A la suite de la sortie du film i« ndigènes » et la reconnaissance des droits des Anciens Combattants des ex-colonies, le Bureau National de l’ARAC a émis le communiqué suivant :
Anciens Combattants des ex-colonies :
enfin la décristallisation et la reconnaissance de leurs droits
L’ARAC se réjouit de l’annonce du gouvernement d’établir enfin l’égalité entre les « prestations du feu » versées aux Anciens Combattants français et aux Anciens Combattants des pays anciennement colonisés.
Cette mesure qui concerne 57.000 retraites du Combattant et 27.000 pensions militaires d’invalidité pour laquelle l’ARAC lutte depuis 1959 inlassablement, constitue une reconnaissance d’envergure tant promise.
« L’état français a trop tardé à l’exprimer concrètement » a reconnu le 1er Ministre — Dont Acte. Le Code des pensions militaires et d’invalidité va s’appliquer à tous les pensionnés, sans condition de fortune, de ressources ou d’origine. Enfin, la discrimination intolérable à caractère raciste dans le Code des pensions va pouvoir s’effacer.
Henri Barbusse, un des fondateurs de l’ARAC déclarait en 1917 déjà : « La jambe d’un simple soldat vaut bien celle d’un général » la jambe d’un ancien combattant d’Afrique ou d’Asie vaut bien celle de son camarade combattant français.
L’ARAC milite depuis sa création, il y a bientôt 90 ans, sur le principe « A préjudice égal, réparation égale ». Elle réclame en permanence la reconnaissance identique du droit à réparation pour tous ceux qui ont combattu au nom du gouvernement français. Il s’agit d’une devoir qui engage la dignité de la France, en vertu des principes républicains d’égalité, de fraternité et de liberté.
L’ARAC remercie sincèrement toute l’équipe du film émouvant « Indigènes » qui a permis de propulser dans l’actualité la cause juste de ces combattants dont le service rendu à la France n’a pas disparu avec la fin de l’empire colonial.
Cette mesure est également un message majeur dans la lutte contre le racisme et la xénophobie.
L’ARAC met à la disposition de ces Anciens Combattants concernés ses services juridiques, ses permanences dans toute la France.
Villejuif, le 28.09.06.