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Articles du journal « l’Union » sur les Anciens Combattants de la Marne - 2008 - Troisième trimestre.
Publié le mercredi 2 juillet 2008, mis à jour le lundi 4 novembre 2013
 

Pour consulter les articles du journal « l’Union » d’une autre période, cliquez sur un de ces liens :

  •  1er trimestre 3007
  •  2ème trimestre 2007
  •  3ème trimestre 2007
  •  4ème trimestre 2007
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    Union081001d - Marne

    REIMS : Nécrologie : Résistance : Roger Molle n’est plus
     
    Roger Molle était combattant volontaire de la Résistance.
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  • La Résistance est en deuil. Roger Molle, 94 ans, une figure rémoise de Libération-Nord est décédé. Engagé dans la clandestinité dès décembre 1942, ce patriote convaincu n’avait jamais ménagé ses efforts pour porter de rudes coups à l’ennemi. S’il conservait un souvenir intact de la libération de Reims où son concours n’avait pas été accessoire, cet ami de Charles Guggiari, Paul Schleiss, Jean Martin était un vrai résistant mais aussi un homme de tempérament ayant toujours conservé une profonde modestie. Pourtant Roger Molle avait fabriqué de fausses cartes d’identité et d’alimentation, distribué des journaux clandestins et accompli de précieuses missions de renseignements. Pendant trente-cinq ans, il a été le porte-drapeau fidèle de Libé-Nord. Jamais il ne manquait et être présent aux temps du souvenir était un devoir dont il s’acquittait avec une grande générosité d’âme. « Ce drapeau a une valeur importante pour moi.

    Je ne tiens pas à m’en séparer. Je l’emporterai avec moi dans ma tombe », nous confiait-il en août 2004. Jusqu’au bout à la maison de retraite Jean-d’Orbais, il a défendu le travail de mémoire pour que les jeunes sachent les réalités de l’Occupation, de la Résistance, de la Déportation, de la Réconciliation. Il n’hésitait pas à pavoiser sa fenêtre au 11 Novembre et au 8 Mai. Quartier-maître dans la marine, sous-lieutenant au 131e RI, maçon, mécanicien, chauffeur, il a aussi travaillé pendant trente et un ans à l’union. C’était un ami. Ses obsèques auront lieu à Saint-Remi, ce jeudi à 10 heures. À tous les siens notre journal présente ses condoléances du cœur.

    Hervé Chabaud

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    Union081001c - Marne

    BAZANCOURT : Première Guerre mondiale : La commune se souvient de 14-18
     
    Bazancourt qui est l’une des communes marnaises ayant subi l’occupation allemande pendant la Première Guerre mondiale se prépare à célébrer le 90e anniversaire de sa libération en octobre 1918 alors que les forces alliées avaient contraint par une pression permanente l’ennemi à se replier dans un premier temps derrière la Suippe avant de s’accrocher aux Ardennes.

    Le samedi 4 octobre à 17 heures, dans la salle Michel-Prévoteau se tiendra une conférence-débat pour faire un point historique sur les événements qui du 28 septembre au 10 octobre ont abouti au départ de l’occupant du bourg de Bazancourt.

    L’ennemi multiplie jusqu’au 7 octobre, les contre-offensives même si les observateurs constatent le repli des colonnes ennemies sur la route de Bourgogne à Saint-Étienne-sur-Suippe. La résistance des Allemands sur Bazancourt et Boult-sur-Suippe va provoquer de violents combats meurtriers dont les Français sortiront vainqueurs. Guy Marival, chargé de mission au conseil général de l’Aisne parlera de l’occupation de la commune pendant la Grande Guerre tandis que l’universitaire Bastien Dez de la Sorbonne évoquera le rôle des troupes coloniales en 1918 et qu’Hervé Chabaud de l’union envisagera les opérations militaires dans les environs de Bazancourt et le dégagement de Reims.

    Le samedi 11 octobre à partir de 9 h 45 devant le monument aux morts auront lieu les cérémonies commémoratives de la libération en présence d’un détachement du 21e régiment d’infanterie de marine de Fréjus qui entretient la tradition du 21e régiment d’infanterie coloniale. On relira avec gravité cette plaque qui résume si bien le sacrifice des braves : « La ville de Bazancourt reconnaissante, en mémoire des 15 officiers, 637 sous-officiers et soldats du 21e régiment d’infanterie coloniale tombés héroïquement au cours de furieux combats du 6 au 10 octobre 1918, pour la reprise de Bazancourt occupée depuis quatre années. A nous le souvenir, à eux l’immortalité » les officiers et sous-officiers de réserve de Reims et sa région.

    La manifestation qui associe Jean-Jacques Caron sous-préfet de Reims mais aussi le conseil général, la cité de Bazancourt, le Souvenir français et l’Union des officiers de réserve de l’arrondissement de Reims sera aussi l’occasion pour les élèves du collège de participer à ce temps du souvenir. Ce sont eux qui feront la lecture des morts d’octobre 1918. On retracera bien sûr à cette occasion les temps forts de la libération de la commune. À 20 h 30, la « Compagnie des Elles » présentera à la salle Michel-Prévoteau, une pièce théâtrale intitulée : « Comme en 14 ».

    H.Ch.

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    Union081001b - Marne

    DORMANS : Exposition « Champs de mémoire »
     
    Une photobiographie de Gérard Rondeau au Mémorial
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  • Le photographe Gérard Rondeau a suivi Yves Gibeau dans ses multiples pérégrinations. Dans le cadre de la commémoration du 90e anniversaire de l’Armistice de la Guerre 14-18, 14 artistes exposent sur des sites historiques de Champagne-Ardenne jusqu’au 11 novembre. Dans la Marne, le photographe Gérard Rondeau fera partager son amitié avec l’écrivain Yves Gibeau, l’auteur de « Allons, z’enfants », avec lequel il a parcouru les champs de bataille de la Première Guerre mondiale. L’inauguration de cette exposition, « Champs de mémoire », qui est organisée par l’Orcca, aura lieu le samedi 4 octobre.

    A partir de 1981, Gérard Rondeau a suivi Yves Gibeau, écrivain antimilitariste à la fois fasciné et hanté par la Guerre 14-18, dans ses multiples pérégrinations au Chemin des Dames et, au-delà de sa mort, a continué de photographier les univers balayés par les traces de la « Der des Ders ».

    Mélange de réalisme et d’émotion, cette photobiographie subjective et passionnée, nourrie d’archives et née de 15 ans d’amitié, plonge le visiteur dans l’intimité de l’auteur et l’universalité de la guerre.

    Dominant la Vallée de la Marne et la ville de Dormans, le mémorial a été construit entre 1921 et 1931, grâce à de nombreux dons privés et une souscription nationale sur un site choisi par le Maréchal Foch, représentant le point stratégique des deux batailles de la Marne. Un cloître latéral rejoint l’ossuaire où reposent les restes de 1.500 soldats de toutes nationalités dont seulement onze ont pu être identifiés.

    Exposition au mémorial à partir du prochain week-end et jusqu’au 11 novembre. Tous les jours de 14 h 30 à 18 h 30 et le dimanche de 14 h 30 à 18 h 30.

    Renseignements à l’office du tourisme : 03.26.53.35.86.

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    Union081001a - Marne

    REIMS : Combats de Sidi-Brahim
     
    Le président José Domice et les membres du comité des Diables bleus de Reims, invitent toutes les personnes qui ont servi dans un bataillon de Chasseurs (anciens Chasseurs à pied, alpins, portés ou mécanisés), à commémorer le 163e anniversaire des combats de Sidi-Brahim (1845-2008), dimanche 5 octobre, selon le programme suivant.
  •  10 heures, rassemblement au monument aux Morts ;
  •  10 h 15, lecture du récit des combats de Sidi-Brahim et dépôt de gerbe ;
  •  11 heures, messe en la basilique Saint-Rémi ;
  •  12 h 15, repas amical.

    Renseignements et inscriptions au 06.08.91.43.49.

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    Union080929a - Marne

    MARNE : Seconde Guerre mondiale / Une Néozélandaise sur les traces des aviateurs alliés
     
    « Je suis admirative du courage des Français qui ont recueilli des aviateurs. »
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  • Professeur de Français à la faculté des lettres et sciences humaines de l’université de Wellington, Keren Chiaroni passe quelques semaines en France où elle accompagne un groupe d’étudiants effectuant des recherches à Paris mais elle poursuit dans le même temps son enquête sur les aviateurs néo-zélandais qui pendant la Seconde Guerre mondiale ont participé aux bombardements alliés.

    L’idée lui est venue parce qu’un membre de sa famille le capitaine John Sanderson commandant un Lancaster a été abattu mais secouru lors de la frappe massive ordonnée par la RAF sur le camp de Mailly, dans la nuit du 3 au 4 mai 1944.

    « Il a très peu parlé de cet épisode de sa vie mais ce qui m’est apparu important c’est la solidarité d’habitants de la région qui ont tout fait pour le protéger, le soigner avant d’être dénoncés à la gestapo.

    J’ai donc décidé de reconstituer son histoire et d’établir combien d’aviateurs de Nouvelle-Zélande étaient tombés dans la Marne et l’Aube pas seulement au cours de cette mission » explique Keren Chiaroni qui a été reçue à l’union dans le cadre de ses travaux.

    Elle s’est rendue à Troyes pour compléter son enquête et rencontrer la famille Patris dont les parents ont porté secours à Sanderson avant d’être arrêtés puis déportés dans un camp de concentration.

    Elle s’intéresse aussi à la collecte des renseignements par la Résistance, ce qui a permis aux alliés de frapper une forte concentration de blindés sur le camp ainsi que leurs équipages. « Bien sûr, cette opération a été très coûteuse pour la Raf qui a perdu quarante-cinq bombardiers dont quarante-deux dans le périmètre large de la cible. Il est intéressant de constater que dans la Marne aussi, sur Châlons en particulier, des rescapés ont été secourus et cachés. Je m’intéresse aussi aux monuments qui ont été érigés et à la manière dont on commémore aujourd’hui le sacrifice de ces hommes sur la terre de la France ».

    Pour un petit garçon

    La démarche de Keren Chiaroni est également d’écrire l’histoire et de l’offrir à un descendant de Sanderson, un petit garçon de neuf ans, pour qu’il comprenne : « qu’il doit la vie au sacrifice d’un père de famille français Emile Patris qui, ayant caché son grand-père, est mort en déportation ».

    Entretenir la Mémoire

    Très émue et intéressée par les travaux historiques réalisés dans la Marne, elle s’est rapprochée du centre régional de documentation pédagogique pour se procurer le CD sur l’histoire de la résistance dans l’Aube et doit aussi échanger avec les membres de l’association « Mailly 3-4 mai 1944 » qui possèdent une solide documentation et entretiennent la mémoire de cet événement qui à l’époque a fortement marqué les Marnais et les Aubois. Keren Chiaroni va garder le contact avec la région. On ignore souvent qu’auprès des Britanniques, il y avait également dans les équipages de l’aviation anglaise de bombardement des Canadiens, des Australiens, quelques Grecs et Américains et des Néozélandais.

    Les travaux de Keren Chiaroni enrichiront les connaissances sur l’histoire de l’aviation pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Hervé Chabaud

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    Union080928g - Marne

    LIVRES : De Nuremberg à Spandau : itinéraire de criminels
     
    Laure Joanin-Llobet livre les témoignages des pasteurs aumôniers de la prison de Spandau qui ont reçu les confessions des sept grands dignitaires nazis condamnés à Nuremberg.
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  • COMMENT se sont comportés les dignitaires nazis qui n’ont pas été condamnés à mort au procès de Nuremberg lors de leur détention à Spandau ? Qu’ont-ils ressenti face à leur châtiment ? Comment vivaient-ils avec de tels crimes sur la conscience ? Étaient-ils sur le chemin de la rédemption ? Laure Joanin-Llobet tente de répondre à cette question en s’appuyant sur les témoignages des douze aumôniers français qui ont suivi la détention de ces prisonniers particuliers. De 1947 à 1987, sept condamnés y ont purgé leur peine. Les deux plus célèbres sont Albert Speer et Rudolf Hess. On ne reviendra pas sur les doutes portant sur la mort de Hess mais parce que cet ancien proche de Hitler qui avait rejoint la Grande-Bretagne a été enfermé à vie à Spandau, il y a peut-être plus à apprendre sur sa personnalité.

    En lisant cet ouvrage très riche, il faut toujours avoir à l’esprit ce qu’a été le régime nazi et quelle culture de mort a été imposée aux populations partout où a régné son ordre raciste et répressif. Les Russes avaient demandé l’exécution de Hess, les Français avaient réclamé vingt ans, il a été condamné à la perpétuité. Bien sûr le regard porté par des hommes d’Eglise peut apparaître complaisant mais l’homme qui est décrit malade et accablé d’arthrite subit encore à plus de 90 ans un isolement et des interdictions qui semblent hors du temps, sans intérêt ni portée, si ce n’est une volonté d’humilier. On mesure au fil des pages, la difficulté de ces pasteurs à remplir leur mission spirituelle tout en sachant qu’ils ont auprès d’eux, des hommes qui ont été capables de cautionner les projets les plus inacceptables. Est-ce pour autant qu’ils doivent être traités indignement. Il est patent que le livre contient par la somme des témoignages accumulés une critique en règle du régime sévère imposé à Spandau tout en mettant en relief la complexité de gestion de la prison. Obtenir l’accord de chaque pays en charge de la surveillance pour tout changement dans le régime de détention s’avère d’une grande difficulté. On découvre un Rudolf Hess qui résiste et s’oppose dans un premier temps au régime imposé à sa famille pour le visiter. Le pasteur Charles Gabe confie : « J’ai toujours senti que Hess regrettait profondément ce qu’il avait fait endurer à sa famille ». Sans doute la raison qui l’a poussé à ne pas revoir sa femme pendant vingt ans. Une question d’orgueil pour celle qui a espéré jusqu’au bout qu’il rentrerait un jour dans leur chalet. Tout s’éclaire, lorsqu’on sait que leur première rencontre s’est effectuée à l’hôpital et non à Spandau.

    Hervé Chabaud

    Laure Joanin-Llobet, « Les 7 de Spandau », Oh éditions, 392 p., 21,90 euros.

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    Union080928f - Marne

    MINAUCOURT : Commémoration
     
    Aujourd’hui aura lieu la célébration de l’anniversaire des combats de Champagne.

    Elle commencera par un office religieux en l’église de Minaucourt à 10 h 30 suivie d’un dépôt de gerbe au monument aux morts de la commune ainsi qu’à la Nécropole du cimetière du Pont du Marson.

    À l’initiative de l’Amicale Djebel Argonne et en accord avec la municipalité de Minaucourt, la flamme de Navarin brûlera lors de la cérémonie.

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    Union080928e - Marne

    BINARVILLE : Site de guerre de la Vallée Moreau
     
    Dernière visite guidée de l’été, aujourd’hui de 14 à 18 heures, du site de guerre 14-18.

    Rendez-vous entre Vienne-le-Château et Binarville sur le parking au bord de route.

    TéL.03.26.60.49.40

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    Union080928d - Marne

    SEZANNE : Repas des anciens combattants
     
    L’association des anciens combattants prisonniers de guerre et CATM du canton de Sézanne organise son repas d’automne le dimanche 19 octobre à la maison des sports de Sézanne.

    Inscriptions au 03.26.80.69.11. et 03.26.80.65.81.

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    Union080928c - Marne

    Une pyramide de chaussures contre les bombes à sous-munitions
     

     

    Handicap International a érigé aujourd’hui dans 37 villes en France ses 14 e pyramides de chaussures pour réclamer l’interdiction des bombes à sous-munitions, à dix semaines de la signature du traité d’Oslo.

    107 pays se sont engagés à signer ce traité, qui prévoit l’interdiction d’utilisation, de production, de commerce et de stockage de ces bombes.

    Mais les ONG s’inquiètent des pressions exercées notamment par les Etats-Unis sur ses alliés pour renoncer à signer le texte.

     

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    Union080928b - Marne

    VALMY : un moulin, une bière et désormais un journal
     
    Le journal de la société brassicole de Valmy est tiré à 1.000 exemplaires.
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  • Valmy, c’est une bataille, un moulin. C’est aussi depuis quelques mois une société brassicole et à présent également un journal associatif où l’on parle histoire, bière, biocarburants…

    UN nouveau journal est né : le journal associatif de la société brassicole de Valmy.

    « Un village dans la Marne, la première bataille de la République française, le moulin, un groupe de résistants, une bière, voilà ce que peut rappeler le nom de Valmy… », a écrit dans l’édito, Alix Guillard, le président de la société.

    Avec comme idée directrice « La France est un état d’esprit », le premier numéro a comme fil conducteur « rêve et engagement ». Les articles divers ont été écrits par les membres d’honneur. « Accomplir un rêve, n’est-ce pas la sublimation de nos efforts, le dépassement de soi », a écrit Bruno Bourg Broc, maire de Châlons-en-Champagne.

    Quant à John Jussy, vice-président de l’office de tourisme, il écrit : « Argonnais, ne cessez de rêver, continuez à vous engager, c’est pour votre Argonne, votre pays ».

    D’autres articles sur des sujets divers, comme le dodo (oiseau et aussi marque de bière), viennent compléter ce premier numéro de ce journal annuel. Mais on revient à la bière, avec un article de Gérard Laloi (président délégué général des brasseurs de France) intitulé : « Savoir apprécier la bière ».

    Car le but de la société brassicole, que l’on pourrait croire à première vue commercial, est bien celui d’une association loi 1901. « Chaque bière vendue diffuse l’esprit de cette bataille de Valmy (l’étiquette arbore des agriculteurs, le moulin et le général Kellermann), écrit encore Alix Guillard, pendant laquelle les volontaires ont défendu vaillamment une nation gagnant sa liberté ». Mais aussi et surtout, la société reçoit 10 centimes par litre de bière vendu et affecte ces sommes à « des projets culturels et sociaux ». Sans jamais oublier Valmy : « La société brassicole de Valmy tente de soutenir ceux qui, comme au temps de la bataille, s’engagent, volontaires, pour transformer le monde ». La société brassicole compte déjà 6 membres d’honneur et a prévu d’introniser une personnalité chaque année. Ce nouveau journal de 8 pages, tiré à 1.000 exemplaires, est disponible dans différents points, dont l’office de tourisme de Sainte-Ménehould.

    Contact : Société brassicole de Valmy ; mairie, 30, rue André-Procureur, 51800 Valmy. Directeur de la publication : Alix Guillard ; rédacteur en chef : Jean-Bernard Guyot. Adhésion à la société (journal gratuit) : 40 euros.

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    Union080927b - Marne

    REIMS : Livre-souvenir : La belle histoire d’un aviateur mitrailleur
     

    Simon McIlroy, le fils d’un officier mitrailleur, membre de l’équipage du 408e squadron dont le bombardier s’est écrasé le 15 octobre 1943 au bord du canal de la Marne à l’Aisne à La Neuvillette, vient d’écrire un livre retraçant l’histoire de son père William aujourd’hui âgé de 86 ans.

    Cet ouvrage rend aussi hommage au pilote de l’appareil l’Australien Ian MacKenzie qui s’est sacrifié pour que son avion en flammes ne s’écrase pas sur les maisons.

    Un monument a été érigé à sa mémoire et régulièrement fleuri. Simon et William sont venus s’y incliner lorsque le fils qui avait assisté aux cérémonies du soixantième anniversaire de la libération à Reims avait convaincu son père d’y venir un peu plus tard en pèlerinage.

    À deux reprises il a fait le voyage dont le 15 avril 2006 pour le 63e anniversaire du crash.

    Un moment intense d’autant que l’ancien officier avait pu rencontrer la fille de Mme Chatelin, Mme Françoise Hébert qui alors enfant l’avait visité avec sa mère lorsqu’il était soigné à l’hôpital Maison Blanche pour ses graves blessures.

    Le livre de Simon McIlroy est intéressant parce qu’il dresse le parcours d’un jeune fils de paysan, ayant quitté son Irlande natale pour devenir aviateur.

    Il décrit le parcours d’obstacles pour devenir mitrailleur sur un Halifax et explique comment son père était le membre de l’équipage le plus expérimenté. Lors du crash, son bombardier revenait d’un raid accompli par 462 appareils de la RAF sur Stuttgart. William McIlroy avait sauté en parachute sur ordre de MacKenzie dont l’appareil touché à mort par le capitaine Hans-Karl Kamp le pilote d’un chasseur de nuit allemand était en perdition. L’officier mitrailleur atterrit près de Cernay-lès-Reims mais souffre de fractures multiples à une jambe et d’une fracture de la mâchoire. Il est transféré à Reims à l’hôpital Maison Blanche et doit subir neuf mois de convalescence avant d’être envoyé dans un camp de prisonniers.

    Simon explique la vie en détention et reproduit de nombreux dessins réalisés par son père à ce moment-là. Il publie les courriers officiels adressés à sa famille pour signaler dans un premier temps la disparition de William au cours d’une mission en territoire ennemi. Il a aussi retrouvé le témoignage du seul évadé de l’équipage le sergent Canter, lorsqu’il est arrivé à Gibraltar. Une source utile pour croiser les témoignages sur la chute du bombardier avec ceux des cinq autres rescapés mais également prisonniers.

    Une série de documents est adjointe au livre qui pour l’instant n’est pas traduit en français. Pour les anglicistes, il se lit facilement.

    Un bon document qui enrichit d’une belle histoire vécue, ce qui pouvait arriver aux équipages de bombardiers alliés pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Hervé Chabaud

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    Union080927a - Marne

    EPERNAY : Hommage aux anciens supplétifs
     
    Une gerbe a été déposée au monument aux morts.
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  • Jeudi 25 septembre, c’était la journée nationale d’hommage aux Harkis et aux autres membres des formations supplétives. Un hommage solennel était rendu aux anciens supplétifs lors d’un dépôt de gerbes au monument aux morts de l’hôtel de ville par Gilles Giuliani, sous-préfet, Hélène Plaquin, conseillère municipale déléguée aux associations patriotiques, et René Malet, représentant le député Philippe Martin.

    Les sonneries réglementaires étaient interprétées par l’« Avenir Musique ». Outre les représentants des associations patriotiques, des portes drapeaux, de la garde du Centre de secours principal d’Epernay et du commissariat, plusieurs élus étaient dans l’assistance.

    Président de l’Union fédérale des anciens combattants, mutilés, réformés et victimes de guerre, Martial Saint-Jeveint donnait lecture du message de Jean-Marie Bockel, secrétaire d’état à la défense, chargé des anciens combattants : « En ce jour de commémoration, la France honore les Harkis et les autres membres des formations supplétives, qui ont servi notre pays avec dévouement, courage et abnégation. Il y a sept ans, le président de la République a voulu que soit gravé dans la pierre, aux Invalides et en 26 lieux symboliques, l’article 1er de la loi du 11 juin 1994. Votre histoire est notre histoire, c’est celle de l’ensemble de notre pays ».

    Consultez le message de Jean-Marie BOCKEL (SEDAC) pour la Journée nationale d’Hommage aux Harkis et autres membres des formations supplétives - 25.09.09

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    Union080925a - Marne

    VITRY-EN-PERTHOIS : L’Amicale parachutiste en pèlerinage
     
    Français et Anglais unis dans le souvenir.
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  • C’est une délégation de 25 personnes de l’Amicale parachutiste qui a accompagné ses homologues anglais dans ce devoir de mémoire comme chaque année.

    Cette année, étaient retenus les villages de Jussecourt-Minecourt, Brabant-le-Roi, Veel et Couvange en Meuse ou à chaque fois le cortège a été accueilli par les autorités locales et habitants du village. Certains ont raconté comment les avions britanniques avaient été abattus et les aviateurs enterrés clandestinement.

    Ce pèlerinage avait été précédé de la Saint-Michel à Blacy, avec sauts en parachute, recueillement devant les monuments aux morts de Blacy, messe, et un repas rassemblant 110 personnes.

    Prochaines activités de l’amicale : tournée des cimetières sur les tombes de leurs camarades les 31 octobre et 1er novembre ; thé dansant à la salle du manège avec Alberto Garcia le dimanche 9 novembre.

    Renseignements et adhésion au 03.26.74.53.72.

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    Union080923a - Marne

    FISMES : Anciens combattants
     
    Les anciens combattants de la section fismoise UNC51 organisent leur thé dansant annuel ce mardi 23 septembre à partir de 14 h 30 à la salle des fêtes de Fismes. Il sera animé à 100 % par un orchestre musette.

    La prochaine réunion du bureau aura lieu le 27 octobre à la salle du CAC, rue Camille-Rigaux à Fismes.

    La nouvelle troupe musicale reprendra ses répétitions à la même salle du CAC tous les mercredis de 17 à 19 heures.

    Pour tout renseignement : M. Browarnyj au 03.26.50.16.20. ou M. Moreaux au 03.26.48.03.99.

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    Union080922d - Marne

    LIVRE : Points de sutures d’une guerre infernale
     
    Que voit-on de la Grande Guerre lorsqu’on circule aujourd’hui dans les dix départements qui ont été les plus bouleversés par les combats ? EN s’aidant d’un abécédaire où l’on retrouve les mots de barbelés, cimetières, débris, empreintes, métal, ruines, tombes, tranchées et quelques autres, les historiens Stéphane Audoin-Rouzeau et Gerd Krumeich ont écrit des textes autour des photos remarquables de Jean Richardot pour mieux montrer au monde d’aujourd’hui, les cicatrices de la Première Guerre mondiale portées par nos terroirs.

    Quatre-vingt-dix ans après cette tragédie avec laquelle commence vraiment le XXe siècle, la guerre est toujours présente. Les espaces ont été tant bouleversés que des morceaux de fils de fer barbelés, des tourelles blindées retournées, des tranchées qui serpentent dans une nature amputée de ses formes, les croix et les monuments en sont les éternels témoins. Les photos qui sont ici associées à l’histoire des poilus expriment la force d’un regard. Chacune a son poids d’émotions et pourtant elle n’est qu’un instantané d’une image presque furtive dans un paysage aujourd’hui apaisé.

    A la ferme de Navarin, où le général Gouraud a voulu que soient honorés les combattants des batailles de Champagne, surgissent de nulle part ces vestiges qui sont les derniers biens d’une vie passée. A Soupir dans l’Aisne, il ne reste rien du château qui a servi de QG lors de l’effroyable boucherie du Chemin des Dames mais en plein champ le portail du parc est l’ultime témoin du pourquoi de la nécropole qui, un peu plus loin, protège les milliers de corps, pour la plupart non identifiés, des morts dans cet enfer de feu et d’acier.

    Au bois de la Gruerie, au milieu des arbres résistent les casemates de béton depuis lesquelles les mitrailleuses ennemies hachaient les poilus. Dans les bois ardennais d’Autry, un blockhaus porte un nom de femme, Mathilde et une date, 1916. Rien n’a été effacé avec le temps, pas plus que cette phrase au fronton d’un autre ouvrage frère : « Fichez-moi la paix ». À qui s’adresse-t-il ? Et tous ces messages gravés dans les carrières du Soissonnais symbolisent tant de drames et de souffrances dans l’attente d’un départ vers les hôpitaux de l’arrière. Ils illustrent aussi cette force créatrice qui ne s’épuise pas lorsque rien ne va plus. Il y a enfin toutes ces munitions rassemblées au bord d’un chemin ou gisant au milieu des herbes, dans le camp de Suippes, dans la forêt de Servon-Melzicourt ou du côté de Vienne-le-Château près des tranchées bétonnées de l’Argonne. À regarder et à méditer.

    Hervé Chabaud

    « Cicatrices », collection Beau-livre, 192 p., 39 euros.

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    Union080922c - Marne

    COURRIER DES LECTEURS : Afghanistan
     
    Roger Ernaux, un lecteur ardennais, commente le drame afghan.

    « J’ai longtemps hésité avant de donner mon avis.

    Je respecte profondément la douleur des familles de ces jeunes morts là-bas, toutefois je suis surpris du tapage fait autour de ces événements.

    Ces jeunes faisaient leur métier, nous, en Algérie dans les mêmes conditions, nous étions des appelés, nous aussi nous avions entre 18 et 22 ans et environ 30.000 d’entre nous sont enterrés là-bas, sans, compter les estropiés e es malades.

    Quant à leur rendre hommage, soit, mais, si le général de Gaulle avait dû faire de même en Algérie, il aurait pu venir s’y installer, car là-bas c’était tous les jours qu’il y avait des tués.

    Comme il y a plus de 50 ans de cela (pour les premières victimes), la moitié de la population française n’a pas connu cette période, comme notre président actuel, qui est le premier à ne pas avoir connu de conflit armé sur notre territoire, plus personne ou presque se souvient. »

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    Union080922b - Marne

    COURRIER DES LECTEURS : Afghanistan – Algérie
     
    André Lecomte, un lecteur marnais, réagit à un courrier d’un autre lecteur J. Aymard.

    « Entièrement d’accord pour votre première phrase, mais pour la suite il est vrai qu’en France, les gens à part ceux qui avaient un fils ou un père, ce qui était mon cas rappelé, huit mois en 56, la France vivait tranquillement, car j’ai vécu l’embuscade de la Messoubia (53 morts). Personne n’a été tenu au courant de cela, et ce n’est pas la seule qu’il y ait eue. Les médias ne s’y intéressaient pas du tout où ils ignoraient tout…

    Moi, je ne dis pas merci. »

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    Union080922a - Marne

    MAILLY-CHAMPAGNE : Seconde Guerre mondiale / Une Néozélandaise sur les traces des aviateurs alliés
     
    « Je suis admirative du courage des Français qui ont recueilli des aviateurs. »
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  • Professeur de Français à la faculté des lettres et sciences humaines de l’université de Wellington, Keren Chiaroni passe quelques semaines en France où elle accompagne un groupe d’étudiants effectuant des recherches à Paris mais elle poursuit dans le même temps son enquête sur les aviateurs néo-zélandais qui pendant la Seconde Guerre mondiale ont participé aux bombardements alliés.

    L’idée lui est venue parce qu’un membre de sa famille le capitaine John Sanderson commandant un Lancaster a été abattu mais secouru lors de la frappe massive ordonnée par la RAF sur le camp de Mailly, dans la nuit du 3 au 4 mai 1944.

    « Il a très peu parlé de cet épisode de sa vie mais ce qui m’est apparu important c’est la solidarité d’habitants de la région qui ont tout fait pour le protéger, le soigner avant d’être dénoncés à la gestapo.

    J’ai donc décidé de reconstituer son histoire et d’établir combien d’aviateurs de Nouvelle-Zélande étaient tombés dans la Marne et l’Aube pas seulement au cours de cette mission » explique Keren Chiaroni qui a été reçue à l’union dans le cadre de ses travaux.

    Cette semaine, elle se rend à Troyes pour compléter son enquête et rencontrer la famille Patris dont les parents ont porté secours à Sanderson avant d’être arrêtés puis déportés dans un camp de concentration.

    Elle s’intéresse aussi à la collecte des renseignements par la Résistance, ce qui a permis aux alliés de frapper une forte concentration de blindés sur le camp ainsi que leurs équipages. « Bien sûr, cette opération a été très coûteuse pour la Raf qui a perdu quarante-cinq bombardiers dont quarante-deux dans le périmètre large de la cible. Il est intéressant de constater que dans la Marne aussi, sur Châlons en particulier, des rescapés ont été secourus et cachés. Je m’intéresse aussi aux monuments qui ont été érigés et à la manière dont on commémore aujourd’hui le sacrifice de ces hommes sur la terre de la France ».

    La démarche de Keren Chiaroni est également d’écrire l’histoire et de l’offrir à un descendant de Sanderson, un petit garçon de neuf ans, pour qu’il comprenne : « qu’il doit la vie au sacrifice d’un père de famille français Emile Patris qui, ayant caché son grand-père, est mort en déportation ».

    Très émue et intéressée par les travaux historiques réalisés dans la Marne, elle s’est rapprochée du centre régional de documentation pédagogique pour se procurer le CD sur l’histoire de la résistance dans l’Aube et doit aussi échanger avec les membres de l’association « Mailly 3-4 mai 1944 » qui possèdent une solide documentation et entretiennent la mémoire de cet événement qui à l’époque a fortement marqué les Marnais et les Aubois. Keren Chiaroni va garder le contact avec la région. On ignore souvent qu’auprès des Britanniques, il y avait également dans les équipages de l’aviation anglaise de bombardement des Canadiens, des Australiens, quelques Grecs et Américains et des Néozélandais.

    Les travaux de Keren Chiaroni enrichiront les connaissances sur l’histoire de l’aviation pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Hervé Chabaud

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    Union080921c - Marne

    COURGIVAUX : Hommage aux Poilus !
     
    Un devoir de mémoire incontournable.
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    C’est ce samedi 13 septembre que l’association des anciens combattants ACPG, sous la présidence de Jacques Rémy et rejoint par les membres de la Fnaca ont célébré le 94e anniversaire de la bataille de la Marne à Courgivaux.

    Le président de l’association « Mondement 14 », accompagné d’un adolescent a déposé une gerbe de fleurs ainsi que Patrice Valentin vice-président du conseil général et Dominique Bonnivard, le maire de la commune.

    Sous la pluie, ils ont lu chacun une allocution devant une cinquantaine de personnes présentes.

    Présents comme pour chaque célébration patriotique, les musiciens de la Starnacienne ont procédé aux différentes sonneries officielles.

     

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    Union080921b - Marne

    VIENNE LE-CHATEAU : Site de guerre de la Vallée Moreau
     

    Dernière visite guidée de l’été : dimanche 28 septembre de 14 à 18 heures du site de guerre 14-18, rendez-vous entre Vienne-le-Château et Binarville sur le parking au bord de route.

    Renseignements : 03.26.60.49.40.

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    Union080921a - Marne

    MINAUCOURT : Commémoration
     
    Le dimanche 28 septembre, célébration de l’anniversaire des combats de Champagne, office religieux en l’église de Minaucourt à 10 h 30 suivi d’un dépôt de gerbe au monument aux morts de la commune ainsi qu’à la nécropole du cimetière du Pont du Marson.
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    Union080920d - Marne

    COURDEMANGES
     
    De nombreux participants ont suivi ces deux rendez-vous.
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  • Ce dimanche 14 septembre, de nombreuses personnalités et quelques enfants des écoles étaient présents à la cérémonie commémorative sur la côte 153 à Courdemanges pour rendre les honneurs à ceux qui gagnèrent le Mont-Morêt le 12 septembre 1914, les soldats du 126e régiment d’infanterie et de sa réserve du 326e de Brive-la-Gaillarde.

    Le Souvenir français avait également organisé une commémoration destinée à cinq soldats du 107e régiment d’infanterie d’Angoulême, tués au cours de la bataille de Courdemanges, du 8 au 12 septembre 1914, à la stèle de Guémont, dans la commune.

    Chaque année depuis la fin de la guerre 1914-1918, début septembre une cérémonie est organisée à la mémoire des soldats français appartenant aux régiments dont une partie est inhumée, autour de la Chapelle Notre-Dame de Lourdes, à la nécropole nationale de Vitry-le-François.

    Porte-drapeau à l’honneur

    De nombreux participants ont suivi ces deux rendez-vous de la mémoire et notamment une vingtaine de porte-drapeaux ; le conseiller général Thierry Mouton ; le président et les maires de la communauté de communes du Mont-Morêt ; ainsi que les conseillers municipaux, les anciens combattants, les sapeurs-pompiers et les habitants des communes de Blaise-sour-Arzillières, Châtelraould-Saint-Louvent, Courdemanges, Glannes et Huiron.

    La cérémonie au monument de Guémont s’est achevée par la remise, par Jacky Desbrosse, maire de Huiron, de l’insigne de porte-drapeau à Jean Parnisari, porte-drapeau de la section de Huiron de l’Union nationale des combattants depuis dix ans.

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    Union080920c - Marne

    VITRY-EN-PERTHOIS : Une nouvelle signalétique pour le Mont-Morêt
     
    Des panneaux pour mieux indiquer les deux monuments.
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  • À l’initiative du comité cantonal du Souvenir français de Vitry-le-François, une nouvelle signalétique indiquant le monument commémoratif du Mont-Morêt et du monument du Guémont a été inaugurée ce dimanche 12 septembre en fin de matinée, à Courdemanges.

    Située au carrefour entre la route départementale qui va de Blacy à Les Rivières-Henruel et celle qui va à Frignicourt, cette nouvelle signalétique va permettre aux touristes de passage et aux pèlerins de Compostelle de mieux se rendre sur les pentes du Mont-Morêt, haut lieu de la Bataille de la Marne, entre le 8 et le 10 septembre 1914.

    L’inauguration de la signalétique s’est déroulée en présence de Thierry Mouton, conseiller général du canton de Vitry-Ouest ; Brigitte Hanse, maire de Courdemanges et Gérald Gaillet, président du Comité cantonal du Souvenir français.

    Cette opération comprend trois emplacements sur le territoire de Courdemanges auxquels le conseil général de la Marne a apporté son concours financier.

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    Union080920b - Marne

    REIMS : Anciens combattants cheminots
     
    L’assemblée générale de la section de Reims des cheminots anciens combattants aura lieu samedi 27 septembre, à 11 heures, à la brasserie La Lorraine, 7 place d’Erlon à Reims.

    Un repas amical suivra cette assemblée

    Auparavant, les adhérents et amis sont invités à venir assister, à 10 h 30, à la cérémonie patriotique, avec remise de médailles, devant la plaque commémorative de la gare SNCF.

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    Union080920a - Marne

    REIMS : Cérémonie
     
    Dimanche 21 septembre, à l’occasion du 94e anniversaire de la reprise du fort de la Pompelle et du 90e anniversaire du désenclavement de Reims et du fort, une cérémonie sera organisée à partir de 9 h 25.

    La messe sera célébrée à 9 h 45 et plusieurs dépôts de gerbe sont prévus. A 11 h 15, rassemblement au cimetière de Sillery.

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    Union080919b - Marne

    SUIPPES : Histoire / Hommage aux chasseurs
     
    Il y a quatre-vingt-dix ans, le 1er bataillon de chasseurs se distinguait près de Suippes au cours de la grande attaque des 26, 27 et 28 septembre.

    Une manifestation du souvenir est organisée le jeudi 25 septembre et le rendez-vous est fixé à 15 heures au Centre d’interprétation de l’histoire de la Première Guerre mondiale de Suippes. Au cours de cette bataille qui implique la 43e division d’infanterie commandée par le général Michel, trois groupements sont positionnés sur une ligne de front de trois kilomètres à la lisière Sud du camp de Suippes.

    À l’Est, on trouve les poilus du 158e RI, au centre les 1er et 31e bataillons de chasseurs et à l’Ouest, le 149e RI.

    Lorsque l’assaut français est lancé le 26 à 5 h 15 après une préparation d’artillerie de 6 heures, les chasseurs progressent dans l’obscurité et le brouillard. À 7 h 30, le premier objectif est conquis. Il s’agit d’une bosse au Sud de la route Sommepy-Tahure.

    Vers 9 h 40, à 200 mètre au Sud de la route de Sommepy-Tahure, le brouillard se lève et les chasseurs découvrent alors la crête du Mont-Muret. Les compagnies s’élancent baïonnette au canon, dépassent le sommet pour prendre position à 10 heures sur la lisière Nord.

    De nombreux soldats ennemis prennent la fuite tandis que les chasseurs réduisent les derniers nids de résistance.

    En effet la ligne de Souain, Mont-Muret, butte de Tahure a été fortifiée.

    Les chasseurs font taire les mitrailleuses et rassemblent 150 prisonniers. Les hommes aménagent des positions de nuit.

    Le 27 dès 5 h 15 sur un axe Sud-Nord, Mont-Muret/Orfeuil, l’ennemi qui a réorganisé une ligne de mitrailleuses interdit toute progression. Les officiers réclament un barrage d’artillerie et une section de chars qui se présente vers 8 h 20.

    De nouvelles attaques sont déclenchées pour atteindre la ligne Sommepy-Aure, ce qui permet aux chasseurs après de rudes échanges de dépasser la voie ferrée.

    Le 28, les combats ont lieu entre Sommepy et Aure mais la progression est limitée et meurtrière. En fin de journée, la relève de la 43e DI par la 13e est ordonnée, aussi les chasseurs des 1er et 31e bataillons sont eux-mêmes remplacés par leurs camarades des 20e et 21e BCP.

    Si le 1er enregistre peu de pertes, le 31e paie un lourd tribut à son courage. Le 1er bataillon qui sera plus tard le 1er GC de Reims obtient une belle citation à l’ordre de l’armée dont voici des extraits : « Le bataillon d’élite, exalté par l’ardeur méthodique et l’indomptable ténacité de son chef le commandant Le Bleu, a rompu, les 26, 27 et 28 septembre, le front ennemi de Champagne, et a réalisé avec un entrain splendide une avance de 8 kilomètres.

    Le 26 septembre a triomphé superbement des résistances les plus énergiques. Les 27 et 28 septembre a continué à combattre avec la même ardeur enlevant tous les objectifs, capturant en ces trois jours d’assauts plus de 700 prisonniers dont un chef de bataillon, 14 officiers, 10 canons et plus de 100 mitrailleuses, ainsi qu’un matériel considérable ».

    Hervé Chabaud

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    Union080919a - Marne

    HEILTZ-LE-MAURUPT : Mots de guerre au cœur du parc de Nettancourt
     
    Exposition sur le thème de la Guerre de 14, salle du pressoir.
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    Le parc du château de La Grange-aux-Champs, de Nettancourt, petit village meusien situé à la lisière de la Marne, ouvre ses portes pour une visite de son magnifique domaine, redessiné à la fin du XIXe par Philippe et Arbeaumont, paysagistes et pépiniéristes à Vitry-le-François ; mais aussi pour une exposition dans la salle du pressoir, « La tourmente de 14, des villages se racontent ».

    Photos, correspondances, cartes d’époque et armement seront présentés, samedi et dimanche, de 14 à 19 heures, révélant le sort de douze villages du secteur, dont Heiltz-le-Maurupt, lors de la première bataille de la Marne, en septembre 1914.

    Dimanche à 15 heures, une visite guidée du parc « à la française » est prévue, avec au détour des allées la découverte d’arbres et d’arbustes rares, suivie d’une conférence-débat animée par le professeur Harbulot.

    3€/adulte ; gratuit pour les enfants. Rens. 06.71.20.70.84.

     

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    Union080918b - Marne

    REIMS : Pour la mémoire de la déportation
     
    Traditionnellement, l’association des Amis de la fondation pour la mémoire de la déportation 51 organise un voyage, en car, pour démarrer ses activités. Cette année, elle propose un déplacement sur le site de Drancy, conservatoire historique et Mémorial des Juifs internés au camp et déportés à Auschwitz pour y être exterminés.
    Mémorial du Mont Valérien

    L’après-midi sera consacrée à la visite du Mémorial du Mont Valérien à Suresnes près de Paris, symbole de la France Combattante et où furent fusillés de nombreux résistants.

    Prix par personne : 50 euros pour les non adhérents, repas et visites compris, et 40 euros pour les adhérents.

    Départ de Reims à 7 h 30 et retour vers 19 heures. Il est possible de partir de Châlons (départ à 7 heures et retour à 19 h 45).

    Le 21 septembre, pour les journées du Patrimoine, les locaux de la Maison de la Vie Associative seront ouverts de 14 heures à 17 heures et le bureau AFMD n° 211 vous y accueillera pour vous présenter ses projets pour l’année 2008/2009.

    Renseignements auprès de Mme Batteux au 03.26.85.84.71. Il reste encore des places pour le déplacement à Drancy et Suresnes.

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    Union080918a - Marne

    VITRY-LE-FRANCOIS : Le devoir de mémoire est-il toujours présent ?
     
    Une cinquantaine de personnes ont assisté au débat.
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  • Vendredi en début de soirée, une cinquantaine de personnes était réunie à l’espace Paul-Bert, à l’invitation du Souvenir Français des cantons de Saint-Rémy-en-Bouzemont, Sompuis et Vitry-le-François, pour assister à la projection du film « Les Veilleurs », produit par le Conseil général de la Marne en 2004.

    Au cours du débat qui a suivi, animé par l’attaché du Patrimoine au Conseil général Frank Lesjean, les questions ont essentiellement porté sur le devoir de mémoire vis-à-vis des nouvelles générations, leur participation active aux cérémonies commémoratives, mais également la manière de les associer par l’histoire locale à l’histoire de France. C’était la première des cérémonies, organisée par le Souvenir Français, dans le cadre du 90e anniversaire de l’Armistice du 11 Novembre 1918.

    Prochaine étape : l’exposition consacrée aux photographies de poilus ayant un lien avec l’arrondissement vitryat, les 8 et 9 novembre, de 10 à 18 heures à l’espace Paul-Bert.

    Une exposition philatélique, un bureau temporaire de la Poste avec timbre à date spéciale et des souvenirs philatéliques sont aussi prévus, avec le concours du club philatélique de Courdemanges.

    Rens. 09.75.61.15.91 ou souvenir.vitry@orange.fr

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    Union080917c - Marne

    MAURUPT-LE-MONTOIS : 1914 : la commune se souvient
     
    Au monument aux morts de la commune.
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    Le soleil revenu a permis à une foule importante d’accompagner les officiels lors de la commémoration des combats de septembre 1914 qui se sont déroulés dans la commune, point extrême de l’avancée allemande.

    Des milliers de morts

    C’est là que le message du général Joffre a été appliqué, faisant des milliers de morts des deux côtés.

    Au cours des allocutions qui ont suivi les cérémonies, chacun des orateurs a cherché à tirer les leçons de cette guerre et s’est tourné vers l’avenir.

     

     

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    Union080917b - Marne

    SOMMEPY-TAHURE : Ils ont porté la flamme
     
    François et Firmin portent la flamme pour honorer leurs arrières grands-oncles.
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  • Dimanche 14 septembre la flamme de l’Arc de Triomphe a été portée en relais de Suippes à Navarin par 23 équipes.

    Plusieurs de ces groupes étaient constitués d’habitants et associations de Sommepy qui tenaient à accompagner ce symbole du souvenir de la guerre 1914-1918. Ont participé : les écoles publique et privée, Famille Rurale, le football club, l’association du souvenir, les membres des anciens combattant de la Suippes et la famille Guillard. Pour cette dernière c’est Marie-Josèphe Guyot qui est à l’origine de sa participation, « quand le projet de cette manifestation a vu le jour, j’ai pensé tout de suite à mes oncles paternels qui ont laissé leur vie dans ce conflit, Henry Guilard est à Souain en 1915 et René, son frère, à Amiens en 1916. ».

    La famille Guillard s’est largement investie dans le projet pour honorer la mémoire de ses aïeux.

    De 2 à 80 ans, ils sont venus d’horizons divers (Paris, Yvelines, Argonne, Marne, Ardennes …) pour se rassembler autour de la mémoire des deux frères et plus largement des hommes et femmes qui ont traversés cette guerre.

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    Union080917a - Marne

    VITRY-LE-FRANCOIS : L’association Fab engage un processus de paix
     
    Les bénévoles de Fab attendent des renforts pour parfaire leur fête de la Paix.
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  • L’association Fab (Former un avenir sans brutalité) fera de la journée de samedi une véritable ode à la paix. Contes, chants et ateliers feront battre un peu plus fort le cœur de la place d’Armes…

    À VITRY, la Journée internationale de la Paix aura une longueur d’avance. Prévue le 21 septembre partout dans le monde, cette manifestation positive se déroulera ce samedi 20 dans la cité rose.

    Une initiative de l’association Fab (Former un Avenir sans Brutalité), en totale communion avec sa volonté « d’informer et de sensibiliser l’opinion publique sur les dangers de la violence mais aussi de responsabiliser jeunes, adolescents, parents, éducateurs ». En association avec la fête du sport, également programmée ce week-end (le programme complet dans notre édition de demain), les bénévoles de Fab prévoient, de 10 à 18 heures, une multitude d’activités pour amener les visiteurs à réfléchir mais aussi à s’exprimer sur ce thème fédérateur.

    Annie Ghiloni, chef d’orchestre de la journée, annonce avec un sourire radieux : « Il y aura tout d’abord des contes, le moyen le plus sympa de trouver le chemin de la paix. Certains seront dédiés aux enfants, par tranche d’âge ; d’autres aux adultes ». La créativité de chacun sera également sollicitée au travers d’un mur d’expression « pour livrer sa propre recette de la paix », mais aussi la fabrication de « moulins de la paix » chargés de messages d’amour. « On espère un peu de vent et qu’ils tournent tous sur la place d’Armes », commente Mme Ghiloni. Au milieu de divers stands dédiés au monde associatif - Centre d’information des droits de la femme, Non Violence Actualité, Udaf… -, Fab présentera son exposition permanente.

    L’occasion de redécouvrir les grands noms de la paix, de Gandhi à Martin Luther King, et les principes chers au groupe vitryat : la vie, la liberté, le respect.

    À 14 h 15, les élèves du collège Marcel-Alin de Frignicourt présenteront leur chanson « Tous nés d’Adam et Ève » ainsi qu’un slam sur le métissage. « Nous travaillons avec eux autour des arts de la rue et de leur message depuis un an dans le cadre de l’accompagnement éducatif », expliquent les bénévoles, ravis de multiplier les partenariats avec les structures locales.

    La journée se conclura par un récital de Nicole Rieu, l’interprète de « Et bonjour à toi l’artiste » et candidate à l’Eurovision en 1975, à la Collégiale. Fixées à 2 euros, les places peuvent d’ores et déjà être réservées à l’office de tourisme de Vitry.

    Et pour ceux qui souhaiteraient franchir un pas supplémentaire, Fab recherche toujours des bénévoles pour animer cette journée mais aussi pour faire vivre l’association qui nourrit de nombreux projets. Création d’antennes Fab dans les établissements scolaires, organisation du « Trophée de la citoyenneté » destiné à récompenser un jeune Vitryat ou encore compléter la bibliothèque du groupe… Autant de pistes qui mènent à Fab.

    Aurélie Juillard

    Contact : 03.26.72.61.48.

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    Union080916a - Marne

    PARGNY-SUR-SAULX : La commune rend hommage aux poilus
     
    L’arrivée des officiels au cimetière militaire.
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    Les cérémonies commémoratives des combats de la Bataille de la Marne se déroulaient cette année à Maurupt-le-Montois.

    Pargny-sur-Saulx a tenu néanmoins à rendre hommage aux soldats tombés sur son territoire.

    Le conseiller général, les élus municipaux, porte-drapeaux, pompiers et une quarantaine de personnes ont participé au dépôt de gerbe au cimetière militaire.

    Si l’on a vu pour la première fois les élus de certaines communes, une absence a été fort remarquée : celle de la Musique municipale.

     

     

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    Union080915c - Marne

    COURRIER DES LECTEURS : Débat de conscience
     

    Daniel Damien, un lecteur de l’Aisne, revient sur les événements d’Afghanistan.

    « En France, nous avons sur tel ou tel sujet, une polémique par jour. En ce moment, c’est sur l’opportunité de la présence française en Afghanistan. Polémique qui cessera, je l’espère, après le débat, qui se déroulera dans quelques jours à l’Assemblée nationale. Quand même, beaucoup (et j’en suis) réagissent comme un de vos lecteurs, au sujet des soldats du contingent, morts en Algérie, souvent dans des conditions affreuses.

    Oui ! Me direz-vous, l’Algérie ce n’était pas pareil. À voir. Comment avons-nous conquis ce beau pays ? Sûrement pas en apportant aux habitants des bouquets de fleurs. Bien sûr, il est facile de fermer les yeux sur l’avancée inexorable du fanatisme et du terrorisme international en espérant qu’il frappe toujours à l’extérieur de nos frontières. Je suis pacifiste, les Français sont pacifistes mais parfois il faut écraser dans l’œuf toutes sortes de dictatures qui veulent par la force s’octroyer des territoires ou imposer leurs doctrines et leurs religions.

    Un exemple de faiblesse qui a coûté cher au monde (50 millions de morts) disait un autre de vos lecteurs. Ce manque de fermeté, c’est le gouvernement français qui en a fait preuve en 1936. Je m’explique (c’est juste mon avis).Cette année-là, Hitler décide de réoccuper la Rhénanie, au grand dam de ses généraux qui disaient : « Si les Français envoient contre nous une seule division, le 3e Reich est fini. » Hitler a rétorqué que les Français étaient trop pacifistes et faibles pour réagir. Il avait raison. Nos chefs ont dit : « Il veut la Rhénanie, nous aller le calmer comme cela. » La suite, jusqu’à la guerre fut une continuelle abdication devant ce dictateur.

    Oui, il faudra que toutes les démocraties, c’est pourquoi nous avons besoin d’une Europe forte, s’unissent entre elles et soient très fortes en usant de tous les moyens pour dissuader ces dictateurs et extrémistes qui ne sont pas hélas, de pacotille. C’est pour cela qu’il nous faut quand même une bonne armée et c’est sur tous les terrains qu’elle s’aguerrit.

    Maintenant, faut-il aider des populations pour qu’elles profitent à part entière des droits de l’homme ? La question est délicate, car souvent, nous le voyons présentement, la population de ces pays se retourne contre ceux qui viennent les aider. Mais faut-il également fermer les yeux en ignorant le drame qui se joue dans certains pays ? Vaste débat de conscience. »

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    Union080915b - Marne

    VITRY-LE-FRANCOIS : Commémoration pour les déportés
     
    L’occasion de se souvenir de tous les Vitryats déportés.
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    Samedi, la 27e rencontre nationale de l’Amicale des déportés résistants du camp de Langenstein-Zwiederge kommando de Buchenval s’est tenue au monument des déportés de la gare.

    Au cours de la cérémonie, il a été rappelé que ce camp a été installé en mai 1944 pour créer une usine souterraine d’aéronautique et remplacer celle détruite par les alliés.

    Au total, 7.500 personnes y ont été déportées dont 1.000 Français. Les SS y appliquaient une méthode d’extermination par l’épuisement au travail. Les survivants seront sauvés en mai 1945.

    Un dépôt de gerbe a terminé la cérémonie.

     

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    Union080915a - Marne

    PARGNY-SUR-SAULX : Un ancien parachutiste est décédé brutalement
     
    Taras Kryworuka avait 72 ans.
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  • L’amicale a perdu l’un de ses camarades, Taras Kryworuka, nous a quittés brutalement à 72 ans et son décès a laissé un grand vide au sein de l’amicale.

    Il était ancien combattant dAlgérie. Il fut appelé et maintenu sous les drapeaux pendant 30 mois, au 35e régiment d’artillerie parachutiste.

    Il était titulaire de la croix de la valeur militaire, de la croix du combattant, de la reconnaissance de la nation et de la commémorative d’Algérie.

    Ses obsèques ont été célébrées en l’église de Pargny-sur-Saulx en présence de nombreux drapeaux et d’une délégation d’anciens parachutistes.

    Taras restera un exemple de modestie, de sincérité et de bon conseil pour ses camarades de l’amicale.

     

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    Union080914b - Marne

    VALMY : une bataille, un moulin … et des épidémies.
     
    Valmy sera à l’honneur pour les journées du patrimoine.
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  • Mais au-delà de la bataille et du moulin, il y a ce que l’on connaît moins : les malheurs qui frappèrent alors le peuple de la région.

    La bataille de Valmy était une victoire… Les ennemis avaient quitté la France, sans livrer d’autre bataille que celle du 20 septembre.

    Outre les combats, c’est la maladie, une « épidémie dysentérique » aggravée par le manque de nourriture et d’hygiène, les pluies et le froid, qui avait décimé les rangs des Prussiens et des Autrichiens. Le camp de la Lune fut d’ailleurs surnommé le « Camp de la crotte »…

    Mais les premiers mois de la toute nouvelle République allaient être, pour la population locale, des jours de misère : pas de quoi manger et se chauffer, manque du nécessaire pour travailler. Et surtout les risques de maladies guettaient chaque jour les habitants des villages : les hommes, comme les chevaux morts, avaient été enterrés à la hâte… L’hiver de cette année 1792 avait été rude et avait dû enrayer les premières épidémies. Mais dès le mois de février 93, le citoyen Cellier, commissaire de la République, écrivait au ministre de la Guerre : « La putréfaction commence tellement à pestiférer l’atmosphère des environs du camp de la Lune, où les cadavres des Prussiens ont été enterrés, que déjà les habitants de ces contrées malheureuses, ravagées par la guerre, craignent de l’être au printemps par la peste ».

    Dans les villages de Gizau¬court, la Chapelle, Somme-Tourbe, Hans, et surtout au camp de La Lune, les inhumations avaient été mal exécutées. Le médecin Boulland écrivait dans son rapport : « La charrue, en passant sur la plupart des fosses, enlève les membres ou d’hommes ou de chevaux.

    Presque toutes ces fosses sont à présent à découvert, soit par les alluvions, soit par les chiens qui ont gratté la terre, soit enfin par l’imprudente curiosité des voyageurs ». Incroyable curiosité…

    L’Auditeur national rapportait en mars 1793 : « Des milliers de cadavres ennemis, légèrement enterrés sur le théâtre de la guerre, commencent à y produire des exhalaisons putrides. Des précautions doivent être prises… ».

    Des travaux, bien pénibles et dangereux, furent alors entrepris ; un fonds de 20.000 livres fut attribué et un droit de réquisition sur les habitants fut instauré. Pour la région, l’« entreprise » fut confiée à celui qui venait de participer à l’échec de la fuite à Varennes : le citoyen Jean-Baptiste Drouet.

    Journées du patrimoine : dimanche 21 septembre de 14 à 18 heures ; visites du site et du moulin assurées par les guides de l’office de tourisme (gratuit).

    Le moulin, connu de tous, au contraire des malheurs qui frappèrent les habitants de la région après la bataille.

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    Fouilles morbides
     

    « Près de la ferme de la Garenne, nous avons vu un cadavre enterré à plus d’un pied de profondeur Les passants avaient creusé la terre et l’on apercevait les côtes du cadavre. »

    C’est ce qu’écrivaient, dans leur rapport du 29 octobre 1792, les commissaires de la République, mais sans expliquer le pourquoi d’une telle fouille.

    Étrange et écœurant…

    Dans les fosses les plus profondes, en effet, les hommes et les chevaux étaient, selon les écrits d’alors, « à peine recouverts d’un pied à un pied et demi de terre » (un pied 30.47 cm).

    Pire, les commissaires dans leur rapport du 29 octobre 1792, signalaient déjà que « le camp de la Lune » était « resté couvert des intestins de plusieurs animaux… ».

    Documentation : Just Berland, « Les dommages de guerre après Valmy »i, 1931.

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    Union080914a - Marne

    SOUAIN—SOMMEPY—TAHURE : L’hommage de Navarin
     
    Trois soldats, deux Français et un Américain, montant à l’assaut, le symbole de Navarin.
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  • Les cérémonies du 90e anniversaire de l’offensive alliée du 26 septembre 1918 se dérouleront aujourd’hui au monument de Navarin entre Souain et Sommepy-Tahure.

    Une pyramide décoiffée qui reçoit en son sommet trois soldats montant à l’assaut, deux Français et un Américain, tel est le symbole du monument qui illustre les batailles de Champagne et a été réalisé par le sculpteur basque Maxime Real. C’est ici qu’ont lieu, aujourd’hui, à partir de 10 heures, les cérémonies du 90e anniversaire de la grande offensive alliée du 26 septembre 1918 où la 22e Dl de la IV’ armée du général Gouraud a conquis Navarin. Le moment choisi pour se souvenir de tous les morts de la Grande Guerre sur ce front. Tous les automobilistes, qui quittent Suippes passent par Souain pour gagner le carrefour de Mazagran avant de rallier le Vouzinois, observent ce géant de pierre qui est un ossuaire de douleurs où reposent dix mille soldats.

    Il y avait pendant la Grande Guerre la ferme de Navarin citée par tous les poilus qui ont combattu dans ce secteur. Le nom de la victoire des marines anglaises et françaises sur la flotte ottomane au large de Corfou en 1827 donné à une ferme de la Champagne crayeuse, cela peut surprendre. On se trouve en bordure du camp militaire au cœur d’un haut lieu de martyr de nos soldats.

    En 1914 et 1915, ils ont repoussé les assauts ennemis au milieu d’un territoire bouleversé et soumis à d’intenses bombardements.

    On est forcément impressionné en regardant ce monument, par la force de l’expression des visages des statues, celle du général Gouraud, celle de l’aviateur américain Quentin Roosevelt mort pour la France près de Coulonges-Cohan (Aisne) et celle de ce simple soldat qui n’est autre que le frère du sculpteur tombé au champ d’honneur près du Moulin de Laffaux (Aisne).

    Souscription pour l’ossuaire

    Lorsque les jeunes qui vont se relayer ce matin dès 8 heures pour porter à par- —tir de Suippes jusqu’à Navarin la flamme prélevée sur la tombe du Soldat inconnu de l’Arc de Triomphe se regrouperont près du monument, ils pourront lire le nom des unités qui ont été envoyées ici sur le champ de bataille. On dénombre : quatre-vingt-treize divisions françaises d’infanterie, huit de cavalerie mais aussi deux divisions américaines, deux brigades russes, une brigade tchèque et un régiment polonais. Dans la crypte reposent le général Gouraud commandant de la IV’ armée en 1918 et son chef d’état-major le général Prétalat qui ont tous les deux entretenus jusqu’à leur mort la flamme du souvenir.

    Aujourd’hui, le général Gouraud qui préside l’Association du souvenir aux morts des batailles de Champagne en est le digne successeur ; Son aîné alors gouverneur militaire de Paris a lancé une souscription pour l’ossuaire dont la première pierre a été posée en novembre 1923.

    Le monument a été inauguré le 28 septembre 1924 en présence du maréchal Joffre. Devant Navarin, on ne peut pas oublier les cinq villages des alentours qui n’ont jamais été reconstruits : Perthes-les-Hurlus, Tahure, Mesnil-les-Hurlus, Hurlus et Ripont dont la mémoire est conservée aujourd’hui par les communes de Souain, Sommepy, Minaucourt, Wargemoulin et Rouvroy.

    Hervé Chabaud

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    D’une année à l’autre
     

    Depuis le monument de Navarin, on peut à l’horizon reconstituer la ligne de front qui passait en octobre 1914 par les villages d’Aubérive, de Souain, Perthes-les-Hurlus, Mesnil-les-Hurlus, Massiges, pour courir jusqu’à l’Argonne vers la butte de Vauquois avant de glisser vers Verdun.

    D’ici, on imagine aussi la première offensive de Champagne engagée par la IVe armée commandée par le général de Langle de Cary sur un front d’une dizaine de kilomètres délimité par les lignes de tranchées de Souain à Massiges.

    Du 20 décembre 1914 au 13 janvier 1915 puis du 12 février au 18 mars 1915, la bataille a été acharnée.

    En trois mois ce sont 100.000 soldats qui sont tombés. La ferme de Navarin a été l’un des axes d’attaque de la IVe armée. À l’automne le 25 septembre, deux armées françaises y ont donné l’assaut par surprise.

    Au centre, se trouve la division coloniale du général Marchand, le héros de Fachoda qui enlève sans coup férir la butte de Navarin aussi de Lan¬gle de Cary demande que la deuxième position allemande située à hauteur de la ferme soit conquise. Les jours suivants sont le théâtre de combats rageurs et meurtriers. Le 29 septembre, l’état-major comprend que la percée ne se fera pas.

    La dernière tentative, le 6 octobre, est un échec. En juillet 1918, le front s’embrase de nouveau et le 26 septembre, la 22e DI y remporte une belle victoire qui en précède d’autres avant l’armistice des frontières de la Marne aux Ardennes et à la Meuse.

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    Union080913a - Marne

    CHALONS-EN-CHAMPAGNE : Navarin accueille la Flamme de l’Arc de Triomphe
     
    Le monument de Navarin accueillera une cérémonie de grande ampleur demain.
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  • Demain, lors du 90e anniversaire de la Victoire de 1918, la Flamme de l’Arc de Triomphe sera présente lors de la cérémonie commémorative au monument de Navarin. Symbole. DEMAIN, plus que jamais, les soldats morts pour la France et en particulier les combattants tombés en Champagne ne seront pas oubliés. Ce dimanche en effet, les autorités civiles et militaires, mais aussi les familles et la population du secteur rendront hommage à tous ces valeureux citoyens qui ont payé de leur vie, tous ces hommes qui sont morts pour que la France vive en paix.

    En ce 14 septembre, au monument de Navarin, entre Souain et Sommepy-Tahure, sera commémoré le 90e anniversaire de la Victoire de 1918 avec la présence de la Flamme de l’Arc de Triomphe.

    « Cette manifestation a été pensée en fin d’année dernière puis préparée très activement depuis mai. Nous avons souhaité associer la population des communes environnantes et impliquer des Champenois qui n’ont pas perdu cette mémoire », estime le général Xavier Gouraud, président de l’ASMAC (Association du souvenir aux morts des armées en Champagne).

    Concrètement, la Flamme du soldat inconnu a été perçue hier à Paris avant de gagner la commune de Suippes.

    Vingt groupes

    Demain, de 8 à 10 heures, elle sera portée en relais de la commune jusqu’au monument de Navarin avant que ne débute la cérémonie officielle devant ledit monument. Participation active à l’hommage rendu, les groupes qui porteront successivement la Flamme viennent d’horizons différents (conseils municipaux, écoles, footballeurs, pompiers, militaires, anciens combattants…), ils sont au nombre de 20 et porteront la flamme sur 400 à 500 mètres. Le relais devrait traverser le village de Souain vers 9 heures avant qu’un avion biplan d’époque ne survole la fin du parcours du relais et que ne débute la cérémonie officielle programmée à 10 heures.

    Hommage aux Américains

    Arrivée triomphale de la Flamme (elle sera conservée dans le monument jusqu’au 11 novembre et ensuite confiée aux communes qui souhaiteront qu’elle brûle devant leurs monuments aux morts), puis prise d’armes et honneurs rendus, voila pour le déroulé. Suivront discours et dépôt de gerbes, qui laisseront ensuite la place à une messe prévue de 11 à 12 heures, célébrée par Mgr Gilbert Louis, évêque de Châlons. À 12 h 30, un dépôt de gerbes est également programmé au monument américain du Blanc-Mont en hommage aux combattants américains tués lors de l’offensive de septembre-octobre 1918. Le public est attendu nombreux, pour cette journée pas comme les autres à Navarin où chacun reconnaîtra le mérite de ceux qui ont lancé la réconciliation.

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    Union080912a - Marne

    VITRY-LE-FRANCOIS : Un film sur la Première Guerre mondiale projeté ce soir
     
    Ce soir, à l’espace Paul-Bert, aura lieu la projection du film « Les Veilleurs ».
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  • Ils sont conseillers, historiens, agriculteurs, sculpteurs, gardiens, photographes, guides… Et ils sont tous unis par la même volonté : celle de sauvegarder la mémoire des soldats morts en 14-18. Ils s’appellent Frank, François, Michel, Patrice, Angelo, Christophe ou Yves. Ce sont les veilleurs. Justement le titre que porte le film de Philippe Lanfranchi qui sera présenté ce soir à 19 h 30, à l’espace Paul-Bert, avec la participation de Franck Lesjean, attaché du patrimoine au conseil général de la Marne.

    D’une durée de 52 minutes, ce film relate les traces laissées par la Grande Guerre dans le département, particulièrement touché par cette tragédie détruisant des villages entiers et qui a provoqué de terribles pertes humaines. « Les Veilleurs » nous présente ces gardiens de la mémoire à travers leurs histoires personnelles. Il est même dédié aux témoignages de personnalités marnaises.

    Le film évoque les interrogations que chacun d’entre nous peut encore se poser sur l’une des plus grandes tragédies du XXe siècle. Il démontre aussi à quel point le souvenir de la Grande Guerre est encore présent dans les esprits. C’est ainsi que le maire de Souain, Michel Godin, un photographe, Christophe Manquillet, un sculpteur, Franck Lesjean… apportent leurs témoignages. Franck Lesjean participera au débat prévu à la fin de la projection. ASC.

    Il faut impérativement réserver pour participer à cette séance. Renseignements et réservations au 09.75.61.15.91.

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    Union080911a - Marne

    MONTMIRAIL : Cérémonie au cimetière
     
    Les autorités devant les 120 tombes du cimetière militaire.
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    Une cérémonie de commémoration du 94e anniversaire de la première bataille de la Marne s’est déroulée samedi au cimetière de Montmirail devant Gilles Giuliani, sous-préfet d’Epernay, le président de Mondement 14, Michel Tellier, et des élus.

    Bernard Lefèvre a rappelé que, « Montmirail fut occupé le 5 septembre 1914, alors que la commune venait d’être désignée comme but de l’offensive, à l’armée anglaise située vers Coulommiers et à la 5e armée du Général Franchet d’Esperey, qui occupait la ligne Courtacon, Esternay, Sézanne. Les 120 tombes du cimetière témoignent de l’acharnement des combats. L’occupant allemand a fini par se retirer, après pillages, incendies et tirs d’obus. L’église de Montmirail ne fut pas épargnée. »

     

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    Union080910d - Marne

    HEILTZ-LE-MAURUPT : Une expo pour se souvenir
     
    Par petits groupes, les visiteurs se sont succédé au musée.
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  • La Croix de Guerre a été décernée au village.
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  • « Au matin du 6 septembre 1914, vers 6 heures, les éléments de la IVe Armée allemande commandée par le Duc de Wurtemberg investissent Heiltz-le-Maurupt, chef-lieu de canton.

    Cette tragique journée s’achèvera par la destruction quasi-totale, par les bombardements et l’incendie, du village. Au soir, 180 maisons et fermes sur 210 que comptait alors Heiltz-le-Maurupt étaient réduites à l’état de pierres et de cendres fumantes y compris tous les édifices publics, église, mairie, et les trois écoles. »

    Malheureusement, ce village martyr n’était pas une exception puisque bon nombre de villes et villages du secteur étaient détruits lors des combats meurtriers et sanglants. Le front s’étendait alors, en arc de cercle vers le sud, de Verdun/Clermont-en-Argonne à l’Est, à Villers Saint-Genest, Sud-ouest de Villers-Cotterets.

    Du 6 au 13 septembre 1914, cette courte période fut appelée la première Bataille de la Marne et fit des milliers de morts et blessés des deux côtés, tout aussi sanglante que la bataille de Verdun deux années plus tard.

    C’est pour rappeler ces combats et destructions que les membres du musée d’Heiltz-le-Maurupt, sous la houlette de Joseph Richard, conservateur et responsable du musée, ont ouvert, dimanche dernier, une exposition dans la salle de la mairie. Elle sera encore visible dimanche prochain de 14 à 18 heures.

    De nombreux visiteurs se sont rendus, par petits groupes, à cette exposition digne d’intérêt et riche en souvenirs palpables, mémoire de ces événements tragiques qui se sont déroulés il y a 94 ans.

    La Grande Guerre devait durer plus de quatre années, laissant derrière elle souffrances, destructions et des populations saignées à blanc. Par solidarité avec le village d’Heiltz-le-Maurupt, la ville de Boufarik, en Algérie alors française, devenait la marraine du chef-lieu de canton.

    Des dons, à l’époque, sont parvenus auprès de la municipalité, aidant ainsi le village à se reconstruire. Beau geste de solidarité, par-delà la Méditerranée.

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    Union080910c - Marne

    BIGNICOURT-SUR-SAULX : Les combattants de 1914 honorés
     
    Dépôt de gerbe au monument aux morts de la commune.
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  • En cette fin de matinée du premier dimanche de septembre, les participants aux cérémonies du Buisson ont rejoint le carré militaire du cimetière communal de Bignicourt-sur-Saulx.

    Après la montée des couleurs, une gerbe a été déposée sur les tombes. Au monument aux morts de la commune, appel a été fait des militaires et des victimes civiles des journées de septembre 1914 avant le dépôt d’une gerbe.

    « Message de paix »

    Puis, à la salle Marcel-Ahond, le maire de la commune Jean-Pol Barrois a rappelé « le sens de cette cérémonie, un rappel pas inutile au vu de ce qui se passe dans le monde ».

    Le conseiller général Christian Zapior a transmis un « message de paix » et le sous-préfet a souligné qu’il était important de rappeler pour les jeunes et… les moins jeunes ce devoir de mémoire. Et le représentant de l’État de conclure : « La connaissance du passé permet d’orienter l’avenir ».

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    Union080910b - Marne

    DORMANS : Nouveau mât au cimetière militaire
     
    Des travaux pris en charge par le ministère de la Défense.
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    Le 11 novembre prochain, les gerbes déposées au cimetière militaire de Dormans le seront au pied d’un nouveau mât.

    En effet, le personnel de la direction interrégionale des anciens combattants et victimes de guerre finalise la mise à terre l’ancien mât d’acier, qui représentait un risque par son oxydation.

    Dans quelques jours, une structure en aluminium sera mise en place.

     

     

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    Union080910a - Marne

    FERE-CHAMPENOISE : Une présence remarquée
     
    Les officiels ont apprécié la présence d’un public plutôt nombreux.
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    Samedi après-midi, en présence de M. Giuliani, sous-préfet d’Épernay, se sont déroulées les cérémonies commémoratives du 94e anniversaire de la bataille de la Marne.

    Après le rassemblement au monument aux morts, une gerbe a été déposée à la nécropole nationale, puis devant la plaque de l’hôtel de Ville.

    On notait la présence d’un détachement de militaires de Connantray, de responsables des corps constitués, de la musique et d’un nombreux public.

    Une présence remarquée : le petit-fils du maréchal Joffre.

     

     

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    Union080909c - Marne

    LE BUISSON : Un hommage aux combattants
     
    Un hommage aux morts de la commune … pour ne pas oublier.
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  • La commune du Buisson a rendu hommage dimanche matin aux combattants de la Bataille de la Marne. C’était il y a 94 ans mais la paix nécessite de conserver la mémoire.

    Une cinquantaine de personnes, dont le nouveau sous-préfet, le conseiller général, des élus locaux et l’adjudant de gendarmerie de Thiéblemont ont bravé le vent glacial pour participer aux cérémonies.

    Une gerbe a été déposée au monument aux morts de la 11e compagnie du 72e R.I. puis une autre devant la mairie.

    « La Renaissance » de Chavanges a exécuté les sonneries et la Marseillaise avant un office religieux.

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    Union080909b - Marne

    PARGNY-SUR-SAULX : En souvenir de la bataille de la Marne
     
    La nécropole militaire de Pargny-sur-Saulx.
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    Les communes de Pargny-sur-Saulx et de Maurupt-le-Montois célébreront le 94e anniversaire de la Bataille de la Marne dimanche prochain.

    À 9 heures à Pargny, les sociétés et les personnalités se rassembleront au cimetière militaire pour un dépôt de gerbe.

    Les cérémonies se poursuivront à Maurupt : 9 h 30, messe du souvenir ; 10 h 30, rassemblement place du Général Toulorge, dépôt de gerbe et appel des morts ; 11 heures, cérémonie au monument commémoratif et dépôt de gerbes ; 12 heures, vin d’honneur à la mairie.

     

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    Union080909a - Marne

    VERT-TOULON : André Durand fait Chevalier de l’ordre national du Mérite
     
    Lors de la remise de la décoration.
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  • André Durand a choisi cet après-midi d’août pour rassembler sa famille et ses amis afin de fêter un événement à caractère exceptionnel pour une petite commune comme Vert-Toulon : il a été fait Chevalier de l’ordre national du Mérite.

    Étaient présents : Françoise Ferat, sénateur, MM. Charles-Amedée de Courson, député, Pascal Perrot, conseiller général, Didier Mailliard, maire de la commune et son conseil municipal, Daniel Bouillon, maire d’Oiry, le commandant de la brigade de gendarmerie de Vertus, Eric Carpentier, Chef de Corps des sapeurs-pompiers de Vert-Toulon, Danièle Gochard, présidente de l’ordre national du Mérite de la Marne, Maurice Lesanne, vice-président de la section Marne de l’ordre national du Mérite, accompagné d’une délégation du bureau de la Marne, Gaëtan Charlot, président départemental des anciens combattants, et André Doublet, président des anciens combattants de Vertus.

    Dévouement

    André Durand est né le 21 novembre 1935 à Epernay. Il effectue sa scolarité à Vert-Toulon et à Vertus, puis revient travailler à la ferme avec ses parents. Il effectue son service militaire en 1956 au Centre instruction d’armes blindées cavalerie d’Alger en garnison Hussein Day (Algérie) puis il est affecté au 3e CUIR, où il fait campagne dans l’Ouest Oranais et participe à de nombreuses opérations. Il reçoit la médaille de la reconnaissance de la Nation et la médaille d’Afrique du Nord.

    Il s’établit définitivement à Vert-Toulon avec sa famille en tant qu’agriculteur viticulteur. Son calme, son dévouement, et sa participation sont vite reconnus.

    Il devient conseiller municipal et 1er adjoint de 1965 à 2001 auprès de Léandre Ploix, Robert Ravillon et Alain Poiret. Il a été pompier volontaire pendant 41 ans, et est membre de l’union fédérale des sociétés de mutilés du canton de Vertus depuis 1995. Il est aussi médaillé militaire.

    Le maire a ainsi retracé la vie de l’un de ses administrés, en soulignant que son courage et son dévouement devaient servir d’exemple à notre jeunesse.

    C’est au nom de toute la communauté, des personnes présentes, qu’il a été adressé à André Durand les plus vives félicitations pour cette distinction bien méritée en reconnaissances de ses services civils et militaires, remise par son parrain, Henri Legentil, capitaine de gendarmerie.

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    Union080908a - Marne

    Mondement célèbre la réconciliation et la paix
     
    Le 94e anniversaire de la première bataille de la Marne à été commémoré hier devant le monument de Mondement. Des délégations de plusieurs pays étaient présentes.

    LA levée de 13 drapeaux accompagnée des différents hymnes nationaux a donné le ton de cette cérémonie : une commémoration apaisée dans le cadre d’une mémoire partagée.

    Hier matin, de nombreuses personnes ont assisté et ont participé à la commémoration du 94e anniversaire de la première bataille de la Marne. Il y avait des élus, maires, conseillers généraux et régionaux. Des militaires des trois armes, notamment des marins en poste habituellement sur le bâtiment de commandement et de ravitaillement (BCR) Marne, des soldats du 1er régiment de matériel de Metz et une section d’honneur de la Brigade franco-allemande.

    Ont pris place également autour du monument, une délégation britannique composée de vétérans du Royal fusiliers de Londres et une délégation allemande venue de Saxe, composée de militaires.

    Des attachés militaires roumain, polonais et serbe ont également assisté à la cérémonie, ainsi que de nombreux porte-drapeaux marnais.

    « Belgique, Grande-Bretagne, Italie, Pologne, États-Unis, Russie, Serbie, République Tchèque, Allemagne, France… ». Les drapeaux des nations ayant pris part à cette bataille ont claqué dans le vent, levés par deux pompiers de Sézanne.

    La fanfare de Broyes-Férebrianges a joué les hymnes nationaux. Le groupe a ajouté cette année l’hymne de la Serbie à son répertoire.

    Après la solennité des emblèmes et de la musique, place aux discours. Lilian, élève à l’école primaire d’Anglure, a fait résonner les mots prononcés par Joffre le 5 septembre 1914 : « se faire tuer sur place plutôt que reculer. » Victor, lui aussi écolier à Anglure, a récité une émouvante lettre d’un poilu.

    Le soldat français adresse une missive à un correspondant imaginaire situé de l’autre coté du front. « Par-dessus les frontières, saisir la main de mon vénérable adversaire, je pourrais lui témoigner mon estime, je suis heureux que mon projectile ait manqué son but. »

    La mémoire partagée, chère à l’association Mondement 1914 qui organise cette cérémonie, ne pouvait pas mieux être illustrée.

    L’attaché de défense à l’ambassade d’Allemagne a appelé à la « réconciliation et à la tolérance, il faut garder à l’esprit les erreurs du passé. » Son homologue britannique a insisté pour que tous « n’oublient jamais les hommes qui sont morts ici. »

    Les discours de René-Paul Savary, président du conseil général de la Marne et de Gilles Giuliani, sous-préfet d’Épernay, ont davantage fait écho à l’actualité très récente. « Malgré la récente réforme de la carte militaire, le caractère militaire de la Marne a été préservé, Mourmelon a conservé son régiment de chars », a indiqué le conseiller général.

    Le représentant de l’État a quant lui rappelé que « la menace terroriste persiste, notre armée est engagée dans des théâtres extérieurs difficiles, il faut aussi penser à nos soldats. »

    La cérémonie s’est achevée par des dépôts de gerbes au carré militaire du cimetière de Mondement.

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    Union080907a - Marne

    VITRY-LE-FRANCOIS : Souvenirs de guerre…
     
    Les étagères d’une pharmacie : durant la guerre, des étiquettes demandaient de rapporter les flacons, en raison de la pénurie de verre.
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  • En déambulant dans son musée, c’est toute l’histoire d’Heiltz-le-Maurupt que l’on découvre.

    Aujourd’hui et dimanche prochain, les bénévoles organisent justement des portes ouvertes pour évoquer un épisode terrible, celui de la première Guerre mondiale et plus précisément de la première bataille de la Marne.

    Photos et objets de cette tragique période, durant laquelle Heiltz-le-Maurupt aura été quasi entièrement incendiée et détruite, seront exposés dans la salle de la mairie.

    Le musée abrite en effet des témoignages poignants des deux conflits mondiaux, telle cette lettre envoyée par un soldat se sachant condamné, ces habits de poilu, ces barattes fabriquées à la maison pour tenter de faire son beurre soi-même ou ces tickets de rationnement…

    Une très belle vitrine rassemble tout ce qui a pu être retrouvé dans les décombres du village rasé en septembre 1914, tandis qu’une galerie de photos évoque la reconstruction.

    Autant de morceaux d’histoire qui peuvent aussi être appréciés toute l’année sur rendez-vous, y compris par les scolaires.

    A.J.

    Portes ouvertes aujourd’hui et dimanche 14 septembre de 14 à 18 heures.

    Visites guidées toute l’année sur rendez-vous (15 personnes maximum) au 03.26.73.15.63, 03.26.73.15.10, 03.26.73.08.45 ou 03.26.73.15.51.

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    Union080906a - Marne

    SUIPPES : Anciens combattants opérations extérieures
     
    L’Union nationale des combattants-Opérations extérieures (UNC-OPEX) est née.

    Son siège social est fixé à la Maison des associations de Suippes (51600), 9, rue Saint-Cloud.

    Le bureau actuel est composé des présidents fondateurs : David Courmont, Tél. 03.26.68.03.46. et Eric Marchal, Tél. 03.26.60.34.49.

    Les buts de l’UNC-OPEX sont de rassembler tous les militaires des forces armées françaises d’active ou de réserve qui ont participé à des opérations extérieures de paix ou humanitaires, de défendre les intérêts moraux, sociaux et matériels, de perpétuer le souvenir des combattants morts pour la France et de servir leur mémoire ; de mettre à disposition des services juridiques, sociaux et médicaux, de participer activement à la vie de la cité.

    Ce groupement associatif couvre tous les camps de Champagne et toutes les autres garnisons du département, en collaboration avec les 33 UNC de la Marne.

    Toutes documentations et tous renseignements seront communiqués à la journée des associations qui aura lieu à la Maison des associations de Suippes le samedi 13 septembre.

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    Union080905b - Marne

    CHAVOT-COURCOURT : En souvenir de la Libération
     
    Lors de la cérémonie à la plaque René Desmarest.
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    La commune de Chavot-Courcourt a commémoré l’anniversaire de la Libération. Défilé avec la société de musique La Champenoise d’Aÿ, les sapeurs-pompiers, une importante délégation de porte-drapeaux et une forte participation de la population et des anciens combattants et résistants.

    Dépôts de gerbes au monument aux morts puis à la plaque souvenir de René Desmarest.

    Un vibrant hommage a été rendu par Gérard Butin, premier magistrat, qui a rappelé les sacrifices de la seconde guerre mondiale et demandé une pensée pour les dix militaires tombés en Afghanistan.

     

     

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    Union080905a - Marne

    14-18 : Les champs de bataille de 14-18 classés à l’Unesco ?
     
    Photo non datée d’un soldat devant une tranchée à Verdun.
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  • Le président du conseil général de la Meuse souhaite que les champs de bataille de la Grande Guerre figurent au Patrimoine mondial de l’humanité. Ses homologues marnais et axonais disent ne pas être dans la confidence.

    Le président du conseil général de la Meuse souhaite que les champs de bataille de la Grande Guerre figurent au Patrimoine mondial de l’humanité. Ses homologues marnais et axonais disent ne pas être dans la confidence.

    LA Meuse veut proposer, avec le concours de l’Italie et de la Roumanie, le classement au patrimoine mondial de l’Unesco des champs de bataille européens de la guerre de 14-18, a indiqué hier le président de son conseil général, Christian Namy.

    « L’initiative est légitime car la bataille de Verdun (Meuse) est le symbole de la Première Guerre mondiale », a ajouté M. Namy en présentant à Héricourt-sous-les-Côtes (Meuse) les cérémonies qui marqueront en septembre le 90e anniversaire des offensives franco-américaines dans le département et qui ont conduit à l’Armistice du 11 novembre 1918. Conçue par le général Erich von Falkenhayn, chef suprême de l’armée allemande, pour « saigner à blanc l’armée française », la bataille de Verdun a fait plus de 300.000 morts (163.000 Français et 143.000 Allemands) entre février et décembre 1916.

    « Dès lors, toutes les comparaisons (des engagements de la Grande guerre) se sont faites à partir de cette bataille emblématique », a poursuivi M. Namy.

    Les batailles de l’Isonzo (Italie) et de Marasesti (Roumanie) ont été qualifiées de (respectivement) « Verdun italien » et de « Verdun roumain » en référence à celle s’étant déroulée dans la Meuse, selon un communiqué du conseil général. Les onze batailles de l’Isonzo, qui ont opposé entre juin 1915 et septembre 1917 les armées austro-hongroise et italienne pour la capture du port austro-hongrois de Trieste (Italie), ont fait plusieurs centaines de milliers de morts de part et d’autre.

    La bataille de Marasesti, qui a opposé du 6 au 19 août 1917 l’armée roumaine secondée par des unités russes à l’armée allemande, a fait 117.000 tués, blessés et prisonniers.

    M. Namy, qui a assuré avoir reçu pour son projet le soutien du secrétaire d’État chargé de la Défense et des Anciens combattants, Jean-Marie Bockel, espère faire figurer ces champs de bataille au patrimoine mondial de l’humanité d’ici à 2018, à temps pour le centième anniversaire de la fin de la Grande guerre.

    Ce classement pourrait se faire sur la base d’au moins deux des dix critères déterminés par l’Unesco, selon le communiqué de l’assemblée départementale : apporter un témoignage unique, ou du moins exceptionnel, sur une tradition culturelle ou une civilisation vivante, être des exemples éminemment représentatifs des grands stades de l’histoire de la Terre.

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    Marne : « l’intention est bonne »
     
    Président UMP du conseil général de la Marne, René-Paul Savary constate qu’il n’a pas été prévenu de cette initiative. « Nous entretenons de bonnes relations, mais je n’ai pas été contacté à ce sujet ». Il juge l’intention « bonne » et « cohérente », et pense que la démarche doit être « commune ». Il s’interroge toutefois sur un éventuel problème de compatibilité. « La Marne a déjà demandé le classement au patrimoine mondial de l’Unesco des paysages du champagne. Les procédures sont longues. Je me demande si nous pourrions courir deux lièvres à la fois, et si finalement ces deux dossiers ne risquent pas d’être un moment concurrentiels. »
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    Aisne : pas à l’ordre du jour
     
    Joint hier après-midi entre deux réunions électorales dans le cadre de sa candidature aux sénatoriales, Yves Daudigny, le président du conseil général de l’Aisne, n’était pas au courant de l’initiative du département de la Meuse.

    « Je n’ai aucun commentaire à faire mais cela n’est pas à l’ordre du jour dans l’Aisne. » Pour Yves Daudigny, « il est plus urgent d’obtenir au plus haut niveau la reconnaissance par la France de tout ce qui s’est passé en 1918 et la prise en considération de tous les hommes qui ont été blessés ou qui ont perdu la vie durant cette guerre ». Ces préalables, qui concernent les mutins fusillés pour l’exemple sur le Chemin des Dames, sont à l’origine d’un vœu unanime des conseillers généraux axonais qui espèrent un geste du président de la République.

    Propos recueillis par JMR

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    Union080904b - Marne

    REIMS : Les syndicats célèbrent la Libération de Reims
     

     

     

     

    Les militants se sont retrouvés hier après-midi à la Maison des syndicats pour célébrer la Libération de Reims.

    Une cérémonie devant la plaque a commémoré le souvenir des « camarades disparus victimes du nazisme ».

     

     

     

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    Union080904a - Marne

    SAINT-MARTIN-D’ABLOIS : La ville se souvient
     
    Une cérémonie empreinte de recueillement.
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  • C’est par cette belle journée d’été 1944 que les habitants de Saint-Martin virent arriver les premiers convois de soldats alliés et français venus libérer la France de cinq années d’occupation.

    Pour fêter cet événement, un défilé emmené par le maire Jackie Barrois accompagné de la population ainsi que des anciens combattants ACPG, CATM et d’une délégation de l’union nationale des combattants de Magenta, se sont rendus au monument aux morts afin de se recueillir à la mémoire des hommes tombés au champ d’honneur durant cette période de conflits meurtriers.

    Ensuite, le défilé s’est rendu au cimetière pour honorer les trois résistants du village assassinés par les nazis. Le chant des partisans était interprété par l’Avenir musique d’Épernay.

    Au cours de cette journée, Philippe Coze, porte-drapeau des sapeurs-pompiers et anciens combattants, a reçu l’insigne des porte-drapeaux des mains de l’ancien chef de corps ainsi que le diplôme remis par Bernard Joffre, président des Anciens combattants.

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    Union080903a - Marne

    VITRY-EN-PERTHOIS : 64e anniversaire pour les résistants fusillés
     
    Les autorités après le dépôt de gerbes.
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  • La cérémonie commémorant le 64e anniversaire de la mort des résistants vitryats du Maquis des Chênes, fusillés par les Allemands à Naives (Meuse) le 29 août 1944, s’est déroulée ce dimanche à Naives-Rosières en présence d’une nombreuse assistance, venue à la fois de Vitry-le-François et de la région de Bar-le-Duc.

    Après l’office religieux célébré en l’église Saint-Maurice de Naives, les pèlerins se sont rendus sur la place Charles-de-Gaulle pour assister au dépôt de gerbes au monument aux morts.

    Enfin, sous la conduite de la Batterie Fanfare du Cercle des XVII de Vitry-le-François, le rassemblement, composé d’une trentaine de porte-drapeaux de Vitry-le-François et Bar-le-Duc et de la population, s’est dirigé sur la colline de Resson vers le monument en forme de pyramide, érigé le 29 août 1945, à la mémoire des six Vitryats du Maquis des Chênes, à savoir Henri Baudemont, Louis Bianchi, Pierre Klein, Pierre Rameau, ainsi que deux Lituaniens, Zigmantas Gudelis, de Kovno et Vitalis Gotantas, de Kelme, arrêtés à l’occasion d’une opération à Matignicourt.

    Le corps du Lieutenant Claude Lamort de Gail n’a jamais été retrouvé.

    À l’appel de chaque nom, une rose a été déposée par sept enfants de la commune de Naives-Rosières au pied du monument commémoratif.

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    Union080902c - Marne

    VITRY-EN-PERTHOIS : La libération de Vitry commémorée
     
    Le dépôt des gerbes de fleurs par les autorités.
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  • Pour le 64e anniversaire de la libération de Vitry-le-François le 29 août 1944, une cérémonie commémorative a eu lieu à la stèle élevée à la mémoire des quatre maquisards fusillés par les Allemands le 28 août 1944, dans le faubourg de Saint-Dizier.

    Dépôts de gerbes

    Après l’égrenage, par les frères Pettini de Couvrot (seuls survivants du Maquis Bonnard de Blacy), des 46 noms des résistants morts pour la France au cours de la deuxième guerre mondiale dans l’arrondissement de Vitry-le-François, plusieurs gerbes de fleurs ont été déposées par les autorités.

    Dans l’après-midi de ce vendredi 29 août, à l’initiative de la Ville de Vitry-le-François, plusieurs tombes ont été fleuries par Claudine Brocard, maire adjoint de Vitry-le-François, accompagné de Gérald Gaillet, président du comité cantonal du Souvenir français ; Hubert de la Hamayde, président de l’amicale du Maquis des Chênes ; de Jean Pourcher, président des Cheminots Anciens Combattants et des porte-drapeaux du Souvenir français, du Maquis des Chênes, de l’association des Réfractaires et Maquisards ainsi que des Cheminots anciens combattants. Fusillés

    Voici leurs noms :

  •  Marcel Leblanc (civil), fusillé par les Allemands à Vitry-le-François le 28 août 1944.
  •  Fusillés à Naives-devant-Bar le 29 août 1944 : Louis Bianchi (1922-1944), Zigmantas Gudelis (1908-1944) ; Pierre Klein (1924-1944) ; Pierre Rameau (1922-1944).
  •  Marcel Leblanc (civil), fusillé par les Allemands à Vitry-le-François le 28 août 1944 ;
  •  René Bégard (1919-1944), fusillé à Saint-Quentin (Aisne) le 8 avril 1944 ;
  •  Gaston Bolot (1923-1944), fusillé à Huiron le 28 août 44 ;
  •  Jacques de la Fournière (1892-1943) torturé le 18 juin 1943 à la prison de Châlons-sur-Marne, puis décédé à Paris le 7 août 1943, un quartier de Marolles porte son nom ;
  •  Robert Meunier (1919-1944), fusillé à Genas, près de Lyon, le 11 juillet 1944.
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    Union080902b - Marne

    VITRY-EN-PERTHOIS : Dépôt de gerbe traditionnel au monument aux morts
     
    Le sous-préfet Raymond Floc’h devant le monument aux morts.
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  • Hier en fin de journée, le sous-préfet, Raymond Floc’h, qui venait de prendre ses fonctions le matin même, a déposé une gerbe au monument aux morts comme le veut la tradition.

    À cette manifestation, étaient conviées les forces de l’ordre, comme les commandants de la compagnie de gendarmerie et son adjoint, ainsi que celui du centre de secours et d’incendie, tout comme le colonel Espinas, de l’ECRS de Marolles, la municipalité de Vitry-le-François et celles des communes environnantes.

    Les porte-drapeaux des associations vitryates étaient également présents. Le sous-préfet, accompagné, les a salués un par un. Une réception était ensuite organisée dans le jardin de la sous-préfecture. Dans son discours de bienvenue, Raymond Floc’h a souligné l’accueil qui lui avait été réservé. Puis ce qu’il comptait entreprendre. « Je suis un homme de dossier mais également de terrain. J’ai l’intention d’arpenter avec ardeur l’ensemble de l’arrondissement, en sachant me rendre disponible, en ayant le souci de rechercher des solutions concrètes et en agissant pour donner une dimension et une image de l’administration de l’Etat à la fois humaine et proche de l’ensemble des acteurs de terrain. »

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    Union080902a - Marne

    ÉPERNAY-MAGENTA : Commémoration de la Libération
     
    Le dépôt de gerbe au pied du monument aux morts de la commune.
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    C’est en présence de Gilles Giuliani, sous-préfet d’Épernay, du lieutenant-colonel Claude Metzger, des anciens combattants de l’UNCAFN, de la municipalité de Magenta et bon nombre de Magentais que la cérémonie du 64e anniversaire de la libération de Magenta s’est déroulée au monument aux Morts.

    Elle a été suivie d’un défilé avec la Musique municipale jusqu’à la salle des fêtes où le maire, Laurent Madeline et le sous-préfet ont pris la parole pour souligner la mémoire de celles et ceux que la haine et le refus de l’autre ont privé de leur vie.

     

     

     

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    Union080901i - Marne

    Souvenirs douloureux
     
    Pierre Grojean revient sur la disparition de dix soldats français et élargit sa réflexion.

    « Je m’incline devant la douleur des familles des dix militaires tués dernièrement en Afghanistan et je rends hommage à ces soldats qui combattent, avec beaucoup de difficultés, pour la sauvegarde de valeurs que je partage.

    Mais je me souviens, il y a 52 ans, comme des centaines de milliers d’hommes de ma génération, j’étais soldat en Algérie pour ce qu’il était convenu d’appeler des opérations de pacification. Depuis 1999 on dit la guerre d’Algérie.

    Le danger était là à chaque opération et 9 de mes compagnons d’armes tombés dans une embuscade ont été tués et égorgés dans des conditions affreuses.

    À l’époque je ne pense pas que tout ça a fait la « une » des informations. Des embuscades il y en avait tous les jours sur l’ensemble de l’Algérie en particulier dans la partie est. La Légion d’honneur n’a pas honoré ces combattants qui, eux, n’avaient pas choisi d’être militaires.

    La guerre d’Algérie c’est 24.600 morts dont 16.000 au combat et 65.000 blessés dont 35.000 au combat. Alors, je m’interroge : la mort d’un combattant appelé du contingent en Algérie n’avait donc pas la même valeur que la mort d’un militaire de carrière en Afghanistan ? »

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    Union080901h - Marne

    REIMS : En mémoire d’Edgard Potier
     
    Adeline Hazan et Fred Greyer devant le 36 de la rue Jeanne-d’Arc.
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  • Jeanne-Andrée Paté, 93 ans, a déposé une gerbe au monument aux morts de la Résistance.
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    « Celui qui oublie son passé est condamné à le revivre. » En citant cette phrase de Primo Lévi à l’issue des cérémonies commémoratives du 64e anniversaire de la libération de Reims, la maire Adeline Hazan a clos une cérémonie du souvenir particulièrement émouvante samedi soir.

    Outre les traditionnels dépôts de gerbes sur différents monuments, les nombreuses personnalités civiles et militaires s’arrêtant 36, rue Jeanne-D’Arc ont honoré, en présence de son fils Fred Greyer, la mémoire d’Edgard Potier.

    Torturé

    Ce chef du réseau d’évasion Possum, officier de l’armée de l’air belge est venu à Reims pour organiser l’évasion des équipages alliés des avions abattus dans la région. Arrêté par la Gestapo le 29 décembre 1944, torturé, il préféra mettre à fin à ses jours plutôt que de parler.

    Émue de voir Jeanne-Andrée Paté, ancienne résistante déportée, âgée de 93 ans, déposer une gerbe au monument aux morts des martyrs de la Résistance, l’assistance l’a été aussi en écoutant les discours en mairie.

    À un moment où la paix et la démocratie font face à de nouvelles menaces, Adeline Hazan a dit toute sa volonté d’entretenir la mémoire de ceux qui ont su faire face à l’ennemi.

    « Au moment où l’on assiste à un face à face entre l’Otan et les forces russes en Géorgie, elle a rappelé que ce serait tragique d’oublier le dialogue entre les nations et la protection du droit international. »

    Le sous-préfet Jean-Jacques Caron a rappelé que la paix est fragile et a justifié la présence de l’armée française dans le monde pour défendre la liberté.

    Alain Moyat

     

     

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    Union080901g - Marne

    VERZENAY : Tous les 29 août ils se souviennent
     
    Devant la stèle érigée en souvenir.
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    Comme chaque année, Georges Quenardel et Bernard Uhl ont organisé une cérémonie commémorant le souvenir de deux de leurs camarades résistants, tués par les Allemands lors de leur retraite le 29 août 1944.

    Charles Pehu et Raymond Lerond, jeunes résistants bouquins, ont en effet perdu la vie sur la route de Nauroy. Ils n’avaient pas vu des Allemands qui se cachaient et qui ne leur ont laissé aucune chance.

    Jacques Gragé et Jacques Busin, maire et 1er adjoint, venus se recueillir, ont promis que la stèle érigée à l’endroit où l’on a retrouvé les corps serait toujours entretenue pour que le souvenir perdure.

     

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    Union080901f - Marne

    COUVROT : Une cérémonie en souvenir de la Libération
     
    Ont été cités, un par un, les noms des membres du Maquis de Couvrot dont les deux survivants étaient présents.
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    Le 64e anniversaire de la libération de Couvrot a été commémoré ce jeudi 28 août à la stèle du Maquis de Couvrot par le comité cantonal du Souvenir Français de Vitry et l’Union des combattants de Couvrot, en présence de six porte-drapeaux et de la population.

    Dans son mot d’accueil, le président du Souvenir Français a rappelé que la stèle à la mémoire des libérateurs américains et du Maquis de Couvrot avait été inaugurée il y a cinq ans.

    Il a aussi rappelé que ce sont les troupes du général George Smicht Patton qui sont venues sur les berges de la Marne ce lundi 28 août 1944 par Loisy-sur-Marne pour libérer Couvrot avec le concours du groupe F.F.I. du Maquis Bonnard, sous la conduite du sergent-chef Marcel Reiss.

     

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    Union080901e - Marne

    SERMAIZE-LES-BAINS : 29 et 30 août 1944 : les Sermaiziens se souviennent
     
    Pendant l’allocution du maire de Sermaize-les-Bains.
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    « Il y a 64 ans… nous n’oublions pas », a souligné le maire de Sermaize-les-Bains, Raymond Dziéja, lorsqu’il a évoqué les événements des 29 et 30 août 1944.

    Treize habitants tués dont le Dr Henri Fritsch qui revenait de Cheminon après avoir soigné deux patients dont un résistant ; mais aussi 43 maisons détruites, 150 foyers d’incendie éteints par les pompiers… tel est le bilan du passage d’un détachement de Panzer Grenadiers.

    Devant les habitants, en présence d’une délégation de sapeurs-pompiers, de la gendarmerie, des porte-drapeaux, d’élus locaux, le maire a fait l’appel des victimes avant de déposer une gerbe au pied du monument aux morts en présence de la Musique municipale de Pargny.

     

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    Union080901d - Marne

    SEZANNE : Il y a 64 ans Sézanne libérée
     
    Les autorités étaient présentes lors de la cérémonie.
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    Le 64e anniversaire de la libération de Sézanne a été commémoré hier matin au monument aux morts, dans le square de l’hôtel de ville.

    Cette commémoration se déroulait en la présence du sous-préfet d’Épernay Gilles Giuliani.

    Marcel Paulet, ancien résistant, a prononcé un discours durant cette cérémonie présidée par Jean Agrapart, adjoint au maire.

     

     

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    Union080901c - Marne

    MONTMIRAIL : Célébration de la Libération
     
    La fanfare de l’Atelier musical de la Brie Champenoise a accompagné le défilé.
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  • La commune a célébré le 64e anniversaire de sa libération jeudi. La reconstitution du défilé qui a commencé à la Chaussée de Mécringes était emmenée en musique par la fanfare de l’Atelier musical de la Brie Champenoise, suivi des élus de la commune et des fonctionnaires de l’État.

    Des véhicules militaires d’antan avec des figurants en tenue d’époque fermaient le cortège.

    Le défilé, reconstituant le trajet effectué par les troupes de libération en 1944, a parcouru les rues de la commune en faisant plusieurs haltes musicales, dont une devant l’hôpital local, la maison de retraite de Montmirail, et la maison de retraite de Nazareth, rue de Montléan.

    À l’issue du défilé, Bernard Lefèvre, 1er adjoint, a déposé une gerbe au monument aux morts, puis a rappelé que « cette journée chargée de souvenirs pour les anciens doit permettre aux plus jeunes d’avoir une idée de l’allégresse de ce jour mémorable, qui faisait suite à quatre années de privation ».

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    Union080901b - Marne

    REIMS : Un secrétaire d’État à Reims
     
    Jean-Marie Bockel, secrétaire d’État chargé de la Défense et des Anciens combattants, pourrait bien venir à Reims le 3 novembre prochain à l’occasion du 90e anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale pour rendre un hommage national aux troupes coloniales en venant s’incliner devant le monument à l’armée noire. Plusieurs ambassadeurs et un chef d’État africain pourraient être aussi du voyage.

    Cet hommage national pourrait correspondre à la décision collégiale des collectivités territoriales de refaire le monument comme il était en 1940 quand les nazis décidèrent de l’enlever (voir l’union d’hier). La Ville aurait d’ailleurs retrouvé la maquette d’1,60 m qui aurait servi à faire la statue du monument à l’armée noire.

    Le même jour, la Ville devrait inaugurer une grande exposition au musée Saint-Rémi destinée à honorer toutes les mémoires de la Grande Guerre, des héros fusillés aux troupes coloniales en passant par celles de tous les pays.

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    Union080901a - Marne

    REIMS : Spoliation des biens juifs : une indemnisation injuste ?
     
    Une Rémoise conteste la somme allouée après la spoliation de son grand-père pendant la guerre. Une association dénonce sévèrement la Commission d’indemnisation.

    MOÏSE, le grand-père de la Rémoise Nicole Poznansky, modeste tailleur, est l’un des 330.000 juifs dont les biens ont été confisqués pendant l’occupation allemande en 1940. Si 90 % des entreprises, œuvres d’art, contrats d’assurances… ont été restitués dans l’immédiat après-guerre, une commission d’indemnisation des victimes de spoliations (C.I.V.S.) a été créée en 1997 pour étudier les dossiers oubliés.

    Soixante-huit ans après la promulgation des lois antijuives du régime de Vichy, la commission vient ainsi d’allouer 6.666€ à Nicole Poznansky. Une décision qui ne la satisfait pas. La petite-fille de Moïse Poznansky a écrit au Premier ministre François Fillon, autorité de tutelle de ladite commission. N’ayant reçu aucune réponse, elle a saisi, par le biais de Me Emmanuel Ludot, le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne.

    Nicole Poznansky est amère : « Non seulement la somme ne correspond pas à notre demande de 100.000 € mais la commission alloue 20.000 € à la seconde épouse de mon oncle décédé. Or, nous contestons à cette dame sa qualité d’ayant droit puisqu’elle n’a jamais connu mon grand-père. Elle a épousé mon oncle en 1983. »

    Une autre indemnisation est controversée : la même personne a sollicité et obtenu un dédommagement pour la spoliation de ses beaux-parents. Or une seule branche de la famille a été indemnisée et la commission n’a jamais informé Nicole Poznansky et ses frères de cette seconde procédure.

    « Une commission aux ordres »

    Ce n’est pas la première fois que les décisions de la commission d’indemnisation, pourtant composée de magistrats honoraires, d’historiens et des représentants des institutions juives, sont critiquées. Le Parisien Jean-Jacques Fraenkel, fils de parents exterminés en camps de concentration, préside l’association « Coordination off shore ». Jacques Fraenkel a suivi de près 60 dossiers de demande d’indemnisation. Il déplore « le caractère arbitraire » de certaines décisions. « J’affirme que cette commission, placée sous l’autorité du Premier ministre, est aux ordres du ministère des Finances », dénonce Jacques Fraenkel.

    « C’est une commission et non une juridiction. Elle joue sur cette ambiguïté. Quand ça l’arrange, elle s’appuie sur des textes juridiques mais ignore certaines jurisprudences. » Outre des délais de plus en plus longs, « alors que les ayants droit ont parfois 80-90 ans », Jacques Fraenkel reproche aussi à la commission « l’absence de recherches d’héritiers potentiels ». Elle a pourtant accès à tous les fichiers. Mais la Commission préfère provisionner 50 % des indemnisations. Ce qui représente actuellement 400 millions d’euros. »

    Christophe Perrin

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    Union080831a - Marne

    REIMS : Une souscription pour refaire le monument aux noirs
     
    Cheik Sakho et une adhérente à sa nouvelle association Armatan. Gérard Péron
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  • Le monument originel inauguré en 1924.
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  • En 1940, les nazis ont voulu effacer ce monument des mémoires. Cheik Sakho se bat aujourd’hui pour que le monument à l’armée noire soit reconstruit à l’identique à Reims. Il veut lancer une souscription nationale.

    AVEC son association Cascade, il se bat pour faire connaître l’Afrique, sa culture et son histoire en « évitant le folklore outrancier et l’humanitaire façon Arche de Zoé. »

    En liaison avec d’autres associations, il aime questionner l’histoire. Il a organisé des expositions sur les tirailleurs sénégalais, les zoos humains, les masques africains. Avec Unir, il a organisé à Reims une avant-première du film « Indigènes. ». Professeur à Reims, Cheik Sakho se bat aujourd’hui pour que le monument à l’armée noire proche du parc de Champagne, qui avait été inauguré en 1924 mais démonté en 1940 par les nazis pour le fondre, soit reconstruit à l’identique afin de remplacer les deux obélisques posés par souci d’économie pour le remplacer en 1963.

    À la tête d’une association baptisée Armatan (Association pour la réhabilitation du monument aux tirailleurs d’Afrique du Nord), il souhaite lancer une souscription nationale pour recueillir des fonds. La Région, le Département, la maire de Reims lui ont dit qu’ils soutenaient son projet. le cabinet de Jean-Marie Bockel, secrétaire d’État chargé de la Défense et des anciens combattants doit même le recevoir le 10 septembre prochain.

    Destiné à honorer la mémoire des unités coloniales dont les tirailleurs sénégalais qui s’étaient illustrés dès septembre 1914 dans les combats de Champagne et en juillet-août 1918 à Reims, un monument aux héros de l’armée noire a été édifié sur un terrain proche du parc Pommery de l’époque. André Maginot avait posé la première pierre en 1922 et le ministre des colonies Edouard Daladier l’avait inauguré le 13 juillet 1924.

    Ce monument réalisé par Paul Moreau Vauthier et Auguste Bluysen sur un socle de granit africain était surmonté d’un bronze représentant un groupe de soldats africains des armées coloniales rassemblés autour d’un drapeau porté par un offi- cier blanc. Il s’agissait d’une réplique d’un monument inauguré quelques mois auparavant à Bamako (Mali).

    Le 10 septembre 1940, les nazis se sont empressés de déposer ce monument, sans doute pour le fondre, « pour effacer toute trace de la mémoire de ces soldats africains » affirme aujourd’hui, preuve à l’appui, Cheik Sakho.

    « Les Allemands voulaient effacer ce monument du paysage dans une démarche d’élimination, d’extermination de la mémoire des soldats africains, comme ils l’ont fait pour les Juifs. »

    L’agence Wolf écrivait ainsi en 1918 : « Ce ne sont pas des Français qui combattent à Reims. La France a confié la protection de l’ancienne cité du couronnement à des soldats bruns et noirs. Il est vrai que la défense de Reims ne coûte aucune goutte de sang français. Ce sont de nègres que l’on sacrifie. »

    Considérant que refaire aujourd’hui ce monument à l’identique prendrait une dimension universelle et serait un symbole fort pour les Droits de l’Homme et la démocratie, « ne pas le refaire ce serait donner raison aux nazis », Cheik Sakho travaille avec un cabinet d’architecte pour faire un devis du projet à partir du monument existant à Bamako. Il va d’ailleurs être reçu par l’ambassadeur du Mali prochainement.

    Toutes les personnes intéressées peuvent le contacteur au tél. 03.26.84.98.75 ou par courriel : cascade9@voila.fr

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    Un monument refait tardivement et à l’économie

    Pourquoi le monument à l’armée noire n’a-t-il pas été reconstruit à l’identique après la seconde guerre mondiale ?

    À la fin des années 1950, la Ville avait bien décidé de reconstruire le monument. Mais le coût de la dépense était de 250.000 F de 1939 alors que les dommages de guerre s’élevaient à 7.760F. Une étude préalable faite à partir du monument qui existait à Bamako montrait qu’il en coûterait 200.000 F et 400.000 nouveaux francs. Une somme impossible à réunir.

    À la fin de la guerre d’Algérie, qui marquait la fin de la décolonisation, la reconstruction à l’identique fut écartée. Elle évoquait l’engagement des troupes indigènes qui pouvait être considéré désormais comme trop coloniale voire colonialiste.

    On retint l’idée d’un monument plus simple, plus discret, destiné à commémorer le souvenir des soldats africains tombés pour la défense de Reims sous une forme ne pouvant choquer personne.

    En 1958, une stèle provisoire en marbre noir fut dressée sur le site.

    En 1961, l’idée d’un nouveau projet était lancée élaboré par Jean-Marie Maya Perez et Claude Ducher. En 1962, le président Pompidou approuva le projet soumis par Roger Frey, ministre de l’Intérieur. Une subvention fut demandée au ministère des Anciens combattants qui lança une souscription publique.

    Réalisé par Claude Ducher et l’entreprise Nigron, le monument fut inauguré le 6 octobre 1963. Il est constitué de deux obélisques de 7 m de haut en pierre, érigées sur un bloc d’une tonne. Les deux obélisques symbolisent l’union des combattants métropolitains et africains et le bloc, la résistance de Reims et de ses défenseurs pendant la première guerre mondiale.

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    Union080827a - Marne

    BROYES : Cérémonie du souvenir
     
    La plaque commémorative.
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    La cérémonie du souvenir du drame du 27 août 1944 se déroulera le dimanche 31 août à 15 heures. Le rendez-vous est fixé devant les plaques commémoratives. Un hommage sera rendu aux jeunes tués par les Allemands.

    Raymond Moutardier témoigne dans son ouvrage « Sézanne et la résistance » de ce drame : « Les Américains étaient signalés aux environs de Romilly, je décidais de ramener la grosse partie des armes de Mondement à Sézanne. J’avais confié cette mission à Gustave Jouarre, accompagné de Picot. Dans la traversée de Broyes, ils se heurtèrent à un barrage allemand. Ils le forcèrent, mais les Allemands en avaient fait un autre et nos amis ne purent le forcer. Nos amis venaient de tomber dans un guet-apens.

    Deux de mes meilleurs camarades venaient de trouver la mort la veille de la Libération. Sand, le créateur du maquis de Broyes et Robert Jouarre, qui avait pris part à tant de sabotages. »

     

     

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    Union080826b - Marne

    CHAUMUZY : 64 ans après : Souvenir et émotion au maquis de Champlat
     
    Roger Cousin, Pierre Alves et Eugène Bourin se souviennent de ce terrible combat.
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  • « Ils étaient venus en patriotes, jeunes et moins jeunes, résistants, prisonniers de guerre, évadés, réfractaires du STO se regrouper dans cette ferme de Chantereine afin de participer à une libération imminente de la région. »

    Président du comité du maquis de Champlat, Roger Cousin s’est remémoré ce malheureux combat du 28 août 1944 à l’occasion des cérémonies du 64e anniversaire de la Libération. Pas moins de vingt drapeaux étaient présents autour des élus locaux et de Cormontreuil, des anciens combattants et de nombreux participants. Parmi eux, outre Roger Cousin, Pierre Alves, Pierre Tarillon et Eugène Bourin, se souviennent eux aussi de cette attaque.

    Tout comme Juliette, qui est venue spécialement de Guise. « J’avais douze ans à l’époque et j’étais chez le maire, M. Pierlot, lorsque les Allemands ont attaqué. »

    « Vers 13 heures, ce jour-là, deux automitrailleuses allemandes dévalèrent le raidillon menant à la ferme et attaquèrent les partisans. Mais devant la présence des blindés, ceux-ci décrochèrent pour atteindre le bois d’Eclisse en terrain découvert… Cette attaque éclair fit onze morts et six blessés » se souvient M. Cousin avant d’ajouter « le lendemain, 29 août, nous retrouvions notre liberté, la région était libérée ».

    C’est donc avec beaucoup d’émotion que s’est déroulée cette cérémonie au cours de laquelle ont été déposées des gerbes (Maquis de Champlat, Souvenir français et commune de Chaumuzy) et où l’on a pu entendre la Marseillaise ou le chant des partisans. Président de la section UNC de Cormontreuil, Claude Viéville a également eu une pensée pour les dix militaires tués en Afghanistan.

    Après cette commémoration célébrée au monument érigé à cette occasion, tous se sont retrouvés au sein de la ferme où se sont déroulés les combats grâce à la volonté de tous de conserver en l’état cet édifice. Sur place, une Kubelwagen de 1943 et un Dodge sur lequel étaient exposées des munitions de l’époque, réveillaient de nouveaux souvenirs.

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    Union080826a - Marne

    ÉPERNAY : En souvenir de Jacques Koeltgen
     
    Recueillement au cimetière d’Épernay.
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  • À l’occasion du deuxième anniversaire de la mort de Jacques Koeltgen, président départemental des Victimes et rescapés des camps nazis du travail forcé et réfractaires, les porte-drapeaux de l’association ainsi que ceux des ACPG-CATM-TOE et autres associations patriotiques, se sont réunis au cimetière d’Épernay pour lui rendre hommage.

    C’est accompagnés de la famille qu’ils se sont recueillis sur la tombe de cette figure départementale des victimes de guerre.

    Marcel Delpech, au nom du président et de tous les porte-drapeaux, a prononcé un vibrant discours rappelant le dévouement dont Jacques Koeltgen a su faire preuve tout au long de ses années de présidence et le travail accompli afin que cette triste période ne soit pas oubliée.

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    Union080823b - Marne

    ÉPERNAY : Anciens combattants de la Résistance
     
    La section d’Epernay de l’Association nationale des anciens combattants de la résistance honorera plusieurs dates au mois d’août.

    Le mardi 26 août à 18 h 30, anniversaire de la libération de Chavot, dépôt de gerbes au monument aux morts puis à la plaque commémorative du sous-lieutenant René-Desmarets. Rassemblement à l’église de Chavot.

    Le jeudi 28 août, libération de la ville d’Epernay, participation aux manifestations patriotiques.

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    Union080823a - Marne

    Précision :
     
    Pour avoir recopié voilà trois ans les carnets du Dr Faleur évoqués dans notre série sur les Poilus de la guerre 14, M. Henry de Villedommange tient à apporter plusieurs précisions.

    C’est à Villedommange que le Dr Faleur se rend à pied, lorsqu’il quitte La Haubette le 18 mars 1915 et non à Villers-Allerand. Et à Villedommange il a sa popote dans la propriété de la veuve Arnould et non Arnauld, épouse de l’ancien maire de Reims Charles Arnould.

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    Union080821d - Marne

    CORMONTREUIL : Cérémonie au Maquis de Chantereine
     
    La ferme du Maquis de Chantereine où se sont déroulés les combats.
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  • Le 28 août 1944, à la veille de la libération de Reims, un affrontement entre Allemands et maquisards faisait onze morts et six blessés parmi les 116 défenseurs français dans la ferme de Chantereine.

    Parmi les onze morts figure Philippe Coutiez, un enfant de Cormontreuil. C’est ainsi que, chaque année a lieu une cérémonie du souvenir en cet endroit isolé au milieu des champs, entre les petites communes de Champlat et Boujacourt et où un monument a été érigé à cette occasion.

    Aussi, ce dimanche 24 août aura lieu à 10 h 30 à la ferme de Chantereine la cérémonie du 64e anniversaire des combats du maquis.

    Le comité U.N.C. de Cormontreuil ainsi que celui du Maquis de Chantereine invitent la population à participer à cette manifestation. Le départ est fixé à 9 h 30.

    Rendez-vous est donné à 9 h 15 devant la mairie de Cormontreuil afin de se grouper dans les voitures (économies d’énergie oblige).

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    Union080821c - Marne

    MONDEMENT : lieu de mémoire incontournable
     
    12 000 visiteurs s’arrêtent chaque année devant ce monument.
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  • Avec ses 35 mètres de haut, impossible de le rater. Grande célébration de la victoire de l’armée française, le monument de Mondement est devenu aujourd’hui symbole de paix.

    Avec ses 35 mètres de haut, impossible de le rater. Grande célébration de la victoire de l’armée française, le monument de Mondement est devenu aujourd’hui symbole de paix. LE monument de Mondement se voit de loin. La « carotte », comme on l’appelle familièrement et affectueusement, a été implantée sur les conseils du maréchal Foch en personne sur cette colline qui surplombe les marais de Saint-Gonds, théâtre d’un épisode dramatique de la première bataille de la Marne, qui se déroula du 5 au 12 septembre 1914.

    Lieu décisif de la bataille

    Mondement a également été choisie car la commune marque un point stratégique dans le front qui allait de l’Oise à Verdun. « Si les Allemands perçaient à cet endroit-là, ils accédaient à la plaine de Champagne et pouvaient prendre Paris sans difficulté. L’issue de la première bataille de la Marne et de la guerre s’est donc jouée ici », montre Michel Tellier, maire de Soizy-aux-Bois et président de l’association Mondement 1914, association nationale qui s’occupe de la gestion du monument. Forte de 500 adhérents, elle est soutenue par 80 communes.

    Les soldats français ont donc résisté, beaucoup ont péri, la première bataille de la Marne a été gagnée. Le monument, achevé en 1933, sera inauguré en 1951. Aujourd’hui, cela reste une étape incontournable dans le Sud-ouest marnais.

    « On estime à entre 10.000 et 12.000 le nombre de personnes qui se rendent ici chaque année », indique Michel Tellier. Il faut préciser que le monument est bien fléché.

    En contrebas du monument, se trouve la mairie de Mondement, dont l’ancienne salle de classe abrite aujourd’hui un petit musée. « Il fait 40 m2, note Michel Tellier, les objets que nous possédons sont tous des dons. C’est un petit musée est très riche, pas spectaculaire, mais qui rend hommage aux soldats morts durant cette première bataille de la Marne. »

    Nouveau musée

    À voir, la grande carte où figure tout le front de l’Oise à Verdun, qui montre bien pourquoi Mondement était un verrou. Ainsi que les différents types de baïonnettes, toutes aussi impressionnantes, et les uniformes. Le musée accueille 500 visiteurs par an, « c’est relativement peu, mais le musée n’est ouvert que le dimanche après-midi », précise Michel Tellier.

    Actuellement, il est question d’un nouveau musée. « Plus grand, un vrai mémorial, il pourrait être situé sur un grand axe, à Soizy-aux-Bois par exemple. Les études sont réalisées, il faut voir le financement », explique Michel Tellier, qui remarque : « Nous ne voulons pas faire un centre d’interprétation comme à Suippes. Nous souhaitons mettre de l’interactivité, mais aussi garder cette muséographie simple que l’on a dans l’actuel musée. »

    Dans tous les cas, il s’agira de préserver le souvenir de tous les soldats qui ont participé et souvent laissé leur vie lors de la première bataille de la Marne, « de promouvoir une mémoire partagée, apaisée », insiste Michel Tellier.

    Le monument devient ainsi un lieu de mémoire pour les descendants de ceux, toutes nations confondues, qui n’avaient pas choisi d’être dans notre coin de Marne en ces jours de septembre 1914.

    Guillaume Tallon

    Le musée de Mondement est ouvert tous les dimanches jusqu’à fin septembre de 15 à 18 heures. Entrée gratuite. Plusieurs nations seront représentées à Mondement le dimanche 7 septembre prochain lors de la commémoration du 94e anniversaire de la première bataille de la Marne.

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    Union080821b - Marne

    ÉPERNAY : La guerre de 1870 sur Radio l’Épine
     

    26 août 1870 : un détachement de uhlans (des cavaliers armés d’épées, de lances ou de carabines) descend le faubourg de la Folie (avenue de Champagne) et se dirige vers la gare.

    Ils sont accueillis par des soldats du Génie.

    Plusieurs uhlans sont tués. C’est le début de la guerre de 1870 à Épernay. La ville sera occupée pendant plus de deux ans.

    Francis Leroy, historien local, a consacré un mémoire à ces événements. Il retrace la vie au quotidien de la cité sous l’occupation prussienne.

    La première partie sera diffusée le vendredi 22 août à 8 heures et 12 h 15 sur les ondes de RCF-Radio l’Épine (91.6 et 88.6 FM et www.rcf.fr)

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    Union080821a - Marne

    Des enfants victimes…
     

    Il semble que les prostituées gardent avec elles leurs enfants, nés de rapports avec des occupants. Le pasteur Cosson les qualifie de « bébés malingres, au sang misérable » et leur souhaite « une mort prochaine qui serait pour eux une vraie délivrance ».

    Pour les autres femmes, mariées ou non, la situation est plus complexe. Des avortements sont suspectés alors que des meurtres d’enfants eux sont avérés : à Sedan, plusieurs corps de nouveau-nés mutilés ou au crâne fracassé sont rapportés. Les mairies enregistrent des déclarations de naissance de père inconnu. À Sauville, constate Gilles Déroche, parmi 23 naissances, 11 illégitimes et 3 enfants adultérins.

    Les qualificatifs peu amènes abondent pour désigner ces bébés : « Petits Boches », « Produits allemands », « Échantillons prussiens », « Enfant boche » et leur mère « qui avait eu un penchant pour le casque à pointe » (Claude Dupuis) est plus encore vilipendée si son mari est au front ! Le soldat trompé est plaint à l’avance de retrouver « sa petite progéniture accrue à son retour ».

    Un crime d’amour qui s’est déroulé à Rethel, a eu comme victime innocente un jeune Rethélois de 9 ans, André Manceaux. Un soldat allemand lui avait demandé d’apporter un cadeau à Hélène Jonval. En réalité, il s’agissait d’un colis piégé qui tue l’enfant lorsqu’il l’avait ouvert. Le soldat qui avait voulu supprimer celle qui se refusait à lui « fut, dit-on, envoyé sur le front »…

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    Union080820b - Marne

    MONDEMENT : Une « Ch’ti » de passage à Mondement
     
    Anne-Marie, qui vient du Pas-de-Calais, est de passage dans la Marne et fait escale il y a quelques jours, à Mondement, pour voir le monument dédié à la première bataille de la Marne.
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    « Je viens de passer deux jours à Condé-sur-Marne, raconte-t-elle. Et je vais faire une étape ensuite à Provins. Mondement est sur mon chemin. »

    Destination finale pour Anne-Marie : Blois. « Je vais voir de la famille dans le Loir-et-Cher, indique-t-elle. Pendant des années, en descendant là-bas, je passais par l’ouest de Paris et je connais bien cette région-là.

    C’est la première fois que je passe par l’Est de la capitale et je découvre une très belle région. »

    « Ce monument de Mondement m’a été conseillé par la propriétaire de la chambre d’hôtes où j’ai logé, et je ne suis pas déçue. En plus, c’est très bien indiqué. »Anne-Marie vient du Nord…

     

     

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    Union080820a - Marne

    LAVANNES / Mémoire : L’émotion du lieutenant John Curnow
     
    Le lieutenant John Curnow a dévoilé la stèle implantée au lieu-dit « La Charpenterie »
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  • John Curnow a remercié le public présent
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  • L’unique survivant du crash du Lancaster du 103e squadron a inauguré, 65 ans après la tragédie, une stèle à la mémoire de ses camarades tombés au champ d’honneur pour la liberté.

    Tout Lavannes est venu hier soir accompagner son citoyen d’honneur, le lieutenant navigateur de la RAF John Maurice Curnow, 84 ans, à l’inauguration de la stèle à la mémoire de l’équipage du 103e squadron tombé au retour d’une mission sur Munich le 10 mars 1943 et dont il est le seul survivant.

    C’est en bordure d’un champ, là même où le bombardier s’est écrasé que très ému, l’officier a retiré le drapeau du Royaume-Uni qui dissimulait le monument tandis que des fleurs arrivées par le ciel étaient déposées en même temps que les traditionnelles gerbes de coquelicots.

    Un moment d’une émotion intense pour lequel John Curnow était —entouré de son épouse, de son fils Yann et de son petit-fils Khaled. « Une belle leçon de fraternité, de fidélité à la mémoire, de reconnaissance du courage de ces hommes » a observé le maire lavannois, M. Lapie.

    « C’est la réalisation de quelque chose que je porte depuis si longtemps dans mon cœur. Ce mémorial est un accomplissement. J’ai survécu à ce crash par la volonté de Dieu. Je me devais d’être là et votre présence à tous est le signe de votre générosité, de votre fidélité aux exigences de la liberté. Vous êtes ma grande famille », a déclaré une John Curnow, grave, le regard légèrement voilé. Et d’ajouter : « Lorsque nous sommes tombés, le 103e venait déjà de perdre huit bombardiers en quelques Semaines aussi je tiens à associer en cet instant, les cinquante-six membres de ces équipages morts en mission pour un monde libre, pour la paix et les droits de l’homme. Je n’oublie aucun des hommes de mon équipage et plus particulièrement John Roper mon pilote avec lequel je partageais la même chambre et John Todd, mon bombardier avec lequel je m’étais entraîné plusieurs mois en Afrique du Sud ».

    John Curnow qui est revenu la première fois à Lavannes en 2003 avant d’y faire un deuxième séjour en 2005 a vu son vœu exaucé en 2008. Cette stèle porte en son pied cette mention : « You will always be remembered » (Nous devrons toujours nous souvenir).

    Un dépôt de gerbes a suivi au monument aux morts de Lavannes. John Curnow après avoir observé une minute de silence s’est souvenu que son père s’était battu dans l’Aisne en 1917 à quelques dizaines de kilomètres : « 23 ans après, cela a été mon tour avant cette aventure marnaise ! ».

    John Curnow qui était également accompagné du fils d’un navigateur de Mosquito éclaireur des bombardiers et d’amis est allé au cimetière s’incliner devant chaque tombe des membres de son équipage. Il a salué longuement chaque stèle.

    Il les a fleuries. Puis il s’est déplacé vers la tombe des quatre aviateurs du 207e squadron qui reposent aussi ici : « Environ trois-quarts d’heure après nous, un autre bombardier est tombé un peu plus au nord. Quatre des sept membres d’équipage ont été tués mais on n’a pas pu identifier leurs restes c’est pourquoi ils sont inhumés ensemble », a-t-il expliqué.

    La manifestation s’est achevée à la salle des fêtes de Lavannes où le commandant Grandjean de la BA 112 Marin-la-Meslée a remis un souvenir au lieutenant Curnow.

    Hervé Chabaud

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    D’un avion à l’autre

    Auprès des six aviateurs tués dans le crash du Lancaster à bord duquel se trouvait John Curnow et inhumés au cimetière de Lavannes (l’union d’hier) se trouvent quatre autres membres d’un équipage du 207e squadron tombé la même nuit probablement dans le secteur de Bazancourt.

    Il s’agit du pilote le sergent-chef Ivor Wood, 25 ans, du bombardier le sergent Richard H. Warren, 32 ans, du mitrailleur supérieur le sergent George S. Margetson, 19 ans et du mitrailleur de queue, le sergent George Mortimore, 20 ans. Trois aviateurs ont échappé à la mort.

    Le sergent canadien W. G. Lishman, l’opérateur radio a été rapidement capturé par une patrouille allemande et transféré au stalag de Teschen puis à celui de Lansdorf.

    En revanche, le sergent Gordon I. Brownhill est parvenu à gagner l’Espagne en bénéficiant de l’appui du réseau d’évasion Comète dont il a été le 99e évadé.

    Il a atteint Gibraltar, le lundi 10 mai 1943 et le mardi 23 juin, il a embarqué pour la Grande-Bretagne et est arrivé à Liverpool, le jour de son 24e anniversaire. Le sergent Richard Brown, navigateur du bombardier s’est posé près d’Avançon.

    Il s’est dirigé vers Bazancourt où ayant échappé aux patrouilles de surveillance de l’occupant il a été caché pendant vingt-quatre heures par un habitant.

    Il en est reparti dans la nuit du 11 mars et ensuite s’est réfugié à Condé-sur-Marne. Il a ensuite pris la direction de Méry-sur-Seine

    Il y a été pris en charge, dirigé vers Troyes, mis dans le train Paris-Cologne d’où il est descendu à Belfort.

    Il a pris une correspondance qui l’a amené à Baume-les-Dames dans le Doubs.

    Il a alors rejoint le village de Maîche et y a trouvé son passeur qui, le mercredi 18 mars en fin de journée l’a conduit en Suisse.

    Le sous-officier devra attendre jusqu’au samedi 8 janvier 1944 pour pouvoir quitter la Suisse pour gagner Gibraltar.

    Il sera de retour en Grande-Bretagne à Whitchurch le 24 février 1944.

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    Échanges fraternels

    John Curnow est incollable sur l’histoire des aviateurs alliés.
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  • Une stèle réalisée grâce à l’association Maison-Rouge du musée de Vraux et la cité de Lavannes, une exposition relatant les événements de 1943 et le crash des deux bombardiers, l’exposition d’une hélice récupérée dans les débris de l’appareil, la présentation du livre en anglais de John Curnow « Shot down » où il relate son histoire, la salle des fêtes de Lavannes s’est transformée à l’heure de la brioche et du verre de l’amitié, le temps de dresser un bilan de la journée, en un mini-musée.

    Le moment choisi pour évoquer aussi des souvenirs. John Curnow qui vit aujourd’hui à Keene au Texas aime toujours voyager et tient à faire connaître l’histoire des aviateurs alliés pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Le sénateur Detraigne, président de la communauté de communes a même pu apprendre quelques détails supplémentaires : « Lorsque nous avons décollé le 9 mars à 20 h 08, notre bombardier faisait partie d’un ensemble de 264 avions à destination de Munich pour une frappe massive sur les infrastructures industrielles de l’ennemi. Il y avait 142 Lancaster, 81 Halifax et 41 Stirling » a résumé John Curnow.

    L’aviateur avait observé avec curiosité le vol du T. M. de Serge et Marie-France Maigrot pend-ant le temps de l’inauguration. Il a beaucoup apprécié qu’on remette un foulard de l’armée de l’air à sa femme et une casquette d’aviateur à son fils et à son petit-fils.

    Précision donnée au cours des discussions qui corrigeront deux documents d’époque, le maire de la commune au moment du crash était Emile Charlier dont deux filles vivent toujours dans la commune.

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    LAVANNES : Mémoire : Un survol chaque année en mars

    Ancien vainqueur du Tour de France aérien et toujours passionné d’aviation, Pascal Garnotel qui a participé en tant qu’habitant de Lavannes à la journée du souvenir organisée en l’honneur du lieutenant navigateur de la RAF John Curnow, s’est engagé à survoler chaque année le 9 ou le 10 mars, à la date anniversaire du crash du Lancaster « Diane déesse de l’amour », la stèle érigée en mémoire des six membres de l’équipage mort ce jour-là et du seul survivant John Curnow ! Le pilote qui avait posé son multiaxes Tetras de catégorie ULM pour apporter les fleurs de la commémoration dans le champ même du drame a bénéficié de la courtoisie du contrôle aérien de Reims, qui lui a permis d’évoluer dans le ciel lavannois pendant l’activité des appareils de la BA 112 Marin-la-Meslée.

    Lors de son retour vers Rethel, il lui a été répondu favorablement pour un passage à la verticale de Lavannes des chasseurs alors en vol. Ce qu’ont pu constater les invités réunis à la salle des fêtes de la commune. Pascal Garnotel se prépare maintenant à célébrer à sa manière le centenaire du premier vol ville à ville d’Henry Farman et comme tout bon aviateur est disponible, si on a besoin de lui pour un parcours aérien de la mémoire. Décidément à Lavannes, l’histoire de l’aviation est une passion partagée.

    Hervé Chabaud

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    RETHEL : L’aéro-club associé à l’hommage de John Curnow

    Pascal Garnotel, pilote et trésorier de l’aéro-club, a participé à l’hommage rendu à John Curnow.
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  • En 2003, Pascal Garnotel, pilote et trésorier de l’aéro-club de Rethel, avait survolé Lavannes, d’où il est originaire, en DR400 Robin avec le vétéran britannique John Curnow, seul rescapé du crash d’un bombardier Halifax de la Royal Air Force, sur le village marnais.

    L’avion avait été abattu dans la nuit du 9 au 10 mars 1943, par la flak allemande.

    Dernier salut aux compagnons

    En cette année 2008, soit 65 ans après les événements, le Lieutenant John Curnow, 84 printemps au compteur, a de nouveau fait le voyage depuis le Texas, aux États-Unis, où il est aujourd’hui installé avec son épouse, son fils et son petit-fils.

    Le dernier voyage, sans doute, pour le vieil homme, mais aussi le plus émouvant. A l’initiative de Joachim Lelongt de l’association Maison Rouge de Vraux (Marne), Pascal Garnotel, aidé par les propriétaires de la parcelle concernée Jean-Loup et Franck Lajoie, ont érigé une stèle commémorative en l’honneur de l’équipage du bombardier « Diana goddess of love », sur le lieu du crash à Lavannes, appelé « la Charpenterie ».

    Mardi soir, J. Curnow a salué, comme il se doit, ses compagnons de vol, tombés en 1943.

    L’aéro-club de Rethel a été associé à cet hommage, par l’intermédiaire de Pascal Garnotel, qui a de nouveau survolé la zone, à bord de l’Ulm Tétras, notamment pour apporter la gerbe de fleurs.

    E.D.

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    Union080815b - Marne

    REIMS : Paris : Une Rémoise sous le choc Des slogans antisémites sur des tee-shirts
     
    Ces inscriptions reproduisent des panneaux de 1940 interdisant aux juifs de pénetrer dans les jardins publics de Lodz (Pologne).
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  • C’est une jeune femme originaire de Reims qui a découvert des tee-shirts portant des inscriptions antisémites à Paris. « J’ai appris l’existence de ces tee-shirts par une amie qui les avait aperçus dans la boutique Belle Star, rue de Belleville (19e arrondissement) samedi dernier. Je m’y suis rendue le dimanche en fin d’après-midi avec mon mari pour vérifier ses dires », explique cette directrice de production audiovisuelle qui souhaite garder l’anonymat. C’est d’ailleurs son époux qui a traduit les inscriptions qui étaient en polonais et en allemand. « J’ai ensuite pris l’initiative d’acheter le tee-shirt tout en demandant un ticket muni d’un tampon du magasin. Puis, j’ai appelé l’ancien rabbin de Reims, Haïm Korsia (actuel aumônier général israélite de l’armée française) que je connaissais, ainsi que le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme. On m’a demandé de prendre des photos du tee-shirt pour avoir des preuves ». C’est ensuite que l’affaire a pris un tournant judiciaire.

    Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour « incitation à la haine raciale par des inscriptions à caractère antisémite » à la suite du dépôt d’une plainte du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA). Celui-ci a en effet constaté lundi que cette boutique vendait des débardeurs pour femmes portant les inscriptions en allemand « Juden eintritt in die parkanlagen verboten » et en polonais « Zydom wstep do parku wzbronionyio » (« Entrée du parc interdite aux juifs »). Ces inscriptions reproduisent au mot près les panneaux de 1940 interdisant aux juifs du ghetto de Lodz (Pologne) de pénétrer dans les parcs de la ville.

    La propriétaire de la boutique de Belleville qui vendait ces débardeurs et une vendeuse ont été placées en garde à vue mardi soir. Les enquêteurs cherchent à remonter au fabricant, au grossiste et à l’importateur éventuel de ces débardeurs, sur lesquels figurait une étiquette de la marque « Introfancy IF » avec la mention « Nought restrict » mais aucune indication quant au pays de fabrication.

    Particulièrement choquée par cette découverte, la jeune femme est tombée en sortant du magasin de Belleville.

    Blessée, elle doit se faire opérer des ligaments du genou droit la semaine prochaine.

    Sophie Claeys-Pergament avec l’AFP

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    Union080808a - Marne

    ÉPERNAY : Pour se souvenir des fusillés du 5 août 1944
     
    Une importante délégation de porte-drapeaux a accompagné la commémoration.
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  • Comme chaque année le 5 août, l’association des Anciens combattants de la Résistance (ANACR) et l’association nationale des Amis de la Résistance ont organisé une manifestation du souvenir à la mémoire des fusillés du 5 août 1944. Après avoir fleuri au cimetière Nord les tombes de Pierre Escudié, Pierre Boucher, James Lecomte et Thérèse Pierre, la délégation est allée déposer une gerbe à la plaque commémorant l’assassinat de Robert Dié, rue de Reims, capitaine des Francs-Tireurs partisans français, abattu en service commandé par la milice française le 5 août 1944.

    Dans une brève intervention, Alain Galataud, Ami de la Résistance, a remercié les participants, notamment les porte-drapeaux, René Guillepain, ancien déporté-résistant, Raymond Galataud, ancien conseiller municipal. Il a rappelé que la Résistance ne connaissait pas les différences : « Pierre Escudié était un militant catholique, Pierre Boucher un militant socialiste et Robert Dié un militant communiste ».

    Autres cérémonies

    Pour entretenir le devoir de mémoire, les Anciens combattants de la Résistance honoreront d’autres dates au mois d’août.

  •  Le mardi 26 août à 18 h 30, anniversaire de la libération de Chavot, dépôt de gerbes au monument aux morts puis à la plaque commémorative du sous-lieutenant René Desmarest.

    Rassemblement à l’église de Chavot.

  •  Et le jeudi 28 août, libération de la ville d’Épernay, participation aux manifestations patriotiques.
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    Union080804b - Marne

    FISMES : Hommage aux soldats américains qui ont défendu la ville en 1918
     
    Les marcheurs ont appris que la plupart des soldats américains tués à Fismes avaient été inhumés près du cimetière de Fismes avant d’être transférés en 1922 au cimetière américain de Seringes-et-Nesle.
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  • La 31e des quarante marches historiques organisées par la Cavalerie dans la bataille de la Marne pour commémorer le 90e anniversaire de la fin de la Grande Guerre a été organisée samedi à Fismes.

    Pour l’occasion, près d’une centaine de participants ont pu apprendre pour beaucoup quel avait été l’effort fourni par les soldats américains en août et septembre 1918 pour défendre les bords de la Vesle et Fismes finalement détruite à 90 %, y perdant pas moins de 1.700 hommes dans des combats terribles, parfois au lance-flammes. Partis de la ferme de Montaon, QG de l’État-major américain, les marcheurs accompagnés par le commandant Henri Maurel, président de l’association, ont pris connaissance du détail des combats de leur préparation et des forces sur le terrain.

    La présence de vrais et érudits passionnés de cette époque a permis aux participants de s’informer et de pratiquer un tourisme de mémoire doublé d’une activité sportive.

    C’est à la salle Clovis Chezel que Jean-Pierre Pinon, maire de Fismes, a salué tous les marcheurs et tout particulièrement une délégation de soldats allemands. Il a annoncé pour le 11 novembre la venue d’une délégation américaine. Après une halte réparatrice, la découverte d’une belle expo sur 14-18 organisée par le Fismois M.Montalbetti, les marcheurs ont été voir le pont mémorial de Fismes. C’est le seul pont de ce type jamais construit en France. Il a été financé par l’État de Pennsylvanie et inauguré en 1928.

    Prochaine marche commémorative le samedi 9 août à Montdidier (Somme). Tél. 03.22.78.92.00

    Alain Moyat

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    Union080802a - Marne

    REIMS : HOMMAGE AUX POILUS DE 1914-1918 : Lundi, vos témoignages
     
    Ce conflit a particulièrement touché Reims et le Pays rémois.
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  • Le 11 novembre prochain, on fêtera le 90e anniversaire de la fin de la Première Guerre mondiale qui a décimé toute une génération et tant marqué les autres.

    Ce conflit a particulièrement touché Reims et le Pays rémois.

    On estime, qu’entre 1914 et 1918, 8.625 maisons incendiées ont complètement été détruites, 268 gravement endommagées, sept seulement restant indemnes.

    Trente édifices publics ont été détruits, 406 fortement atteints, 46 usines ont été détruites, 124 fort abîmées.

    Des dégâts estimés à quatre milliards de francs en 1921. Mille trois cents civils ont été tués par les obus à Reims.

    La cathédrale et l’hôtel de ville ont été les bâtiments symboliques les plus atteints de cette ville de 125.000 habitants dont la quasi-totalité a dû partir de ce qui était un vrai camp retranché régulièrement pilonné.

    Si plus aucun poilu n’est là aujourd’hui pour raconter, vous êtes nombreux, enfants, petits-enfants, cousins, proches, à avoir conservé des documents, des témoignages, des photos, d’aïeux plus ou moins proches qui ont vécu cet enfer.

    À partir du lundi 4 août, nous vous proposons de relater l’histoire de plusieurs soldats dont vous nous avez confié les carnets, l’histoire :

  •  Georges Faleur, médecin aide majeur d’une l’ambulance du 52e régiment d’infanterie qui a rédigé neuf carnets de 1914 à 1916,
  •  Geroges Corvisier, fondeur, dans l’enfer de Verdun,
  •  Emile Guichon, de Jouy-lès-Reims, blessé deux fois et fait prisonnier à Champlat-et-Boujacourt,
  •  Maurice Lassale, de Sillery, parti en 1914 et tué le 26 septembre 1915 aux environs d’Auberive,
  •  Henri Baronnet, de Prosnes,
  •  Fréderic Berger, le plus français des Luxembourgeois,
  •  Etienne Krier, artiste peintre rémois et bien d’autres encore dont vous avez voulu saluer la mémoire par l’intermédiaire de l’union.

    Alain Moyat

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    Union080801a - Marne

    1918-2008 : une marche commémorative à Fismes
     
    Le pont des Américains de Meadville (Pennsylvanie) à Fismes.
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  • Comme chaque année depuis 2004, Fismes accueillera le samedi 2 août la « marche commémorative » qui entretient le souvenir de la libération de la commune à l’issue de la Grande Guerre.

    C’est devenu une tradition, mais cette année, la manifestation prendra une dimension un peu particulière à l’occasion des 90 ans de la « libération de Fismes » à l’issue de la Grande guerre de 1914/18. La commune accueillera donc la « marche commémorative » mise sur pied par le commandant Morel.

    Cette manifestation consiste en une « marche » d’une quarantaine d’étapes à travers l’histoire du début du XXIe siècle. Cette année, Fismes accueillera la 31e étape.

    La commune s’y est associée dès la première marche en 2004. Car la Première Guerre mondiale a conduit à la destruction à 98 % de la ville, qui fut prise et reprise de façon incessante. Son point de passage sur la Vesle et la proximité du Chemin des Dames en faisaient un point stratégique.

    Au XXIe siècle, « on a appris à mieux connaître cette période » admet M. Pinon.

    Le rendez-vous est fixé à la ferme de Montaon, sur la route de Dravegny, là où était installé le QG de l’US-Army en 1918.

    La marche sera commentée de proche en proche, au passage dans les sites marquants de cette fin de guerre.

    On passera notamment par le « pont américain » sur la Vesle. Ce pont a été vaillamment défendu par les soldats L72, US. La plupart venaient de E Meadville en Pennsylvanie. Après la guerre, cette ville a aidé Fismes à reconstruire son pont, comme le rappelle une plaque au pied des statues. Elle a également parrainé la ville marnaise après la Seconde guerre mondiale.

    Un pont monument

    Ce pont est l’un des rares édifices de ce genre à entrer dans la catégorie des « monuments aux morts ».

    La marche du 2 août s’achèvera aux environs de midi à la salle Clovis-Chezel pour un pique-nique. On en profitera pour découvrir une exposition temporaire qui retrace les journées d’août et de septembre 1918.

    Au-delà de cette opération du 2 août, le maire de Fismes donne rendez-vous à tous ceux qui souhaiteront s’associer aux commémorations du 90e anniversaire de l’Armistice de 1918.

    À cette occasion, le superintendant du cimetière militaire américain de Seringue-et-Nesles, Jeffrey Aarnio devrait apporter son concours pour donner de l’ampleur à la manifestation. Ceci grâce à une conférence qui compléterait l’exposition évoquée ci-dessus et qui sera reprise. Le souci du superintendant est d’éviter l’oubli de ces événements après la disparition des derniers survivants de la Grande guerre.

    Ce soin particulier apporté à. la commémoration du 90e anniversaire préfigure la préparation du centenaire en novembre 2018, conclut Jean-Pierre Pinon.

    J.F.Scherpereel

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    Union080731a - Marne

    ÉPERNAY : Anciens combattants
     
    La section d’Épernay de l’Association nationale des anciens combattants de la Résistance honorera plusieurs dates au mois d’août.

    Le mardi 5 août à 18 heures au cimetière d’Épernay, rassemblement porte du bas sur le boulevard Joffre pour un hommage à Pierre Escudé, Pierre Bouché, Thérèse Pierre et James Lecomte. À 18 h 30, rendez-vous rue de Reims à la plaque Robert-Dié. Remerciements au foyer Vaxellaire, quartier de La Villa.

    Le mardi 26 août à 18 h 30, anniversaire de la libération de Chavot, dépôt de gerbes au monument aux morts puis à la plaque commémorative du sous-lieutenant René Desmarest. Rassemblement à l’église de Chavot.

    Le jeudi 28 août, anniversaire de la libération d’Épernay, participation aux manifestations.

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    Union080730d - Marne

    REIMS : Portes ouvertes au musée : une fréquentation record
     
    Le musée a enregistré une fréquentation record grâce à ces portes ouvertes.
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  • Les visiteurs se sont montrés intéressés par les commentaires d’Hélène Luisin sur l’exposition « De la Normandie à la Picardie ».
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  • Pendant tout l’été, le conseil général s’associe avec six lieux emblématiques du département pour mener une opération baptisée « L’été des musées » (notre édition du 26 juillet).

    Pendant tout le week-end, c’était au tour du musée de la Résistance et de la déportation de Fargniers d’ouvrir gratuitement ses portes au public.

    Les visiteurs ont eu tout loisir de découvrir l’exposition « De la Normandie à la Picardie », soit une centaine de panneaux agrémentés de plus de 600 photos d’époque. La visite était assurée par la directrice du musée, Hélène Luisin, qui a retracé le parcours des troupes alliées et le rôle joué par la Résistance dans la libération.

    Selon elle, ces portes ouvertes sont un succès puisque « le nombre de visiteurs sur les deux jours a été multiplié par dix par rapport à la fréquentation habituelle, tant pour l’exposition que pour la visite du musée ».

    Parmi ces visiteurs, un gendarme originaire de Condren, venu en famille. « C’est un moyen intéressant pour les jeunes de savoir ce qu’a été cette guerre et dans quelles circonstances s’est faite la libération ».

    Pour un couple de Versigny, « les trois grandes cartes murales sont très bien faites et les photos vraiment évocatrices. Cela nous a donné envie d’aller sur place, en Normandie ».

    Prochain rendez-vous : samedi 23 et dimanche 24 août.

    Le musée est ouvert toute l’année du mardi au samedi. Tel. 03.23.57.93.77.

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    Union080730c - Marne

    VENTEUIL : Il y a 90 ans : la bataille de la Marne
     
    Après des airs interprétés à la cornemuse, une gerbe a été déposée par l’édile de la commune entouré de deux officiers allemands et du président de l’association.
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  • Vendredi, les habitants de la commune étaient aux côtés du conseil municipal pour commémorer le 90e anniversaire de la seconde bataille de la Marne.

    Depuis plusieurs mois, le commandant Henri Maurel, président de l’association de la Cavalerie dans la bataille de la Marne, était en contact avec la municipalité pour préparer cette journée du souvenir.

    Au cours de la matinée, 80 membres de l’association, venues de plusieurs départements, ont fait une marche commémorative de 7 kilomètres.

    Un parcours qui leur permettait de se rendre au monument aux morts de Tincourt et sur des sites stratégiques, notamment les fermes des Savarts et d’Anotay (ancien cimetière militaire).

    Gérard Munier, historien local, a commenté les poussées allemandes de juillet 1918.

    Deux officiers allemands présents

    À midi, en présence du maire Dominique Lemaire, de nombreux habitants et de marcheurs, une cérémonie a eu lieu au monument aux morts.

    Après des airs interprétés à la cornemuse, une gerbe a été déposée par l’édile de la commune entouré de deux officiers allemands et du président de l’association.

    Ensuite, la municipalité accueillait ses hôtes à la salle des fêtes où une exposition de photos était présentée.

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    Union080730b- Marne

    REIMS : Le jour où Jean et ses amis ont échappé à la mort
     
    Jean Portejoie n’a dû son salut qu’à un grand coup de chance. .
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  • Le 28 juillet 1944, le Rémois Jean Portejoie s’est retrouvé à 16 ans et demi, avec quatre autres personnes de son village, face contre un mur, tenu en joue plusieurs heures par une mitraillette allemande. 64 ans après, il se souvient.

    IL a longuement hésité avant d’en parler. Puis ses amis et sa famille ont insisté. Il fallait le faire pour que les jeunes générations n’oublient pas ce qui s’est passé et sachent quelle était la vie durant la Seconde guerre mondiale. Finalement, à 80 ans, Jean Portejoie a accepté de parler de ce 28 juillet 1944 où sa vie et celle de plusieurs de ses camarades a failli définitivement basculer.

    « C’était vers 5-6 heures du matin », raconte l’octogénaire installé dans la région depuis 1965. « J’avais 16 ans et demi. J’habitais chez mon oncle près de Ruffec en Charente. On a été réveillé brutalement pas les Allemands qui avaient cerné le village. Notre maison, qui était à l’entrée, a été la première fouillée. Les Allemands m’ont demandé si j’étais un maquisard. Je leur ai répondu que non, juste un étudiant ».

    Des heures face contre un mur

    S’il avait déjà assisté à deux-trois parachutages, le jeune Jean Portejoie ne faisait en effet pas partie à l’époque de la Résistance. « Les Allemands m’ont demandé de sortir de la maison et m’ont emmené le long d’un grand mur au milieu du village. Derrière moi, il y avait une personne avec un pistolet-mitrailleur. j’avais les mains en l’air. » Quelques minutes plus tard, l’adolescent est rejoint par un autre habitant du village, puis un troisième, un quatrième et un cinquième… Cinq otages placés face au mur…

    « Nous ne savions pas ce qui allait nous arriver. Nous sommes restés ainsi pendant plusieurs heures… les Allemands fouillaient partout. Et puis il y a eu ce coup de chance quand ils sont allés chez un de nos amis René. On savait qu’il cachait chez lui des parachutes et aussi des grenades et des pains de plastique au milieu des pommes au bas d’une armoire. les Allemands sont entrés chez lui. À ce moment, sa mère a eu l’idée de sortir sur la table de la bonne nourriture. Ils ont ouvert une armoire, une deuxième et ont finalement laissé tomber la troisième pour aller manger. C’est ce qui nous a sans nul doute sauvé. S’ils avaient ouvert, sans doute ne serions-nous plus là… »

    Ce n’est qu’en début d’après-midi que les Allemands laisseront partir ceux qui se sont donnés le nom des « cinq rescapés de la botte hitlérienne ». Si la plupart d’entre eux sont aujourd’hui décédés, Jean Portejoie n’a pas oublié. « Je crois que ce jour-là, le destin n’a pas voulu de nous. Il y a des signes comme cela. »

    Deux autres fois miraculé

    De tels signes, le Rémois en aura toute sa vie. En 1945, il intègre l’armée. Parti en Indochine, à deux reprises encore, il échappe à la mort qui semblait pourtant programmée. « J’étais avec mon groupe et on a sauté sur une mine. Je m’en suis sorti miraculeusement avec juste un éclat dans le dos. Un peu plus tard je devais partir en mission et au dernier moment j’ai été remplacé par un autre gars. L’avion dans lequel il était a eu accident et il est mort… »

    A 80 ans, Jean Portejoie croit plus que jamais au destin. Il est aussi intarissable… Une façon aussi pour lui de se libérer.

    Grégoire Amir-Tahmasseb

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    Union080730a - Marne

    DORMANS : La vie de château, Dormans aime l’Histoire
     
    La bâtisse date du XIIe siècle.
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  • Le mémorial, désigné comme « rempart contre l’oubli », est visité par plus de 17.000 personnes par an.
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  • LE château de Dormans ? Une bâtisse du XIIe siècle à l’entrée du parc de Dormans et qui abrite aujourd’hui l’office de tourisme de la commune.

    « Des pièces sont louées pour des mariages ou des réceptions », note Valérie Billion, de l’office. Pour le touriste de passage dans la cité, rien à voir de plus que la façade fleurie. C’est tout. Le plus intéressant dans le château de Dormans, c’est ce qui se trouve derrière et attire quelque 17.000 visiteurs par an : le mémorial.

    Au cœur des batailles de la Marne

    Et passé le château et les beaux et grands arbres du parc, cette haute construction en impose au visiteur. « À l’origine, les concepteurs avaient pensé en faire une basilique », indique Gérard Niger, guide et trésorier de l’association qui s’occupe de la sauvegarde de ce monument, qui appartient depuis dix ans à la commune de Dormans. « Mais ce mémorial était au départ une construction privée. »

    Initiée dès la fin de la première guerre par la pieuse Madame de la Rochefoucault, comtesse d’Estissac, c’est le maréchal Foch lui-même qui choisit l’emplacement de la chapelle. « À Dormans, au cœur des deux batailles de la Marne », précise Gérard Niger.

    Recueillement

    L’édifice qui mélange le religieux et le militaire est divisé en deux parties. La crypte, basse, pesante, lieu de recueillement. Et la partie haute, « qui évoque avec sobriété la joie de la victoire, avec de grands vitraux. Il s’agit plus de la joie de la paix retrouvée que de la célébration de la victoire sur l’ennemi. » Car la vocation de ce mémorial, c’est de rester « un rempart contre l’oubli ».

    À côté des deux chapelles, un passage en forme de cloître. « Cette construction mène à l’ossuaire, qui contient les restes de 1.500 soldats de la première guerre. »

    Dans cet ossuaire ont aussi prix place trois urnes contenant respectivement des cendres de déportés, du Monte Cassino en Italie et de Dien-Bien-Phu.

    Après ces moments de recueillement, pourquoi ne pas jouer au contemplatif ? Perché sur une colline, le mémorial de Dormans offre déjà une belle vue sur les alentours de la commune marnaise. Mais une obole d’un euro vous permet de monter tout en haut de la chapelle ou après 105 marches une sorte de chemin de ronde a été aménagé. De là, à 52 mètres du sol, ce point de vue romantique permet d’embrasser un vaste panorama.

    Une fois redescendu, il ne reste plus qu’à faire une balade dans le parc du château, le moulin d’en haut et la remise aux outils champenois et le verger conservatoire. Guillaume Tallon

    Le parc du château de Dormans est ouvert de 7 h 30 à 20 heures. Office de tourisme de Dormans : 03.26.58.21.45.

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    Union080729a - Marne

    Châlons-en-Champagne : Jacques Songy : le monde de la Résistance en deuil
     
    Les obsèques de Jacques Songy auront lieu demain en l’église Notre-Dame.
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  • Président départemental des anciens déportés, Jacques Songy est décédé samedi de suites d’un cancer, à Reims où il était hospitalisé. Il était âgé de 84 ans.

    Jacques Songy, né le 12 juin 1924 à Châlons, était une figure emblématique de la Résistance. Son engagement patriote remontait à l’âge de 16 ans. Et il n’en avait pas 20 lorsqu’il était devenu agent de liaison pour le groupe Melpomène. Arrêté en août 1944 par la Gestapo, il avait été déporté au Struthoff puis à Dachau, comme le chef de son réseau, Jacques Degrandcourt, qui lui y trouvera la mort. Libéré par les alliés en 1944, de retour à Châlons, en marge de ses activités professionnelles, Jacques Songy consacrera sa vie à aider ses compagnons de combat, les familles de ceux qui ne sont pas revenus des camps ou celles des fusillés.

    Créateur du monument des déportés au cimetière du Père Lachaise à Paris, Jacques Songy n’a eu de cesse de se montrer disponible pour la jeunesse : ses exposés et débats dans les établissements scolaires lors du concours de la Résistance ne se comptaient plus, pas plus que ses pèlerinages au camp du Struthof, le seul camp de la mort installé en France.

    Celui qui fut commissaire départemental des scouts de France était aussi impliqué dans le Rallye de la Liberté qui rassemble chaque année des centaines des jeunes. Jacques Songy aimait également sa ville sous ses divers aspects, développement économique et embellissement. Au milieu des années soixante, il fut conseiller municipal et obtint un second mandat dans la foulée.

    Histoire de famille sans doute que ce goût pour la chose publique puisque Pierre son père, avait été lui aussi élu du conseil municipal.

    L’ancien résistant, passionné de culture, avait animé des spectacles populaires, signant également des critiques théâtrales pour notre journal. Professionnellement, Jacques Songy avait été négociant en vins après la guerre (de 1947 à 1963), s’était essayé au journalisme durant une année et avait apporté ensuite sa touche artistique comme coloriste pour la société de papiers peints Grantil durant dix ans de 1965 à 1975. Avec Denise son épouse, il s’était occupé ensuite d’antiquités jusqu’en 1989.

    Accessible, simple, gentil, délicat, humble, il avait élevé six enfants. Les obsèques de cet officier de la Légion d’honneur, notamment titulaire de la croix de guerre avec palmes, médaillé de la Résistance, auront lieu mercredi à 15 heures en l’église Notre-Dame-en-Vaux de Châlons.

    F.M.

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    Union080726a - Marne

    CHAMPAGNE / En bref : Avis de recherche
     
    Si vous avez appartenu à une promotion de l’école militaire de Cherchell, entre 1942 et 1962, venez rejoindre l’amicale nationale des camarades de Cherchell, officiers de réserve et élèves (Anccore).

    Votre contact pour la région Champagne-Ardenne :

    Michel Beaupré, domicilié au 1, rue des Moissons, à Mergey (10600). Tél. 03.25.76.93.53.

    E-mail : semlh.10@orange.fr

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    Union080720b - Marne

    VALMY : La bataille de Valmy du côté des habitants
     
    Des visites guidées ont lieu chaque mercredi et vendredi.
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  • Chaque année, de nombreux touristes visitent le site et le moulin de Valmy.
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  • Le site de Valmy attire de nombreux touristes chaque été. La victoire fut une bataille qui, comme toutes les batailles, apporta aux civils bien des drames…

    LES armées de Dumouriez et de Kellermann s’étaient regroupées sur le plateau de Valmy, forçant les ennemis en route pour Paris à rebrousser chemin pour livrer bataille. En mémoire de ce 20 septembre 1792, on évoque toujours les faits d’armes de cette victoire, le panache des généraux, la bravoure des soldats, peu le pauvre meunier et encore moins les habitants de Valmy.

    Le village qui est situé au bas de la colline sur laquelle se dresse toujours un moulin fit presque partie du champ de bataille : « Les boulets et les obus tombaient et perçaient les maisons » ont écrit les membres du conseil municipal dans une pétition adressée au ministre de l’Intérieur (2 pluviose an X) pour réclamer le paiement des indemnités.

    Et ce soir-là, ce fut le moulin, « leur moulin », qui fut abattu par les Français eux-mêmes ; il était en bien mauvais état et il risquait de servir encore de cible aux canonniers ennemis. Les armées françaises se replièrent à la tombée de la nuit, Dumouriez à Braux-Sainte-Cohière, Stengel à Dommartin-la-Planchette. Les ennemis allaient alors occuper le village de Valmy et y rester une dizaine de jours. Le texte de la pétition raconte encore : « Ils ont dévasté tous les bâtiments, pillé toutes les récoltes qui étaient remises en grange, tant froment, seigle, orge et avoine, tous les meubles et effets ; les empouilles qui se trouvaient ensemencées ont été entièrement perdues, leurs chevaux, bestiaux, harnais, équipages de labourage leur ont été enlevés et brûlés… »

    Goethe, écrivain allemand, a raconté : « Ils (les Emigrés) étaient assis autour d’un grand monceau de cendres chaudes dans lequel plus d’un échalas s’était consumé en pétillant. Ils avaient eu l’adresse de recueillir promptement tous les œufs du village et c’était fort appétissant que ces œufs dressés les uns à côté des autres dans le monceau de cendres. » Goethe ajoutera comme un jeu de mots : « Je n’ai jamais vu de si nobles cuisiniers… » Bon nombre d’habitants avaient quitté Valmy pour se réfugier dans des villages des alentours. « La plupart d’entre eux sont restés avec les habits et linges qu’ils avaient sur leur corps. » A leur retour, ils trouvèrent les bâtiments dévastés : les ennemis, après avoir utilisé le bois de chauffe prirent le bois des maisons pour faire du feu. Il faisait froid, il pleuvait depuis bien longtemps, la maladie sévissait…

    Documentation : les dommages de guerre Après Valmy par Just Berland, 1931. Horizons d’Argonne n° 85 « Du nouveau sur Valmy » Bernard Jean.

    Visites guidées : site et intérieur du moulin ; chaque mercredi et vendredi ; rendez-vous devant l’office de tourisme à 14 h 30. Renseignements : 03.26.60.85.83.

    Un symbole de la République

    L’état des pertes essuyées rédigé le 18 décembre 1792 est fixé à 313.381 livres. Las, les sommes n’arriveront que peu à peu, la première répartition étant de 1.960 livres… et qui plus est, les denrées augmentaient : le foin estimé dans les pertes à 5 livres le « cent pesant » passa à 7 livres…

    Et voilà, comble de malheur, qu’une fois les ennemis partis, ce sont les troupes françaises qui allaient séjourner plusieurs jours à Valmy et auxquelles il fallait fournir aussi du fourrage…

    Tout cela peut rappeler aux seniors des souvenirs bien récents ; les guerres se suivent et se ressemblent, malheureusement… Les villages avaient souffert : Somme-Bionne, ou La Chapelle-Felcourt, du passage des ennemis, Chaudefontaine ou La Neuville-au-Pont du passage des troupes françaises, mais le nom de « Valmy » allait entrer dans l’Histoire.

    Quant au moulin actuel, tout jeune car refait à neuf, il est devenu le symbole de la République, tout en étant prêt à moudre pour le peuple…

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    Union080720a - Marne

    PAYS VITRYAT : En souvenir des aviateurs alliés
     
    La cérémonie dans la commune de Lignon.
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  • Journée d’hommage aux alliés du ciel de la Seconde Guerre mondiale, vendredi dernier dans plusieurs communes de l’arrondissement vitryat.

    Sous la houlette de l’Amicale du Maquis des Chênes mais aussi d’anciens combattants, des dépôts de gerbes et des moments de recueillement ont émaillé cette journée du 18 juillet à Saint-Ouen-Domprot, Saint-Utin, Margerie-Hancourt, Lignon et Châtelraould-Saint-Louvent. Chaque année depuis 1988, les anciens du Maquis organisent en effet un parcours du souvenir dans les cantons de Saint-Rémy-en-Bouzemont et Sompuis.

    Chaque village a rappelé la mémoire des aviateurs, anglais et parfois australiens, tombés sur son territoire dans la nuit du 18 au 19 juillet 1944. Les sergents Vincent Gallagher, 24 ans, Lester Bertram Holmes, 29 ans, Clifford Lacy, 26 ans, Douglas Ryan, 22 ans,… et bien d’autres ont ainsi été rappelés à la vie par les anciens combattants qui avaient invité l’ensemble des populations locales à célébrer la mémoire de jeunes hommes morts loin de leur pays.

    Le directeur France du Commonwealth War Graves Commission, David Symons, a participé à l’ensemble des cérémonies, déposant des couronnes de coquelicots dans les carrés militaires de chaque cimetière.

    À Margerie-Hancourt, le colonel François de la Hamayde a reçu un hommage particulier, en sa qualité de fondateur du Maquis des Chênes.

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    Union080718b - Marne

    EPERNAY : Un dépotoir près d’une stèle de la Résistance
     
    La propriété transformée en décharge juste derrière la stèle
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  • L’épave a pu être déplacée derrière la maison.
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  • Madeleine Jazeron, maire de Moslins, auprès de la stèle commémorative.
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  • Moslins ne sait plus quoi faire du « Chalet Saint-Hubert » laissé à l’abandon depuis plus de 15 ans. La maison sert maintenant de décharge sauvage alors qu’elle jouxte une stèle commémorative de la Résistance.

    Une maison abandonnée depuis plus de 15 ans, deux épaves, et des déchets en tous genres. Le tout au bord d’un monument commémoratif de la Résistance. Moslins ne sait pas quoi faire. LES habitants de Moslins et leur maire, Madeleine Jazeron, ne savent plus quoi faire du « Chalet Saint-Hubert » qui borde la route de Villers-aux-Bois. Cette maison est abandonnée depuis plus de 15 ans et sert maintenant de décharge sauvage.

    Comme si les désagréments sanitaires et sécuritaires ne suffisaient pas, cette ruine se trouve juste à côté d’une stèle commémorant deux héros de la Résistance, morts à cet endroit même en 1943 : Michel Michez et Jean Gallas.

    Le propriétaire actuel (*) avait acheté cette petite maison peu de temps après la mort en 1994 de l’ancienne propriétaire. Il n’y est pas retourné une seule fois. La maison a été plusieurs fois squattée jusqu’à ce qu’un incendie se déclare en 2003.

    Les familles des résistants scandalisées

    La mairie décide alors de le contacter pour lui signifier l’arrêté de péril concernant sa propriété. Mais son téléphone est toujours sur répondeur et il ne répond jamais aux courriers. En fait, il ne donne aucun signe de vie.

    Et voilà qu’à l’été 2007, deux jeunes personnes viennent s’installer dans le jardin du « chalet » avec leur voiture et leur caravane. Ils restent là 6 mois, accompagnés de chiens agressifs.

    Puis ils disparaissent aussi subitement, laissant voiture, caravane et chiens à l’abandon. Entre-temps, les déchets ont continué à s’accumuler, et ce jusqu’au mémorial. « Les familles des résistants sont scandalisées, et c’est vraiment gênant pour le 11 novembre » explique le maire.

    La caravane et la voiture ont vite été pillées et détruites et sont devenues, elles aussi, des bennes à ordure. « On ne voit jamais personne lorsqu’on passe au chalet, mais il y a toujours de nouveaux déchets… » se désole-t-elle. Et encore une fois, pas moyen de retrouver la trace des propriétaires.

    Le problème des frais

    La mairie a lancé un arrêté de décharge interdite et a demandé à une entreprise de récupération d’enlever l’épave. Mais il faudrait pouvoir disposer de la carte grise d’après cette dernière… Quant à la caravane, le problème est qu’elle se trouve dans une propriété privée.

    Il reste aussi la question des frais occasionnés par la mise en décharge des véhicules et le nettoyage de la zone. « Je compte en parler au prochain conseil mais c’est la commune qui devra payer. Et que faire si les propriétaires ne sont pas solvables ? Si on les retrouve », se demande l’élue.La commune s’est tournée vers la gendarmerie et la sous-préfecture mais rien n’a été vraiment entrepris de leur part pour faire avancer les choses.

    Bertrand Schaal

    (*) Malgré plusieurs tentatives, nous n’avons jamais pu joindre le propriétaire, dont le téléphone demeure sur répondeur. Madeleine Jazeron, maire de Moslins, auprès de la stèle commémorative.

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    Union080718a - Marne

    PONTFAVERGER / Grande Guerre : Un squelette complet de poilu mis au jour
     
    Le squelette d’un soldat français de la Première Guerre mondiale a été retrouvé hier matin dans l’enceinte du polygone d’expérimentation de Pontfaverger-Moronvilliers.

    La découverte a eu lieu vers 9 h 30, au lieu-dit le Mont-Haut, lors de travaux de déminage. Le premier os apparu à la surface était un crâne encore coiffé du casque.

    Alerté, le service des anciens combattants et victimes de guerres basé à Metz a envoyé sur place une équipe de Suippes. Les fouilles ont permis d’exhumer la quasi-totalité du squelette et de nombreux objets : les brodequins, des boutons, une baïonnette, un chargeur de fusil, une montre à gousset mais aussi les plaques d’identification du poilu.

    Son nom est donc connu. Il se prénommait Albert, il était originaire de la région de Montpellier et appartenait à la classe 1916.

    Après une cérémonie au cours de laquelle les honneurs lui ont été rendus, le service de Metz a récupéré les ossements et les affaires du soldat.

    Des recherches vont être engagées pour tenter de retrouver sa famille.

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    Union080715a - Marne

    EPERNAY : La guerre de Charles Flamand
     
    L’auteur entouré de sa famille.
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  • Charles Flamand a occupé pendant plusieurs années le poste d’adjoint du colonel commandant la base aérienne de Dijon, s’impliquant entre autres dans la rédaction du bulletin de l’unité.

    Histoire personnelle et mémoire collective

    Mais ce n’est pas à ce titre qu’il publie aujourd’hui, à compte d’auteur, un ouvrage intitulé Mémoires d’un aviateur FFL, sous-titré « Pour rester libre, Maréchal, nous voilà », qu’il a dédicacé samedi dans une librairie sparnacienne. Il entend ainsi restituer, à travers son histoire personnelle, une partie de l’histoire du second conflit mondial trop souvent occultée, selon lui.

    La préface est claire : « Ce témoignage n’a d’autre ambition que d’apporter une aide pédagogique à ceux qui ont pour mission d’enseigner et qui auraient une vue trop restrictive de ce que fut la résistance des premières heures. Ils trouveront dans ce recueil, avec l’éventail des premiers succès, la mosaïque des difficultés et des embûches à surmonter alors que nos alliés, loin d’être compréhensifs, allaient jusqu’à l’hostilité. La route tracée par le général De Gaulle et Jean Moulin pour arriver à la table des vainqueurs ne fut pas celle de la facilité ».

    Ces péripéties, faisant partie des thèmes inscrits au Concours national de la résistance, Charles Flamand les a développées en milieu scolaire, devant les classes de 3e et de terminale.

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    Union080713a - Marne

    Les feux d’artifice de la Marne.
     
     
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    Les autres feux d’artifice…
     
    Le ciel marnais devrait être, dimanche soir, particulièrement illuminé. Des dizaines et des dizaines de communes, des plus grandes villes aux villages, ont décidé de suivre avec bonheur la tradition des feux d’artifice.

    Quelques communes ont même commencé à en tirer dès hier soir ! Il y en a tellement que nous n’avons pas pu les placer tous dans notre carte, alors que d’autres informations ont pu nous manquer pour être parfaitement exhaustifs. Sachez cependant, que d’autres feux seront tirés ce dimanche soir aux endroits suivants :

  •  Margny, 23 heures, aux Grappes d’or.
  •  Damery, 23 heures.
  •  Courgivaux.Igny-Comblizy, 23 heures, place de la mairie.
  •  Passy-Grigny, 22 h 30.
  •  Germaine.
  •  Ecueil, 23 heures au stade.
  •  Epoye, 23 h 30, bâtiment polyvalent.
  •  Faverolles-et-Coëmy 23 heures sur le terrain de sport.
  •  Savigny-sur Ardres : 23 heures.
  •  Trépail : 22 h 30.
  •  La Neuville-au-Pont : 22 h 30, terrain rue du Viviers.
  •  Verrières : 22 h 30 au stade.
  •  Broyes : 23 heures devant la mairie.
  •  Pleurs : 23 heures, terrain communal de l’ancienne laiterie.
  •  Montmirail : 23 heures au stade.
  •  Charmont : 22 h 30, terrain de sports.
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    Union080712b - Marne

    SAINT-BRICE-COURCELLES : Tags nazi et injurieux sur un muret
     
    Jeudi vers 20 heures, en sortant faire une promenade dans son quartier, un couple de Saint-Brice-Courcelles domicilié rue des Bords-de-l’Eau a découvert une croix gammée et l’insulte « PD » taguées sur le muret de leur maison.

    Le ou les auteurs ont utilisé deux marqueurs, l’un de couleur bleutée, l’autre plutôt jaune. Les inscriptions auraient été faites dans l’après-midi.

    Le couple ne se connaît pas d’ennemi et n’a eu aucun problème ces derniers temps avec qui que ce soit. La thèse selon laquelle les vandales auraient tagué ce muret au hasard est donc privilégiée.

    Une plainte a été déposée au bureau de police de Tinqueux.

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    Union080712a - Marne

    SAINT-MARTIN-D’ABLOIS : Repas champêtre des anciens combattants
     
    Le président de l’association a accueilli trois nouveaux membres.
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    C’est par une chaude et agréable journée d’été que se sont réunis les membres de la section ACPG, CATM de Saint-Martin-d’Ablois autour d’un repas champêtre.

    Ce fut l’occasion pour le président Bernard Joffre d’accueillir trois nouveaux membres qui viennent grossir les rangs de l’association, qui en compte aujourd’hui 34.

    Au cours de ce repas offert par l’association, les grillades, la boisson du pays et la bonne humeur se mélangèrent harmonieusement pour faire de cette journée un agréable moment de détente.

     

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    Union080710a - Marne

    AUMÉNANCOURT : Claude Garet distingué
     
    Sur la photo, outre Claude Garet et J.-C. Baumard, nous pouvons voir à gauche l’épouse de Claude, à droite Franck Guréghian maire de la commune et en arrière-plan, Gaston Nicolas, doyen du village, et lui aussi de nombreuses fois décoré.
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  • Claude Garet reçoit la croix de chevalier de la Légion d’honneur.

    Claude Garet, est né à Auménancourt en 1930. Il s’est engagé dans l’armée et a servi avec brio dans les « territoires d’opérations extérieures », à savoir l’Indochine et l’Algérie.

    Le maréchal des logis chef, Claude Garet a été cité de nombreuses fois et a été décoré à plusieurs reprises.

    Fin 1966, il quitte la grande muette, pour revenir à la vie civile, quelques emplois, puis la sucrerie de Bazancourt jusqu’à la retraite.

    Pour services rendus à la nation, Jean-Claude Baumard, colonel de l’armée de l’air, conciliateur de justice, commandeur de l’ordre national du Mérite et chevalier de la Légion d’honneur, est venu à Auménancourt, pour remettre à Claude Garet la croix de chevalier de la Légion d’honneur.

    Cette cérémonie s’est déroulée dans l’intimité dans la salle d’honneur de la mairie d’Auménancourt, mais malgré tout non sans une certaine émotion de la part du récipiendaire.

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    Union080709b - Marne

    AUBÉRIVE : Commémoration au cimetière franco-polonais
     
    Wanda Kalinska, consul général de Pologne à Lille, le colonel Waldemar Kozicki, attaché militaire à l’ambassade de Pologne, Czeslaw Bartela et Stéphane Gradzik, président et vice-président des anciens combattants polonais de France.
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  • Une cérémonie à la mémoire des soldats polonais morts pour la France et la Pologne pendant les deux guerres mondiales a eu lieu dimanche au cimetière d’Auberive à l’initiative de l’association des anciens combattants polonais de Troyes.

    Cet hommage s’est tenu en présence de Wanda Kalinska, consul général de Pologne à Lille, du colonel Waldemar Kozicki, attaché militaire de l’ambassade de Pologne, de Pascal Lorin, maire d’Aubérive, de Czeslaw Bartela et Stéphane Gradzik, président et vice président de l’association des Anciens combattants polonais en France, de Jean-Claude Kociolek, président de l’amicale régionale franco-polonaise, des autorités civiles et militaires, des présidents d’associations d’anciens combattants de l’Aube et de Tinqueux, de nombreux porte-drapeaux, de nombreux participants venus maintenir la fraternité d’armes qui unit les anciens combattants polonais et français.

    Une messe en plein air a été dite en deux langues au cimetière par le père Gronowicz et à l’issue de la messe, allocutions, recueillement, dépôt de gerbes et hymnes nationaux ont marqué cette cérémonie.

    Un vin d’honneur dans la cour de la mairie et un repas ont clôturé cette journée de mémoire, de fraternité et d’amitié.

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    Union0807089a - Marne

    CORMONTREUIL : Les anciens combattants se réunissent
     
    Robert Galland a été maire de la commune de 1958 à 1965 puis de 1971 à 1983.
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    Réunis autour de leur président, Claude Viéville, les anciens combattants UNC de Cormontreuil avaient invité leurs amis à l’occasion de la traditionnelle journée brochettes dans le parc Jean-Saintin, dimanche.

    Ils étaient plus d’une centaine à profiter des installations mises à disposition par la MJEP mais surtout du soleil, pour passer une agréable journée.

     

     

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    Union080708a - Marne

    MAROLLES : Obsèques de Robert Galland : un hommage vibrant
     
    Robert Galland a été maire de la commune de 1958 à 1965 puis de 1971 à 1983.
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  • Né à Marolles le 24 avril 1914, Robert Galland s’est éteint dans sa commune le 22 juin dernier.

    Prisonnier pendant cinq ans lors du second conflit mondial, Robert revient à Marolles où il rencontre sa future femme, Jeanne Marchetti qu’il épousera en 1947.

    De leur union est née Martine qui a toujours fait la fierté de son père. Malheureusement, elle décédera dans une catastrophe aérienne, ce qui restera la grande douleur de la vie de Robert.

    Conseiller municipal dès 1945, Robert Galland exercera plusieurs mandats de maire, de 1958 à 1965 puis de 1971 à 1983.

    Parmi les réalisations de ses mandatures, on citera la construction du groupe scolaire, la mise en place du tout à l’égout, la remise en état de l’église et l’aménagement de la zone industrielle. Une zone qui fait aujourd’hui la richesse de la commune mais qui n’a pu se concrétiser qu’au terme de multiples sacrifices pour les propriétaires terriens et d’ententes avec la ville de Vitry.

    Robert Galland laissera derrière lui l’image d’un homme honnête et intègre.

    C’est pourquoi une foule nombreuse était présente lors de ses obsèques et les honneurs lui ont été présentés par les ACPG-CATM (anciens combattants) afin de respecter son vœu : avoir un drapeau sur son cercueil alors qu’il avait toujours refusé les médailles auxquelles il aurait pu prétendre.

    À sa famille et ses proches, l’union présente ses condoléances.

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    Union080707a - Marne

    DORMANS : Cérémonies au Mémorial : un anniversaire et un appel
     
    Une cérémonie empreinte de solennité et de simplicité.
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  • LE 90e anniversaire de la deuxième bataille de la Marne a été célébré, hier matin, avec beaucoup de grandeur et de simplicité au Mémorial de Dormans.

    En présence de Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat à la Défense et aux anciens Combattants, les organisateurs de ces cérémonies ont rappelé le sens de cette journée du Souvenir qui s’inscrit dans un devoir de mémoire ancré dans la réalité européenne d’aujourd’hui.

    « Notre responsabilité est de transmettre aux jeunes générations le sens de ces événements historiques. Cette transmission est de l’ordre de la pédagogie » a souligné le ministre après le dépôt de gerbes et les sonneries militaires de circonstance.

    De nombreuses familles ont participé à cette commémoration au Mémorial construit en souvenir des terribles épreuves subies par les soldats lors de la deuxième bataille de la Marne. 1500 corps anonymes reposent dans l’ossuaire de Dormans, devenu un lieu de recueillement et de souvenir.

    Le maire de la commune, Christian Bruyen, a insisté sur l’intérêt de poursuivre « l’œuvre de mémoire et d’organiser ces cérémonies de réconciliation par-delà les tombes ». Il a rappelé que le Mémorial de Dormans faisait partie des 4 monuments nationaux érigés en l’honneur de la Grande Guerre.

    Avant d’évoquer de nouveau le projet de création d’un centre d’interprétation.

    René-Paul Savary, président du Conseil général de la Marne, a profité de la visite du ministre pour exprimer son attachement à la présence de l’Armée sur le territoire du département. « Nous nous étonnerions d’assister au départ de régiments prestigieux. Ils constitueraient une meurtrissure irréparable. »

    Jean-Marie Bockel s’est engagé à « transmettre ce message afin qu’au plus haut niveau soient prises les décisions les plus appropriées possibles ».

    La cérémonie, à laquelle participaient des délégations australiennes, canadiennes, allemandes, américaines et russes s’est prolongée par la visite d’un camp du poilu et la mise en batterie d’un canon attelé de 75 mm de 1875, avec le 57e régiment d’artillerie de Bitche.

    Jean Batilliet

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    Union080702b - Marne

    CHALONS : Une aide à l’emploi aux enfants de Harkis
     
    Jean-Loïc Werth et Renaud Bachy, président de la Mission interministérielle aux rapatriés, sont venus présenter à Châlons le dispositif d’accès à l’emploi au profit des enfants de Harkis.
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  • Des mesures particulières pour aider les enfants de Harkis à reprendre le chemin du travail.

    L’initiative nationale était présentée jeudi dernier à la préfecture de Châlons. Renaud Bachy, président de la Mission interministérielle aux rapatriés fait le tour des départements pour exposer cette politique individualisée d’accès à l’emploi. 46 ans après la fin de la guerre d’Algérie : d’après certains présidents d’associations de Harkis, le réveil est un peu tardif.

    Quoique, dans la Marne, les Harkis semblent avoir été bien insérés. « La présence forte d’unités militaires a permis un soutien plus important qu’ailleurs », souligne Renaud Bachy. La Marne compte une population de plus de 7.000 Harkis. Et Renaud Bachy a expliqué aux associations, élus et services de l’État le dispositif : « Tous les enfants de Harkis qui souhaitent être ciblés peuvent s’inscrire. Ils bénéficieront d’un processus d’accompagnement renforcé ». Et l’outil phare sera le passeport professionnel délivré aux enfants de Harkis en recherche d’emploi. Dans la Marne, ils sont 300 à s’être fait connaître. « Au moins une centaine devra avoir retrouvé un emploi d’ici fin 2009 », prévient Jean-Loïc Werth chef de service à la Mission interministérielle.

    M.B.

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    Union080702a - Marne

    TINQUEUX : Commémoration
     
    Avec l’association des anciens combattants polonais à Troyes et l’amicale régionale franco polonaise, la cérémonie bisannuelle se déroulera le dimanche 6 juillet au cimetière franco-polonais d’Aubérive, pour commémorer les morts français, polonais, résistants et parachutistes, tombés en 1914-1918 et 1939-1945.

    Le programme :

  •  10 heures : accueil du consul de Pologne à Lille et de l’Attaché militaire de l’ambassade de Pologne à Paris
  •  10 h 30, messe au cimetière
  •  12 heures, dépôt de gerbes, remise de décorations et diplômes
  •  13 heures repas (sur réservation).

    Renseignements : Amicale régionale franco-polonaise : Tel. : 03.26.08.57.87.

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    Union080630a - Marne

    VITRY-EN-PERTHOIS : Hommage aux soldats lituaniens
     
    Lors de l’hommage aux maquisards baltes.
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  • Le comité cantonal du Souvenir français de Vitry-le-François a rendu hommage ce dimanche 22 juin, à deux soldats lituaniens, du Maquis des Chênes, au cimetière du Midi de Vitry-le-François.

    Cette cérémonie a eu lieu en présence notamment de sept drapeaux ; du Colonel Arturas Balynas, attaché de défense près de l’ambassade de Lituanie ; du Général de corps d’armée (2s) Jean-Marie Lemoine ; de Charles de Courson, député de la Marne et d’Hubert de La Hamayde, président de l’Amicale du Maquis des Chênes.

    Avant le dépôt des gerbes, le président Gérald Gaillet a rappelé qui était les maquisards lituaniens morts pour la France.

    Après la cérémonie vitryate, les personnes présentent se sont rendues à Margerie-Hancourt, pour la poursuite des cérémonies.

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    Union080628a - Marne

    VITRY-EN-PERTHOIS : Devoir de mémoire pour les parachutistes
     
    Comme chaque année, l’Amicale Parachutiste de Vitry le François et du 9e RCP Champagne-Ardenne Lorraine, s’est rendue à Paris pour le ravivage de la flamme sous l’Arc de Triomphe, accompagnées de 57 adhérents dont 18 porte-drapeaux.

    Le dépôt de gerbe de Vitry-le-François avait été confié à Bernard Foy, ancien maire de Sommesous, et, pour le 9e RCP, à Michel Carau, sous-officier de carrière.

    Visite de Paris et cérémonie

    Auparavant, les gerbes avaient été portées par les jeunes Mélina Charlier et Alexandre Beaujoin et par Maryline Seaume.

    Cette cérémonie du souvenir était précédée d’une visite dans Paris, où les commentaires sur les monuments ou autres ont été très appréciés, avant un repas et la visite du musée de la Marine.

    Encore une journée avec de très bons souvenirs, de solennité et de convivialité.

    Prochaine activité prévue pour les deux amicales : deux journées de sauts en parachute et barbecue sur l’aérodrome d’Ecriennes-Vauclerc les 30 et 31 août prochains.

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    Union080626c - Marne

    VITRY-EN-PERTHOIS : Maquis des Chênes : 64 ans après…
     
    Le 64e anniversaire du Maquis des Chênes s’est déroulé dimanche.
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  • Dimanche à Margerie-Hancourt s’est déroulé le 64e anniversaire du Maquis des Chênes, en présence de nombreuses personnalités accueillies par le nouveau président du Maquis, Hubert de la Hamayde, et le maire Jean Bauwens.

    La société de musique « la Renaissance » a mené en musique les invités au monument aux morts pour un dépôt de gerbe avant de rejoindre l’église pour la messe.

    La matinée s’est achevée à la stèle, au son des discours de mémoire et de recueillement.

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    Union080626b - Marne

    ÉPERNAY : Un monument pour la mémoire
     
    Le monument aux martyrs de la Résistance.
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  • A l’issue de la Seconde guerre mondiale, Pierre Servagnat, chef de la Résistance sur l’arrondissement, créait l’Amicale des anciens FFI d’Epernay avec les organisations CDLR, FTP, Libé-Nord et Réseaux.

    La première réalisation fut d’ériger sur le terrain de la Folie, près de Châlons, un monument afin de rappeler qu’en cet endroit plusieurs camarades furent fusillés par les Allemands.

    Ensuite, ce fut l’édification du monument aux martyrs de la Résistance pour laquelle la matière choisie fut la pierre d’Euville dont la carrière se situe près de Commercy (Meuse).

    Le monument fut inauguré par le président de la République, Vincent Auriol, accompagné de Pierre Schneiter, président de la Chambre des députés. Cette réalisation fut unique en France de par son financement et sa mise en œuvre.

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    Union080626a - Marne

    SAINT-THIERRY : Ils offrent un voyage aux collégiens
     
    De g. à d., 2 professeurs, M. Barrera adjoint de M. Techner, M. Pierret, principal, Frédéric Brouet, professeur organisateur, et Estelle Hautcœur.
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  • L’association des amis du fort de la Pompelle, groupement N° 201 de la fédération nationale André-Maginot, a remis, des mains de M. Techner son président, un chèque de 815 € à M. Pierret, principal du collège du Mont d’Hor à Saint-Thierry, afin de financer le voyage de devoir de mémoire des élèves de 3e à Verdun avec leurs professeurs d’histoire.

    C’est la troisième année que cette association remet un chèque au collège.

    Elle a été créée en 1968, lorsque la fédération A.-Maginot, qui avait acheté le fort, en a fait don à la ville de Reims. La fédération nationale compte à ce jour 350.000 anciens combattants et finance chaque année un voyage pour 3 ou 4 collèges par département.

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    Union080625b - Marne

    BIog (suite et fin)
     
    Ils ne vont sans doute que très rarement sur les blogs. Heureusement. Les anciens combattants auraient pu être choqués en lisant le blog de l’adjoint Stéphane Joly, chargé des solidarités et de l’administration générale.

    Dans un « appel du 18 joint », l’élu Vert demande purement et simplement une révision de la législation sur l’usage du cannabis.

    La comparaison avec la célèbre date est certes née à Paris. Mais en province, ça fait un peu tache.

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    Union080625a - Marne

    DORMANS : Commémorations de la Grande Guerre / Jean-Marie Bockel aux cérémonies de Dormans
     
    Jean-Marie Bockel, secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens Combattants et le général Bruno Cuche, chef d’état-major de l’armée de terre participeront aux cérémonies commémoratives de la deuxième bataille de la Marne à Dormans, le dimanche 6 juillet à partir de 10 h 45. Mais hier matin dans la salle Edmond-Michelet du ministère, rue de Bellechasse, Jean-Marie Bockel a voulu insister sur le 90e anniversaire de l’armistice du 11 Novembre 1918 et l’ensemble des commémorations qui vont marquer les temps forts de la reconquête des territoires par les alliés jusqu’à la demande d’armistice par les ministres plénipotentiaires allemands.

    S’il y a beaucoup d’initiatives dans les départements de Picardie, de Champagne-Ardenne et du Grand Est, le ministère semble peiner à en dresser un inventaire et n’est pas en capacité de parrainer toutes les initiatives qui sont prises. Le ministre n’a donné aucun programme précis et a préféré appuyer son propos de généralités justifiant la volonté du gouvernement de commémorer : « La cérémonie du 11 Novembre qui est encore à l’étude, revêtira un caractère international ». La France n’était-elle pas le principal champ de bataille de l’Europe en 1918 ? « Il faut donner sens à cette année de commémoration dans une Europe de la mémoire apaisée » insiste Jean-Marie Bockel tandis que son conseiller Serge Barcellini précise la démarche de mémoire : « Comment se servir de l’émotion pour faire de la transmission et apporter ainsi aux générations nouvelles une connaissance ? Ces grands anniversaires sont des moments privilégiés ». Tous les acteurs sont-ils sur la même ligne pour converger vers une commémoration partagée du 11 Novembre ? On peut le penser, quoique. Le professeur Jean-Jacques Becker, spécialiste de la Grande Guerre convient que dans une Europe de la paix où transmission et réconciliation sont associées, il vaut mieux s’arrêter « sur l’esprit de sacrifice des jeunes Européens que de commémorer la victoire ». Une position qui a provoqué la réplique polie de Jean-Marie Bockel : « Le mot de victoire ne me gêne pas ; c’est une réalité de l’histoire ». Même s’il convient qu’on célèbre aussi cette année le cinquantième anniversaire de la rencontre de Gaulle Adenauer à Colombey-les-Deux-Eglises.

    Ce n’était pas le lieu pour se disputer sur les enjeux de la mémoire pour lesquels la commission Becker a synthétisé des réflexions utiles et innovantes qu’on est impatient de connaître. Le secrétaire d’Etat se rendra dans plusieurs pays qui conservent une mémoire vive de la Première Guerre mondiale. On a un peu oublié les supports éducatifs et même oublié qu’il existait déjà le concours « les petits artistes de la mémoire » où l’école de L’Epine a obtenu le 3e prix national (voir notre édition d’hier). Le ministre aurait pu citer d’autres exemples inscrits dans le dossier de presse comme celui des cinquante élèves de 3e du collège Ledoux de Dormans qui ont conduit un travail pluridisciplinaire pour prendre conscience du quotidien des poilus et en restituer les temps forts sur le site internet de leur établissement.

    Hervé Chabaud



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