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Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2008 - Quatrième trimestre.
Publié le mercredi 1er octobre 2008, mis à jour le mardi 30 décembre 2008
 

Pour consulter les articles du journal « l’Union » d’une autre période, cliquez sur un de ces liens :
1er trimestre 3007 ; 2ème trimestre 2007 ; 3ème trimestre 2007 ; 4ème trimestre 2007 ; 1er trimestre 2008 ; 2ème trimestre 2008 ; 3ème trimestre 2008

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Union081230a- Marne

ARAC DE GAUCHY : Les anciens combattants luttent pour leurs engagements
 
Une grande vigilance pour que le gouvernement respecte au mieux les promesses présidentielles.
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  • L’assemblée générale de la section de Gauchy de l’Association républicaine des anciens combattants (Arac) s’est déroulée au sein du centre social du Moulin de Tous Vents sous la présidence de Georges Pesant et accompagné du conseiller municipal Serge Monfourny et d’Antoine Crestani.

    Georges Pesant a souligné dans son allocution : « bafouant les engagements et les garanties affirmés en 2007 à l’assemblée nationale par M. Marleix (alors secrétaire d’état aux anciens combattants), le gouvernement a présenté pour la deuxième année consécutive un projet de budget en baisse de 106 millions d’euros (-3 %) et sans aucun crédit destiné à poursuivre ou amorcer la concrétisation des engagements formulés par le président de la république envers les anciens combattants et les victimes de guerres…. »

    Et de poursuivre : « Il aura donc fallu toute la pression du mouvement des anciens combattants, dont celle mise en œuvre par l’Arac, et reprise par l’assemblée générale de l’Ufac pour contraindre le gouvernement à réviser petitement sa copie… »

    Cette réunion annuelle se termina par une tombola.

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    Union081228a- Marne

    REIMS : « Reims sur le front : Tenir » l’expo prolongée
     
    En 1918 : la place Royale fait peine à voir.
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  • Plus de 3.500 personnes ont déjà vu l’exposition consacrée à la guerre 1914-1918 au musée Saint-Remi. Elle est prolongée jusqu’au 1er février. L’entrée est gratuite.

    ORGANISÉE à l’occasion du 90e anniversaire de l’Armistice de 1918, l’exposition « Reims sur le front : Tenir » mise en place au Musée Saint-Remi joue les prolongations jusqu’au 1er février. Grâce à une mise en scène singulière, le visiteur a comme l’impression de se promener dans le Reims en ruines des années de guerre ?

    Des années bonheur d’une ville prospère, joyeuse et moderne qui accueillait des meetings d’aviation, avait 22 km de tram et comptait 115.000 habitants à la reconstruction en 1924 en passant par la courte occupation allemande suivie d’un pilonnage systématique de la ville du 13 septembre 1914 à 1918, l’exposition propose de vous faire découvrir Reims à l’heure de la Première Guerre mondiale

    Comme Stalingrad

    Pas d’objets, que des photos, parfois géantes pour mieux montrer l’horreur de la guerre dans une ville martyrisée car un peu comme Stalingrad, quarante ans plus tard, elle avait une position stratégique sur le front. Un verrou (le fort de la Pompelle) à faire sauter pour prendre à revers le front allié.

    L’expo consacre une place importante au bombardement de la cathédrale considérée comme les Allemands comme une cible militaire (poste d’observation) mais dont le martyr servit fortement et efficacement la propagande. La présentation d’une gargouille crachant du plomb et d’une carte répertoriant le nombre d’obus tombé sur l’édifice (287) est étonnante.

    Et l’on voit Reims la bombardée qui compte déjà 620 maisons détruites en octobre 1914 et 600 civils tués. La ville est pilonnée mais la vie continue. Dix-sept écoles sont implantées dans des caves. les pompiers rémois renforcés par des pompiers parisiens sont héroïques. Tant et tant que leur drapeau héritera de la Légion d’honneur à la fin de la guerre. Le maire Langlet et l’archevêque Luçon se marquant à la culotte pour ne pas être le premier à quitter la ville organisent la vie sur place. Et le fort de la Pompelle résiste avec pas moins de 120 régiments qui y passeront un moment dont des troupes russes et même la marine de 1916 à 1917 ainsi que les forces noires. Les Alliés y perdront 10 à 15.000 hommes, les Allemands sans doute le double.

    Sur 13.800 maisons que comptait la ville, 850 seulement sont intactes au soir du 11 novembre 1918, 8.600 ont été totalement anéanties, 4.400 fort endommagées. Tel le sphinx renaissant de ses cendres, Reims va se reconstruire avec quelques touches d’art déco (le reste étant plutôt à classer dans l’art Nouveau ou l’art moderne).

    La ville va être durant plusieurs années un vaste chantier où s’essaient avec plus ou moins de bonheur les architectes.

    Exposition à voir au musée Saint Remi. Entrée gratuite. Pour les groupes et scolaires réservation au service public des musées, Tél.03.26.85.00.01.  

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    L’ancienne abbaye Saint-Remi aussi victime de la guerre
     
    13 août 1916 : des avions avec des bombes incendiaires mettent le feu à la chapelle de l’hôpital civil.
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  • Si la cathédrale de Reims a souffert durant la Première Guerre mondiale, l’ancienne abbaye royale de Saint-Remi alors hôpital civil a aussi eu sa part de martyre. Une exposition photo visible jusqu’en février 2009 montre tous les stigmates des bombardements depuis les hauteurs de Berru ou des bombes incendiaires larguées par les avions allemands.

    Bombes incendiaires

    Le 19 septembre 1914 il n’y a pas que la cathédrale qui est touchée. UN obus éclate dans le quartier des infirmières de l’hôpital civil blessant Mlle Jugler. Le 24 septembre un obus tua deux malades et blesse grièvement deux infirmières dans la salle Museux. Le lendemain un gros obus éventre deux arcades de la galerie Ouest du cloître de l’abbaye. Un mois plus tard un obus détruit la loge du concierge. Les Allemands par la bouche du général Heeringen sont formels : « le sang allemand vaut mieux que les monuments français […] Nous respecterons Reims quand les Français n’y seront plus. » C’est le dimanche 13 août que des avions allemands lâchent des bombes incendiaires sur le quartier Saint Remi. L’incendie de la chapelle se propage par les toitures à l’ensemble du bâtiment ravageant toutes les salles du premier étage et détruisant complètement l’aile de la chapelle et le dortoir des infirmières. Les malades sont évacués et une partie du mobilier ancien et des grandes peintures religieuses du XVIIe siècle sont sauvés.

    Le 1er août 1918 la tour de la basilique reçoit aussi des obus incendiaires et toute la toiture est la proie des flammes. Plusieurs soldats évacuent la châsse de Saint Remi.

    A. M.

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    Union081227c- Marne

    CHALONS : « La citoyenneté combattante » fait le point sur les cérémonies
     
    Les présidents de 30 associations d’anciens combattants ont été conviés en mairie.
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  • Près de 30 présidents d’associations d’anciens combattants et associations patriotiques ont répondu à l’appel du maire mardi lors de la réunion annuelle des dits présidents.

    Ces travaux, en présence également de Serge Helleringer, conseiller délégué de la ville aux anciens combattants, fêtes et cérémonies, du directeur de l’Onac Jean-Daniel Courot, du commandant Stockemer représentant le délégué militaire départemental ainsi que de Gaëtan Charlot pour l’Udac Marne, ont permis d’aborder de nombreux points.

    Il a notamment été question des nombreuses cérémonies nationales et à caractère officiel qui resteront au programme établi par la municipalité avec présence de la musique et des autorités civiles et militaires, sans pour cela que soit oubliés d’autres rendez-vous patriotiques à caractère moins officiel.

    Ce qui faisait dire à Gaëtan Charlot, suite au rapport Kaspi concernant les commémorations : « Il y a une marge entre une cérémonie par jour et supprimer toutes les commémorations ! ». Ont été également évoqués la déportation et la mémoire, « à ne pas oublier » avec Roger Romagny, la « citoyenneté combattante » qui devrait remplacer le terme « anciens combattants » avec le colonel Courot, directeur de l’Onac, seul interlocuteur pour le monde combattant, et le calendrier des cérémonies de 2009.

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    Union081227b- Marne

    FISMES : Les anciens combattants s’amusent en croisière
     
    Les anciens combattants de l’UNC 51 ont participé à l’inauguration du tout nouveau paquebot des Chantiers de l’Atlantique.
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    Une trentaine d’adhérents de la section fismoise de l’UNC 51 viennent d’effectuer une croisière fort sympathique en Méditerranée à bord du Fantasia, le tout nouveau paquebot issu des chantiers de Saint-Nazaire, haut comme 23 étages et plus grand que la Tour Eiffel.

    Les amis du capitaine-président Maurice « stubing » Browarny ont profité de toutes les activités du bateau dont les 4 piscines et les 12 jacuzzis mais aussi du théâtre de plus de 1.600 places où se sont produits 35 artistes de la tournée « Âge tendre ».

    Renseignements : M. ou Mme Browarny au 09.60.06.54.47.

     

     

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    Union081227a- Marne

    CHALONS : Seniors au volant : signalements au tournant
     
    « Il n’y a pas d’âge pour bien conduire », tel est le nom d’une campagne menée par l’Office des seniors.
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  • Un système de signalement des conducteurs inaptes, dans lequel les médecins auraient un rôle capital, est en cours de réflexion au Conseil national de l’ordre. Qu’en pense l’Office des seniors ?

    VIEILLIR ou conduire : il faut choisir. Le permis de conduire à vie est-il en passe de… trépasser ? La question se pose de manière légitime aujourd’hui car l’Ordre national des médecins réfléchit à une procédure visant à faire remonter les infos au sujet de patients dangereux au volant. Quelle « tête » prendra cette procédure et à partir de quand ? Pas de réponse précise pour l’heure. « Nous n’en sommes qu’au stade du projet, la réflexion n’est pas aboutie. D’ailleurs cette thématique n’est pas nouvelle. Notre porte-parole pourra vous en dire davantage en début d’année », glisse-t-on au Conseil national de l’ordre des médecins.

    Circulez…

    Vue déficiente, traitement médical non compatible avec le volant, invalidité ou encore Alzheimer, de nombreuses personnes (dont une majorité de seniors) sont inaptes à la conduite en raison de leur état de santé et de diverses pathologies. Si le secret médical oblige les médecins à garder le silence, l’idée serait de faire remplir un questionnaire de santé aux patients qui l’enverraient à leur toubib. Le document transiterait ensuite vers une commission de médecins en préfecture qui jugerait de l’aptitude ou non à la conduite du sujet. Hypothèses de travail. Déjà en 1999, au Sénat, les parlementaires avaient phosphoré sur « le contrôle de l’aptitude physique et mentale des conducteurs de véhicules automobiles ». Mais sans suites concrètes.

    Le médecin en conseil

    Gilles Debar, directeur de l’Office des seniors de Châlons, estime que la conduite est un élément précieux dans l’autonomie de nos anciens. Pour autant : « Réussir à prendre conscience de sa situation quand elle est critique et prendre soi-même la décision de ne plus conduire : c’est faire preuve de sagesse, mais ce n’est pas donné à tous ! » poursuit M. Debar pour qui il est intéressant que le médecin soit l’interlocuteur privilégié dans ce cas de figure. « Car certains anciens refusent les alertes familiales ou les conseils de leurs enfants quand il s’agit d’abandonner leur auto. » Même position pour Gilbert Dubois, président de l’office : « Si un conducteur est dangereux, il n’est pas choquant qu’une procédure soit engagée notamment par le médecin de famille. Vaut-il mieux renoncer à la conduite avant ou après un accident ? » Avant ou après une autoroute prise à contresens, avant ou après ne pas avoir su négocier un virage, reconnu une cabine de péage…

    Se méfier de la généralisation

    « Dans nos connaissances à l’Office, un homme venait de s’acheter une berline toute neuve. Il a de lui-même décidé de ne plus conduire quelques mois plus tard, c’est une démarche citoyenne », poursuit le président Dubois, dont la structure a mis sur pied une campagne intitulée « Il n’y a pas d’âge pour bien conduire ». L’animateur Jean Berthelot accueille assez souvent des candidats âgés repassant le Code de la route, se familiarisant avec les nouveaux panneaux, aménagements et ronds-points.

    Attention enfin de ne pas classer les générations dans des tiroirs. « Avec leur sagesse, les seniors se méfient de toute généralisation. Ce n’est pas parce que l’on est âgé qu’on conduit mal. Tous les conducteurs arborant un « A » adhésif à l’arrière de leur auto ne sont pas des fous du volant. Ne jetons pas l’opprobre sur des classes d’âge », finit Gilles Debar.

    David Zanga

    Seniors et conduite : les exemples d’ailleurs

    Dans de nombreux pays, les gouvernements se préoccupent de la santé des conducteurs. La France étudie actuellement la possibilité de contrôler l’aptitude des citoyens à se servir d’une voiture. Chez nous, comme en Allemagne ou en Belgique, le permis est obtenu à vie hormis décision judiciaire pour infraction au code de la route. Chez nos voisins, des examens médicaux sont imposés aux personnes âgées.

    En Espagne, le permis B est reconduit tous les 10 ans jusqu’à 45 ans, tous les 5 ans jusqu’à 70 ans, et tous les 2 ans au delà. En Suisse et en Grande-Bretagne, les conducteurs de plus de 70 ans sont soumis à un examen médical régulier. En Finlande, le permis est renouvelé après examen oculaire à 45 ans, un examen médical a lieu à 60 et 70 ans puis tous les 5 ans. Au Danemark, un examen médical a lieu à 70 ans…

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    Union081223a- Marne

    JONCHERY-SUR-VESLE : Anciens Combattants : on mise sur les jeunes
     
    Le vote pour le renouvellement du tiers sortant des membres du bureau aura lieu ultérieurement.
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    L’assemblée générale de l’UNC, section de Jonchery, Montigny et Romain, vient d’avoir lieu en présence de nombreux élus et représentants d’associations.

    Au cours de diverses questions, ont été évoqués le remplacement du porte-drapeau, les actions pédagogiques à poursuivre auprès des écoliers. « Car, c’est », comme le dit un intervenant, « à travers les très jeunes générations informées, que la mémoire des combattants des divers guerres, restera vivante. »

     

     

     

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    Union081222b- Marne

    MUIZON : Les anciens combattants font le bilan de l’année
     
    Le bureau de l’UNC Muizon avec Jean-Michel Chevalier, son secrétaire coordinateur, au micro.
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  • Vendredi soir, à la salle polyvalente de la commune, la section muizonnaise de l’UNC (Union nationale des combattants) a tenu son assemblée générale.

    Tout commença avec un instant de recueillement, en souvenir des quelques disparus de l’année 2008, notamment René Roux, le doyen Jean Goffart (disparu en juillet, deux mois après son centenaire) et Jean-Marie Rigaut, qui s’est éteint le dimanche 14 décembre.

    À ce jour, l’UNC compte 124 adhérents, qu’ils soient anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale, de l’Indochine, de l’Afrique du Nord ou des opérations extérieures (Tchad, Liban, Kosovo, Afghanistan, Irak…), ainsi que des non-combattants soldats de France, pupilles de la Nation, veuves d’anciens combattants et sympathisants.

    Cérémonies et hommages

    Outre les désormais traditionnelles cérémonies d’hommage comme l’armistice 1914-1918, 1939-1945 ou le 14 juillet, l’UNC a organisé quelques manifestations supplémentaires en 2008 : il y eut, comme partout en France, l’hommage national aux soldats tombés durant la Première Guerre, provoqué par la disparition du dernier « poilu » Lazare Ponticelli, la cérémonie aux combattants d’Afrique du Nord du 5 décembre dernier, et samedi 13, la journée départementale des porte-drapeaux, avec la participation du sénateur Jean-Claude Etienne.

    Un musée intéressant

    Le bureau de l’UNC a cependant émis quelques petits regrets : l’appel, lancé aux instituteurs et écoles de Muizon, par Guy Berrot, pour une visite du musée du combattant qu’il a initié, est resté vain, et leur participation aux manifestations du Téléthon au début de ce mois n’a pas, non plus, été franchement couronnée de succès…

    Ce musée est pourtant très intéressant à voir, car il contient une grande salle d’exposition, avec de nombreux documents, objets, armures et autres tenues militaires, ainsi que le dernier drapeau français ayant flotté sur Alger.

    Au cours de cette assemblée générale, très animée, les membres du bureau que sont Guy Berrot, Jean-Michel Dégremont et Olivier Tainturier, sortants, ont été réélus à l’unanimité, aucune autre personne ne s’étant présentée.

    Le tout s’est conclu, après le discours de Jean-Pierre Noël, premier adjoint excusant le maire Germain Renard de son absence, par le verre de l’amitié.

    Visite du musée, renseignements auprès de Guy Berrot au 03.26.02.97.31.

    Tous autres renseignements auprès de Jean-Michel Chevalier, secrétaire coordinateur au 03.26.02.93.59.

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    Union081222a- Marne

    FAGNIERES : Un livre instructif sur le camp de Mailly
     
    Philippe Pierrejean présente son premier ouvrage, une suite est déjà en préparation sur la période de 1914 à 1939.
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  • A Fagnières, Philippe Pierrejean a édité un premier livre sur le camp de manœuvres de Mailly-le-Camp. Dans une période située de 1900 à 1920, ce premier ouvrage fait découvrir plus de 2000 cartes postales. Cette galerie de photos retrace les faits et gestes des militaires par des détails captivants, comme l’inauguration en 1902 et la vie du camp, l’échelle Gugumus de l’artillerie, l’aérostation, le vélo pliant Gérard de 1895… L’auteur parle de l’épidémie (fièvres typhoïdes) de 1903, il retrace le passage de l’ouragan de 1905 et montre des villages de Champenois avant les expropriations, l’architecture militaire, l’armée française en manœuvres et les débuts de l’aviation (un Farman MF7).

    La plupart des jeunes conscrits passaient par Mailly avant d’aller rejoindre les épitaphes des monuments aux morts. Avec ce premier livre, Philippe Pierrejean a voulu rendre un hommage à ceux qui allaient devenir les combattants de la Grande Guerre. Une suite est déjà en préparation couvrant une période allant de la Grande Guerre au début de la Seconde.

    Cet ouvrage « Mailly-le-Camp » est en vente dans les librairies, édité par les « éditions Alan Sutton » en 1200 exemplaires.

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    Union081217a- Marne

    REIMS : Les anciens combattants gâtés à Jean-d’Orbais
     

     

     

     

    Lundi matin, onze seniors, anciens combattants ou veuves d’anciens combattants de la résidence Jean-d’Orbais, ont reçu des colis » douceurs des mains de Pierre Rochette, Pierre Marage et Henri Pouillon, de l’office national des anciens combattants.

    Dans le département, 438 colis ont été distribués dans 43 maisons de retraite.

     

     

     

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    Union081216d- Marne

    VIRGINY : Djebel Argonne : une année chargée
     
    Avec le 90e anniversaire de l’armistice de la Grande Guerre, les cérémonies ont été nombreuses en 2008.
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  • L’amicale Djebel Argonne s’est réunie en assemblée générale salle la Forge à Virginy.

    En présence de nombreux adhérents, le président Paul Jeny a ouvert la séance en relatant les activités qui se sont déroulées au cours de l’année, notamment les nombreuses participations aux cérémonies officielles.

    Cérémonies

    Il a cité ainsi le congrès départemental de l’UNC à Reims, le 14 septembre à Navarin où étaient présents 70 porte-drapeaux pour l’arrivée de la flamme du souvenir, le 7 octobre à Binarville pour l’inauguration de la stèle en mémoire du Lost Battalion (troupes Américaines), ainsi qu’un hommage émouvant lors du dépôt de gerbe au monument aux morts de Sainte-Menehould en présence d’une centaine d’élèves et leurs professeurs.

    Il a remercié chaleureusement les porte-drapeaux pour leur dévouement.

    En juin, chapeautées par Guy Cellier, 128 personnes se sont rendues à Lourdes au pèlerinage AFN « rencontres et retrouvailles ». Au cours de l’année, huit membres de la section des anciens combattants de Verrières ont rejoint le groupe, ce qui porte à 88 le nombre des adhérents.

    Après l’appel aux cotisations et la réélection à l’unanimité du tiers sortant, la parole a été donnée à Cédric Martin conseillé à la Carac, mutuelle d’épargne et de retraite réservée aux anciens combattants, qui leur a rappelé notamment leur droits à la retraite.

    Accompagné de pâtisseries préparées par les adhérentes, le verre de l’amitié a clôturé cette rencontre.

    Déjà quelques manifestations sont en projet pour l’année 2009, dont un repas dansant le 22 février à Auve.

    Pour tout renseignement, 03.26.60.41.72.

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    Union081216c- Marne

    CHALONS : Un peu de douceur pour les anciens combattants
     
    Sept pensionnaires ont bénéficié du colis de Noël à la résidence d’Automne.
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    Les colis de Noël de l’Office national des anciens combattants (ONAC), distribués aux ressortissants de l’office, anciens combattants, pupilles de la Nation ou veuves d’anciens combattants, ont encore fait des heureux aux pensionnaires concernés vivant en maisons de retraite ou résidences.

    Pol Cher, président des anciens combattants et victimes de guerre (ACVG) de Châlons et sa région, et Jean-Marie Gagnaire, ancien combattant également, ont apporté les colis remplis de douceurs à 7 pensionnaires de la résidence d’Automne et à 8 autres vivant à la résidence Bichat.

    Quelques mots échangés avec eux, une grande part d’émotion aussi pour toutes ces personnes gâtées à l’approche des fêtes.

     

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    Union081216b- Marne

    MONTMORT-LUCY : Un hommage au double sens
     
    De nombreuses personnes étaient présentes au monument aux morts.
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  • Les anciens combattants (ACPG-CATM) du canton de Montmort-Lucy se sont donné rendez-vous au monument aux morts de la commune, pour rendre hommage aux morts pour la France pendant la guerre d’Algérie, et durant les combats menés en Tunisie et au Maroc.

    Quarante-six ans après la fin de cette guerre, de nombreux anciens combattants et élus se sont ainsi retrouvés.

    Cette cérémonie est un moment important, notamment pour les nouvelles générations : son sens les incitera peut-être à bâtir un monde plus juste et solidaire.

    C’est la fanfare d’Orbais-l’Abbaye qui a sonné les différentes sonneries.

    La gerbe de fleurs a été déposée en présence du conseiller général du canton de Montmort-Lucy, Michel Moussy.

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    Union081216a- Marne

    CHALONS : Les anciens du Génie ont du mérite
     
    Les récipiendaires entourés de leurs familles et amis.
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  • L’amicale des anciens sapeurs du Génie, « la Sape » de Châlons-en-Champagne et ses environs, a réuni ses troupes lors de son assemblée générale au siège social de l’association, à la maison des anciens combattants, à la cité administrative Tirlet.

    Près de 30 personnes ont répondu présent à l’invitation, dont le lieutenant-colonel Reigner, directeur de l’établissement d’infrastructure de la Défense de Châlons (E.I.D, ex-établissement du génie).

    Les majors Michel Demars et Gérard Giraudon, ainsi que l’adjudant-chef Roger Michon, ont obtenu la médaille du mérite fédéral d’honneur et de fidélité au Génie, attribuée par le président de la Fédération nationale du Génie (FNG), le général Rigoux.

    Michel Demars, président de l’association, a fait part de son inquiétude sur le devenir des amicales d’anciens. « A l’heure actuelle, le recrutement reste difficile pour nous, anciens du Génie, sachant que plusieurs régiments seront dissous d’ici à 2012 » confiait M. Demars lors de son rapport moral. L’E.I.D. de Châlons maintient le lien avec « la sape » en l’invitant aux différentes cérémonies militaires.

    L’association prépare déjà ses projets 2009 en fonction des possibilités de ses adhérents : une visite du musée de la vigne, la possibilité de se rendre à la Butte de Vauquois et aux Eparges dans la Meuse, haut lieu de la guerre des mines, durant la Première Guerre mondiale et où a été érigé un monument à la gloire des sapeurs du Génie.

    Pour tous renseignements ou inscriptions, contacter Michel Demars, Tél. 03.26.65.46.90.

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    Union081215b- Marne

    MAISONS-EN-CHAMPAGNE : Un peu de douceurs pour les anciens
     
    Les « colis de douceurs » sont offerts par l’Office national des anciens combattants (l’Onac).
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    Les traditionnels « colis de douceurs » offerts par l’office national des anciens combattants (l’Onac) ont été remis, à la maison de retraite Domremy de Maisons-en-Champagne, jeudi dernier à 15 heures, par Éric Rochette, représentant le directeur départemental de l’Onac, et Guy Coste, président de la section cantonale au titre de la solidarité.

    Marie-Thérèse Sedille, 99 ans et demi, victime de guerre, Janny Agnus et Étienne Pierron, anciens combattants, ont reçu leur présent autour d’un goûter sympathique, organisé par Mme Mary, la directrice de la maison de retraite, ainsi que le personnel.

     

     

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    Union081215a- Marne

    COURRIER DES LECTEURS : Guerre en Afghanistan
     
    Jacques Troyo, de Signy-l’Abbaye, donne son avis sur une guerre d’aujourd’hui qui lui fait penser aux conflits d’hier.

    Dix parachutistes d’un régiment de Castres et un adjudant-chef du 3e génie de Charleville-Mézières ont perdu la vie récemment au cours de missions en Afghanistan.

    C’est bien entendu un grand malheur pour les familles, même si les victimes ont eu des obsèques solennelles en présence du président de la République ou du ministre de la Défense qui leur ont décerné la Légion d’honneur à titre posthume.

    Faut-il rappeler qu’entre le novembre 1954 et le 19 mars 1962 la guerre d’Algérie a fait plus de 30.000 morts soit une moyenne de 11 morts par jour sans compter les dizaines de millions de blessés restés infirmes et à jamais meurtris dans leur chair…

    Toutes ces victimes, jeunes pour la plupart d’entre elles, étaient des appelées, c’est-à-dire des personnes n’exerçant pas le métier de soldat, qu’on avait envoyé en Algérie sans leur demander leur avis, pour défendre une cause qui n’était pas la leur. Je n’ai pas le souvenir que les président et ministre de l’Armée de l’époque aient assisté aux obsèques des victimes avec remises de légions d’honneur à titre posthume… (cela leur aurait été matériellement impossible…)

    Il ne faut pas oublier que les soldats qui viennent de périr en Afghanistan étaient des militaires de profession et que la guerre, quand il y en a une, est leur métier avec tous les risques que cela comporte, y compris celui de laisser sa vie.

    Je pense aux paroles de la chanson La butte rouge chantée par Yves Montand : Les bandits qui sont cause de guerres n’en meurent jamais ; on ne tue que les innocents… »

    Il n’empêche que ces morts sont en tout point un malheur regrettable.

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    Union081213a- Marne

    THIEBLEMONT-FAREMONT : Les anciens combattants gâtés
     
    Les anciens combattants de la résidence Charles-Laurent-Gérard.
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  • Comme chaque année, le directeur de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre (Onac) de la Marne a fait distribuer un colis de Noël à chacun des anciens combattants, présents dans une maison de retraite.

    Une tradition plébiscitée

    Six résidents de la maison de retraite Charles-Laurent-Gérard de Thiéblemont-Farémont ont donc reçu leur présent annuel, mardi dernier.

    La remise des gâteries a été effectuée par Éric Rochette, adjoint au directeur de l’Onac, et Guy Coste, président des sections cantonales de l’arrondissement de Vitry-le-François de la commission d’action sociale de la direction départementale de la Marne de l’Onac.

    Cette tradition plébiscitée s’est déroulée dans une ambiance très conviviale, en présence de Floriane Mary, cadre de santé de la résidence.

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    Union081212b- Marne

    Dans le maquis des documents officiels
     
    « Je veux dire, au nom de la Nation, que beaucoup de ceux qui furent exécutés alors ne s’étaient pas déshonorés », a estimé Nicolas Sarkozy, Président de la République, dans son discours du 11 novembre dernier à Douaumont.

    Cette phrase concerne particulièrement le cas de Léonard Leymarie puisque la preuve de sa mutilation volontaire n’a jamais été apportée.

    Sur la question, l’État a souvent cultivé beaucoup d’ambiguïté. Denis Rolland, historien, remarque ainsi que le titre de « mort pour la France » avait été accordé à Léonard Leymarie dans les années vingt alors qu’il avait été fusillé. Malgré cela, des réticences ou des hontes ont dû peser pour empêcher jusqu’à maintenant la cérémonie officielle d’aujourd’hui.

    L’acte de décès de Leymarie a été rédigé à Ambleny le 9 décembre 1914. En 1920, il a été déclaré… tué par l’ennemi sur un état général des services et campagnes. Comme il a été considéré mort pour la France, sa veuve a perçu sa pension de guerre en 1922 avec un rappel depuis 1914. Ses enfants ont aussi été déclarés pupilles de la Nation en 1919. Après la guerre, les documents ont ainsi souvent formé un maquis impénétrable et incompréhensible. « Les réhabilitations de soldats fusillés n’ont pas d’intérêt. Nous n’allons pas rejuger près de cent ans après alors qu’il n’y a plus de témoins et d’archives. En revanche, je pense que l’on peut inscrire le nom des fusillés pour des cas entourés de doute, s’il y a une demande des familles », estime alors Denis Rolland, auteur du livre remarqué La grève des tranchées publié chez Imago.

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    Union081212a- Marne

    COURTISOLS : Nouvel hommage
     
    Pendant la cérémonie.
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    Comme dans beaucoup de communes en France, Courtisols a rendu hommage aux morts civils et militaires de la guerre d’Algérie, en présence des maires de la CCSV (Poix, Somme-Vesle et Courtisols), des porte-drapeaux des anciens combattants et des pompiers.

    Ce témoignage solennel a été rendu par MM. Arrouart, maire et Collard, président des anciens combattants, suivi d’un dépôt de gerbes aux monuments aux morts.

     

     

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    Union081211b- Marne

    FISMES : Les choristes de l’UNC s’investissent à fond
     
    Plusieurs semaines de répétitions ont été nécessaires pour préparer le spectacle.
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    Après plusieurs semaines de répétition, la troupe musicale de la section fismoise de l’UNC 51 (l’union nationale des combattants d’Afrique du Nord) a donné une représentation devant de nombreux adhérents et sympathisants.

    Pour le plus grand plaisir de tous, la troupe a joué de nombreux morceaux sur le thème des gens du voyage.

    Les musiciens n’avaient pas hésité à revêtir des habits de lumière, qui ont fait le meilleur effet. De nombreux autres rendez-vous et thés dansants sont en préparation.

    Pour participer aux activités : contacter Jeannine et Maurice Browarny au 09.60.06.54.47.

     

     

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    Union081211a- Marne

    MARNE / GRANDE GUERRE : Monuments aux morts et cimetières militaires
     
    La Marne dispose désormais de son opuscule consacré aux cimetières militaires et monuments aux morts de la Grande Guerre. Alexandre Niess propose trois circuits de visite pour découvrir le patrimoine commémoratif de la Première Guerre mondiale.

    L’ouvrage voulu par la direction régionale des affaires culturelles et publié avec le concours du Département, comprend une partie historique et un inventaire commenté de communes et de sites du souvenir s’y référant. Par souci de cohérence, la progression est géographique et permet par exemple de suivre les cimetières, monuments et nécropoles de l’Argonne, pour remonter dans la région de Suippes avec le passage par la ferme de Navarin et le monument américain du Blanc-Mont puis atteindre Reims et sa périphérie qui témoignent aussi de la dureté des combats qui s’y sont déroulés pendant quatre ans. Les photographies associées sont sobres mais explicites.

    Le sud du département n’est pas oublié avec le recensement et la présentation des hauts lieux de la bataille de la Marne de septembre 1914. La partie consacrée au mémorial de Dormans qui insiste sur l’architecture, les vitraux, et le poids des souffrances vécues, est aussi une réussite.

    Le fascicule explique bien les raisons qui ont poussé à réaliser des cimetières militaires et à construire jusque dans les plus petits villages des monuments aux morts. Même si les artistes sont rarement sollicités, il y a parfois des débats en conseil municipal sur le choix qui doit être effectué. Ces monuments sont pourtant pour la plupart financés par des souscriptions. Un peu plus du tiers des monuments communaux ont coûté à la cité entre 5.000 et 10.000 F. Un recueil bien utile aux passionnés d’histoire.

    Hervé Chabaud

    « Cimetières militaires et monuments aux morts de la Grande Guerre », Dominique Guéniot, 88 p., 8,50 euros.

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    Union081210c-Marne

    AVIZE : Hommage aux morts d’AFN
     
    André Tessier a donné lecture du message du secrétaire d’Etat.

    Dans le cadre de la journée nationale d’hommage aux morts en AFN, une cérémonie a été organisée au monument aux morts d’Avize.

    La gerbe déposée, le maire André Tessier a donné lecture du message du secrétaire d’état alors que René Trubert a lu celui de la fédération des ACPG, CATM.

    Les sonneries ont été faites par une petite délégation de l’Avenir avizois.

    Les enfants des écoles ont chanté la Marseillaise.

    Les participants ont particulièrement apprécié le travail fait pour le devoir de mémoire.

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    Union081210b-Marne

    MAGENTA : Hommage aux morts pour la France
     
    Une gerbe a été déposée au monument aux Morts de la commune, par Bruno Sanfilippo, adjoint au maire chargé des Sports et des fêtes représentant la municipalité et Serge Lépine, président de l’UNCAFN le 5 décembre.

    « Le décret n° 2003-925 du 26 septembre 2003 - confirmé par la loi du 23 février 2005, a officialisé la date du 5 décembre comme journée officielle d’hommage aux « Morts pour la France » de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de Tunisie. La célébration officielle du 5 décembre est donc maintenant un devoir de mémoire pour la nation. Elle est aussi un symbole de l’unité du monde combattant. »

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    Union081210a-Marne

    REIMS : Une conférence sur « l’art dégénéré »
     
    Dès leur arrivée au pouvoir, les nazis ont entrepris l’éradication de « l’art dégénéré ». Dans le domaine musical, l’avant-garde sera rejetée au nom de la pureté de la race aryenne et de nombreux compositeurs, taxés de judaïsme, de dégénérescence ou de bolchevisme, se verront privés de tout moyen d’expression et de subsistance…

    Le chef d’orchestre Amaury du Closel, auteur d’un ouvrage remarquable sur le sujet, évoquera jeudi 18 décembre à 18 h 30, à la médiathèque Croix-Rouge, les destins de ces voix étouffées.

    Entrée libre.Tél.03.26.35.68.40.

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    Union081209b- Marne

    VANAULT-LES-DAMES : Hommage aux combattants
     
    Anciens combattants, enfants des écoles, population, tous étaient unis dans le recueillement.
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  • C’est au monument aux morts de Vanault-les-Dames que les membres de la section des anciens combattants d’Algérie, de Tunisie et du Maroc du canton de Givry-en-Argonne et du secteur de Vanault-les-Dames, se sont rassemblés vendredi en présence du président François Lefort, maire de Givry-en-Argonne, président de la section des CATM de Givry et Charles de Courson, député-maire de Vanault-les-Dames, pour rendre hommage aux morts pour la France durant la guerre d’Algérie et les combats en Tunisie et au Maroc.

    Les enfants des classes de CM1 et CM2 du regroupement scolaire Jean-Minard de Vanault-les-Dames et leurs enseignantes participaient également, aux côtés de la population du secteur.

    Cette cérémonie était empreinte de solennité et de sobriété avec la remise d’une gerbe tricolore.

    Les sonneries réglementaires ont été exécutées par la clique de Givry. Les enfants, quant à eux, ont chanté les deux premiers couplets de La Marseillaise.

    Rappelons que 23.000 jeunes sont tombés dont 200 pour le département de la Marne.

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    Union081209a- Marne

    FAGNIERES : Devoir de mémoire à Verdun
     
    « Comment tenir dans ces conditions, sous la mitraille, assaut après assaut ? ».

    Telles étaient les questions qui revenaient le plus souvent dans les bouches des élèves de troisième du collège Louis-Grignon de Fagnières lorsqu’ils ont découvert la réalité des combats de Verdun, en se rendant sur place, notamment à Douaumont et son ossuaire, très spectaculaire.

    Durant une journée complète, ils ont pu observer toutes les horreurs de cette guerre, mais aussi les marques, encore impressionnantes, qu’elle a laissées au paysage.

    Dans un silence de mort et un profond malaise, les élèves ont eu l’occasion de fleurir les tombes d’hommes parfois à peine plus âgés qu’eux tombés pendant le carnage.

    Par ce geste, c’est un devoir de mémoire qu’ils ont accompli.

    Cette sortie vient à la suite d’une exposition que les enfants avaient réalisée quelques jours auparavant.

    Seulement, rien ne remplace la réalité des faits.

    Cette expérience, parfois douloureuse nerveusement leur aura permis de ressentir la tension palpable de ces lieux chargés d’histoire.

    Une prise de conscience indispensable qui ne peut pas s’acquérir à partir de simples récits sur papier.

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    Union081208f- Marne

    MUIZON : Les combattants d’Afrique du Nord à l’honneur
     
    Jean-Michel Chevalier et Germain Renard devant le monument du souvenir de Muizon.
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    Vendredi matin, la section muizonnaise de l’Union nationale des combattants a, comme c’était le cas au niveau national, rendu hommage aux victimes françaises des conflits en Afrique du Nord.

    Un rassemblement était organisé au monument du souvenir, au cours duquel le maire Germain Renard et le secrétaire coordinateur Jean-Michel Chevalier ont déposé une gerbe de fleurs, puis ont prononcé des discours après le recueillement.

    Ensuite, les participants se sont rendus à la Maison du Combattant pour le verre de l’amitié.

    Prochain rassemblement organisé par l’U.N.C. samedi 13, dès 9 h 15, avec la journée départementale des porte-drapeaux.

     

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    Union081208e- Marne

    CORMONTREUIL : Morts de la guerre d’Algérie une plaque en leur mémoire
     
    Une plaque a été dévoilée en l’honneur du gendarme Bréart.
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    « Le 5 décembre est la journée officielle de la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie » rappelle le président de la section locale UNC, Claude Viéville.

    Ainsi, vendredi matin, ils étaient nombreux à se retrouver au pied des monuments aux morts où des gerbes ont été déposées, notamment par André Van Compernolle, maire-adjoint.

    Avant cela, a été dévoilée une plaque en l’honneur de Daniel Bréart, gendarme mort en service commandé en 1955 au Maroc. « C’est le seul habitant de Cormontreuil sur les 210 morts pour la France dans la Marne » explique M. Viéville.

     

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    Union081208d- Marne

    VERRIERES : Jeunes tombés en Algérie : un hommage rendu à Verrières
     
    En route pour le cimetière.
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  • C’est à Verrières, après Vienne-le-Château, Hans et Maffrécourt, que se sont déroulées les cérémonies officielles en mémoire « de ceux qui ont donné leur vie dans leur jeunesse en Afrique du Nord ».

    L’association des anciens combattants de la commune vient d’ailleurs de rejoindre l’amicale Djebel Argonne.

    Au cours de la messe dite par l’abbé Collard, Paul Gény, de Somme-Bionne, au nom de cette amicale, devait rappeler les noms des disparus des 3 cantons, 11 jeunes dont Pierre Geschwindenhammer, mort le 19 décembre 1955, qui repose dans le cimetière de Verrières.

    Et c’est au cimetière que les participants, parmi lesquels on reconnaissait des personnes de Moiremont, Valmy ou Vienne-le-Château, se sont rendus à pied pour le dépôt des gerbes. « Pour nous, anciens d’Algérie de 70 à 80 ans, qui sont revenus ni fiers ni honteux mais marqués pour la vie, nous n’avons fait que notre devoir » devait dire Paul Gény en concluant par ces mots : « Tant que nous le pourrons, nous ne les oublierons pas… »

    Maurice Lemaire , maire de Verrières, devait lire le texte officiel avant que tous les participants ne se rendent à la salle des fêtes pour le verre de l’amitié.

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    Union081208c- Marne

    CHALONS : Anciens combattants en Corse
     
    Une partie du groupe.
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  • Oui, la Corse, cette « montagne dans la mer », c’est bien l’île de Beauté qu’ils ont eu le plaisir de revisiter dernièrement au cours d’une réunion de « partage de prises de vues », y associant ceux qui n’avaient peu se joindre à eux.

    Pour la dixième fois, les anciens combattants de Suippes ont fait sous la direction de leur président, Lucien Butin, leur voyage annuel à l’automne.

    Cette année, pour 90 personnes ( ACPG, conjoints, amis) ce fut la Corse du Sud. Partis d’Orly, ils sont arrivés à Ajaccio sous un ciel bleu et un soleil estival, pour découvrir à Porticcio leur hôtel dans un parc verdoyant et fleuri le long d’une plage de sable.

    Pendant une semaine, 2 guides ont su, avec passion et humour, faire partager leur amour de la Corse : son histoire tourmentée, sa géographie sauvage, son maquis luxuriant, ses coutumes. Chacun est allé d’émerveillement en émerveillement : Bonifacio toute blanche avec ses falaises calcaires d’ où on aperçoit la Sardaigne, Corte et sa citadelle au cœur de l’ île, les « Calanches » de Piana, granit blanc et porphyre rouge, la magnifique réserve de Scandola, classée au patrimoine mondial de l’ Unesco et qui ne se visite qu’en bateau, et bien sûr, Ajaccio chargée d’histoire, au creux d’un golfe, en vue des îles Sanguinaires. Ajaccio (les Corses aiment à le rappeler) fut la première ville française libérée en 1943. Ainsi cette réunion de partage fut bien l’occasion de se remémorer tous ces grands moments de ce voyage et les découvertes de cette île.

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    Union081208b- Marne

    VITRY-LE-FRANCOIS : Hommage aux anciens combattants d’Afrique du Nord
     
    Dépôt de gerbes devant le monument aux morts.
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  • Comme chaque année, le 5 décembre, la Journée d’hommage national aux anciens combattants d’Afrique du Nord a rassemblé les autorités et la population devant le monument aux morts de la place du Maréchal-Joffre, où après un salut des autorités aux drapeaux, le message du secrétaire d’Etat à la Défense, chargé des anciens combattants, Jean-Louis Bockel, a été lu par le sous-préfet. Raymond Floc’h a ainsi rappelé que cette période de l’histoire, et particulièrement la guerre d’Algérie, marque toujours douloureusement la mémoire collective. « Nous nous devons d’honorer ceux qui sont morts pour la France en Afrique du Nord. Ils ont servi la République avec un grand courage et une abnégation exemplaire. Aujourd’hui nous leur exprimons notre reconnaissance et nous saluons leur sacrifice. Nous réitérons l’engagement solennel de ne jamais les oublier. Nos pensées vont naturellement à leurs proches. » Et de préciser que le pays se souvient en cette journée des trop nombreuses victimes civiles mortes entre 1952 et 1962 dans ces combats fratricides. « Nous associons leurs familles à cet hommage. »

    Des gerbes ont ensuite été déposées par le représentant de l’Etat, Claudine Brocard, adjointe au maire et le représentant de l’Établissement central de ravitaillement sanitaires de Marolles et Guy Coste, président local des retraités de la gendarmerie pour le comité d’entente des anciens combattants et victimes de guerres, en présence de onze porte-drapeaux.

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    Union081208a- Marne

    FISMES : Hommage aux anciens d’Algérie et du Maroc
     
    Dont les trois morts du canton.
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    Les anciens combattants UNC 51 ont rendu hommage aux morts pour la France de la guerre d’Algérie et des combats de la Tunisie et Maroc.

    A Fismes, une très nombreuse assistance a honoré la mémoire des trois morts en AFN du canton de Fismes, ainsi que de celles des 25 000 soldats Français tués entre 1954 et 1962.

    Une cérémonie qui s’est déroulée en présence de nombreux élus, porte-drapeaux, membres anciens combattants, nouvelles générations et habitants.

    Une gerbe a été déposée au monument, suivi du verre de l’amitié.

     

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    Union081207b- Marne

    HIRSON : Le nouvel élan de l’association républicaine des anciens combattants
     
    Les présidents de l’Arac et certains adhérents restent vigilants.
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  • Maurice Drouard, président de l’Association républicaine des anciens combattants et victimes de guerre (Arac) avait invité, dans la salle Fernand Antoine, les adhérents afin de participer à l’assemblée générale de l’association.

    Seuls cinq membres étaient présents. Il faut dire que les années passant, cette société ne compte plus aujourd’hui qu’une quinzaine d’adhérents. Une minute de silence fut respectée en mémoire de Roger Forgeau et René Macq, décédés depuis la dernière assemblée générale.

    L’Arac a participé à toutes les manifestations patriotiques. Maurice Drouard déclara : « 90 ans après la signature de Rothondes, de l’Armistice de la Grande Guerre, le 11 Novembre 1918, de nombreux conflits agitent encore le monde. Une guerre n’est jamais grande. Elle porte en elle les germes de la haine et de la division. »

    Il a aussi rappelé que le membre fondateur de l’Arac, Henri Barbusse a reçu le prix Goncourt pour son livre « Le Feu, ». Cette œuvre retrace l’histoire de la Première Guerre mondiale. Ce dernier était un ardent défenseur de la paix. Pour conclure, le président précisa : « Notre solidarité va vers les familles des soldats français blessés ou tués en Afghanistan, sous la bannière de l’Otan, et cela, avec l’accord des autorités françaises. »

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    Union081207a- Marne

    REIMS : AFN : la cérémonie du souvenir
     
    Le sous-préfet de Reims a présidé cette cérémonie du souvenir.
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    Vendredi matin, une cérémonie du souvenir s’est déroulée au monument aux morts, en hommage aux morts pour la France pendant la guerre d’Algérie et les combats du Maroc et de la Tunisie.

    Parmi les anciens combattants, de nombreuses personnalités civiles et militaires étaient présentes ainsi que des élus.

    Serge Bourlin, président de l’UNC Marne, Stéphane Joly, adjoint au maire et le sous-préfet Jean-Jacques Caron ont déposé une gerbe au pied du monument tandis que retentissait la sonnerie aux Morts.

    Le sous-préfet de Reims a ensuite donné lecture d’un message de Jean-Marie Bockel, ministre des anciens combattants.

    Il rappela ainsi le sacrifice de tous ceux qui sont tombés au cours des combats d’Afrique du Nord.

    Et il insista tout particulièrement sur le devoir de mémoire qui leur était dû en cette Journée nationale du souvenir.

     

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    Union081206c- Marne

    SEZANNE : En souvenir des victimes d’Algérie
     
    Gilles Giuliani, Bernard Obara et Philippe Bonnote.
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    Hier à 11 h 30 s’est tenue à l’hôtel de ville une cérémonie du souvenir pour honorer les victimes des combats d’Afrique du Nord. En présence du sous-préfet d’Epernay Gilles Giuliani, le maire de Sézanne, Philippe Bonnotte, a dans son discours rendu hommage à toutes les victimes de cette guerre : 300.000 en tout, dont 24.000 soldats français. Un conflit causé par « cette volonté de maintenir un système colonial dépassé, véritable chape de plomb, sous une apparence paternaliste ».

    Des médailles

    Après que l’on a déposé une gerbe et que la Marseillaise a retenti, Bernard Obara, président des anciens combattants Algérie-Tunisie-Maroc, a remis des médailles.

    A Guy Pignard, de Saudoy, la croix du combattant et à Sylvain Guillemot, de Sézanne, la médaille commémorative du maintien de l’ordre, en compagnie de Claude Desplanche, secrétaire départemental des ACPG-CATM. 

     

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    Union081206b- Marne

    SAINTE-MENEHOULD : Un hommage et des insignes
     
    Les récipiendaires.
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  • Hier matin, une cérémonie nationale d’hommage « aux morts pour la France » de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie s’est tenue au monument aux morts, avec le concours des ACPG-CATM (section Sainte-Ménehould et Ville-sur-Tourbe).

    A cette occasion, après le traditionnel dépôt de gerbe, des distinctions ont été remises. Ont ainsi reçu l’insigne de porte-drapeaux avec étoile d’argent des mains de Michel Glasko : Denis Daquin, Jean Hibon, Georget Jolly et Michel Sayen.

    A noter la présence significative de membres du conseil municipal (majorité et opposition). Représentant le maire, l’adjoint Jean-Marc Verdelet a lu ensuite en mairie le message délivré par le secrétaire d’Etat à la Défense et aux anciens combattants, Jean-Marie Bockel.

    L’élu en a profité pour rendre une fois encore hommage à Argon’notes, l’association musicale ayant une fois encore été en mesure de mobiliser deux personnes, qui plus est, un jour travaillé.

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    Union081206a- Marne

    LA CHAUSSEE-SUR-MARNE : Hommage aux « morts pour la France »
     
    Les enfants ont été associés à la cérémonie.
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    Devant la mairie de La Chaussée-sur-Marne a eu lieu l’hommage national aux « morts pour la France » de la guerre d’Algérie et des combattants du Maroc et de la Tunisie.

    Après une minute de silence, le maire a parlé du mémorial érigé sur le quai Branly à Paris et inauguré le 5 décembre 2002. Il souhaite associer les enfants au devoir de mémoire afin qu’ils veillent à l’avenir sur la paix.

    L’hommage s’est terminé par la Marseillaise chantée par les écoliers.

    Un verre de l’amitié a été servi aux plus grands et un goûter a été offert à tous les élèves.

     

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    Union081204e- Marne

    LA NEUVILLETTE : Repas des anciens Combattants
     
    Les membres du bureau, avec son nouveau président Daniel Fritz (à droite).
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    Les anciens combattants de La Neuvillette ont organisé un chaleureux repas dansant dimanche.

    Ils se sont donné rendez-vous gour les prochaines sorties, à savoir, le bal à papa le 7 février dans les celliers De Castelnau, l’assemblée générale le 8 mars au centre des congrès, et une journée à Colombey le 19 avril

     

     

     

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    Union081204d- Marne

    REIMS : Père Patrick Dubois
     
    À l’occasion du 60e anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, la Licra et la Ligue des Droits de l’Homme ont invité le père Patrick Desbois à Reims.

    C’est dans le cadre du cycle Passerelles, le jeudi 11 décembre à 20 h 30 dans l’amphi de Reims Management School, que les Rémois pourront aller à la rencontre du père Patrick Desbois, conseiller du Vatican pour les relations avec le judaïsme.

    Ce prêtre catholique, avec un spécialiste en balistique, un photographe, une traductrice et des archéologues locaux, parcourt l’Ukraine, recueille les témoignages sur ce qui s’est passé entre 1941 et 1944 lors de l’invasion de l’Union soviétique par l’Allemagne nazie où près d’un million et demi de juifs d’Ukraine ont été assassinés sous les balles des Einsatzgruppen (unités de police affectées aux tueries mobiles à l’est), d’unités de la Waffen SS, de la police allemande et de collaborateurs locaux.

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    Union081204c- Marne

    CHALONS : Des colis de Noël aux anciens combattants et veuves
     
    Jean Bernat, le doyen du village, recevant son colis
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  • Comme chaque année à l’approche des fêtes de Noël, l’Office national des anciens combattants (Onac) gâte les anciens combattants ou veuves d’anciens combattants pensionnaires des résidences ou maisons de retraite du département.

    Cette année encore, accompagnés de Jean-Daniel Courot, directeur du service départemental châlonnais, quelques anciens combattants ont apporté un colis rempli de douceurs aux 42 ressortissants de l’Onac, pensionnaires de la maison de retraite Le Village du centre hospitalier.

    Parmi eux, le doyen, Jean Bernat qui a fêté en octobre ses 99 ans. Il est né le 12 octobre 1909 dans l’Aisne.

    Mobilisé en août 1939, il a obtenu la carte du combattant en tant qu’ancien combattant de la campagne 1939-1940 dans une compagnie de Sapeurs télégraphistes à la 13e Division d’Infanterie, du 23 mai au 18 juin 1940.

    Il a été cité à l’ordre de la Brigade suites aux combats de la Somme et de l’Oise ou il a participé volontairement du 30 mai au 13 juin 1940, avec calme et sang-froid, au transport de blessés civils et militaires malgré les nombreuses attaques et les violents bombardements allemands. Il a échappé à la captivité, et a été démobilisé le 24 juin 1940. Il est titulaire de la Croix de Guerre 39-45.

    A la maison de retraite Sarrail, Jean Hendziak et Yves Schmitter, ont remis les mêmes colis de Noël à cinq hommes et huit femmes, anciens combattants ou veuves d’anciens combattants. Emotion et respect également pour ces hommes et ces femmes tous âgés de 87 ans pour la plus jeune des pensionnaires ou 100 ans révolus comme Simone Roze centenaire depuis le 22 mars 2008. Pour tous ces bénéficiaires du colis de Noël, il a été rappelé « la reconnaissance de la Nation » envers ceux qui ont tant donné pour leur pays.

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    Union081204b- Marne

    VITRY-LE-FRANCOIS : 11 novembre 1918 : « une victoire trompeuse »
     
    Le public est venu en nombre assister à cette conférence, présentée par Jean-Marie Lemoine (médaillon).
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  • Dans le cadre des manifestations du 90e anniversaire de l’armistice de 1918, le Comité cantonal du Souvenir français de Saint-Rémy-en-Bouzemont, de Sompuis et de Vitry-le-François a organisé, vendredi dernier, à La Salamandre, en présence d’une centaine de personnes, une conférence sur le thème « 11 novembre 1918 : une victoire trompeuse, le triomphe de la façade… le mal en profondeur », présentée par le général de corps d’armée Jean-Marie Lemoine, membre du bureau cantonal du Souvenir français.

    Les projets à venir

    Cette conférence était organisée en collaboration avec la Société d’Entraide de la légion d’Honneur de Vitry-le-François, la 256e section des médaillés militaires de Vitry-le-François, l’ordre national du Mérite de la Marne, les anciens élèves du lycée de Vitry-le-François, la Société des sciences et arts de Vitry-le-François et la scène conventionnée La Salamandre. Les activités du 90e anniversaire vont se poursuivre avec comme projet : une participation à la remise en état des monuments aux morts de Bignicourt-sur-Marne, Nuisement-aux-Bois et Vitry-le-François ; la restauration à Blacy de la tombe du lieutenant-colonel Ernest Matras ; la mise en place d’un monument aux morts à Écollemont ; la restauration à Humbauville de la tombe du soldat Gaston Bégin ; la restauration à la Chaussée-sur-Marne du Mémorial du Souvenir français, des tombes des soldats Émile Lourthiaux et Marcel Caillot ; la restauration à Le Meix-Tiercelin de la tombe des frères Alcide et Gaston Noblet, du soldat Lucien Boudsoque ; et la réhabilitation du monument aux morts de la Synagogue de Vitry-le-François.

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    Union081204a- Marne

    REIMS : Concours pour les droits de l’homme : À Reims, les lycéens brillants défenseurs
     
    Membres du jury et candidats rassemblés au lycée Clemenceau de Reims.
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  • Le lycée Clemenceau de Reims a accueilli les lycéens de Champagne-Ardenne, Picardie et Bourgogne, sélectionnés lors du 12e « Concours pour les Droits de l’Homme ». Ils devaient plaider pour des causes qu’ils avaient choisies, afin de « dénoncer l’intolérable », face à un jury qui s’est dit « impressionné par les sujets souvent très durs, défendus avec cœur et conviction ».

    Un jury composé de personnalités dont Hervé Chabaud, journaliste à l’union, (quotidien partenaire) ; Maurice d’Angelo, proviseur ; Marie-Claude Bouzin d’Amnesty international ; Pascal Guérin, avocat à la Cour d’appel de Reims, avec des représentants du Mémorial de Caen, à l’origine de ce concours.

    Les lauréats

    Tiphaine Mercier et Apolline Dron, du lycée St-Jean et la Croix de Saint-Quentin, sont sélectionnées pour la finale. Elles ont, dans le temps imparti de 10 minutes, brillamment développé leurs convictions dans « Mini-jupe et bottes de cuir : quand la femme devient esclave… »

    Classé en 2e position, Benjamin Robitaillie et Vivier Cotret ont présenté « La faim ne justifie pas les moyens », suivis d’Anne-Sophie Thionville et Caroline Pham dénonçant l’excision (2 des 3 équipes du lycée St-Michel de Reims).

    Le lycée Pierre Larousse de Toucy, dans l’Yonne, a lui aussi fourni un bel effort avec 5 équipes participantes. Visite de l’ONU

    La finale nationale aura lieu le 30 janvier 2009 au Mémorial de Caen, devant 2000 personnes. Un voyage à New York avec visite de l’ONU sera offert à l’équipe gagnante.

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    Union081203a- Marne

    CHALONS : Un nouveau président pour la Fnaca
     
    Les membres du bureau, avec son nouveau président Daniel Fritz (à droite).
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  • Quelques-uns des adhérents présents à l’assemblée.
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  • La section châlonnaise de la Fédération nationale des anciens combattants Algérie-Tunisie-Maroc (Fnaca) a tenu son assemblée générale ce lundi à la maison du combattant, présidée par Michel Noël. Elle est forte de 171 adhérents sur le secteur de Châlons, mais n’a pas réussi à mobiliser lundi plus de 20 adhérents. « C’est ce que je déplore, bien qu’il y ait eu suffisamment d’informations ! » a déclaré Michel Noël qui en a profité pour informer l’assistance qu’il ne se représentait pas pour un nouveau mandat. Après un vote à bulletin secret, c’est finalement Daniel Fritz qui prend le relais.

    Le souci des veuves

    Il a été fortement question lors de cette assemblée, des veuves d’anciens combattants ressortissants de l’Office national des anciens combattants dont la maigre allocation ne permet pas de vivre décemment. Près de 400 d’entre-elles sont concernées dans la Marne. La FNACA mène toujours une action déterminée en leur faveur. « Elles sont réellement dans le besoin ! » a confirmé le président. La section châlonnaise de la FNACA a déclaré également être favorable à toutes les commémorations et au maintien de la date du 19 mars comme anniversaire du Cessez-le-Feu en AFN, de même que la totalité des membres présents a souhaité que l’hymne national ne soit pas occulté aux cérémonies.

    Le bureau de la section s’établit ainsi : Daniel Fritz, président, Michel Noël vice-président, Gérard Regnault secrétaire, Claude Poterlot trésorier ; Daniel Bouilly, trésorier adjoint, Adrienne Bouilly, vérificatrice aux comptes, et Jacques Delise, Stanislas et Jacqueline Pawtowski, membres.

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    Union081130a- Marne

    SEZANNE : Des douceurs pour les résidents de la maison de retraite
     
    Onze pensionnaires ont reçu des colis.
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  • C’est en présence de Mmes Leclerc et Crossette, cadres de santé à l’hôpital de Sézanne, et de Mme Vaucher, animatrice pour les personnes âgées, que Claude Desplanches, administrateur du service départemental de l’ONC (Office national des anciens combattants) et membre de la commission « mémoire et solidarité », accompagné de Bernard Obara, président cantonal des anciens combattants, est venu animer une réunion conviviale à la maison de retraite .

    Il a en même temps remis à 11 pensionnaires (anciens combattants de 39/45, d’Indochine, d’Afrique du Nord ou veuves d’anciens combattants), un colis de douceurs.

    L’ONC, qui organise beaucoup d’actions dans le domaine de la solidarité, prouve par ce type de visite dans une maison de retraite, que « les résidents et résidentes ne sont pas oubliés ».

    La même démarche a été effectuée quelques jours auparavant à la résidence pour personnes âgées des sœurs Oblates.

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    Union081129d- Marne

    SAINTE-MENEHOULD : Onac : des colis remis à l’hôpital
     
    La remise des colis s’est déroulée, mardi, dans une salle du centre hospitalier.
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  • L’office national des anciens combattants a honoré les anciens combattants et leurs veuves résidant à la maison de retraite du centre hospitalier de Sainte-Ménehould.

    Mardi dernier, dix-sept « colis douceurs » ont été remis par Michel Glasko, président des ACPG/CATM du canton de Sainte-Ménehould et Ville-sur-Tourbe et le trésorier Henri Golebiewski.

    Raymond Rochet, Émile Perdu, Lucien Mangin, Gaston Meunier, Jean Baudart, Maurice Rougeaux, Jackie Petit, Émile Louis, Albert Simon ainsi que Denis Vallet se sont vus remettre leurs cadeaux.

    Enfin pour les veuves dont les maris ont combattu durant les différentes guerres, il y avait : Pierrette Poncelet, Jeanne Fiers, Gilberte Claustre, Thérèse François, Pierrette Danlos, Yvonne Baudart et Rose-Marie Leclerc.

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    Union081129c- Marne

    REIMS : Grand théâtre / Comédie musicale : Clemenceau ou la tranchée des baïonnettes
     
    Le Tigre : entre élans de l’hémicycle et amertume des tranchées.
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  • Ce soir, sur la scène du Grand Théâtre, les poilus ressuscitent dans le souvenir de leurs descendants grâce à la comédie musicale de Jacques Duparc, Clemenceau ou la tranchée des baïonnettes.

    LA tranchée des baïonnettes, c’est ce lieu effroyable, à jamais figé dans nos mémoires glacées d’horreur où furent ensevelis vivants, sous le souffle d’un bombardement de 1916, des rangs entiers de soldats, le fusil encore dressé vers l’horizon boueux des lignes ennemies. Et c’est ce même devoir de mémoire, dont on parle tant aujourd’hui, menacé plus que jamais par l’oubli, qui a conduit le vendéen Jacques Duparc à composer ce spectacle construit autour de Georges Clemenceau.

    « J’ai choisi la comédie musicale dramatique », dit Jacques Duparc, « parce que c’est la forme artistique la plus populaire pour la jeunesse, et parce que la musique et le chant réveilleront la mémoire de ce Vendéen pas ordinaire et de ces poilus extraordinaires ».

    Il y a chez le compositeur et chanteur lyrique une conviction qui, loin d’asservir l’art à un message qu’il doit transmettre et dans lequel il se dissout comme c’est parfois le cas chez les artistes engagés, crée une Union Sacrée entre le beau, le bon et le vrai. Ce qu’ont, depuis longtemps, compris les religions et les armées, sachant bien qu’il n’est rien de tel qu’un chant et le son d’un fifre ou d’un orgue pour galvaniser les troupes ou pour élever les âmes. « Arma virumque cano. » (Je chante les hommes et les armes.) écrit Virgile dans l’Enéide. Dans une œuvre moderne mais qui alterne, comme les tragédies grecques, chœurs, arias et dialogues, Jacques Duparc fait de même, non pas bien sûr pour exalter les valeurs de la guerre, mais pour rendre perceptible aux générations d’aujourd’hui l’atmosphère particulière de 1914, l’inconcevable inconscience de ceux qui s’en allaient, la fleur au fusil, vers « une guerre courte, fraîche et joyeuse. » Et pour faire entendre la lente installation de l’horreur, pour redonner la parole à des milliers de sacrifiés, il s’est inspiré de journaux et de lettres de poilus rédigés entre un éclat d’obus et une coulée de boue, entre le harcèlement des rats et une attaque de gaz moutarde. Sans craindre le reproche qu’on pourrait lui adresser de céder au pathos, il articule cette fresque épique autour de la figure centrale du « Tigre », du « Père la Victoire » qui, pourtant, loin de ces images de fanfaronnades patriotiques, dans la mélancolie de sa vieillesse, songe qu’il n’est pas de victoire quand le prix à payer fut si lourd, et qui avait compris avant tous que le Traité de Versailles n’était pas la paix, mais un simple armistice qui portait en germe la sanglante revanche de la Seconde Guerre.

    Anne Mignot

    Samedi 29 novembre à 20 h 30 au Grand Théâtre, location : 1 rue de Vesle. Tarifs : de 7 à 26 euros. Tél : 03.26.50.03.92.

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    Union081129b- Marne

    CHALONS : L’ambassadeur américain de passage à Châlons
     
    Craig Roberts Stapleton, ambassadeur américain en France a été reçu en mairie à l’occasion de son passage à Châlons.
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  • Mercredi Soir, quelques badauds s’interrogeaient à la vue de quelques grosses berlines garées sur le parvis de l’hôtel de ville. C’est « Sarkozy qui nous rend visite ! » s’exclamaient-ils. Et non, il s’agissait de Craig Roberts Stapleton, ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique en France nommé par le Président Bush en 2005. Dans le cadre d’un déplacement personnel, il s’est rendu sur les champs de bataille où des membres de sa famille ont combattu au cours de la première guerre.

    « Il tenait à passer à Chalons. Le soldat inconnu américain a été choisi dans notre cité en 1921 » souligne René Doucet, le premier adjoint au maire. C’était un premier passage à Chalons et pour cette occasion, l’ambassadeur a souhaité laisser le message suivant sur le livre d’or de la mairie. « Merci de votre accueil à Chalons, une ville très importante pour l’amitié entre la France et les Etats-Unis d’Amérique.

    Il est possible que le cousin de mon grand-père tué le 12/09/1918 puisse être le soldat inconnu américain Arlington. » Accompagné d’autres élus, René Doucet a remis au terme de la rencontre, quelques présents à Craig Roberts Stapleton en guise de l’amitié franco-américaine.

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    Union081129a- Marne

    REIMS : Aviation : BA 112 : en mémoire d’un capitaine
     
    Pour son acte héroïque, le capitaine Astier de Villatte a été cité à l’ordre de la Nation.
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  • C’est en présence de sa fille qu’une plaque a été fixée hier matin sur le monument aux morts de la BA 112 en mémoire du capitaine Astier de Villatte, mort en service aérien commandé.

    Si la deuxième promotion de l’École de l’air qui était alors installée à Versailles a porté son nom, c’est bien parce que la capitaine Louis Astier de Villatte a été jusqu’au bout un officier exemplaire et demeure une fierté de l’Armée de l’air.

    L’émotion était perceptible dans la cour d’honneur de la BA 112 Marin-la-Meslée lorsqu’hier matin, Odile Astier de Villatte a dévoilé, entourée de ses proches et du colonel Perrone, la plaque fixée sur le monument aux morts en l’honneur de son papa, avant de déposer une gerbe.

    Le 19 août 1936, le capitaine, commandant la première escadrille de la 12e escadre de bombardement stationnée à Reims trouvait la mort dans le crash de son bombardier Bloch 200 en revenant de la base d’Istres. En difficulté à la verticale de Brienne-le-Château (Aube), ( de mardi), Louis Astier de Villatte avait ordonné aux quatre sous-officiers qui l’accompagnaient, le sergent-chef Cochin, les sergents Tetelin, Lejeune et Carpentier de sauter en parachute avant de lui-même tenter de quitter l’appareil en perdition. Resté accroché à son avion, le capitaine fut tué lorsque l’appareil percuta un entrepôt de munitions de l’Armée de terre qui heureusement était vide. Les quatre sous-officiers furent récupérés sains et saufs.

    « Aux derniers instants de sa vie, l’officier de trente-neuf ans a montré un bel exemple de ce que doit être un chef au moment du danger : un jugement clair, des décisions rapides, une parfaite maîtrise de soi, le souci des existences qui lui ont été confiées, un entier détachement pour son propre sort » a écrit Frédéric Lafarge, administrateur du musée de la BA 112 sur la plaquette éditée pour la cérémonie.

    Ce temps du souvenir s’est déroulé en présence des personnels de la base, de nombreux anciens, des membres de l’Association des officiers de réserve de l’Armée de l’air et de l’Association des sous-officiers de l’Armée de l’air.

    Au cours de la cérémonie le major Vaubourg du bureau administration du personnel et l’adjudant-chef Martin de l’escadron de soutien technique et aéronautique ont reçu la croix de chevalier dans l’ordre national du Mérite des mains du colonel Perrone.

    Au terme de la prise d’armes, le commandant de la BA 112 Marin-la-Meslée s’est adressé à Odile Astier de Villatte et à sa famille pour insister sur ce temps de devoir d’histoire qui s’inscrit dans la tradition tenant au cœur des aviateurs. Il lui a remis un souvenir de la base. Bref, une matinée pour un bel et respectueux hommage rendu à cet officier qui a su donner à tous un magnifique exemple du devoir.

    Hervé Chabaud

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    Union081128c- Marne

    VERNEUIL : Aux anciens combattants
     
    La section cantonale des anciens combattants et prisonniers de guerre (ACPG), des combattants d’Algérie, Tunisie et Maroc (CATM), et de théâtre d’opérations extérieures (TOE), rendra l’hommage traditionnel aux morts pour la France pendant la guerre d’Algérie et lors des combats menés en Tunisie et au Maroc, le vendredi 5 décembre, date désormais officielle.

    Au programme, dans la commune de Verneuil :

  •  à 10 heures, assemblée générale de la section cantonale à la salle des fêtes ;
  •  à 11 h 45, dépôt de gerbe, allocution et hommage à un « enfant » de Verneuil mort pour la France en Algérie ;
  •  à 12 h 15, verre de l’amitié à la salle des fêtes ;
  •  et à 12 h 45, repas amical (concernant ce dernier, réservations au 03.26.57.12.70 (G.Niger) ou au 03.26.52.90.43 (J.P. Drouet).
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    Union081128b- Marne

    VITRY-LE-FRANCOIS : Réflexions sur les traités de paix avec le général Lemoine
     
    Une assistance qui aura compris combien le contenu des traités qui ont mis fin à la Première Guerre mondiale conserve aujourd’hui encore un grand intérêt.
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  • Lors de la séance publique de la société des Sciences et Arts, à l’espace Paul-Bert, le général de corps d’armée Jean-Marie Lemoine, membre titulaire, a présenté une série de réflexions sur les traités de paix et leurs conséquences pour notre époque.

    « Une paix manquée »

    Le général a démontré que « les traités qui ont mis fin à la Première Guerre mondiale n’ont, malgré les apparences, abouti qu’à une paix manquée ». Il en a expliqué les nombreuses causes, parmi lesquelles l’intransigeance des vainqueurs qui, bien que tempérés par les États-Unis, ont imposé aux vaincus de véritables diktats, porteurs de haine et d’humiliation et générateurs de mouvements fascistes. Cette paix rendue comme un arrêt de justice ne pouvait que provoquer, à proche échéance, un autre conflit. Ensuite, dans ce climat hostile, l’idée des États-Unis de s’appuyer sur le principe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et donc de créer des États Nations sur les ruines de quatre empires ne pouvait que multiplier, pour cause de frontières, de minorités et de religions, les risques de tensions et de conflits… Ce problème est d’ailleurs toujours d’actualité.

    Conférence ce soir encore

    « Ces traités, hormis la création à l’initiative des États-Unis, de la Société des Nations, porteuse d’une feuille de route qui reste en 2008 la référence principale de l’ONU, n’ont pas attaché assez d’importance à l’émergence des femmes, qui a sanctionné l’effondrement du monopole masculin et tracé désormais un avenir mixte », a commenté l’orateur. Lequel, dans le cadre des manifestations du 90e anniversaire de l’Armistice de 1918, animera une conférence-débat sur le thème « 1914-1918 : une victoire trompeuse : le triomphe de la façade… le mal en profondeur » ce soir à 20 heures, à l’espace Simone-Signoret (avenue du quai Saint-Germain). Quant à la prochaine conférence de Sciences et Art, elle aura lieu le mercredi 17 décembre à 20 h 30 à l’espace Paul-Bert, avec pour communication « Toulouse, marraine de guerre de Vitry-le-François », par Monique Coulmy, membre titulaire.

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    Union081128a- Marne

    SOUAIN-PERTHES-LES-HURLUS : Michel Godin maire honoraire
     
    Michel Godin a été félicité et remercié par son successeur.
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  • En présence des habitants et du conseil municipal, le diplôme d’honorariat vient d’être remis à Michel Godin, « signe de reconnaissance de la Nation pour le dévouement effectué pour le bien de ses concitoyens ».

    Un jeune maire de Souain Jean-Baptiste Leclère « impressionné par une telle carrière politique locale, depuis ma naissance à quelques années près » a retracé le champ d’action de son prédécesseur qui a consacré 31 années au service des autres. Conseiller municipal de 1977 à 1983 puis adjoint de 1983 à 1989 avec Roger de Grammont et ensuite premier magistrat durant 19 ans (de 1989 à 2008), l’action de Michel Godin porte sur trois points : la commune, la communauté de communes, le souvenir et la mémoire de 1914-1918.

    46 fois papa !

    Pour son village, en tant que maire « tu as été heureux 20 fois pour des mariages, tu as été papa 46 fois avec les naissances et tu as été triste 30 fois avec les décès… tu as fait avec les moyens mis à ta disposition et toujours dans un souci de bonne gestion budgétaire ». Vice-président de la communauté de communes durant trois mandats avec Georges Pérard, Jean Huguin puis André Mauclert, le nouveau président François Mainsant a rappelé l’investissement de Michel dans la construction de cette structure indispensable au bon développement des communes : responsable des transports scolaires, et des finances, instaurant un système devenu « la loi Godin » qui se veut le plus équitable possible compte-tenu des investissements et de la population de chaque commune.

    Le souvenir de 14-18

    Le général Xavier Gouraud a développé la disponibilité de Michel Godin sur le plan historique, pour que perdure le souvenir de 14-18 et que Souain y soit à jamais attaché, actions concrétisées aussi dans son implication au niveau du centre d’interprétation Marne 14-18.

    Définie par le nouveau maire comme « une mission attachante, prenante qui nécessite une énergie quotidienne », il a souligné aussi l’ambiance et la complicité de travail avec Béatrice la secrétaire de mairie, aussi, remettant à Michel son écharpe de maire « symbole de la République dont tu as été un digne représentant », ils lui ont demandé de la porter une dernière fois.

    Son épouse Martine a elle aussi été remerciée pour avoir laissé son mari « exercer son activité avec tant de passion et de disponibilité ».

    Michel étant « incontournable dans le domaine de la mémoire de 1914-1918 », il va y associer désormais « son aspiration à voir d’autres horizons » à travers sa nouvelle passion, la pratique du paramoteur qui va le conduire à survoler le territoire…

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    Union081126b- Marne

    Les enfants dans la Déportation
     
    L’association marnaise des lauréats du concours de la Résistance et de la Déportation et l’association des amis de la fondation pour la mémoire de la Déportation organisent une conférence le samedi 29 novembre à 14 heures au centre des congrès une conférence sur le thème : « Les enfants et les adolescents dans la déportation nazie ».

    Témoignages de Francie Christophe, Yvonne Chatelain et Paulette Gellé. Conférence tous publics.

    Nous avons mis en ligne le dossier du Concours National de la Résistance et de la Déportation

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    Union081126a- Marne

    LE-GAULT-SOIGNY : Mondement 14 : flashback lors de l’AG
     
    Un tiers du conseil d’administration a été renouvelé lors de l’assemblée.
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  • Cette année, l’assemblée générale de l’association Mondement 14 a eu lieu à Le Gault Soigny, dans la grande salle de l’espace Garlande.

    Daniel Jacquier, premier magistrat, a accueilli les membres de l’association en compagnie de Michel Tellier, son nouveau président ; de René-Paul Savary, président du Conseil général de la Marne ; et de Bernard Doucet, conseiller général du canton de Montmirail.

    Michel Tellier, avec l’aide de Franck Dupré, a proposé un diaporama relatant les diverses activités de l’association durant l’année écoulée. De nombreuses sorties et commémorations ont pu être visionnées, dont celles du 90e anniversaire de l’Armistice de la Première Guerre mondiale.

    À noter, notamment, ce moment fort où les élèves du cours moyens de Marie-France Leblanc de l’école d’Anglure se sont rendus à Paris pour aller chercher la flamme du soldat inconnu sous l’arc de triomphe, le 10 novembre dernier.

    Suite à cette rétrospective, différents comptes rendus de l’association ont été lus à l’assemblée.

    Mondement 14 est une association qui a son importance dans le Sud-Ouest marnais, proposant notamment la visite de son musée dans l’ancienne école, près du monument. Il s’est agi ensuite de renouveler un tiers du conseil d’administration. Ont été élus ou réélus : André Adrien, Jean-Marie Barcelo, Kléber Carouge, Pierre Delannoy, Guy Delienne, Anne-Marie Desroches, Jean-Marie Guillaume Barry, André Larhantec, Serge Martin et Joël Wimann.

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    Union081125b- Marne

    VITRY-EN-PERTHOIS : « Lettres aux poilus » : émouvante lecture
     
    Une vingtaine de personnes, pendues aux lèvres de Raphaël.
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  • Pour le 90e anniversaire de l’Armistice, la bibliothèque municipale de Vitry-le-François a dédié, samedi à 11 heures, une séance de lecture, aux « lettres de poilus ».

    Ils avaient 17 ou 25 ans en 1914. Du jour au lendemain, ils deviennent artilleurs, fantassins, brancardiers.

    Dans la boue et le froid, avec des mots d’amours, de souffrance ou d’espoir, ils écrivent des lettres testamentaires qu’ils adressent à leurs familles, et qui ne peuvent pas laisser le lecteur insensible.

    Des récits émouvants, lus par Raphaël Remiatte, conteur et acteur, qui a su capter l’attention d’une vingtaine de personnes, venues écouter les récits de ces jeunes soldats. Raphaël a plus d’un conte dans « sa valise » ; il lui suffit de l’ouvrir, et de choisir une légende africaine, indienne, inuit ou chinoise (c’est à la demande).

    Il aime raconter et perpétuer les lectures des générations qui nous ont précédés, au plus grand plaisir de tous les auditeurs.

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    Union081125a- Marne

    REIMS : BA112 / Le sacrifice du capitaine Astier de Villatte
     
    Un Bloch 200 comme celui du capitaine Astier.
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  • Le capitaine Louis Astier de Villatte, qui commandait la première escadrille de la 12e escadre d’aviation, a été le parrain de la 2e promotion de l’École de l’Air. Mais se souvient-on de son parcours ?

    Troisième d’une famille de 6 enfants, né dans le Lot à Soturac, le jeune Louis parcourt la France au rythme des mutations de son père polytechnicien, officier du génie qui, à l’heure de la retraite, deviendra percepteur.

    La Grande Guerre est, pour le jeune Louis, un événement considérable dont il ne veut pas être absent ; aussi s’engage-t-il le 19 mars 1915. Il vient d’avoir 18 ans.

    Affecté au 34e régiment d’artillerie, son sang-froid, son intuition, son esprit d’initiative et sa rigueur le font vite remarquer.

    Brigadier, maréchal des logis, il est cité. Aspirant le 21 septembre 1917, il rejoint l’aéronautique militaire. Dans un premier temps observateur à l’escadrille SAL 122, il est affecté à l’escadrille BR 227.

    Sous-lieutenant, il participe à des missions périlleuses qui justifient sa citation à l’ordre de l’armée : « Recherchant toujours les missions les plus dangereuses, il a fourni un travail personnel considérable en exécutant de nombreux réglages d’artillerie lourde de grande puissance, délicats et difficiles.

    Il a fait plusieurs reconnaissances de nuit à faible altitude, rapportant des renseignements du plus haut intérêt pour le commandement.

    Dans la nuit du 22 juillet 1918, malgré les nuages et la pluie, il a volé à moins de 250 m, afin de couvrir le bruit des tanks gagnant les lignes ».

    Après la guerre et un passage à l’état-major du 7e corps d’armée, il part pour l’École d’application des élèves officiers de l’Air de Versailles (aujourd’hui l’école de l’Air de Salon-de-Provence) où il est instructeur avant de prendre le commandement d’une brigade d’officiers-élèves.

    Promu capitaine en 1929, il reçoit deux ans plus tard la croix de chevalier de la Légion d’honneur et est choisi en 1933 pour accompagner Charles Lindbergh et son épouse Anne Morrow lors de leur séjour à Paris.

    Après un séjour en Turquie, il est affecté le 1er octobre 1935 sur la base de Reims.

    Dans la nuit du mardi 18 au mercredi 19 août 1936, il vole sur un Bloch 200 entre Istres et Reims.

    À 0 h 13, alors que l’appareil est à la verticale de Brienne-le-Château (Aube), l’appareil est victime d’un problème mécanique. Il s’incline vers la droite et fait une abattée.

    Le pilote rétablit provisoirement son Bloch, envoie deux bombes éclairantes pour tenter de trouver un terrain d’atterrissage d’urgence dans la campagne.

    Après un quart d’heure d’efforts, sentant le crash inévitable, le capitaine ordonne à son radio, son navigateur et son mitrailleur de gagner les postes d’abandon. Les sergents Tetelin, Lejeune et Carpentier s’exécutent. Astier vérifie lui-même les parachutes avant de leur donner l’ordre de sauter.

    Puis il ordonne au pilote le sergent-chef Cochin de faire de même. Il refuse dans un premier temps mais doit obéir.

    Seul à bord, le capitaine aux commandes tente une dernière manœuvre, essaie de sauter en parachute par la trappe avant mais reste accroché au bombardier. L’appareil s’écrase sur un hangar vide de l’entrepôt de munitions de l’Armée de terre de Brienne-le-Château.

    Louis Astier de Villatte est tué et sa dépouille ramenée sur la base rémoise. Ses obsèques ont lieu à la basilique Saint-Remi.

    Cérémonie le vendredi 28 novembre, à 9 h 30, devant le monument aux morts de la BA 112.

     

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    Cité à l’ordre de la Nation
     
    Le capitaine Louis Astier de Villatte, 39 ans, mort en service aérien commandé, est cité à l’ordre de la Nation : « Officier d’un très grand mérite, il possédait au plus haut degré les qualités de courage, d’intelligence. Il a voué à son métier un amour profond et raisonné. Ayant pris, il y a 10 mois, le commandement d’une escadrille d’aviation lourde, y a fait preuve de dons remarquables d’instructeur et d’entraîneurs d’hommes.

    Chef de bord d’un appareil multiplaces, il a trouvé une mort glorieuse au cours d’un voyage aérien exécuté dans la nuit du 18 au 19 août 1936, en quittant le dernier son appareil, désemparé après l’avoir fait évacué par son équipage.

    Il vient ainsi de donner à tous un magnifique sens de devoir ».

    Marié à Marie-Louise Caron, le capitaine a une fille, Odile, née en 1924.

    Son acte héroïque lui a valu d’être choisi pour devenir le parrain de la deuxième promotion de l’École de l’air.

    Frédéric Lafarge, responsable du musée de la BA 112 précise : « Le 19 août 1937, un an après le drame, une cérémonie du souvenir a été organisée sur la base à proximité du hangar de la 12e escadre.

    Deux sections, l’une composée de sous-officiers de la première escadrille, l’autre de sous-officiers de l’escadre, s’étaient rangées ainsi que deux sections de soldats face à l’ancien bureau du capitaine d’Astier de Villatte, sur le mur duquel avait été apposée une plaque de marbre portant la simple mention : Capitaine Astier de Villatte, commandant la 1re escadrille 19 août 1936 ».

    Hervé Chabaud

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    Union081124c- Marne

    COURRIER DES LECTEURS : Les oubliés du 11 Novembre
     

    Christian Marry, un lecteur ardennais, revient sur le temps des commémorations.

    « Le 90e anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale a été célébré avec éclat. Tous les médias ont à juste titre rappelé les souffrances des soldats. Certains n’ont pas oublié ceux qui, contre vents et marées, ont tout fait pour empêcher la guerre ou hâter sa fin, que ce soit en France (Jaurès, les 200.000 manifestants de juillet 1914, les mutins de 1914 et 1917, etc.) ou en Allemagne (les socialistes de gauche avec notamment Karl Liebknecht et Rosa Luxembourg, et en 1918 les marins révoltés de Kiel, les ouvriers insurgés de Berlin etc.). On a moins parlé des autres belligérants.

    Un aspect essentiel du conflit a cependant été très souvent passé sous silence, à savoir les profits énormes de certaines dynasties industrielles, notamment des marchands d’acier et d’armes. Non seulement ces gens-là se sont effrontément enrichis pendant la guerre, mais ils ont tout fait pour qu’elle soit déclarée et poursuivie le plus longtemps possible. Ils utilisaient pour cela toute une série de journaux « amis » adeptes du bourrage de crâne, ainsi en Allemagne avec Krupp qui faisait circuler dès 1912 des chiffres largement surestimés de l’armement français pour amener l’État à lui commander de plus en plus de canons et autres armes lourdes. Quand une guerre se déclenche, ce n’est pas parce que l’ouvrier ou l’instituteur d’un pays a envie de casser la figure de son collègue du pays d’en face ! Et ce n’est pas non plus une fatalité ! Anatole France a dit : « On croit se battre pour la patrie, et on se bat pour des industriels. » En Allemagne, pendant que Hindenburg affirmait que la guerre lui « faisait l’effet d’une bonne cure thermale », Rosa Luxembourg ne cessait de répéter que « Les prolétaires tombent et les profits montent. » Ceci vaut aussi pour toutes les autres guerres d’agression qui ont suivi, y compris les guerres coloniales françaises et la guerre US contre l’Irak.

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    Union081124b- Marne

    SUIPPES : Onac : des colis de Noël à la résidence Pierre-Simon
     
    Trois résidentes et un résident ont reçu leurs colis.
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    Pour la neuvième année consécutive, l’Office national des anciens combattants (Onac) honore les anciens combattants séjournant en maison de retraite (ou les veuves dont les maris ont combattu durant les différentes guerres) en leur offrant un « colis douceurs ».

    Jean Collart , président des anciens combattants de Suippes, Francis Fouillé secrétaire-trésorier et Antoine Garcia délégué Onac sont allé remettre les cadeaux à la résidence Pierre-Simon à Suippes.

    Henriette Cordier, Raymonde Francart et Nicole Loche ainsi que Roger Mangot se sont vu remettre leur colis. De même que Henriette Charlier et Germaine Goyeux retenues en chambre, et Ammar Graïn hospitalisé.

     

     

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    Union081124a- Marne

    MARNE : Distinctions : Nommés dans l’ordre national du Mérite
     

    Par décret du 14 novembre 2008, sont nommés pour le département de la Marne :

    OFFICIERS :

  •  M. Gaëtan Charlot, vice-président national de l’UFAC, président de l’UFAC Marne, au titre du ministère de la Défense et des Anciens combattants.

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    Union081123a- Marne

    ORMES : Témoignages des années 1900
     
    Avec La Strada, le public a retrouvé les années 1900.
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  • La compagnie la Strada a présenté dernièrement son spectacle « mots d’amour, maux de guerre », en l’église d’Ormes. Des chants, un témoignage édifiant d’où il ressort que la Grande Guerre 14/18, où tous les hommes d’Europe parurent s’affronter pour se détruire, fut en réalité, la première rencontre où ils se reconnurent.

    Dans les années 1900, le siècle nouveau naît sous les paillettes. La mode est pour les hommes aux casquettes et aux canotiers. Les femmes portent des robes longues et des épingles à chapeaux. C’est aussi la vogue des dactylos en goguette dans les guinguettes du bord de Marne avec les premiers tangos, les premiers music-halls. C’était la paix ! Mais, en 1914, démarre la première guerre mondiale : patriotisme et enthousiasme cèdent rapidement la place au découragement et à la colère. La Compagnie la Strada rappelle ces événements à partir de textes littéraires mais aussi de lettres de poilus et de chansons françaises de l’époque.

    L’exposition sur « Ormes et la première guerre mondiale » présentée dans la salle de la mairie, continue jusqu’à la fin du mois.

    Il est possible aussi de suivre l’itinéraire ludique et instructif dans les rues d’Ormes sur la destruction de 1918 à travers les yeux de deux enfants qui redécouvrent leur village.

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    Union081118c- Marne

    AUVE : ACPG-CATM réunis
     
    Une réunion d’automne pour les anciens combattants.
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  • C’est à Auve que s’est tenue cette année la réunion d’automne des ACPG-CATM Givry-en Argonne - Vanault-les-Dames, réunion indispensable pour faire le point des cotisations, des calendriers, des sorties et préparer l’année 2009.

    Avant de donner les perspectives de l’année, François Lefort, président de la section a remémoré le voyage dans le Périgord du 19 au 25 septembre dernier qui a regroupé 42 participants.

    « Un temps magnifique et une superbe ambiance ont jalonné ce séjour dans cette très belle région » rappela-t-il avant d’annoncer que l’association proposerait une nouvelle sortie pour la deuxième quinzaine de septembre en 2009.

    De son côté, l’association départementale a proposé aux adhérents une sortie en Normandie les 9, 10 et 11 juin prochains (inscriptions auprès de Bernard Francard, Claude Lecoq ou François Lefort avant le 25 novembre). Le vendredi 5 décembre, date fixée par le Président de la République, la manifestation à la mémoire des anciens combattants morts en Afrique du Nord aura lieu cette année à 15 heures à Vanault-les-Dames.

    L’assemblée générale 2009 aura lieu le 29 mars à Heiltz-le-Maurupt.

    Avant le verre de l’amitié, ont été répartis les lots de la tombola 2008, les calendriers et cotisations dans la trentaine de communes concernées.

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    Union081121b- Marne

    SOMPUIS : Anciens combattants réunis
     
    Un bon moment pour tous.
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  • C’est dans une ambiance chaleureuse et de grande camaraderie qu’Henri Mauclaire, président des anciens combattants du canton de Sompuis (PG-ACATM), a réuni son bureau et les délégués de commune chez l’un de ses membres actifs, Robert Jacquemin à Sompuis.

    Plusieurs points ont été abordés lors de cette réunion de travail : la date de la prochaine assemblée générale (le 7 mars 2009) avec ses modalités, la cérémonie de l’armistice du 8 mai 1945 dont les lieux restent à définir plus précisément, la répartition de la distribution du bulletin départemental « Du barbelé au Bled » faisant le lien entre les différentes sections du département et le national…

    La participation à un voyage sur les plages du Débarquement est prévue au printemps 2009. La sollicitation et la participation aux cérémonies commémorative des membres et des porte-drapeaux, notamment Christian Briet, secrétaire de l’association, et Jean-Jacques Laurent, reste importante toute l’année. La section des anciens combattants du canton de Sompuis fête également ses 38 ans d’existence en ce moment car elle fut créée le 22 novembre 1970.

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    Union081121a- Marne

    PIERRY : Les élèves du CP visitent l’exposition sur 14-18
     
    L’exposition est visible jusqu’au 29 novembre, du lundi au samedi de 9 h 30 à 12 heures et de 14 h 30 à 18 h 30.
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    C’est avec beaucoup d’enthousiasme que les élèves du CP de l’école de Pierry, divisés en deux groupes, ont visité l’exposition sur la Grande Guerre présentée au public par l’Association du Poilu de la Marne, dans les celliers du champagne Vincent d’Astrée.

    Des dizaines de questions ont été posées par les enfants, conduits par leur charmante professeur et directrice Mme Marchand. Il faut dire aussi que les petits connaissaient bien le sujet puisqu’une vidéo relatant la Grande Guerre, sous forme de dessins animés, leur avait été projetée en classe.

     

     

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    Union081118b- Marne

    SUIPPES : Journée du livre à Suippes : « 14-18 » toujours un succès
     
    L’attrait pour les livres récents.
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  • L’assistance avec au premier plan l’Anglaise Christina.
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  • La 4e édition de la journée du livre qui se déroulait à Suippes, avait pour thème cette année encore « 1914-1918 », un sujet passionnant qui a retenu toute l’attention du public.

    ALORS que les membres de la commission médiathèque se posent des questions sur le thème à donner à la journée du livre qui a pour sujet « 1914 - 1918 » depuis qu’elle est organisée, cette 4e édition a prouvé que ce thème était devenu le rendez-vous incontournable des spécialistes et passionnés de cette époque.

    Pour la librairie Bruneteaux qui présente un grand choix de manuels récemment édités, le constat est le suivant : « Cette journée n’est pas un salon du livre, les clients cherchent ce qui est nouveau, ce qui est pointu, il s’agit d’un public de connaisseurs qui sait ce qu’il désire trouver. »

    Le contenu proposé cette année a retenu l’attention d’un public qui a doublé par rapport à l’an passé.

    Depuis le film de la veille (projection suivie d’une discussion à partir du film « La France » de Serge Bozon, en présence de l’acteur Laurent Talon), jusqu’à la table ronde, en passant par les conférences et même les repas, l’effectif était doublé à chacun des postes.

    Les deux conférences de François Cochet, professeur d’histoire contemporaine à l’Université Paul-Verlaine de Metz et de Rémy Porte, lieutenant-colonel de l’Armée de Terre ont apporté un éclairage différent sur l’interprétation des événements et la compréhension de la Première Guerre mondiale, cette tragédie qui a fortement marqué la région.

    La table ronde qui a suivi portait sur « la mémoire de la Grande Guerre aujourd’hui », l’impact du 90e anniversaire dans un contexte de remise en question du calendrier des commémorations et de la mémoire à travers le tourisme vue depuis le garde-fou des historiens.

    « Le droit d’être fier »

    Animée par Hervé Chabaud éditorialiste, rédacteur en chef adjoint au journal l’Union, le débat a vite pris une forme passionnante dans la mesure où les partenaires qui étaient d’origine européenne et non uniquement hexagonale (Allemagne, Belgique, Angleterre) ont donné tour à tour le vécu dans leurs pays respectifs.

    À la question : « Le tourisme de mémoire est-il un risque de simplification mercantile, par le biais d’une présentation plus attractive qui capte les jeunes générations ? », l’Anglaise Christina a pris la parole pour donner sa façon d’inculquer l’histoire aux jeunes quel que soit leur pays : « Vous avez le droit d’être fier individuellement de votre ancêtre, car il a accepté de servir son pays, il a fait son devoir », façon de les déculpabiliser d’emblée.

    L’organisation a été assurée par les équipes de la médiathèque intercommunautaire et du centre d’interprétation, dans les locaux communaux de la maison des associations de Suippes où se tient jusqu’au 30 novembre l’exposition « Raoul Berthelé Champagne 1915-1916 », une sélection d’une cinquantaine de photos d’époque de la région, images de destruction, de soins, de mort, de maintien de la vie, mais aussi images plus heureuses de la vie du soldat et des populations.

    S.Verger

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    Union081118a- Marne

    SOMMEPY-TAHURE : Des lettres pour se souvenir
     
    L’enregistrement d’extraits choisis.
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    Pour la journée commémorative du 11 novembre, le camp militaire de Suippes a proposé des circuits en navettes parmi les sites des villages disparus.

    De par son nom et sa proximité, Sommepy reste très attaché à l’ancien village de Tahure et deux associations du village ont animé le site le 11 novembre.

    L’association du Souvenir a proposé aux visiteurs, des documents et photos d’époque.

    Les membres de l’association Jeux et Détente ont de leur côté enregistré un document sonore qui a été diffusé à intervalles réguliers.

    Jean-Pierre Thirion et Annette Girardot lisent des extraits de lettres envoyées par (ou à) la mairie de Tahure « il s’agit d’évoquer la vie du village au travers de délibérations du conseil de 1886 à 1912 » et ça fonctionne, les petits soucis comme les plus grands projets revivent grâce à ces lectures.

    Un arrêté concernant les chiens errants, la construction d’une nouvelle école ou l’achat de matériel scolaire : ces sujets qui aujourd’hui feraient l’objet d’une note administrative plate et sans relief étaient alors traités avec tant de détails et verve littéraire qu’elles en deviennent de beaux témoins de la vie quotidienne du village.

     

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    Union081117f- Marne

    CORMICY : Mobilisation générale et remise de médaille
     
    Le capitaine Lebrun remettant la médaille à M. Thomas.
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    Lors du 90e anniversaire de l’armistice, 120 personnes ont participé à la marche du souvenir au hameau de Sapigneul en présence du conseiller général Eric Kariger à l’occasion de la remise en valeur du site par la ville et « Cormicy, ma ville, son histoire ».

    Ce fut l’occasion pour le Capitaine Lebrun, réserviste, de remettre à M. Thomas la médaille d’Algérie.

    Deux classes de CM2 de la communauté de communes de la Petite Montagne participèrent à la visite du fort de la Pompelle avec les anciens. Ce fut un moment fort pour l’ensemble de la population et l’occasion de fédérer les élus et toutes les associations.

     

     

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    Union081117e- Marne

    MARFAUX : Dix pierres tombales percutées par une voiture
     
    Samedi soir, dix stèles du cimetière militaire britannique de Marfaux ont été percutées par une voiture à la suite d’une sortie de route. L’accident a fait deux blessés légers.
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  • Samedi vers 18 h 10, une voiture échappant au contrôle de sa conductrice a fini sa course dans le cimetière militaire britannique de Marfaux.

    Domiciliée à Champlat-et-Boujacourt, Pauline Barbieux, 28 ans, circulait sur la RD386 entre Pourcy et Marfaux lorsqu’à la sortie d’un virage, sa Peugeot 206 est partie sur la droite de la chaussée rendue glissante par la pluie. Le véhicule a mordu l’accotement, escaladé le talus du cimetière puis percuté trois rangées de pierres tombales. Dix stèles ont été endommagées par la voiture. Certaines sectionnées à la base ont été projetées à terre, d’autres brisées en plusieurs morceaux.

    La conductrice avait pour passager arrière un bébé de 14 mois. Légèrement blessés, tous les deux ont été transportés au CHU de Reims par les sapeurs-pompiers. Les gendarmes de Ville-en-Tardenois sont venus procéder aux constatations.

    Un autre accident s’est produit à la même heure près de Bazancourt. Circulant sur la RD20 entre Warmeriville et Isles-sur-Suippe, un cyclomotoriste de Boult-sur-Suippe, Geoffrey Hérard, 19 ans, a été percuté par une Opel Corsa qui arrivait en sens inverse.

    D’après l’enquête de gendarmerie, le choc s’est produit au moment où le cyclomotoriste tournait sur la gauche pour prendre une voie adjacente. Il a été légèrement blessé ainsi que sa jeune passagère. Les pompiers de Warmeriville ont assuré leur transport à l’hôpital.

    La conductrice de l’Opel, Cassandra Cabouillet, 28 ans, est sortie indemne mais choquée de l’accident.

    Toujours samedi, à 22 h 20, un cyclomotoriste a fait une mauvaise chute sur le boulevard des Belges à Reims. Là aussi, une chaussée glissante est à l’origine de la perte de contrôle survenue dans un virage.

    Atteint d’un traumatisme crânien, Christophe Giffey, Rémois de 33 ans, a été évacué sur le centre hospitalier par l’antenne mobile du Samu.

    Hier vers 8 h 45, à quelques minutes d’intervalle, une voiture est partie au fossé sur la RN31 aux abords de Fismes, une autre sur l’A4 au niveau de Val-de-Vesle dans le sens Metz-Paris. Ces deux accidents se sont soldés par de la tôle froissée.

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    Union081117d- Marne

    SAINT-MEMMIE : 14-18 : l’œil des jeunes
     
    Un véritable travail de mémoire pour ces élèves.
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  • À l’occasion du 90e anniversaire de l’armistice, les travaux des classes de CM2 de l’école primaire Saint-Exupéry ont été exposés dans le salon d’honneur de l’hôtel de ville.

    Rencontre avec Odile Nizet, l’une des deux enseignantes qui ont choisi de sensibiliser leurs élèves à cette période de 1914-1918. « Nous avons décidé, avec ma collègue Martine Lautone, de faire faire des recherches à nos élèves sur des thèmes qui nous semblaient bien correspondre à cette période tourmentée qu’est la Première Guerre mondiale. Pour que ces recherches historiques soient encore plus motivantes pour nos élèves, nous avons axé nos recherches sur Saint-Memmie ».

    Comment avez-vous procédé ?

    « Le monument aux morts a constitué le premier point de nos investigations avec les noms qui y figurent. Les enfants ont pris conscience qu’à chaque nom correspondait une personne qui vivait à Saint-Memmie à cette époque. Les recherches ont permis aux enfants de recueillir des informations sur trente-six soldats mengeots. Nous avons aussi retrouvé des cartes postales anciennes et des photos de l’inauguration du monument aux morts après cette guerre.

    Différents panneaux réalisés par les enfants présentent également les lieux de mémoire tels l’étendue du front et ce qu’il reste aujourd’hui des villes et villages où ont combattu les soldats mengeots, la vie difficile des poilus dans les tranchées avec des photos d’époque réalisées à partir de la technique des plaques de verre. Le travail des femmes à l’arrière et le rôle capital qu’elles ont eu durant cette guerre, le courrier, lien entre les soldats et leurs familles ou leurs marraines de guerre, qui permettait aux soldats de garder le moral et de se sentir soutenu par les leurs, ont également été mis en valeur ».

    Et l’hôpital de Saint-Memmie ?

    « Nous avions découvert que plusieurs soldats étaient morts des suites de leurs blessures et nous voulions savoir comment s’organisaient les soins aux blessés. »

    Pour compléter les connaissances des élèves, les enseignantes les ont accompagnés au Centre d’interprétation de Suippes et une visite est prévue aux archives départementales, qui proposent de voir la guerre à travers des œuvres d’art.

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    Union081117c- Marne

    SAINT-REMY-EN-BOUZEMONT-SAINT-GENEST-ET-ISSON : Mémoire aux résistants du Pays vitryat
     
    Pour le 65e anniversaire de la libération de l’arrondissement de Vitry-le-François, le comité cantonal du Souvenir français de Saint-Rémy-en- Bouzemont, de Sompuis et de Vitry-le-François recherche des photographies de résistants avec biographies ayant un lien avec l’arrondissement de Vitry-le-François.

    Une exposition « Hommage aux résistants du Pays Vitryat » est actuellement en préparation pour le troisième semestre 2009.

    Souvenir français, 9 rue des Hauts-Pas, 51300 Vitry-le-François. Tél. 09.75.61.15.91 ou souvenir.vitry@orange.fr

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    Union081117b- Marne

    RILLY-LA-MONTAGNE : Les aînés font la fête
     
    Ils ont passé une belle journée autour du maire.
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    C’est une fort belle journée qu’ont passée soixante-dix aînés, mardi dernier au centre culturel de Rilly-la-Montagne.

    Après les cérémonies du 11 Novembre, ils étaient en effet invités par le Centre communal d’action sociale présidé par Eric Chanez, au traditionnel repas offert aux anciens âgés de plus de 65 ans.

    Même s’il n’a pas encore atteint cet âge, le maire, Alain Toullec, était aux côtés des convives. Parmi ces derniers, les doyens : Fernand Herbert et Cécile Couvreur, ont reçu un petit cadeau.

    L’après-midi s’est alors poursuivi par une sympathique animation.

     

     

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    Union081117a- Marne

    VITRY-EN-PERTHOIS : Année bien remplie pour les parachutistes
     
    Toujours un grand succès au dernier thé dansant de 2008 pour l’amicale des parachutistes.

    Ce ne sont pas moins de 200 personnes, qui sont venues de toute la région pour danser au son d’un orchestre réputé des Vosges, et qui ont été accueillies par les bénévoles.

    Précédemment, 53 membres de l’amicale se sont rendus sur les tombes de leurs camarades ou amis pour s’y recueillir et y déposer une fleur.

    Et samedi 15 novembre, on passait à table pour le traditionnel moules frites annuel.

    Prochain rendez-vous le dimanche 14 décembre avec le Noël des enfants et des anciens. De quoi conclure une année encore bien animée !

    Renseignements et adhésion au 03.26.74.53.72.

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    Union081116b- Marne

    ORMES : Mots d’amour et maux de guerre
     
    Une exposition à voir encore aujourd’hui.
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  • Une exposition sur « Ormes et la première guerre mondiale est présentée dans la salle de la mairie ce dimanche 16 novembre de 14 à 16 heures.

    Un témoignage édifiant, conçu à partir de textes littéraires d’où il ressort que la Grande Guerre 14/18, où tous les hommes d’Europe parurent s’affronter pour se détruire, fut en réalité, la première rencontre où ils se reconnurent.

    Entrée : 3 € ; gratuit pour les moins de 16 ans.

    Des panneaux dans les rues

    Il est possible également de suivre un itinéraire ludique et instructif dans les rues d’Ormes sur la destruction de 1918 à travers les yeux de deux enfants qui redécouvrent leur village.

    Il s’agit d’une présentation à partir de trois principaux panneaux, où l’on découvre le plan du village entouré de 14 reproductions de cartes postales de 1918, représentant différents endroits détruits au cours de la seconde bataille de la Marne.

    Des photographies aériennes montrent le réseau de tranchées qui existait autour d’Ormes en 1918 par différence de hauteur et couleur de la végétation.

    Des cartes qui montrent les positions des forces françaises et la bataille’ des forces allemandes au-dessus de Vrigny.

    Un texte qui confirme la destruction du village durant la seconde bataille de la Marne.

    Entre mai et août 1918, les bombardements intenses ont détruit entièrement le village.

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    Union081114l- Marne

    SOMMEPY-TAHURE : 14-18 : un symbole fort
     
    Symbole fort : le mélange des générations.
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    A Sommepy-Tahure, on a joué le mélange des générations. Ainsi les anciens combattants se sont associés chacun avec un enfant pour le dernier relais de la flamme. La flamme en question étant bien sûr celle du soldat inconnu qui brûlait depuis le 14 septembre au monument de Navarin et qui a essaimé dans toute la région ce mardi 11 novembre.

    La commune de Sommepy est allée elle aussi recueillir la flamme symbolique dés le début de matinée, la précieuse flamme a été transportée sur le site du village disparu de Tahure, elle a été déposée sur les vestiges de l’autel de l’église puis à nouveau divisée pour parcourir en relais les 9 kilomètres séparant Tahure de Sommepy.

    Conseillers municipaux, sapeurs pompiers, membres de la jeunesse et anciens combattants se sont relayés jusqu’au monument au mort du village.

     

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    Union081114k- Marne

    CHALONS : Les anciens combattants en assemblée
     
    Un autre rendez-vous traditionnel le 11 Novembre.
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  • C’est toujours le 11 novembre que l’amicale des anciens combattants de Saint-Memmie tient son assemblée générale. 2008 n’a pas failli à la tradition avec cependant une particularité en ce quatre-vingt dixième anniversaire de l’Armistice, Saint-Memmie faisant partie des trente-six communes ayant tenu à accueillir la flamme du souvenir .

    C’est donc à la lumière de cette flamme symbolique que les débats se sont déroulés sous la présidence d’ Henri Grégoire et en présence de Pierre Faynot, maire de Saint-Memmie .

    L’année 2008 a été marquée par l’organisation du congrès départemental de l’union fédérale marnaise le 18 mai . Un travail important pour accueillir cent soixante participants qui a toutefois laissé au président un sentiment de doute quant à l’utilité d’un tel rassemblement eu égard au peu de mobilisation des responsables départementaux . Même sentiment lorsqu’il s’est rendu au congrés national de Toulon . Faut-il pour autant ne plus se manifester ? « Non , ne serait-ce que pour que les politiques s’aperçoivent que nous sommes toujours là ».

    Sentiment partagé par l’élu mengeot qui évoque le travail réalisé par les élèves de l’école primaire et exposé dans le salon d’honneur de la mairie . « Les jeunes ont un besoin de témoignage et l’action de l’amicale est un élément déterminant dans la vie locale de Saint-Memmie ».

    Tous se sont ensuite acheminés en cortège vers l’église où les attendait le père Marc Hémard pour la célébration de la messe qui fut suivie du dépôt de gerbe devant le monument aux morts en présence d’une assistance nombreuse .

    Le prochain rendez-vous des anciens combattants de Saint-Memmie est fixé au 9 janvier 2009 pour la cérémonie des vœux et la galette des rois .

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    Union081114j- Marne

    MOURMELON-LE-GRAND : Plus de 2 000 visiteurs pour les villages disparus : succès et déception
     
    Une organisation différente sera envisagée pour les prochaines éditions.
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  • La visite des cinq villages détruits et jamais reconstruits du camp de Suippes n’avait pas été organisée depuis deux ans et a rencontré un vif succès.

    Cette année, 11 bus avaient été prévus pour l’accès au site mais ils se sont avérés insuffisants face à l’affluence.

    Si, pendant la matinée, les 800 visiteurs ont pu profiter de la visite sans souci, les 1.200 personnes arrivées entre midi et 15 heures ont dû longtemps patienter et ceux arrivés après 15 heures n’ont pas pu partir !

    Le lieutenant-Colonel Philippe Antropius, commandant le Centre d’entraînement des brigades, organisateur de l’événement, explique : « Nous avons dû arrêter les départs de cars à 16 heures pour des raisons de sécurité. Le circuit nécessitant près de deux heures, nous ne pouvions avoir de visiteurs sur les sites non éclairés à la nuit tombée. »

    Et le responsable de confirmer : « En début d’après-midi, les transports n’ont pas pu faire face à un afflux massif de visiteurs arrivant de Douaumont. La météo favorable et les animations exceptionnelles prévues sur les sites ont aussi contribué au succès.

    Nous en avons tiré les enseignements et nous mettrons en place une organisation différente peut-être avec un système de réservations pour les prochaines visites. »

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    Union081114i- Marne

    SUIPPES : Journée du livre
     
    La 4ème « Journée du Livre 14-18 » , se tiendra demain à la Maison des Associations de Suippes.

    Tout au long de la journée, des historiens et des auteurs dédicacent leurs ouvrages.

    Deux conférences sont au programme : à 10 h 30, « La guerre de 14-18, une guerre industrielle » par François Cochet et à 14 heures « Les combattants de 14-18 : une communauté de destins » par Rémy Porte. A 15 h 30 une table ronde « La mémoire de la Grande Guerre aujourd’hui » à laquelle participeront , en plus des deux conférenciers, Yann Prouillet, Historien, éditeur ; Hervé Chabaud, éditorialiste, rédacteur en chef adjoint au journal l’union ; Wim Degrande, Auteur ; Patrick Goosens, Photographe ; Markus Klauer, officier allemand, auteur.

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    Union081114h- Marne

    SUIPPES : La culture associée au patrimoine
     
    Le chien militaire secouriste : une vision artistique.
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  • Les villages disparus dans le camp de Suippes font partie de notre patrimoine.

    Exceptionnellement cette année, pour le 90e anniversaire de l’Armistice, ils ont fait partie aussi d’un patrimoine artistique.

    LES installations exceptionnelles mises en place sur le site des villages disparus du camp de Suippes le jour du 11 novembre dans le cadre de Champs de Mémoire et initié par l’Office régional culturel de Champagne-Ardenne (Orcca) étaient le « point d’orgue de quatorze ressentis d’artistes vivant aujourd’hui en Champagne-Ardenne. Ils nous livrent leur regard sur la carapace de silence dans laquelle la région s’était installée. Témoignages émouvants d’une expérience collective, c’est la Grande Guerre vue dans le prisme de l’art contemporain » selon Nathalie Dahm vice-présidente du conseil régional en charge de la culture.

    L’Orcca s’est donc associé, pour le jour de l’Armistice, à la journée des villages détruits organisée par le commandement militaire du camp de Suippes. L’accueil de sept artistes sur un espace de 14 000 hectares, sur les sites de trois des cinq villages et deux fermes engloutis et jamais reconstruits sur cette terre de souffrance a été recentré par le témoignage du colonel Méry à partir de la lecture de la lettre d’un officier aussitôt l’offensive du 15 septembre 1915.

    Le Colonel Antropius chef de corps du Centre d’entraînement des brigades de Mourmelon et Suippes qui a œuvré pour cette manifestation a rappelé que « l’Etat a racheté cette terre, témoin d’enseignement pour nos jeunes, terre sacrée où ont souffert les paysans qui ont cultivé le sol, et les soldats qui ont combattu pour servir la démocratie ».

    Au cours du circuit , chacun a interprété à sa façon musiques, sculptures, photos… Pour Jean-Claude Daniel président de l’Orcca « Comme à Pompéï, on renoue avec le fil de notre histoire. Ici on a dû rêver, espérer, vivre, et les destins se sont arrêtés. La trace, c’est cela la culture. Il appartient aux artistes de traduire des sentiments pour espérer. » Des sources de réflexion et de questionnement pour les nombreux visiteurs qui ont pu accéder aux sites.

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    Union081114g- Marne

    SUIPPES : Le 11 Novembre suippas
     
    Au monument aux morts.
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    Présidée par le maire de Suippes Jean Huguin et le lieutenant-colonel Lecorguillé chef de corps du 40e régiment d’artillerie et commandant d’armes de la place de Suippes, la cérémonie du 11 novembre a rassemblé civils et militaires pour une prise d’armes avec les troupes du 40e RA, du 132e BCAT, les pompiers et les JSP (jeunes sapeurs pompiers) , la gendarmerie, les anciens combattants, les associations, le conseil municipal… et l’Union musicale pour en donner le rythme.

    La flamme du Souvenir rapportée de Navarin a brûlé dans la vasque durant toute la cérémonie à laquelle les enfants des écoles étaient associés.

    Le message du ministère de la défense a été lu par le président des anciens combattants Jean Collart, devant le monument aux morts, avant que l’assemblée ne se dirige avec la flamme vers le cimetière militaire pour y effectuer un second dépôt de gerbe.

     

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    HERMONVILLE : Les écoliers participent au devoir de mémoire
     
    Les élèves ont partagé ce moment solennel avec leurs aînés.
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    Cette année, des élèves de l’école élémentaire ont rejoint leurs aînés pour partager ce moment solennel de la commémoration du 11 Novembre 1918.

    A cette occasion, ils ont entonné la Marseillaise devant le monument aux morts du village ainsi qu’au cimetière britannique où ils ont également déposé des gerbes de fleurs sur les tombes de ces combattants venus prêter main-forte aux soldats français.

     

     

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    LES MESNEUX : La commune commémore le 11 Novembre 1918
     
    Anny Dessoy, maire, dépose la gerbe avec les écoliers du village.
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    De nombreux administrés de Les Mesneux se sont rassemblés mardi matin devant le monument aux morts dans l’enceinte du cimetière de la commune.

    Avec le conseil municipal, les représentants d’associations, les porte-drapeaux et les pompiers volontaires, la maire de Les Mesneux, Anny Dessoy a lu le message national du devoir de mémoire et rendu un hommage aux combattants et victimes de la grande guerre.

    Une cérémonie ponctuée par l’appel aux morts des anciens combattants, l’hymne national et les chants patriotiques, le dépôt de gerbe avec les enfants du village.

     

     

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    Union081114d- Marne

    SACY : Toutes les générations unies dans le souvenir
     
    Recueillement et hommage très solennel aux combattants et victimes de la Grande Guerre.
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    Le 90e anniversaire de l’armistice a rassemblé un grand nombre d’administrés de Sacy.

    Au départ de la mairie, les participants, accompagnés des pompiers volontaires de la commune ont défilé dans la rue principale du village pour se diriger vers le monument aux morts.

    Le maire de la commune, Eric Léger a présidé la cérémonie en présence des porte-drapeaux et anciens combattants.

    Après le dépôt de gerbe, la sonnerie aux morts et l’hymne national, tous ont été conviés à partager en mairie le verre de l’amitié.

    Une participation remarquée de toutes les générations du village qui ont effectué avec le plus grand respect leur devoir de mémoire.

     

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    Union081114c- Marne

    SOUAIN-PERTHES-LES-HURLUS : Une flamme à Navarin
     
    Une brève cérémonie au monument de Navarin.
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  • La flamme a été remise aux représentants des communes au cours d’une cérémonie brève et sans apparat, le 11 novembre à 9 heures devant le monument de Navarin.

    C’est en chaque commune, grande ou petite, qu’a eu lieu, plus tard dans la matinée, le moment important de la rencontre entre la flamme et les citoyens, au total une quarantaine de communes. Celles ayant leur commémoration programmée le 10 au soir ou le 11 de bonne heure, étaient venues chercher la flamme la veille.

    Rappelons que cette flamme du souvenir brûle sur la tombe du soldat inconnu sous l’arc de triomphe à Paris depuis le 11 novembre 1923 (y compris durant le second conflit mondial de 39-45). Elle est ravivée chaque jour à 18 h 30 par le « Comité de la Flamme ».

    A Navarin où la flamme était arrivée le 14 septembre, les délégués des communes ont été accueillis par le général Xavier Gouraud président de l’association du souvenir aux morts des armées de Champagne.

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    Union081114b- Marne

    BEZANNES : L’hommage solennel aux poilus
     
    C’est un devoir de mémoire d’inviter et d’accueillir les enfants à la cérémonie du 90e anniversaire de l’armistice.
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    Les Bezannais en nombre très important accompagnés des enfants du groupe scolaire Sylvain-Lambert sous la conduite de la directrice Claudine Lepetit-Collin, ont rendu hommage aux combattants et victimes de la Grande guerre 14/18.

    Devant le monument aux morts, de nombreuses personnalités civiles et militaires ont accompagné le maire Jean-Pierre Belfie en cette journée du 90e anniversaire de l’armistice.

    Les enfants ont chanté la Marseillaise, c’est un devoir de mémoire de les inviter et de les accueillir.

    Après l’appel aux morts et le dépôt de gerbe, tous les participants ont partagé le verre de l’amitié à l’Espace de Bezannes.

     

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    Union081114a- Marne

    MARGERIE-HANCOURT : 11 Novembre : l’Amicale réunie
     
    Parmi les membres de l’Amicale.
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    Mardi dernier vers 11 heures, s’est ouverte l’assemblée générale de l’Amicale du 11 Novembre. En l’absence du président Georges Humbert, malade, c’est le vice-président, Hubert de la Hameyde qui a ouvert les débats.

    Le secrétaire a présenté le rapport moral de l’année qui a été adopté à l’unanimité. Pierre Brunette, trésorier, a ensuite détaillé un bilan financier satisfaisant, également adopté.

    La cotisation pour 2009 restera à 3 euros. Les membres de l’Amicale se sont rendus au monument aux morts avec la municipalité où une gerbe a été déposée par le maire.

    La Marseillaise a été interprétée par les sapeurs-pompiers, accompagnés des enfants des écoles.

     

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    Union081113zz- Marne

    TROISSY : Les écoliers ont participé au devoir de mémoire
     
    Discours et dépôts de fleurs pour le 90e anniversaire de l’Armistice.
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    Les habitants de Troissy se sont retrouvés au monument aux morts pour marquer le 90e anniversaire de l’armistice.

    Ce sont les enfants des écoles qui ont déposé des bouquets tricolores à l’appel des 36 noms qui y sont gravés dans la pierre.

     

     

     

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    Union081113z- Marne

    MUTIGNY : Les enfants associés à la commémoration
     
    Lors du dépôt de gerbe par trois jeunes filles du village.
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    Pour ce 90e anniversaire de l’armistice, les enfants de Mutigny étaient associés à la cérémonie. Une commémoration rehaussée par la prestation de l’Harmonie du Val d’Or.

    Les enfants ont cité les huit poilus du village morts au champ d’honneur : Marcel Gantier, Sadi Thelliez, Lucien Garitan, Raymond Fournier, Aristide Thelliez, Louis Labeste, Martial Deschoquet et Jean-Baptiste Thelliez, avant d’entonner la Marseillaise.

    Ensuite, trois jeunes filles donnaient lecture du message lu en 1918 par M. Garitan, alors instituteur, lors du transfert des corps d’Aristide Thelliez et de son cousin, Jean-Baptiste, tués à Verdun.

     

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    Union081113y- Marne

    IGNY-COMBLIZY : Tous réunis dans le souvenir
     
    Une cérémonie qui a réuni adultes et enfants.
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    Dans la pierre noire du monument aux morts d’Igny-Comblizy, 32 noms sont gravés, ceux d’enfants de la commune tombés pendant les quatre années de la Grande guerre.

    Mardi matin dernier, au moment de marquer le 90e anniversaire de l’armistice, c’est au pied de ce monument que d’autres enfants ont tenu à saluer la mémoire de ces poilus.

    Ainsi au pied du carré pavoisé, ces écoliers ont-ils d’une même voix, entonné le chant national, sous le regard de la population réunie.

     

     

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    Union081113x- Marne

    SONGY : Hommage aux poilus : le devoir de mémoire
     
    Le maire, M. Perotin, et deux enfants ont fleuri le monument.
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    Les Songenats sont venus en nombre célébrer le 90e anniversaire de l’armistice de 1918.

    Quelques jeunes étaient présents et ont, pour deux d’entre eux, participé au fleurissement du monument aux morts en assistant le maire et M. Perotin, doyen du village, dont le père figure au monument aux morts.

    « Il faut rappeler aux jeunes générations combien il est important de perpétrer ce devoir de mémoire », a souligné le premier magistrat.

     

     

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    Union081113w- Marne

    SOMPUIS : 11 Novembre : tous unis dans le souvenir
     
    Dépôt de gerbe et recueillement au monument aux morts.
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    Comme dans toutes les communes de France pour le 11 Novembre, le village de Sompuis a honoré la mémoire des victimes militaires et civiles de la Grande Guerre.

    Après le défilé, de la mairie au monument aux morts, place du Général Barbade (mort durant les combats dits de Sompuis en septembre 1914), des deux porte-drapeaux et des sapeurs pompiers, le maire, Christian Lemoine déposa une gerbe commémorative. Puis ce dernier lu le discours secrétaire d’Etat aux Anciens Combattants.

    La cérémonie s’est conclue par un verre de l’amitié à la salle des fêtes avec les quarante personnes présentes.

     

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    Union081113v- Marne

    PARGNY-SUR-SAULX : Message aux jeunes générations
     
    Dépôt de gerbe au cimetière militaire.
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    Après un dépôt de gerbe au cimetière militaire, tous les participants élus, porte-drapeaux, sapeurs-pompiers et militaires se sont dirigés vers la mairie, précédés de la Musique municipale.

    Avant de déposer une gerbe au monument aux morts, le maire a lu le message du secrétaire d’État aux Anciens combattants : « Nous avons gagné la guerre, il va falloir gagner la paix (Clemenceau)… Transmettons cette paix aux jeunes générations ».

    De quoi donner un sens à une telle commémoration.

     

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    Union081113u- Marne

    SERMAIZE-LES-BAINS : Le Souvenir français fait le point
     
    Cent vingt personnes des cantons de Thiéblemont et d’Heiltz-le-Maurupt ont assisté à l’assemblée générale.
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  • Après la cérémonie au cimetière, les membres du Souvenir français, quelque 120 personnes des cantons de Thiéblemont et d’Heiltz-le-Maurupt, ont gagné la salle des fêtes pour y tenir leur assemblée générale.

    Une exposition sur la guerre d’Algérie les y attendait.

    Dans son rapport moral, le président Delaborde a salué la volonté des enseignants de faire prendre conscience à la jeunesse, au travers du dépôt des bougies sur les tombes, qu’il lui appartient de faire vivre la mémoire des héros de 14-18. Après avoir rappelé les activités de l’année écoulée, il a présenté les projets de l’année 2009 : une réunion d’informations et d’échanges avec la galette des rois, un repas de cohésion en mars, un voyage pour les scolaires en mai (Verdun ou le Struthof), un voyage pour les adhérents (lieu à définir) et la rénovation des quatre dernières tombes à Sermaize et d’une à Saint-Vrain.

    Le maire de Sermaize et le conseiller général ont tous deux mis l’accent sur le bénévolat et sur le fait d’avoir fait participer les enfants. Pour le député, « maintenir la mémoire n’a de sens que si ça fait réfléchir sur la cause des guerres. Les causes profondes sont l’injustice et ne pas écouter les revendications d’une partie de la population ».

    Dernier orateur, le sous-préfet a souhaité que, dans chaque commune, les enfants soient associés aux cérémonies du souvenir. Il a rappelé les événements des journées qui ont précédé le 11 Novembre. « 90 ans plus tard, un autre combat est à livrer, celui du souvenir, celui de la mémoire. Vous les jeunes qui êtes l’avenir de notre pays et de l’Europe, transmettez à votre tour le souvenir du sacrifice de millions d’hommes pour les valeurs de respect, de liberté, de fraternité et d’égalité, pour qu’aboutisse la paix, pour nous tous. »

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    Union081113t- Marne

    SERMAIZE-LES-BAINS : Les enfants associés à la commémoration
     
    Les enfants ont chanté La Marseillaise.
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    Le Souvenir Français a choisi la veille des cérémonies du 11 Novembre pour tenir son assemblée générale (lire ci-dessus).

    Avant celle-ci, à la sortie des cours, les enfants des écoles ont participé, accompagnés des enseignants, à une cérémonie au cimetière communal.

    En conclusion d’une courte allocution, le maire de Sermaize-les-Bains a affirmé que « le Souvenir français ne se lassera pas d’entretenir les tombes de ceux qui ont tout laissé pour que nous puissions vivre libres ».

    Après une Marseillaise chantée a cappella, les enfants ont déposé une bougie allumée sur les quarante tombes des soldats morts pour la France. Les personnalités avaient tenu à s’associer à cette manifestation.

     

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    Union081113s- Marne

    SERMAIZE-LES-BAINS : Armistice : une cérémonie empreinte d’émotion
     

     

    Mardi, la ville de Sermaize-les-Bains a commémoré l’armistice de 1918. Pour ce 90e anniversaire, une messe a été célébrée en l’église Notre-Dame.

    Le cortège s’est formé ensuite avec les personnalités, les sapeurs-pompiers, les porte-drapeaux, conduit par la Musique municipale de Pargny-sur-Saulx jusqu’à la mairie. Au monument aux morts, le président des anciens combattants Jean Posson a fait l’appel des enfants de Sermaize-les-Bains tombés au champ d’honneur tandis que le maire donnait lecture du message du secrétaire d’État.

    Le président des anciens combattants, accompagné du maire et d’un officier supérieur de la BA 113 de Saint-Dizier, a déposé une gerbe tandis qu’une autre gerbe était déposée au nom de la ville par Francis Drouot, adjoint, et Guilaine Berger, conseillère municipale.

    Ce fut aussi l’occasion de décorer un ancien combattant, M. Babel.

    Le président des anciens combattants a fait l’appel des enfants de Sermaize tombés au champ d’honneur.

     

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    Union081113r- Marne

    SAINT-MEMMIE : Armistice : un jour particulier
     
    Les enfants étaient nombreux à cette cérémonie.
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    Cette année la commémoration du 11 Novembre s’est déroulée sous un jour particulier puisque Saint-Memmie faisait partie des trente-six communes de la Marne à avoir sollicité le passage de la flamme du souvenir. Venue de Navarin, ladite flamme, allumée le 11 novembre 1923 sur la tombe du soldat inconnu ne s’est jamais éteinte. « Un espoir de foi en l’avenir » comme le soulignait le président du comité de l’amicale des anciens combattants de Saint-Memmie Henri Grégoire devant une assemblée très nombreuse qui comptait beaucoup d’enfants. En effet, des élèves de l’école primaire avaient réalisé une exposition sur les soldats mengeots qui pouvait être admirée dans le salon d’honneur de l’hôtel de ville.

     

     

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    Union081113q- Marne

    RECY : Un hommage rendu aux poilus
     
    Les enfants y ont participé.
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    Plus de cinquante personnes étaient réunies en ce 11 novembre, au monument aux morts, afin de célébrer le 90e anniversaire de l’Armistice.

    Une messe fut célébrée à l’église Notre-Dame de Recy à cette occasion.

    À l’issue de la cérémonie, le maire, Michel Valter, a rendu hommage aux poilus, en prononçant un discours pour rappeler la mémoire de nos compatriotes tombés au champ d’honneur.

    Une gerbe fut déposée au monument aux morts.

     

     

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    Union081113p- Marne

    VITRY-EN-PERTHOIS : Frignicourt : ce n’était pas la première commémoration !
     
    Non, Frignicourt ne se souvenait pas pour la première fois mardi.
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  • Une erreur s’est glissée dans notre édition d’hier. Non, Frignicourt ne commémorait pas pour la première fois l’Armistice de la Première Guerre mondiale ce mardi 11 Novembre.

    « Depuis que j’habite Frignicourt, c’est-à-dire depuis 1975, le 11 Novembre a toujours été célébré ! », rectifiait hier le nouveau maire, Daniel Yon.

    En revanche, le soir du 11 Novembre, il y avait bien une nouveauté : la proposition d’un spectacle dans la toute nouvelle salle des fêtes, Mots d’amour, maux de guerre, joué par la Cie La Strada.

    La salle était comble au début du spectacle : 100 billets ayant été vendus le soir de la représentation théâtrale, proposée par la Salamandre, la scène conventionnée de Vitry-le-François (en plus des 60 réservations).

    « À l’issue du spectacle, un pot très simple a réuni les spectateurs et chacun a pu échanger son sentiment sur la pièce. »

    Pour le maire, l’objectif était atteint en ce qui concerne cette première étape vers le développement de la vie culturelle à Frignicourt, et c’est bien cela la nouveauté du 11 Novembre !

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    Union081113o- Marne

    BOUY : Les pompiers à l’honneur
     
    Bonne retraite, Patrice !
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  • À l’issue des cérémonies commémoratives du 11 novembre 1918, au monument d’Henri-Guillaumet et au monument aux morts, le maire, Guy Bernard, a tenu tout d’abord à présenter à la très nombreuse assistance le capitaine Sonia Breteau qui commande désormais le Centre de Ravitaillement des Essences.

    Deux médailles…

    Puis, en compagnie du chef de corps communautaire Christian Camus, il a eu le plaisir de remettre à Bernard Fersancourt la médaille pour 20 ans de présence au corps des sapeurs-pompiers de Bouy, et à Emmanuel Renault la médaille pour 25 ans de service.

    …et une retraite

    Il a ensuite appelé Patrice Coppé entré au corps des sapeurs-pompiers de Bouy en 1973 et qui a fait valoir ses droits à une retraite bien méritée. Porte-drapeau du corps, Patrice Coppé a alors reçu un magnum de la part de la commune, des cadeaux par ses camarades et son épouse a reçu une magnifique composition florale.

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    Union081113n- Marne

    SARRY : Un véritable lien entre les générations
     
    Les enfants ont participé à cette commémoration.
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  • En ce 90e anniversaire de l’Armistice du 11 novembre 1918, l’école élémentaire de Sarry / Moncetz, le conseil municipal des enfants de Sarry / Moncetz, ainsi que la mairie de Sarry ont décidé de marquer cet anniversaire en demandant à ce que les enfants de cycle 3 (8-11 ans) participent à la commémoration.

    Ils ont appris la Marseillaise et ont travaillé sur la Première Guerre mondiale. De plus quatre membres du conseil des enfants ont été à la ferme de Navarin afin d’en ramener la flamme du souvenir.

    Le souhait a été de faire un lien entre les générations et de remercier les personnes qui se sont battues pendant le Première Guerre mondiale. Environ 60 enfants ont participé à cet évènement.

    Cette flamme qui rappelle, le souvenir a de multiples dimensions, plongeant dans le passé, éclairant l’avenir. La première est le souvenir des combattants, des morts et de ceux qui sont revenus de ces combats, après tant de ténacité et d’abnégation.

    La seconde dimension est la conscience devant cet immense gâchis que fut cette guerre, que furent les deux guerres mondiales.

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    Union081113m- Marne

    MOURMELON-LE-GRAND : Un 11 Novembre militaire solennel et émouvant
     
    C’est par une spectaculaire prise d’armes nocturne, présidée par le général Bras, que la Ville a commémoré la Victoire de 1918.
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  • PRÈS de 800 personnes ont assisté à la cérémonie commémorative de l’Armistice du 11 Novembre à Mourmelon-le-Grand.

    C’est par une spectaculaire prise d’armes nocturne, présidée par le Général Bras, commandant la 1re Brigade mécanisée que la ville garnison « commémorait la Victoire de 1918. » La « Victoire » fêtée le 11 novembre 1918 par « la foule en liesse » comme le rappelait Jean-Marie Bockel donna lieu à Mourmelon, 90 ans plus tard, à une fête populaire avec feu d’artifice et « soupe du poilu ».

    C’était avant tout une cérémonie militaire. Le stade militaire plongé dans la pénombre accueillait l’arrivée de trois cents militaires des régiments de Mourmelon et de Suippes. Étaient présentes les trois compagnies du Centre d’entraînement des brigades commandé par le lieutenant-Colonel Philippe Antropius.

    Le 501-503e régiment de chars de combat, le 8e régiment du matériel, l’escadron d’instruction élémentaire de conduite, l’établissement spécialisé du commissariat de l’Armée de Terre de Mourmelon-le-Petit, le 40e régiment d’artillerie de Suippes et la 132e brigade cynophile de l’Armée de Terre étaient aussi présents.

    Plusieurs moments d’émotion furent perceptibles dans la foule : lors de l’arrivée solennelle de la Flamme de l’Arc de Triomphe portée par un ancien combattant et deux jeunes enfants ou lors de la mise en place des cent collégiens de Mourmelon. Après la minute de silence ayant suivi la lecture par le maire Fabrice Loncol du message du secrétaire d’État aux anciens combattants, les collégiens chantèrent La Marseillaise. Un défilé des troupes à pied acheva la partie militaire avant le feu d’artifice.

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    Union081113l- Marne

    VALLEE DE LA VESLE : Les enfants transmettent la flamme
     
    Passage de la flamme à M. Gobillard.
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    Un vibrant hommage a été rendu dans les différentes communes de la Vallée de la Vesle pour ce 90e anniversaire de l’armistice, avec un hommage particulier à Courtisols due à la présence de nombreux enfants qui se sont relayés pour amener la flamme au monument aux morts.

    A l’arrivée, ils ont confié la flamme à M. Jean Gobillard, ancien combattant qui la déposera, accompagné de M. Denis Collard, président des anciens combattants de la vallée de la Vesle et M. Hubert Arrouart, maire de la commune etconseiller général, entourés des porte-drapeaux, des pompiers et d’un piquet d’honneur du 402e RA.

    Discours, dépôt de gerbes, appel aux morts et lettre d’un poilu lue par les enfants ont ponctué cette émouvante cérémonie. Les élus ont tenu à remercier les personnes venues nombreuses à la commémoration de ce 90e anniversaire. Ils ont surtout féliciter les enfants qui, par leur présence, confirment l’importance de ce devoir de mémoire.

     

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    Union081113k- Marne

    LA NEUVILLE-AUX-BOIS : Une affluence peu commune
     
    Les enfants ont « animé » cette cérémonie.
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  • Tous les Neuvillois étaient de sortie et comme il a été décidé que le ralliement serait intercommunal avec un changement de commune chaque année, la Neuville-aux-Bois a connu en ce jour du 90e anniversaire de l’Armistice une affluence peu commune.

    A 11 heures, la cérémonie s’est déroulée sous le soleil, relevé par la clique de Givry en présence de Françoise Duchein conseillère générale du canton de Givry, François Lefort maire de Givry et président des anciens combattants et le maire de la Neuville-aux-Bois Lionel Massé.

    Après la lecture des messages de Mémoire et de Paix, le dépôt de gerbe, l’appel des valeureux soldats morts pour la France, la minute de silence, les enfants de l’école de Givry ont déposé à chacun leur tour, un œillet rouge au pied du monument, symbole de reconnaissance.

    Puis sous la conduite d’Adeline Collin, directrice de l’école primaire, ils ont chanté avec une certaine émotion, la Marseillaise très applaudie par l’assistance.

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    Union081113j- Marne

    LA CHEPPE : Une gerbe déposée
     
    Les enfants ont accompagné le dépôt de gerbe.
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    A l’occasion du 90e anniversaire de l’armistice, une commémoration a eu lieu au cimetière militaire du Mont-Frênet puis au monument aux morts de la Cheppe en présence d’une délégation du 501-503ème régiment de chars de Mourmelon, de l’Union musicale de Suippes, du groupe de sapeurs-pompiers, des anciens combattants et des habitants de La Cheppe parmi lesquels on remarquait beaucoup d’enfants.

    Symbole fort de cette journée, la venue de la flamme de l’Arc de Triomphe, passée par Navarin.

    C’est donc au cimetière militaire du Mont-Frênet dans un premier temps qu’a été déposée cette flamme qui symbolise le sacrifice de tous ceux qui sont morts sur les champs de bataille, et aussi l’espèrance dans l’avenir et la foi dans le destin de notre pays.

    Puis une gerbe fut déposée par Agathe et le capitaine Vielzeuf du 501-503.

    C’est au monument aux morts de La Cheppe. que le maire M. Bonnet, maire a lu le message du secrétaire d’état à la défense et aux anciens combattants.

     

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    Union081113i- Marne

    MUIZON : Photos et tenues d’époque pour se souvenir
     
    Les figurants en tenue militaire d’époque.
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    À Muizon, s’il n’y a pas eu cette année de remise de médailles, la municipalité, en association avec les anciens combattants, a tenu à commémorer le 90e anniversaire de l’armistice de belle façon.

    Ce fut d’abord avec la présence de figurants, en tenue militaire d’époque. Etaient exposées aussi des reproductions agrandies de cartes postales et photos d’époque, sur des panneaux installés devant les commerces, sur la place du même nom.

    Le cortège, mené par la fanfare de « L’Etoile Champenoise », avec la participation des pompiers, se rendit au monument du souvenir, où sept enfants déposèrent chacun une « flamme du souvenir ».

    Puis, tous se sont retrouvés à la salle polyvalente, pour le vin d’honneur.

     

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    Union081113h- Marne

    CORMONTREUIL : Un hommage des jeunes aux anciens
     
    Lucien Piermé et Claude Millet, médaillés du titre de reconnaissance de la Nation.
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  • Lucien Piermé et Claude Millet, médaillés du titre de reconnaissance de la Nation.
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    Avant que débute la cérémonie officielle de commémoration du 90e anniversaire de l’armistice mardi, les jeunes du conseil municipal d’enfants sont allés déposer une fleur sur chacune des tombes des soldats morts pour la France au moment où résonnait la sonnerie aux morts.

    Quelques pas plus tard, au monument aux morts, l’appel des morts était effectué lui aussi par une jeune fille et le président de la section UNC locale, Claude Viéville.

    A l’issue des sonneries et du dépôt des gerbes en présence d’une nombreuse assistance parmi laquelle le maire et plusieurs élus ainsi que le général Grenouilleau entre autres, M. Viéville a remis la médaille du titre de la reconnaissance de la Nation à deux anciens combattants : le caporal Lucien Piermé, de la 61e B du 21e RI, en Algérie, principalement dans l’Oranais, et le 1re classe Claude Millet, de la 61e C successivement au CIT 160 et CRT 10.

     

     

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    Union081113g- Marne

    CHAMPIGNY : Un hommage aux victimes de la Grande Guerre
     
    Une cérémonie toute en émotion et en sobriété.
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    De nombreux Campinois se sont rassemblés autour du monument aux morts, place de la mairie pour commémorer le 90e anniversaire de l’armistice.

    Avec les élus, les représentants des associations, porte-drapeau et anciens combattants, Daniel Ménard, adjoint au maire a lu la lettre du secrétaire d’Etat à la Défense et aux anciens combattants, Jean-Marie Bockel, sur le devoir de mémoire.

    Après l’appel aux morts, l’hymne national, et une minute de silence, il a déposé une gerbe en compagnie des enfants de la commune. Il a ensuite invité tous les participants à partager le verre de l’amitié en

     

     

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    Union081113f- Marne

    TINQUEUX : 11 Novembre : trois anciens combattants décorés
     
    Antonio Tavarez-Da Cruz, Gérard Donny et Lucien Frumin ont été médaillés à l’occasion de cette cérémonie.
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  • Beaucoup de monde mardi après-midi sur le parvis de l’église Sainte-Bernadette devant le monument aux morts, à l’occasion du 90e anniversaire de l’armistice.

    Parmi les nombreuses personnalités civiles et militaires, le maire de la commune et conseiller général, Jean-Pierre Fortuné, le colonel Jean-Charles Villemin, les membres du conseil municipal, les anciens combattants, les porte-drapeaux, les sapeurs-pompiers, les représentants de la police nationale, de très nombreux Aquatintiens dont les enfants des écoles primaires et de la classe de CM1 accompagnés de leur enseignante Dominique Sarazin.

    Ils ont admirablement bien chanté l’hymne national et répondu à l’appel aux morts pour les 17 combattants- enfants de Tinqueux morts pour la France. Cette année, une fanfare, « l’Espérance de Cormontreuil » est venue spécialement et un groupe de figurants en habits de poilus a rehaussé la cérémonie du souvenir. Gilles Richard, président des ACVG de Tinqueux a remis trois décorations : à Antonio Tavarez-Da Cruz, la croix du combattant guerre 39/45, à Lucien Frumin et Gérard Donny, la croix de guerre d’Algérie.

    Une cérémonie d’une grande sobriété mais émouvante, ponctuée par l’hymne national, le dépôt des gerbes, et une minute de silence. Tous les participants ont été invités ensuite à partager à la salle des fêtes Guy-Hallet, le verre de l’amitié.

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    Union081113e- Marne

    PONTFAVERGER-MORONVILLERS-SAINT-HILAIRE-LE-PETIT : La flamme du Soldat inconnu dans la commune
     
    Michel Verdelet et la flamme
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  • Pour célébrer le 90e anniversaire de l’armistice, M. Pignolet accompagnant Michel Verdelet, ancien combattant du premier régiment d’infanterie colonial, est allé chercher la flamme du soldat inconnu qui est, à l’origine placée sous l’Arc de triomphe à Paris.

    Partie depuis le mois de septembre dernier et après un long périple, elle s’est finalement arrêtée à Navarin, à quelques kilomètres de Pontfaverger où elle a été récupérée.

    Francis Rannou, maire de la commune, a été agréablement surpris de l’affluence suscitée par la venue de cette flamme laquelle représente Chaleur, Lumière et Vie.

    C’est une salle pleine qui a profité de la projection de photographies, cartes postales et archives retraçant la vie de la commune depuis 1900 et venant de la collection privée de Gabriel Lhote, ancien maire du village. Un vin d’honneur a été servi pour clôturer cette enrichissante matinée.

    A Saint-Hilaire aussi

    Pour célébrer le 90e anniversaire de l’armistice, Marcel Dujardin, président des anciens combattants et Maryvonne Chauvet, adjointe au maire, sont allés chercher la flamme du Soldat inconnu à Navarin à quelques kilomètres de SaintHilaire-le Petit, et qui, à l’ origine, est placée sous l’Arc de triomphe à Paris.

    Un vin d’honneur a ensuite été partagé et a clôturé la matinée.

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    Union081113d- Marne

    FISMES : Beaucoup de monde aux commémorations
     
    Les enfants ont déposé des bougies au pied du monument aux morts.
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    Près de 500 personnes dont une centaine d’enfants ont fait le déplacement à Fismes pour commémorer le 90e anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale.

    Entouré de Catherine Vautrin, la députée, et des représentants des association patriotiques, Jean-Pierre Pinon, le maire et conseiller général de Fismes a rappelé la nécessité du devoir de mémoire.

    A cette occasion, les enfants de Fismes étaient invités à participer à la cérémonie : 90 bougies allumées par la flamme issue de celle du Soldat inconnu sous l’Arc de triomphe ont été déposées au pied du monument aux morts.

    La cérémonie s’est terminée autour du verre de l’amitié dans la salle du conseil municipal, la salle de réception étant occupée par la très belle exposition relatant la présence des américains à Fismes lors de la Première Guerre mondiale. Elle ne sera d’ailleurs visible que jusque demain.

     

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    Union081113c- Marne

    BEINE-NAUROY : Une expo pour expliquer la guerre aux enfants
     
    Moment de recueillement au village détruit de Nauroy.
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  • Le conseil régional et l’Orcca, ont choisi le village détruit de Nauroy, lieu atypique, pour y présenter une des expositions de « Champs de Mémoire » et ainsi faire mieux connaître l’histoire tragique de ce lieu. Mathias Dubos a choisi d’y exposer quelques-unes de ses œuvres.

    Par son travail de recherche photographique, il donne une émotion particulière à ses photos de cimetières militaires et monuments commémorant la Grande Guerre.

    Face à l’ancien cimetière, une tombe est érigée : celle de Jacques Lavoine, un héros mort pour la France au Mont Cornillet, en 1917 à l’âge de 21 ans. Il nous a laissé un récit précieux des événements de cette période, ainsi que des poèmes. Un superbe livre exposé, y retrace quelques-uns des moments forts de cette époque, ainsi que plusieurs de ses écrits.

    Lors de la commémoration du 11 Novembre, afin d’honorer sa mémoire, les enfants du CM2 de Beine-Nauroy on lu deux de ses poèmes.

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    Union081113b- Marne

    SAINTE-MENEHOULD : 11 Novembre : une cérémonie « officieuse »
     
    Elle était organisée par les anciens combattants.
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    La Ville n’ayant pas organisé de cérémonie commémorant l’armistice de 1918 au monument aux morts de Sainte-Ménehould, les Anciens Combattants et Victimes de Guerre ont tenu à déposer une gerbe en mémoire des poilus tombés au champ d’honneur.

    Quelques conseillers municipaux de l’opposition s’y étaient joints ainsi qu’une bonne quinzaine de personnes. Après le dépôt de gerbe par le président Michel Glasko qui était accompagné du Général Jean, Henri Golebiewski, trésorier de l’association a entonné La Marseillaise à capella. Il a été suivi par tous les participants.

    « C’est honteux pour une ville qui se dit être la capitale de l’Argonne, lieu historique de durs et sanglants combats que la municipalité n’a rien fait ici. Nous sommes probablement la seule commune de France dans ce cas ». C’est la réflexion que l’on a pu entendre de la part d’un participant, réflexion partagée par beaucoup de personnes présentes.

     

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    Union081113a- Marne

    MARNE : Moulins à vent : L’association départementale bientôt dotée d’un site internet
     
    Plusieurs visites de moulins sont organisées chaque année, dans toute la France, par l’association marnaise.
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  • Une centaine d’adhérents de tout le département, et plus de 2.000 visiteurs rassemblés pour la journée nationale des Moulins : pas de doute, l’association des Amis des moulins marnais (AAMM) a toujours le vent en poupe.

    Ce vendredi, elle tiendra son assemblée générale à Cheppy - au « Comme chez soi » - à partir de 18 heures.

    L’occasion de dresser le bilan d’une année bien remplie, entre diverses sorties à la découverte des moulins de France - en Haute-Marne et à la Ferté-sous-Jouarre cette année -, des animations ouvertes au public et, surtout, un rôle de soutien aux propriétaires de vieux moulins désirant les restaurer, voire les remettre en marche.

    « L’association a une fonction de relais technique, explique Anne Bardoneschi, membre de l’AAMM, en charge de cet aspect « conseil ». Si les propriétaires ont un problème juridique, technique ou patrimonial, s’ils veulent savoir s’ils peuvent bénéficier de subventions ou non, ils peuvent me contacter.

    Soit j’ai la réponse et je la leur transmets ; soit je fais des recherches auprès de la fédération française des associations de sauvegarde des moulins, à laquelle nous sommes affiliés. »

    Récupérer l’énergie

    La spécialiste, elle-même propriétaire d’un ancien moulin à eau à Bassu, note avec satisfaction une recrudescence de projets « écologiques » : « De plus en plus d’adhérents commencent à équiper leurs moulins pour récupérer de l’énergie.

    Même si le prix de l’énergie a un peu baissé, les hausses qu’on a connues ont amené les gens à réfléchir. C’est aussi le rôle de l’association d’aider les particuliers dans ce type de démarches. »

    L’association propose par ailleurs des visites aux archives départementales pour initier ses membres aux recherches sur l’histoire des moulins.

    « Les archives sont le seul endroit où l’on trouve les règlements d’eau des moulins, souligne Gilbert Bardoneschi, président de l’association. L’objectif, c’est d’apprendre aux gens à y aller seuls et à trouver ce qui les intéressera. »

    L’année prochaine, une réunion pour décrypter les précieux documents retrouvés est déjà prévue ainsi que trois nouvelles visites.

    L’association poursuivra par ailleurs la publication de son journal, à raison de 3 numéros par an, rassemblant comptes rendus de sorties, fiches techniques et historique des moulins du département.

    Enfin, un site internet devrait être créé pour valoriser les actions de l’AAMM.

    « Le but de cette association est avant tout d’être ensemble, souligne Gilbert Bardoneschi. Les gens viennent de tous milieux et ont tous les âges. Et si nous accueillons bien sûr les propriétaires de moulins, la porte est également ouverte à tous les passionnés d’histoire et de patrimoine local ! »

    À bon entendeur…

    A.J.

    Association des amis des moulins marnais, Le moulin à eau, 51 300 Bassu. Tél. 03.26.73.90.30. Mail : moulins.marnais@orange.fr

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    Union081112k- Marne

    VIENNE-LE-CHATEAU : Un hommage avancé
     
    Les enfants ont chanté la Marseillaise.
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  • C’est lundi que la flamme de l’espoir est arrivée à Vienne-le-Château où des hommages ont été rendus à toutes ces victimes sur les différents monuments aux morts.

    Près de 300 personnes étaient réunis à Vienne-le-Château pour les commémorations de la fin de la Première Guerre mondiale.

    Dans son discours, Bernard Rocha souligna : « Vienne-le-Château est un lieu où les combats ont duré 4 ans et 2 mois jours et nuits, ce sont certainement les plus longs combats de cette première guerre et ont fait beaucoup de victime, chacun peut dire qu’il a un ancêtre tombé dans ce secteur ».

    Un hommage à tous ces combattants soldats et civils pour le respect et le dévouement de ces hommes et femmes qui ont combattus pour la paix. Symbole également pour cette cérémonie de nuit pour que chacun se rende compte des conditions dans lesquelles vivaient nos soldats.

    André Chevalier, secrétaire des anciens combattants d’Argonne très ému durant tous ces hommages a précisé : « Il appartient aujourd’hui à chacun de nous de transmettre à nos enfants la mémoire des combats pour ne pas oublier ».

    Une célébration qui a mobilisé un grand nombre de la population viennoise, une forte présence des anciens combattants d’Argonne, de nombreux élus autour du député Benoist Apparu, et surtout une forte mobilisation des enfants qui ont chanté la Marseillaise avec l’harmonie fanfare de Vienne-le-Château.

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    Union081112j- Marne

    MONTMIRAIL : les écoliers chantent la Marseillaise au monument aux morts
     
    Ils étaient venus nombreux, les enfants de l’école primaire, pour chanter l’hymne national.
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  • Les cérémonies du 11 Novembre se sont déroulées à Montmirail en présence du maire Bernard Doucet, des élus de la commune, des généraux et colonels des Saint-Cyriens de la promotion Marne et Verdun, des pompiers locaux, de l’Union musicale et des porte-drapeaux, ainsi que de la population et des fonctionnaires de l’État.

    Les collégiens ont lu des lettres de poilus

    Après avoir assisté à la messe en l’église de Montmirail, les personnes se sont réunies place de l’hôtel de Ville pour se rendre au cimetière militaire et au monument aux morts cantonal pour un dépôt de gerbe. Des collégiens ont lu des lettres de poilus devant le public présent.

    Les jeunes étaient aussi présents en nombre au cimetière militaire, au monument aux morts de Montmirail et à celui de l’Echelle-le-Franc et Courbeteaux (deux hameaux de la commune).

    Les enfants de l’école primaire ont chanté la Marseillaise au monument aux morts, le cortège s’est ensuite rendu, pour un dépôt de gerbe, à la stèle des Saint-Cyriens, située en limite de département avec la commune de Marchais-en-Brie dans l’Aisne.

    Dans son discours, Bernard Lefèvre, premier adjoint au maire et président des anciens combattants, a lu le message de l’Union française des associations de combattants et victimes de guerre, rappelant le récit de la signature de l’Armistice à Rethondes (Oise).

    Puis, Bernard Doucet a évoqué le message de Jean-Marie Bockel, secrétaire d’État, qui a indiqué entre autres, qu’il y a « 90 ans, jour du 11 Novembre 1918 à 11 heures, les clairons sonnaient le cessez le feu tout au long de la ligne de front, mettant un terme aux combats meurtriers de la Première Guerre mondiale ».

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    Union081112i- Marne

    EPERNAY : Armistice : la jeunesse au rendez-vous de l’Histoire
     
    Le défilé historique a donné de l’éclat à cet anniversaire.
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  • Plus d’un millier de personnes ont assisté aux cérémonies.
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  • Plus d’un millier de personnes ont assisté aux cérémonies du 90e anniversaire de l’Armistice. Un défilé historique et la participation de nombreux jeunes ont contribué à leur éclat. ON avait rarement vu autant de participants à un 11 Novembre. Plus d’un millier de personnes ont assisté hier matin, dans les rues d’Épernay, au 90e anniversaire de l’Armistice commémoré avec solennité et beaucoup d’éclat.

    Franck Leroy, le maire d’Épernay, a fort justement évoqué un « moment de gravité et de légèreté », comme l’interprétation sur le perron de l’hôtel de ville de La Madelon par les élèves de l’école Vignes blanches.

    Appareils photos en bandoulière, de nombreux Sparnaciens ont saisi les différentes étapes de ces cérémonies, rehaussées par l’implication de l’association du « Poilu de la Marne ». Elle a réussi une véritable gageure, en organisant un défilé historique avec plusieurs véhicules de collection, dont un taxi de la Marne, une ambulance américaine Ford T et un camion De Dion-Bouton dans lequel sont montés plusieurs porte-drapeaux.

    Pour l’occasion, l’association avait aussi fait venir un groupe d’Anglais qui ont revêtu l’uniforme russe et un groupe alsacien en habit pioupiou (habit d’un jeune soldat).

    Un lourd tribut

    Par un petit vent frisquet mais sous un soleil bienveillant le défilé a emprunté le centre-ville d’Épernay, emmené par l’Avenir musique, les sapeurs-pompiers et les anciens combattants, presque surpris de voir autant de monde. La présence de nombreux jeunes a contribué au rayonnement de cet anniversaire.

    Une quinzaine de recrues de l’école des jeunes sapeurs-pompiers d’Épernay a participé au rassemblement et de nombreux collégiens ont lu, au monument aux morts, des textes rappelant la dignité des soldats.

    Trois élèves de Terres Rouges ont prononcé un discours élaboré par Marie-Liesse Duprez, leur professeur d’histoire.

    « Grâce à la construction européenne, les nations qui se sont affrontées lors du premier conflit mondial vivent en paix depuis plus de 50 ans. Mais nos générations devront toujours se souvenir du sacrifice de ces hommes », a lancé Fidjy Michaut, élève de 3e4. Des collégiens de Cote-Legris ont lu le message de l’UFAC et d’autres de Jean-Monnet celui de Jean-Marie Bockel.

    Après les dépôts de gerbes et les chants des enfants, Franck Leroy a rappelé les souffrances connues par la ville lors de ce conflit.

    Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 300 morts militaires mais aussi civils, 400 blessés, plus de 1.500 habitations endommagées (soit une sur deux) et 115 maisons totalement détruites.

    « Même si la capitale du champagne n’a été occupée que pendant une semaine en 1914, la proximité du front explique en partie ce lourd tribut payé à la défense de notre pays », a-t-il commenté. Avant de souligner, qu’à compter de 1916 et jusqu’à septembre 1918, la cité a été régulièrement visée par des attaques aériennes.

    Gilles Guiliani, sous-préfet d’Épernay, s’est également félicité de la qualité de ces commémorations. « Elles sont le témoignage de notre gratitude et de notre profonde reconnaissance. Elles nous permettent d’œuvrer sans relâche pour faire rayonner les idéaux de liberté et de fraternité. »

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    Union081112h- Marne

    MARSON : un 11 Novembre très… intercommunal
     
    Michel le Dren, adjoint, ici aux côtés de Maurice Henriat, maire de Marson et vice-président de la communauté de communes, a lu le nom des habitants de la commune tombés pour la France.
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  • Pour la première fois, une cérémonie intercommunale de commémoration du 11 Novembre se déroulait hier matin devant le monument aux morts de Marson. Explications.

    UNE journée pas comme les autres hier à Marson. Une effervescence était perceptible en ce 11.11 à 11 heures pétantes, devant le monument aux morts de la commune. Normal en ce 11 Novembre. Mais il y avait bien plus de participants à cette cérémonie que les précédentes années. Logique, le rendez-vous qui se déroulait hier était une première puisqu’il revêtait un caractère intercommunal. Nouveauté cette année, les sept villages de la communauté de communes du Mont de Noix (Coupéville, Dampierre-sur-Moivre, Francheville, Le Fresne-sur-Moivre, Marson, Moivre et Saint-Jean-sur-Moivre) soit un bassin de vie d’environ 1.000 habitants, avaient décidé de commémorer ensemble le 90e anniversaire de l’Armistice. « Le dépôt de gerbe est solennel, puis chaque commune repart avec un bouquet à déposer devant son propre monument aux morts », explique Maurice Henriat, maire de Marson, et vice-président de l’intercommunalité, soulignant au passage que cette commémoration sera « tournante » les années à venir. Davantage d’ampleur, une cérémonie du… tous ensemble, unis et réunis, tout un symbole.

    Enfants, militaires et pompiers

    Sur place, un piquet d’honneur de la 1re Compagnie de commandement et de transmission (CCT) basée à Châlons, dont le rôle est d’accompagner l’État-major de la 1re Brigade mécanisée, a donné tout le côté « carré » qu’il fallait à cette cérémonie du souvenir alors que les pompiers et les enfants du pôle scolaire étaient également venus en nombre. « Vous ferez le monde de demain » a insisté le maire devant un jeune auditoire qui a ensuite entonné une Marseillaise. Celle qui remue les tripes car elle est connue par ces gamins et n’est point sifflée comme dans certains stades.

    La Flamme du Souvenir arrivée de Navarin a été placée devant ce monument où l’adjoint Michel le Dren a lu dans un silence glacial le nom de tous ces hommes de la commune morts pour la France, morts pour notre liberté, bref, morts pour nous. Beaucoup d’émotion et de solennité lors de cette manifestation à laquelle participaient de nombreuses autorités dont le député Benoist Apparu. Minute de silence, protocole parfaitement huilé dans cette commune de l’arrondissement de Châlons qui se souvient. La tombe d’un soldat anglais qui repose à jamais dans le cimetière de Marson a ensuite été fleurie.

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    Union081112g- Marne

    SEZANNE : La flamme des poilus brille sur ce 90e anniversaire
     
    À Sézanne, un nombreux public a assisté à la cérémonie.
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  • Après avoir été recueillie à Paris et apportée à Soizy-aux-Bois lundi, la flamme a été portée hier matin à Sézanne par des jeunes sapeurs-pompiers.
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  • Hier, à Sézanne comme à Esternay, la présence de la flamme recueillie lundi sur la tombe du Soldat inconnu à Paris, s’est ajoutée à la solennité de ce 90e anniversaire de l’Armistice de 1918. CETTE cérémonie commémorative du 90e anniversaire de l’Armistice de 1918 n’a pas été boudée par les Sézannais, loin s’en faut. Jeunes et moins jeunes sont venus en nombre à la cérémonie, organisée hier matin au monument aux morts du square de l’hôtel de ville.

    « Rester unis pour être plus forts »

    Preuve que la population de la cité des mails sait se retrouver pour les grands rendez-vous, dédiés à la mémoire des soldats morts lors de la Grande Guerre.

    Cette belle commémoration a également vu la présence de nombreux pompiers et de jeunes sapeurs-pompiers, ainsi que d’un détachement du 1er RMAT de Connantray.

    En ouverture de la cérémonie, des jeunes sapeurs-pompiers ont apporté la flamme ramenée de Paris, précisément de la tombe du Soldat inconnu, sous l’Arc de triomphe. Plus qu’un symbole, cette flamme, dont l’histoire et la signification ont été évoquées par le colonel Finck, était bel et bien présente durant l’ensemble de cette cérémonie, de l’hommage aux morts à la Marseillaise, en passant par le discours du maire de Sézanne, Philippe Bonnotte.

    L’édile a évoqué cette journée du 11 Novembre 1918 quand, à 11 heures du matin, les soldats ont entendu le tocsin sonner la fin de cette terrible guerre.

    « Guerre que l’on croyait être la dernière, mais qui allait être suivie par de nombreux conflits. Mais l’Europe est aujourd’hui en paix », a-t-il rappelé. Et d’ajouter : « Alors que le monde vi t une crise financière, il nous appartient en Europe de rester unis pour être plus forts ».

    Philippe Bonnotte a aussi noté « l’émotion et la fierté de recevoir la flamme du Soldat inconnu ».

    Il y avait également beaucoup de monde hier après-midi à Esternay, où pompiers, militaires, porte-drapeaux, élus et population, rassemblés face à l’hôtel de ville, ont défilé jusqu’au monument aux morts.

    La flamme du Soldat inconnu, tenue à Esternay aussi par les jeunes sapeurs-pompiers, était du cortège.

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    Union081112f- Marne

    REIMS : Arlington et le « poilu » américain
     
    Chez les Américains, on ne parle pas des « poilus » de 14-18, mais des « Vétérans ». Or, il se trouve que nos cousins d’outre- Atlantique ont encore leur plus vieux — et désormais seul — « vétéran » de 14-18. il s’agit du caporal Franck W. Buckles, aujourd’hui âgé de 107 ans. La France lui a rendu hommage par l’intermédiaire de Jean-Marie Bockel, ministre des Anciens combattants, qui lui a remis les insignes de chevalier de la Légion d’honneur à l’ambassade de France à Washington. Parmi les 300 invités à la cérémonie, figurait l’un des membres les plus actifs du comité de jumelage Arlington-Reims, le colonel Harry O. Amos.

    Le caporal Buckles est entré dans l’US Army en 1917, après avoir été refusé par les Marines et la Navy. Il a été formé à Fort Riley (Kansas), dans le service des brancardiers. Il a d’abord débarque en Grande-Bretagne, où il a été affecté dans une unité de side-cars ambulances, avant de rejoindre la France. Après l’Armistice, il a effectué un court séjour en Allemagne. Puis est rentré en Amérique. En 2008, il a été reconnu officiellement, comme le plus vieux vétéran encore vivant.

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    Union081112e- Marne

    BETHENY : Un monde fou autour du monument
     
    Les enfants sont venus nombreux au monument aux morts.
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    Malgré le vent, il n’y a jamais eu autant de monde autour du monument aux morts, pour la cérémonie du 11 Novembre. Il faut dire que les enfants étaient venus très nombreux, accompagnés de leurs parents. Cette année, l’école Equiernolles a rejoint les deux autres écoles qui ont l’habitude de participer : Farman et La Marelle.

    L’adjoint à la communication a lu le texte du secrétaire d’Etat très significatif, puis les enfants ont lu des témoignages de poilus. Il y a donc eu beaucoup d’émotion en présence des médaillés, des deux porte-drapeaux, des pompiers, des militaires, des élus et des responsables d’associations.

    Le maire a rappelé la conférence sur les 80 ans de la BA 112, ce jeudi 13 à 20 heures à la Comète.

     

     

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    Union081112d- Marne

    CAUROY-LES-HERMONVILLE / CORMICY / REIMS : Trois générations unies dans un hommage aux poilus
     
    Les écoliers et anciens combattants de Cormicy ont visité La Pompelle.
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  • « Ce Fort, c’est le seul, sur la ligne de feu, qui a été repris par les Français, qui le conserveront jusqu’au 11 novembre 1918 » : sous un ciel gris et bas tout à fait de circonstance, une cinquantaine d’enfants de CM1 et CM2 des écoles de Cormicy et Cauroy, une quinzaine d’anciens combattants et des représentants de toutes les associations, écoutent Gervais Cadario.

    Membre de l’association du Fort de la Pompelle, il leur retrace l’historique des lieux. « Nous avons été sollicités par Dominique Decaudin, maire de Cormicy, afin d’organiser une visite proche du 11 novembre », explique Marc Bouxin, conservateur en chef du patrimoine. « Il était important de restituer le souvenir de cet événement et de donner aux enfants la notion de devoir de mémoire », précise Chantal Lantenois, adjointe au maire.

    350 élèves sensibilisés

    Trois générations sont présentes : enfants, anciens combattants, parents et enseignants. 350 élèves ont été sensibilisés à l’événement : visite du monument de Sapigneul, et, le dimanche, lecture de lettres de poilus dans l’église de Cormicy, accompagnée par les élèves du Conservatoire Régional de Reims.

    « J’ai lu la lettre d’un soldat qui supportait la neige, la glace, les poux et les bombardements », se souvient Antoine.

    « Dans la mienne, ça parlait d’une odeur de chair brûlée », ajoute Agathe.

    Afin de parfaire le symbole, trois écoliers ont déposé une gerbe devant la stèle et les visiteurs ont observé une minute de silence avant d’entamer la visite du Fort.

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    Union081112c- Marne

    VITRY-LE-FRANCOIS : Émotion et recueillement pour commémorer l’Armistice
     
    Plusieurs gerbes ont été déposées au monument aux morts par les autorités locales.
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  • Quatre-vingt-dix ans après la signature de l’Armistice de 1918, une centaine de personnes se sont rassemblées, hier à la Nécropole, pour commémorer la fin de la Grande Guerre.

    Émotion et recueillement ont marqué une cérémonie pour la première fois ponctuée d’un défilé dans les rues du centre-ville.

    Le cortège, rythmé par les musiciens du cercle des XVII, a ainsi déambulé sur plusieurs centaines de mètres - via la place Giraud et la place d’Armes - avant de rejoindre les salons de l’hôtel de ville, peu avant 11 h 30.

    L’initiative, fruit de la nouvelle équipe municipale, a permis à la commémoration « d’être davantage au contact de la population », selon Claudine Brocard, l’adjointe en charge des fêtes et des cérémonies.

    Pour le reste, l’hommage fut des plus classiques. Débuté à la Nécropole - où plusieurs fleurs furent notamment apposées sur la tombe des soldats du Commonwealth -, il s’est poursuivi au monument aux morts en présence de nombreuses personnalités locales, de sapeurs-pompiers et de 17 porte-drapeaux. Sur place, le sous-préfet, Raymond Floc’h, a d’abord lu le message écrit par le secrétaire d’État aux anciens combattants, Jean-Marie Bockel, rendant ainsi hommage « aux enfants de la France et aux hommes venus d’ailleurs, pour mourir sur le territoire » national, avant de procéder à un dépôt de gerbes, aux côtés du maire Jean-Pierre Bouquet, du colonel Espinasse de l’ECRS de Marolles, et de jeunes élèves du collège de l’Immaculée conception.

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    Union081112b- Marne

    REGION : Grande Guerre : Marie-Louise Birckel : l’institutrice aux yeux de lynx
     
    Que fait Marie-Louise Birckel cette institutrice âgée de 27 ans, en cette matinée de guerre au quartier général du général Franchet d’Esperey à Jonchery-sur-Vesle ?

    Cette fille d’enseignante de Variscourt, un petit village proche de Berry-au-Bac à la charnière des départements de l’Aisne et de la Marne s’entretient avec un officier et transmet de précieux renseignements.

    Chassée de son village, recueillie par un couple de Laon, elle parvient en mai 1915 à s’intégrer dans un convoi de réfugiés prêt au départ pour la Suisse. Elle passe par Sedan puis Strasbourg avant d’atteindre Genève. Au cours d’une halte à Annemasse, elle est interrogée par un officier de renseignement et communique ce qu’elle a remarqué dans l’Aisne mais aussi au cours de son périple en Alsace-Lorraine.

    Sa faculté à décrire, avec un luxe de détails les régions traversées, fait qu’elle est dirigée vers le capitaine Muller, chef du service de renseignements de la Ve armée et responsable du secteur Soissons-Reims. L’institutrice explique en ce 14 juin 1915 la présence militaire dans le Laonnois et décrit les aéroplanes qui sont stationnés aux portes de la cité. Elle signale les morts provoqués par les tirs français sur son village mais aussi à Guignicourt et Juvincourt. Enfin elle donne d’intéressantes précisions sur la construction par les Allemands d’une ligne de chemin de fer entre Bazancourt et Neufchâtel-sur-Aisne. La jeune femme a les qualités pour être une espionne de haute volée.

    Bientôt elle reçoit comme instruction de recueillir des témoignages de réfugiés de son département à Paris. C’est ainsi qu’en janvier 1916, elle établit formellement la présence des 26e et 39e escadrilles à Laon, le bivouac de cinq régiments d’infanterie à Anizy-le-Château, la présence d’un général de division et de son état-major au château de la Motte proche de Pinon. Elle apprend aussi le déplacement de la garde prussienne vers Verdun.

    On lui demande son concours pour mettre en place un réseau d’observateurs ferroviaires dans la région d’Hirson de manière à tout savoir sur les convois qui viennent en Belgique ou proviennent des Ardennes. Elle développe des contacts en Belgique mais en raison d’une trahison, elle est appréhendée par les Allemands puis emprisonnée à Liège.

    Elle tente le tout pour le tout pour que l’organisation à laquelle elle concourt ne soit pas démantelée par l’ennemi. Bien que détenue, elle réussit à entrer en contact avec le réseau Michelin qui deviendra la Dame Blanche pour donner les petites informations qu’elle recueille au cours de ses interrogatoires.

    Le 11 juin 1918, Marie-Louise Birckel passe en conseil de guerre. Accusée de haute trahison, elle réplique : « Je n’ai trahi personne, trahir, c’est travailler contre son pays. Française, j’ai travaillé pour la France ». Elle ajoute : « Je n’ai aucun regret ».

    Elle est condamnée aux travaux forcés à perpétuité. Elle subit alors de lourdes vexations. Elle est notamment lapidée par des enfants ! Elle ne sera délivrée que le 9 novembre alors que la révolution gagne Berlin.

    En mars 1919, deux mois après son mariage avec Emile Fauquenot, elle reçoit la croix de guerre avec palme avec une citation remarquable.

    Hervé Chabaud

    Marie-Louise et Émile

    Marie-Louise Birckel qui se marie avec un résistant de la Dame Blanche, Émile Fauquenot peut être fière de sa citation à l’ordre de l’armée pendant la Grande Guerre que rappelle Jean-Marc Binot dans son livre passionnant paru chez Fayard et consacré aux héroïnes de la Première Guerre mondiale :

    « Jeune fille animée du plus beau patriotisme. Après avoir demandé spontanément à remplir en territoire envahi une mission particulièrement dangereuse a réussi à pénétrer dans les lignes ennemies. Arrêtée et emprisonnée, a fait preuve d’une haute conception du devoir en s’employant dans sa prison pendant près de deux ans, à faciliter l’exécution de la mission confiée à un autre, montrant au cours de sa longue détention la plus grande énergie et le plus beau courage ». En 1920, le couple est élevé à titre militaire à la dignité de membre de l’ordre de l’Empire britannique. Un an plus tard, l’institutrice axonaise reçoit la croix de chevalier de la Légion d’honneur. Elle part pour le Moyen-Orient.

    Son mari s’engage en faveur du général de Gaulle pendant la Seconde Guerre mondiale et le général Catroux en fait son mandataire à Alep. Préfet, Fauquenot ira au Tonkin avant de rejoindre le Maroc. Marie-Louise et Émile s’installent ensuite à Versailles.

    Lui meurt en 1966 et elle disparaît le 19 mai 1968. Elle est inhumée à Pinon. La salle polyvalente de Variscourt porte son nom depuis le 11 novembre 1998.

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    Union081111i- Marne

    REIMS : Michel Bonon : 25 ans au service des porte-drapeaux
     
    Michel Bonon souhaite que se perpétue le souvenir envers ceux qui sont morts pour la France.
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  • Il n’a pas fait son service militaire mais s’active depuis un quart de siècle pour rappeler la mémoire des anciens qui sont morts à la guerre. Michel Bonon, 63 ans, préside l’amicale des porte-drapeaux.

    HASARD de la vie, pupille de l’État, il est né à Saint-Quentin en 1945 et n’a jamais connu la guerre. « Quand j’ai été au conseil de révision en 1963, la guerre d’Algérie était terminée. on m’a dit que j’étais exempté du service militaire, qu’on m’inscrivait sur une liste. » Monteur en ascenseur de profession, Michel Bonon a toujours pourtant eu la fibre patriotique. « J’avais appris que je descendais d’un ancien combattant de la France Libre. Voilà pourquoi quand un jour j’ai rencontré Jean Richard, président de cette amicale, je suis entré dans l’association, j’ai gravi tous les échelons pour devenir porte-drapeau et trésorier. Si cette association a été dissoute depuis 2000, je suis depuis neuf ans le président de l’amicale des porte-drapeaux de Reims et des environs. »

    De monuments en cérémonies

    Fêtes patriotiques, remise de médailles, cérémonies militaires, suivant un calendrier prévisionnel alimenté surtout par la mairie, la sous-préfecture et la base aérienne 112, Michel Bonon doit, par tous les temps, mobiliser les différents porte-drapeaux du secteur. Il dispose pour cela d’un carnet d’adresses comportant près d’une soixantaine de noms. La plupart sont des appelés du contingent. Du plus ancien avec Hugues Mary porteur du drapeau 1914-1918 de La Neuvillette au plus récent avec Amed Méchiche de l’Union régionale des anciens combattants français musulmans. « On a en gros une trentaine de cérémonies à couvrir durant l’année sur Reims, Taissy, Tinqueux, Sillery, Puisieulx ; le double en 2008 avec toutes les cérémonies commémoratives du 90e anniversaire de l’Armistice de 1918. À cela s’ajoutent des demandes particulières : la sainte Geneviève pour la gendarmerie le 29 novembre à Fismes, la journée départementale des porte-drapeaux à Muizon le 13 décembre etc. »

    Promesse non tenue

    Les années passent et Michel Bonon (le plus jeune de l’Amicale) est un peu amer. Peu de jeunes viennent prendre la relève pour rappeler la mémoire de nos compatriotes tombés au champ d’honneur. « On recrute bien sûr auprès des militaires qui ont été sur les opérations extérieures (Europe centrale, Afghanistan), mais ce n’est pas facile. »

    Il fait partie de la commission départementale de l’attribution des diplômes d’honneur des porte-drapeaux. Michel Bonon est au regret de constater que les promesses de campagne des élus ne tiennent que le temps de l’élection. « J’avais demandé aux candidats s’il était possible que les porte-drapeaux ayant 30 années de service pouvaient recevoir l’ordre du Mérite, ils m’ont tous dit qu’ils allaient s’en occuper. » L’élection est passée. Il n’a plus jamais eu de nouvelles. Qu’importe, cela n’empêchera pas Michel Bonon et tous ses amis porte-drapeaux d’être présents aujourd’hui aux différentes cérémonies organisées pour le 90e anniversaire de l’armistice de 1918.

    Le programme

    Hier soir, pour des raisons météorologiques, la mairie a annulé les cérémonies prévues au cimetière du Nord et au cours desquelles le parcours devait être balisé par des flambeaux et 248 photophores allumés. Mais les cérémonies de ce mardi auront bien lieu selon le programme suivant :

    A 9 h 30, au monument aux morts, place de la République, ravivage de la flamme avec celle de l’Arc de triomphe venue du monument de Navarin.

    A 9 h 45, cérémonie au monument des sépultures militaires, sur la tombe de la Légion d’honneur et des médaillés militaires.

    A 10 h 15, arrêt devant la plaque des lieutenants Herduin et Millant, à 10 h 35 hommage au monument aux morts de la Force noire, à 10 h 45 au monument des sportifs, à 11 heures au fort de la Pompelle, à 11 h 30 au monument des infirmières, à 11 h 35 au monument du Poilu du 132e avec arrêt devant la plaque en hommage au 2e escadron du 16e Dragon. A midi, défilé militaire, place de l’hôtel de ville.

    Alain Moyat

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    Union081111h- Marne

    FISMES : « La Fayette, nous voilà ! »
     
    Jean-Pierre Pinon, maire et conseiller général de Fismes avec Ernest Templier, conseiller général de Braine ont inauguré l’exposition.
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  • A l’occasion du 90e anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale, la ville de Fismes, en coopération avec l’American Battle Monuments Commission et avec le soutien des associations patriotiques, organise une exposition sur le thème : « les Américains en France et à Fismes ».

    Pour cet événement, de nombreux panneaux représentent en images l’avancée des troupes américaines et la situation de Fismes en 1918. Michel Montalbetti et l’association Courville Patrimoine ont largement contribué à l’exposition en apportant de nombreux objets de leur collection ainsi que Thérèse Batteux, de l’association Loisirs Détente Service, qui a apporté son importante collection de cartes postales de l’époque.

    Les derniers combats à Fismes, en août 1918, ont été engagés notamment par un régiment originaire de Meadville au Nord-Est des États-Unis près des grands lacs et c’est à ce titre qu’en 1927, l’état de Pennsylvanie finança la reconstruction du pont de Fismette.

    L’exposition sera visible jusque vendredi 14 novembre au 1er étage (accessible pour les personnes à mobilité réduite) de l’hôtel de ville de Fismes de 14 à 18 heures. L’ouverture est possible en matinée pour les groupes sur réservation.

    Une conférence aura lieu vendredi 14 novembre à 20 h 30 à la salle des fêtes sur le thème des Américains en France pendant la Grande Guerre.

    Pour tous renseignements : 03.26.48.05.50. ou contact@fismes.fr

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    Union081111g- Marne

    CHALONS : Villages détruits : de l’art au cœur des vestiges
     
    Des figures noires pour une époque de sang.
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  • La flûte traversière au cœur des champs de ruines.
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  • Photographies, musique, statues : entre mémoire et création, la visite des villages détruits du camp de Suippes verra l’art s’immiscer parmi les ruines 14/18. Séquences émotions…

    « IL s’agit de la musique de la liste de Schindler. Mais je chanterai aussi ». Sur le site de Hurlus où l’on entendait jadis hurler les loups bien avant que les bombes fassent gémir les hommes et pleurer les mères, la flûte traversière d’Anne Bleurvacq, premier prix du conservatoire national de musique de Paris vient de se taire. Hier, sur la butte, au milieu d’un cimetière déchiqueté, il s’agissait de faire des repérages.

    Aujourd’hui toute la journée elle, comme d’autres artistes, donnera aux pierres mortes et au sol martyrisé un écho innovant. Surtout quand la soprane qu’elle est aussi donnera de la voix au cœur de la nef de l’église en ruines, vestiges à ciel ouvert d’un édifice où seules quelques pierres tiennent encore debout. En face, de noires figures signées Christiane Lapie ont pris place elles aussi face à la nef. Serrées. Comme tremblantes. Comme veuves.

    Mémoire d’une part et création d’autre part : cette articulation, initiée par l’Orcca, (office régional culturel de Champagne-Ardenne) donnera à une visite déjà exceptionnelle en soi des villages du camp de Suippes, une aura et un éclairage tout aussi exceptionnels, en marge des célébrations commémoratives classiques et strictement historiques. Au nom de cinq villages et deux fermes. Sur un espace d’environ 14.000 hectares, Tahure, Perthes, Le Mesnil, Ripont, Hurlus, Beauséjour et Navarin furent complètement engloutis lors de la première guerre mondiale sous un déluge de feu. Ils n’ont jamais été reconstruits. Au sein de cette zone rouge convertie en terrain militaire, subsistent des vestiges épars. Les différentes installations sont accessibles grâce aux navettes mises en place tous les quarts d’heure par le commandement militaire du camp de Suippes (1 euro la journée, de 9 à 17 heures).

    Champs de mémoire

    Pour cette journée de mémoire, l’Orcca a conçu avec des artistes (à voir aussi le camion-galerie de Céline Pierre et Laurent Plagnol) des installations éphémères sur les sites de trois de ces villages. Au Mesnil-les-Hurlus, Patrice Alexandre a installé un « carnaval des animaux » au cœur des ruines, animaux des bois et des plaines victimes aussi de la folie des hommes : « Eux aussi ont souffert ». A Perthes, -détruite dès le début des hostilités par l’artillerie allemande-, réalisées par Antonella Bussanich, les chaises ailées semblent attendre parmi des vestiges religieux, des fidèles qui ne viendront jamais. Ces chaises côtoient les images de cimetières et de monuments réalisés par un jeune photographe, Mathias Dubos. A ceux qui ne sont jamais revenus, le camp de Suippes, sous l’organisation du commandement militaire, offrira donc un hommage particulier, dans le cadre de l’opération « Champs de mémoire ». Au nom des terres de sang. Ici, le poète Blaise Cendrars notamment, y perdit son avant-bras dans la bataille. Il fait actuellement l’objet d’une exposition au conseil régional. Ici, d’autres hommes de lettres ont côtoyé la mort quand ils n’ont pas perdu la vie. Comment ne pas se souvenir des lignes d’Apollinaire, en forme d’acrostiche à Lou sa bien-aimée. La nuit descend, on y pressent, un long destin du sang…

    Fabrice Minuel

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    Union081111f- Marne

    MOURMELON-LE-GRAND : Ecoliers et patriotes
     
    La classe de Mme Dubois a visité une tranchée « reconstituée » pour illustrer la Grande Guerre !
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    Le Centre d’Entraînement des Brigades accueillait jeudi les écoliers mourmelonnais pour une « journée du devoir ». Il serait plus clair de la nommer journée patriotique si on l’osait car c’était bien de cela qu’il s’agissait.

    La démarche émanant du commandant d’Armes de la Place pourrait surprendre ailleurs que dans une garnison, elle témoigne ici d’un réel partenariat avec l’école pour une éducation à la citoyenneté. Trois écoles, Saint-Exupéry et Terme Hilaire de Mourmelon-le-Grand et celle de Mourmelon-Le-Petit étaient venues pour apprendre la Marseilllaise, une présentation historique du drapeau tricolore. La classe de Jean-Philippe Bourgoin écouta avec attention les explications de l’adjudant-chef Sendecki concernant le drapeau tricolore et celui du 51e régiment d’infanterie, ex-régiment de la Sarre, aujourd’hui dissous mais dont le CEB a la garde du drapeau.

    La classe de Marie-Josèphe Dubois apprécia aussi la visite du petit musée retraçant l’histoire du 51e RI et celle du camp. L’adjudant-chef Hosmann leur expliqua que le camp militaire avait servi à l’expérimentation non seulement de chars mais aussi qu’il fut le lieu d’entraînement des premiers pilotes d’aviation comme Farman ou des premiers vols de dirigeables…

     

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    Union081111e- Marne

    CHALONS : Théâtre sur la Grande Guerre : Cœur Tranchées
     
    Les comédiens de Cœur Tranchées ne manqueront pas d’émouvoir leur public !
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    Autre approche commémorative, le 11 Novembre, à 17 h 45, au centre culturel, la ville de Mourmelon présentera « Cœur Tranchées », spectacle théâtral contant l’histoire d’un amour naissant, brisé par la Grande Guerre.

    A peine sortis de l’adolescence et projetés dans la violence de la guerre, trois destins qui se croisent : Mina juvénile, agaçante et attendrissante ; René, battement d’aile en sursis et Louis, blessé, invalide et amer. A partir de correspondances privées, d’extraits des carnets de guerre de Louis Barthas et de chants de l’époque des poilus, les jeunes comédiens du Théâtre à Suivre nous renvoient dans un drame historique dont ils se font les passeurs pour les générations actuelles.

    Spectacle gratuit au centre culturel Napoléon III mais réservation conseillée au 03.26.66.79.44.

     

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    Union081111d- Marne

    AŸ : Spectacles de novembre
     
    Les comédiens de Big mac d’histoires.
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  • Plusieurs spectacles sont prévus ce mois-ci, dans différentes salles de la communauté de communes :

    mercredi 12 à 19 heures dans la salle des fêtes de Germaine, « Mots d’amours, maux de guerre », un cabaret littéraire mêlant chansons d’époque et lettres de poilus.

    Vendredi 14 à 19 heures à l’espace Jean-Philippe Collard de Mareuil-sur-Ay, « Le petit chaperon uf », du théâtre à voir en famille.

    Mardi 18 à 19 heures salle Sabine Sani à Aÿ, « Ô rythme du voyage », (jonglage et musique).

    Vendredi 21 à 20 h 30, salle Sabine-Sani, chanson française avec Hervé Lapalud.

    Mardi 25 à 19 heures salle Sabine-Sani « Big mac d’histoires ».

    Vendredi 28 à 19 heures, toujours salle Sabine-Sani, « Le convent d’auteurs ».

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    Union081111c- Marne

    GERMAINE : Hommage aux poilus
     
    Quelques organisateurs en tenue d’époque et Corinne Demotier au milieu des mannequins.
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    Samedi matin, Corinne Demotier, maire, inaugurait l’exposition sur les poilus à la maison du bûcheron. Une expo initiée par Eric Gérard.

    Ce 11 Novembre à 11 heures, Corinne Demotier, a décidé d’honorer les 10 poilus morts aux champs d’honneur de la commune. Les enfants du village nommeront les noms de ces victimes de la Grande Guerre.

    Le 12 novembre à 19 heures, la MJC d’Aÿ fera une représentation théâtrale au foyer rural « Mots d’amour, maux de guerre ».

    Les matinées des 10, 13 et 14 novembre seront consacrées aux écoles. « Expo à la Maison du bûcheron jusqu’ au 16 novembre : du lundi au vendredi de 14 à 18 heures. Le 11 Novembre de 10 à 18 heures. ( 2 euros).

    Théâtre : « Mots d’amour, maux de guerre » le 12 novembre à 19 heures au Foyer rural.

     

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    Union081111b- Marne

    EDITO D’HERVE CHABAUD : Fils de France
     
    Le quinze cent cinquantième jour, le canon s’est tu et le premier holocauste du XXe siècle a pris fin au milieu d’un océan de sang, de cendres, de ruines, et de douleurs. La Grande Guerre venait de montrer à ses contemporains que l’homme avait la capacité d’anéantir l’humanité en orchestrant un conflit industriel et meurtrier sans précédent. Si le 11 novembre 1918 à 11 heures, les claquements, les détonations et les explosions ont cessé au milieu des décombres fumants d’une tuerie de masse, les poilus étaient déjà des héros. Ils sont aujourd’hui statufiés dans nos cœurs parce qu’ils sont nos aïeux, ce quelque chose de nous-même qui tisse un lien indestructible. Morts au champ d’honneur, écorchés au bord de la tranchée, mutilés par des gerbes d’acier, rescapés par miracle, ils sont la fierté de la France et habitent pour l’éternité dans la galerie de l’Histoire où la nation fait mémoire de ses fils. La Première Guerre mondiale a été une épreuve pour chaque famille. Son immensurable horreur et son effrayante grandeur ont justifié un patriotisme unanime et intense qui bouleverse encore aujourd’hui, par la profondeur de l’engagement de ces soldats et le don de leur personne pour la France. Ils ont mobilisé ces forces secrètes qui leur ont donné ce supplément d’âme prompt à les conduire sur le chemin de l’exploit. Le jugement des jugements a été apporté par le deuil de tout un pays qui, plus que la victoire, a unifié le peuple dans un même élan d’admiration et de compassion.

    Commémorer l’armistice est notre devoir de citoyen d’une République qui, sans haine, se souvient des siens et cultive un idéal de paix. Puisse, le président de la République, aujourd’hui à Douaumont, nécropole des nécropoles, parler avec la solennité et la grandeur de nos pères et de nos frères en humanité, venus d’ici et de plus loin, en pensant au maréchal Foch qui écrivait : « Les peuples ne perdent la vie que lorsqu’ils perdent la mémoire »

    Hervé Chabaud

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    Union081111ag- Marne

    LE DOSSIER DU JOUR : L’âme des objets insolites
     
    L’Historial de Péronne (Somme), tout proche de l’Aisne, possède une fabuleuse collection de 60.000 objets et documents de la Grande Guerre. Frédérick Hadley, 31 ans, attaché de conservation du musée picard, en a choisi quelques-uns, tous aussi insolites qu’émouvants parmi les 1.500 actuellement exposés.

    Pourquoi seulement 2 % du fonds sont-ils sortis des réserves ? « Il ne sert à rien de montrer une dizaine de fusils Lebel, souligne Frédérick Hadley. Nous devons régulièrement renouveler les uniformes dont les couleurs s’altèrent à la lumière. Six cents objets sont changés chaque année. Les autres servent à des événements thématiques ou sont prêtés dans le monde entier pour des expositions temporaires. »

    Objets du quotidien, de culte, de propagande, objets de la guerre et pour la guerre, ils montrent le conflit autrement et participent au succès d’un Historia) devenu la référence.

    Dossier : Christophe Perrin

     

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    Propagande et jeu de quilles
     

     

    Les quilles sont en forme de soldats allemands, tous bras en l’air, en pleine reddition. Et pourtant, le jeu est de les renverser jusqu’au dernier ! Immoral ce jeu de quilles en papier mâché ?

    Il s’inscrit dans un discours national de mobilisation des enfants. Une propagande qui descend au plus profond de la nation et qui repose sur un mythe vivace à l’époque. « Ce jeu qui n’a jamais été utilisé, ce qui explique sa parfaite conservation, devait démontrer la perfidie de l’ennemi », explique Frédérick Hadley.

    « La rumeur disait que les Allemands faisaient mine de se rendre, qu’ils se plaquaient ensuite au sol pour laisser les mitrailleuses entrer en action pour faucher des soldats français. » Sur la boîte en forme de casque à pointe, il et inscrit avec une faute « Kamarad », alors qu’en allemand le terme exact est « Kamerad », « ami » en allemand. Il n’y a pas de doute, c’est un jouet de fabrication française.

     

     

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    Apte pour le service, bon pour les filles
     

     

    En 1907, la France instaure l’armée de conscription. Très vite, un véritable rituel s’instaure quand les jeunes sont déclarés aptes au service militaire par le Conseil de révision. Ils fêtent leur intégration, paradent, s’achètent des insignes chez les marchands de bimbeloterie alentour. « Chez les Allemands, la fête se déroule à la fin de la formation. Chez nous, c’est au début. Un véritable passage de l’enfance à l’âge adulte », commente Frédérick Hadley.

    Pour preuve, l’inscription « Bon pour les filles » sur l’une des insignes présentées à l’Historial de Péronne. Le conscrit est bon pour l’armée, bon pour les filles, prêt à toutes les conquêtes. A contrario, la réforme est vécue comme une honte. Certains se présentent plusieurs fois pour intégrer le service militaire. La guerre leur facilitera la tâche. L’armée sera de moins en moins regardante sur la qualité de ses jeunes recrues.

     

     

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    Un pique-nique so british
     

     

    C’était au temps où les Français portaient des pantalons garance, si visibles par l’ennemi. La guerre n’était pas encore entrée dans l’ère industrielle. En témoigne le paquetage de cet officier de cavalerie britannique. Certes, la couleur de son uniforme est beige. La guerre des Boers en Afrique du Sud, a poussé l’armée britannique a préféré le camouflage aux couleurs d’opérette. Mais dans son équipement, on trouve un panier pique-nique en osier avec tout le nécessaire à thé.

    La guerre noble, en dentelle, n’aura bientôt plus cours. L’officier anglais est encore doté d’un piquet en bois pour attacher son cheval, d e sa flasque de whisky et de sa bouilloire. Décalé ? À Thiepval, l’un des principaux théâtres de la bataille de la Somme, un Mémorial rappelle que 73.000 combattants du Commonwealth ont disparu sans sépultures. La Somme est le « Verdun » des soldats anglais.

     

     

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    Casque-mandoline
     

     

    La mandoline fabriquée avec les moyens du bord avait-elle pour but de tromper l’ennui ? Ou a-t-elle été créée par un musicien professionnel qui ne souhaitait pas perdre son art le temps de sa mobilisation ? La qualité de l’instrument exposée à Péronne est telle que l’on est tenté de privilégier la seconde hypothèse.

    Ici, l’ouïe n’est pas ovale mais en forme de casque prussien. La caisse est constituée d’un casque français. Ce qui laisse envisager que cette mandoline a été conçue par un soldat allemand plutôt que par un poilu. Peut-être par un luthier puisque le manche est doté de tablettes en acier.

    Autres instruments remarquables : la flûte de Duhamel (prix Goncourt 1918), le violoncelle du soldat François Gervais qui réintégrera l’Orchestre des Concerts Lamoureux, ou un violon confectionné avec une recharge de masque à gaz.

     

     

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    L’amitié franco-russe en musique
     

     

     

    C’est une boîte à musique qui entonne tour à tour la Marseillaise et l’hymne national de la fédération de Russie. Objet d’art populaire, vendu en 1899, elle célébrait l’amitié franco-russe et surtout popularisait dans les foyers français des tractations diplomatiques qui dépassaient largement les préoccupations des gens.

    Au cœur de la boîte, la figurine de Félix Faure (célèbre surtout pour avoir succombé dans le lit de sa maîtresse), et celle du tsar Nicolas II. Ou comment la France d’en haut se retrouvait accrochée aux murs de la France d’en bas. On y découvre également l’effigie de l’amiral russe Avellan, venu inspecter son escadre à Toulon et l’amiral Gervais, son homologue français, qui effectuera une inspection similaire l’année suivante dans la Russie impériale.

     

     

     

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    Cendrars et les cubistes
     

     

    Avec « J’ai tué », publié en novembre 1918, Blaise Cendrars brise le tabou suprême de l’époque. L’écrivain dépasse la défense psychique du commun des mortels qui n’évoque que la guerre subie, la mort anonyme.

    L’Historial de Péronne possède l’une des très rares éditions originales de l’œuvre tirée à 300 exemplaires.

    Le livre est illustré par Fernand Léger. Une œuvre cubiste sublime où tout est fracturé, fragmenté. Les peintres cubistes seront souvent utilisés par l’armée pour la confection de tissus de camouflage.

     

     

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    Le Kaiser au piquet
     

     

     

    Le Kaiser réfugié sur un piquet, effrayé et tourné en ridicule par un bouledogue anglais. C’est l’une des toutes dernières acquisitions du musée, achetée à un collectionneur anglais et exposée en vitrine depuis la semaine dernière.

    L’objet côtoie des statuettes en papier où Guillaume II, François-Joseph et le Kronprinz sont caricaturés sans ménagement. Accusés de félonie en ne respectant pas les règles internationales, ils sont représentés attachés à des calvaires, tels des antéchrists.

    Autre objet caricatural : une grenade Mills de l’armée britannique a été vidée puis transformée en prison avec l’intérieur une figurine du Kaiser. L’artisanat des tranchées rejoint l’art populaire dans ce besoin de caricature, comme pour renforcer les haines et conjurer les peurs.

     

     

     

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    Masques d’enfer
     

     

     

    À gauche, un masque de protection pour tireur d’élite allemand. Un droitier, assurément. Les pointes servaient à dévier les balles adverses. L’encoche sert à épauler.

    À droite, une protection faciale d’un tankiste britannique, portée dès l’apparition des chars d’assaut en 1916 dans la Somme. Mi-cuir, mi-cotte de mailles, il servait surtout à protéger le soldat des parois dures brûlantes de l’engin blindé plutôt que des munitions ennemies.

    Les deux masques rudimentaires aux allures moyenâgeuses pourraient presque avoir leur place dans le musée des Arts premiers du quai Branly à Paris

     ! Ces prototypes, peu efficaces, était-il besoin de le préciser, n’eurent pas une très longue carrière militaire.

     

     

     

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    Les paramilitaires préparent 39-40
     

     

    Il y a des casques peints ou gravés, objets détournés à la démobilisation.

    Il y a aussi le contraire : casques allemands des paramilitaires qui se distinguent par une flèche peinte en blanc.

    Les Corps francs de Rossbach refusent la défaite et se lancent dans une croisade teutonique.

    Ils combattent jusqu’en 1923 avant d’être tués ou emprisonnés.

    Ils portent en eux les ferments du nazisme. Rossbach est le futur responsable des jeunesses hitlériennes.

     

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    REIMS : La Nuit de Cristal résonne encore dans les consciences
     
    Claude Secroun…
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  • Les personnalités et les anonymes se sont donné la main pendant la minute de recueillement, dans un silence absolu.
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    Une cérémonie émouvante s’est déroulée hier soir au square de la Gestapo, en mémoire des victimes de la Nuit de Cristal en 1938, annonciatrice de la Shoah. Devoir de mémoire…

    « C ’EST très, très bien (d’avoir organisé cette cérémonie), parce que ma mère a vécu la Shoah et une partie de ma famille a été déportée en Ukraine et à Buchenwald… ». Certains participants ont vécu (in)directement dans leur chair ou leur mémoire la politique d’extermination du régime nazi. Hier soir, une cérémonie s’est déroulée au square de la Gestapo à l’occasion du 70e anniversaire de la sinistre Nuit de Cristal du 9 novembre 1938.

    Réunis par plusieurs associations de lutte contre le racisme, l’antisémitisme, l’homophobie, et toutes les formes de discrimination, les participants ont écouté le rappel des faits évoqués par Virginie Coez, l’adjointe à la lutte contre les discriminations, par Claude Secroun, le vice-président de la Licra, et par le sous-préfet Jean-Jacques Caron.

    Le 9 novembre 1938, un jeune juif polonais de 17 ans venge la mort injuste de ses parents et s’en prend à un conseiller de l’ambassade d’Allemagne. Aussitôt, Goebbels s’empare de ce prétexte pour lancer ses hommes de main contre tout ce qui se rattache à la communauté juive d’Allemagne. Des dizaines de synagogues sont brûlées, 7.500 magasins pillés, une centaine au moins de personnes tuées. 35.000 autres seront arrêtées, internées…

    Ce coup de force est baptisé « Nuit de Cristal » en référence au verre et à la vaisselle brisée.

    Mais surtout, ce sera « l’autorisation donnée » à une extermination en règle de la communauté juive, qui s’étendra à tous les opposants au régime, aux homosexuels, aux francs-maçons, aux communistes, et plus généralement à tous ceux qui gênaient le régime nazi.

    Le but de cette soirée, a expliqué Mlle Coez, « c’est de se souvenir jusqu’où est allée la barbarie ».

    Après la minute de silence, une mère de famille de confession juive expliquait qu’à cause de « la Shoah, la souffrance se transmet de génération en génération. Ne pas évacuer cette souffrance empêche d’être heureux. ». Pour elle, cette cérémonie permettra peut-être de « reconnaître qu’un Juif est comme tout le monde et de faire évoluer les mentalités antisémites ».

    J.F.Scherpereel

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    Sézanne : Quand les poilus sézannais se confiaient à l’abbé
     
    Simon Makolondra, avec quelques-unes des lettres adressées durant la Grande Guerre à l’abbé Legras.
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  • À l’occasion du 90e anniversaire de la fin de la Grande Guerre, Sézannia organise une conférence sur des lettres de poilus sézannais. La lecture de ces courriers, retrouvés récemment, est passionnante.

    PLUS de 350 lettres en 3 ans. Voici les courriers reçus entre août 1914 et novembre 1917 par l’abbé Albert Legras, alors vicaire à Sézanne. Des lettres de Sézannais partis au front, dans la Somme ou du côté de Verdun.

    Simon Makolondra, passionné d’histoire locale, a retrouvé cette correspondance dans le grenier d’une maison de Vertus, en 2003. Là où l’abbé Legras a terminé sa vie.

    De la simple carte au récit complet

    « Personne n’y avait touché, j’ai passé tout cet été à dépouiller cette riche correspondance », raconte ce membre de Sézannia et de la société d’histoire locale de Vertus, qui va présenter pour la première fois au grand public ce petit trésor, lors d’une conférence organisée mercredi soir.

    « Dans les lettres, ces Sézannais racontent à l’abbé Legras leur vie au front, c’est un document inestimable. »

    Certains sont médecins, prêtres ou rentiers. D’autres, de simples paysans. Leur condition de poilu est comme leur origine sociale : diverse. La plupart combattent. D’autres officient comme brancardiers, aumôniers. « Et il y a quelques prisonniers et convalescents », note Simon Makolondra.

    Seul point commun : tous fréquentent l’église Saint-Denis et sont croyants. « Sous les bombardements ou pas, ces soldats s’en remettent sans cesse à la grâce de Dieu », note l’historien.

    Le contenu de ses lettres : anecdotes, récits de batailles, réflexions sur la guerre. Beaucoup de ces soldats trouvent que la guerre n’en finit pas.

    « Dans un courrier, un poilu raconte qu’il charge des blessés dans des trains, entre 400 et 600 par jour, écrit-il. Certaines lettres ont dû être envoyées à l’abbé Legras en dehors des voies officielles, car elles comportent beaucoup de détails », note Simon Makolondra.

    Le plus prolifique correspondant de l’abbé Legras est aussi un homme d’église, l’abbé Poinsart. Ce curé officiait à Sézanne et a occupé au front la fonction de brancardier. « Ses courriers peuvent se limiter à quelques lignes griffonnées sur une carte, montre Simon Makolondra. D’autres récits se prolongent sur plusieurs pages. »

    Pas de traces des réponses de l’abbé

    Morceaux choisis de la prose de l’abbé Poinsart. Tirés d’une brève missive : « J’espère avoir une permission et revenir à Sézanne pour quelques jours. » Sauvetage de blessés sous les bombes : « Les grains noirs tombaient à dix mètres de nous, on les entendait arriver. »

    Pensées sur le déroulement du conflit : « Pauvre humanité ! Mais l’entrée en guerre de l’Italie met du baume au cœur des soldats. » Écrit sur le vif : « En Argonne, ça chauffe. » Déprime : « Encore une Toussaint au front. » C’était en 1915…

    « L’abbé Poinsart recevra une lettre de félicitations qu’il transmet à l’abbé Legras, raconte Simon Makolondra. C’est un petit bijou qui raconte comment Poinsart sauva des soldats. »

    L’historien vertusien assure ne pas connaître de correspondance ni carnet de note de poilus sézannais comparable aux archives de l’abbé Legras. Reste une interrogation : où sont ses réponses ? « C’est le grand mystère, nous n’avons retrouvé aucune des lettres de réponse qu’il aurait pu envoyer. »

    Conférence mercredi 12 novembre à 20 h 30 à la maison des sports. Gratuit.

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    Mourmelon-le-Grand : Mobilisation pour le 11-Novembre
     
    Une centaine de collégiens de Mourmelon chanteront la Marseillaise le 11-Novembre.
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  • À Mourmelon le-Grand, la mobilisation de la ville et de la garnison devrait donner aux cérémonies du 11-Novembre un élan particulier pour le 90e anniversaire.

    MOURMELON-LE-GRAND fêtera avec solennité l’Armistice du 11-Novembre 1918 demain. Plusieurs événements sont prévus en ce jour anniversaire.

    « La ville et la garnison se sont mobilisées pour donner un lustre particulier à cet événement », expliquait le maire Fabrice Loncol désirant faire de ce 11-Novembre « un jour de fête, d’hommage et de souvenir ».

    C’est en effet à Mourmelon qu’aura lieu la plus impressionnante prise d’armes commémorative de la Victoire.

    En effet, en plus du traditionnel dépôt de gerbes au monument aux morts du cimetière civil à 10 h 30, près de 300 militaires des régiments de Mourmelon et de Suippes seront réunis à 19 heures, au stade de garnison, pour une grande cérémonie nocturne avec jeux de lumière.

    « La cérémonie militaire du 11-Novembre clôture le cycle de commémoration du 90e anniversaire de la victoire de 1918, lancé en novembre dernier par le Centre d’entraînement des brigades », rappelait le lieutenant-Colonel Philippe Antropius, commandant d’armes de la Place de Mourmelon.

    L’an dernier, des collégiens avaient chanté la Marseillaise lors des commémorations. Ils seront cette année plus d’une centaine à entonner l’hymne national.

    Les anciens combattants apporteront de Bouy la flamme de l’Arc de Triomphe récupérée à Navarin et la cérémonie s’achèvera par un défilé. Une « soupe du poilu » sera ensuite offerte avant qu’un feu d’artifice n’embrasse le ciel.

    « Autre volet des festivités, le Centre d’entraînement des brigades organise une visite guidée en car des cinq villages détruits et jamais reconstruits du camp de Suippes. Des animations sont prévues in situ, deux expositions sur la Grande Guerre ainsi qu’une visite du musée de Suippes. »

    Visite des villages détruits, de 9 heures à 17 heures, départ du PC du camp de Suippes. Un euro le transport en car. Visite du musée Marne 14-18 de Suippes, tarif préférentiel 3 €.

    Et enfin, course du 11-Novembre : départ du gymnase Terme-Hilaire à 13 h 15 pour les plus jeunes, nés en 2002 pour un parcours de 500 mètres et s’achèvera à 16 heures avec le départ des seniors.

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    Union081110i- Marne

    Bazancourt : Une expo sur la guerre 14-18 à l’école
     
    Un expo à découvrir à l’école Croix-Bonhomme.
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    Union081110h- Marne

    Suippes : Journée du livre 14-18
     
    Un dessin de Lionel Allet illustre cette 4e journée du livre.
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  • Forte de l’expérience des trois précédentes éditions, la médiathèque intercommunale de Suippes s’associe au Centre d’interprétation, Marne 14-18, pour inviter à sa prochaine Journée du Livre 14-18, le samedi 15 novembre, à la Maison des associations de Suippes.

    Celle-ci sera précédée d’une soirée cinéma, à 18 h 30, le 14 novembre, salle de la MDA, avec la projection du film « La France » de Serge Bozon (Prix Jean-Vigo 2007).

    Le programme du samedi comprendra des conférences, l’organisation d’une vente de livres, ainsi qu’un débat, animé par l’écrivain-journaliste Hervé Chabaud, qui portera sur la mémoire de la Grande Guerre et la place occupée par les conflits aujourd’hui.

    Cette année seront présents des auteurs de nationalités belge et allemande qui offriront un véritable échange de points de vue.

    Un déjeuner sera servi sur place grâce à la participation de « la Roulante » de l’office de tourisme du Pays d’Argonne.

    Réservations : 03.26.63.52.63 03.26.68.24.09. Médiathèque intercommunale : 9, rue Saint-Cloud, Suippes.

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    Union081110g- Marne

    Vitry-en-Perthois : Les sorties du 11 Novembre
     
    Théâtre.- À Frignicourt, la compagnie La Strada jouera « Mots d’amour, maux de guerre » avec la participation de la chorale de Somsois. Cette pièce de théâtre est un subtil mélange d’écrits de poilus, de chansons d’époque et de textes d’auteur. Deux comédiens et un chanteur musicien feront ainsi revivre en voix et en musique les différentes facettes de cette époque. À la salle des fêtes, à 19 heures. Tarif : 13 euros.

    Dernier jour pour l’exposition sur la Grande Guerre, également visible à l’espace Paul-Bert de 10 à 18 heures, avec une présentation en avant-première du timbre à l’effigie du 90e anniversaire de l’Armistice à 10 heures. Entrée libre.

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    Saint-Hilaire-Jonchery-Souain : Pour se souvenir…
     
    Les écoliers sur les traces historiques des armées de Champagne.
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    Même si les villages nord-marnais ont une sensibilité un peu plus grande lorsqu’on évoque la Première Guerre mondiale, cela peut paraître loin pour des jeunes nés après l’an 2000.

    C’est pourquoi l’équipe enseignante du groupement pédagogique de Saint-Hilaire-Jonchery-Souain a décidé d’emmener ses élèves sur le terrain. Les enfants des deux classes de CE et CM sont allés visiter le monument de Navarin ainsi que le musée de Souain.

    Cette sortie pédagogique, organisée dans le cadre des célébrations du 90e anniversaire de la fin de la guerre 1914-1918 a reçu les commentaires de Michel Godin, ancien maire de Souain, passionné d’histoire locale et concepteur du musée du village. Les petites histoires permettent souvent de comprendre la grande. C’est ce que garderont les écoliers en mémoire pour transmettre le message de paix et d’espoir qui réside dans chaque fin de conflit.

     

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    Union081110e- Marne

    SUIPPES
     
    Patrimoine commun des Français, la Flamme sera en ce jour du 90e anniversaire de l’Armistice, exceptionnellement, en Champagne.
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  • Elle arrivera à Suippes à 10 h 05 pour participer à la cérémonie militaire, ramenée de Navarin, par un relais de jeunes à bicyclette.

    Elle sera accueillie à Somme-Suippe à 11 heures portée par un jeune sapeur-pompier du village et escortée par une douzaine d’autres originaires de la communauté de communes et les pompiers du village.

    A ce jour, 36 communes de la Marne et des Ardennes ont déjà demandé à recevoir la Flamme.

    Toute commune qui enverra un représentant le 11 Novembre à 9 heures du matin à Navarin, avec un mandat signé de son maire, muni d’une lampe à pétrole, pourra recevoir la Flamme pour la placer au cœur de sa commémoration.

    Dans chaque commune, la Flamme sera placée au centre de la cérémonie.

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    Union081110d- Marne

    La grandeur et la misère de la victoire s’exposent à Montmirail toute la semaine
     
    Philippe Henry, passionnée de la Grande Guerre, présente de nombreux mannequins et documents.
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  • A l’occasion du 90e anniversaire de l’Armistice de 1918, la mairie de Montmirail organise, au centre La Rochefoucauld jusqu’au 14 novembre, une exposition sur la Grande Guerre.

    « Grandeur et misère d’une victoire », c’est le titre de cette exposition qui présente des uniformes ainsi que du matériel utilisé par les soldats des deux camps. Les pièces exposées appartiennent à Philippe Henry, conseiller municipal montmillarais passionné de la guerre 14-18.

    « Pour beaucoup de gens, l’Armistice c’est la joie de la victoire, mais pas seulement. Le retour à la vie civile s’est fait dans la misère, pour certains soldats, les conséquences ont été dramatiques », explique-t-il.

    Ce collectionneur passionné possède de nombreux mannequins revêtus d’uniformes originaux. On note l’évolution des couleurs et des tissus. Le passage du gris de fer bleuté au bleu horizon, puis la disparition de la culotte rouge garance. « Personne ne s’attendait à passer l’hiver au front », précise le spécialiste.

    Les évolutions ont été nombreuses pendant cette guerre, c’est ce qu’ont voulu montrer les organisateurs de cette exposition, unique dans le Sud-Ouest marnais. « C’était la première fois qu’un conflit touchait toute la population. Les coutumes ont changé : les femmes ont dû aller travailler à l’usine. »

    L’exposition est agrémentée de panneaux explicatifs sur différents thèmes de la guerre : l’artillerie, l’aviation ou encore le rôle des troupes coloniales.

    Montmirail a été le lieu extrême de l’avancée allemande en septembre 1914. Après quelques jours de combat, le front s’est figé dans le nord de la Marne.

    Bien que relativement épargné par les combats, Montmirail est, comme tout le département, restée très attaché au souvenir des poilus. Avec cette exposition remarquablement documentée, la Ville leur rend un nouvel hommage.

    Rémi Havyarimana

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    Les commémorations du 11-Novembre
     
    Pour marquer le 90e anniversaire de l’Armistice, une délégation de l’association Mondement se rendra le 10 novembre à Paris avec 25 jeunes de l’école primaire d’Anglure. Elle allumera une torche à la flamme de la tombe du Soldat Inconnu. Et la flamme sera accueillie le lundi 10 novembre à 21 h 45 en l’église de Soizy-aux-Bois.

    Sézanne : la flamme viendra à Sézanne le 11 novembre à 10 h 30 en l’église Saint-Denis où le père Berthion célébrera une messe. À 11 h 30, la cérémonie du souvenir se déroulera au monument aux morts de l’hôtel de ville, en présence d’un détachement du 1er RMAT de Connantray. L’orchestre d’harmonie de Sézanne proposera un concert, à 16 heures au Prétoire.

    Courgivaux : cérémonie à la nécropole nationale à 14 h 30 en présence du 1er RMAT de Connantray. La flamme ramenée de Paris sera portée par des jeunes et des anciens combattants.

    Esternay : cérémonie au monument aux morts à 15 h 30. Présence du 1er RMAT de Connantray. La messe sera célébrée à 16 heures par le père Berthion, suivie à 17 heures de la projection du message de paix de Charles Kuentz et du vin d’honneur. La flamme ramenée de Paris sera également portée par des jeunes et des anciens combattants.

    Le Gault-Soigny : la population est invitée à participer à la commémoration. Un rassemblement est prévu devant la mairie à 11 heures, le dépôt de gerbe sera suivi du verre de l’amitié.

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    COMMÉMORATION / Le 11 novembre 1918, à 11 heures, le clairon sonne
     
    Des soldats français, dans la Somme.
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  • La France commémore les 90 ans de l’Armistice et la fin d’un conflit qui a fait près de dix millions de morts. Récit des dernières heures de la Grande Guerre

    A la onzième heure du onzième jour du onzième mois, le 11 novembre 1918 à 11 heures, des milliers de clairons sonnent le cessez-le-feu. La guerre a fait près de dix millions de morts.

    Début novembre 1918, les troupes de l’empereur Guillaume II de Hohenzollern reculent sur tous les fronts occidentaux où le poids militaire et industriel des États-Unis a fait pencher la balance du côté des Alliés.

    « L’offensive finale », déclenchée par les Allemands en mars, leur a permis d’atteindre à nouveau la Marne où elle s’est enlisée. En juillet, sous l’impulsion de Ferdinand Foch, nommé généralissime des armées alliées, le général Henri Gouraud bloque l’avance allemande en Champagne. Dans la Marne, une puissante contre-offensive franco-américaine permet de remporter la seconde victoire de la Marne. Fin septembre, la contre-offensive alliée est générale. Le 4 octobre, le prince Max von Baden, chancelier allemand, télégraphie au président américain Thomas Woodrow Wilson que son pays est prêt à entamer des négociations. Les Alliés exigent une reddition et le départ du Kaiser.

    Le 5 novembre, deux jours après la capitulation de l’Autriche-Hongrie, les choses s’accélèrent. Les ordres sont donnés pour laisser les plénipotentiaires allemands, emmenés par le ministre d’Etat Mathias Erzberger et le diplomate Alfred von Oberndorff, franchir les lignes alliées. Le 7 novembre vers 20 h 30, près de La Capelle (Nord), le caporal Pierre Sellier du 171e régiment d’infanterie sonne le cessez-le-feu, le premier depuis septembre 1914, pour permettre le passage de la délégation allemande. Celle-ci est accompagnée jusqu’à la gare de Tergnier (Aisne), où elle monte dans un train pour la clairière de Rethondes, à Compiègne (Oise), en pleine forêt, où deux voies en épi avaient été aménagées pour l’artillerie lourde. Le train de Foch les y attend. Le 8 novembre à 9 heures, le généralissime reçoit la délégation dans son wagon, une voiture-restaurant réaménagée : « Voulez-vous l’armistice ? » Le général Maxime Weygand lit les conditions arrêtées par les Alliés le 4 novembre à Versailles. Les Allemands demandent l’envoi d’un courrier à Spa (Belgique), QG du maréchal Paul von Hindenburg, commandant en chef. Il y arrive le 9 novembre. Le Kaiser vient d’abdiquer, la République allemande est proclamée. L’autorisation de signer parvient le 10 au soir à Rethondes.

    Dans la nuit du 10 au 11 la séance reprend. Pendant trois heures, les plénipotentiaires allemands discutent chacun des 34 articles de la convention d’armistice lue, puis traduite. A 5 h 20, le lundi 11 novembre, l’armistice est signé pour prendre effet à 11 heures.

    A 1O h 50, le soldat Pierre-Auguste Trébuchon, du 415e régiment d’infanterie, est tué sur les bords de la Meuse. C’est probablement le dernier mort sur le front occidental. A 11 heures pile, pratiquement au même endroit, le soldat Octave Delaluque, également au 415e RI, sonne les treize notes du cessez-le-feu.

    Sur les centaines de kilomètres du front, de la mer du Nord à Verdun, clairons alliés et bugles allemands relaient la sonnerie. A l’arrière, les clochers annoncent à toute volée la fin de 52 mois de guerre. Une quinzaine seulement des 36.000 communes de France n’auront aucun nom à inscrire sur le monument aux morts.  

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    Des cérémonies sans poilus
     
    La France célèbre demain le 90e anniversaire de l’armistice de 1918, avec une cérémonie internationale à Douaumont (Meuse) présidée par Nicolas Sarkozy, pour marquer le temps de « l’histoire » qui s’est ouvert après celui « de la mémoire », avec la mort en mars du dernier poilu. Cette journée du souvenir aura une tonalité bien particulière : au premier rang des cérémonies organisées un peu partout en France, il n’y aura pas de combattants de 14-18 que les livres d’histoire montrent le regard vide, fusil Lebel à l’épaule, dans des tranchées boueuses et jonchées de cadavres. Le dernier d’entre eux, Lazare Ponticelli, s’est éteint le 12 mars, à 110 ans. Parce qu’il pensait que cela serait « un affront à ceux qui sont morts » avant lui, il avait longtemps refusé des funérailles nationales avant de revenir sur sa décision peu avant sa mort. Un hommage solennel lui avait été rendu aux Invalides en présence du président Sarkozy.

    Au fort de Douaumont, haut lieu de la sanglante bataille de Verdun, le chef de l’Etat sera entouré du prince Charles, héritier de la couronne d’Angleterre, de son épouse Camilla et du grand-duc Henri de Luxembourg. Le nouveau président du Bundesrat (Sénat), Peter Müller, représentera l’Allemagne.

    « La réconciliation, ce n’est pas l’oubli. L’oubli ce serait la pire des choses », avait déclaré mercredi à l’Assemblée nationale le secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens Combattants, Jean- Marie Bockel. « En 1918, la France était le champ de bataille de l’Europe, en 2008 elle préside une Europe réconciliée avec elle-même, qui œuvre pour la paix dans le monde », selon lui.

    M. Sarkozy s’exprimera à l’ossuaire de Douaumont, construit dans les années 20 pour accueillir les restes des 300.000 victimes de Verdun. En 300 jours et 300 nuits de combats de février à décembre 1916, 26 millions d’obus furent tirés par les artilleries rivales. Le président de la République se rendra ensuite au cimetière allemand proche du site.

    Avant cette cérémonie qui doit débuter peu avant 11 heures et être diffusée en direct sur TF1 et France 2, Nicolas Sarkozy aura déposé une gerbe au pied de la statut de Georges Clemenceau sur les Champs-Elysées. A 18 heures, M. Bockel ravivera la flamme du soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe.

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    Union081110a- Marne

    L’ÉDITO D’HERVÉ CHABAUD / Commémorer
     
    Veut-on instaurer une police mémorielle et user d’un prisme réducteur du sens de l’histoire pour limiter au plus strict minimum le temps des commémorations ? À la veille du 11 Novembre, les fuites organisées autour du rapport commandé par le président de la République à la commission Kaspi suscitent de vraies inquiétudes. Peut-être parce que les révélations fragmentaires nourrissent les contresens et initient les polémiques. Si l’on a enregistré ces vingt dernières années une inflation du sacré républicain, toute déflation inexpliquée et arbitraire reviendrait à couper la nation des repères inscrits dans son passé. L’histoire s’enracine dans la mémoire. C’est ce qui lui confère sa raison d’être et sa légitimité parmi les savoirs de l’humanité. Mais l’histoire et la mémoire ne sauraient se confondre dans la construction de notre patrimoine commun. Qu’il soit utile de moderniser ces moments solennels d’hommages partagés est incontestable. Encore faut-il que ces rendez-vous nous disent quelque chose de nous-mêmes. Cela passe donc par la transmission d’un savoir qui est une clé offerte à chacun pour mieux comprendre ce à quoi il s’associe. Ceux qui sont tentés par un « Memorial Day » à la française oublient un peu vite notre tradition et notre culture. Ceux qui ont envie de biffer le 8 mai du calendrier au profit d’une Journée de l’Europe oublient que sans la signature de la reddition sans condition des armées nazies, il n’y aurait jamais eu l’Europe. N’est-elle pas née des deux guerres mondiales du XXe siècle ? Ayons le courage d’orienter les politiques de repentance dans d’autres directions que celles des journées commémoratives. Osons redonner sa force unitaire à la mémoire combattante et encourageons avec lucidité le travail complémentaire que les anciens et leurs cadets des associations de la mémoire mènent pour fortifier le lien civique avec la nation et s’extraire des ornières idéologiques.

    Hervé Chabaud

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    Union081109b- Marne

    CHALONS : Elles racontent leur guerre de 14-18
     
    Françoise Pérard revoit les visages des réfugiés ardennais qui vivaient dans sa ferme.
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  • Odette Morcrette n’a pas revu son père, patriote disparu au front.
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  • Mathilde Gall se souvient du premier jour de la guerre.
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  • Elles n’ont pas fait la guerre mais elles l’ont subie. À 100 ans ou presque, leurs souvenirs sont intacts. Françoise, Mathilde et Odette racontent leur guerre de 14.

    FRANÇOISE PÉRARD est la plus jeune. Au début de la guerre, elle n’avait que 3 ans. Et pourtant elle se souvient de tout comme si c’était hier. « Avec ma mère et mes deux frères, nous étions à Saint-Rémy-sur-Bussy. Comme les Allemands approchaient, nous avons été obligés de quitter le pays. »

    La mère de Françoise décide de quitter la Marne pour mettre ses enfants à l’abri. « Nous sommes arrivés dans l’Aube et nous avons dormi dans une étable, derrière les vaches. Mon petit frère n’avait que six mois, ma mère le nourrissait encore au sein. »

    Ne pouvant rester loin de chez elle trop longtemps, la mère de Françoise ramène tout le monde à la ferme familiale qui, au fil des mois, prend des allures de vaste centre d’hébergement pour les réfugiés venus des Ardennes et d’ailleurs.

    « Nous habitions en face de l’État-major. Pour nous les enfants, descendre à la cave pendant les bombardements, c’était une distraction. Mon petit frère, quand il voyait un soldat à moto, il traversait la route exprès. Un jour, un soldat s’est arrêté et lui a mis une bonne fessée. Mon frère était ravi : les soldats, pour nous, c’était des dieux ! »

    Un grand nombre de Pérard ont aujourd’hui leur nom gravé sur les monuments aux morts de la Grande guerre. Son père, qui charriait les munitions sur les champs de bataille et a combattu à Verdun, en est revenu. Pas ses frères. En l’absence du père, la famille regroupée autour des grands-parents, a survécu. « On ne mourrait pas de faim… mais il fallait partager. On allait à l’école… mais on n’a pas appris grand-chose ! On vivait, mais c’était triste. »

    Odette Morcrette avait 6 ans au début du conflit. Née au Mexique, elle vivait en région parisienne. En 1915, elle va à l’hôpital pour voir son père ramené du front avec une épaule presque arrachée. « Il était tellement blessé qu’il fallait l’attraper par les cheveux pour l’asseoir dans son lit ! » À l’époque, elle se souvient du grand-père député qui s’emporte : « Mais enfin, tu es père de famille avec 3 enfants, tu peux te faire réformer ! ». Il a répondu : « Jamais de la vie, on va les bouter dehors d’abord ». Le père d’Odette n’est jamais revenu. Porté disparu.

    Odette se souvient de la détresse de sa mère devant cette absence injustifiable, ce deuil impossible. Elle se souvient aussi d’un autre jour funeste de cette Grande Guerre. « Nous étions à Paris le jour où la gare du Nord a été bombardée. Mes grands-parents nous ont fait quitter la capitale pour nous réfugier près de Cambrai. » C’est là qu’elle a passé le reste du conflit, relativement protégée et épargnée de la faim par la fortune des grands-parents.

    Mathilde Gall non plus n’a pas souffert de la faim. Mais elle a gardé en mémoire toutes les sensations que lui ont inspiré les bombardements, les tirs et surtout l’arrivée des soldats français dans sa rue. Alsacienne au caractère bien trempé, Mathilde Gall avait elle aussi 6 ans en 1914. « Je me souviens du premier jour de la guerre. Nous entendions le sifflement des tirs dans la forêt. La première nuit, on demandait aux gens du quartier de loger des soldats. Je me souviens de ceux qui étaient dans notre mansarde… »

    A Colmar, Mathilde affirme avoir été relativement épargnée par les combats. « La guerre est passée au-dessus de nous ! Quand on entendait un avion, c’étaient les Français qui jetaient des bombes… » Mathilde voit les villages alentour brûler, les soldats passer sur la route. « Un jour, j’ai vu deux ou trois soldats français avec leurs culottes rouges entrer dans la ville. Ils ont été chassés et je crois même qu’ils ont perdu l’un des leurs. »

    L’enfant reste insouciante et parfois inconsciente du danger. Sauf cette fois où elle sauve son frère d’une mort certaine. « En rentrant de l’école, nous devions emprunter un passage près de la Poste et mon frère ne voulait pas y aller. La sirène a sonné et mon frère a voulu continuer sur la route. J’ai tant pleuré en m’accrochant à lui qu’il est venu avec moi. Sinon, il serait mort dans le bombardement qui a eu lieu un peu plus loin sur cette route. »

    En 1918, l’Alsace a vécu une véritable libération. « Quand mon père a vu ce pioupiou arriver qui nous donnait des nouvelles d’une cousine de Paris, il l’a serré dans ses bras et c’était la France qu’il embrassait. » Des larmes dans les yeux, elle conclut : « Du jour au lendemain, nos cœurs sont devenus français ».

    Stéphanie Verger

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    REIMS : 11 Novembre : les cérémonies
     
    LOIVRE

    Rassemblement à 9 heures devant la mairie, dépôt de gerbes au monument aux morts.

    VERZY

    A 11 h 45, rassemblement place de l’hôtel de ville, 12 heures défilé au monument aux morts, dépôt de gerbes.

    CAUREL

    10 h 45, rassemblement place de la mairie, 11 heures dépôt de gerbe au monument aux morts. Vers 11 h 30, remise des prix du concours des maisons fleuries suivie d’un vin d’honneur à la salle polyvalente.

    FRESNE-LÈS-REIMS

    11 heures, rassemblement sur la place de la mairie, dépôt d’une gerbe au monuments au morts, allocution du maire, puis vin d’honneur à la salle municipale.

    MERFY

    Rassemblement à 10 heures place de l’église. Défilé avec la clique « L’Espérance ». Dépôt de gerbes au monument aux morts, vin d’honneur à l’école maternelle, salle de la cantine.

    BAZANCOURT

    10 heures, visite des tombes militaires au cimetière de la commune, par une délégation. 11 h 45, rassemblement au monument aux morts, dépôt de gerbes, appel des morts civils et militaires, sonnerie aux morts.

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    REIMS : Mercredi de la Déportation
     
    La Fondation pour la Mémoire de la Déportation poursuit son cycle de conférences « les Mercredis de la Déportation ». La prochaine aura lieu le 19 novembre, à 17 h 30, à la Maison de la Vie associative, 122 rue du Barbâtre à Reims, salle 101.

    Elle traitera du camp de Neuengamme, un camp méconnu mais, comme le rappelleront Mmes Grassin et Husson et M. Husson, historiens, un camp où de nombreux Marnais furent internés et vécurent un véritable calvaire notamment lors de son évacuation.

    Raymond Gourlin, bien connu des Rémois, apportera son témoignage en particulier.

    Cette conférence est ouverte à tous et l’entrée est gratuite…

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    REIMS : Armistice 1918 : le pôle de santé de Bouleuse
     
    La Grande Guerre est aussi le temps du développement de la radiologie de campagne.

    C’est d’abord une femme célèbre qui prend cette initiative. Marie Curie imagine un service mobile de radiologie et bénéficie des encouragements de l’état-major.

    Pour mener à bien son projet, elle obtient l’autorisation de réquisitionner des appareils à rayons X à Paris, ce qui lui permet d’équiper une vingtaine de camionnettes.

    Ce sont les « petites Curie » qui, en général, sont financées par de riches familles.

    Assistée par sa fille Irène, elle met au point une formation en radiologie qui est dispensée à des équipes féminines.

    Une fois opérationnelles, elles sont envoyées sur le front pour aider les médecins et les chirurgiens à localiser des balles et des éclats d’obus dans le corps des blessés. Ce concours audacieux ne fait pas l’unanimité.

    Certains chirurgiens expérimentés doutent de l’utilité de ces appareils pour opérer avec plus de précision.

    Irène Curie ne tait pas les difficultés rencontrées et se confie à sa mère. Renaud Huynh du musée Curie cite une lettre de la jeune femme de juillet 1916 qui est explicite : « M. Alexandre a raté un petit éclat d’obus qui logeait dans les gros muscles d’une épaule, et cela malgré une localisation. Il a fait transporter le blessé endormi à la radiographie et il a trouvé l’éclat. Il en a aussitôt déduit qu’il n’y a de salut que dans les opérations sous les rayons ».

    La même année, le médecin-biologiste Claudius Regaud, codirecteur de l’Institut du radium avec Marie Curie, crée le Groupement de services chirurgicaux et scientifiques à Bouleuse, un petit village à l’ouest de Reims.

    Il tient à expérimenter l’association sur un même site de laboratoires d’analyses et de services chirurgicaux et de médecine.

    Son objectif est une complémentarité des compétences sur site et la constitution de pôles solides de praticiens à même d’échanger sur les cas cliniques rencontrés.

    Une unité de radiolocalisation des projectiles, un espace de traitement des fractures, un service de soins aux gazés et même une antenne de psychiatrie sont ainsi constitués.

    Pour bon nombre de spécialistes, cette expérimentation marnaise préfigure l’organisation des centres anticancéreux.

    En 1918, le centre de Bouleuse est visité par de nombreux médecins et membres des services de santé alliés, mais également plusieurs généraux. Tous se disent impressionnés.

    Cet épisode de l’histoire de la médecine et de la Première Guerre mondiale a été oublié.

    En ce temps du 90e anniversaire de la fin de la Grande Guerre, c’est aussi une manière de saluer celles et ceux qui ont opéré et soigné les poilus blessés au feu.

    Hervé Chabaud

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    Union081108i- Marne

    REIMS : Reims se souvient de la Nuit de Cristal
     
    C’est dans le square des victimes de la Gestapo qu’aura lieu la commémoration.
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  • La Ville et un groupe d’associations commémorent dimanche après-midi cette tragédie orchestrée par les nazis dans tout le Reich durant la nuit du 9 au 10 novembre 1938.

    À l’automne 1938, les services de propagande de Joseph Goebbels réfléchissent au meilleur moyen de susciter une hystérie antijuive par tout le Reich.

    L’attentat contre le troisième secrétaire de l’ambassade d’Allemagne à Paris, Ernst von Rath, qui est perpétré par un jeune juif polonais âgé de 17 ans, Herschel Grynszpan, sert de déclencheur pour mobiliser les Sections d’assaut et tous les sympathisants du mouvement nazi.

    Le geste désespéré du jeune homme résulte d’une carte postale qu’il reçoit de sa sœur dans laquelle elle lui indique que ses parents et des milliers de juifs polonais vivant en Allemagne sont expulsés et dirigés vers le camp de réfugiés de Zbaszyn à la frontière germano-polonaise.

    Lorsque von Rath meurt le 9 novembre des suites de ses blessures, la responsabilité de sa disparition est attribuée à un complot dirigé par la communauté juive mondiale.

    Violence inouïe

    Dans la soirée du 9 novembre 1938, les rassemblements se multiplient dans tout le Reich et en particulier à Berlin et à Vienne où vivent les communautés juives les plus importantes. Des expéditions punitives d’une violence inouïe sont menées.

    Les synagogues sont profanées et incendiées, des sépultures fracassées et souillées. Les vitrines de centaines de commerces explosent sous les pierres avant que les établissements ne soient pillés et souvent embrasés au moyen de bouteilles d’essence. Des centres associatifs et des locaux de réunions sont saccagés.

    Les juifs croisés dans la rue sont tabassés et parfois lapidés, tués à l’arme blanche ou à coups de pistolet, à coups de barre de fer.

    Leurs domiciles sont fracturés et tous leurs biens brisés ou détruits. Il apparaît très vite que les nazis ont planifié ce pogrom qui reçoit le nom de « Nuit de Cristal ». On dénombre des dizaines de morts et de blessés.

    Très vite, la SS et la Gestapo, qui surveillent le bon déroulement des violences, procèdent à l’arrestation d’environ trois mille juifs qui vont être dirigés vers Sachsenhausen, Buchenwald et Dachau. Ils y restent environ trois mois mais le régime sévère auquel ils sont soumis cause de nombreux morts dans leurs rangs. Ils sont relâchés à condition de s’engager à quitter l’Allemagne sans délai.

    Plus de 2.000 morts

    La communauté juive qui est rendue responsable d’une tragédie dont elle est la victime doit s’acquitter d’une amende d’un milliard de marks et toutes les indemnités d’assurances pour réparer les exactions commises sont confisquées. Le gouvernement en profite pour accélérer la publication des lois et décrets antijuifs.

    L’aryanisation contraint aux transferts des entreprises et commerces à des non juifs, tandis que les écoles confessionnelles sont fermées. Les autres établissements n’inscrivent plus les enfants juifs dont les parents n’ont plus le droit de posséder le permis de conduire ou une voiture et sont soumis à l’utilisation réglementée des transports en commun.

    La discrimination tous azimuts est en marche. À la centaine de synagogues détruites, aux 7.500 magasins dévastés auxquels il faut ajouter plus de 2.000 morts, la Nuit de Cristal est le début d’une persécution sans précédent.

    Hervé Chabaud

    La commémoration des 70 ans de la Nuit de Cristal se déroulera ce dimanche 9 novembre à 17 heures, au square des victimes de la Gestapo, 18 rue Jeanne d’Arc. Au programme des interventions de la maire, d’associations, du sous-préfet, puis formation d’un cercle du silence.

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    Union081108h- Marne

    REIMS-EPERNAY : Serge Ejnès : jusqu’au bout de la vie
     
    Serge Ejnès s’est éteint le 1er novembre 2008 à Tel-Aviv, jour de son 84e anniversaire.
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  • Sa trajectoire est singulière, unique. Visionnaire, curieux de tout, attaché de façon indéfectible à la ville de Reims, il a marqué sa génération, au-delà de sa communauté.

    Dans Reims meurtrie, il est revenu, après guerre, avec ses parents et ses 2 frères Henri et Maurice, résistants, grâce aux Familles rémoises Bachet, Batteux et Laurent, et d’autres « Justes des nations » qui, au cours de leur fuite d’une ville a l’autre, les ont aidé à échapper a l’ennemi nazi.

    Homme d’entreprise

    Serge Ejnès a reconstruit et écrit, avec un grand H, l’histoire de la communauté juive de Reims.

    Il a tout dit, tout écrit sur Reims, la guerre et les juifs. Il a publié : « Histoire des Juifs de Reims pendant la Seconde guerre mondiale » avec les témoignages émouvants de plusieurs déportés.

    Après la seconde guerre mondiale, avec son frère Henri, c’est la création de Joliform/JERF : entreprise de textile qui au plus fort des « Trente glorieuses » employait près de 500 personnes à Reims, Épernay et Château-Porcien.

    Il était pro - actif, entrepreneur en Champagne - Ardenne. Il portait son regard aiguisé sur les arts et les artistes, sur les associations qui savaient valoriser le patrimoine de la cité. Il s’impliquait dans de nombreux projets.

    Parler vrai

    Homme d’ouverture : Avec Hélène, la femme de sa vie, très attachés ensemble aux valeurs altruistes d’un judaïsme « des lumières », sa vision était large. La maison se transformait parfois en forum et il y avait toujours une bouteille de champagne au frais pour un invité de dernière heure… Juif de cœur, ouvert aux autres, au dialogue, à la modernité, Serge a projeté ses idées jusqu’au bout de sa vie et ce comportement d’homme d’ouverture à toute épreuve, lorsqu’il a posé son camp de base en Israël en 1986, ne s’est jamais démenti. Il est resté un Homme d’action qui aimait deux pays : Israël et la France. A sa femme Hélène, ses enfants Michèle, Daniel, Nicole, ses petits-enfants et arrières petits-enfants l’union présente ses condoléances.

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    VITRY-EN-PERTHOIS : La Grande Guerre se décline à l’espace Paul-Bert
     
    Louis Probst est l’un des poilus dont la photo sera présentée au public.
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  • Hier après-midi, les membres du comité s’affairaient encore à installer les panneaux de l’exposition.
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  • A l’occasion du 90e anniversaire de l’Armistice, le Comité cantonal du Souvenir français organise jusqu’à mardi une exposition dédiée aux soldats de « 14-18 ». A voir à l’espace Paul-Bert !

    ILS ne pouvaient pas passer à côté de l’événement. En marge du 90e anniversaire de l’Armistice du 11 Novembre 1918, les membres du comité cantonal du Souvenir français organisent jusqu’à mardi une vaste exposition à l’Espace Paul-Bert.

    « On tenait absolument à marquer le coup, explique Gérald Gaillet, le président de l’association. Alors, au soir de notre dernière assemblée générale, en octobre 2007, on a fini par se lancer… » Tout juste un an avant le grand jour.

    « On est parti de rien : on a simplement passé une annonce dans la presse afin d’obtenir un maximum de photos de soldats », continue l’organisateur.

    Histoires locales

    Et les recherches ont été pour le moins fructueuses : « Grâce à l’aide des familles et de certaines communes, on a réussi à collecter 132 clichés de Poilus en lien avec l’arrondissement ! C’est-à-dire y ayant vu le jour, combattu ou perdu la vie. »

    Ces portraits, pour la plupart extrêmement documentés, seront exposés jusqu’à mardi. Parmi eux, figure notamment le récit de la tragique destinée du couple Probst, originaire de Maisons-en-Champagne, et décoré de la Légion d’honneur à titre posthume.

    Louis, le mari, est en effet mort pour la France le 22 juillet 1918, après avoir été blessé sur un champ de bataille, quelque part dans l’Oise. Sa femme, prénommée Rose, subira le même sort en déportation, au cours, cette fois, de la Seconde Guerre mondiale…

    Autant de parcours et d’histoires, concernant directement des familles locales, qu’il sera dans les allées de l’Espace Paul-Bert durant quatre jours.

    Un timbre en avant-première

    Ce volet de l’exposition y côtoiera les 132 pièces de la collection philatélique de Jacques Siron.

    Ce Rémois, âgé de 84 ans, a réussi, au fil des années, à rassembler de nombreux timbres à date liés à la Grande Guerre.

    Cet après-midi, il pourra d’ailleurs en ajouter un nouveau à son imposant recueil. Entre 14 et 17 heures, un bureau de poste temporaire sera en effet installé sur place pour oblitérer les souvenirs des passionnés avec un timbre à date spécialement conçu pour l’occasion.

    Mardi, interviendra ensuite le second temps fort la manifestation, avec la mise en vente anticipée du timbre édité par la Poste pour le 90e anniversaire de l’Armistice.

    « Nous sommes très fiers de pouvoir le proposer en avant-première, assure Gérald Gaillet, par ailleurs aussi président du club philatélique de Courdemanges, seules trois villes en France auront cet honneur : Tarbes, Verdun et Vitry. Il faut dire que cela s’imposait, car 3 998 corps reposent tout de même au cimetière militaire de la commune ! »

    Une carte postale, représentant la Nécropole, a d’ailleurs été éditée à 500 exemplaires pour être vendue aux visiteurs de l’exposition.

    Un moyen supplémentaire pour ne pas oublier. Et rendre - à nouveau - hommage aux combattants de la Grande Guerre.

    Aurélien Avigliano

    Exposition visible à partir d’aujourd’hui, et jusqu’à mardi, de 10 heures à 18 heures à l’Espace Paul-Bert (19 rue Sainte-Barbe). Entrée libre. Pour tout renseignement, contacter le comité cantonal du Souvenir Français au 09.75.61.15.91.

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    Union081108f- Marne

    VITRY-EN-PERTHOIS : A la bibliothèque aussi…
     
    La bibliothèque municipale a mis les petits plats dans les grands pour commémorer l’anniversaire de l’Armistice.

    Depuis le 28 octobre, et jusqu’au 29 novembre, trente-cinq affiches d’époque sont ainsi visibles au premier étage : « Il s’agit surtout de messages qui étaient placardés dans les rues, confie Céline Lemaire, l’un des agents du patrimoine de la structure. Au cours de Première Guerre mondiale, les affiches ont constitué un moyen privilégié d’expression, notamment pour stimuler la population en faveur de l’effort de guerre. Nous, à la bibliothèque, on a quand même la chance d’avoir réussi à conserver quelques petits trésors ! » Comme ces retranscriptions de discours au sénat, ou ces messages démontrant le bien fondé de la guerre, par exemple.

    Toutes les affiches exposées ont été sélectionnées parmi les 300 que renferme la bibliothèque.

    La plupart ont été illustrées par Victor Prouvé, un artiste reconnu disparu en 1943, qui aurait fêté cette année ses 150 ans…

    A.A.

    L’exposition est à voir aux heures d’ouverture de la bibliothèque : les mardis de 13 h 30 à 18 heures ; les mercredis, jeudis de 9 à 12 heures et de 13 h 30 à 18 heures ; les vendredis de 10 à 12 heures et de 13 h 30 à 18 heures ; et les samedis de 9 à 16 heures.

    Accès gratuit.

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    MOURLELON- LE-GRAND : Les collégiens à Sommepy-Tahure
     
    Les collégiens heureux de cette « visite historique ».
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  • Une centaine d’élèves de 3e du collège Henri-Guilllaumet ont visité la salle mémoriale franco-américaine de Sommepy-Tahure.

    Organisée par le centre d’entraînement des brigades dans le cadre des commémorations du 90e anniversaire de la Victoire de 1918, la visite a permis aux jeunes de découvrir une page d’histoire qu’ils ignoraient, à quelques kilomètres de Mourmelon.

    Le 28 septembre 1918, le 19e régiment d’infanterie de Brest libérait Sommepy ; quelques jours plus tard, c’était la 2e division américaine qui se battait sur le site du Blanc-Mont, à 2 km. Plus de 6.000 Américains y furent tués.

    La fraternisation, issue des combats, a permis la reconstruction du village entièrement détruit : grâce au Sommepy Fund, les donateurs américains financèrent l’électrification et la reconstruction de l’école.

    « Le premier don des Américains fut une vache pour nourrir les bébés », raconta Georges Thiébault aux collégiens. « Ils ont aussi financé la salle mémoriale où une fresque d’un peintre américain représente deux soldats morts - un poilu et un Américain - aux pieds d’une infirmière. »

    Une belle leçon d’histoire que cette amitié franco-américaine qui permit la renaissance de Sommepy à qui fut accolé le nom de Tahure en mémoire du village à jamais détruit !

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    Union081108d- Marne

    REIMS : Les cérémonies du 90e anniversaire de l’Armistice
     

    Lundi 10 novembre

    A 18 h 25, rassemblement devant le cimetière du Nord.

    A 18 h 30, départ du cortège de l’entrée du cimetière vers les carrés 14 et 35 (lecture d’un texte, identification des tombes encore anonymes, lecture d’un poème, chorale de l’école primaire du Jard, minute de silence, musique par l’harmonie municipale).

    Mardi 11 novembre

    A 9 h 30, au monument aux morts place de la République ravivage de la flamme avec celle de l’Arc de triomphe venue du monument de Navarin.

    A 9 h 45, cérémonies au monument des sépultures militaires, sur la tombe de la Légion d’honneur et des médaillés militaires.

    A 10 h 15, arrêt devant la plaque des Lts Herduin et Millant, à 10 h 35 hommage au monument aux morts de la Force noire, à 10 h 45 au monument des sportifs, à 11 heures au fort de la Pompelle, à 11 h 30 au monument des infirmières, à 11 h 35 au monument du Poilu du 132e avec arrêt devant la plaque en hommage au 2e escadron du 16e Dragon.

    A midi, défilé militaire devant la mairie.

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    ARGONNE : 11 Novembre : les initiatives se multiplient
     
    Lors de la cérémonie du 11 Novembre à Vienne-le-Château, l’an dernier.
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  • En Argonne, terre d’histoire, communes et anciens combattants multiplient les initiatives pour proposer des cérémonies du 11 Novembre un peu différentes.

    L’ARGONNE, lieu des batailles sanglantes de la Première Guerre mondiale où des milliers d’hommes ont donné leur vie et combattu pour que nous vivions en paix.

    Tilloy-et-Bellay

    Pour commémorer ce 11-Novembre, le vétéran du souvenir Jean-Marie Albaut - membre de l’association des anciens combattants - ira lui-même prélever la flamme du monument de Navarin (qui a été allumée avec la flamme de l’Arc de Triomphe et transmise au travers de toute la France à l’initiative de l’association du Souvenir Français).

    Un enfant du village portera ce flambeau jusqu’au monument aux morts du village à 11 heures (devant la mairie).

    Sommepy-Tahure

    À Sommepy, ce sont les villages disparus qui seront à l’honneur. 8 h 45 : rendez-vous place de la mairie pour le covoiturage vers Navarin. Attention : l’autorisation de l’armée étant limitée à 10 véhicules, les personnes intéressées pour venir à Tahure doivent obligatoirement s’inscrire à l’avance à la mairie. 9 heures : à Navarin, diffusion de la flamme de l’Arc de Triomphe aux communes environnantes. 9 h 30 : départ de Navarin avec la flamme pour le site du village disparu de Tahure. 10 heures : dépôt de gerbe et lecture de témoignages d’anciens poilus sur le site de Tahure. Départ en relais de la flamme vers Sommepy. 10 h 30 : messe en l’église de Sommepy. 11 h 30 : arrivée du dernier relais de la flamme. Cérémonie officielle et dépôt de gerbe au monument aux morts, en présence de la 5e batterie de réserve du 40e régiment d’artillerie. Possibilité d’effectuer un circuit dans le camp militaire pour visiter les villages disparus au départ de Suippes.

    Vienne-le-Château

    Le thème choisi sera « Les flammes de la mémoire ». Mais attention, ce sera le lundi 10 novembre que les anciens combattants et toute la population de l’Argonne rendront un hommage aux différents monuments aux morts avec la présence de la flamme de l’espoir. Flamme qui sera amenée à Vienne ce lundi, dans la journée. Cette flamme de la mémoire sera récupérée au monument de Navarin par Aimé Gomérieux, André Chevalier (représentants des anciens combattants d’Argonne) et par Paul Gény (représentant de Djebel Argonne).

    Des hommages sous le signe de « La flamme de la victoire » se dérouleront toute la soirée de la façon suivante : 19 heures : hommage devant le monument aux morts de Vienne-le-Château. 20 h 30 : cérémonies à l’ossuaire du plain et du monument de la Division des Loups, et au cimetière militaire de La Harazée.

    En plus de nombreux dépôts de gerbes et de multiples hommages, des bougies allumées auprès de la « flamme de la mémoire » seront déposées par les enfants et les adolescents de l’Argonne.

    Une cérémonie de nuit pour ne pas oublier que, nuit et jour, des hommes ont combattu pour que règne la paix en France. RDV à 18 h 45 sur la place de Vienne.

    Le 11 Novembre ailleurs

    Givry-en-Argonne : en association avec les anciens combattants du canton et la participation de la Clique, un programme a été élaboré. Rendez-vous à 10 h 30 au monument aux morts pour le dépôt de gerbe. Cette année, les élus, la population et les enfants des écoles seront ensuite invités à se joindre à la cérémonie qui se déroulera à La Neuville-aux-Bois à 11 heures, à l’initiative des enseignants du regroupement pédagogique de Givry.

    La Neuville-au-Pont : 9 h 15 : rassemblement devant la mairie. 9 h 30 : dépôt de gerbe au monument aux morts. 9 h 45 : distribution de gâteaux aux enfants des écoles et vin d’honneur. Maffrecourt : dépôt de gerbe au monument aux morts à 10 h 30.

    Chaudefontaine : dépôt de gerbe au monument aux morts à 11 h 15.

    Passavant-en-Argonne : un dépôt de gerbe au monument des Mobiles aura lieu à 11 heures.

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    Union081108b- Marne

    DORMANS : Des tranches de vies sous la Révolution
     
    L’ouvrage de Bernard Boller s’est arraché.
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    18 juillet 1793 : un furieux orage de grêle et de vent cause des dégâts considérables sur le territoire de Dormans. Vignes, champs de blé, de seigle, jardins, vergers, sont perdus. La faim menace ! Le citoyen Dubois vient se plaindre à l’assemblée municipale. Le sieur Guiborat représente 17 fusils restés chez lui. Le sieur Lourdeaux, officier municipal et plusieurs notables négligent de se rendre au comité de nuit. Le citoyen Thelusson vient demander un certificat de civisme…

    Ces tranches de vie sont dues à Bernard Boller, adhérent au Cercle historique et culturel dormaniste, qui vient de présenter son livre « Dormans, une municipalité sous la Révolution ».

    Au fil des 191 pages de l’ouvrage, les vieilles familles de Dormans pourront y croiser un ancêtre. La vie municipale y défile avec ses grands et petits moments. Ce livre, édité à 600 exemplaires, s’est arraché lors de sa présentation au château de la commune.

     

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    Union081108a- Marne

    VERZENAY : « 1561 jours de vie » à la bibliothèque
     
    « 1561 jours de vie », une exposition sur la Grande Guerre.
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    A l’occasion du 90e anniversaire de Grande Guerre, Isabelle Folzer et l’équipe de bénévoles de la bibliothèque proposent une très belle exposition intitulée « 1561 jours de vie ». Cette exposition a été créée par Christian Schopphoven et sera visible et commentée le vendredi 21 novembre de 16 à 18 heures, les samedi 22 et le dimanche 23 novembre de 10 à 12 heures et de 14 à 18 heures.

    On y découvrira des documents officiels, journaux, revues, livres, lettres, cartes postales et de nombreux témoignages. Des objets et mannequins de la collection privée de Jean-François Mouzon seront présentés au public. Selon M. Schopphoven, « cette exposition n’est pas une pièce de plus sur la guerre et ses horreurs. Elle tente plutôt de rendre hommage à la vie quotidienne du Poilu et du civil, de celui qui au front se bat au risque de sa vie, à celui ou celle qui dans les usines, les villes et les campagnes essaie vaille que vaille de « faire tourner » le pays ».

    Une trentaine de tableaux, un diaporama, de nombreuses cartes, gravures et affiches permettront au public de suivre l’évolution du conflit, de la mobilisation à l’Armistice, en passant par Verdun et le Chemin des Dames, les fronts extérieurs.

    On découvrira le rôle des femmes, les moyens de transport, l’organisation des secours, la cuisine, la toilette, les permissions. Mais aussi, la mode et l’humour, très importants quand la mort rode et peut frapper à tout moment.

    Entrée libre. Renseignements au 03.26.49.80.51.

     

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    L’hebdo du vendredi- n° 99 - 081107c

    Les Anciens Combattants de la Marne dans « l’Hebdo du Vendredi »
    Journal gratuit d’information
    N ° 99 - Semaine du 07 au 13 novembre 2008
     
    Se souvenir…

    La Région se mobilise pour fêter ses héros de la Grande Guerre à l’occasion du 90ème anniversaire de l’armistice…

    Entre diverses cérémonies, visites guidées de cimetières et de villages disparus, un monument à la mémoire des combattants de la Force Noire, détruit par l’occupant en 1940, devrait être à nouveau érigé dans la cité des Sacres.

     
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    Hommage à la Force Noire
     
    Plusieurs dizaines de personnalités politiques et militaires, dont les ministres Rama Yade et Jean-Marie Bockel, ont rendu, lundi 3 novembre à Reims, un bel hommage aux soldats africains morts pour la France lors de la Grande Guerre.

    Branle-bas de combat lundi dernier à Reims avec la venue de Rama Yade et Jean-Marie Bockel, respectivement secrétaire d’Etat aux droits de l’homme et secrétaire d’Etat à la défense et aux anciens combattants.

    Accompagnés par une quinzaine d’ambassadeurs de pays africains et d’une foule d’invités, les deux ministres sont venus rendre hommage à « l’histoire exemplaire » des combattants de la « Force Noire » dans le cadre du 90e anniversaire de l’Armistice de 1918. Débarquée du TGV à 13h45, la prestigieuse délégation a été accueillie comme il se doit, par une troupe d’officiels plutôt fournie. Ainsi, aux côtés d’Adeline Hazan, maire de Reims, se pressaient Jean-Paul Bachy, président de la Région Champagne-Ardenne, René-Paul Savary, président du conseil général de la Marne, et plusieurs autres personnalités de la vie politique rémoise et de l’armée. Profitant à peine du grand air, les invités de marque rejoignaient rapidement leurs bus respectifs estampillés Ville de Reims (5 au total !), afin de ne pas prendre de retard sur un planning bien chargé. Escorté par des motards de la police, sous le regard médusé des passants, l’imposant cortège s’est rendu à toute vitesse au pied du monument des « Forces Noires », boulevard Henri Vasnier, tel qu’il a été reconstruit en 1963 suite à sa destruction par les Nazis en 1940.

    Après plusieurs dépôts de gerbes, en à peine 10 minutes, Jean-Marie Bockel et sa suite ont regagné promptement leurs sièges afin de rejoindre le musée Saint Remi pour y inaugurer l’exposition « Reims sur le Front 1914- 1918… Tenir ». Pour ce second arrêt de la journée, l’effervescence montait d’un cran. Au milieu d’une cohue invraisemblable, Rama Yade tentait de suivre de son mieux les indications de Raymond Riquier, commissaire de l’exposition, sous les crépitements ininterrompus des flashs de photographes qui, dans leurs efforts louables d’immortaliser la scène, n’hésitaient pas à jouer des coudes et à culbuter certains éléments du décor. Au bout d’une vingtaine de minutes, les nombreux visiteurs quittaient au pas de course lemusée, bien trop étroit pour l’occasion, direction la place de l’hôtel de Ville, lieu choisi pour la cérémonie officielle ouverte au public. Durant celle-ci, les discours, chants patriotiques et lecture de poème se sont succédés, rendant un vibrant hommage aux hommes ayant appartenus au corps des tirailleurs sénégalais. On apprenait alors officiellement que le monument rémois dédié aux Héros de l’Armée Noire allait bientôt renaître grâce aux efforts conjugués de l’Etat et des collectivités territoriales.

    J. D

     

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    Hommage à la Force Noire : Ils ont dit…
     

    Adeline Hazan, maire de Reims : « C’est avec fierté que nous voulons faire renaître sur notre sol le monument aux héros de l’Armée Noire qui existait entre 1924 et 1940… il s’agit d’un hommage à tous ceux qui ont traversé des épreuves inhumaines… d’une nouvelle étape dans le parcours que notre mémoire républicaine doit aux peuples africains… ».

    Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat à la défense et aux anciens combattants : « Les tirailleurs sénégalais ont écrit une page héroïque de la première guerre mondiale… cette histoire exemplaire de la Force Noire doit entrer dans tous les foyers et toutes les écoles de France afin que nul ne puisse ignorer le sacrifice de ces hommes venus d’ailleurs… ».

    Rama Yade, secrétaire d’Etat aux droits de l’homme : « Le peuple français a une dette envers les tirailleurs sénégalais. Cette dette est sacrée… combien de fois ai-je entendu dire : à quoi sert-il d’aimer la France puisque nos grands-parents qui l’ont aimé jusqu’à mourir pour elle, n’y ont rien gagné. Contraste saisissant entre la fierté des tirailleurs et la colère des petits-fils. Au point que je me demande parfois si les hommages aux tirailleurs ne devraient pas être plus efficaces que la discrimination positive pour apaiser nos chérubins de banlieues. Non, je ne me le demande pas. J’en suis sûre… ».

     

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    Hommage à la Force Noire : La renaissance d’un monument
     
    Si on ne connaît pas encore exactement quand sera reconstruit le monument aux Héros de l’Armée Noire, en revanche, on sait à qui on doit cette résurrection annoncée : Cheikh Sakho. Membre de l’association pour la réhabilitation du monument aux tirailleurs d’Afrique noire (Armatan), ce Rémois sensibilise depuis plusieurs années élus et personnalités afin de reconstruire le monument détruit sous l’occupation en 1940. En début d’année, en pleine campagne municipale, il rencontre Adeline Hazan pour lui évoquer son projet.

    La future maire s’engage alors à le porter, si elle est élue. Six mois se sont écoulés depuis et l’idée de Cheikh Sakho a fait son chemin dans les méandres de l’administration.

    Jean-Marie Bockel a ainsi confirmé que l’Etat allait « s’engager » aux côtés des collectivités territoriales pour faire renaître le monument à l’identique. Des études de faisabilité, financées par les ministères des affaires étrangères et de la défense, doivent débuter dans les mois à venir. Si la volonté des hommes est réelle, le budget de cette reconstruction est encore loin d’être bouclé si bien que la population et les états africains pourraient aussi être mis à contribution. Adeline Hazan souhaiterait que le monument soit inauguré le 1er novembre 2010.

     

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    HISTOIRE : Le monument aux héros de l’Armée Noire
     
    Alors que depuis 1945, les autorités civiles et militaires nourrissent l’espoir de voir ce patrimoine remis en place…

    l’histoire vient de s’accélérer.

    Retour sur les faits.

    1924 : Reims, ville martyre, offre l’image d’un vaste chantier sur lequel s’activent des milliers d’ouvriers qui participent à la reconstruction. La défense héroïque de la Ville pendant l’été 1918 habite à jamais les mémoires, en particulier les sacrifices consentis par ceux qu’alors on appelle les « Tirailleurs sénégalais ».

    Au lendemain de l’Armistice du 11 novembre 1918, le général Archimard, ancien Commandant supérieur du Soudan français, a fondé la Société des « Amis des Troupes Noires françaises ». Une souscription est lancée au niveau des communes de France, dans le but d’ériger un monument. Un projet est soumis à l’étude de l’architecte parisien Auguste Bluyssens et du Rémois Henri Denoeux sauveur de la Cathédrale. Tous deux élaborent le socle capable de recevoir un groupe en bronze, avec du granite apporté d’Afrique.

    La pose de la première pierre intervient le 29 octobre 1922, en présence du ministre de la guerre André Maginot. Le sculpteur, Monsieur Paul Moreau-Vauthier, réalise un groupe de cinq combattants.

    L’inauguration se déroule le dimanche 13 juillet 1924, en haut du boulevard Henri Vasnier, sur un terrain appartenant à la famille Pommery, offert par Monsieur le Marquis de Polignac.

    L’œuvre représente un sous-lieutenant blanc qui étreint le drapeau français, avec, à sa droite, un tirailleur noir en chéchia qui semble guetter l’ennemi du côté de la Pompelle. À sa gauche un autre tirailleur paraît avoir été surpris au moment où il se lève pour sortir de la tranchée, derrière, deux colosses noirs semblent dire « nous sommes là ». Réalisé en deux exemplaires, cet ensemble a vu sa réplique inaugurée le 3 janvier 1924 à Bamako.

    Le 10 septembre 1940, afin d’effacer la honte infligée par l’Armée Noire, l’occupant allemand dépose le monument et le charge sur un camion en direction de la gare.

    Avec l’aimable collaboration d’Alain Cottez, Président de la Société des Amis du Vieux Reims – Musée - Hôtel Le Vergeur.

     

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    ORCCA : 11 novembre 2008 : une mémoire plus vive que jamais !
     
    Dans le cadre de l’anniversaire de l’Armistice de la Guerre 14-18, l’Office Régional Culturel de Champagne-Ardenne (ORCCA) organise depuis septembre dernier de nombreux événements.
    Point d’orgue : la journée du 11 novembre et sa visite des villages disparus du camp de Suippes.

    Après avoir donné libre expression à 14 artistes régionaux pendant un mois et demi à travers l’opération « Champs de Mémoire », l’ORCCA envoie le bouquet final de sa manifestation consacrée à la Grande Guerre en proposant une journée événement pour les 80 ans de l’armistice. Cinq artistes ont été sélectionnés pour présenter leurs oeuvres en plein air sur le camp militaire de Suippes.

    Le site qui compte cinq villages disparus (Tahure, Hurlus, Perthes-les- Hurlus, Le-Mesnil-les-Hurlus et Ripont) est orné pour l’occasion de sculptures, de représentations en métal, en bois brûlé ou en pierre, le tout pour marquer un contraste entre l’univers de la première Guerre Mondiale et la création contemporaine. Nathalie Dahm, vice-présidente du Conseil Régional en charge de la culture, de la vie cultuelle et du patrimoine, annonce que l’événement sera remarquable :

    « Ce qui sera exceptionnel, c’est la rencontre entre la mémoire régionale et le jeu auquel les artistes se sont confrontés pour la représenter. Notre région est très profondément marquée par ce qui s’est passé entre 1914 et 1918 et cette visite permettra aux Champardennais de pouvoir effectuer leur travail de deuil en admirant les créations d’artistes régionaux qui restent extrêmement marqués par ce conflit. D’un point de vue esthétique, certaines compositions seront surprenantes avec notamment l’érection d’œuvres d’art verticales dans un paysage à l’horizontalité déprimante ».

    A noter que cette initiative n’aurait jamais vu le jour sans la volonté de l’armée de mettre son site en valeur. Depuis trois ans, le commandement militaire du camp de Suippes a mis en place une journée portes ouvertes des villages disparus pour que chacun puisse mesurer l’horreur des premières offensives de la Grande Guerre. Pendant toute la journée du 11 novembre (de 9h à 17h), les visiteurs pourront parcourir de bus en bus les 14 000 hectares du site, une opération qui ne coûte qu’un euro symbolique. Le travail artistique de cette édition 2008 sera le moyen de convaincre davantage les générations, qui ont suivi les poilus, à se dire « Plus jamais ça ! ».

    Emmanuel Lagain

    Renseignements auprès de l’ORCCA : 03 26 55 71 71.

     

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    Manifestations du Souvenir
     

    Villages détruits

    À l’occasion du 90ème anniversaire de l’armistice, le camp militaire de Suippes ouvre exceptionnellement ses portes aux visiteurs, le 11 novembre prochain, pour la découverte des villages détruits du front de Champagne. Sur un espace d’environ 14 000 hectares, cinq villages, Tahure, Hurlus, Perthes-les-Hurlus, Le Mesnil-les-Hurlus et Ripont, furent engloutis lors de la Grande Guerre et jamais reconstruits.

    De nombreuses animations seront proposées : visites commentées, expositions, bureau postal temporaire.

    Visite de cimetières

    Le Parc naturel régional propose, à l’occasion du 90ème anniversaire de la signature de l’Armistice [1918-2008], de découvrir le monument aux morts de Ville-en-Tardenois et les cimetières militaire de Bligny-Chambrecy et de Marfaux. Rendez-vous dimanche 9 novembre à 14 h 30 au monument aux morts de Ville-en-Tardenois.

    Tarif : 5,5 € / personne (gratuit pour les enfants de moins de 12 ans).

    Pour tous renseignements, s’adresser au Parc naturel régional de la Montagne de Reims. Tél. 03 26 59 44 44 ou www.parc-montagnedereims.fr

    Les artistes dans la guerre

    Le Conseil général de la Marne a décidé de mettre à l’honneur l’engagement des artistes dans le conflit, en proposant une série de manifestations autour de son patrimoine de mémoire. Les Archives départementales de la Marne proposent jusqu’au 19 décembre l’exposition « Le Front Invisible » sur le thème des artistes et des camoufleurs dans la Marne, avec une ouverture le 11 novembre.

    « Reims sur le Front 1914-1918… Tenir »
    Dans le cadre du 90ème anniversaire de l’Armistice de 1918, le musée Saint Remi accueille une exposition retraçant l’histoire de Reims pendant la Grande Guerre.

    Installée dans la galerie des Arcboutants, cette évocation iconographique se déploie sur les 4 travées et les deux parvis autour de 6 grands thèmes : Reims avant la déclaration de guerre, Reims dans la guerre en 1914, la destruction, les troupes et les combats, la reconstruction et la Force Noire. Pour cette dernière thématique, outre des photos, les visiteurs pourront observer la maquette du monument dédié aux héros de l’Armée Noire, un symbole détruit en 1940 par les nazis mais qui doit être reconstruit à l’identique d’ici 2010. À noter également que le musée propose une autre exposition consacrée au bombardement de l’hôpital civil.

    À découvrir jusqu’au 30 novembre au musée Saint Remi. Ouvert du lundi au vendredi de 14h à 18h30 et le samedi et dimanche de 14h à 19h.

    Renseignements au 03 26 85 23 26.

    « La Grande Guerre »

    En 20 panneaux, un itinéraire pour comprendre les causes, les étapes et tous les aspects de la vie durant la guerre.

    Du lundi au samedi de 8h30 à 18h30 Hall de l’Hôtel de Ville

    JUSQU’AU 30 NOVEMBRE

    « Artisanat de tranchée 1914-1918 »

    L’expo fait découvrir une production d’oeuvres issues de la Première Guerre Mondiale, qualifiée d’artisanat de tranchée qui aide à passer le temps autant qu’il aide à survivre, avant de devenir une industrie du souvenir.

    Du lun au vend de 9h30 à 12h et de 14h à 17h Archives municipales, 6, rue Robert Fulton

    JUSQU’AU 18 DÉCEMBRE

     

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    EPERNAY : Les poilus investissent Epernay
     

    La ville d’Epernay a alloué 6 000 € à l’association du Poilu de la Marne. Le montant de l’enveloppe servira à la location de véhicules de collection pour les commémorations.

    Vêtus des costumes d’époque, les poilus prendront part au défilé du 11 novembre qui débutera à10h devant l’hôtel de ville.

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    Union081107b- Marne

    REIMS : 11 Novembre : les cérémonies
     

    BAZANCOURT

    10 heures, visite des tombes militaires au cimetière par une délégation. 11 h 45, rassemblement au monument aux morts, dépôt de gerbes, lecture du message du ministre délégué aux anciens combattants, appel des morts civils et militaires.

    BOULT-SUR-SUIPPE

    10 h 45, rassemblement place du monument aux morts, honneur au drapeau, dépôt de gerbe. 14 h 30, salle des fêtes de la commune, le groupe « Arlequin » donnera une représentation théâtrale « Zappe, zappette ».

    BOURGOGNE

    11 h 30, rassemblement sur la place de la mairie. 11 h 45, dépôt de gerbe au monument aux morts.

    CHAMERY
    Rendez-vous devant la mairie à 11 h 30. Défilé, dépôt d’une gerbe.

    CORMICY

    Au-delà des nombreuses animations prévues sur 3 jours (notre édition de jeudi), cérémonie le 11 Novembre à 9h30 au cimetière de la Maison Bleue, à 10 heures au monument du général Rousseau, à 10h15 au cimetière civil et sur la tombe Jean Danyz et à 10h45 au monument aux morts.

    A noter par ailleurs que le dimanche 9 novembre le départ de la marche du souvenir aura lieu à 9 h 30 et non 10 heures.

    ISLES-SUR-SUIPPE

    Cérémonie à partir de 10 h 30 au monument aux morts d’Isles-sur-Suippe, suivie d’une remise de médaille à la salle polyvalente à 10 h 50.

    LES MESNEUX

    Rendez-vous au monument aux morts à 11 h 30 pour le dépôt de la gerbe.

    PONTFAVERGER MORONVILLIERS

    Rendez-vous à la mairie à 11 heures. Départ du défilé au monument aux morts avec la fanfare la Pontfabricienne. Dépôt de gerbes. Retour place de la mairie. Présentation d’une rétrospective de cette époque.

    TAISSY

    10 heures, rassemblement devant le monument aux morts, allocution, dépôt de gerbe, minute de silence.

    WARMERIVILLE

    11 h 30 rassemblement place de la mairie, remise de médaille, dépôt de gerbe, appel aux morts et sonnerie, lecture du message du ministre des anciens combattants.

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    Union081107a- Marne

    PIERRY : Une exposition consacrée à la Grande Guerre
     
    Organisée par l’association du Poilu de la Marne et Ludovic Déléonet, directeur commercial du cellier Vincent d’Astrée à Pierry, l’exposition consacrée à la Première Guerre mondiale est d’ores et déjà un succès, Christophe Guillaume, Didier Blanchard, Michel Japin, Henri Desbordes, Fredy Brun et Michael Ruols présentent une partie de leur collection.
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    Plusieurs mannequins, zouave, Allemand de 1916, artilleur de 1914, Américain de 1917 et un fantassin en bleu horizon sont présentés au milieu d’autres objets d’époque.

    Le clou de l’expo reste l’impressionnant soldat d’un régiment de dragons avec sa monture en grandeur nature en plein centre de la salle au premier étage, à découvrir des photos inédites représentants la guerre dans toute son horreur.

    Exposition au cellier de Pierry, 1, rue Carnot, jusqu’au 29 novembre, du lundi au samedi de 9 h 30 à 12 heures et de 14 heures 30 à 18 h 30, Tél. : 03.26.54.03.23.

     

     

     

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    Union081106f- Marne

    Grande Guerre / Mémoire : Le regard distancié de l’historien
     
    Il y a des idées reçues y compris sur la Première Guerre mondiale.
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  • Dans un petit livre dynamique, le Marnais François Cochet, professeur d’histoire contemporaine à l’université Paul-Verlaine de Metz identifie un certain nombre de clichés et apporte les réponses de l’enseignant-chercheur à quelques raccourcis commodes. C’est didactique et bien écrit et cela permet aussi de mieux comprendre le vocabulaire choisi par les historiens pour raconter ces quatre années infernales.

    C’est ainsi que la notion de Grande Guerre est retenue pour comme l’écrit l’auteur : « mieux rendre compte de l’ampleur des mobilisations industrielles ou intellectuelles au cœur du conflit, même si ces dernières font encore débat parmi les historiens qui s’interrogent notamment sur la part de conventions et de conformisme qu’elles peuvent intégrer ».

    L’expression « Première Guerre mondiale » est plus neutre puisqu’elle s’appuie sur un constat chronologique simple. Il s’agit bien du premier conflit mondial du XXe siècle.

    Listant une série de phrases qui caractérisent un peu vite cette guerre, François Cochet les passe au tamis des connaissances.

    Sur les prémices de la guerre, il en retient trois : l’assassinat de François Ferdinand a déclenché le début des hostilités, les combattants sont partis la fleur au fusil, la guerre devait être courte.

    Sur ce nouveau type de guerre, l’universitaire propose cinq analyses autour de ces affirmations : les Allemands sont mieux équipés que les Français, ce fut principalement une guerre de tranchées, les conditions de vie dans les tranchées étaient terribles, Verdun la boucherie, les femmes sont mises au travail.

    Sur les personnes qui ont marqué ce temps, quatre propos sont décryptés : Clemenceau et Pétain ont fait gagner la guerre, les troupes coloniales ont été sacrifiées, les généraux ont sacrifié leurs hommes pour leur prestige, sans les États-Unis, la guerre aurait été perdue.

    Sur le regard porté de l’après-guerre à aujourd’hui, François Cochet, retient aussi quatre propositions qui sont décortiquées : 14-18 fut un profond traumatisme, beaucoup se sont enrichis grâce à la guerre, la SDN est créée pour éviter les nouveaux conflits internationaux, toute une génération a été sacrifiée inutilement. En refermant ce livre on retiendra que la Grande Guerre résiste à la modélisation.

    Comme tous les grands drames humains, elle est complexe et contradictoire et témoigne : « que le cataclysme est dorénavant à portée de la technologie humaine ».

    Hervé Chabaud

    François Cochet, « La Première Guerre mondiale », collection idées reçues, Le Cavalier bleu, 128 p.

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    Union081106e- Marne

    11 Novembre : les cérémonies dans l’arrondissement
     
    AUMENANCOURT : La cérémonie aura lieu au monument aux morts de Pontgivart dès 11 heures en présence des sapeurs-pompiers.

    BOURGOGNE : 11 h 30, rassemblement place de la mairie, 11 h 45, dépôt de gerbe au monument aux morts.

    CHAMPIGNY : Dépôt d’une gerbe au monument aux morts avec la participation de la fanfare « Les Dauphins » à 11 heures.

    CHIGNY-LES-ROSES : Rassemblement place Pommery à 11 heures, départ du cortège pour le dépôt de gerbe au monuments aux morts.

    EPOYE : Cérémonie devant la mairie avec la participation des écoliers du village à 11 heures.

    LES MESNEUX : Rendez vous au monument aux morts à 11 h 30 pour le dépôt de la gerbe. La cérémonie sera suivie d’un vin d’honneur à la salle des f êtes.

    LES PETITES-LOGES : 11 h 30, rassemblement place de la mairie puis dépôt de gerbes au monument aux morts à 11 h 45.

    PONTFAVERGER : Rendez-vous à la mairie à 11 heures. Defilé au monument aux morts avec la fanfare la Pontfabricienne. Dépot de gerbes. Dépot de la Flamme de l’arc de triomphe. Allocution.

    Retour du cortège place de la Mairie. Présentation d’une rétrospective de cette époque. Distribution de brioches aux enfants.

    SAINT-THIERRY : 10 h 45, rassemblement devant la mairie. Cérémonie sur la tombe du soldat Leglu au cimetière à côté de l’église.

    PRUNAY : Rassemblement place de la mairie à 11 h 30, dépôt de gerbes au monument aux morts et visite au cimetière.

    SERZY-ET-PRIN : Cérémonie avec la participation de l’AFN avec à 11 heures, rassemblement place de la mairie puis dépôt d’une gerbe au monument aux morts.

    TRIGNY : Rendez-vous à 10 h 30 sur la place du village puis dépôt de gerbe au cimetière et au monument aux morts.

    TROIS-PUITS : Rassemblement à 11 heures devant la mairie puis défilé au monument aux morts.

    VILLERS-FRANQUEUX : Rendez-vous devant la mairie à 10 h 15. Dépôt de gerbe au monument aux morts à 10 h 30 accompagné de la fanfare la Pouillonnaise.

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    Union081106d- Marne

    REIMS : 11 Novembre dans la Couronne
     
    TINQUEUX

    Rassemblement sur le parvis de l’église Sainte-Bernadette, mise en place des drapeaux à 14 h 15. Recueillement devant le monument aux morts à 14 h 30.

    Dépôt de gerbes-minute de silence. Défilé en direction de la salle des fêtes Guy-Hallet, où un vin d’honneur sera offert à l’issue de la cérémonie.

    CORMONTREUIL

    A 11 heures, messe en l’église de Cormontreuil, collecte des bleuets. 12 h 10 au cimetière, dépôt d’une fleur par les enfants du conseil municipal, sur la tombe des soldats morts pour la France, sonnerie aux morts. 12 h 15, cérémonies aux monuments, appel aux morts, dépôts des gerbes, remise de décorations. 12 h 45 vin d’honneur offert par la municipalité.

    BÉTHENY

    A 11 h 15 : dépôt d’une gerbe devant la plaque commémorative de la mairie annexe du Petit-Bétheny. 11 h 30 : dépôt d’une gerbe au monument aux morts de Bétheny. Vin d’honneur offert à l’issue de la cérémonie au Foyer rural.

    BEZANNES

    A 10 h 50, recueillement devant le monument aux morts. A l’issue de la cérémonie, la municipalité offrira un vin d’honneur.

    SAINT-BRICE-COURCELLES

    Rendez-vous sur la place de la mairie à 11 h 45, pour un défilé jusqu’au monument aux morts où une gerbe sera déposée.

    WITRY-LÈS-REIMS

    A 10 h 30, rassemblement place de la mairie, à 10 h 45, défilé jusqu’au cimetière, dépôt de fleurs par les enfants sur les tombes des victimes de guerre, puis cérémonie au monument aux morts. Au retour à la salle des fêtes : distribution de brioches aux enfants et vin d’honneur.

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    Union081106c- Marne

    BLIGNY-CHAMBRECY-MARFAUX : Visites des cimetières militaires
     
    La visite guidée passera notamment par le cimetière de Bligny.
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    Le Parc naturel régional propose, à l’occasion du 90e anniversaire de la signature de l’Armistice (1918-2008), de découvrir le monument aux morts de Ville-en-Tardenois et les cimetières militaires de Bligny-Chambrecy et de Marfaux.

    Cette visite permettra à la fois de rappeler le sacrifice de nombreux hommes de toutes les nations engagées dans ce meurtrier conflit et d’expliquer ce mouvement qui, à l’issue du conflit, a conduit à l’édification des monuments aux morts et des cimetières militaires, témoins d’un passé encore présent dans les esprits.

    Rendez-vous dimanche 9 novembre à 14 h 30 au monument aux morts de Ville-en-Tardenois.

    Tarif : 5,5 € par personne (gratuit pour les enfants de moins de 12 ans).

    Pour tous renseignements, 03.26.59.44.44.

     

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    Union081106b- Marne

    FISMES : Les anciens combattants préparent l’année 2009
     
    Prochaine animation : le spectacle musical de fin d’année.
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    Le comité de direction de la section fismoise des anciens combattants de l’UNC51 s’est réuni autour du président Browarny afin de préparer la saison 2009.

    Outre les traditionnelles fêtes patriotiques, l’association proposera la galette des rois à ses adhérents le 9 janvier.

    L’assemblée générale et la remise du drapeau nouvelle génération aura lieu le 22 mars, quelques jours avant le congrès départemental d’Epernay le 5 avril. Pour mémoire, la troupe musicale de l’association prépare un spectacle musical pour la fin d’année, les répétitions ont lieu les mercredis de 17 à 19 heures.

    Pour tous renseignements : Maurice Browarny au 03.26.50.16.20.

     

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    Union081106a- Marne

    SAINTE-MENEHOULD : Devoir de mémoire : une femme s’investit
     
    Un petit bout de femme, au cœur sensible, qui aimerait que d’autres jeunes suivent son exemple.
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    Fait exceptionnel de nos jours de voir un porte-drapeau du sexe dit faible.

    C’est pourtant la surprise appréciée par les Ménéhildiens en ce jour du 1er Novembre, voyant le drapeau du Souvenir Français porté par une jeune femme. Coiffeuse de métier dans un salon ménéhildien, Sarah Deflandre, habitant la petite commune de Moiremont, est entrée au Souvenir Français voilà 3 ans.

    « Mon investissement dans cet acte de porte-drapeau est pour moi une fierté. Surtout aujourd’hui car c’est la première sortie du drapeau de notre association locale. Fierté car cette passion me permet de perpétuer et d’assurer la pérennité du devoir de mémoire et de reconnaissance envers les anciens.

    Je suis fière également car je considère comme un honneur de me retrouver avec émotion, lors de commémorations, auprès des anciens qui ont combattu pour notre liberté ».

    Ce petit bout de femme blonde vit comme une véritable passion ce nouveau geste, avec l’espoir de voir d’autres jeunes : « porter le drapeau français avec respect, pour ne pas oublier ce que nos anciens ont fait pour nous »

     

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    Union081105f- Marne

    REIMS : 11 Novembre
     
    Dans le cadre des cérémonies qui se dérouleront à l’occasion du 90e anniversaire de l’armistice de 1918, la section de Reims de l’association nationale des cheminots anciens combattants (Ancac) organise une cérémonie le 11 novembre à 10 h 30 devant la plaque commémorative située à la gare SNCF de Reims.  
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    Union081105e- Marne

    REIMS : Inciscrétions
     
    Combien ça a coûté ?

    Le journaliste Jean-Pierre Pernaut n’était pas invité à la grand-messe médiatique organisée lundi à l’occasion de la venue de Jean-Marie Bockel et Rama Yade. Il n’en reste pas moins que beaucoup se sont posé sa question favorite. Combien ça a coûté ? Nul doute que la maire ne manquera pas de le dire lors de la prochaine séance de conseil municipal…

    Maladroit

    « Bravo, vous n’avez pas fait de fausse note. Ce n’est pas évident. » À l’issue de l’hommage aux morts rendus au pied du monument édifié à la mémoire de la Force noire, le secrétaire d’Etat Jean-Marie Bockel a cru bon faire cette remarque aux musiciens. Un grand classique qui ne les a pas fait rire du tout.

    Plaidoirie

    Il n’a pas sa carte professionnelle, mais il est intervenu au cours de la conférence de presse qui a suivi l’hommage à la Force noire. Le Picard Maxime Gremetz, député communiste, a demandé à Jean-Marie Bockel de ne pas oublier non plus la Somme lors des prochains hommages rendus à l’occasion du 90e anniversaire de l’Armistice de 1918. Promis, a dit le secrétaire d’État à la Défense et aux Anciens combattants

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    Union081105d- Marne

    DORMANS : Mémorial : belle exposition et journée d’appel pour les jeunes
     
    À voir jusqu’au 11 novembre, l’exposition de Gérard Rondeau.
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    Mardi 11 novembre, le mémorial des batailles de la Marne à Dormans fermera ses portes pour la trêve hivernale.

    Un mémorial qui actuellement abrite une très belle exposition photographique de Gérard Rondeau intitulée « Les Fantômes du chemin des Dames, le presbytère d’Yves Gibeau ».

    Les groupes toujours bienvenus

    Déjà, de très nombreux visiteurs ont librement parcouru les travaux de l’artiste. Une exposition qui tous les jours est visible de 10 heures à midi et de 14 h 30 à 18 heures.

    Après le 11 novembre, ce mémorial dormaniste pourra toujours être visité par les groupes. Il suffira pour cela de contacter le secrétariat des bénévoles qui fait visiter le site au 03.26.57.77.87 ou l’office de tourisme local au 03.26.53.35.86.

    Mais pour un petit groupe de jeunes gens originaires du canton, nul besoin de contact ou de rendez-vous pour se rendre sur place. En effet ceux-ci auront le jeudi 13 novembre la presque obligation d’être présent, dès le petit matin. C’est en effet au mémorial, dans les salles du proche château, ou encore dans l’enceinte du collège, qu’ils effectueront leur journée d’appel de préparation à la défense.

    Une journée délocalisée exceptionnelle, qui entre dans le cadre du 90e anniversaire de l’armistice de la Grande Guerre, et qui se clôturera par la remise des certificats par les officiels.

     

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    Union081105c- Marne

    GERMAINE : Fin de la Grande Guerre : l’hommage rendu aux poilus
     
    La commune de Germaine a décidé de fêter la fin de la Première Guerre mondiale en rendant hommage aux Poilus. Exposition et théâtre sont ainsi au menu
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  • GERMAINE a orné ses rues de fleurs bleues, symboles de la fin de la guerre, et posé aux entrées du village des panneaux représentants un poilu. Éric Gérard, passionné par cette période de l’histoire et collectionneur, a décidé de partager ses souvenirs en proposant une exposition sur la vie des poilus.

    « Mots d’amour maux de guerre »

    La commission culture présentera une exposition à la Maison du bûcheron, du 8 au 16 novembre. Des panneaux composés de photos seront prêtés par l’ONAC (office nationale des anciens combattants) partenaire de l’opération. Des objets de collection, armes, photos, mannequins (parfois en situation) seront exposés et des films seront diffusés, toujours grâce à Éric Gérard.

    Mardi 11 novembre, le maire, Corinne Demotier, proposera une commémoration particulière pour les 19 poilus morts au champ d’honneur. Elle évoquera pour certains d’entre eux des souvenirs de leur passé ; et des enfants du village nommeront les noms des 19 victimes de la Grande Guerre. Mercredi 12 novembre à 19 heures, la MJC d’Aÿ accueillera une représentation théâtrale au foyer rural « Mots d’amour, maux de guerre ». Des chansons interprétées par la compagnie La Strada avec la participation du chœur Toboggan, feront découvrir des lettres échangées entre les poilus, depuis le front, et leurs familles. Les matinées des 10, 13 et 14 novembre seront consacrées aux écoles de la communauté de communes. Elles pourront venir visiter l’exposition et Éric Gérard sera à leur disposition pour répondre aux questions.

    Exposition du lundi au vendredi de 14 à 18 heures. Week-end et 11 novembre de 10 à 18 heures.

    Entrée : 2 euros à partir de 15 ans.

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    Union081105b- Marne

    VITRY-EN-PERTHOIS : 11 Novembre : des cérémonies dans l’arrondissement
     
    MAROLLES

    Mardi à 11 heures devant le monument aux morts avec la participation des représentants de l’ECRS.

    Un vin d’honneur clôturera cette cérémonie du souvenir.

    MARGERIE-HANCOURT/ SAINT-UTIN

    La municipalité invite les habitants à participer aux cérémonies du 11 Novembre avec les anciens d ’ AFN des ACPG et de l ’amicale du 11 novembre, les enfants des écoles, les sapeurs-pompiers.

    RV à la mairie de Margerie-Hancourt à 11 h 30, au monument aux morts 11 h 45, cette cérémonie sera suivie d’un vin d ’honneur à la mairie.

    LUXÉMONT-VILLOTTE

    Pour la première fois, la municipalité de Luxémont-Villotte organise une cérémonie du 11 Novembre à 9 h 30 au monument aux morts.

    Le Cercle des XVII sera présent pour l’accompagnement musical.

    BLAISE-SOUS-ARZILLIÈRES

    La municipalité organise une cérémonie avec rendez-vous à 11 h 45 devant la mairie pour un défilé vers les différents monuments de la commune avec dépôt de plaque sur la sépulture de Claude Jouanneteau.

    La cérémonie sera suivie d’un vin d’honneur offert par la mairie et d’un repas pris en commun à la salle des fêtes du village, organisé par l’Union nationale des combattants. Rés. au 03.26.74.66.46.

    FRIGNICOURT

    Une gerbe sera déposée au monument aux morts mardi. Le rassemblement est fixé à 11 h 45 place de la mairie où se formera le défilé pour se rendre au monument aux morts.

    Cette cérémonie sera suivie d’un vin d’honneur à la mairie.

    GIFFAUMONT-CHAMPAUBERT

    À 11 h 15, cérémonie aux monuments aux morts des villages disparus de Champaubert-aux-Bois et Chantecoq, puis cérémonie au monument aux morts de Giffaumont, place de l’église.

    Vin d’honneur offert par la municipalité dans la salle du foyer rural.

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    Union081105a- Marne

    EPERNAY : Les commémorations du 11 Novembre
     
    Pour marquer le 90e anniversaire de l’armistice de la Grande Guerre, une délégation de l’association Mondement se rendra lundi 10 novembre à Paris avec 25 jeunes de d’Anglure, sur la tombe du Soldat inconnu.

    La Flamme sera accueillie à 21 h 45 dans l’église de Soizy-aux-Bois.

    Le flambeau parviendra à Sézanne le 11 novembre à 10 h 30 à l’église St-Denis, où le père Berthion célébrera une messe.

    La cérémonie du souvenir se déroulera au monument aux morts de l’hôtel de ville, en présence d’un détachement du 1er régiment de Connantray.

    Ce même détachement participera à la cérémonie à la nécropole nationale de Courgivaux à 14 h 30, puis à la cérémonie au monument aux morts d’Esternay à 15 h 30. Dans cette commune, la messe sera célébrée à 16 heures par le père Berthion, suivie de la projection du message de paix de Charles Kuentz et du vin d’honneur.

    À Le Gault-Soigny, la population est invitée à participer à la commémoration. Un rassemblement est prévu devant la mairie à 11 heures, le dépôt de gerbe sera suivi du verre de l’amitié.

    Les Pleuriots sont invités à la messe à 10 h 30 à Marigny. Il y aura un dépôt de gerbe à 12 heures au monument aux morts de Pleurs.

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    Union081104i- Marne

    REIMS : Un hommage grandiose aux héros de l’armée noire
     
    Jean-Marie Bockel, Rama Yade et Natié Pléa, ministre de la défense et des anciens combattants du Mali, ont déposé une gerbe au pied du monument aux héros de l’armée noire.
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  • La musique du régiment de tirailleurs sénégalais d’Epinal avec leur bélier pour mascotte.
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  • Étaient présents aussi, le regard tourné vers 17 drapeaux africains : Natié Pléa, le ministre de la Défense de la République du Mali, les ambassadeurs du Togo, du Niger, de la République Centrafricaine, de la République du Cameroun, des Comores, de la République de Guinée, de la République du Tchad, de Madagascar, de la République du Bénin et des représentants des ambassades de la République de Djibouti, de la République de Côte d’Ivoire, du Burkina-Faso.
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  • Rama Yade, très émue lors de la visite de l’exposition « Reims, sur le front 1914-1918, Tenir », présentée jusqu’en janvier au musée Saint-Remi.
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  • Rama Yade a posé avec de jeunes Rémois dont l’arrière grand-père camerounais, Jules Yem, avait combattu en 1914-1918 dans « les tirailleurs sénégalais »
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  • Le public convié à la manifestation organisée devant l’hôtel de ville n’était pas nombreux en ce jour de semaine.
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  • Le monument aux héros de l’armée noire sera reconstruit. Hier, les représentants de l’État, de la Ville, de la Région et du Département s’y sont engagés solennellement.

    LA détermination du Rémois Cheikh Sakho, associée à la promesse de la maire Adeline Hazan suivie par l’État et les collectivités locales, a payé. Hier, au cours d’une journée marathon présidée par Jean-Marie Bockel, secrétaire d’État à la Défense et aux Anciens combattants et Rama Yade, secrétaire d’État aux Affaires étrangères et aux Droits de l’homme, tous se sont engagés à financer la reconstruction du monument aux héros de l’armée noire. L’occasion surtout de grands discours pour saluer la mémoire de ces héros parfois oubliés et tous mal récompensés pour leur sacrifice par la France coloniale (lire en page départementale).

    Bus.

    Pas moins de six bus remontant la Place de la République à contresens ont été mobilisés hier pour transporter tous les participants (personnalités civiles et militaires et journalistes) aux cérémonies, de la gare au monument, du musée Saint-Remi à la mairie.

    Peur.

    Le TGV des deux « ministres » est arrivé à l’heure, mais Jean-Marie Bockel a eu une grande frayeur quand le train s’est immobilisé quelques minutes pour un arrêt technique.

    Gerbes.

    Symbole de l’engagement pour refaire le monument, tour à tour, la maire, les présidents de région et du département et les deux secrétaires d’État ont déposé une gerbe au monument aux morts des héros de l’armée noire.

    Visite guidée.

    Raymond Riquier, commissaire de l’exposition, a fait le guide au musée Saint-Remi sous l’œil un peu triste du conservateur du site, Marc Bouxin, qui a tout de même eu droit à la photo souvenir sur le perron du musée.

    Émotion
    .

    Sur une place de l’hôtel de ville décorée avec une mini-tente, un grand écran et une méga tribune, en présence des soldats du 1er Régiment d’artillerie de marine de Laon, les participants ont vécu de beaux moments d’émotion avec notamment le passage de Mirages, les chœurs de l’armée française, et la lecture du superbe « Poème liminaire » de Léopold Sédar Senghor par une artiste de la Cie « Ici et maintenant ».

    Repentance et promesse.

    Chacun à sa façon, les intervenants ont insisté pour que la mémoire des soldats de l’armée noire ne soit jamais oubliée. « Il faudrait qu’elle rentre dans toutes les écoles », a même dit Jean-Marie Bockel. C’est de loin le discours de Rama Yade qui a été le plus applaudi (lire par ailleurs).

    Hommage.

    La maire Adeline Hazan a tenu à saluer l’action de Cheikh Sakho et de son adjoint Jacques Cohen, chevilles ouvrières de la manifestation.

    Financement.

    Le monument que la maire voudrait voir inaugurer le 1er novembre 2010 devrait bénéficier dans un premier temps d’une subvention de 30.000€ des ministères des Affaires étrangères et de la Défense pour financer les études et une journée d’étude sur l’histoire de la force noire. Les États africains et la population seront aussi mis à contribution pour boucler le budget dont le montant n’est pas encore estimé.

    Conférence.

    Ce soir à 19 heures, Hervé Chabaud donnera une conférence à la médiathèque Falala sur le thème : « La bataille de Reims. »

    Textes : Alain Moyat Photos : Rémi Wafflart et Alain Moyat

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    Union081104h- Marne

    REIMS : Grande Guerre : l’hommage nécessaire aux Héros de la Force noire
     
    Les personnalités ici au musée Saint-Remi de Reims.
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  • L’histoire est une source de partage, un bien commun de la nation. Tous les fils qui y ont contribué méritent la même reconnaissance, parce qu’ils ont été des acteurs dont le courage et l’abnégation s’inscrivent dans une fidélité indestructible à la République et aux valeurs humanistes qu’elle incarne.

    Si l’hommage solennel rendu hier aux héros de la Force noire a permis d’acter cette équation civique, un grand pas aura été accompli pour une mémoire fidèle aux terrifiantes réalités de la Grande Guerre. Venus du Sénégal, du Mali, du Tchad, de Côte d’Ivoire, ils sont tombés pour que la France ne tombe pas. Aussi avons-nous comme l’a exprimé avec gravité et profondeur Rama Yade, secrétaire d’État aux Droits de l’homme : « une dette sacrée ». Dans un discours décapant et à la fois porteur de sagesse, la jeune ministre a associé dans le même hommage respectueux tous les soldats venus d’Afrique et engagés dans les deux guerres mondiales du XXe siècle. La sincérité de ses propos a donné ce petit supplément d’âme qui fait qu’une parole est entendue. Sa liberté de ton a fait mouche lorsqu’elle a dit préférer à la discrimination positive, l’association des jeunes des quartiers à l’hommage à leurs aînés, pour bien leur montrer qu’ils ont été l’honneur de la France et qu’il est un devoir de les sortir de l’oubli.

    Il y a dans l’engagement des uns et des autres : « un héritage qui est un ferment d’une unité nationale qu’on ne retrouve nulle part ailleurs ». Rama Yade, en rendant aussi un hommage appuyé à Jean Moulin pour avoir défendu les soldats noirs de Chartres contre les accusations ignominieuses des nazis conquérants, a fait le lien dans le temps entre l’ardeur et le courage réciproques, la vigueur de l’esprit humaniste, la force morale de la tolérance et la beauté de la paix entre les peuples.

    Jean-Marie Bockel, secrétaire d’État à la Défense chargé des Anciens Combattants a salué : « l’épopée héroïque de la Force noire ». Avant d’ajouter : « Ces événements nous lient pour toujours ».

    Est-ce la raison pour laquelle il souhaite que cette partie de l’histoire ne soit pas omise de l’enseignement à l’école ? Le ministre de la Défense et des Anciens Combattants du Mali, Nathier Pléat a insisté sur la force de l’histoire : « source de partage et non d’affrontements ».

    Auparavant, Jean-Paul Bachy, président du conseil régional de Champagne-Ardenne a invité à : « bien méditer les leçons d’histoire » et René-Paul Savary, président du conseil général de la Marne s’est attardé sur « l’exigence de fidélité à la mémoire ». « Ces soldats venus d’Afrique ont alors découvert que la civilisation européenne régressait vers le chaos et la sauvagerie ».

    Accueillant les seize ambassadeurs africains et les ministres invités, la maire de Reims Adeline Hazan, dans un discours très républicain, a dit son immense fierté de rendre hommage à : « ces soldats qui ont tout donné pour défendre la liberté et la République ». Cet hommage poignant aura un prolongement : l’inauguration dans le parc de Champagne à Reims, le 11 novembre 2010 du nouveau Monument aux Noirs, le même que celui que les nazis avaient détruit. L’État contribuera à cette renaissance comme la Ville de Reims, le Département et sans doute la Région.

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    Union081104g- Marne

    COURTISOLS : Expo 1918 : un nouvel hommage
     
    « 1918 : du cauchemar à la victoire » : tel est le thème de la nouvelle exposition présentée à Courtisols. Pour un nouvel hommage aux Poilus dans le cadre du 90e anniversaire de l’Armistice.
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  • Les figurants et M. Dupuis, président du Souvenir français et animateur de l’expo.
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    LE comité du Souvenir français de Courtisols présente du dimanche 9 au mardi 11 novembre à la salle polyvalente, la quatrième et dernière édition de l’exposition portant sur la Grande Guerre.

    De dimanche à mardi

    Ce nouvel hommage rendu aux combattants de 1914-1918 intervient dans le cadre du 90e anniversaire de l’armistice. Il rappellera le souvenir des 210 mobilisés du village ou celui d’un aïeul.

    Intitulée « Du cauchemar à la victoire », cette manifestation est réalisée avec le soutien matériel et logistique de la commune. Un partenariat avec l’établissement de communication et de projection audiovisuelle de la Défense autorise la projection de films d’archives comprenant des images de la Marne (Châlons-sur-Marne, Sommepy etc..) Le président du comité du Souvenir français, M. Dupuis, retracera la vie d’avant-guerre dans les villages champenois puis les grands événements de 1914 à 1918 avec à l’appui des documents, des objets (machines à coudes, son histoire et son emploi). L’année 1918 avec la participation des Américains aux batailles décisives (Bois-Belleau, Blanc-Mont etc…) et à la reconquête d’une fraction de territoire marnais sera évoquée au moyen de supports visuels, mannequins, figurants.

    Projection de films

    La projection du film « La Force noire » retracera l’engagement des troupes venues d’Afrique. Enfin, l’interprétation musicale à la cornemuse symbolisera les souffrances britanniques engagées à Passendaele.

    L’exposition est ouverte au public le dimanche 9 novembre à partir de 14 h 30. L’animation incluant la projection de films est prévue de 15 à 18 heures. Le lundi 10 novembre, il est à noter une visite par les scolaires. Enfin, les amateurs d’histoire et les passionnés auront également la possibilité de découvrir ce travail de mémoire le mardi 11 novembre de 14 h 30 à 18 heures.

     

     

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    Union081104f- Marne

    SAINTE-MÉNEHOULD : Cérémonies du souvenir sous la pluie
     
    Un dépôt de gerbes au cimetière.
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  • Les manifestations de commémoration de la journée du souvenir se sont déroulées samedi dernier sous la pluie. Les cérémonies ont débuté par une messe célébrée en l’église Saint-Charles, suivie d’un dépôt de gerbes sous le porche de l’ancien collège Chanzy par Bertrand Courot, maire et conseiller général, Maurice Kegelaer, secrétaire en chef de la sous-préfecture, et le général Bernard Jean.

    Il s’en est suivi les sonneries réglementaires et la Marseillaise. Les présidents et porte-drapeaux des associations d’anciens combattants étaient également présents ainsi que le corps des sapeurs-pompiers ménéhildiens accompagnés des JSP.

    Les autorités civiles et militaires ainsi que tous les participants se sont ensuite rendus au cimetière militaire sur la route de Florent où la secrétaire du Souvenir français a lu le message du président général de cette association.

    Les autorités ont ensuite effectué une brève visite de la nécropole militaire avant que ne soient rendus les honneurs aux drapeaux.

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    Union081104e- Marne

    CHALONS : Marne Memory 44 : premier anniversaire
     
    Vendredi soir, le président de l’association de reconstitution de la Seconde Guerre mondiale, Marne Memory 44, Frédéric Lemaire, organisait sa première assemblée générale.
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  • En effet, creéé voici un an, elle est aujourd’hui bien implantée dans la ville. « Rappeler et entretenir le devoir de mémoire pour rendre hommage à toutes les personnes civiles ou militaires qui ont vécu le second conflit. Préserver le matériel et le patrimoine militaire et civil, rassembler les personnes et les biens en rapport avec cette période, voici nos buts » explique le président.

    Cette toute nouvelle association participe régulièrement aux différentes commémorations avec la particularité que les membres portent les tenues d’époque lors des anniversaires des grandes dates de la Seconde Guerre mondiale.

    Le matériel et les véhicules d’époque font également partie du spectacle. Frédéric Lemaire a souhaité remercier à l’occasion de l’assemblée générale, la municipalité ainsi que l’association des anciens combattants pour leur soutien durant cette première année d’existence.

    Pour plus de renseignements, contacter le président au 06.29.74.50.83.

    Des passionnés lors de cette assemblée générale.

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    Union081104d- Marne

    VIENNE-LE-CHATEAU : Les flammes de la mémoire
     
    Grande cérémonie le lundi 10 novembre en soirée.
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    A l’occasion des commémorations du 90e anniversaire de la victoire de 1918, le comité de l’Ossuaire de la Gruerie de Vienne-le-Château organise une grande cérémonie.

    Celle-ci se déroulera dans le cadre de l’opération « les flammes de la victoire » le lundi 10 novembre en soirée. De 19 à 20 heures cérémonie devant le monument aux morts de l’Ossuaire du plain puis au cimetière de Saint-Thomas ainsi que celui de La Harazée.

    Des bougies et flambeaux seront déposés sur les monuments et les croix des Nécropoles après avoir été allumés à la flamme de l’Arc de Triomphe qui a été amenée jusqu’au monument de Navarin où celle-ci aura été cherchée.

     

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    Union081104c- Marne

    EPERNAY : Armistice : les Poilus de la Marne à la mise en scène
     
    Les Poilus de la Marne ont décliné 42 propositions pour être à Epernay le 11 novembre !
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  • C’est toute une fresque de notre Histoire que les Poilus, avec d’autres figurants, s’apprêtent à nous faire revivre le 11 novembre avec un défilé historique pour le 90e anniversaire !

    INDÉFECTIBLEMENT au rendez-vous chaque année, sur tous les fronts des commémorations, les Poilus de la Marne ont choisi Epernay pour célébrer le 90e anniversaire de l’Armistice. « Avec Michel Japin, le secrétaire, on l’a voulu ainsi, alors qu’on a eu 42 demandes pour défiler ce jour précis, dont une à Monaco », commente le président de l’association, Didier Blanchard. Ils iront plus tard…

    « La ville d’Epernay a tout de suite été partante », se réjouissent-ils. Une subvention de 6.000 € a été allouée par la ville aux Poilus, pour l’organisation de cette cérémonie. « On loue des véhicules de collection de l’époque : un taxi de la Marne, une ambulance américaine Ford T, peut-être un camion Nash Quad. » Déjà 3.000 € du budget sont consacrés à se procurer un camion De Dion Bouton, dans lequel pourront monter des porte-drapeaux.

    Un défilé historique

    Pour cet événement, les Poilus font aussi venir un groupe anglais de reconstitution historique. « Ils revêtiront l’uniforme… russe. » Il y aura aussi un groupe alsacien, qui endossera l’habit piou piou, bleu et rouge garance avec les Poilus, ainsi que le bleu horizon pour la période 15-18. Marins américains, anglais et français, infirmières : « On sera une soixantaine à défiler en costumes d’époque ».

    Selon Didier Blanchard, « de plus en plus de jeunes de moins de 18 ans rejoignent les Poilus de la Marne ». Leur spécialité est la reconstitution historique et leur spécificité est d’entretenir le souvenir des hommes et des femmes impliqués dans les grands conflits mondiaux. « Ces jeunes s’intéressent à leurs aïeuls - la famille est au premier plan - puis à l’histoire locale. » Celle-ci est profondément marquée par la Grande Guerre. Avec deux batailles particulièrement connues, sur le Sézannais à Mondement et à Dormans, lors du repli de la seconde attaque allemande, les terres marnaises recèlent même encore quelques vestiges des faits militaires, avec des casques, masques à gaz, « tout ce qui était en fer », que l’on retrouve encore dans des champs.

    Programme

    Mardi 11 novembre, à 8 h 15, prière œcuménique et dépôt de gerbe au pied du mémorial des déportés près de l’église Saint-Pierre Saint-Paul, suivie de différentes cérémonies : à 9 heures au cimetière Nord, hommage aux morts des guerres 1870-1871, 1914-1918, 1939-1945, aux anciens combattants d’AFN, anciens d’Indochine et TOE, et aux soldats morts en service. À 9 h 30, rassemblement au carrefour des rues de l’Egalité et Jean-de la Fontaine à La Villa, dépôt de gerbes et d’une palme au cimetière de La Villa. À 10 heures, les véhicules des sapeurs-pompiers seront rassemblés avenue de Champagne devant l’hôtel de ville pour la formation du cortège avec l’Avenir Musique, les Poilus, les délégations scolaires avec les véhicules de collection.

    À 10 h 30, dépôts de gerbes aux monuments aux martyrs de la Résistance et de l’hôtel de ville.

    F. N-H.

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    Union081104b- Marne

    EPERNAY : Vauquois 1918 sur RCF radio l’Épine
     
    Marie-Andrée et Henri-Jean Genand, de l’association des Amis de Vauquois.
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    Pendant 4 ans, Français et Allemands se sont livrés à une guerre souterraine pour contrôler la butte de Vauquois à la limite de la Marne et de la Meuse.

    Cette guerre de mines a détruit le village qui a été reconstruit plus tard en contrebas. Grâce à la volonté de Claude Parent et des bénévoles des « Amis de Vauquois et de sa région », le site a été aménagé pour permettre la visite des galeries.

    Marie-Andrée et Henry-Jean Genand nous racontent cet épisode tragique de la Grande Guerre.

    Vendredi 7 novembre à 7 h 20, 12 h 15 et 19 h 15 sur RCF radio l’Epine (91.6 ou 88.6 FM, et www.rcf.fr).

     

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    Union081104a- Marne

    REIMS : Armistice
     
    La médiathèque accueille plusieurs rendez-vous à l’occa¬sion des 90 ans de l’Armistice

    - Mardi 4 novembre à 19 heures. « La Bataille de Reims en 1918 » par Hervé Chabaud, édi¬torialiste et rédacteur en chef adjoint au journal l’union.

    - Jeudi 6 novembre à 19 heures. « La Force Noire » par le Colonel Champeaux, directeur du musée militaire de Fréjus. Cette conférence-débat est précédée de la projection du film La Force Noire, d’Eric Deroo et Antoine Champeaux (2007).

    - Mardi 18 novembre à 19 heures. « Les fusillés sans jugement de Fleury et la mémoire du sous-lieutenant Herduin à Reims » par Jean-Pierre Husson. Professeur agrégé honoraire et docteur en histoire, Jean-Pierre Husson a créé et anime le site Internet « Histoire et mémoires des deux guerres mondiales », sur lequel ont été mis en ligne des dossiers sur les monuments aux morts marnais et les monuments rémois liés au souvenir de la Première Guerre mondiale. Cette conférence (durée 1 heure environ) est suivie à 21 heures de la projection du film Les Sentiers de la gloire de Stanley Kubrick (1957). Entrée libre. Tél. : 03.26.35.68.00.

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    Union081103l - Marne

    REIMS : MONUMENTS AUX NOIRS / Bockel et Rama Yade aujourd’hui à Reims
     
    Les visages des soldats noirs de la maquette originelle du monument ressemblent à des personnages de Tardi
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  • Coup d’envoi national aujourd’hui à Reims, des cérémonies commémoratives du 90e anniversaire de l’Armistice de 1918. L’occasion de parler de la renaissance du monument aux noirs.

    AFIN d’honorer la mémoire des héros de l’armée noire qui ont défendu Reims en 1918, Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens combattants et Rama Yade, secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères et aux Droits de l’Homme, accompagnés de nombreuses personnalités africaines, seront cet après-midi à Reims.

    Avant la visite de l’exposition « Reims sur le front 1914-1918, tenir » présentée au Musée Saint-Rémi et une grande cérémonie officielle publique place de l’hôtel de ville, ils iront s’incliner sur le monument aux héros de l’armée noire refait à l’économie en 1963 sous la forme de deux obélisques symbolisant l’union des combattants métropolitains et africains.

    Ils seront surtout amenés à prendre connaissance du projet de renaissance du monument inauguré en 1924 mais détruit en 1940 par les nazis, honteux d’avoir été battus à Reims par des « tirailleurs sénégalais ».

    A petits pas

    « Le dossier avance, même si aujourd’hui, il est impossible de savoir s’il sera refait ou pas à l’identique », explique Jacques Cohen, adjoint au tourisme, l’une des chevilles ouvrières du projet.

    « On est réaliste et raisonnable. » Contact a été pris avec plusieurs ministères, la Drac et les musées nationaux pour étudier la faisabilité d’une renaissance du monument. « Le ministère de la Défense nous a assurés d’une subvention pour qu’une étude soit faite sur le monument à l’armée noire édifié à Bamako, identique à celui fait à Reims en 1924. Les spécialistes diront s’il est possible de faire une reproduction à l’identique à partir des données techniques relevées sur place. C’est important car le prix du monument peut aller de 700.000 € à 1,2M€ et jusqu’à 2M€ selon que ce sera une copie ou une interprétation, avec le concours d’un artiste, forcement plus cher. »

    Considérant que le financement pourrait se faire selon une répartition 60 % des collectivités et de l’État et de 40 % par des privés, Jacques Cohen confirme que l’association Aman pour l’Afrique noire est constituée.

    Elle a pour président d’honneur Éric Deroo, spécialiste des troupes coloniales ; le colonel Claude Mademba Sy pour président.

    En espérant une inauguration pour le 11 novembre 2010 au parc de Champagne.

    Le programme

    A 14 h 15, dépôt de gerbes au monument des Forces noires.
    A 14 h 30, visite de l’exposition au musée Saint-Remi.
    A 15 h 10, cérémonie patriotique place de l’hôtel de ville où tous les Rémois sont conviés.

    Alain Moyat

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    Union081103k - Marne

    REIMS : « Tenir » une expo sur 1914-1918 au musée Saint-Remi
     
    Plusieurs belles pièces sont présentées comme une gargouille de la cathédrale crachant du plomb fondu.
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  • Après avoir déposé une gerbe au pied du monument aux héros de l’armée noire, Jean-Marie Bockel, Rama Yade, les ambassadeurs africains et de nombreux journalistes iront cet après-midi au musée Saint-Remi inaugurer une exposition sur la Grande Guerre intitulée « Tenir » - sous la conduite de Raymond Riquier, commissaire de l’exposition - et préparée en liaison avec de nombreux services de la ville. « À l’aide de documents et une iconographie de grande qualité, l’idée est de présenter le rôle de la ville de Reims durant la Première Guerre mondiale ; Reims, ville martyre dont la résistance et l’héroïsme ont permis de tenir le front et de barrer la route de Paris aux Allemands », souligne Marx Bouxin, conservateur du musée Saint-Remi.

    Six thèmes

    L’exposition présentée sur 300 m2 dans la salle des arcs-boutants aux couleurs ambrées se décline selon six thèmes :

  •  une présentation de la ville à la Belle Époque ;
  •  le déclenchement de la guerre 1914 et la tragédie de la cathédrale incendiée par des obus le 19 septembre 1914 racontée par le célèbre journaliste Albert Londres ;
  •  le pilonnage de la ville durant toute la guerre et les conséquences sur la vie quotidienne (vie, école et conseil municipal dans les caves à champagne) ; l’héroïsme et la résistance avec les troupes françaises et russes (de juillet 1916 à mars 1917) au fort de la Pompelle, l’épisode du lieutenant Herduin, un Rémois fusillé par erreur et sans jugement près de Verdun et l’exploit du 2e escadron du 16e régiment de Dragons qui a détruit dans l’Oise l’aviation de reconnaissance allemande ;
  •  la reconstruction de la ville de 1919 à 1924 ;
  •  l’hommage à la Force noire avec l’inauguration le 14 juillet 1924 du monument aux héros de l’armée noire qui ont été près de 6.000 à défendre la ville.

    Références littéraires

    Plusieurs belles pièces sont présentées : la maquette qui a servi à faire le monument malheureusement détruit en 1940 par les nazis, une gargouille de la cathédrale crachant du plomb fondu, une maquette de la cathédrale de Reims et une sculpture de Kern sur « la liberté. »

    De nombreuses références littéraires accompagnent la présentation des objets et documents avec le poète américain Alan Seegers, Jean Giono qui était avec les Russes à la Pompelle, Philippe Barrès auteur de « La guerre à vingt ans », Clémenceau qui s’est fait enterrer avec un bouquet de fleurs que lui avait donné un soldat à La Pompelle. Il relata l’épisode dans ses mémoires : « De la terre champenoise, des têtes hirsutes surgirent fantastiquement d’invisibles trous de mitrailleuses. Faces muettes, les uns impassibles, d’autres au sourire grave qui font mine de s’aligner pour le salut militaire… Voilà ! Et une rude main me présente un petit bouquet de fleurs crayeuses, augustes de misère et flamboyantes de volonté ! »

    Projection par petites séquences d’un film dédié à la Force noire.

    À voir aussi dans une petite salle, une exposition photos sur le musée Saint-Remi durant la Grande Guerre alors qu’il était un hôpital civil occupé par les Allemands, puis son bombardement et l’incendie de 1916.

    Alain Moyat

    Exposition à voir au musée Saint-Remi à partir d’aujourd’hui 16 heures et jusqu’au 4 janvier 2009. Tous les jours de 14 à 18 heures.

    Entrée gratuite.

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    Union081103j- Marne

    REIMS : cérémonie d’hommage aux Héros de l’Armée noire
     
    Dans le cadre du 90e anniversaire de l’Armistice de 1918, une cérémonie d’hommage aux Héros de l’Armée Noire de Reims, lundi 3 novembre à Reims, présidée conjointement par Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat à la Défense et aux anciens combattants, et Rama Yade, secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères et aux Droits de l’Homme, réunira à Reims les représentants des pays africains concernés.

    C’est devant eux que sera annoncé le projet de renaissance du Monument aux « Héros de l’Armée Noire », inauguré en 1924 puis détruit vers 1940.

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    Union081103i - Marne

    FISMES : Le programme du 11 Novembre
     
    Fismes commémore l’engagement des soldats américains pour la fin de la Grande Guerre.

    Dans le cadre du 90e anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale, plusieurs manifestations seront organisées par la ville de Fismes en collaboration avec l’American Battle Monuments Commission et les associations des anciens combattants et victimes de guerre, des médaillés militaires et du Souvenir français.

    Exposition à l’hôtel de ville

    Des panneaux faisant le point sur l’avancée des troupes américaines et la situation de Fismes en 1918 sont présentés à l’hôtel de ville.

    Michel Montalbetti a également participé à l’exposition en apportant des objets ayant appartenu à la vie quotidienne des soldats américains pendant la Grande Guerre. Du samedi 8 au vendredi 14 novembre. Entrée libre de 14 à 18 heures au 1er étage de l’hôtel de ville.

    Ouverture possible en matinée pour les groupes sur réservation.

    Cérémonies officielles

    Le rassemblement pour la cérémonie officielle du 11 Novembre avec dépôt de gerbes aux deux monuments aux morts, en présence des autorités et porte-drapeaux des associations, aura lieu à 11 heures, départ de l’hôtel de ville. La cérémonie sera suivie d’un vin d’honneur.

    Conférence

    À partir d’une projection de vidéos et d’images d’archives, le rôle des troupes américaines dans les combats de l’Aisne et de la Marne sera présenté par Jeffrey Aarnio, superintendant de l’American Battle Monuments Commission (organisme gouvernemental des Etats-Unis pour la conservation des monuments et cimetières américains).

    La présentation sera suivie des questions du public.

    Entrée libre. Vendredi 14 novembre à 20 h 30 à la salle des fêtes de Fismes.

    Pour tout renseignement, contacter la mairie au 03.26.48.05.50.

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    Union081103h- Marne

    REIMS : Hommages aux morts pour la France
     
    Des dépôts de fleurs ont notamment été effectués à la mairie.
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  • Plusieurs cérémonies ont eu lieu hier matin à Reims dans le cadre du jour des défunts.

    À 11 heures, personnalités et associations se sont retrouvées au cimetière de l’avenue de Laon pour un dépôt de gerbes de fleurs devant le monument des Français et Françaises qui reposent dans les cimetières d’Algérie et d’Outre-mer.

    Syndicats et élus à la mairie

    À 11 h 30, de nombreux représentants du conseil municipal emmenés par Jean-Claude Laval (adjoint en charge notamment des cérémonies officielles) et des syndicats municipaux ont déposé à nouveau des gerbes devant les plaques dédiées à la mémoire des membres de l’administration et du personnel de la Ville de Reims : dans le grand escalier d’honneur (morts pour la France au cours de la Guerre 1914-1918) et dans le hall de la Grosse Écritoire (Morts pour la France au cours de la Guerre 1939-1945). Est-ce le fait de la présence de nouveaux élus, toujours est-il que ces cérémonies ont mobilisé beaucoup plus de monde que l’année dernière.

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    Union081103g - Marne

    TINQUEUX : Jeunes et anciens fleurissent les tombes des soldats de 14-18
     
    Les membres du comité des anciens combattants ont fleuri 11 tombes, en présence d’Eliane Nocton, adjointe au maire.
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  • Comme c’est la tradition le 1er novembre, le président Gilles Richard et les membres du comité des anciens combattants et victimes de guerre de Tinqueux, en présence d’Eliane Nocton, adjointe représentant la ville de Tinqueux, ont déposé des chrysanthèmes sur les sépultures des soldats de la guerre 14-18 tombés sur le sol de la commune.

    Un parcours de mémoire, effectué par les élèves du lycée Croix-Cordier dans le cadre des activités extrascolaires de l’année 2007-2008, leur a permis de retrouver 11 sépultures de soldats, de les rénover avec l’aide des ateliers de la commune chargés de l’entretien des tombes et de redonner une identité à ces morts de la guerre 14-18 qui sont enterrés et quelquefois oubliés dans l’ancien cimetière communal des Frères Glorieux.

    Un geste de mémoire d’une grande sobriété de la part des participants qui s’associeront également dans quelques jours aux cérémonies du souvenir du 11-Novembre qui se dérouleront à 14 h 30 devant le monument aux morts de Tinqueux.

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    Union081103f - Marne

    MOURMELON-LE-GRAND : La Grande Guerre s’expose à la bibliothèque
     
    Des bustes ont été sculptés pour cette occasion.
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  • Une exposition chasse l’autre à la bibliothèque municipale de Mourmelon-le-Grand. Remplaçant celle sur le développement durable sensibilisant à l’avenir de la planète, une exposition sur la Grande Guerre propose elle de faire œuvre de mémoire à quelques jours de la commémoration du 90ème anniversaire de la Victoire de 1918.

    Mourmelon, ville de garnison située à proximité des champs de bataille, ne pouvait manquer de donner à cette commémoration une particulière solennité : prise d’armes nocturne le 11 novembre et feu d’artifice sont notamment prévus.

    L’exposition, conçue par l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre, qui sera exposée à partir de ce lundi et jusqu’au 15 novembre retrace les événements de la guerre. Elle présente aussi le témoignage original de trois Poilus au travers de citations, dessins et caricatures. On peut y lire les lettres d’Henry Arnault à son épouse et y admirer les dessins de l’artiste marnais Renefer, réalisés pendant la guerre pour sa fille puis rassemblés dans un carnet « Belle Petite Monde, histoire de poilus racontée aux enfants ».

    Les caricatures d’Olivier Touzeau qui croque à la façon des journaux satiriques le quotidien des Poilus contribuent aussi à rendre cette belle exposition très illustrée, intéressante tant pour les enfants que pour les adultes.

    Dans quelques jours, une autre exposition intitulée « Pour ne jamais oublier » sera présentée au square Jean Jaurès. Elle rend hommage aux Mourmelonnais morts pendant la Grande Guerre. Enfin, un spectacle au centre culturel le 11 novembre, « Cœurs tranchées » mêlant correspondances privées et chansons d’époque devrait clore ces quinze jours de commémoration à Mourmelon.

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    Union081103e - Marne

    CHALONS : Le devoir de mémoire version Frédéric Lemaire
     
    Frédéric Lemaire, ici avec une emblématique jeep.
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  • Président de la toute jeune association « Marne Memory 44 », Frédéric Lemaire est un fana de véhicules et plus particulièrement de reconstitutions de la Seconde Guerre mondiale. Rencontre.

    Votre association est toute jeune mais surtout très active, pouvez-vous nous la présenter en quelques mots ?

    « Marne Memory 44 a été créée officiellement le 19 octobre 2007, elle regroupe des hommes et des femmes passionnés par l’histoire de la Seconde guerre mondiale. Telle est la base qui nous anime. Notre but consiste via des reconstitutions, commémorations et organisations de spectacles vivants, à perpétuer l’histoire et entretenir le devoir de mémoire afin de rendre hommage à tous les civils et militaires qui ont vécu le conflit »

    Y a-t-il un profil particulier pour faire partie de votre structure ?

    « Pas du tout, il suffit simplement d’être passionné et rigoureux. Nous sommes une vingtaine actuellement, issus de milieux totalement différents. Le doyen est âgé de 74 ans et le benjamin a fêté ses 17 ans.
    Nous comptons six femmes dans nos rangs. »

    Vendredi soir se tenait votre AG ; hier, vous organisiez une bourse Militaria à Coolus. Y a-t-il aujourd’hui un regain d’intérêt pour la Seconde guerre mondiale ? Et pour quels véhicules ?

    « En général sur les bourses, vous côtoyez une grosse partie de passionnés puis des professionnels.

    Dans le domaine, les collectionneurs sont pointilleux, et ce, dans le moindre détail. Si vous achetez une tenue, il vous faut bien évidemment les accessoires d’époque, ça va jusqu’à la montre.

    Côté véhicules, la jeep est toujours très en vogue car ce véhicule utilisé durant le conflit est très pratique à garer. Certes, elle consomme, mais le budget n’est pas énorme. Pour d’autres engins, il faut anticiper.

    J’ai pour ma part fait l’acquisition d’un GMC. Il a fallu que je réalise des travaux dans mon garage afin de le conserver de manière optimum, c’est ça la passion… »

    Parmi vos projets figure la gestion d’un parc de 10 véhicules. D’où viennent-ils ?

  •  « Il y a un an suite à une rencontre avec l’association des Anciens combattants de Châlons présidée par Pol Cher, nous apprenions qu’une structure comme la nôtre serait la bienvenue pour restaurer et ainsi préserver dix véhicules supplémentaires, restés propriété de la ville et utilisés auparavant par une association qui a mis fin à ses activités il y a cinq ans.

    Nous avons signé un accord le 2 février dernier et mis en place un plan d’organisation. Après des années de sommeil, nous veillerons avec l’aide des membres de la Maison du combattant à la bonne présentation d’une partie des engins statiques et ferons à nouveau rouler certains engins lors de manifestations ».

    À quelle occasion pouvons-nous vous voir défiler ?

  •  « Cette année, nous avons participé au 64e anniversaire de la capitulation allemande et reconstitué un camp américain au château de Coolus, nous étions présents lors des portes ouvertes du 402e RA, lors du défilé du 13 juillet mais aussi lors du 64e anniversaire de la Libération de Châlons.

    Les amateurs de l’époque ont pu nous rencontrer sur la foire. Prochainement, nous nous rendrons à Bastogne.

    Nous souhaitons être présents aux grandes dates, représenter les combattants alliés en tenue avec du matériel d’époque. Le public aime ».

    Recueilli par David Zanga

    De la BM à la Jeep

    Né le 19 mars 1969 à Saint-Dizier (Haute-Marne), Frédéric Lemaire exerce la profession de conducteur de trains… dans le civil, mais est également gendarme de réserve.

    Marié, père de trois enfants, dont Romain qui débute lui aussi les reconstitutions, Frédéric a toujours été attiré par les mécaniques et les véhicules. Point de départ pour cet habitant de Breuvery-sur-Coole : il intégrait une association de personnalisation d’autos au début des années 1990, avant d’animer un club BMW en Champagne.

    La « révélation » Seconde guerre mondiale eut lieu lors du 59e Anniversaire du débarquement en Normandie. L’ambiance camp militaire et la méga bourse d’accessoires ont vite séduit notre Marnais qui avait fait le déplacement. « J’ai acheté le blouson d’un soldat US et c’est parti comme ça », insiste le président de « Marne Memory 44 ».

    Bon défilé !

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    Union081103d - Marne

    CHALONS : Toussaint : l’hommage aux morts pour la France
     
    La Toussaint, traditionnel rendez-vous des associations d’anciens combattants. Qu’il pleuve ou qu’il vente, ils sont fidèles à rendre un hommage solennel aux morts pour la France.
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  • FAMILIALE, la Toussaint, est aussi un rendez-vous important pour les associations d’anciens combattants, de résistants, de déportés et de rapatriés. Avec eux, porte-drapeaux et public ont de nouveau rendu un hommage solennel aux morts pour la France. Au cours de trois rendez-vous incontournables.

    Plaque

    Le premier rendez-vous, dès 9 heures, a réuni en un comité restreint Ceux de la Libération, l’amicale de la Résistance, son président Jean Chabaud et les élus au monument de la Résistance avec dépôt de gerbes et lecture des disparus, morts en déportation dont les noms sont inscrits sur une plaque à l’entrée de la prison.

    Mémorial

    Le second rendez-vous a eu lieu à 11 heures au cimetière de l’Est au pied du Mémorial du Souvenir français, sous la présidence de Christian Michel son délégué marnais, à la mémoire des victimes militaires et civiles de toutes les guerres.

    Hommage solennel à tous les disparus, héros anonymes qui ont payé de leur vie pour la défense du pays.

    Une brève cérémonie avec dépôt de gerbe, en présence de Christian Baty adjoint au maire, Serge Helleringer, délégué de la ville aux fêtes et cérémonies, de représentants d’associations d’anciens combattants et d’une quinzaine de porte-drapeaux

    Stèle

    L’ultime rendez-vous de la Toussaint s’est déroulé au cimetière du Sud, face à la stèle en mémoire des victimes civiles et militaires, en mémoire aussi des rapatriés, anciens d’AFN et pieds-noirs disparus. En l’absence de Jean Arbassette, délégué départemental des rapatriés d’Algérie appelé à d’autres obligations, la charge de déposer une gerbe et de s’incliner en souvenir des disparus incombait à Philippe Oliveri, secrétaire général aux rapatriés.

    Les porte-drapeaux ont enfin rendu un dernier hommage sur les tombes de porte-drapeaux et trésorier disparus en 2000 et 2001.

    Face à la prison, la lecture des disparus, après s’être inclinés au monument de la Résistance.

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    Union081103c - Marne

    COURTISOLS : La flamme du souvenir de passage dans la commune
     
    L’allumage de la flamme devant le monument aux morts.
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    Partie de l’Arc de Triomphe à Paris, la flamme du souvenir s’est arrêtée à Courtisols pour un hommage aux monuments aux morts. En présence des porte-drapeaux des anciens combattants, des pompiers et des élus présents, la flamme a été rallumée sous le ragard d’Hubert Arrouart.

    Puis, après une minute de silence en hommage aux anciens combattants, les athlètes du ministère de l’Intérieur sont repartis vers Verdun.

    C’est là en effet que la flamme a été déposée le 1er novembre.

     

     

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    Union081103b - Marne

    TILLOY-ET-BELLAY : flamme sacrée de passage
     
    Transmission de la flamme à l’arrivée du coureur.
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    Poursuivant une tradition longue depuis plus de vingt ans, le Comité de la voie sacrée et de la liberté a amené sous forme de relais pédestre, la flamme de l’Arc de triomphe à Verdun.

    À cette occasion, la commune de Tilloy-et-Bellay, épaulée par l’Association des Anciens Combattants, a accueilli comme tous les ans la flamme du souvenir afin de perpétuer le souvenir de la guerre 1914-1918.

    Partie de l’Arc de triomphe jeudi 30 octobre à 10 h 30, pour un parcours de 352 kilomètres, la flamme est arrivée à Verdun le 1er novembre en soirée, avec cérémonie commémorative.

    Les coureurs, se relayant tout au long des 65 communes dans 7 départements traversés, ne sont autres que des sportifs de l’association sportive du ministère de l’Intérieur et du 1er et 2e Régiment de Chasseurs de Verdun. Une fois la flamme de la plaque commémorative ravivée et les morts de la commune honorés, une minute de silence fut observée.

     

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    Union081103a - Marne

    VITRY-LE-FRANCOIS : L’hommage du Souvenir français aux jeunes soldats morts
     
    Claudine Brocard, 5e adjointe au maire, Charles de Courson, député et Guy Coste, ont déposé des fleurs.
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  • La journée nationale du Souvenir français a été célébrée samedi dernier au monument inauguré le 12 septembre 1909 sur la place Maucourt, à Vitry-le-François. « La France se souvient, en ce 90e anniversaire de l’Armistice, du sacrifice de tous ses fils et de tous ceux des nations alliées qui ont tant contribué au salut de notre Patrie […] », a lu Gérald Gaillet, président du Souvenir français, avant de rendre hommage aux dix jeunes Français tombés récemment en Afghanistan.

    Des gerbes de fleurs ont été déposées au pied du monument aux morts par les personnalités civiles et militaires. Au cimetière du Midi, le président du Souvenir français, accompagné des porte-drapeaux et de Claudine Brocard, 5e adjointe au maire, a posé des bougies sur les tombes de sept jeunes soldats morts en 1914-1918 pour la France. Une première. « Par cette flamme, on signifie que l’on ne les oublie pas », a expliqué Gérald Gaillet.

    Des fleurs ont par ailleurs été déposées sur les tombes de Jules Delaunay, fondateur du Souvenir français ; Jean Bernard, administrateur et Françoise Allérat, commissaire aux comptes. Toute la journée, huit bénévoles se sont relayés à l’entrée du cimetière du Midi, un « tronc » dans les mains. « Les gens donnent facilement 1 ou 2 euros », s’est réjoui Roger Conraux du Souvenir français. L’an dernier, 327 euros avaient été récoltés. Le président du Souvenir français en attend autant cette année.

    « Cet argent nous permet de rénover les tombes de soldats morts pour la France ».

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    Union081102c - Marne

    CHALONS : Pour mieux faire connaître la maison du combattant
     
    L’inspectrice d’Académie a apprécié les richesses du musée.
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  • Vendredi dernier, l’inspectrice d’Académie Anne-Marie Filho a découvert la maison du combattant et les trésors de guerre qu’elle contient. Elle était guidée par Pol Cher, président des anciens combattants et victimes de guerre de Châlons et sa région ; et président de la maison du combattant qu’il a créée et étoffée avec l’aide de ses collègues anciens combattants.

    De la bibliothèque avec ses quelque 3600 livres, films, cassettes, sur tous les conflits depuis la Grande Guerre jusqu’à nos jours, en passant par le musée qui renferme une quantité d’objets de toute sorte (uniformes, documents, armes démilitarisées, terre ou sable de toutes les plages où les soldats ont laissé leur sang ou leur vie…) la visite valait le déplacement.

    Mais le but de cette rencontre était en fait de permettre à l’Education nationale et la maison du combattant d’instaurer un partenariat, de coopérer à avec d’autres organismes, Ville, UCIA, Sitac… un partenariat destiné à mieux faire connaître ce lieu aux scolaires et enseignants. Pol Cher a rappelé que « les enfants sont demandeurs », alors pourquoi ne pas intensifier les visites et les ouvrir aussi à la population.

    « C’est mon désir le plus cher pour tous les enfants ! » Pour l’inspectrice d’Académie, « c’est une action phare ». Une prochaine rencontre avec le maire devrait permettre de travailler sur un projet de partenariat et d’information des professeurs. Cette maison du combattant est ouverte à tous, jeunes ou moins jeunes.

    Possibilité de visites de la bibliothèque et du musée le mercredi de 13 h 30 à 17 heures ou sur rendez-vous au 03.26.64.17.81.

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    Union081102b - Marne

    REIMS : Les lieutenants Herduin et Millant honorés par la Ville
     
    Le lieutenant Herduin a sa tombe…
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  • … et une rue à Reims.
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  • Fusillés sans avoir été jugés le 11 juin 1916 près de Verdun, les lieutenants Henry Herduin et Pierre Millant vont être honorés le 11 Novembre par la Ville.

    ON CONNAÎT l’obsession de la maire Adeline Hazan à militer en faveur des Droits de l’homme. On ne sera pas surpris d’apprendre qu’à l’occasion des cérémonies commémoratives du 90e anniversaire de l’Armistice de 1918, après avoir déjà porté le dossier de renaissance du monument aux héros de l’Armée noire, la maire a été sensible au sort réservé en 1916 au Rémois Henry Herduin, fusillé injustement avec le lieutenant Millant, sans procès, sans enquête, pour un « abandon de poste » tout à fait contestable.

    Explications. Bombardé sans discontinuer depuis février 1916 à raison de près d’un million d’obus par jour, le secteur de Verdun-Douaumont n’est plus qu’un paysage lunaire. Le 9 juin 1916, le lieutenant Herduin de la 17e compagnie du 347e Régiment d’infanterie reçoit l’ordre d’attaquer Douaumont avec son bataillon. La moitié du bataillon est faite prisonnier. Après avoir repoussé plusieurs attaques, épuisés, fatigués, les lieutenants Herduin et Millat, victimes d’une erreur de tactique venant visiblement de l’État-major, parviennent tout de même à rompre l’encerclement, à s’échapper avec une quarantaine d’hommes et huit mitrailleuses. Ils se replient alors sur Verdun pour se refaire une santé avant de remonter en ligne.

    L’affaire aurait pu en rester là. Comme il fallait trouver des coupables à cette piètre expédition, le colonel Bernard décrète que les deux lieutenants ont « abandonné leur poste » et ont manqué à leur devoir militaire. Pas d’enquête, pas de conseil de guerre, sans même avoir été inculpés, les deux militaires sont fusillés sans autre forme de procès le 11 juin à Fleury, devant Douaumont. C’est même le lieutenant Herduin qui commande le peloton qui l’exécute !

    Au lendemain de la guerre, l’épouse du lieutenant Herduin (réinhumé au cimetière de l’Est en 1920), Fernande Nivoix se mobilise avec le soutien de la Ligue des Droits de l’homme pour demander justice.

    Le 12 février 1921 le conseil municipal de Reims demande qu’une rue soit baptisée à la mémoire du Lt Herduin, en lieu et place de la rue Gerbert. L’occasion de fustiger l’attitude de ces officiers qui pour se dégager de toute responsabilité avait froidement fait fusiller ces deux officiers, un véritable assassinat. En avril 1921, lors de la discussion de la loi d’amnistie à la chambre des députés, on évoque l’affaire Herduin et Millant. Plus alerté par un procès que remporte la veuve Herduin contre un journal qui avait sali la mémoire de son mari que par les interventions à la chambre des députés, le ministre de la Guerre Louis Barthou écrivit aux deux familles des officiers fusillés pour leur dire qu’ils avaient été des officiers courageux. Il attribua une petite somme d’argent aux veuves, mais pas question de réhabilitation juridique. Le 15 mars 1922 le ministère de l’Intérieur refuse de ratifier la décision du conseil municipal rémois.

    Il fallut attendre 1925 pour que le Lt Herduin puisse avoir sa rue, 1926 pour qu’il soit réhabilité. Mardi 11 novembre à 10 h 15 la municipalité s’arrêtera devant une stèle en hommage aux lieutenants Herduin et Millant.

    Alain Moyat

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    FISMES : Des Normands au collège
     
    Élèves et adultes sont impatients de se retrouver début avril 2009, pour le deuxième temps de cette rencontre.
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  • Des jeunes originaires de Livarot, dans le Calvados, ont été accueillis par les élèves du collège Thibaud de Champagne de Fismes. Ils renouaient ainsi avec leur passé historique. En effet, en 1918, à l’issue de la Première Guerre mondiale, Livarot et un certain nombre de communes avoisinantes du Calvados avaient décidé de créer un comité de soutien et de jumelage afin d’aider les communes de l’Aisne, victimes des destructions liées à la guerre, et en l’occurrence Villers-en-Prayères.

    Une société d’histoire livarotaise a réussi à convaincre la municipalité de réactiver ce processus de jumelage, et c’est dans ce cadre que le collège Thibaud de Champagne a été contacté par le collège Fernand-Léger de Livarot puisqu’il est le collège de rattachement de la commune axonaise. Ils ont donc proposé un échange scolaire entre deux classes de troisième. Mme Perez, professeur d’histoire, travaille depuis plusieurs années sur le Devoir de mémoire, et elle a accepté que d’être un acteur de ce rapprochement et du rétablissement de ce comité de jumelage. Les élèves de 3e des deux collèges ont été accueillis par Mme Gaindeler, le maire de Villers-en-Prayères.

    L’échange aura permis aux jeunes Normands de visiter également le Chemin des Dames, le vignoble champenois et la ville de Reims.

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    Union081101e - Marne

    EPERNAY : La flamme sacrée brûle au monument aux morts
     
    L’arrivée de la flamme sacrée.
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  • Candy Lheureux a prélevé la flamme au flambeau.
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  • Hier, à 6 heures, la flamme sacrée de l’Arc de triomphe a été accueillie à Epernay par des élus et les anciens combattants.

    Une tradition perpétuée depuis 1980 par le comité de la voie sacrée et de la voie de la liberté qui ramène la flamme par relais pédestre de Paris à Verdun. Prélevée à l’Arc de triomphe le 30 octobre, la flamme sacrée a été transmise aux athlètes de l’association sportive du ministère de l’Intérieur qui, en relais, ont parcouru 350 km traversant 6 départements et 75 communes. Cette flamme relayée jusqu’à Verdun brûlera jusqu’au 11 novembre.

    Dans chaque commune traversée, des cérémonies ont eu lieu, la flamme prélevée au flambeau porté par l’athlète étant déposée au pied des monuments aux morts pour y brûler jusqu’à l’anniversaire de l’Armistice.

    Pour son arrivée à Epernay, hier à 6 heures, la flamme était escortée par des athlètes du Jogging-club d’Epernay. Elle a été accueillie au monument aux morts de l’hôtel de ville par Candy Lheureux, adjointe au maire, Claude Metzger, président du comité d’entente des associations d’anciens combattants, René Guillepain, président départemental de la FNDIR et une importante délégation de porte-drapeaux et de représentants des associations patriotiques, la cérémonie étant orchestrée par Michel Aubert, directeur du service de la population.

    Candy Lheureux a prélevé la flamme au flambeau et allumé la vasque où elle brûlera jusqu’au 11 novembre.

    Maurice Michelet, président du comité de la voie sacrée et de la liberté, Candy Lheureux et Claude Metzger ont déposé une gerbe au pied du monument.

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    Union081101d - Marne

    CHALONS : La Flamme du souvenir à Châlons
     
    La Flamme, rallumée par les autorités au pied du monument aux morts.
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  • La Flamme sacrée a de nouveau fait halte à Châlons, ce vendredi 31 octobre.

    Organisée par le comité de la Voie sacrée, la Flamme prélevée sous l’Arc de triomphe par les représentants des anciens combattants de Verdun, est ramenée au monument aux morts de Verdun sous forme de relais pédestres, assurés par les athlètes de l’association sportive du Ministère de l’intérieur.

    En présence du maire Bruno Bourg-Broc, de nombreuses personnalités civiles et militaires, de représentants de la préfecture, du président de la Voie sacrée Maurice Michelet, ainsi que de présidents d’associations patriotiques, d’anciens combattants, de porte-drapeaux et du public, la Flamme a été rallumée au pied du monument châlonnais. Ce temps fort du devoir de mémoire revêt cette année un caractère exceptionnel, puisque c’est l’année du 92e anniversaire de la bataille de Verdun et le 90e anniversaire de l’Armistice.

    « Nous sommes très honorés de transporter cette flamme et de pouvoir la déposer au pied des monuments aux morts des 75 communes traversées, car nous -jeunes générations - qui n’avons connu que la paix, avons conscience que nous avons une dette envers ceux qui ont fait le sacrifice de leur vie ! », a déclaré le président du comité de la Voie sacrée.

    Sonnerie aux morts, Marseillaise, dépôt de gerbes et remise de médailles de la ville par le maire aux marcheurs, ont mis en terme à cette manifestation annuelle.

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    Union081101c - Marne

    PRUNAY : Une exposition pour l’Armistice
     
    L’exposition aura lieu à la salle des fêtes.
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  • Pour commémorer le 90e anniversaire de l’Armistice, le village de Prunay se mobilise autour de Marie-Christine Urbain et Danièle Pintaux pour organiser une exposition le week-end du 11 novembre.

    Autour d’elles, les villageois, les employés communaux et le conseil municipal œuvrent pour que le rendez-vous soit réussi. Nombreux sont les témoignages, les objets, les photographies qui retraceront cette période ô combien douloureuse pour le village entièrement détruit.

    Du dimanche au mardi

    Sur place, vous pourrez vous procurer les photos sur commande et un fascicule, recueil de témoignages.

    L’exposition se déroulera dans la salle des fêtes le dimanche 9 novembre de 14 à 18 heures, le lundi 10 novembre, surtout pour les scolaires, aux mêmes heures, le mardi 11 novembre de 10 à 13 heures, jusqu’au terme de la commémoration officielle au monument aux morts, et au cimetière, lieux hautement symboliques. Un massif du Souvenir visible tout l’été, a été refleuri à l’automne.

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    Union081101b - Marne

    COOLUS : Bourse Militaria à la salle des fêtes
     
    La bourse Militaria sera ouverte demain, de 9 à 17 heures.
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  • C’est la première bourse Militaria organisée par l’association Marne Memory 44.

    Elle rassemblera demain, de 9 à 17 heures à la salle des fêtes, une vingtaine d’exposants sur 400 m2. Des exposants venus de la région, mais aussi des Vosges, du midi et même de Grande-Bretagne.

    « Nous sommes des passionnés d’objets de la Seconde Guerre mondiale et nous avons constaté que chaque association organisait sa bourse aux armes de manière individuelle. Nous avons voulu rassembler les collectionneurs et aussi avoir une deuxième bourse dans l’année (l’autre est organisée en mars au parc des expositions de Châlons) », indique le président de l’association, Frédéric Lemaire.

    À Coolus, on trouvera donc des objets - gourdes, ceinturons, pièces automobiles - mais aussi des armes. « Les armes de 8e catégorie doivent être neutralisées. Elles ne servent qu’aux reconstitutions historiques. Les armes blanches ne seront vendues que par des professionnels », précise Frédéric Lemaire.

    Il y en aura pour tous les types de collectionneurs. Pour les amateurs de pièces à présenter dans des vitrines ou sur des mannequins, mais aussi pour les fans de reconstitutions. Ces derniers recherchent plus particulièrement des reproductions d’objets. « Par exemple, quand on porte un pantalon sur une reconstitution, c’est mieux d’avoir une repro car on risque de l’abîmer. »

    Il faut savoir que les pièces de collection atteignent des prix parfois faramineux. Ainsi, une pièce très rare tel un casque de parachutiste américain, peut se négocier plus de 2.000 €.

    À Coolus, il y aura tous les prix et toutes les gammes, mais la volonté des organisateurs est de permettre au plus grand nombre de collectionneurs de trouver leur bonheur. Ainsi, le prix des emplacements a été fixé à 3 € et le droit d’entrée à la bourse est de 2 €.

    À noter qu’il ne reste plus de places pour les exposants de dernière minute.

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    Union081101a - Marne

    GRANDE GUERRE / MEMOIRE : Sept fantassins et quatre sœurs
     
    Les quatre sœurs Vatel décorées de la croix de guerre.
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  • NOUS sommes en septembre 1914. Les pantalons rouges reculent devant les Allemands qui, avec de puissants moyens avancent vers la Marne. La situation est incertaine et les ordres confus.

    Quatre soldats du 135e RI et trois d’un bataillon du 32e RI se retrouvent isolés et sur le point d’être encerclés. Tous se tournent vers le sous-officier du groupe, le sergent Henri Clergeau, un gars de 25 ans, natif d’Ancenis, pour qu’il les tire de cette mauvaise passe. Les fantassins évitent les Allemands mais s’éloignent des troupes de leur division.

    Sans nourriture, ils errent pendant deux jours du côté d’Étréchy avant d’apercevoir le hameau de la Madeleine proche de Vertus.

    Le 8 septembre, le sergent et deux de ses hommes y font une reconnaissance.

    Ils pénètrent dans la première ferme et font irruption chez un couple de paysans, Eugène et Alexandrine Vatel qui s’apprêtent à déjeuner avec leurs cinq enfants, Pierre, 12 ans, Cécile, 21 ans, Camille, 24 ans, Hélène 26 ans, et Marie, 28 ans. La famille est surprise face à ces soldats épuisés mais pas question de les abandonner alors que les Allemands ont pris leurs quartiers dans le secteur.

    Marie, Hélène et Cécile sont institutrices dans l’enseignement libre et ont fait la classe à Avize, Châlons-sur-Marne et Vertus. Camille aide ses parents à la ferme. D’un commun accord, la famille Vatel décide de venir en aide aux fantassins et de les ravitailler dans le bois où ils se cachent.

    Les sœurs iront à tour de rôle en binôme avec leur panier pour s’acquitter de leur mission et leur signal sera le chant du coq ! Le trio, qui se dissimule sous de grosses gerbes de blé pour ne pas attirer l’attention, rejoint la planque. Le lendemain tout se passe comme prévu.

    La progression ennemie est stoppée et bientôt la 1re division revient par Étréchy tandis que la 2e division d’infanterie de la garde passe par Morains-le-Petit puis Bergères-lès-Vertus. Le 10 septembre, les sœurs Vatel jubilent en voyant les Allemands repasser avec la tête des mauvais jours.

    Ce n’est qu’en fin de journée, lorsqu’un hussard surgit que la famille lui confie l’histoire de ces fantassins. Il conseille qu’ils rejoignent Étréchy qui est réoccupé par les Français. Les quatre sœurs les y emmènent mais les sentinelles du 47e RI croient à un retour de l’ennemi et ouvrent le feu. Plus de peur que de mal ! Le 11, les soldats réintègrent la troupe et regagnent le 135e RI entre Champigneul et Jalons.

    Le 14 septembre, à Prosnes alors qu’il tient avec son colonel, une maison sous le feu de l’ennemi, le sergent Clergeau est tué. Le sous-officier a eu le temps d’écrire son épopée à sa mère qui en informe le général Justinien Lefèvre, commandant la 18e DI. Le 31 décembre 1915, les quatre sœurs Vatel reçoivent la croix de guerre avec une citation à l’ordre de la division : « Au péril de leur vie, dans une région occupée par les Allemands, ont patriotiquement ravitaillé en plein bois du 8 au 11 septembre 1914, sept soldats français qui avaient été cernés par l’ennemi à Fère-Champenoise et qui, grâce à leurs soins, ont pu retrouver leur régiment après la retraite des Allemands ». Tout Vertus est réuni pour la circonstance et un défilé de six batteries lourdes conclut la cérémonie. Ces quatre Marnaises appartiennent aux héroïnes de la Grande Guerre.

    Hervé Chabaud

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    Vaillantes et modestes
     
    La famille Vatel, catholique pratiquante, est saluée pour son élan patriotique mais continuera une vie modeste de labeur.

    Marie poursuivra sa tâche d’enseignante et sera directrice adjointe de l’école Saint-Joseph jusqu’en 1951. Camille meurt de maladie en 1919. Cécile continuera sa vie professionnelle à la recette municipale de Châlons-sur-Marne et disparaît en 1962. Hélène meurt en avril 1967 et le mois suivant c’est Marie qui la rejoint.

    Si en leur temps « L’Excelsior » et « L’Illustration » leur avaient consacré un article et une photo, les quatre sœurs ont été assez vite oubliées.

    Aujourd’hui on se souvient d’elles parce qu’on tente d’établir la part jouée par les femmes dans cette guerre où elles ont su être résistantes, chefs de famille, et adopter des comportements de soldats alors qu’elles risquaient gros.

    Leur photo dans la salle du conseil municipal de Vertus rappelle qu’elles sont une fierté de la commune.

    Notons que de leur vivant, elles ont tenu à fleurir la tombe du sergent Clergeau et qu’elles ont correspondu avec sa mère jusqu’à sa disparition.

    Dans son ouvrage paru chez Fayard « Héroïnes de la Grande Guerre », Jean-Marc Binot évoque le parcours des quatre Marnaises parmi de belles histoires dans une guerre épouvantable.

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    Union081030b - Marne

    EPERNAY : Les élèves de Notre-Dame Saint-Victor sur les traces de leurs aînés
     
    Un arrêt quasi obligé au fort de la Pompelle.
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  • « Vivre l’Histoire en dehors des livres ». C’est le thème du programme d’histoire des 3e B et E du collège Notre-Dame St-Victor.

    Ils l’ont débuté par la découverte du « Musée Guerre et Paix » en Ardennes à Novion-Porcien, où ils ont pu profiter d’une visite guidée passionnante menée par le spécialiste des lieux, Mickaël Leclère.

    Sur ses pas, les élèves ont traversé les trois guerres vécues par les Ardennes de 1870 à 1945.

    Les collégiens ont apprécié le parcours vidéo et les reconstitutions retraçant les deux guerres mondiales, leur chronologie, l’évolution des uniformes et de l’armement, les conditions de vie d’une région occupée à travers un livret très pédagogique.

    Un accueil chaleureux a permis de déjeuner sur place avant de terminer la journée par la visite du musée du Fort de la Pompelle, à Sillery.

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    Union081030a - Marne

    VITRY-EN-PERTHOIS : Canton de Vitry : Les anciens combattants dansent
     
    Parmi les participants, nombreux dimanche dernier au thé dansant.
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    La section des anciens combattants ACPG-CATM-TOE et Veuves du canton de Vitry, forte de 176 adhérents, a organisé dimanche dernier son thé dansant d’automne avec Tony et Coralie Brusse, à la salle du Manège.

    Plus de 150 danseurs avaient répondu à l’appel.

    Le prochain thé dansant aura lieu samedi 14 mars, toujours à la salle du Manège, de 15 à 20 heures.

    L’assemblée générale se tiendra dimanche 8 mars à la salle des fêtes de Pringy.

     

     

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    Union081029c - Marne

    EPERNAY : Anciens combattants : une aide aux veuves
     
    A l’écoute du bureau tenu par André Richard, Jacky Barré secrétaire et Jean Catteau, secrétaire adjoint. .
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  • Le comité Epernay-Oiry de la Fnaca s’est réuni à la Maison des associations. À l’ouverture de la séance, le président André Richard faisait observer une minute de silence à la mémoire des derniers camarades décédés : François Lenoan et Michel Girard.

    Depuis l’année 2005, le comité a ouvert un compte « Fonds spécial » pour apporter un soutien aux veuves des camarades disparus, qui avaient un an d’ancienneté au comité, à condition que la veuve poursuive son adhésion et qu’elle soit ressortissante de l’ONAC. Les veuves non mariées mais ayant vécu maritalement pendant 15 ans ont les mêmes droits.

    Dates à retenir

    Jeudi 11 décembre : sortie d’une journée au marché de Noël à Strasbourg.

    Dimanche 11 janvier : galette des rois à la salle des fêtes de Oiry.

    En ce qui concerne le voyage du 29 juin au 3 juillet à Egletons en Corrèze, un car est déjà complet et il est encore possible de s’inscrire.

    Permanence : le comité de la Fnaca d’Épernay assurera une permanence à la Maison des Associations le samedi 8 novembre de 14 h 30 à 16 h 30 (salle 107B).

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    Union081029b - Marne

    REIMS : Bockel et les tirailleurs
     
    Dans quel état d’esprit le secrétaire d’État à la Défense et aux Anciens combattants est-il avant sa venue à Reims le lundi 3 novembre, accompagné de la secrétaire d’État aux Droits de l’Homme Rama Yade, en présence de dix-sept ambassadeurs africains ?

    S’il vient dans la Marne pour rendre un hommage appuyé aux tirailleurs africains et en particulier aux bataillons de tirailleurs sénégalais et troupes coloniales qui ont empêché en mai et juillet 1918 la prise de Reims, il tient aussi à rassurer le monde combattant sur le maintien du 11 Novembre et du 8 Mai, et s’intéresse aux exigences intellectuelles des questions mémorielles.

    La préparation du 90e anniversaire de la fin de la Grande Guerre a démontré tout l’intérêt qu’il y avait à associer un large public.

    Au cours de la conférence de presse de présentation de l’événement en juin dernier, Jean-Marie Bockel avait insisté sur le besoin de renouveler la dynamique commémorative et d’y préparer les jeunes générations.

    Le ministre avait repris à son compte ce que défendent des historiens depuis de nombreuses années : il n’y a pas de devoir de mémoire sans un travail de mémoire.

    Ce qui signifie que les plus jeunes ne participeront à ces temps du souvenir que s’ils savent pourquoi les commémorations sont organisées et ce qu’elles signifient dans l’histoire de la France et de l’Europe.

    Cette démarche exige aussi de montrer l’apport d’une paix durable dans les relations entre les États et les peuples sans négliger l’esprit de défense indispensable à la cohésion nationale.

    Les commémorations de l’armistice de 1918 montrent combien les collectivités territoriales ont choisi de s’impliquer par l’organisation d’expositions, de conférences, de débats, de projections de films suivis d’échanges avec le public.

    L’intercommunalité est même valorisée à cette occasion. C’est ainsi que Marson organise le 11 novembre à 11 heures, moment historique où les clairons ont sonné le cessez-le-feu, un temps du souvenir auquel sont associés les six autres villages membres de la communauté de communes du Mont de Noix.

    Ce 90e anniversaire se déroulera alors que la France exerce la présidence tournante de l’Union européenne ; la volonté d’associer toutes les nations qui ont souffert de cette terrible guerre est, dans le respect de l’histoire, légitime. Jean-Marie Bockel rassemblera ses homologues européens au « Vieil-Armand », haut lieu d’Alsace de la Première Guerre mondiale mais, comme il ne veut oublier personne, après le rendez-vous de Reims où l’hommage qui lui est dû sera rendu à la Force noire, il évoquera le lendemain la mémoire des travailleurs chinois venus dans l’Hexagone participer à l’effort de guerre.

    À Reims, on s’active pour que cet épisode des commémorations témoigne de la modernité et de la gravité de l’expression du souvenir, dans la profondeur de l’émotion.

    Hervé Chabaud

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    Union081029a - Marne

    TINQUEUX : Anciens combattants et victimes de guerre
     
    Le repas dansant de la Saint-Martin, organisé par la section locale des anciens combattants et victimes de guerre, aura lieu le dimanche 9 novembre à 12 h15 à la salle des fêtes de Tinqueux.

    Il sera animé par l’orchestre Venakrys.

    Réservation à la Maison des Associations.

    Tél : 06.66.78.14.39. ou 06.76.84.60.85.

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    Union081028c - Marne

    REIMS : La Fnaca de Reims en assemblée
     
    Beaucoup de monde dans l’assemblée.
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    Le comité Fnaca vient de tenir son assemblée générale au centre des congrès.

    Le nouveau bureau a été élu à cette occasion avec Jean Forget (président), Michel Choquet (vice-président et secrétaire), Guy Malvy (trésorier), Pierre Marcoup et Jean-Louis Barbier (porte-drapeaux).

    Les participants ont rappelé leur attachement à la date du 19 mars comme date officielle commémorant toutes les victimes de la guerre d’Algérie.

    Lors de cette assemblée, Lucien Bernard, Claude Maige et René Plume ont été décorés de la médaille de reconnaissance de la Nation et Marc Glain a reçu le diplôme d’honneur de la Fnaca.

     

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    Union081028b - Marne

    SAINT-THIERRY : Le monument aux morts déplacé pour donner de la vie au centre
     
    Le monument aux morts sera transféré devant la mairie et la belle maison communale revendue.
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  • A Saint-Thierry, l’on se dit « vivement 2010 ». Car dans les deux ans qui viennent, le centre de la commune sera entièrement repensé et rénové. Les prémices de cette transformation se déroulent en ce moment même, avec la préparation du transfert du monument aux morts. Ensuite, les travaux se généraliseront pour la restructuration de la « traverse ».

    Érigé en 1926 dans la partie basse du village, le monument aux morts va rejoindre la place de la mairie, où le socle est déjà prêt. Le transfert est fixé au… 12 novembre après-midi. Ce jour-là, la traversée de la commune sera interdite entre 13 et 18 heures. Au-delà de cet événement ponctuel, mais hautement symbolique, c’est l’avenir qui se prépare à Saint-Thierry, dont la partie principale de la traverse sera modifiée en profondeur d’ici à 2010.

    Des travaux en trois phases

    Les priorités définies par le conseil municipal, explique le maire Michel Bernard, sont « la rénovation du centre-village ; la réduction de la vitesse en « zone 30 » ; et l’aménagement du carrefour menant au collège, pour faciliter la circulation des cars scolaires ».

    Le 15 novembre, le bureau d’études chargé du dossier présentera ses conclusions à la mairie, qui choisira entre 3 variantes. Une fois validé par le conseil municipal, le projet sera présenté à la population.

    Les travaux pourront alors commencer en trois phases : la première est le déplacement du monument aux morts et la restructuration du terrain qui l’entoure ; la seconde sera l’enfouissement des réseaux ; la troisième, la rénovation du centre. Avec en parallèle, une étude supplémentaire pour le stockage et la canalisation des eaux pluviales.

    Le financement des travaux passera par les voies classiques de cofinancement de tels projets par les collectivités. Et avec les 200.000 € et plus escomptés par la vente de la maison située près du monument aux morts et appartenant à la commune. La vente par adjudication se déroulera le 28 novembre à 18 heures en mairie.

    La commune souhaitait utiliser cette belle demeure - 150 m2 habitables, sur 650 m2 de terrain - pour les services au public. Mais la mise aux normes coûte tellement cher, notamment celles concernant l’accès des personnes à mobilité réduite et les « établissements recevant du public », que la commune a préféré revendre son bien et consacrer le produit de la vente aux travaux. Les impôts locaux devraient participer aussi au financement de ce projet : « On a commencé à anticiper », indique M.Bernard.

    Le nouveau projet permettra de rénover le parvis de l’église, les places de la mairie et du monastère ; de remettre en eau le bassin, etc…

    J.F.Scherpereel

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    Union081028a - Marne

    DAMERY : Un hommage émouvant
     
    En souvenir du 19 octobre 1971.
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    Il y a quelques jours, des membres de l’escadron « Vercors » de la base aérienne de Creil étaient à Damery, comme chaque année depuis désormais 37 ans, pour rendre hommage au Capitaine Barril et ses quatre membres d’équipage décédés tragiquement en service commandé le 19 octobre 1971 sur les hauteurs de la commune.

    De nombreux porte-drapeaux de la région sparnacienne, Mme Fortier, maire de Damery et plusieurs membres de son conseil municipal, Mme Lundy, résistante et historienne sparnacienne ainsi que de nombreuses personnalités ont assisté à cette simple et émouvante cérémonie.

     

     

     

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    Union081026b - Marne

    REIMS : L’artisanat des tranchées de 1914 à 1918
     
    Pas de briquet dans le barda…
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  • Daniel Tant est intarissable sur le sujet.
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  • Pour combattre l’ennui en attendant de combattre l’ennemi les poilus réalisaient des objets dans les tranchées. À voir jusqu’au 18 décembre.

    COMMENT tuer le temps et ne pas gamberger sur le front quand la boucherie des premiers mois de 1914 se transforme en 1915 en une guerre de position ?

    Entre une partie de belote et du courrier au crayon de mine à leur famille ; issus pour la plupart du milieu rural, les poilus de la Grande guerre surent faire preuve d’une extraordinaire ingéniosité en fabriquant divers objets artisanaux. Pour sauver leur vie, l’améliorer ou tout simplement les offrir à une fiancée ou à leurs enfants pour les fêtes.

    C’est pour rendre hommage aux poilus que Daniel Tant présente jusqu’au 18 décembre aux archives municipales et communautaires, 6 rue Robert-Fulton une fort intéressante exposition de dizaines d’objets d’artisanat de tranchée ainsi que des imitations réalisées en entreprise. Contrairement aux Allemands, les soldats français n’avaient ni poignard, ni briquet dans leur barda. C’est tout naturellement qu’ils en inventent à partir de douilles d’obus en aluminium et de balles de fusil. Apparaissent ainsi des couteaux de tranchée bien plus pratiques que des baïonnettes. En 3e ou 4e ligne ou à l’arrière pour ne pas être repérés à cause du bruit, les poilus ont aussi fabriqué mille et un objets pour améliorer leur vie à partir d’obus de 77, de Shrapnel, de balles : chandelier, coquetier, encrier, timbales, porte-pipe, coupe-papiers, boite à mégots, pot à tabac, lampe à pétrole, bougeoirs, brocs, plats, coupe-papier, couteaux, bouillotte, etc.

    A partir de boîtes de conserve, de morceaux de bois, de canon, de gamelles ou d’avions abattus, certains ont réalisé des porte-bonheur, des services à café, et des jouets comme une maquette d’un canon de 75 ou un avion Taub allemand.

    Comme l’explique Daniel Tant, « les tranchées se sont transformées parfois en commerce, entre ceux qui allaient récupérer les munitions sur le terrain et ceux qui les bricolaient pour les revendre aux poilus, aux civils ou à la Gerbe d’or qui les commercialisaient pour le bénéfice des soldats. Trop de soldats se faisant tuer pour récupérer la matière première en première ligne et la Nation ayant besoin de récupérer les douilles pour les refondre, interdiction fut faite en 1917 aux poilus de récupérer des douilles. C’est à partir de ce moment que les entreprises civiles se sont alors lancé à leur tour dans la fabrication industrielle de copies d’objets artisanaux parfois frappés d’un monument et d’un lieu de bataille ou des briquets n’ayant pas d’amorce au culot. Mais rien d’authentique. »

    Du lundi au vendredi de 9 h 30 à 12 heures et de 14 à 17 heures aux archives municipales 6, rue Fulton.

    Entrée gratuite.

    Alain Moyat

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    Union081026a - Marne

    SAINTE-MENEHOULD : La chaîne Histoire et la Drac au ravin du Génie
     
    Un tour d’horizon au ravin du Génie.
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    Colette Martin Blanchet a effectué en compagnie d’une représentante de la Drac et d’un reporter de la Chaîne Histoire un tour complet de toutes les installations actuellement accessible au ravin du Génie.

    Les travaux en cours ont été présentés et les recommandations de l’autorité officielle prises en compte.

    Au reporter, Colette Martin-Blanchet a, en plus des travaux exécutés, su développer avec une rare conviction, les souffrances des combattants et la part prise par l’Argonne dans les durs combats de 14.

     

     

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    Union081025b - Marne

    CHALONS : Anciens combattants : Des difficultés encore présentes
     
    Une quarantaine de personnalités du monde combattant était présente.
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  • Le Conseil départemental pour les anciens combattants, les victimes de guerre et la mémoire de la Nation s’est réuni mercredi à Châlons sous la présidence du préfet Gérard Moisselin, du directeur du service départemental des anciens combattants, ainsi que de nombreuses personnalités civiles et militaires du monde combattant.

    Hormis le départ inopiné de la déléguée à la mémoire combattante qui se ressent durement au sein du service châlonnais, il a été fortement question lors de ce conseil de l’avenir de l’Onac.

    Il s’avère que celui-ci est maintenu et conforté dans son maillage départemental par le Conseil de modernisation des politiques publiques, décision de décembre 2007. L’Onac devient un guichet unique apte à recevoir l’ensemble des démarches du monde combattant.

    Suite à une rationalisation, il est constaté la disparition progressive de la direction des statuts, des pensions et de la réinsertion sociale et par conséquent la disparition des directions interrégionales des anciens combattants, dont les missions seront transférées à d’autres organismes du ministère de la Défense ou autres établissements publics sous tutelle, notamment l’Onac.

    Le contrat d’objectifs et de moyens pour la période 2009-2013 prévoit 3 parties respectivement consacrées : aux missions de l’office ; aux adaptations de structures et de méthodes à opérer pour atteindre les objectifs fixés pour chaque mission ; aux moyens nécessaires pour mettre en œuvre ces adaptations et remplir les missions. Pour la mission Mémoire, l’Onac se voit confirmer dans son rôle de proximité, la direction de la Mémoire du patrimoine et des archives.

    Il y aura la création de pôles de mémoire, d’un certain nombre d’assistants mémoire (les ex-délégués à la mémoire combattante), leur rôle : conduite d’actions événementielles à l’échelon régional.

    Le directeur du service départemental avouait « avoir toujours des difficultés dans la mise en œuvre du tutorat dans le cadre du plan d’action du monde combattant en faveur de l’emploi » et de voir les mois à venir très difficiles pour faire fonctionner le service départemental de l’Onac, à cause du problème des effectifs durant la période de transition prochaine.

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    Union081025a - Marne

    REIMS : Idée
     
    L’idée de faire renaître le monument édifié, en 1924, boulevard Henry-Vasnier « à la mémoire des héros de l’Armée noire » mais enlevé en 1940 par les nazis va être largement évoquée en présence de Jean-Marie Bockhel et Rama Yade le 3 novembre prochain.

    Si la reconstruction du monument n’est pas acquise, une idée a été lancée pour faire l’économie d’un socle. La statue pourrait être placée à l’entrée du parc de Champagne. Ce serait réaliste - puisque les premières lignes de l’armée coloniale se trouvaient on approximativement à la hauteur de l’entrée du parc - et cela donnerait l’impression aux visiteurs qu’ils montent à l’assaut. Une tranchée recouverte de barbelés entourerait le monument, pour le protéger et donner une touche plus réaliste à la scène. Mais rien n’est encore décidé.

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    Union081024a - Marne

    REIMS / 1914-1918 : Reims se souvient de tous ses héros
     
    Le monument aux soldats noirs de 1924.
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  • « Parce que nous sommes les héritiers de toutes les mémoires de la Grande Guerre, les cérémonies commémoratives du 90e anniversaire de l’armistice de 1918 vont avoir un éclat particulier. » Adjoint chargé du tourisme en liaison avec de nombreux services municipaux, mais aussi des particuliers passionnés d’histoire, Jacques Cohen lève un coin de voile sur le programme préparé par la municipalité à partir du 3 novembre et jusqu’à la fin de l’année, très riche en événements et en symbolique. Quatre thèmes soutiendront la manifestation : la destruction et la reconstruction de Reims, la mémoire des troupes coloniales qui ont joué un rôle significatif à Reims, les héros de 1914 et les fusillés de 1916.

    Le 90e anniversaire débutera le lundi 3 novembre à 14 h 15 par la commémoration nationale faite aux troupes coloniales par Jean-Marie Bockel, secrétaire d’État chargé de la Défense et des Anciens combattants, Rama Yade, secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme (l’union du 16 octobre) et des ambassadeurs de 17 pays africains.

    L’occasion d’aborder le sujet de la renaissance du monument aux tirailleurs d’Afrique noire édifié en 1924 et démonté en 1940 par les Allemands.

    Le même jour, à 14 h 30 inauguration au musée Saint-Remi d’une exposition sur la Grande Guerre, une scénographie créée par Jean-Marie Chevalier, avec la présentation de la maquette de ce monument.

    Conférences

    En novembre, trois conférences seront données à 19 heures à la médiathèque Falala (suivies d’une animation) sur la destruction de Reims (avec Hervé Chabaud), les troupes coloniales (par Antoine Champeaux) et les fusillés de 1916 (par Jean-Paul Husson).

    Les 10 et 11 novembre, la municipalité déposera deux plaques en ville.

    L’une à proximité du monument aux morts de la place Léon-Bourgeois afin de rappeler l’acte d’héroïsme du 2e escadron du 16e Dragons commandé par le lieutenant De Gironde qui dans la nuit du 11 au 12 septembre 1914 a détruit dans l’Oise l’aviation de reconnaissance de l’aile droite allemande, désorientant l’avance allemande vers Paris.

    La seconde plaque sur laquelle seront inscrits les noms des sous-lieutenants Pierre Millant et Henri Herduin (né à Reims) sera posée rue du Lt Herduin. Il s’agit de rappeler la mémoire de ces deux militaires du 347e Régiment d’Infanterie engagés devant Verdun et qui ont été condamnés à mort à tort et exécutés sans jugement pour abandon de poste puis finalement réhabilités en 1926.

    Alain Moyat

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    Union081023b - Marne

    CORMONTREUIL : Les anciens combattants de la Fnaca se réunissent
     
    Une assistance attentive.
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    L’assemblée générale du comité de la Fnaca de Cormontreuil vient de se tenir sous la présidence de Jean Bo, en présence de M. Marx, maire, des responsables du département, et d’une nombreuse assistance.

    Cette année, une gerbe a été déposée aux monuments aux morts à l’occasion du cinquantenaire de la Fnaca. Le lendemain, un après-midi dansant a été organisé.

    Au cours de cette réunion, M. Saint-Jeveint a rappelé « les difficultés que va poser la régionalisation des services sociaux lors des demandes d’aide pour les veuves d’anciens combattants ».

    Au programme des animations en 2009 : galette des rois, belote, méchoui, beaujolais nouveau et réveillon.

     

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    Union081023a - Marne

    REIMS / Grande Guerre : La mémoire des dragons
     
    La volonté rémoise de rappeler la conduire héroïque du lieutenant Gaston de Gironde et de ses dragons du XVIe en septembre 1914 interpelle nos lecteurs. Les cavaliers de la 5e division du général Cornulier-Lucinière sont chargés de harceler les forces ennemies.

    Le beau-père du Vitryat Gilbert Maheut, Maurice Briquet, faisait partie de l’escadron Gironde qui, le 9 septembre au soir, se réfugie dans une ferme entre Soissons et Pierrefonds et apprend d’un civil que huit avions allemands sont alignés au bord de la route qui mène à Vivières. Le 11 au signal de l’attaque, Maurice Briquet, qui progresse à pied comme ses camarades, tire une dizaine de cartouches avant de saboter les appareils. Trois officiers sont blessés mortellement dont de Gironde, le sous-lieutenant de Kérillis est blessé à l’épaule.

    Un petit groupe dont fait partie Maurice Briquet réussit à le conduire à Montigny-Lengrain.

    Les cavaliers enfilent alors des habits civils prêtés par les villageois tandis que de Kérillis est alité et identifié comme un phtisique. En effet, au lever du jour, les Allemands sont là. Ils ne sauront jamais que parmi les paysans sont camouflés des dragons et qu’au milieu des chevaux maculés de fumier se trouvent leurs bêtes.

    Comme les Allemands quittent assez vite le village, les soldats français parviennent ensuite à rejoindre leurs lignes, fiers de ce fait d’armes. Gilbert Maheut qui l’a bien connu se souvient que le dernier survivant de l’escadron de Gironde a été un Sézannais, M. Rousseau : « Lui a chargé à cheval et tué un Allemand d’un coup de lance. Fait prisonnier à l’issue de ce combat. La guerre s’est terminée ainsi pour lui. Il a toujours conservé les photos de ses officiers dans son portefeuille. Par la suite, il a rencontré à plusieurs reprises de Kérillis mais a toujours refusé de recevoir la Légion d’honneur considérant qu’il n’avait fait la guerre que quelques jours ».

    Maurice Briquet, qui a été nommé brigadier, a défilé le 14 juillet 1919 sur les Champs-Élysées après sept ans passés sous les drapeaux. Il est décédé à Jussecourt-Minecourt en 1964.

    Hervé Chabaud

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    Union081022a - Marne

    SEZANNE : Repas entre anciens combattants
     
    L’après-midi s’est terminé… en début de soirée !
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  • Comme chaque année, le repas d’automne des anciens combattants du canton de Sézanne a rencontré un grand succès à la salle des fêtes.

    Record d’affluence

    120 couverts ont été dressés sur les tables qui étaient décorées par Germaine. Un record. C’est avec une grande joie que Bernard Obara, président de l’association des ACPG-CATM du canton de Sézanne, a souhaité la bienvenue à l’assistance. Il a aussi excusé les personnes absentes, la plupart pour des raisons de santé.

    Prochain rendez-vous…

    Au cours du repas (une paella) et de cette journée, l’orchestre Jean-Baptiste Vaz et ses deux musiciens ont proposé des airs de guinguette et différents jeux, qui ont enchanté les convives.

    L’après-midi s’est finalement terminé en début de soirée, tellement l’ambiance était bonne.

    Le prochain rendez-vous des ACPG-CATM est fixé en février 2009, pour l’assemblée générale.

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    Union081021a - Marne

    REIMS : Première Guerre mondiale : De Gironde, fierté du XVIe dragons
     
    Parmi, les Rémois qui ont marqué la Grande Guerre, Jacques Cohen, adjoint au maire, tient à rappeler le souvenir de plusieurs d’entre eux, oubliés avec le temps.

    Au début de la Première Guerre mondiale, Reims dispose des XVIe et XXIIe dragons. Ces cavaliers sont l’une des fiertés de la cité. L’un des escadrons du XVIe va se distinguer au cours d’une opération des plus risquées. Il est commandé par le lieutenant de Gironde. Il parvient avec sa troupe à s’infiltrer en profondeur dans les lignes ennemies tandis que les Allemands progressent en direction de Paris.

    Le 11 septembre 1914, il se trouve isolé près de Vivières au nord-ouest de Compiègne. Pour ne pas être faits prisonniers, les cavaliers se cachent dans des fermes et dans les bois.

    Des paysans informent alors l’officier que plusieurs aéroplanes sont stationnés à Vivières. De Gironde mesure l’importance stratégique pour l’ennemi de ces appareils mais il sait aussi qu’ils sont très bien protégés. Pourtant, il n’hésite pas un instant à monter une opération tout en connaissant son infériorité numérique. Pour se donner le maximum de chance de réussite, il choisit de préparer un raid de nuit. L’attaque est conduite à pied par les cavaliers qui n’oublient d’organiser dans le même temps une opération de diversion.

    L’opération est réussie. Les aéroplanes sont incendiés mais l’intensité du brasier révèle aux défenseurs que l’attaque est menée par une petite colonne dont on peut venir à bout. Les échanges avec l’adversaire sont nourris et au cours des tirs, l’escadron du XVIe dragon perd la moitié de ses effectifs.

    Un monument a été érigé à Vivières pour rappeler ce fait d’armes qui prive d’avions d’observation l’aile droite du dispositif allemand en pleine bataille de la Marne.

    Comme cet épisode de 1914 n’a pas été retenu par les Rémois, la ville veut à l’occasion du quatre-vingt-dixième anniversaire de l’Armistice réparer cet oubli. Ce sera un temps d’histoire parmi d’autres en préparation pour l’événement.

    Hervé Chabaud

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    Union081020a - Marne

    SUIPPES : Grande Guerre : Les images marnaises de Raoul Berthelé
     
    On peut être ingénieur chimiste de formation, officier d’approvisionnement de l’ambulance 15 du 16e corps d’armée et photographe amateur. Raoul Berthelé l’était et ses instantanés sur les lieux de la Grande Guerre où il a été envoyé méritent bien une exposition. Elle sera inaugurée le vendredi 24 octobre à 19 heures à la maison des associations de Suippes. Les clichés présentés qui étaient conservés aux archives municipales de Toulouse reviennent dans le département grâce au Centre d’interprétation Marne 14-18.

    La raison est toute simple. Parmi les deux mille clichés inventoriés, un certain nombre concerne le secteur de Cuperly. Qu’il s’agisse du passage de prisonniers le long de la route menant de Suippes à Châlons, de portraits de personnes de l’arrière-front à l’exemple de Pertuzé du 132e territorial et de sa logeuse Mme Gallois de Saint-Memmie ou de Mlle Herzog une bêche sur l’épaule, il n’y a que l’embarras du choix. L’officier est aussi un excellent portraitiste.

    Dans un livre qui lui est consacré et qui a été préparé par Rémy Cazals, professeur d’histoire contemporaine à l’université de Toulouse-Le Mirail, une sélection exemplaire d’images des environs de Suippes mais aussi de l’Aisne témoigne notamment de l’énorme travail du service de santé. Les blessés qui arrivent à Cuperly avec des pansements sommaires et attendent de passer entre les mains des infirmiers ou des chirurgiens sont impressionnants ainsi que les chambrées où les blessés restent quelques jours avant d’être transférés à l’arrière.

    Plus étonnantes sont ces vues qui représentent la pause lecture d’officiers. Ce n’est pas le jour de la visite de Justin Godart, sous-secrétaire d’Etat au service de santé, le 31 mars 1916 à Cuperly. Quelques images d’inhumation sont chargées d’émotion. Berthelé a le sens de l’information. Il ne dissimule pas sa passion pour l’aviation. C’est pourquoi il immortalise de nombreux appareils à l’heure où les avions jouent un rôle de plus en plus important dans la guerre par des actions de chasse et de bombardements.

    Raoul Berthelé abandonne le service de santé en 1917 pour le service météorologique. Après un stage de formation en région parisienne, il est nommé chef de la station météo de la Ve armée en juin à Berzy-le-Sec (Aisne). S’il vit la joie de l’armistice, le lieutenant alors en Belgique meurt de la grippe espagnole, le 22 décembre 1918.

    « C’était un homme curieux de ses semblables et des événements qu’il côtoyait et vivait » écrit Geneviève Dreyfus-Armand, directrice de la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine.

    Hervé Chabaud

    « 1914-1918 : Images de l’arrière-front », Privat, 126 p., 29,50 euros.

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    Union081017b - Marne

    BAZANCOURT : « Comme en 14 » : une pièce de théâtre vive et gaie
     
    110 spectateurs présents, sur les deux représentations proposées samedi et dimanche.
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  • Dans la continuité des cérémonies commémoratives du 90e anniversaire de la libération de Bazancourt, le service culturel et associations a proposé deux représentations théâtrales ; l’une samedi soir (70 spectateurs) et l’autre dimanche après-midi (40 spectateurs !).

    Au programme : « La compagnie des elles » qui a interprété la pièce Comme en 14.

    Spectacle pour enfants

    Le service culturel et associations de Bazancourt organise par ailleurs, le mercredi 22 octobre à 16 heures salle Michel Prévoteau, un spectacle (gratuit) pour les enfants.

    En coproduction avec Theatr’âme, sur une mise en scène de Danièle Israel, la compagnie « Humbert » présente Poil de carotte de Jules Renard.

    Sur scène, deux comédiens : un homme et une femme, à la fois narrateurs et acteurs. L’un joue Poil de carotte, l’autre les autres personnages.

    À des degrés divers, chacun porte en soi un Poil de carotte. C’est là que réside la portée universelle de cette œuvre, série d’épisodes touchants, d’un enfant mal aimé qui se débat comme il peut pour ne pas sombrer. Avec pudeur, Jules Renard a fait, avec Poil de carotte, œuvre de salut public. À prescrire donc, sans modération, aux enfants comme aux adultes.

    Renseignements au 03.26.91.18.83.

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    Union081017a - Marne

    EPERNAY : Armistice : les poilus fêteront l’anniversaire
     
    Mobilisation générale : les poilus de la Marne ont rendez-vous le 11 novembre.
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  • Pour l’anniversaire du 90e anniversaire de l’Armistice, mardi 11 novembre, une cinquantaine de poilus vont défiler dans les rues d’Epernay en compagnie de 4 ou 5 véhicules datant de la Première Guerre. Le départ est prévu en haut de l’avenue de Champagne pour se terminer à la mairie devant le monument aux morts.

    Didier Blanchard, président et Michel Japin, secrétaire, veilleront au bon déroulement du défilé.

    Plusieurs associations de reconstitutions sont invitées à ce grand rendez-vous ainsi que les porte-drapeaux, les anciens combattants et personnalités.

    Ensuite, en début d’après midi, nos poilus se retrouveront dans quelques villages des coteaux sud d’Epernay, Morangis, Moslins, Mancy et Grauves pour honorer les différents monuments aux morts des villages, en compagnie des habitants et des enfants de l’école de la communauté de communes des trois coteaux. Lesquels chanteront la Marseillaise.

    À noter que le salon de l’arme ancienne aura lieu à Epernay, au palais des fêtes, dimanche 25 janvier.

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    Union081016b - Marne

    LES RIVIÈRES-HENRUEL : Bilan et projets pour le Souvenir Français
     
    Le comité du Souvenir Français des cantons de Saint-Rémy-en-Bouzemont, Sompuis et Vitry-le-François a tenu son assemblée générale sous la présidence de Gérald Gaillet qui a dressé un bilan très satisfaisant des opérations et des organisations réalisées au cours de l’exercice précédent.

    La liste des projets, pour la saison prochaine, n’en est pas moins remarquable, tant la volonté de respecter le devoir de mémoire anime les membres de ce comité.

    Dans son mot d’accueil, le maire Patrick Champion a souligné le rôle indispensable du Souvenir Français dans toutes les cérémonies patriotiques. Et d’ajouter : « Votre association apporte aux communes un soutien et un conseil appréciés lors de la réhabilitation des monuments et des sépultures militaires. La réactivité de votre président est remarquable ». Andrée Jeanmaire, secrétaire adjointe, Jean-Claude Louis et Pierre Pettini, porte-drapeaux dévoués, ont reçu le diplôme d’honneur du Souvenir Français des mains de Christian Michel, délégué général de la Marne, en présence du député Charles de Courson.

    Le comité du Souvenir Français face au devoir de mémoire.

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    Union081016a - Marne

    REIMS : Soldats noirs : Bockel et Rama Yade montent au front
     
    Jean-Marie Bockel et Rama Yade vont prendre connaissance du dossier de reconstruction à l’identique du monument tel qu’il était avant que les nazis ne l’enlèvent en septembre 1940 (nos photos).
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  • Le projet de Cheikh Sakho de refaire le monument dédié aux troupes d’Afrique noire avance. Jean-Marie Bockel et Rama Yade seront à Reims le 3 novembre pour rendre un hommage aux tirailleurs de la Grande Guerre.

    QU’IMPORTE si certains veulent récupérer le bébé. Vieux Rémois d’adoption, encore quelques semaines président de l’association pour la réhabilitation du monument aux tirailleurs d’Afrique noire (Armatan), Cheikh Sakho est aujourd’hui heureux. Son combat pour refaire à l’identique ce monument édifié en bordure du parc Pommery le 14 juillet 1924, mais démonté en 1940 par les nazis parce que les statues qui le composaient mettaient à l’honneur des soldats noirs, est peut-être en passe d’aboutir.

    Une réunion organisée début octobre en sous-préfecture a permis de faire un tour de table pour évoquer le dossier et préparer la visite officielle le lundi 3 novembre de Jean-Marie Bockel, secrétaire d’État chargé de la Défense et des Anciens combattants. Le ministère nous l’a confirmé hier, la visite aura bien lieu.

    Rama Yade, secrétaire d’État aux Droits de l’Homme, sera aussi du voyage destiné à « rendre un hommage à la force noire dans le cadre des cérémonies du 90e anniversaire de l’Armistice de 1918. »

    Paris à la rescousse

    Mobilisé pour que ce monument soit refait parce que « les Allemands ont voulu l’effacer du paysage dans une démarche d’extermination des soldats africains comme ils l’ont fait pour les Juifs », Cheikh Sakho a parlé de lancer une souscription nationale pour financer la reconstruction à l’identique d’un monument dont l’original existe encore à Bamako au Mali (l’union du 31 août 2008). Son propos a reçu un écho en municipalité.

    Séduite par l’idée, -un symbole fort pour les Droits de l’homme dont la maire veut être un porte-flambeau-, la municipalité s’est intéressée au projet. Plusieurs adjoints (culture et tourisme notamment) se sont penchés sur le dossier. La maire a reçu les initiateurs du projet et les choses ont avancé.

    Sans doute pour donner plus de force et porter au plus haut niveau le projet, la présidence de l’association Armatan va passer dans quelques semaines à Éric Deroo, un historien parisien spécialiste des troupes coloniales. Un autre parisien, Raymond Riquier, inspecteur général de l’Éducation nationale, a par ailleurs été chargé de s’occuper du dossier.

    Les deux ministres sont attendus le lundi 3 novembre en fin de matinée en gare de Reims. Ils seront accompagnés par de nombreux diplomates, peut-être quelques ministres africains et une cohorte de journalistes parisiens. Au programme, il y aura une visite du musée Saint-Remi où sera notamment exposée la maquette du monument originel dédié après la Première Guerre mondiale aux héros de l’Armée noire, un dépôt de gerbes au pied du monument reconstruit en 1963 et un passage en mairie. Deux architectes et un fondeur haut-marnais ont calculé le coût d’une reconstruction à l’identique du monument.

    On parle de 600.000€ hors socle, une somme qu’il faut maintenant rassembler dans un contexte financier délicat.

    Alain Moyat

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    Union081014b - Marne

    BAZANCOURT : Les Couriats célèbrent le 90e anniversaire de leur libération
     
    Des habitantes de la commune ont pour l’occasion réalisé et revêtu des costumes d’époque.
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  • Bazancourt durant la Grande Guerre. Depuis 1914, la commune est occupée par les troupes ennemies. Du 6 au 10 octobre 1918, de furieux combats font rage pour délivrer la commune.

    Ainsi, le 21e régiment d’infanterie coloniale est engagé sur ce théâtre d’opération, et paye un très lourd tribut (15 officiers, 637 sous-officiers et soldats tombent face à l’ennemi) pour rendre sa liberté au village.

    Une stèle en l’honneur de ces hommes est d’ailleurs érigée sur une place de la commune. Le conseil municipal actuel a tenu à rendre hommage à ce régiment et à fêter le 90e anniversaire de la libération du village.

    Ainsi samedi dernier, rendez-vous était donné sur la place du monument aux morts, monument qui fait face à la stèle commémorative dédiée au 21e RIC. Le maire, Yannick Kerharo accompagné du sous-préfet de Reims, Jean-Jacques Caron, du colonel délégué militaire départemental, du maire de Gersheim (commune jumelée avec Bazancourt) Lothar Khruft, de Nathalie Dahm, vice-présidente du conseil régional, Marie-Noëlle D’Hooge, conseillère régionale, Erik Kariger, conseiller régional et du colonel Michel De Mesmay, chef de corps du 21e Rima, basé à Fréjus et conservateur des drapeaux du 21e RIC, a déposé des gerbes au pied du monument, et au pied de la stèle du 21e RIC.

    Puis les élèves, en majorité germanistes, du collège Pré-Bréart de Bazancourt ont donné lecture de la liste des morts d’octobre 1918, suivie d’une allocution du président du Souvenir français. Tout au long de cette cérémonie, l’association musicale de Bazancourt, renforcée par des musiciens de Bourgogne et de St-Brice-Courcelles, est intervenue à plusieurs reprises.

    Pour poursuivre ces cérémonies, la formation musicale a pris la tête d’un cortège qui s’est dirigé vers le gymnase. Lui emboîtaient le pas : un détachement du 21e RIMA, des porte-drapeaux, des membres en costume de l’association « Les poilus de la Marne », une dizaine de femmes de la commune, costumées en habits d’époque, vêtements qu’elles ont confectionnés elles-mêmes et bien entendu un grand nombre de Couriats qui se sont déplacés pour cette occasion.

    Après les allocutions, un vin d’honneur a été offert par la commune.

    Mais avant de passer aux libations, l’ensemble musical a joué entre autres l’hymne de l’infanterie de marine. Quant à la chorale de Bazancourt, renforcée par des éléments extérieurs, elle a chanté la Madelon puis la version intégrale de la Marseillaise. Une journée pleine d’émotion pour conserver le souvenir, d’une période qui n’aurait pas dû exister.

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    Union081014a - Marne

    FISMES : La troupe musicale de l’UNC prépare la fin d’année
     
    Une troupe composée de chanteurs et de musiciens.
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    La section fismoise de l’Union nationale des combattants, présidée par Maurice Browarnyj, prépare déjà la fin d’année et c’est la troupe musicale de l’association composée de 15 hommes et femmes et de deux musiciens qui sera chargée de mettre l’ambiance.

    Des chansons

    L’idée est de construire un spectacle autour d’un thème, avec de nombreuses chansons et de se retrouver dans la joie et la bonne humeur.

    Les répétitions ont lieu tous les mercredis de 17 à 19 heures à la salle du CAC, rue Camille-Rigaux à Fismes.

    Pour tout renseignement, contacter Maurice Browarnyj au 03.26.50.16.20.

     

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    Union081013b - Marne

    REIMS : Sidi Brahim : les Diables bleus n’oublient pas
     
    Les Diables bleus réunis pour la cérémonie.
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    Le comité des Diables bleus de Reims, conduit par le prési¬dent José Domice, a commémoré le 163e anniversaire des combats de Sidi-Brahim (1845).

    Après un rassemblement au monument aux morts, avec lecture du récit des combats et dépôt de gerbe, une messe a été célébrée en la basilique Saint-Rémi.

     

     

     

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    Union081013a - Marne

    REIMS : Les cheminots se souviennent
     
    Des médailles ont été décernées.
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    La section rémoise de l’Association nationale des cheminots anciens combattants a tenu son assemblée générale.

    Après une cérémonie en gare de Reims afin d’honorer la mémoire des braves, des médailles ont été remises.

    Ont reçu la croix du combattant : Claude Allart, Roger Valentin et Lucien Triquenot ; la médaille commémorative Algérie : Bernard Bessy et la médaille d’Afrique du Nord : Félix Beaulien.

    La médaille d’honneur de l’ANCAC, échelon d’argent a été remise à M. Robert Jacob, âgé de 93 ans.

     

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    Union081011b - Marne

    REIMS : Champ de bataille
     
    L’association familiale catholique de Reims organise une visite du champ de bataille de Verdun le dimanche 16 novembre, commentée par un aumônier militaire, le père Michel Koch.

    Transport en car depuis Reims (départ à 7 heures, retour prévu vers 19 heures).
    Tarifs : adulte non adhérent 25€, adulte adhérent 20€, moins de 18 ans 15€.
    Rens. 03.26.88.78.28.

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    Union081011a - Marne

    Reims 1918 : appel à nos lecteurs
     
    Reims en 1918 est une ville fracassée dont les richesses du patrimoine sont autant de gueules cassées attendant les chirurgiens de la pierre pour réparer leurs blessures béantes après quatre années de guerre.

    Mais il y a aussi ces rues plus lointaines aux façades éventrées, aux maisons à ciel ouvert, aux murs effondrés, ces alignements de ruines qui témoignent des souffrances inouïes d’une ville du front.

    Vous disposez de cartes postales, de photographies de familles qui en sont la représentation, confiez-les nous, nous nous chargerons de faire revivre les temps de l’après armistice qui préfigurent la reconstruction.

    Écrire à Hervé Chabaud, « Reims en 1918 », 5, rue de Talleyrand, 51083-Reims Cedex.

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    Union081010d - Marne

    AUBERIVE : 14-18 : médecin dans les tranchées
     
    Louis Maufrais : son témoignage est bouleversant.
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  • C’est du vécu, du quotidien de toubib dans l’enfer des tranchées. Louis Maufrais avait enregistré sur 16 cassettes sa Grande Guerre sous les bombes, dans le sang et la boue.

    Aujourd’hui, grâce à sa petite-fille Martine Veillet, ce témoignage unique sorti d’une boîte à chaussures donne le frisson. Il est une traduction sans fioriture du quotidien d’un praticien qui en a bavé mais a fait son boulot avec une grande lucidité. Nous sommes à l’automne 1915, à Aubérive, un petit village marnais à la veille de la grande attaque des 24 et 25 septembre. Tout est encore calme à l’infirmerie et les poilus massés dans les tranchées, aidés par la gnole font des projets et pensent dormir la prochaine nuit à Saint-Souplet.

    Il y a beaucoup de on-dit sur les Allemands qui y disposeraient de vastes sapes aménagées.

    L’artillerie déverse son feu d’acier, les fantassins montent à l’assaut. On voit bientôt arriver les grands blessés sur des brancards ou des toiles de tente nouées. Tout bascule. Les diagnostics sont effrayants.

    « Plaies pénétrantes de poitrine, du ventre, plaies pénétrantes du crâne. Un des blessés a la figure comme une boule de sang, la mâchoire inférieure fracassée. Il ne peut plus émettre que des sons inarticulés », résume le docteur Maufrais.

    Il se bat contre la mort de ces hommes entamés par les obus et les schrapnells, asphyxiés par les gaz.

    En 1915, la trousse de soins ne permet pas des miracles. On nettoie les blessures à la teinture d’iode, on ne peut pas faire de transfusions parce que le matériel n’est pas aseptisé. D’ailleurs, on ignore les groupes sanguins et les rhésus.

    Au poste de secours du bois Vauban, Maufrais détaille les horreurs de la guerre avant de préparer l’évacuation des blessés les plus sérieux avec le renfort des brancardiers divisionnaires. Toute la guerre de ce médecin de l’Argonne au Chemin des Dames en passant par Verdun et la Somme est émouvante à chaque page.

    Son témoignage est d’une telle précision que l’on comprend comment cet homme a été marqué à vie par ce qu’il a vécu et enduré. Les détails sont terribles.

    Après l’explosion d’un obus sur un abri il indique : « On trouve surtout des lambeaux de chair déchiquetée encore chauds et saignants, non identifiables ».

    Chaque scène épouvantable est comme un direct entre l’auteur et son lecteur. C’est plus qu’émouvant, bouleversant, vraiment. On retiendra cette remarque lorsque l’Armistice est signé et que le docteur soigne encore un officier allemand parlant le français. Après avoir pris connaissance des clauses de Rethondes, il déclare : « J’ai le regret de vous dire que nous avons gagné la guerre. Non pour le présent, bien sûr, mais pour les années à venir ».

    La Deuxième guerre mondiale est déjà en marche.

    Hervé Chabaud

    Louis Maufrais, « J’étais médecin dans les tranchées », Robert Laffont, 330 pages, 21€.

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    Union081010c - Marne

    MUIZON : Les anciens combattants en Croatie
     
    Tous sont revenus enchantés de leur séjour.
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  • Il y a quelques jours, la section muizonnaise de l’Union nationale des combattants (UNC) a organisé un voyage en Croatie. Pendant une dizaine de jours, les participants ont pu visiter l’Europe de l’Est, à bord d’un autocar, puis logés dans un hôtel 4 étoiles à Novigrad.

    Ils ont d’abord fait escale en Slovénie, et ont visité la ville d’eaux de Bled et les grottes de Postuja.

    Puis, en Croatie, ils ont visité successivement l’Istrie à Pulaa, un amphithéâtre romain, ont poursuivi avec la visite guidée de Rovinj, la « Venise croate », les îles Brijuni, ont traversé trois kilomètres en bateau le Safari Park et enfin l’estuaire du fjord.

    Le séjour fut également agrémenté de soirées dansantes et folkloriques, ainsi que de dégustations de produits locaux.

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    Union081010b - Marne

    EPERNAY : Le quotidien des Poilus au programme des lycéens
     
    Un collectionneur, doublé d’un historien passionné qui souhaite transmettre son savoir.
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  • C’est à une exposition éphémère - deux jours seulement - que les classes de 1re du lycée Godart-Roger ont été conviées. Christian Schoppoven, animateur à la médiathèque, présente une collection personnelle constituée avec passion au fil du temps, riche d’objets et de documents d’époque, retraçant la vie au quotidien des Poilus.

    Une tenue d’hiver… en août 1914

    Les élèves encadrés par Isabelle Vial, professeur de lettres, et Anne Chardenoux, documentaliste, ont parcouru une exposition assortie de nombreux commentaires anecdotiques, mais qui prenaient, compte tenu du contexte, une importance considérable. Les Poilus entrés en guerre en août 1914 (avec une tenue d’hiver, la seule disponible…), le handicap face aux tranchées allemandes, surélevées, bien préparées, jugées relativement confortables en regard des tranchées de l’armée française, en contrebas, recevant naturellement les eaux de ruissellement, chargées de détritus divers, parfois morbides…

    Le comble, des tranchées que l’on dit faites pour que les hommes n’aient pas envie d’y rester trop longtemps…

    Les poèmes dédiés à une mère, à une fiancée ; la censure pour ne pas affoler l’arrière ; les plaques d’identité en trois morceaux ; les femmes qui ne disposent pas du droit de vote à l’époque, mais sont appelées quand même à remplacer les hommes partis au front… Les élèves étaient déjà sensibilisés aux Poilus de cette Première Guerre, grâce notamment à des films comme « Joyeux Noël » ou « Un long dimanche de fiançailles ».

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    Union081010a - Marne

    SEZANNE : Anciens combattants : conseils et soutien
     
    Les membres de l’association se tiennent à la disposition des anciens combattants et des veuves.
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    Les permanences des anciens combattants ont lieu tous les 2e et 4e mercredi de chaque mois, de 17 heures à 18 h 30 à la mairie de Sézanne (rez-de-chaussée).

    Les permanences sont assurées par son président Bernard Obara et des membres du bureau, qui se tiennent à la disposition de toutes les personnes concernées pour l’obtention de la carte du combattant, de la demande de retraite du combattant, pour les droits des veuves d’anciens combattants ou encore la retraite mutualiste.

    Ces permanences sont ouvertes à toutes et tous.

    Prochaine permanence : mercredi 22 octobre à 17 heures.

     

     

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    Union081009a - Marne

    BAZANCOURT : A propos de la Grande Guerre
     
    Samedi 11 octobre, la commune de Bazancourt célébrera le 90e anniversaire de sa libération. Certaines manifestations ont déjà commencé. Depuis le 22 septembre et jusqu’au 11 octobre, une exposition sur les tirailleurs sénégalais dans la guerre de 1914/1918 et les combats de Bazancourt, est visible dans le hall de la mairie.

    Samedi 4 octobre, une conférence-débat a eu lieu salle Michel Prévoteau, avec des historiens, sur les thèmes de l’occupation de Bazancourt en 1914-1918, les opérations militaires dans les environs de Bazancourt et la bataille de Reims, les troupes coloniales en 1918.

    Ce samedi 11 octobre se déroulera la cérémonie officielle suivant le programme suivant : 9 h 30 mise en place de la section d’honneur du 21e Rima de Fréjus, du conseil municipal, des associations de Bazancourt, dont quelques membres seront en costume d’époque, de la population et des membres de l’association des Poilus de la Marne. A 9 h 45, accueil des autorités au monument aux morts. 10 heures, cérémonie officielle, dépôt de gerbes au monument aux morts et à la stèle du 21e Ric et différentes sonneries. Appel des morts d’octobre 1918 par les élèves du collège, 10 h 20 cortège officiel vers le gymnase précédé de l’harmonie municipale, allocutions, remerciements et pour terminer vin d’honneur.

    Le soir, à la salle Michel-Prévoteau, la compagnie des Elles proposera la pièce de théâtre « Comme en 14 ». Une pièce qui témoigne du courage des femmes qui ont continué à vivre, quand tout n’était que mort et anéantissement autour d’elles. Des femmes qui, face à l’horreur et l’incompréhensible, ont voulu conserver malgré tout leur confiance en l’Homme. Ce spectacle sera donné une nouvelle fois, dimanche 12 octobre à 16 heures, salle Michel-Prévoteau.

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    Union081008a - Marne

    REIMS : Histoire et art se mêlent en « Champs de mémoire »
     
    De gauche à droite, Jacques Cohen, Nathalie Dahm, Jean-Marie Lecomte et Marc Bouxin.
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  • Le Fort de la Pompelle accueille jusqu’au 11 novembre une exposition photo de Jean-Marie Lecomte, dans le programme proposé par l’ORCCA à l’occasion du 90e anniversaire de l’armistice de la guerre 14-18.

    Cette présentation est un des volets de « Champs de Mémoire/Regards d’artistes » qui a pour ambition d’être une articulation entre mémoire et création. Lors de l’inauguration le 4 octobre, le conservateur Marc Bouxin a exprimé son émotion devant ces témoignages empreints de « sensibilité, humilité et respect […] dans un lieu qui était le pivot du front, depuis les Vosges jusqu’à la mer du Nord ». A cela l’adjoint Jacques Cohen a ajouté que les manifestations prévues à Reims dans ce cadre permettront de réveiller cette mémoire.

    Pour Nathalie Dahm, vice-présidente du conseil régional, ces expositions réparties dans les 4 départements « permettent à 14 artistes de talent d’exprimer leur regard sur une page de notre histoire ».

    Jean-Marie Lecomte a expliqué comment il avait choisi ses clichés parmi ceux réalisés à la ferme de Navarin, la gare de Sommepy-Tahure, le Mont Cornillet, les plaines de Champagne… Il a aussi voulu montrer comment « la mémoire se dilue avec des monuments qui s’effritent, des médaillons émaillés avec des photos qui peu à peu s’effacent ». Sa participation est en soi un événement car Jean-Marie Lecomte - il a créé le Mai de la photo à Reims en 1986 - expose rarement.

    Le programme de « Champs de mémoire Regards d’artistes » est consultable sur [6>www.orcca.fr]

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    Union081007a - Marne

    MARNE : Déportation : Lucien Hirth n’est plus
     
    Lucien Hirth avait 85 ans.
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  • La Résistance enregistre un nouveau deuil parmi les siens. Lucien Hirth vient de disparaître à l’âge de 85 ans. C’est un homme particulièrement attachant dont la sensibilité et la modestie touchaient au cœur les jeunes des collèges et des lycées, lorsqu’il leur parlait du quotidien derrière les barbelés des camps nazis. Il manquera à tous ceux qui l’ont connu. A 17 ans, ce patriote dans l’âme n’admet pas l’annexion de l’Alsace par l’Allemagne. Il se sent humilié et décide de combattre l’occupant. Il quitte d’abord ses parents pour rejoindre la Suisse puis revient en France pour agir dans la clandestinité. Audacieux, courageux, volontaire, il est malheureusement appréhendé par la gestapo. D’abord enfermé à la prison de Chambéry, il est transféré à Montluc à Lyon. Le 15 juillet 1944, il est déporté au camp de Neuengamme et subit cette entreprise inique de déshumanisation programmée par les nazis. Il n’est plus que le matricule 37014. Malgré les souffrances inouïes endurées, Lucien Hirth reste un homme debout. Il est transféré au kommando de Bremen-Farge. Lors de l’avance des alliés, il est évacué avec d’autres compagnons d’infortune vers la baie de Lübeck en mer Baltique. Il est alors enfermé à fond de cale sur le Cap-Arcona puis après sur l’Athen. Il fallait l’écouter raconter avec son accent si touchant cet épisode terrible de sa vie au cours duquel plus de sept mille cinq cents déportés ont péri envoyés par le fond alors qu’ils croyaient la liberté toute proche. A son retour en France, Lucien Hirth n’oubliera jamais et donnera de son temps aux familles de disparus tout en contribuant au travail de mémoire par ses témoignages poignants auprès des jeunes. Vice-président de l’amicale française de Neuengamme, ce combattant volontaire de la Résistance était chevalier de la Légion d’honneur, titulaire de la Médaille Militaire et de la croix de guerre 1939-1945. Ses obsèques auront lieu le jeudi 9 octobre à 10 heures en l’église Saint-Joseph de Reims.

    A sa famille et à ses amis l’union adresse ses plus sincères condoléances.

    H.Ch.

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    Union081006a - Marne

    ARGONNE : Sur les traces des combattants : Binarville rend hommage aux Américains
     
    En Argonne où le paysage est encore traumatisé par la Grande Guerre on n’oublie pas les hommes qui y ont combattu jusqu’à donner leur vie. Binarville a choisi de célébrer l’engagement et le sacrifice des soldats américains du « bataillon perdu » de la 77e division.

    Il s’agit pendant ce temps du souvenir d’y associer toutes les générations.

    C’est pourquoi, le mardi 7 octobre aura lieu à partir de 9 heures une randonnée pédestre intitulée « Sur les traces des combattants » qui permettra aux écoliers et collégiens argonnais de marcher sur les endroits mêmes où d’effroyables combats ont été menés au début du mois d’octobre 1918. Puis à 11 h 15 une stèle érigée en hommage aux combattants du « bataillon perdu » et signée Henri Patrick Stein sera inaugurée.

    Que s’est-il passé fin septembre 1918 en cette terre à la charnière de la Marne, de la Meuse et des Ardennes ? Après la prise du saillant de Saint-Mihiel les troupes de la 1re armée américaine ont été positionnées en Argonne sur une ligne d’une trentaine de kilomètres allant de Regneville-sur-Meuse à La Harazée près de Vienne-le-Château. L’objectif fixé par le maréchal Foch est de rejeter les Allemands de la forêt d’Argonne le plus vite possible.

    L’offensive alliée est articulée en deux temps forts. D’abord du 26 septembre au 1er octobre, il s’agit de creuser un saillant dans les positions allemandes pour favoriser des brèches qui désorganiseront les lignes de défense ennemies défendues en profondeur.

    Cette première étape permet une avancée patente des alliés même si Binarville demeure aux mains d’un ennemi bien décidé à tenir ses positions.

    Puis du 2 octobre jusqu’au 10, l’état-major demande de repousser l’armée allemande en particulier sur le flanc gauche du front US à Binarville. Le travail est confié aux fantassins de la 77e division qui reçoivent l’ordre de conquérir des positions stratégiques dans le secteur accidenté de Charlevaux (voir l’union du dimanche 28 septembre). La lutte acharnée qui s’en suit au niveau du ravin de Charlevaux va placer les soldats du « bataillon perdu » dans une situation de la plus grande précarité. Les hommes coupés de leurs arrières et encerclés par un ennemi qui les matraque avec son artillerie et positionne des mitrailleuses pour les clouer sur place vivent un enfer.

    Les morts et les blessés s’accumulent tandis que le ravitaillement en nourriture et en munitions est impossible. Les Sammies se sacrifient même pour aller récupérer de l’eau à une source toute proche.

    Le major US Whittlesey qui les commande s’avère un grand chef. Il maintient l’unité du bataillon qui ne cède pas un pouce de terrain jusqu’à ce qu’il soit délivré. L’état-major est renseigné du drame qui se joue par les pigeons voyageurs que l’officier US envoie. L’un d’eux blessé apportera son message et se verra décorer de la croix de guerre. Les héros américains méritent bien qu’on se souvienne.

    À l’heure de l’armistice, Binarville n’est plus selon le témoignage d’André Villain qu’une vaste ruine mais le village va se reconstruire dès 1919.

    Hervé Chabaud

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    Union081005b - Marne

    ÉPERNAY : Les fantômes du Chemin des Dames au mémorial
     
    Vernissage hier à Dormans de cette exposition dans le cadre de Chants de Mémoires, où l’Orcca donne la parole à 14 artistes régionaux.
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  • A Dormans, les Fantômes du Chemin des Dames et le presbytère de Roucy hantent le mémorial jusqu’au 11 Novembre. Une exposition du photographe Gérard Rondeau.

    DE sa demeure de Trélou, dans l’Aisne, à 2 km face à Dormans, Gérard Rondeau aperçoit de sa fenêtre, « dans un dévalement de feuillages et de toits », le Mémorial. « Lorsque l’Orcca m’a proposé d’exposer dans le cadre de « Chants de Mémoire, regards d’artistes », j’ai choisi ce lieu, de l’autre côté de la Marne », confiait-il hier lors du vernissage. C’est ici que le photographe natif de Congy a choisi d’accrocher ses clichés en noir et blanc pris à l’argentique des « Fantômes du chemin des Dames ». C’est d’ailleurs le titre de l’exposition qu’il présente jusqu’au 11 novembre, mêlant Verdun, la Belgique, la vallée de la Marne, la Bosnie où il a trouvé les mêmes paysages qu’ici, mais aussi le presbytère d’Yves Gibeau. Ce dernier, romancier et auteur d « Allons z’enfants » dont Yves Boisset a fait un film, a fait la connaissance de Gérard Rondeau en 1980. « Il est mort en 1994, à l’âge de 78 ans ». Entre-temps est née une vraie amitié. « Je l’ai beaucoup vu. Cet enfant de troupe, antimilitariste de façade, né des amours d’un soldat de passage avec sa mère, épicière à Bouzy, a hanté toute sa vie, tous ses week-ends le Chemin des Dames. Peut-être à la recherche de son père », s’interroge encore le photographe. A l’histoire de cette amitié se mêle le regard photographique où la photo suggère plutôt qu’elle ne démontre. « Bouleversé par la tragédie, Yves a fini par être rejoint par son obsession. Il est enterré dans le cimetière du village détruit de Craonne : il a rejoint lui-même le Chemin des Dames, c’est un véritable destin ». Ce destin a donné un livre, « Les fantômes du Chemin des Dames, le presbytère d’Yves Gibeau », publié au Seuil, matière de ce qui est montré ici à Dormans. Tout un travail sur l’absence, l’oubli, la mort, qui mêle à la fois la guerre, le presbytère de Roucy qui se détériore et dont Gérard Rondeau s’est occupé pendant dix ans jusqu’à sa vente. Le papier peint qui se détériore, tout comme les collections, « nous rappelant que nous sommes peu de chose ». Pour Marc Petry, directeur de l’Orcca, « cette exposition illustre la force, l’énergie de cette mémoire du premier conflit mondial par les créateurs contemporains d’aujourd’hui et de la région ». « L’art contemporain peut trouver sa place dans cette région meurtrie », souligne Nathalie Dahm, vice-présidente du conseil régional. Gérard Rondeau est heureux de ne pas avoir manqué cette occasion de fêter le 90e anniversaire de l’Armistice. Le maire Christian Bruyen l’est aussi d’offrir aux enfants de Dormans une ouverture artistique.

    Fabienne Nouira-Huet

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    Union081005a - Marne

    MINAUCOURT : Les archives réunies
     
    Jeannine Warcollier remet le cadastre à Jean-Pierre Adam.
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  • Depuis de nombreuses années, Jeannine Warcollier gardait précieusement des archives communales qui lui ont été transmises par sa grand-mère, épouse d’Ernest Demin, le dernier maire du Mesnil-les-Hurlus (décédé en 1923).

    Commune détruite lors des combats de Champagne, inclus dans le camp de Suippes, elle ne fut pas reconstruite, et son nom est maintenant associé à la commune de Minaucourt.

    Jeannine a choisi ce 90e anniversaire des combats de Champagne pour transmettre ces biens communaux à Jean-Pierre Adam, maire de Minaucourt (la matrice cadastrale établie en 1827 ainsi que divers documents).

    En la remerciant de son geste, Jean-Pierre Adam a précisé, « nous avions l’état civil de l’époque, maintenant les archives de notre commune jumelle qu’est le Mesnil-les-Hurlus sont réunies ».

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    Union081004b - Marne

    BROYES : Les anciens combattants prennent de la hauteur
     
    Les anciens combattants sont partis cette année dans les Alpes, pour un beau séjour d’une semaine.
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    Quarante-sept personnes, membres et amis de l’association des anciens combattants du canton de Montmirail, sont parties pour 7 jours en Haute-Savoie.

    Différentes haltes ont été faites : Langres, Bourg-en-Bresse… Tous ont pu découvrir Morzine, village typique de montagne, et Avoriaz, station bien connue des sports d’hiver, puis le Mont Blanc, Genève et bien d’autres merveilles.

    Les bons marcheurs on fait de belles promenades en toute liberté. « Une véritable cure de dépaysement. »

     

     

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    Union081004a - Marne

    Champs de mémoire
     
    Jusqu’au 11 novembre, sur quatre sites marnais différents, des artistes exposeront leurs œuvres sur le thème des ravages provoqués par la Première Guerre Mondiale sur la mémoire et la sensibilité de ceux qui y ont survécu.

    Au musée du Fort de la Pompelle, sont exposées les photographies de Jean-Marie Lecomte.

    Sur le site du village détruit de Nauroy, (à l’embranchement de la D64 et de la D34, en direction de Beine-Nauroy), Mathias Dubos expose photographies et installations.

    A Dormans, au Mémorial des Batailles de la Marne, Gérard Rondeau expose ses photographies.

    Au monument ossuaire de Navarin, diverses installations de Christian Lapie sont disposées.

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    L’hebdo du vendredi- n° 94 - 081003a

    Les Anciens Combattants de la Marne dans « l’Hebdo du Vendredi »
    Journal gratuit d’information
    N ° 94 - Semaine du 03 au 09 octobre 2008
     
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    HISTOIRE : « Quand l’art jaillit des tranchées », la Marne témoigne
     
    Affiches, dessins et photos témoignent du Front de Champagne.
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  • Dans le cadre du 90ème anniversaire de la signature de l’armistice, le Conseil général choisit de montrer l’engagement des artistes dans la Grande Guerre. Détails d’un projet culturel complet.

    Donner au département une place aussi importante que celle qu’il a occupée durant la Première Guerre Mondiale : telle est l’ambition de cet évènement commémoratif. Une exposition s’installera donc aux archives départementales de la Marne du 6 octobre au 19 décembre, tandis qu’une lecture - spectacle sera créée à la Comète de Châlons-en-Champagne ces 3 et 4 octobre. (Lire l’article consacré à Jacques Gamblin).

    L’art de la guerre

    Valorisée par sa richesse tant documentaire qu’artistique, l’exposition s’attachera tout d’abord à présenter l’iconographie régionale d’un « Front invisible » : celui, enterré et presque inaccessible, de la Guerre 14-18. Pas de combat violent, ni de scène macabre, donc, mais la représentation d’une expérience intime au sein des tranchées. La difficulté de témoigner du conflit apparaît alors à travers les croquis et dessins de soldats mobi lisés, observant la guerre de l’intérieur, livrant à coups de crayons leur vision de scènes quotidiennes : passage du vaguemestre emportant le courrier, mais aussi croquis d’attente et de préparation d’attaques. Des textes d’écrivains jalonneront le parcours de l’exposition, montrant notamment tel Apollinaire, à quel point « on a poussé très loin durant cette guerre, celle de l’invisibilité »… Invisible, car enfouie sous terre, mais également dissimulée à l’extérieur des tranchées.

    Le thème du camouflage occupera ainsi la seconde partie de l’exposition, illustrant par des photos, dessins et autres objets, l’activité des ateliers de Châlons et d’Epernay. Tromper l’ennemi avec de faux canons et cacher des observatoires dans des arbres fabriqués : c’est l’art auquel participèrent certains peintres cubistes, familiers des formes indiscernables et aptes à les dissimuler. La mémoire du « front invisible », elle, n’a pas pris une ride.

    « Léger au front »

    Sur scène, c’est Jacques Gamblin qui descendra au coeur des tranchées, entrant dans la peau – boueuse – du soldat Fernand Léger. « C’est tout de même une guerre bien curieuse », écrit le peintre dans sa correspondance.

    « C’est intelligent jusqu’au bout des ongles. C’en est même emmerdant, il n’y a plus d’imprévu ». Du spectacle, qui répond à une conception de « l’art total » envisagée par Léger lui-même, on attend intelligence… et imprévu. La musique du compositeur David Chaillou accompagnera ainsi la lecture de Jacques Gamblin tandis que le sculpteur Patrice Alexandre, à l’initiative de nombreux projets commémoratifs, façonnera un modelage aux mouvements et rythmes irréguliers. Les arts prouvent ici, qu’ils ne sont pas en guerre.

    Pauline Godart

    Exposition « Quand l’Art jaillit des tranchées », aux Archives départementales de la Marne, 1, rue Just Berland à Châlons-en-Champagne du 6 octobre au 19 décembre.

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    INTERVIEW : Jacques Gamblin : « Les lettres de Léger m’ont bouleversé »
     
    Quatre mois ont été nécessaires au comédien pour se mettre dans la peau d’un poilu de la Guerre 14-18.
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  • Dans le cadre du festival « Quand l’art jaillit des tranchées », le célèbre comédien français révélé par de grands noms comme Claude Chabrol, s’attaque à des lectures de textes de Fernand Léger rédigés pendant la première guerre mondiale. Entretien.

    L’Hebdo du Vendredi : Jacques Gamblin, vous présentez ce vendredi 3 octobre à la Comète, un spectacle intitulé « Léger au front » sur le thème de la Grande Guerre. Pouvez-vous nous en dessiner les grandes lignes ?

    Jacques Gamblin : Il s’agit d’une lecturespectacle des lettres de ce grand peintre entre 1914 et 1918 alors qu’il était brancardier au front. L’idée est venue de Patrice Alexandre, un sculpteur qui a tenu à montrer des visages de poilus, à réinterpréter les monuments aux morts. Ma volonté de participer à ce spectacle a tout d’abord été de travailler avec lui. Il m’a apporté ces lettres et tout à commencé.

    H.D.V : Quelle a été votre réaction à cette première lecture justement ?

    J.G : J’ai trouvé ses mots très forts. Fernand Léger était non seulement le grand peintre que nous connaissons tous, mais aussi un homme avec d’énormes talents d’écrivain. Il a su mettre des mots sur un monde d’horreur, de boue. Le recul qu’il avait dans ses lettres m’a profondément bouleversé.

    H.D.V : Pour traduire cette émotion face au public, a-t-il fallu un grand travail en vous ?

    J.G : Le métier de comédien ne se limite pas à Robert de Niro dans « Raging Bull » qui prend vingt kilos pour faire un film. D’un autre côté, il est vrai qu’il faut intégrer le maximum de réflexion et d’émotion que nous provoque un nouveau rôle. Pour finaliser cette interprétation de poilu au front, quatre mois m’ont été nécessaires, mais l’idée germait dans mon esprit depuis un an et demi pour savoir comment tout cela allait se traduire. À ce sujet, il faut noter que le spectacle présenté est un ensemble de trois grands courants. La dramaturgie que je représente ne serait rien sans le travail de sculpture en simultané de Patrice Alexandre et la musique composée et dirigée par David Chaillou.

    H.D.V : Ce spectacle s’inscrit dans le cadre du 90ème anniversaire de l’armistice de 1918. Pensez-vous que la culture doit avoir un travail de mémoire ?

    J.G : Le devoir de mémoire doit à la fois être individuel et collectif. Ce spectacle sert en effet de souvenir à la Grande Guerre, mais il permet aussi de perpétuer l’oeuvre de Fernand Léger même s’il est disparu depuis des dizaines d’années. À nous d’inscrire cette mémoire dans la modernité.

    « Léger au front » à La Comète de Châlons-en-Champagne les 3 et 4 octobre et à la salle des fêtes de Dormans le 7 octobre à 20h30. Renseignements au 03 26 69 50 99.

    Propos recueillis par Emmanuel Lagain

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    Souvenir
     

     

     

    Dans le cadre de « Champs de Mémoire », manifestation initiée par L’Orcca et la Région Champagne- Ardenne, en commémoration du 90ème anniversaire de l’armistice de la Guerre 14-18, des rencontresconférences autour des conditions de vie et de création durant la Grande Guerre auront lieu mercredi 8 octobre au Cirque de Châlons-en-Champagne.

  •  10h00 : être artiste et soldat durant la première Guerre Mondiale
  •  11h45 : pratiques photographiques durant la Grande Guerre
  •  14h30 : La Grande Guerre des animaux, histoire des relations soldats-animaux
  •  15h00 : se nourrir et combattre
  •  16h00 : Le chant du Poilu, la Grande Guerre en Chanson

     

     

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    Union081001d - Marne

    REIMS : Nécrologie : Résistance : Roger Molle n’est plus
     
    Roger Molle était combattant volontaire de la Résistance.
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  • La Résistance est en deuil. Roger Molle, 94 ans, une figure rémoise de Libération-Nord est décédé. Engagé dans la clandestinité dès décembre 1942, ce patriote convaincu n’avait jamais ménagé ses efforts pour porter de rudes coups à l’ennemi. S’il conservait un souvenir intact de la libération de Reims où son concours n’avait pas été accessoire, cet ami de Charles Guggiari, Paul Schleiss, Jean Martin était un vrai résistant mais aussi un homme de tempérament ayant toujours conservé une profonde modestie. Pourtant Roger Molle avait fabriqué de fausses cartes d’identité et d’alimentation, distribué des journaux clandestins et accompli de précieuses missions de renseignements. Pendant trente-cinq ans, il a été le porte-drapeau fidèle de Libé-Nord. Jamais il ne manquait et être présent aux temps du souvenir était un devoir dont il s’acquittait avec une grande générosité d’âme. « Ce drapeau a une valeur importante pour moi.

    Je ne tiens pas à m’en séparer. Je l’emporterai avec moi dans ma tombe », nous confiait-il en août 2004. Jusqu’au bout à la maison de retraite Jean-d’Orbais, il a défendu le travail de mémoire pour que les jeunes sachent les réalités de l’Occupation, de la Résistance, de la Déportation, de la Réconciliation. Il n’hésitait pas à pavoiser sa fenêtre au 11 Novembre et au 8 Mai. Quartier-maître dans la marine, sous-lieutenant au 131e RI, maçon, mécanicien, chauffeur, il a aussi travaillé pendant trente et un ans à l’union. C’était un ami. Ses obsèques auront lieu à Saint-Remi, ce jeudi à 10 heures. À tous les siens notre journal présente ses condoléances du cœur.

    Hervé Chabaud

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    Union081001c - Marne

    BAZANCOURT : Première Guerre mondiale : La commune se souvient de 14-18
     
    Bazancourt qui est l’une des communes marnaises ayant subi l’occupation allemande pendant la Première Guerre mondiale se prépare à célébrer le 90e anniversaire de sa libération en octobre 1918 alors que les forces alliées avaient contraint par une pression permanente l’ennemi à se replier dans un premier temps derrière la Suippe avant de s’accrocher aux Ardennes.

    Le samedi 4 octobre à 17 heures, dans la salle Michel-Prévoteau se tiendra une conférence-débat pour faire un point historique sur les événements qui du 28 septembre au 10 octobre ont abouti au départ de l’occupant du bourg de Bazancourt.

    L’ennemi multiplie jusqu’au 7 octobre, les contre-offensives même si les observateurs constatent le repli des colonnes ennemies sur la route de Bourgogne à Saint-Étienne-sur-Suippe. La résistance des Allemands sur Bazancourt et Boult-sur-Suippe va provoquer de violents combats meurtriers dont les Français sortiront vainqueurs. Guy Marival, chargé de mission au conseil général de l’Aisne parlera de l’occupation de la commune pendant la Grande Guerre tandis que l’universitaire Bastien Dez de la Sorbonne évoquera le rôle des troupes coloniales en 1918 et qu’Hervé Chabaud de l’union envisagera les opérations militaires dans les environs de Bazancourt et le dégagement de Reims.

    Le samedi 11 octobre à partir de 9 h 45 devant le monument aux morts auront lieu les cérémonies commémoratives de la libération en présence d’un détachement du 21e régiment d’infanterie de marine de Fréjus qui entretient la tradition du 21e régiment d’infanterie coloniale. On relira avec gravité cette plaque qui résume si bien le sacrifice des braves : « La ville de Bazancourt reconnaissante, en mémoire des 15 officiers, 637 sous-officiers et soldats du 21e régiment d’infanterie coloniale tombés héroïquement au cours de furieux combats du 6 au 10 octobre 1918, pour la reprise de Bazancourt occupée depuis quatre années. A nous le souvenir, à eux l’immortalité » les officiers et sous-officiers de réserve de Reims et sa région.

    La manifestation qui associe Jean-Jacques Caron sous-préfet de Reims mais aussi le conseil général, la cité de Bazancourt, le Souvenir français et l’Union des officiers de réserve de l’arrondissement de Reims sera aussi l’occasion pour les élèves du collège de participer à ce temps du souvenir. Ce sont eux qui feront la lecture des morts d’octobre 1918. On retracera bien sûr à cette occasion les temps forts de la libération de la commune. À 20 h 30, la « Compagnie des Elles » présentera à la salle Michel-Prévoteau, une pièce théâtrale intitulée : « Comme en 14 ».

    H.Ch.

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    Union081001b - Marne

    DORMANS : Exposition « Champs de mémoire »l
     
    Une photobiographie de Gérard Rondeau au Mémorial
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  • Le photographe Gérard Rondeau a suivi Yves Gibeau dans ses multiples pérégrinations. Dans le cadre de la commémoration du 90e anniversaire de l’Armistice de la Guerre 14-18, 14 artistes exposent sur des sites historiques de Champagne-Ardenne jusqu’au 11 novembre. Dans la Marne, le photographe Gérard Rondeau fera partager son amitié avec l’écrivain Yves Gibeau, l’auteur de « Allons, z’enfants », avec lequel il a parcouru les champs de bataille de la Première Guerre mondiale. L’inauguration de cette exposition, « Champs de mémoire », qui est organisée par l’Orcca, aura lieu le samedi 4 octobre.

    A partir de 1981, Gérard Rondeau a suivi Yves Gibeau, écrivain antimilitariste à la fois fasciné et hanté par la Guerre 14-18, dans ses multiples pérégrinations au Chemin des Dames et, au-delà de sa mort, a continué de photographier les univers balayés par les traces de la « Der des Ders ».

    Mélange de réalisme et d’émotion, cette photobiographie subjective et passionnée, nourrie d’archives et née de 15 ans d’amitié, plonge le visiteur dans l’intimité de l’auteur et l’universalité de la guerre.

    Dominant la Vallée de la Marne et la ville de Dormans, le mémorial a été construit entre 1921 et 1931, grâce à de nombreux dons privés et une souscription nationale sur un site choisi par le Maréchal Foch, représentant le point stratégique des deux batailles de la Marne. Un cloître latéral rejoint l’ossuaire où reposent les restes de 1.500 soldats de toutes nationalités dont seulement onze ont pu être identifiés.

    Exposition au mémorial à partir du prochain week-end et jusqu’au 11 novembre. Tous les jours de 14 h 30 à 18 h 30 et le dimanche de 14 h 30 à 18 h 30.

    Renseignements à l’office du tourisme : 03.26.53.35.86.

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    Union081001a - Marne

    REIMS : Combats de Sidi-Brahim
     
    Le président José Domice et les membres du comité des Diables bleus de Reims, invitent toutes les personnes qui ont servi dans un bataillon de Chasseurs (anciens Chasseurs à pied, alpins, portés ou mécanisés), à commémorer le 163e anniversaire des combats de Sidi-Brahim (1845-2008), dimanche 5 octobre, selon le programme suivant.
  •  10 heures, rassemblement au monument aux Morts ;
  •  10 h 15, lecture du récit des combats de Sidi-Brahim et dépôt de gerbe ;
  •  11 heures, messe en la basilique Saint-Rémi ;
  •  12 h 15, repas amical.

    Renseignements et inscriptions au 06.08.91.43.49.

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    Union080929a - Marne

    MARNE : Seconde Guerre mondiale / Une Néozélandaise sur les traces des aviateurs alliés
     
    « Je suis admirative du courage des Français qui ont recueilli des aviateurs. »
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  • Professeur de Français à la faculté des lettres et sciences humaines de l’université de Wellington, Keren Chiaroni passe quelques semaines en France où elle accompagne un groupe d’étudiants effectuant des recherches à Paris mais elle poursuit dans le même temps son enquête sur les aviateurs néo-zélandais qui pendant la Seconde Guerre mondiale ont participé aux bombardements alliés.

    L’idée lui est venue parce qu’un membre de sa famille le capitaine John Sanderson commandant un Lancaster a été abattu mais secouru lors de la frappe massive ordonnée par la RAF sur le camp de Mailly, dans la nuit du 3 au 4 mai 1944.

    « Il a très peu parlé de cet épisode de sa vie mais ce qui m’est apparu important c’est la solidarité d’habitants de la région qui ont tout fait pour le protéger, le soigner avant d’être dénoncés à la gestapo.

    J’ai donc décidé de reconstituer son histoire et d’établir combien d’aviateurs de Nouvelle-Zélande étaient tombés dans la Marne et l’Aube pas seulement au cours de cette mission » explique Keren Chiaroni qui a été reçue à l’union dans le cadre de ses travaux.

    Elle s’est rendue à Troyes pour compléter son enquête et rencontrer la famille Patris dont les parents ont porté secours à Sanderson avant d’être arrêtés puis déportés dans un camp de concentration.

    Elle s’intéresse aussi à la collecte des renseignements par la Résistance, ce qui a permis aux alliés de frapper une forte concentration de blindés sur le camp ainsi que leurs équipages. « Bien sûr, cette opération a été très coûteuse pour la Raf qui a perdu quarante-cinq bombardiers dont quarante-deux dans le périmètre large de la cible. Il est intéressant de constater que dans la Marne aussi, sur Châlons en particulier, des rescapés ont été secourus et cachés. Je m’intéresse aussi aux monuments qui ont été érigés et à la manière dont on commémore aujourd’hui le sacrifice de ces hommes sur la terre de la France ».

    Pour un petit garçon

    La démarche de Keren Chiaroni est également d’écrire l’histoire et de l’offrir à un descendant de Sanderson, un petit garçon de neuf ans, pour qu’il comprenne : « qu’il doit la vie au sacrifice d’un père de famille français Emile Patris qui, ayant caché son grand-père, est mort en déportation ».

    Entretenir la Mémoire

    Très émue et intéressée par les travaux historiques réalisés dans la Marne, elle s’est rapprochée du centre régional de documentation pédagogique pour se procurer le CD sur l’histoire de la résistance dans l’Aube et doit aussi échanger avec les membres de l’association « Mailly 3-4 mai 1944 » qui possèdent une solide documentation et entretiennent la mémoire de cet événement qui à l’époque a fortement marqué les Marnais et les Aubois. Keren Chiaroni va garder le contact avec la région. On ignore souvent qu’auprès des Britanniques, il y avait également dans les équipages de l’aviation anglaise de bombardement des Canadiens, des Australiens, quelques Grecs et Américains et des Néozélandais.

    Les travaux de Keren Chiaroni enrichiront les connaissances sur l’histoire de l’aviation pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Hervé Chabaud

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    Union080928g - Marne

    LIVRES : De Nuremberg à Spandau : itinéraire de criminels
     
    Laure Joanin-Llobet livre les témoignages des pasteurs aumôniers de la prison de Spandau qui ont reçu les confessions des sept grands dignitaires nazis condamnés à Nuremberg.
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  • COMMENT se sont comportés les dignitaires nazis qui n’ont pas été condamnés à mort au procès de Nuremberg lors de leur détention à Spandau ? Qu’ont-ils ressenti face à leur châtiment ? Comment vivaient-ils avec de tels crimes sur la conscience ? Étaient-ils sur le chemin de la rédemption ? Laure Joanin-Llobet tente de répondre à cette question en s’appuyant sur les témoignages des douze aumôniers français qui ont suivi la détention de ces prisonniers particuliers. De 1947 à 1987, sept condamnés y ont purgé leur peine. Les deux plus célèbres sont Albert Speer et Rudolf Hess. On ne reviendra pas sur les doutes portant sur la mort de Hess mais parce que cet ancien proche de Hitler qui avait rejoint la Grande-Bretagne a été enfermé à vie à Spandau, il y a peut-être plus à apprendre sur sa personnalité.

    En lisant cet ouvrage très riche, il faut toujours avoir à l’esprit ce qu’a été le régime nazi et quelle culture de mort a été imposée aux populations partout où a régné son ordre raciste et répressif. Les Russes avaient demandé l’exécution de Hess, les Français avaient réclamé vingt ans, il a été condamné à la perpétuité. Bien sûr le regard porté par des hommes d’Eglise peut apparaître complaisant mais l’homme qui est décrit malade et accablé d’arthrite subit encore à plus de 90 ans un isolement et des interdictions qui semblent hors du temps, sans intérêt ni portée, si ce n’est une volonté d’humilier. On mesure au fil des pages, la difficulté de ces pasteurs à remplir leur mission spirituelle tout en sachant qu’ils ont auprès d’eux, des hommes qui ont été capables de cautionner les projets les plus inacceptables. Est-ce pour autant qu’ils doivent être traités indignement. Il est patent que le livre contient par la somme des témoignages accumulés une critique en règle du régime sévère imposé à Spandau tout en mettant en relief la complexité de gestion de la prison. Obtenir l’accord de chaque pays en charge de la surveillance pour tout changement dans le régime de détention s’avère d’une grande difficulté. On découvre un Rudolf Hess qui résiste et s’oppose dans un premier temps au régime imposé à sa famille pour le visiter. Le pasteur Charles Gabe confie : « J’ai toujours senti que Hess regrettait profondément ce qu’il avait fait endurer à sa famille ». Sans doute la raison qui l’a poussé à ne pas revoir sa femme pendant vingt ans. Une question d’orgueil pour celle qui a espéré jusqu’au bout qu’il rentrerait un jour dans leur chalet. Tout s’éclaire, lorsqu’on sait que leur première rencontre s’est effectuée à l’hôpital et non à Spandau.

    Hervé Chabaud

    Laure Joanin-Llobet, « Les 7 de Spandau », Oh éditions, 392 p., 21,90 euros.

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    Union080928f - Marne

    MINAUCOURT : Commémoration
     
    Aujourd’hui aura lieu la célébration de l’anniversaire des combats de Champagne.

    Elle commencera par un office religieux en l’église de Minaucourt à 10 h 30 suivie d’un dépôt de gerbe au monument aux morts de la commune ainsi qu’à la Nécropole du cimetière du Pont du Marson.

    À l’initiative de l’Amicale Djebel Argonne et en accord avec la municipalité de Minaucourt, la flamme de Navarin brûlera lors de la cérémonie.

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    Union080928e - Marne

    BINARVILLE : Site de guerre de la Vallée Moreau
     
    Dernière visite guidée de l’été, aujourd’hui de 14 à 18 heures, du site de guerre 14-18.

    Rendez-vous entre Vienne-le-Château et Binarville sur le parking au bord de route.

    TéL.03.26.60.49.40

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    Union080928d - Marne

    SEZANNE : Repas des anciens combattants
     
    L’association des anciens combattants prisonniers de guerre et CATM du canton de Sézanne organise son repas d’automne le dimanche 19 octobre à la maison des sports de Sézanne.

    Inscriptions au 03.26.80.69.11. et 03.26.80.65.81.

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    Union080928c - Marne

    Une pyramide de chaussures contre les bombes à sous-munitions
     

     

    Handicap International a érigé aujourd’hui dans 37 villes en France ses 14 e pyramides de chaussures pour réclamer l’interdiction des bombes à sous-munitions, à dix semaines de la signature du traité d’Oslo.

    107 pays se sont engagés à signer ce traité, qui prévoit l’interdiction d’utilisation, de production, de commerce et de stockage de ces bombes.

    Mais les ONG s’inquiètent des pressions exercées notamment par les Etats-Unis sur ses alliés pour renoncer à signer le texte.

     

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    Union080928b - Marne

    VALMY : un moulin, une bière et désormais un journal
     
    Le journal de la société brassicole de Valmy est tiré à 1.000 exemplaires.
  •  Agrandir la photo
  • Valmy, c’est une bataille, un moulin. C’est aussi depuis quelques mois une société brassicole et à présent également un journal associatif où l’on parle histoire, bière, biocarburants…

    UN nouveau journal est né : le journal associatif de la société brassicole de Valmy.

    « Un village dans la Marne, la première bataille de la République française, le moulin, un groupe de résistants, une bière, voilà ce que peut rappeler le nom de Valmy… », a écrit dans l’édito, Alix Guillard, le président de la société.

    Avec comme idée directrice « La France est un état d’esprit », le premier numéro a comme fil conducteur « rêve et engagement ». Les articles divers ont été écrits par les membres d’honneur. « Accomplir un rêve, n’est-ce pas la sublimation de nos efforts, le dépassement de soi », a écrit Bruno Bourg Broc, maire de Châlons-en-Champagne.

    Quant à John Jussy, vice-président de l’office de tourisme, il écrit : « Argonnais, ne cessez de rêver, continuez à vous engager, c’est pour votre Argonne, votre pays ».

    D’autres articles sur des sujets divers, comme le dodo (oiseau et aussi marque de bière), viennent compléter ce premier numéro de ce journal annuel. Mais on revient à la bière, avec un article de Gérard Laloi (président délégué général des brasseurs de France) intitulé : « Savoir apprécier la bière ».

    Car le but de la société brassicole, que l’on pourrait croire à première vue commercial, est bien celui d’une association loi 1901. « Chaque bière vendue diffuse l’esprit de cette bataille de Valmy (l’étiquette arbore des agriculteurs, le moulin et le général Kellermann), écrit encore Alix Guillard, pendant laquelle les volontaires ont défendu vaillamment une nation gagnant sa liberté ». Mais aussi et surtout, la société reçoit 10 centimes par litre de bière vendu et affecte ces sommes à « des projets culturels et sociaux ». Sans jamais oublier Valmy : « La société brassicole de Valmy tente de soutenir ceux qui, comme au temps de la bataille, s’engagent, volontaires, pour transformer le monde ». La société brassicole compte déjà 6 membres d’honneur et a prévu d’introniser une personnalité chaque année. Ce nouveau journal de 8 pages, tiré à 1.000 exemplaires, est disponible dans différents points, dont l’office de tourisme de Sainte-Ménehould.

    Contact : Société brassicole de Valmy ; mairie, 30, rue André-Procureur, 51800 Valmy. Directeur de la publication : Alix Guillard ; rédacteur en chef : Jean-Bernard Guyot. Adhésion à la société (journal gratuit) : 40 euros.

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    REIMS : Livre-souvenir : La belle histoire d’un aviateur mitrailleur
     

    Simon McIlroy, le fils d’un officier mitrailleur, membre de l’équipage du 408e squadron dont le bombardier s’est écrasé le 15 octobre 1943 au bord du canal de la Marne à l’Aisne à La Neuvillette, vient d’écrire un livre retraçant l’histoire de son père William aujourd’hui âgé de 86 ans.

    Cet ouvrage rend aussi hommage au pilote de l’appareil l’Australien Ian MacKenzie qui s’est sacrifié pour que son avion en flammes ne s’écrase pas sur les maisons.

    Un monument a été érigé à sa mémoire et régulièrement fleuri. Simon et William sont venus s’y incliner lorsque le fils qui avait assisté aux cérémonies du soixantième anniversaire de la libération à Reims avait convaincu son père d’y venir un peu plus tard en pèlerinage.

    À deux reprises il a fait le voyage dont le 15 avril 2006 pour le 63e anniversaire du crash.

    Un moment intense d’autant que l’ancien officier avait pu rencontrer la fille de Mme Chatelin, Mme Françoise Hébert qui alors enfant l’avait visité avec sa mère lorsqu’il était soigné à l’hôpital Maison Blanche pour ses graves blessures.

    Le livre de Simon McIlroy est intéressant parce qu’il dresse le parcours d’un jeune fils de paysan, ayant quitté son Irlande natale pour devenir aviateur.

    Il décrit le parcours d’obstacles pour devenir mitrailleur sur un Halifax et explique comment son père était le membre de l’équipage le plus expérimenté. Lors du crash, son bombardier revenait d’un raid accompli par 462 appareils de la RAF sur Stuttgart. William McIlroy avait sauté en parachute sur ordre de MacKenzie dont l’appareil touché à mort par le capitaine Hans-Karl Kamp le pilote d’un chasseur de nuit allemand était en perdition. L’officier mitrailleur atterrit près de Cernay-lès-Reims mais souffre de fractures multiples à une jambe et d’une fracture de la mâchoire. Il est transféré à Reims à l’hôpital Maison Blanche et doit subir neuf mois de convalescence avant d’être envoyé dans un camp de prisonniers.

    Simon explique la vie en détention et reproduit de nombreux dessins réalisés par son père à ce moment-là. Il publie les courriers officiels adressés à sa famille pour signaler dans un premier temps la disparition de William au cours d’une mission en territoire ennemi. Il a aussi retrouvé le témoignage du seul évadé de l’équipage le sergent Canter, lorsqu’il est arrivé à Gibraltar. Une source utile pour croiser les témoignages sur la chute du bombardier avec ceux des cinq autres rescapés mais également prisonniers.

    Une série de documents est adjointe au livre qui pour l’instant n’est pas traduit en français. Pour les anglicistes, il se lit facilement.

    Un bon document qui enrichit d’une belle histoire vécue, ce qui pouvait arriver aux équipages de bombardiers alliés pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Hervé Chabaud

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    Union080927a - Marne

    EPERNAY : Hommage aux anciens supplétifs
     
    Une gerbe a été déposée au monument aux morts.
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  • Jeudi 25 septembre, c’était la journée nationale d’hommage aux Harkis et aux autres membres des formations supplétives. Un hommage solennel était rendu aux anciens supplétifs lors d’un dépôt de gerbes au monument aux morts de l’hôtel de ville par Gilles Giuliani, sous-préfet, Hélène Plaquin, conseillère municipale déléguée aux associations patriotiques, et René Malet, représentant le député Philippe Martin.

    Les sonneries réglementaires étaient interprétées par l’« Avenir Musique ». Outre les représentants des associations patriotiques, des portes drapeaux, de la garde du Centre de secours principal d’Epernay et du commissariat, plusieurs élus étaient dans l’assistance.

    Président de l’Union fédérale des anciens combattants, mutilés, réformés et victimes de guerre, Martial Saint-Jeveint donnait lecture du message de Jean-Marie Bockel, secrétaire d’état à la défense, chargé des anciens combattants : « En ce jour de commémoration, la France honore les Harkis et les autres membres des formations supplétives, qui ont servi notre pays avec dévouement, courage et abnégation. Il y a sept ans, le président de la République a voulu que soit gravé dans la pierre, aux Invalides et en 26 lieux symboliques, l’article 1er de la loi du 11 juin 1994. Votre histoire est notre histoire, c’est celle de l’ensemble de notre pays ».

    Consultez le message de Jean-Marie BOCKEL (SEDAC) pour la Journée nationale d’Hommage aux Harkis et autres membres des formations supplétives - 25.09.09



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    17. La galère d’un anticolonialiste durant la guerre d’Algérie
      13 juillet 2007

    18. La Marne en fête pour le 14 juillet 2007
      16 juillet 2007

    19. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne 2007/4
      29 septembre 2007

    20. Marnais morts pour la France pendant la guerre d’Algérie
      16 octobre 2007

    21. Déclarations de personnalités marnaises à propos de l’inauguration du Mémorial AFN de la Marne le 16 février 2007
      17 octobre 2007

    22. L’hommage à Guy Môquet dans la Marne à l’occasion du 22 octobre 2007
      23 octobre 2007

    23. Journal de l’AFMD51, N°1
      30 décembre 2007

    24. Actualités des Anciens Combattants de la Marne - 2008 - 1er semestre
      1er janvier 2008

    25. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2008 - 1/4
      1er janvier 2008

    26. Notre Camarade Fernand Eliet est mort.
      21 janvier 2008

    27. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2008 - 2/4
      9 avril 2008

    28. Les derniers combats décisifs de la guerre 1914-1918
      7 juin 2008

    29. Journal de l’AFMD51, N°2
      12 juin 2008

    30. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2008 - Troisième trimestre.
      2 juillet 2008

    31. Actualités des Anciens Combattants de la Marne - 2008 - 2ème semestre
      2 juillet 2008

    32. Les cérémonies et festivités de la Fête Nationale du 14 juillet 2008 dans la Marne.
      17 juillet 2008

    33. Hommage aux Poilus marnais de 1914-1918 à partir des documents conservés par les familles.
      4 août 2008

    34. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2008 - Quatrième trimestre.
      1er octobre 2008

    35. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2009 - Premier trimestre.
      2 janvier 2009

    36. Actualités des Anciens Combattants de la Marne - 2009 - 1er semestre.
      2 janvier 2009

    37. Les cérémonies et festivités dans la Marne, le 8 mai 2011, pour le 66e anniversaire de la victoire sur l’Allemagne nazi.
      11 mai 2011

    38. Rapports des travaux de février 2009 des commissions de l’UDAC de la Marne.
      28 février 2009

    39. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2009 - deuxième trimestre.
      2 avril 2009

    40. Les cérémonies et festivités du 64e anniversaire de la victoire sur le nazisme, le 8 mai 2009, dans la Marne.
      17 mai 2009

    41. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2009 - troisième trimestre.
      1er juillet 2009

    42. Actualités des Anciens Combattants de la Marne - 2009 - 2ème semestre.
      1er juillet 2009

    43. Les cérémonies et festivités de la Fête Nationale du 14 juillet 2009 dans la Marne.
      30 juillet 2009

    44. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2009 -quatrième trimestre.
      6 octobre 2009

    45. Cérémonies du 11 novembre 2009 dans la Marne pour la célébration du 91ème anniversaire de la victoire de 1918.
      14 novembre 2009

    46. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - premier trimestre.
      31 décembre 2009

    47. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - premier semestre.
      31 décembre 2009

    48. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - deuxième trimestre.
      2 avril 2010

    49. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - troisième trimestre.
      1er juillet 2010

    50. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - deuxième semestre.
      1er juillet 2010

    51. Les cérémonies et festivités de la Fête Nationale du 14 juillet 2010 dans la Marne pour la commémoration de la Révolution.
      23 août 2010

    52. Marche, le 30 octobre 2010 à Paris, pour la reconnaissance des soldats morts ou blessés en Afghanistan.
      13 septembre 2010

    53. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2010 - quatrième trimestre.
      2 octobre 2010

    54. Les cérémonies et festivités dans la Marne, le 11 novembre 2010, pour le 92ème anniversaire de la victoire de 1918.
      13 novembre 2010

    55. Les cérémonies et festivités dans la Marne, le 11 novembre 2010, pour le 92e anniversaire de la victoire de 1918.
      16 novembre 2010

    56. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 1er trimestre
      2 janvier 2011

    57. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 1er semestre.
      2 janvier 2011

    58. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 2ème trimestre
      3 avril 2011

    59. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 2ème semestre.
      1er juillet 2011

    60. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 3ème trimestre
      1er juillet 2011

    61. Les cérémonies et festivités de la Fête Nationale dans la Marne, les 13 et 14 juillet 2011, pour la commémoration de la Révolution.
      17 juillet 2011

    62. essai
      10 août 2011

    63. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2011 - 4ème trimestre
      30 septembre 2011

    64. Les cérémonies dans la Marne, le 11 novembre 2011, pour le 93ème anniversaire de la victoire de 1918.
      14 novembre 2011

    65. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2012 - 1er trimestre
      2 janvier 2012

    66. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2012 - 1er semestre.
      2 janvier 2012

    67. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2012 - 2ème trimestre
      1er avril 2012

    68. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2012 - 3ème trimestre
      24 juillet 2012

    69. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2012 - 2ème semestre.
      24 juillet 2012

    70. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2013 - 1er trimestre
      1er janvier 2013

    71. Revue de presse sur les Anciens Combattants de la Marne - 2013 - 1er semestre.
      1er janvier 2013

    72. Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2013 - 2ème trimestre
      18 avril 2013

    73. 70 ème anniversaire de l’appel du 18 juin 1940 dans le supplément du journal « l’union » du 18 juin 2010.
      18 juin 2010