perpétuer une cérémonie républicaine

     


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    Union100510o- Marne
    LA CHEPPE

    Le défilé vers le monument.
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  • Le 65e anniversaire de la Victoire de 1945 a été marqué à La Cheppe par un hommage à toutes les personnes qui ont servi la France lors de la Seconde Guerre mondiale.

    Ce fut d’abord la cérémonie au monument aux morts avec une délégation du 501-503e régiment de chars de Mourmelon-le-Grand et le corps de sapeurs-pompiers de La Cheppe. Après lecture du message du secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens Combattants, une gerbe fut déposée par Mme Paquin-Létaudin et par Marcel Bonnard. La foule nombreuse s’est rendue à la salle des fêtes. Marcel Bonnet, maire, Marcel Foucault, Yves et Roger Gérardin (anciens d’AFN) ont accueilli toutes les personnes.

    Beaucoup sont des descendants de ces hommes partis en 1940, soit seize prisonniers, seize mobilisés, cinq STO.

    Et aussi M. Chamontin, maire de La Cheppe à l’époque, déporté et mort à Mathausen et Gaëtan Bonnard, fusillé de la Résistance.

    L’émotion était palpable lorsque les photographies de tous ces hommes ont été dévoilées.

    Ce travail de mémoire a pu être présenté grâce à Marcel Létaudin (ancien STO et passionné par les souvenirs des deux guerres).


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    Union100510n- Marne
    LA NEUVILETTE : Cérémonies du 8-Mai : Recueillement

    A l’aube de ses 100 ans, la reconnaissance pour Alfred Cailliez.
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    A l’occasion du 65e anniversaire de la reddition de l’Allemagne nazie, les habitants du quartier ont rejoint les anciens combattants au monument aux morts pour un dépôt de gerbe ainsi qu’au mémorial de l’aviateur australien lan Mac Kenzie.

    La maire de Reims était représentée par Jean-Claude Laval.

    Au cours de la réception qui a suivi, le président des anciens combattants Jean Ledoux a remis la médaille de reconnaissance de la Nation et la médaille commémorative AFN à André Lecomte.

     


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    Union100510m- Marne
    LE GAULT-SOIGNY : Une grande cérémonie : Pompiers et enfants réunis

    L’hymne national a été chanté par les écoliers.
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    Après les cérémonies du 11-Novembre dernier qui avaient eu une ampleur exceptionnelle, la municipalité, le corps des sapeurs-pompiers, les enfants des écoles, les trois enseignants et les habitants de la commune de Le Gault Soigny se sont rassemblés sur la place de la mairie.

    Tous se sont ensuite rendus devant les plaques des militaires et civils morts pour la France durant les deux conflits mondiaux, en ce 8 mai, jour anniversaire de la capitulation, pour leur rendre hommage.

    Les enfants de l’école élémentaire, comme chaque année, ont chanté la Marseillaise, une première fois devant les plaques avant de reprendre l’hymne national une seconde fois, devant la tombe de deux frères, Kléber et Raymond Bichet tous deux décédés en 1940.

     


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    Union100510l- Marne
    MATOUGUES

    Diplôme d’honneur des anciens combattants pour Marcel Ferrand.
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    Il a toujours fière allure, reste élégant et masque bien ses 86 printemps. Ce 8 mai, le maire de sa commune, Michel Le Portier a remis à Marcel Ferrand, au nom du secrétaire d’État aux Anciens Combattants, le diplôme d’honneur des anciens combattants.

    Marcel Ferrand, d’un naturel discret, peu attiré par les honneurs, aurait préféré ne pas être le dernier du village à pouvoir prétendre à cette distinction.

    L’occasion lui a été donnée de raconter, en aparté, un peu de son passé, de son engagement en 1941 à son retour à une vie civile, apaisée, fin 1959, parcours bouclé au grade d’adjudant-chef.

    Entre-temps, il aura été sur tous les théâtres d’opérations, Alsace, Italie, Indochine, Madagascar.

    Certes, il aurait pu continuer un peu mais son statut de père de famille l’appelait à la raison.

     


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    Union100510k- Marne
    MONTMIRAIL : Les cérémonies du 8-Mai : Un défilé et des gerbes

    Les pompiers à la mairie.
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  • Les enfants au monument aux morts.
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  • Les cérémonies commémorant la victoire de 1945 se sont déroulées à Montmirail en présence des élus de la commune, adjoints et conseillers municipaux, des enfants des écoles, qui ont chanté La Marseillaise, des représentants de l’Etat et des associations locales, des porte-drapeaux, de l’Union musicale et des sapeurs-pompiers.

    Après avoir remis une gerbe sur la plaque de Jeanne-d’Arc à la mairie, le cortège s’est rendu au monument aux morts cantonal pour y déposer une gerbe.

    Bernard Doucet a lu le message d’Hubert Falco, secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens combattants, rappelant que « cette victoire du 8 Mai mettait un terme à plus de cinq années de guerre.

    En cette journée nationale, la France se souvient de tous ceux qui ont souffert, sont tombés sous les bombes, ont été pourchassés, déportés, victimes de l’antisémitisme, du racisme et de l’obscurantisme… ».

    Après être passé sur la stèle Marenta à la sortie de Montmirail, le cortège s’est rendu dans les hameaux de L’Echelle-le-Franc et de Courbeteaux pour y déposer également une gerbe.


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    Union100510j- Marne
    PASSY-GRIGNY : Un diplôme et une médaille : La reconnaissance officielle

    A l’aube de ses 100 ans, la reconnaissance pour Alfred Cailliez.
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    A Passy-Grigny, enfants des écoles, anciens combattants, délégation de sapeurs-pompiers, population et élus viennent ce samedi 8 mai, de se retrouver au pied du monument aux morts pour marquer de leur présence la commémoration de l’armistice du second conflit mondial.

    Sous les couleurs du drapeau national, un ancien de la commune devait à cette occasion être mis à l’honneur.

    A l’aube de ses 100 ans, Alfred Cailliez pour son combat à lutter contre le joug nazi, a reçu des mains du maire Anne-Marie Allait, le diplôme d’honneur de la reconnaissance de l’armée, ainsi que la médaille de la reconnaissance de la commune.

     


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    Union100510i- Marne
    SACY

     

     

    Le 65e anniversaire du 8 Mai 1945 a rassemblé un grand nombre d’administrés de Sacy.

    Au départ de la mairie, les participants, accompagnés des pompiers volontaires de la commune, ont défilé dans la rue principale du village pour se diriger vers le monument aux morts. Le maire, Eric Léger a présidé la cérémonie en présence de nombreux enfants, des porte-drapeaux et anciens combattants. Les enfants ont déposé des roses devant le monument à coté de la gerbe.

    Après la sonnerie aux morts et l’hymne national, le maire a lu le message du ministre des anciens combattants et tous les participants ont été conviés à partager en mairie le verre de l’amitié.

     

     


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    Union100510h- Marne
    SAINT-BRICE-COURCELLES

    Après le dépôt de gerbe le maire a remis le diplôme d’honneur aux anciens combattants bricocorcelliens.
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    Geste symbolique afin de rendre hommage à ces combattants pour leur engagement au nom de valeurs de la République.

    Les onze récipiendaires demeurant encore sur la commune n’ont pas pu être tous présents mais quatre d’entre eux, MM. Guy Mailly, Marcel-Auguste Bozon, Joseph Betka et Francis Heurtier ont reçu le diplôme avec une visible émotion.

    L’hymne national joué par la fanfare « les Dauphins ».

     

     

     


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    Union100510g- Marne
    SERZY-ET-PRIN

     

     

    Lors de la cérémonie du 65e anniversaire de la victoire 1945, le président de l’UNC, Jean-Pierre Caillet, a remis le diplôme d’honneur et la médaille d’or, pour 30 ans comme porte-drapeau à Daniel Montmailleur.

    Ensuite c’est Jacques Delmotte, ancien président et président d’honneur de la section, qui a remis la médaille TRN (titre de reconnaissance de la nation) à Jean-Pierre Caillet et à Serge Bertrand.

     

     


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    Union100510f- Marne
    SEZANNE : Commémoration de la capitulation allemande : Pour ne pas oublier …

    Le rassemblement a eu lieu dans le square de l’hôtel de ville.
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    La cérémonie de commémoration du 8 mai s’est déroulée samedi en fin de matinée dans le square de l’hôtel de ville.

    Cette cérémonie s’est tenue autour du monument aux morts, en présence d’élus de la Ville de Sézanne, des représentants des anciens combattants, de l’harmonie municipale, de gendarmes et de la population.

    On notait la participation toujours aussi nombreuse des pompiers et jeunes sapeurs-pompiers de Sézanne.

    L’adjoint au maire Jean Agrapart a prononcé un discours invitant les jeunes générations à ne pas oublier les tragiques événements qui se sont déroulés durant la Seconde Guerre mondiale.

    Bernard Obara, président des anciens combattants ACPG- CATM à également dit un discours et à tenu à rendre hommage aux soldats qui ont combattu en mai et juin 1940, il y a exactement 60 ans.

     


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    Union100510e- Marne
    TINQUEUX : Cérémonies du 8-Mai : Recueillement et décorations

    TINQUEUX : aux côtés de Jean-Pierre Fortuné, maire et conseiller général de la Marne, et du capitaine de la Base 112, Gilbert Laplace, commandeur de la Légion d’Honneur, président d’honneur de l’association des ACVG de Fismes, et Gilles Richard, président des ACVG de Tinqueux, ont remis trois décorations au nom du ministre de la Défense : la croix de la valeur militaire avec étoile de bronze à Amouri Chergui, affecté au 9e régiment de hussard en Algérie, la médaille commémorative d’Algérie à Ernest Weirauch, appelé au Rima dans l’Orannais, la médaille de la reconnaissance de la Nation à Roland Masson, adjudant chef dans l’armée de l’air.

    Une cérémonie d’une grande sobriété mais émouvante.


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    Union100510d- Marne
    TRIGNY

    Raymond Toury a reçu des mains du maire la médaille de Trigny et un magnum de champagne au blason de Trigny afin qu’il soit l’ambassadeur deTrigny auprès de Saint-Pierre-Chérignat dans la Creuse où M. Toury se rendra le samedi 15 mai avec ses enfants et petits-enfants afin de commémorer les 70 ans de l’évacuation.

    Parti, comme tous les habitants de Trigny suite à l’ordre d’évacuation générale le 16 mai 1940 avec ses parents et ses sœurs et, après bien des péripéties et plusieurs bombardements, ils arrivèrent par hasard dans ce petit village limousin un mois plus tard où ils restèrent jusqu’en septembre quand ils purent avoir leur laisser-passer de retour.

    M. Toury y retourna avec son épouse et ses enfants 20 ans après.

    Il ne se passe pas une année sans qu’ils n’y retournent.

    Une amitié s’est créée puisque les enfants et maintenant les petits-enfants ont pris le relais.


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    Union100510c- Marne
    VERRIERES : Commémoration du 8 Mai : Deux soldats à l’honneur

    Une minute de silence empreinte de souvenirs et d’émotion.
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  • MAURICE LEMAIRE, maire de Verrières, a donné cette année un lustre tout particulier à ce qui a été plus qu’une cérémonie traditionnelle. Aux invités habituels, s’étaient joints M. Parmantier, pour les anciens combattants, et le général Bernard Jean, historien des combats de 1940 dans la commune.

    Les officiels se sont rendus en premier au pont de La Frappée, devant la stèle érigée pour le soldat marsouin du 21e RIC, Jean-Jacques Billich, pour un dépôt de gerbe à sa mémoire. La minute de silence partagée dans son cadre de verdure a été impressionnante. Jean Hussenet a rappelé les circonstances du combat et la découverte du corps par son père, maire de la commune à l’époque.

    Oppression subie et liberté retrouvée

    La deuxième phase de cette matinée du souvenir a conduit les officiels aux Accrues pour une cérémonie aussi brève que recueillie devant la stèle du lieutenant de légion Jean Caussé. Là encore, Jean Hussenet a évoqué les circonstances de sa mort après le dépôt de gerbe.

    Une troisième phase avait lieu dans Verrières, plus traditionnelle, avec le défilé du cortège dans la rue centrale et sa mise en place au cimetière devant le monument consacré habituel. M. Parmantier a, à son tour, retracé les événements dramatiques de la défaite, l’oppression subie et la liberté retrouvée par les sacrifices de combattants et résistants français.

    Dans son mot de présentation, Maurice Lemaire a ajouté à la liste des victimes les noms de la famille Lévy, déportés morts à Auschwitz.

    Mais la matinée du souvenir n’était pas encore terminée. Un instant d’émotion de plus a été partagé devant la salle polyvalente. Jean Pattier, combattant de 1939-40, a reçu de la part du maire un témoignage officiel sanctionnant son courage pendant les hostilités, un diplôme d’honneur décerné aux combattants de cette guerre.

    Pour clôturer ce parcours du souvenir, Bernard Jean, lors du pot partagé qui a suivi, a brillamment résumé les circonstances de la mort des deux premières victimes dont les stèles respectives ont été fleuries. Jean Caussé, du 3e bataillon du 21e RMVE a trouvé la mort en assurant la liaison vers l’ouest au contact de Panzers. Jean-Jacques Billich aura été tué lors du baptême du feu de son unité dans la défense de Verrières et de Villers, à l’imitation de son colonel, mort le 14 juin à Rembercourt-aux-pots, l’arme à la main.

    Une ferveur partagée avec simplicité et foi par les nombreux assistants.


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    Union100510b- Marne
    VERZENAY

     

     

    Jacques Gragé, maire, a remis un diplôme d’honneur à George Quénardel, véritable « historien » du village et à Henri Lefèvre.

    M. Quénardel a souhaité rendre également hommage à Antonin Péhu, instigateur de la Résistance bouquine et à ses 30 compagnons.

    Henri Lefèvre a, quant à lui, été prisonnier de 1939 à mai 1945. Un 3e diplôme devait être également remis à Pierre Berthon, qui n’a malheureusement pas pu se déplacer.

     

     


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    Union100510a- Marne
    SAINTE-MENEHOULD : La marche de la voie de la Liberté : Se souvenir dans l’effort

    Tous les participants ont été récompensés.
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  • Au départ de Verdun, une bonne vingtaine de marcheurs de toute la région et même au-delà, puisque certains ont fait le déplacement depuis l’Alsace et d’autres de la Suisse, ont fait le traditionnel parcours de la voie de la Liberté jusqu’à Sainte-Ménehould. Cette manifestation, à la fois sportive et citoyenne, permet de qualifier les meilleurs pour les championnats de France, tout en mettant en avant le nécessaire devoir de mémoire.

    Cette 29e édition, sous la direction du président du comité M. Michelet, n’a donc pas coupé à la tradition et c’est avec beaucoup d’émotion et de fierté que les participants ont franchi la ligne d’arrivée, place du Général-Leclerc, sous les acclamations des porte-drapeaux ménéhildiens.

    Lors de la remise des prix à l’hôtel de ville, l’adjoint Jean-Marc Verdelet et le sous-préfet, Alain Carton, n’ont pas manqué de félicité tous les marcheurs et les invitent, avec plaisir, à revenir l’année prochaine.

    Les résultats

    Marche de 50 km pré-France : 1.Christophe Erard de l’ASM Bar-le-Duc. 2. Rémi Michelot de l’ES Thaon. 3. Philippe Thibaut de l’AC Agéen.

    Marche de 20 km populaire : 1. Myriam Nicolas de l’AC Bertrix. 2. Dominique Gomard de Cocaa Châlons.

    Marche de 20 km pré-France : 1. Nora Genebrier du GAHS Héricourt. 2. Christophe Erard de l’ASM Bar-le-Duc. 3. William Pfister de l’ASM Bar-le-Duc.


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    Union100509g- Marne
    CHALONS : 65 ans après la reddition allemande : La victoire de la paix

    Le salut d’un ancien soldat au 402e régiment d’artillerie.
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  • Stèle de la gare, monument de la Résistance, monument aux morts, mairie : hier matin, à l’occasion de cette cérémonie du 8 Mai, explicitement ou implicitement, le général De Gaulle dont on célèbre le soixante-dixième anniversaire de l’appel du 18 juin, n’était jamais loin dans la bouche des orateurs successifs.

    Car c’est à lui, depuis Londres, a-t-il été rappelé, à qui l’on doit cette armée des ombres et son lot de sacrifices et de sacrifiés. Cette armée avec sa part entière dans la victoire aussi, quand à Berlin a été signé « l’acte solennel de la capitulation de l’Allemagne », rappelé par Pierre Jules au nom des combattants.

    C’était en 1945, « cette victoire de la paix » évoquée par Bernard Haleux au nom du comité d’Entente. Et ce, quatre ans après « la honte et le lâche armistice », a commenté le préfet de région Michel Guillot citant le secrétaire d’Etat à la Défense. À l’hôtel de ville, Bruno Bourg-Broc, le député-maire, a invité au souvenir, synonyme de vigilance et de lucidité - « la mémoire éclaire l’avenir » - soulignant que rien n’était vraiment acquis.

    Et que l’espoir de démocratie qui aurait pu être mondial au lendemain de cette immense catastrophe de la Seconde Guerre, n’en est pas encore à l’heure de son épanouissement.

    F.M.


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    Union100509f - Marne
    EPERNAY : Commémoration du 8-Mai : A l’heure franco-américaine

    Lors du dépôt de gerbes à la stèle Patton.
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  • Les manifestations marquant le 65e anniversaire de la victoire de 1945 à Epernay ont débuté dès le vendredi 7 mai par une cérémonie aux ateliers SNCF et se sont poursuivies le samedi 8, au cimetière Nord et à La Villa.

    Après un nouvel arrêt devant la gare d’Epernay, c’est au pied de la stèle érigée à la gloire de la IIIème armée américaine commandée par le Général Patton et au 8e bataillon de chasseurs à pied que Gilles Giuliani, sous-préfet, Franck Leroy, maire, Philippe Martin, député et Marie-France Rodgers, présidente de l’association des anciens combattants franco-américains ont déposé une gerbe.

    Les sonneries réglementaires ont été exécutées par l’Avenir musique qui a ensuite accompagné le défilé constitué d’anciens combattants, de porte-drapeaux, d’anciens combattants franco-américains, de déportés et internés, de pompiers, de la section FMIR, d’une délégation de la BA 112 et de scouts de France jusqu’au monument des Martyrs de la Résistance puis au monument aux morts pour des dépôts de gerbes alors que retentissaient les cloches de Notre-Dame sonnant à toutes volées.


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    Union100509e - Marne
    REIMS : Commémorations du 8 Mai : De la barbarie à l’Europe

    Les écoliers de Louis-Barthou ont suivi les cérémonies avec intérêt.
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  • BIEN sûr, il ne faut rien oublier. Ni les souffrances, ni la barbarie des Nazis. Les anciens combattants l’ont répété, hier matin, devant le monument des déportés, devant le monument aux morts et devant le monument aux martyrs de la Résistance.

    Les écoliers de Louis-Barthou, venus assister aux cérémonies du 8 Mai, les ont écoutés. Du haut de leurs 7 ou 9 ans, ils ont un peu de mal à réaliser ce qu’a pu être cette épouvantable guerre. Ils s’appellent Luisa, Yusuf, Ricardo, Akif, Amandine, Jordan, Marion, Noelia. Au même âge, il y a 65 ans, d’autres enfants qui n’étaient pourtant pas plus turbulents qu’eux ont été gazés. Sans raison. Gazés et brûlés. Pour rien.

    Les discours, les courageux porte-drapeaux, le majestueux char devant l’hôtel de ville, la fanfare qui a si bien joué, les médailles militaires pour Jacques Grosjean et André Timal, la médaille d’outre-mer pour Didier Magne et la croix de la valeur militaire pour Romain Desjars de Keranroue… tout était réuni hier pour provoquer le souvenir et le transmettre à cette jeune génération.

    Avancer aussi

    Bien sûr, il ne faut rien oublier mais il faut avancer aussi. Les enfants de l’école Barthou ne sont plus seulement Français, ils sont Européens. « La fin de la guerre et le début de l’Europe, c’est la même chose », a souligné Adeline Hazan dans les salons de l’hôtel de ville après la tournée des monuments. « C’est par l’Union que nous défendrons la paix. »

    Pour la maire, il y a deux drapeaux qui comptent, le tricolore et le bleu avec les étoiles : « Nous devons raisonner en terme européen ».

    Adeline Hazan a évoqué la situation de la Grèce sans toutefois saluer ou encourager l’aide qu’apportera la France. Comme c’est maintenant la tradition depuis son élection, elle avait invité tous les ressortissants européens qui vivent à Reims « parce qu’ils sont le meilleur visage de l’Europe ». Comme pour illustrer ce discours pro-Union, des animations pour fêter l’Europe se tiendront aujourd’hui de 11 à 19 heures sur le parvis de la Cathédrale.

    C.F


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    Union100509d - Marne
    SAINTE-MENEHOULD : Cérémonie du 8-Mai : Un hommage digne et solennel

    Les autorités ont procédé au traditionnel dépôt de gerbes.
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    De nombreuses personnalités étaient réunies, hier matin, pour célébrer le 65e anniversaire de la Victoire de 1945, au monument aux morts de Sainte-Ménehould.

    Le secrétaire général de la sous-préfecture, Alain Carton, l’adjoint Jean-Marc Verdelet et les représentants des anciens combattants ont procédé au traditionnel dépôt de gerbes.

    Après avoir observé une minute de silence, la formation d’Argon’note a joué la Marseillaise. Les musiciens suivis par les sapeurs-pompiers et les jeunes sapeurs-pompiers ont ensuite défilé jusqu’au parvis de l’Hôtel de Ville.

    La cérémonie s’est terminée autour du verre de l’amitié à la mairie où il a été fait lecture du message d’Hubert Falco, secrétaire d’Etat à la défense et aux anciens combattants.

     


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    Union100509c - Marne
    LIVRE : Shoah : un récit particulier

    Est-ce le jour où, à l’école, lorsque son institutrice a ouvert le bouton du poste de radio pour faire suivre à ses élèves le procès d’Adolf Eichmann que Freddy Eytan a pris la mesure de la Shoah ? Ce fut tout au moins un déclic et l’envie de dire, d’expliquer, loin des polémiques et des schémas insupportables, la réalité de ce qui a été enduré par les juifs d’Europe persécutés par les nazis.

    L’auteur a souhaité écrire un livre d’histoire avec des mots simples et précis pour aider les jeunes à s’informer et à comprendre. C’est pour les nouvelles générations qu’il a voulu relater cette entreprise infernale mais aussi montrer que des hommes et des femmes, avec leurs petits moyens, sont venus en aide aux persécutés.

    Eytan n’oublie pas les Justes, pas plus que les six millions de victimes d’une entreprise inouïe. Il part des origines de l’antisémitisme pour mettre en garde contre la banalisation de l’extermination des juifs et s’inquiéter des actes antijuifs et anti-israéliens. Il recense dans les événements récents, du 11-Septembre aux actions négationnistes, tous les signes qui témoignent d’une haine rampante contre le peuple juif pour mieux montrer où cela a conduit et où cela peut conduire. Il justifie la fondation de l’Etat d’Israel : « La majorité des juifs d’Europe, les rescapés de la Shoah ne pouvaient continuer à vivre dans leurs pays natals. Comment s’installer dans des ruines, dans des pays détruits ? Comment faire face aux problèmes de reconstruction dans un environnement toujours hostile et devant les relents d’antisémitisme ? »

    En universitaire et en politologue, Eytan propose une approche rigoureuse et accessible de l’extermination planifiée du peuple juif et du travail de mémoire qui a été entrepris, avec ses symboles pour ne pas oublier. Cet ouvrage complété d’un glossaire et de courtes notes sur les personnages clés, grands témoins et chasseurs de nazis est aussi conforté par une solide bibliographie en forme d’invitation à approfondir cette question d’histoire.

    HERVÉ CHABAUD

    Freddy Eytan, « La Shoah expliquée aux jeunes », Alphée, 278 p., 21,90 euros.


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    Union100509b - Marne
    SAINTE-MENEHOULD : Nicole Girard-Mangin, médecin militaire à Verdun et en Argonne en 14-18 Un dévouement à toute épreuve

    A Vadelaincourt, elle servira dans deux hôpitaux, l’HOE n°12 et l’HOE n°6. On l’envoie par la suite dans le nord, à l’hôpital de Saint-Omer puis à celui d’Ypres.
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  • Nicole Girard-Mangin a passé sa thèse en 1909.
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  • Témoignage précieux, sa famille détient une plaque de cuivre offerte par ses malades militaires, que les cadets de l’école de Santé de Lyon ont su porter à la connaissance de tous.
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  • INITIALEMENT ses grands-parents et parents sont en Argonne à Very, en Meuse. Elle fait sa scolarité et ses études de médecine à Paris et se fait recevoir à l’externat des hôpitaux de Paris en 1899. Elle abandonne provisoirement la médecine pour se marier et collabore dans le commerce des vins durant deux ans avec son époux. Elle revient à ses études en 1903. Lorsque survient la guerre, elle est à l’hôpital Baujon au service de santé civil.

    Un coup du destin

    La médecine militaire recherche alors un médecin du secteur civil destiné à servir dans un hôpital thermal. On la désigne à l’administration militaire, sans vérifier le prénom. Elle devient le médecin auxiliaire Girard-Mangin, reçoit son ordre de marche pour le 20e régiment de marche à l’hôpital thermal de Bourbonne-les-Bains.

    Dans cet hôpital momentanément vide, elle s’occupera à improviser des attelles, à préparer le four du boulanger pour des stérilisations ultérieures. Lors de la première arrivée de 1 700 blessés, dont de nombreux intransportables, elle y donnera une preuve de sa mesure et de ses qualités professionnelles.

    Après sa permutation avec un confrère de Reims, et avec un début de satisfaction pour sa qualité reconnue de médecin traitant, elle obtient les allocations en argent et en nature d’une infirmière mobilisée… à la région de Verdun !

    Le siège de Verdun

    Elle y arrive au début de l’hiver 1914-1915. Elle se présente au Fort La Chaume, direction du secteur. On l’envoie en premier à Vadelaincourt puis à Vacherauville. Puis à l’hôpital n° 7, à Regret. On la considère, écrit-elle, comme une pestiférée, avec ses typhiques. La situation s’améliore lorsqu’on la désigne pour l’hôpital voisin, le 13, affectation dans laquelle elle va faire face au siège de Verdun.

    Le 21 février, lors de l’offensive sur le Chauffour, la route sur Bar-le-Duc reste la seule voie d’évacuation encore utilisable. Les blessés affluent. Le 25 février arrive l’ordre d’évacuer. Il reste 9 intransportables. Elle se propose, volontaire pour rester avec eux. Une nuit interminable se passe, regroupés autour d’un poêle, avec les malades intransportables. Le lendemain, on lui ramène un médecin-major, couvert de boue enterré vivant dans son poste de secours. Elle le soigne, le réconforte. Elle apprend par lui que Louvemont, Fleury et Bras sont aux mains des Allemands.

    Elle passera encore une nuit à cet hôpital 13, dans l’ignorance que son frère Emile est dans son unité à 800 mètres d’elle. Elle ignore aussi que la stabilisation du front est en cours.

    Elle part avec son chauffeur et ses 4 malades les plus graves pour Clermont-en-Argonne. Ils feront le détour par Sivry-la-Perche et se font prendre par un bombardement. Nicole est très légèrement blessée par un fragment de mica qui se loge sous sa peau, en avant de l’oreille droite. La blessure est heureusement sans gravité.

    Elle ira ensuite à Froidos, à contresens du 13e Corps qui monte en ligne. Elle y dépose ses malades, et reprend la route de Bar-le-Duc.

    Médecin-major

    En décembre 1916, elle obtient son grade de médecin-major. Elle rejoint une affectation exceptionnelle à l’hôpital Edith Cavell, rue Desnouettes. où est assurée l’instruction des infirmières civiles et des infirmières temporaires. Elle y terminera le conflit. Sa fin survient à la préparation d’une tournée de conférences vers le Japon, la Chine, la Nouvelle Zélande. Dans les documents laissés à sa famille, on lit avec émotion les détails qu’elle a donnés de sa vie quotidienne dans les armées, ses démêlées avec l’administration notamment. Et surtout l’affection qu’elle porte à son chien, Dun.

    Par contre, on ne trouve aucune trace de la moindre distinction du Service de Santé des Armées.


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    Union100509a - Marne
    HISTOIRE 1940

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    Des belges Vexés

    Le casse-tête pour Huntziger et les autres.
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  • La gravité de la situation n’a pas suspendu tous les malentendus franco-belges. Ce qui va limiter l’efficacité de la cavalerie de la IXe armée du général Corap et de la IIe armée du général Huntziger déjà sous-équipées en comparaison avec les moyens attribués aux forces d’invasion. Les scénarios locaux sont lamentables en particulier à La Roche-en-Ardenne et à Houffalize qui est un important carrefour routier confié au bataillon motocycliste du major Kremer.

    C’est également la retraite à toute vitesse des Belges qui met dans une colère mémorable le commandant d’un détachement d’automitrailleuses de la 1re division légère de cavalerie. Le capitaine Garnier fulmine : « On m’a annoncé que je disposerai des Belges pour détruire l’ennemi, et depuis ce matin, je ne vois que des Belges en repli ». Il ne désespère pas et décide de se maintenir sur place alors que les motocyclistes s’en vont.

    La situation est au moins aussi confuse à La Roche. Une vive prise de bec oppose le capitaine de Verdelon et le major Kremer qui exige : « la remise immédiate de la ville organisée en centre antichar, ainsi que toutes les destructions préparées qui en dépendent ». Cela ne change en rien les convictions du général Keyaerts qui maintient le repli déjà ordonné. L’état-major belge qui agit toujours en stricte autonomie tient à récupérer d’urgence les unités de son groupement K parce qu’il discerne : « La propension de certains chefs français hautains et arrogants à vassaliser leur allié ». C’est bien cette susceptibilité omniprésente depuis la « drôle de guerre » et la persistance de Bruxelles dans la neutralité qui joue ici de mauvais tours. Les officiers français perdent patience à l’exemple du lieutenant-colonel de Lannurien qui proclame avec fermeté : « Là où paraît l’armée française, elle commande ».

    Et comme Kremer maintient ses plans de retraite, l’officier français ajoute : « Vous méritez six balles dans la peau ». Plusieurs de ses collaborateurs plus sereins interviennent pour que les choses ne s’enveniment pas au-delà. Force est de constater que le groupement Keyaerts ne résiste pas et n’appuie pas les cavaliers français au moins momentanément. Cet état de fait détestable sème le trouble dans l’état-major français. Pourtant sur certains secteurs, les chasseurs ardennais sont vaillants surtout sur la ligne Stavelot-Houffalize où fonce le XVe corps blindé du général Hoth, composé de la 5e Panzer du général von Hartlieb et la 7e du général Rommel se dirigeant vers Dinant. Les Belges croient qu’en se repositionnant sur la Meuse de Huy à Namur et après les destructions d’ouvrages d’art auxquelles ils ont procédé, ils vont redresser la situation.

    Les effectifs de la 5e division légère de cavalerie renforcés par les groupes de reconnaissance conduits par le colonel Préaud qui ont franchi la Meuse le 11 mai, connaissent désormais des heures difficiles. Plus au nord, les conditions du 14e RDP du colonel Ducasse qui s’est positionné dans la région de Noiseux a bien détruit un peloton de motocyclistes allemands mais il est désormais pilonné par l’ennemi ce qui n’empêche pas ses hommes de garder un gros moral malgré les pertes enregistrées.

    La 3e brigade de spahis du colonel Marc qui comprend le 2e régiment de spahis algériens du colonel Burnol et le 2e régiment de spahis marocains du colonel Geoffroy a quitté Charleville pour Nouzonville puis a gagné Gespunsart pour franchir la frontière franco-belge à Pussemange. Les compagnies croisent des civils qui fuient et sont au courant de l’avancée allemande. Les officiers français notent que l’ennemi largue des tracts où il conseille aux Belges de favoriser sa progression. Cela accentue l’affolement dans les colonnes de réfugiés ce qui handicape la progression des troupes alliées.

    Dès le 12 mai, les Marocains r e ç o i v e n t l’instruction de repasser la Meuse.

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    Churchill psychanalyse les Français

    Les Allemands décidés à avancer coûte que coûte s’ouvrent un chemin, grenade à manche à la main.
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  • COUP DE FOUET. Le Premier ministre britannique secoue ses alliés qu’il juge défaitistes et imprévoyants ; aussi s’emploie-t-il à les motiver pour le bien être commun.

    Alors que le 15 mai à 6 heures, Edouard Daladier téléphone à Paul Reynaud pour lui indiquer qu’à son avis la bataille est perdue, le président du Conseil réfléchit et ne tarde pas à appeler Winston Churchill. Le nouveau Premier ministre anglais entend son homologue qui s’exprime dans un anglais travaillé mais semble très affecté par les mauvaises nouvelles qui lui ont été communiquées. Reynaud est ému et pessimiste et répète à plusieurs reprises que la défaite est désormais inévitable. Churchill qui tient à le réconforter n’obtient aucun résultat : « Le front est percé près de Sedan. Les Allemands passent en masse avec des chars et des voitures blindées ». Le Britannique réplique : « L’expérience a montré qu’au bout d’un certain temps une offensive s’éteint d’elle-même. Je me souviens du 21 mars 1918. Dans cinq ou six jours, ils seront obligés de s’arrêter pour attendre leur ravitaillement, et ce se sera alors le moment de la contre-attaque. J’ai appris cela dans le temps et de la bouche même du maréchal Foch ». Rien n’y fait et le chef du gouvernement français réitère son propos : « Nous sommes battus, nous avons perdu la bataille ». Aussi Churchill qui n’est pas homme à baisser les bras lui propose de le rencontrer. Il persiste à ne voir qu’un revers temporaire.

    Le 16 mai, le sous-secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, Alexander Cadogan griffonne dans son cahier-journal : « Réunion de cabinet ce matin ; les nouvelles de France sont de plus en plus sombres. En fin de compte, on nous a exposé le plan de retraite pour les troupes engagées en Belgique. Churchill s’est fâché tout rouge. Il a dit que nous ne pouvions laisser faire, que cela pourrait mettre toute notre armée en péril. Puis, il s’est levé d’un bond et a déclaré qu’il se rendait en France. Il était ridicule de dire que la France pourrait être conquise par 120 tanks. Il a ajouté qu’il partirait après le déjeuner et a demandé à Neville Chamberlain de s’occuper de la boutique ! »

    GRAND DÉPIT

    Ponctuel, le Premier ministre britannique s’envole pour Paris à 15 heures précises. Dès qu’il se pose au Bourget, Churchill est frappé par le pessimisme ambiant, les gens qui se déplacent tête baissée et hâtent le pas comme s’ils avaient peur ou étaient très préoccupés. Alors qu’il interroge son entourage, on se risque même à le mettre en garde : « Les Allemands peuvent être sur les Champs-Elysées dans quelques jours au plus ». Une fois dans la capitale, il se rend sans tarder au Quai d’Orsay et constate avec son escorte que de grands feux sont allumés dans les jardins. Des fonctionnaires s’affairent et brûlent beaucoup de papiers. Ce sont les archives immédiates qui sont sacrifiées. L’entretien a lieu en présence de Paul Reynaud, Edouard Daladier et du général Maurice Gamelin. Churchill observe tous ces visages gris : « qui expriment un grand dépit ».

    Le Premier ministre britannique s’affiche déterminé et s’emploie à remonter le moral de ses interlocuteurs. Le généralissime imperméable aux stimulations anglaises et assez détaché, résume ainsi la situation : « L’armée française est hors d’état de contre-attaquer, ne disposant d’aucune réserve stratégique ». Churchill encaisse cette résignation du commandant en chef français et reconnaît un peu plus tard : « Je dois avouer que ce fut une des plus grandes surprises de mon existence ». Comme la veille au téléphone, Paul Reynaud demande un appui aérien renforcé et l’engagement dans le ciel de l’Hexagone de plus de chasseurs anglais. Gamelin opine et soutient la démarche du chef du gouvernement. Churchill qui n’a pas la langue de bois et ne goûte guère aux subtilités diplomatiques de salon réplique : « Je ne dispose plus que de 31 escadrilles pour protéger le Royaume-Uni mais je vais exiger et obtenir du Cabinet de guerre l’envoi de dix escadrilles supplémentaires sur le front français ». Le Premier ministre britannique témoigne une solidarité inconditionnelle envers Paris ce qui conforte Reynaud dans son envie de remanier son équipe.

    DALADIER RELEVÉ DE SES FONCTIONS

    Le 17 mai, il prend une décision qu’il a différée à plusieurs reprises. Il relève Edouard Daladier de ses fonctions de ministre de la Guerre et reprend ce portefeuille à son compte. Dans la foulée, il désigne Georges Mandel, ministre de l’Intérieur et fait appel au maréchal Philippe Pétain pour occuper la fonction de vice-président du Conseil. Il en fait le numéro deux de son gouvernement. Il remplace aussi le général Gamelin par le général Maxime Weygand, l’ancien chef d’état-major de Foch qui est rappelé d’urgence de Syrie. Dans le même temps, on stoppe les pressions envers les Britanniques pour qu’ils acceptent de transporter de nouvelles troupes françaises vers la Norvège. On suggère même le rapatriement en métropole des chasseurs alpins qui attendent d’être embarqués.

    Le 17 mai, à peine est-il de retour de Paris que Churchill confie ses impressions aux membres du Cabinet de guerre et devant la gravité de la situation n’obère aucune question difficile comme celle de la dispersion des moyens impliquée par la continuation des opérations en Scandinavie : « Nous devrions nous demander si Narvik n’est pas en train d’absorber des ressources nécessaires à notre propre défense, particulièrement en ce qui concerne les destroyers, la DCA et les avions de chasse ». Si les choses en restent là, c’est que la conquête de Bjerkvik ouvre de nouvelles perspectives comme la prise de contrôle à tout moment du port de Narvik. Pourtant les nouvelles en provenance de Charleroi comme des Ardennes et de la frontière du Nord contraignent à ne pas faire de plan sur la comète.

    Toutes les informations recoupées par les services secrets de sa Majesté attestent que les colonnes de tanks allemands sont redoutables et qu’elles bousculent même les troupes françaises qui retraitent massivement. Les menaces qui pèsent sur Amiens et Abbeville par le coup de faux entrepris par les forces mécanisées ennemies suscitent de vives inquiétudes. Il s’avère patent que les Allemands veulent couper les unités françaises et anglaises de leurs bases. Et le changement de généralissime n’arrange rien parce que les modifications des priorités provoquent plus de doutes que de certitudes dans les rangs.

    Lord Gort n’est pas dupe et même s’il ne le claironne pas, il envisage déjà une retraite vers la Grande-Bretagne via Dunkerque. Au Cabinet de guerre à Londres, on hésite de plus en plus sur la conduite à adopter en Norvège du Nord comme le mentionne le compte rendu de l’une des réunions : « Le Premier ministre a exprimé sa déception quant à l’évolution de la situation à Narvik, qui mobilise une part importante de nos ressources en matériels et en moyens de transport. Il est d’avis que les opérations ne sont pas menées avec suffisamment d’énergie, et le Cabinet devrait peut-être envisager l’envoi d’un message à Lord Cork lui ordonnant de prendre Narvik d’assaut ».

    Sur le papier, cette option est cohérente mais l’ennemi a reçu d’importants parachutages en hommes et en matériels ce qui lui permet de renforcer ses positions défensives et d’accroître sa puissance.

    HERVÉ CHABAUD

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    Ardennes : la percée commence

    La presse est plutôt pessimiste.
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  • Bien équipés, les Allemands découpent en quelques minutes les barbelés destinés à leur interdire tout franchissement.
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  • DANGER. Même avec des informations parcellaires ou insuffisamment recoupées, les états-majors ne peuvent dissimuler le risque patent que les forces françaises soient écrasées par un ennemi qui a mis en route un rouleau compresseur de feu et d’acier.

    Que ce soit au PC de Corap à Vervins ou à celui de Georges à La Ferté-sous- Jouarre, le moral des états-majors est en berne d’autant que personne n’ose avancer un commencement de solution pour envisager une vraie contre-offensive ! La nuit du 12 au 13 mai est terrible. La Luftwaffe porte son effort dans le quadrilatère Metz-Liart-Reims-Challerange sans être contrariée par les avions français ni les tirs de la DCA. Si sur le terrain on considère que la situation n’est pas irréversible, l’inquiétude grandit et est résumée par cette formule lapidaire prononcée par le général Billotte devant l’état-major de la IXe armée : « Messieurs, c’est la guerre ». Et de développer son analyse de la situation. L’officier manifeste une très vive inquiétude sur le segment bordant la Meuse autour de Sedan. Avant d’annoncer : « Je pars justement à la IIe armée pour me rendre compte de la situation de ce côté ».

    Il n’est que temps parce que les informations qui parviennent de quart d’heure en quart d’heure son alarmantes. Les Français ne tiennent pas les rives de la Meuse mais ils sont positionnés sur le canal qui se situe en arrière ! La crainte de ne pas disposer d’assez de munitions pour tenir les cadences de tir indispensables pour clouer l’ennemi sur place est justifiée. Il est bien tard d’adresser un coup de fil rageur au ministre de l’Armement Dautry pour : « que des mesures soient prises afin d’augmenter la fabrication journalière du nombre d’obus au détriment de matériels moins urgents ». Pourquoi cet impératif n’a-t- il pas été signifié plus tôt ? Si l’on ne fabrique alors que 3.600 obus antichars de 25 par jour et qu’on ne dispose que de 75.000 coups en réserve, c’est bien qu’il y a une évidente impréparation à un choc brutal et intense de la part des forces du Reich ! Dans le même temps, la IXe armée regrette de ne pas disposer de pièces de DCA pour couvrir les secteurs où des débarquements de troupes ennemis sont imminents. Au major général des armées, le général Doumenc, le Grand quartier général exige que : « des batteries sur voies ferrées soient transférées sans attendre dans le Sedanais ». Or la veille, le général Bloch avait considéré une telle demande comme irréfléchie ! Le 13, il est obligé de céder. Georges qui s’efforce de synthétiser les notes décousues qui parviennent sur son bureau affirme soudain en milieu de matinée : « Le gros effort allemand est imminent sur l’axe Bouillon-Sedan ». Vers midi, le général a la confirmation du franchissement de la Meuse par l’ennemi. Or cela fait plus de douze heures qu’il a réussi la manœuvre et fait franchir le fleuve à d’importantes forces terrestres mécanisées.

    Le général Billotte, qui s’entretient à la mi-journée avec Corap, sait déjà que les Allemands ont marqué des points en passant sur l’autre rive de la Meuse. C’est pourquoi il ordonne aux unités du 11e corps de faire mouvement pour contre-attaquer et confie au 2e corps un rôle d’appui dans la manœuvre. C’est alors qu’à 15 h 20, le généralissime réclame avec solennité : « de tenir tête à la rue des forces mécaniques et motorisées de l’ennemi ». Sa décision est que le combat doit être assumé jusqu’au bout sur les positions que lui et ses officiers vont désigner. « Il est désormais interdit de reculer. Si l’ennemi réussit localement à ouvrir une brèche dans notre dispositif, il faut non seulement la colmater mais contre-attaquer et réoccuper le terrain concédé ». Le principe est facile à signifier encore faut-il disposer des moyens prompts à conduire de telles répliques. La puissance des bombardements de la Luftwaffe a aussi pour conséquence de désorganiser complètement les communications téléphoniques surtout avec le 2e corps d’armée. Globalement on ne sait pas assez vite ce qui se passe et notamment l’importance de l’infiltration des colonnes allemandes dans le périmètre immédiat de Sedan. Comme la Wehrmacht n’est pas encore au contact de la position de résistance française, on considère encore en haut lieu qu’il n’y a pas péril en la demeure. Pourtant le GQG concède plusieurs unités supplémentaires au général Corap à la tête de la IXe armée. On recense la 1re division d’infanterie nord africaine, les 14e, 36e et 87e divisions d’infanterie sans oublier la 1re division cuirassée. La raison essentielle de cette affectation massive n’est pas de préserver les Ardennes d’une déferlante allemande mais de redresser la situation vacillante autour de Dinant. Croire qu’en repoussant à la Meuse l’ennemi la partie sera gagnée est faire preuve d’un optimisme irréaliste. Parce que les Allemands disposent des 5e et 7e Panzers dont les moyens de soutien en génie sont suffisants pour entreprendre un nouveau franchissement appuyé par une artillerie suréquipée. En outre, il ne suffit pas de placer sur le papier ces forces nouvelles mais d’être capable de fixer le moment où elles seront opérationnelles sur le terrain. Que peut faire la 1re DCR même avec de vaillants équipages face aux chars de von Hartlieb et de Rommel qui bénéficient d’un appui aérien impressionnant alors que les tanks français n’ont pas de couverture aérienne.

    LES PREMIERS ENGAGEMENTS SONT DES ÉCHECS

    On le comprend en ce 13 mai, les premiers engagements sont des échecs et dès 17 heures, une Panzer division parvient à se porter sur la rive gauche de la Meuse à hauteur du pont détruit de Monthermé. C’est au nord de Charleville qui, comme la place de Mézières, est désormais vulnérable. Le général Libaud, commandant le 41e corps d’armée envoie d’urgence deux bataillons pour essayer d’interrompre le franchissement entrepris par l’ennemi. Les Allemands ont aussi traversé la Meuse à Wadelincourt au sud-est de Sedan tandis qu’à Donchery on signale une forte concentration de blindés allemands. Bientôt une autre concentration de chars est aperçue sur Givonne au nord-est de Sedan. On ajoute que des colonnes ennemies progressent aussi autour de Pouru-aux Bois.

    Vers 19 heures, lorsqu’on tente de faire le point le plus exact de la situation au PC de la IIe armée du général Huntziger, tous les officiers sont unanimes pour réclamer un soutien renforcé de l’aviation si possible dès la nuit et en tout cas le lendemain toute la journée. De son côté, le général Corap au PC de la IXe armée reçoit du Groupe d’armée n°1, commandé par le général Billotte et du GQG, des renseignements qui diffèrent de ceux d’Huntziger ! On ne semble pas être d’accord en haut lieu sur ce qui se passe exactement du côté de Monthermé avec la poussée de la 6e Panzers du général Kampf ni des conséquences des infiltrations en cascade de l’ennemi sur Sedan.

    Depuis Vervins, Corap martèle ses ordres et réaffirme le 13 mai à l’heure du dîner : « Il faut rejeter sans retard l’ennemi au-delà de la Meuse. Il faut que le 11e corps renouvelle sa contre-attaque contre la poche allemande qui est apparue entre Houx et Dinant. Il faut que le 41e corps réoccupe Monthermé et pour cela la 53e DI se mettra à sa disposition. Bref, il faut geler l’ennemi sur place pour qu’il comprenne que la partie ne sera pas facile pour lui et qu’il vient de manger son pain blanc ».

    Corap s’inquiète des conséquences sur le moral des hommes des bombardements incessants. Il bougonne contre l’extrême faiblesse de l’aviation et dénonce : « l’inexistence de notre couverture aérienne » sans poser la question cruciale de la coordination des commandements et de la ventilation des moyens aériens préservés jusqu’alors.

    Billotte est convaincu qu’il faut prêter des avions à la IXe armée c’est pourquoi il donne l’ordre d’accorder pour le 14 : « La majeure partie des moyens de la zone d’opérations aériennes du Nord au général Corap ».

    H.C.


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    Union100508a - Marne
    SUIPPES : En souvenir du 10 mai 1940 : Ils témoignent du bombardement

    Jeanne et son fils Michel, âgé de 4 ans, ont fait partie des 44 victimes civiles de ce 10 mai 1940.
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  • Le président des Amis du Vieux Suippes, Jean-Noël Oudin (à gauche), a récolté de nombreux témoignages parmi lesquels ceux de Marceau Pierrard et Jean Musset.
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  • JEAN MUSSET et Marceau Pierrard allaient avoir 7 ans, cette année-là. Le regard embué par l’émotion, tous deux se souviennent de ce 10 mai 1940. C’est ce jour-là que la guerre a véritablement fait irruption dans leur vie.

    Certes, avant cela, ils avaient vu des militaires, ils avaient entendu les conversations, parfois fébriles, entre les adultes. Mais comme tous les gamins de l’époque, ils ne connaissaient guère des combats que les avions qui passaient haut dans le ciel, bien loin au-dessus de leurs têtes.

    Sauf ce 10 mai à 17 h 30. Jean Musset était encore à l’école, au cours du soir. « Les grands stratèges avaient prévu des tranchées dans la cour de l’école pour nous abriter. Ils en étaient sans doute restés à 14-18 ! L’institutrice nous a dit : tout le monde sous l’escalier mais moi je n’avais plus de place ! Nous sommes restés comme cela pendant vingt minutes. »

    Une ville en flammes

    En sortant de cet abri de fortune, les enfants sont témoins de scènes d’horreur. « Il n’y avait plus de route, raconte Jean-Noël Oudin, le président de l’association des Amis du vieux Suippes qui a recueilli les témoignages présentés à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 15 mai à la maison des associations. Il n’y avait plus que des cadavres, d’humains et d’animaux. Les conduites d’eau étaient éventrées. Il y avait des incendies un peu partout. »

    Marceau Pierrard jouait dans la rue avec ses copains. « Mes parents travaillaient à l’usine de laine. On était logés sur place. Ce soir-là, on est partis se mettre à l’abri dans les camps parce qu’on savait qu’il y avait des Blockhaus. » Jean, sa mère, sa grand-mère ainsi que sa tante se réfugient quant à eux dans les bois. Leur maison est recouverte d’un liquide inflammable. Impossible d’y dormir. En revenant dans le bourg, ils constatent l’ampleur des dégâts.

    « Quarante-quatre victimes civiles avaient été tuées dont la plus jeune avait un an », explique Jean-Noël Oudin.

    Les civils visés

    Trente militaires, qui logeaient chez l’habitant, ont également perdu la vie dans le bombardement. Un acte qui ne visait pas les camps militaires mais bel et bien le cœur de la ville. « A l’angle de la rue Notre-Dame, des militaires vivaient dans la maison du Docteur Godard. Cette maison a été entièrement détruite ». Les photographies rassemblées par l’association en témoignent. « Les camps militaires n’ont pratiquement pas été touchés. Et pourtant, il y avait les avions de la BA 112 sur place », indique le président de l’association.

    A l’heure du passage des avions allemands, de nombreux enfants se trouvaient dehors. « A l’époque, il y avait un petit office religieux, le salut. Beaucoup de gens, des femmes et des enfants, étaient devant l’église. La place a été visée. Le bombardement s’est fait dans l’axe Châlons-Perthes. »

    Peu après cet événement dramatique, beaucoup d’habitants fuient Suippes. « Nous, on a été évacués vers le Puy-de-Dôme », se souvient Jean Musset. La famille Pierrard, elle, met le cap sur la Bretagne. Les deux reviendront en septembre de la même année. La ville est encore sous le choc. Et elle a subi de lourdes pertes. « Suippes sortait à peine de la guerre de 14. Là, c’est la ruine et la désolation. 150 maisons ont été détruites. Les habitants manquent de tout. »

    La ville de Roanne s’émeut de cette situation et décide de prendre Suippes pour filleule. Le 29 juin 1943, un grand gala est organisé pour rassembler des fonds. On y joue « Mireille », un opéra-comique en cinq actes. La recette permet d’envoyer à Suippes du coton pour les médecins et les infirmières, des couvertures, des chandails… Tout ce qui fait défaut.

    Onze visages évocateurs

    L’exposition évoque le bombardement mais aussi les années qui ont suivi et met en avant des témoignages exceptionnels. Celui d’un pompier volontaire qui a soigné les blessés le 10 mai. Celui d’une Suippase, âgée de 11 ans en 1940, qui a gardé en mémoire chaque minute de ce jour de malheur. Onze photos permettent aussi de mettre un visage sur ces disparus.

    Aujourd’hui, après les cérémonies de la Victoire des alliés, l’exposition sera solennellement ouverte. Lundi, à 17 heures, un hommage spécifique sera rendu aux morts du 10 mai 1940 au cimetière. Cela faisait plus de trente ans que cela ne s’était pas fait.

    Stéphanie VERGER


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    Union100506a - Marne
    CHALONS : La Butte des fusillés réhabilitée

    La butte des fusillés du terrain de « La Folie » dans les années 50.
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  • MARNE. Situé entre Châlons et l’Epine, le terrain de « La Folie » devient un lieu de mémoire pour le souvenir des 49 fusillés marnais de la Seconde Guerre mondiale.

    CHAQUE année, le 6 mai à 7 heures, les anciens résistants marnais et les familles de fusillés se retrouvent sur le terrain de la butte des fusillés pour rendre hommage à Robert Tritant et ceux de son groupe qui sont tombés sous les balles ennemies à l’aube de ce jour en 1944. Ils associent dans leur cœur tous les fusillés dont ceux tombés le jour du débarquement allié de Normandie le 6 juin 1944, entourés des porte-drapeaux. La butte de « La Folie » était située sur un espace militaire pas très accessible mais ouvert spécialement chaque 6 mai pour la commémoration. Les Combattants volontaires de la Résistance de la Marne souhaitaient qu’un périmètre puisse être déterminé en concertation avec l’armée, le conseil général de la Marne, la Ville de Châlons-en-Champagne et la commune de l’Épine pour que ce lieu de souffrance devienne un site de mémoire avec une fiche pédagogique et une stèle comportant le nom de tous les martyrs. Avec la médiation du service départemental de l’Office des anciens combattants et victimes de guerre, un accord a été trouvé et ce travail d’histoire réalisé.

    Espace de recueillement

    Aujourd’hui à 7 heures, la butte des fusillés réhabilitée est inaugurée en même temps qu’un hommage solennel est rendu aux trente-huit tombés devant les poteaux d’exécution, et à ceux exécutés à la caserne Tirlet ou au stand de tir de Châlons, victimes de la barbarie nazie.

    Pour aménager ce lieu et ainsi concourir à une meilleure connaissance de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, le conseil général a fait appel à l’Association marnaise d’insertion et une équipe de huit personnes s’est employée à finaliser cet espace de recueillement et de mémoire.

    Alors que les anciens disparaissent victimes de l’inexorable loi du temps, il était nécessaire que les collectivités territoriales et locales prennent le relais et respectent, par cet engagement, celui de celles et ceux qui, depuis 1945 n’ont jamais manqué un matin du 6 mai pour rendre hommage à un frère d’arme, un père, un frère, un ami. Ces mêmes qui le feront jusqu’à leur dernier souffle.

    Hervé CHABAUD

    Accessible depuis la route de Melette (petite route entre Châlons et L’Épine).


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    Union100505b - Marne
    REIMS : Entrée gratuite les 7, 8 et 9 mai : Nouvelles vitrines au musée de la Reddition

    La salle de Reddition comme elle était le 7 mai 1945.
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  • Des coupures de presse de journaux parus le 7 mai.
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  • De nombreux mannequins avec les uniformes portés par les alliés à Reims en 1945.
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  • Année de la Russie oblige, une vitrine est consacrée aux alliés soviétiques.
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  • PEU de gens le savent, c’est à Reims et non a Berlin qu’a été signée la capitulation nazie en 1945. Le 7 mai exactement, à 2 h 41 et non pas le 8 mai à Berlin qui ne fut qu’une copie de la veille pour plaisir de l’orgueilleux et puissant Staline.

    Et c’est dans le grand quartier général des forces armées où se trouvait Eisenhower, la petite école de brique rouge, alors collège moderne et technique de la rue Jolicœur (aujourd’hui mitoyenne au lycée Roosevelt) qu’Américains, Russes, Britanniques, Français et Allemands (l’amiral Friedeburg, le général Jodl et le commandant Oxenius), assis autour d’une méga-table qui n’a pas changé depuis 65 ans, apposèrent leur signature dans l’ancienne salle des profs reconvertis en État-major avec des cartes où figuraient les positions armées ce jour-là, toujours intactes elles aussi.

    Émotion

    À l’occasion du 65e anniversaire de l’événement cette année, le public pourra voir ou revoir gratuitement cet endroit les 7, 8 et 9 mai où fut signée la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe.

    Outre les nombreuses vitrines relatant l’événement, les visiteurs pourront en découvrir d’autres ainsi que de nombreux nouveaux documents sur la Seconde Guerre mondiale mise en scène par Marc Bouxin, conservateur du musée.

    Étonnantes une de journaux datée du 7 mai qui relatent la signature de la capitulation comme le Cleveland news et son « Nazis quit » ; la Wallonie, la Voix du Nord, la Vigie Marocaine ou l’Humanité qui n’avait rien trouvé de mieux que d’afficher la tête de Staline et surtout pas De Gaulle à sa une.

    La vitrine comportant de nombreux soldats (hommes et femmes) en costumes d’époque s’est enrichie avec un lieutenant-colonel médecin de l’hôpital général de Reims et d’une étonnante photo où l’on voit qu’on s’empresse de recouvrir de drapeaux américains des insignes nazis.

    Année de la Russie en France oblige, présentation d’une belle affiche de propagande : « En avant la victoire est proche », d’un casque et de l’ordre de l’étoile rouge.

    Juste à côté d’une vitrine où les Rémois pourront revivre en photos la libération de Reims du 30 août 1944 avec notamment l’émetteur-récepteur utilisé par le groupe Bourlon qui a sauvé le pont Fléchambault.

    Une vitrine consacrée à la capitulation avec des documents exceptionnels : la copie de la Reddition ayant appartenu à l’Amiral Donitz indiquant « signé sur mon ordre par le gal Jold » ; des enveloppes premier jour annonçant le jour de la victoire en Europe (bien entendu imprimées bien avant par des malins).

    Les Belges vont en baver sourit Marc Bouxin qui a récupéré l’uniforme du général Anthony c Mc Aulife du 101e aéroporté par intérim qui a dirigé la contre offensive contre les Allemands à Bastogne depuis le commandement en chef de Reims. Les anciens marins champardennais qui ont servi dessus apprécieront la beauté de la superbe maquette du croiseur Colbert au 1/72e présentée aussi au musée.

    Alain MOYAT

    Le musée est ouvert tous les jours sauf le mardi de 10 heures à midi et de 14 à 18 heures.

    Gratuit les 7,8 et 9 mai.


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    Union100505a - Marne
    SAINTE-MENEHOULD : Anciens combattants : Gardiens de notre mémoire

    Un dépôt de gerbe a conclu l’assemblée.
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  • L’association compte à ce jour 134 adhérents dont 5 anciens combattants, 5 prisonniers de guerre, 4 TOE (théâtre des opérations extérieures), 2 STO (Service travail obligatoire), 92 CATM (anciens d’Algérie, Tunisie et Maroc) et 26 veuves. Il a mentionné que les ACPG-CATM participent toujours aux diverses cérémonies officielles avec en particulier la présence des porte-drapeaux.

    Henri Golebiewski, le trésorier, a présenté le bilan financier, et bien que cette année le budget soit déficitaire, les finances sont saines. Il a remercié tout particulièrement les vendeurs de calendriers ainsi que les communes qui ont attribué une subvention à l’association, son rapport a été adopté à l’unanimité.

    Michel Glasko a ensuite donné la parole à son invité Claude Desplanches qui a évoqué les différentes activités de l’Office départemental des anciens combattants et victimes de guerre, du pôle « Mémoire » à Charleville-Mézières, ainsi que les formalités à remplir pour les Opex (opérations extérieures) pour obtenir la carte du combattant et des différents textes officiels publiés récemment.

    Vient ensuite le renouvellement des membres du bureau qui est composé de Michel Glasko, président, Henri Golebiewski, trésorier, et France Glasko, secrétaire. Les membres se sont ensuite rendus à l’église Saint-Charles afin de participer à l’office religieux célébré par le père Pierre Collart avant de rejoindre le monument aux morts pour un dépôt de gerbe et participer aux cérémonies en souvenir des déportés dans le hall de l’hôtel de ville où une plaque est apposée.


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    Union100504b - Marne
    CHALONS : Ecole Saint-Exupéry 45 élèves de CM2 et la vie sur le front

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      2 janvier 2009

    36. Actualités des Anciens Combattants de la Marne - 2009 - 1er semestre.
      2 janvier 2009

    37. Les cérémonies et festivités dans la Marne, le 8 mai 2011, pour le 66e anniversaire de la victoire sur l’Allemagne nazi.
      11 mai 2011

    38. Rapports des travaux de février 2009 des commissions de l’UDAC de la Marne.
      28 février 2009

    39. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2009 - deuxième trimestre.
      2 avril 2009

    40. Les cérémonies et festivités du 64e anniversaire de la victoire sur le nazisme, le 8 mai 2009, dans la Marne.
      17 mai 2009

    41. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2009 - troisième trimestre.
      1er juillet 2009

    42. Actualités des Anciens Combattants de la Marne - 2009 - 2ème semestre.
      1er juillet 2009

    43. Les cérémonies et festivités de la Fête Nationale du 14 juillet 2009 dans la Marne.
      30 juillet 2009

    44. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2009 -quatrième trimestre.
      6 octobre 2009

    45. Cérémonies du 11 novembre 2009 dans la Marne pour la célébration du 91ème anniversaire de la victoire de 1918.
      14 novembre 2009

    46. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - premier trimestre.
      31 décembre 2009

    47. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - premier semestre.
      31 décembre 2009

    48. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - deuxième trimestre.
      2 avril 2010

    49. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - troisième trimestre.
      1er juillet 2010

    50. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - deuxième semestre.
      1er juillet 2010

    51. Les cérémonies et festivités de la Fête Nationale du 14 juillet 2010 dans la Marne pour la commémoration de la Révolution.
      23 août 2010

    52. Marche, le 30 octobre 2010 à Paris, pour la reconnaissance des soldats morts ou blessés en Afghanistan.
      13 septembre 2010

    53. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - quatrième trimestre.
      2 octobre 2010

    54. Les cérémonies et festivités dans la Marne, le 11 novembre 2010, pour le 92ème anniversaire de la victoire de 1918.
      13 novembre 2010

    55. Les cérémonies et festivités dans la Marne, le 11 novembre 2010, pour le 92e anniversaire de la victoire de 1918.
      16 novembre 2010

    56. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 1er trimestre
      2 janvier 2011

    57. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 1er semestre.
      2 janvier 2011

    58. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 2ème trimestre
      3 avril 2011

    59. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 2ème semestre.
      1er juillet 2011

    60. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 3ème trimestre
      1er juillet 2011

    61. Les cérémonies et festivités de la Fête Nationale dans la Marne, les 13 et 14 juillet 2011, pour la commémoration de la Révolution.
      17 juillet 2011

    62. essai
      10 août 2011

    63. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 4ème trimestre
      30 septembre 2011

    64. Les cérémonies dans la Marne, le 11 novembre 2011, pour le 93ème anniversaire de la victoire de 1918.
      14 novembre 2011

    65. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2012 - 1er trimestre
      2 janvier 2012

    66. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2012 - 1er semestre.
      2 janvier 2012

    67. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2012 - 2ème trimestre
      1er avril 2012

    68. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2012 - 3ème trimestre
      24 juillet 2012

    69. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2012 - 2ème semestre.
      24 juillet 2012

    70. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2013 - 1er trimestre
      1er janvier 2013

    71. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2013 - 1er semestre.
      1er janvier 2013

    72. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2013 - 2ème trimestre
      18 avril 2013

    73. 70 ème anniversaire de l’appel du 18 juin 1940 dans le supplément du journal « l’union » du 18 juin 2010.
      18 juin 2010

    Les jeunes de Saint-Exupéry en visite à Suippes et à Navarin.
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